30 | Document d’Enregistrement Universel 2024 Acteos
Risques liés à de nouvelles pertes
opérationnelles potentielles (Impact sur le niveau
de fonds propres, niveau de trésorerie, etc …)
Le niveau des fonds propres témoigne de la santé
financière d’une entreprise, et pour cela, il est
important de s’assurer de sa bonne gestion. Ceux-ci
indiquent la solvabilité de l’entreprise et sa capacité
à honorer ses dettes ou non. Si les fonds propres de
la société sont faibles, cela peut être un obstacle à
couvrir ses engagements financiers et peut entrainer
des réactions négatives auprès de certains
assureurs crédit, ou divers organismes de cotation
telle que la banque de France, et bien d’autres.
Les résultats négatifs dégagés au cours de ces
derniers exercices ont dégradé fortement le niveau
des fonds propres du Groupe Acteos : social et
consolidé. Ils peuvent avoir un impact sur la
confiance des tiers (clients, fournisseurs, banques,
etc…) dans la capacité d’Acteos à restaurer une
situation rentable et pérenne, et par conséquent à
maintenir une collaboration de confiance avec
l’ensemble des tiers. L’exercice du document
d’enregistrement universel ainsi que les différents
communiqués de presse à paraitre tout au long de
l’année, permettent au Groupe d’expliquer sa
stratégie, ses perspectives à moyen et long terme et
les raisons profondes qui débouchent sur les
résultats affichés conformes au plan de marche de la
Direction.
Le Groupe a parfaitement conscience de la nécessité
de renforcer sa situation financière lors des
prochains mois et de faire croitre la rentabilité
opérationnelle afin de confirmer notamment auprès
de son actionnariat mais également de tous les tiers,
de sa capacité de réaction, de maitrise de la
situation, et de reconstitution dans les meilleurs
délais de ses fonds propres.
Il convient enfin de relever qu’au titre de l’exercice
2024 le free cash-flow est étal, avec une situation
nette de trésorerie qui se situe à 1,4 M€.
Risques qui découlent de l’évolution
technologique dans notre secteur d’activité
Pour être performant sur notre marché, il est
primordial de pouvoir présenter une offre produit à la
pointe des technologies en place, en termes de
Supply Chain et de répondre aux besoins de nos
clients sans cesse en évolution. Notre succès passe
par notre capacité d’innovation qui découle
directement de notre capacité d’investissements.
Les solutions d’analyse prédictive combinant big
data et machine learning annoncent une vraie
révolution à tous les niveaux de la Supply Chain et
des organisations.
À partir de l’analyse de données industrielles
(historique des ventes, évolution des gammes, main-
d’œuvre disponible…) et la combinaison
d’indicateurs externes (prévisions météo, indices
macro-économiques, tendances consommateurs…),
l’analyse prédictive est en mesure de prévoir à
l’avance la consommation d’énergie d’un grand
Groupe industriel, l’évolution du prix des matières
premières, d’anticiper les rayons à approvisionner
dans le retail, ou le personnel des caisses pour
mieux anticiper la demande, voire ajuster les prix…
Inévitablement, les nouvelles technologies vont avoir
des conséquences sur l’emploi et les organisations,
elles transforment les métiers, induisent des
changements et ont une incidence sur les besoins de
nouvelles compétences professionnelles.
Cependant, l’avenir est prometteur et tout le monde
doit s’y préparer, que ce soit l’entreprise dans
l’accompagnement de ses équipes, ou les
collaborateurs dans l’acceptation et l’adaptation de
ces nouveaux modes de travail.
L’entreprise doit accélérer sa transformation et
repenser sa stratégie pour rester compétitive. Les
nouvelles technologies deviennent une opportunité
de création de valeur et une ouverture vers de
nouveaux marchés.
Le Groupe doit en permanence procéder à des
arbitrages entre l’avancement de sa politique de
développement produits, des coûts générés par
cette dernière, et la nécessité de trouver son
équilibre financier en termes de résultats dégagés et
les impacts sur les équilibres structurels et financiers
du Groupe.
Au cours de la dernière décennie, le Groupe a
immobilisé plus de 10 M€ au titre des frais de
recherche et développement, qui est une somme très
conséquente pour un Groupe de notre taille, et qui
nous permet aujourd’hui de proposer des produits up
to date technologiquement. Ces efforts permanents
et continus ne peuvent pas être ralentis ou stoppés
sous peine d’être très vite dépassé par la
concurrence très dynamique dans notre métier.
Risques liés à la parité €/$, gestion du risque de
change
Le marché des changes est le deuxième marché
financier en volume. Les cours de change sont
déterminés de gré à gré en fonction d’éléments
souvent complexes à anticiper : différentiels de taux
d’intérêt, échanges commerciaux, stabilité
politique… Cela contribue à des mouvements
erratiques, renforcés ces dernières années par
l’importance des positions spéculatives estimées à
trois quarts des échanges.
Pour gérer cette volatilité, le risque de change est
devenu un enjeu majeur des trésoreries et des
directions financières des entreprises. Une
entreprise qui opère à l’international est amenée à
exporter/importer ou encore à investir en devise
locale ou en USD. Pour l’entreprise, il sera essentiel
de connaître le cours de conversion en euros.
Car entre la date de conclusion du contrat et la date
du flux correspondant au règlement, le cours de
change des devises va fluctuer, et un mouvement
défavorable pourrait compromettre la rentabilité de
l’opération. C’est ce que l’on définit comme le risque
de change.
Bien qu’essentielle, la gestion du risque de change
est pourtant souvent jugée comme réservée aux
spécialistes, coûteuse et chronophage. Cependant,
avec un suivi simple et adapté, elle permet de
neutraliser les fluctuations entre les devises et donc :
+ De sécuriser les marges commerciales ;
+ D’optimiser le prévisionnel du flux de trésorerie ;