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SOMMAIRE
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
1
2024
DOCUMENT
D’ENREGISTREMENT
UNIVERSEL
DBV TECHNOLOGIES
Société Anonyme au capital de 13.694.887,20 euros
107, avenue de la République
92320 Châtillon
441 772 522 R.C.S. Nanterre
DBVT_RVB.svg
AMF-Noir.svg
Ce document d’enregistrement universel a été déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers le 11 avril 2025, en sa qualité d’autorité compétente au titre
du règlement (UE) n° 2017/1129, sans approbation préalable conformément à l’article 9 dudit règlement.
Le document d’enregistrement universel pourra être utilisé aux fins d’une offre au public de titres financiers ou de l’admission de titres financiers à la négociation
sur un marché réglementé s’il est complété par une note d’opération / relative aux titres financiers et le cas échéant, un résumé et tous les amendements
apportés au document d’enregistrement universel. L’ensemble est approuvé par l’AMF conformément au règlement (UE) n° 2017/1129. 
Incorporation par référence :
En application de l’article 19 du règlement européen 2017/1129, les éléments suivants sont inclus par référence dans le présent document d’enregistrement
universel :
Les comptes annuels établis conformément aux principes comptables français au 31 décembre 2022, les comptes consolidés établis selon le référentiel IFRS tel
qu’adopté par l’Union européenne au 31 décembre 2022, et les rapports des commissaires aux comptes y afférents respectivement aux pages 206 à 225, 226 à
229 et 164 à 205 du document d’enregistrement universel n° D.23-067 déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers le 2 mars 2023.
Les comptes annuels établis conformément aux principes comptables français au 31 décembre 2023, les comptes consolidés établis selon le référentiel IFRS tel
qu’adopté par l’Union européenne au 31 décembre 2023, et les rapports des commissaires aux comptes y afférents respectivement aux pages 206 à 225, 226 à
229 et 164 à 205 du document d’enregistrement universel n° D.24-0086 déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers le 8 mars 2024.
Des exemplaires du document d’enregistrement universel 2024 sont disponibles sans frais au siège social de DBV Technologies (ci‑après la « Société ») : 107 avenue de la
République, 92320 Châtillon et sur son site internet (www.dbv-technologies.com) ainsi que sur le site Internet de l’AMF (www.amf-france.org).
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/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
REMARQUES GÉNÉRALES
Définitions
Dans le présent document d’enregistrement universel, et sauf
indication contraire :
Le terme « DBV Technologies  », « DBV » ou encore la
« Société », le «  Groupe » renvoie à la société DBV Technologies
SA et ses filiales.
AVERTISSEMENT
Le présent document d’enregistrement universel contient des
déclarations prospectives et des informations sur les objectifs
de la Société DBV Technologies, notamment aux chapitres 1 et
5.1.5.2 « Tendances » du présent document d’enregistrement
universel, qui sont parfois identifiées par l’utilisation du futur,
du conditionnel et de termes à caractère prospectif tels que
« estimer », « considérer », « avoir pour objectif », « s’attendre
à », « entend », « devrait », « souhaite » et « pourrait ». Ces
informations sont fondées sur des données, hypothèses et
estimations considérées comme raisonnables par la Société.
Les déclarations prospectives et les objectifs figurant dans le
présent document d’enregistrement universel peuvent être
affectés par des risques connus et inconnus, des incertitudes
liées notamment à l’environnement réglementaire, économique,
financier et concurrentiel, et d’autres facteurs qui pourraient
faire en sorte que les résultats futurs, les performances et les
réalisations de la Société soient significativement différents
des objectifs formulés ou suggérés. Ces facteurs peuvent
notamment inclure les facteurs exposés au chapitre 2.1 « Facteurs
de risques » du présent document d’enregistrement universel.
Les investisseurs sont invités à prendre attentivement en
considération les facteurs de risques décrits au chapitre 2.1
« Facteurs de risques » du présent document d’enregistrement
universel avant de prendre leur décision d’investissement. La
réalisation de tout ou partie de ces risques est susceptible d’avoir
un effet négatif sur les activités, la situation, les résultats financiers
de la Société ou ses objectifs.
Le présent document d’enregistrement universel contient
également des informations relatives aux marchés et aux parts
de marché de la Société et de ses concurrents, ainsi qu’à son
positionnement concurrentiel, notamment aux chapitres 1.1,
1.3 et 2.1.2.1. Ces informations proviennent notamment
d’études réalisées par des sources extérieures. Toutefois, les
informations publiquement disponibles, que la Société
considère comme fiables, n’ont pas été vérifiées par un expert
indépendant et la Société ne peut pas garantir qu’un tiers
utilisant des méthodes différentes pour réunir, analyser ou
calculer des données sur les marchés obtiendrait les mêmes
résultats. La Société, les actionnaires directs ou indirects de la
Société et les prestataires de services d’investissement ne
prennent aucun engagement ni ne donnent aucune garantie
quant à l’exactitude de ces informations.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
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DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
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PRÉSENTATION
DE DBV TECHNOLOGIES
ET DE SON ACTIVITÉ
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/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
1
PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Présentation générale du Groupe, de la Société et de sa stratégie
1.1PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU GROUPE, DE LA SOCIÉTÉ
ET DE SA STRATÉGIE
DBV Technologies (la « Société  ») est une société
biopharmaceutique au stade clinique fondée en 2002, dans le but
de développer une nouvelle voie d’immunothérapie utilisant pour
la première fois la voie épicutanée et est basée sur une plateforme
technologique innovante, appelée « Viaskin® ». Viaskin® est un
patch électrostatique qui offre aux enfants une immunothérapie
pratique, auto-administrée et non invasive. L’application du
Viaskin® sur la peau intacte crée une chambre d’occlusion qui
tire parti de la perspiration naturelle de la peau pour
permettre la solubilisation du principe actif (p. ex. extrait
d’allergènes) déposé sur la surface interne du patch. Celui-ci
pénètre alors dans les couches superficielles de la peau où il
est capté par les cellules de Langerhans. De nombreuses
publications scientifiques, ainsi que les propres recherches de
la Société, démontrent à la fois l’innocuité et la robustesse de
la réponse immunitaire générée par ce mécanisme d’action
unique.
Le produit candidat le plus avancé de la Société est Viaskin®
Peanut, qui a été évalué comme une thérapie potentielle pour
les enfants souffrant d’allergie aux arachides dans neuf études
cliniques, dont quatre études de phase II et trois études de
phase III. Une étude de phase III est en cours avec Viaskin®
Peanut chez les enfants âgés de quatre à sept ans allergiques à
l’arachide.
La Société a également un programme d’allergie alimentaire à
un stade plus précoce notamment Viaskin® Milk, qui est en
phase II de développement clinique contre l’allergie au lait de
vache et d’autres maladies immunitaires telles que l’œsophagite
éosinophile (ou EoE).
1.2STRATÉGIE DU GROUPE
L’ambition de la Société est de faire évoluer le domaine de
l’immunothérapie en développant et en commercialisant des
thérapies sûres, efficaces et pratiques pour les patients souffrant
d’allergies alimentaires et d’autres affections immunologiques.
Les éléments clés de sa stratégie sont les suivants :
poursuivre le développement de Viaskin® Peanut pour les
tout-petits et les enfants allergiques à l’arachide ;
obtenir l’autorisation de commercialisation de Viaskin® Peanut
aux États-Unis et dans l’Union européenne ;
faire progresser le développement clinique d’autres produits
candidats Viaskin® aux États-Unis et sur d’autres marchés
importants ;
construire un large portefeuille de produits d’immunothérapie
avec la plateforme technologique innovante Viaskin®.
1.3ACTIVITÉ DU GROUPE
1.3.1Le secteur
Les allergies constituent un problème de santé d’envergure
mondiale de plus en plus préoccupant.
L’allergie est considérée comme « une maladie du monde
développé » en raison de la corrélation entre sa prévalence et
l’élévation du niveau de vie. Les allergies alimentaires sont un
trouble de plus en plus fréquent et grave et des études
épidémiologiques ont démontré une prévalence croissante au
cours des deux dernières décennies. Les réactions chez les
patients souffrant d’allergies alimentaires sont caractérisées par
des symptômes légers à des réactions anaphylactiques graves et
impliquent généralement un ou plusieurs organes cibles.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
7
PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
1
1.3.2L’allergie à l’arachide : un dérèglement du système immunitaire
1.3.2.1L’allergie à l’arachide constitue un important besoin médical non satisfait
L’allergie à l’arachide est l’une des allergies alimentaires les plus
courantes au monde, avec une prévalence globale d’environ
1 % dans tous les groupes d’âge, qui augmente jusqu’à 2 % dans
la population pédiatrique. Selon une publication de 2018, on
estime que 2,2 % de la population pédiatrique des États-Unis,
soit environ 1,6 million d’enfants, est allergique à l’arachide.
Cela reflète une prévalence croissante, comme l’ont montré
plusieurs études épidémiologiques, notamment une étude
transversale basée sur une enquête menée aux États-Unis, dans
laquelle la prévalence de l’allergie à l’arachide a plus que triplé
entre 1997 et 2008, passant de 0,4 % à 1,4 %. Les études
indiquent que la plupart des enfants ne se débarrassent pas de
leur allergie à l’arachide, la résolution ne se produisant que
chez environ 20 % des jeunes enfants, ce qui fait de cette
allergie une affection à vie dans la plupart des cas.
Cliniquement, l’allergie à l’arachide se caractérise par
l’apparition rapide de symptômes en cas de contact accidentel,
qui sont déclenchés par la libération de médiateurs par les
mastocytes et les basophiles et qui touchent généralement un
ou plusieurs organes cibles. La présentation et la gravité des
réactions allergiques sont imprévisibles et peuvent varier de
légères à graves (anaphylaxie) au sein des populations et des
individus au fil du temps. Dans le cas de l’allergie à l’arachide,
tous les individus sont donc considérés comme présentant un
risque de réactions allergiques graves, quels que soient leurs
antécédents.
1.3.2.2Défis actuels dans la prise en charge des patients allergiques à l’arachide
La norme de soins pour la gestion de l’allergie à l’arachide est
l’évitement strict de l’allergène et l’utilisation d’épinéphrine
en cas de réaction allergique. Cependant, l’arachide étant un
ingrédient commun à de nombreux aliments, l’éviction stricte
est difficile à appliquer et les expositions accidentelles chez les
enfants allergiques à l’arachide restent un problème courant.
Le taux estimé d’exposition accidentelle à l’arachide chez les
enfants allergiques à l’arachide est d’environ 12 % par an, et
environ 40 % des enfants subissent une exposition accidentelle
dans les trois ans suivant le diagnostic. En outre, la vigilance
constante requise pour éviter l’exposition aux allergènes peut
affecter la qualité de vie des enfants allergiques à l’arachide et
de leurs parents/soignants. L’anxiété et la peur d’une
ingestion accidentelle d’arachide ont un impact négatif sur les
activités familiales quotidiennes et les événements sociaux.
Selon une publication de 2020, une enquête récente menée
dans huit pays européens a fait état de taux élevés de
frustration, de stress et d’isolement chez les personnes
allergiques à l’arachide et leurs soignants. La gestion actuelle
de l’allergie à l’arachide présente des limites importantes et
souligne la nécessité de traitements sûrs et efficaces capables
d’induire une désensibilisation clinique (c’est-à-dire une
tolérance immunitaire accrue aux allergènes de l’arachide),
minimisant ainsi le risque de réaction due à une ingestion
accidentelle.
Plusieurs approches thérapeutiques non spécifiques et spécifiques
aux allergènes sont à différents stades de développement
clinique pour le traitement de l’allergie à l’arachide. Les
approches spécifiques aux allergènes alimentaires comprennent
l’immunothérapie épicutanée (EPIT®), l’immunothérapie orale
(OIT) (avec ou sans traitement d’appoint) et l’immunothérapie
sublinguale (SLIT). L’EPIT® est une approche thérapeutique
émergente de l’allergie alimentaire qui utilise les propriétés
immunitaires uniques de la peau pour délivrer l’allergène
directement aux cellules présentatrices d’antigènes localisées dans
les premières couches cutanées afin d’initier la désensibilisation.
Bien qu’efficace, l’OIT à l’arachide peut ne pas convenir ou ne
pas être une option privilégiée pour tous les enfants atteints
d’allergie à l’arachide en raison de son taux relativement élevé
d’effets secondaires systémiques et des limitations que le
traitement impose aux activités de la vie quotidienne, y compris
l’exercice physique, et de l’imprévisibilité de la tolérance en cas
de maladie intercurrente. Une forme propriétaire d’OIT,
Palforzia, est approuvée aux États-Unis et dans l’Union
européenne pour le traitement de l’allergie à l’arachide chez les
enfants âgés de 4 à 17 ans. La SLIT pour l’allergie à l’arachide a
démontré son succès clinique, avec un profil d’effets secondaires
plus satisfaisant que celui de l’OIT. Malgré l’intérêt évident des
cliniciens pour une évaluation plus approfondie de ces
procédures de traitement, l’OIT et la SLIT peuvent ne pas être
applicables à tous les âges et à toutes les catégories de risque
des enfants et des adultes allergiques à l’arachide. Xolair® n'est
pas un OIT et est utilisé par voie injectable. Voici une proposition
de phrase à ajouter dans ce paragraphe, sur la base de ce qui
est écrit dans le 10K : « Xolair® (omalizumab), un anticorps
monoclonal ciblant l’immunoglobuline E (IgE), a récemment
été approuvé par la FDA pour réduire les réactions allergiques, y
compris l’anaphylaxie, qui peuvent survenir lors d’un contact
accidentel avec un ou plusieurs aliments, chez l’adulte et les
enfants âgés de 1 an et plus souffrants d’allergie alimentaire
médiée par les IgE. »
Il existe toujours un besoin non satisfait de thérapies
supplémentaires pour les patients souffrant d’allergie à
l’arachide. Dans la plupart des autres domaines thérapeutiques,
les professionnels de santé, les patients et leurs familles
disposent de plusieurs options de traitement, et ils sont en
mesure de choisir le traitement qui répond au mieux à leurs
besoins. Par exemple, dans le cas des allergies respiratoires, des
traitements tels que les antihistaminiques, les bronchodilatateurs
et les corticostéroïdes sont disponibles et font partie des
traitements les plus utilisés dans le monde.
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/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
1
PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
1.3.2.3L’immunothérapie par voie épicutanée (Epicutaneous Immunotherapy,
EPIT®) au moyen de notre plateforme technologique Viaskin®
Au cours des dix dernières années, la Société a mis au point
une plateforme technologique d’immunothérapie innovante
(avec un focus sur les allergies alimentaires en premier lieu) qui
offre les perspectives d’un effet thérapeutique durable par
l’administration de principes actifs, notamment des allergènes,
via la peau saine. Cette plateforme technologique, appelée
Viaskin®, se présente sous la forme d’un patch électrostatique
qui délivre l’allergène par voie épicutanée. Une fois administré,
l’allergène se concentre dans les couches superficielles de la
peau où il active le système immunitaire en ciblant
spécifiquement les cellules de Langerhans, sans passer par la
circulation sanguine. Cette nouvelle approche d’immunothérapie
porte le nom d’« immunothérapie épicutanée » (EPIT®, pour
Epicutaneous Immunotherapy). D’après ses essais et recherches,
la Société estime que l’EPIT® pourrait fournir tous les bénéfices
attendus d’un traitement des allergies en permettant d’éviter
la survenue de réactions allergiques sévères ou potentiellement
mortelles.
Les principaux éléments du mécanisme d’action du patch
Viaskin® sont les suivants :
Le patch, au centre duquel se trouve une couche sèche
d’allergène, est appliqué sur la peau saine sans préparation
préalable.
La chambre d’occlusion qui se forme entre la peau et le
centre du patch favorise l’hydratation de la première couche
de l’épiderme et permet une accumulation d’eau.
L’accumulation d’eau solubilise l’allergène qui se concentre
alors dans les couches superficielles de l’épiderme.
Une fois dans l’épiderme, l’allergène est pris en charge par
une population de cellules présentatrices d’antigènes
hautement spécialisées : les cellules de Langerhans. Ces
cellules sont capables de capturer les allergènes à la surface
de la peau puis de migrer vers les ganglions lymphatiques
drainants où elles vont présenter des fragments d’allergène
aux lymphocytes.
DBV_DEU_2024_CH01_SchemaViaskin_FR.png
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
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PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
1
1.3.3Les produits
La stratégie de développement de produits de la Société est basée sur l’exploitation du profil scientifique de la plateforme Viaskin®.
La Société cible ses produits candidats dans le but de traiter les allergies dont les besoins médicaux non satisfaits sont importants.
Le tableau suivant résume l’état actuel du développement des produits candidats de la Société :
Program and Indication
Trial
Phase 2
Phase 3
VIAKSKIN® Peanut Patch
(DBV712) - Peanut Allergy
PEPITES: Ages 4-11 years
→ PEOPLE: OLE extension to PEPITES (completed)
REALISE: Ages 4-11 years
VITESSE: Ages 4-7 years
Cercle_Phase_OngoingBleuVert.svg
EPITOPE: Ages  years
→ EPOPEX: OLE extension to EPITOPE (Year 2 of OLE completed)
COMFORT Toddlers: Ages 1-3 years
Cercle_Phase_PlannedBleuVert.svg
VIASKIN® Milk Patch (DBV135)
– Cow’s Milk Allergy (CMA)
MILES: Ages 2-17 years
VIASKIN® Milk Patch (DBV135)
– Eosinophilic Esophagitis (EoE)
SMILEE: Ages 4-17 years
  Complete        Ongoing        Planned
Cercle_Phase_ConpleteNoir.svg
Cercle_Phase_OngoingNoir.svg
Cercle_Phase_PlannedNoir.svg
* Phase I and Phase IIb trials of Viaskin Peanut are not included here.
EPIT=epicutaneous immunotherapy; PEPITES=Peanut EPIT Efficacy and Safety Study; PEOPLE=PEPITES Open Label Extension Study; REALISE=Real Life Use and Safety of
EPIT; VITESSE=Viaskin Peanut Immunotherapy Trial to Evaluate Safety, Simplicity and Efficacy; EPITOPE=EPIT in Toddlers with Peanut Allergy; EPOPEX=EPITOPE Open
Label Extension Study.
1.3.3.1Viaskin® Peanut chez les enfants âgés de 4 à 11 ans
Le principal produit candidat de la Société, Viaskin® Peanut, a
terminé un programme mondial de développement de
phase III pour le traitement des patients âgés de 4 à 11 ans
allergiques à l’arachide. Le programme comprenait les études
suivantes :
PEPITES (Peanut EPIT® Efficacy and Safety Study), un essai
pivot de phase III randomisé, contrôlé par placebo, portant
sur l’innocuité et l’efficacité de Viaskin® Peanut 250 μg chez
356 patients après 12 mois de traitement ;
REALISE (REAL Life Use and Safety of EPIT®), un essai de
phase III randomisé, contrôlé par placebo, conçu pour
générer des données de sécurité après six mois de
traitement en aveugle, ainsi que pour évaluer l’utilisation de
Viaskin® Peanut 250 μg dans la pratique clinique courante ;
PEOPLE (PEPITES OPen Label Extension Study), un essai
d’extension ouvert à long terme de Viaskin® Peanut 250 μg.
Dans l’essai PEOPLE, les patients qui ont été randomisés et ont
reçu un traitement actif pendant PEPITES ont reçu Viaskin®
Peanut 250 μg pendant deux années supplémentaires, tandis
que les patients qui ont reçu un placebo pendant PEPITES ont
été traités avec Viaskin® Peanut 250 μg pendant trois ans.
Les résultats de PEPITES et REALISE ont constitué la base de la
demande de licence biologique, ou BLA, déposée en 2019 aux
États-Unis, pour l’utilisation de Viaskin® Peanut chez les
patients allergiques à l’arachide âgés de 4 à 11 ans. Les résultats
de PEPITES, REALISE et PEOPLE ont servi de base à la demande
d’autorisation de mise sur le marché dans l’Union européenne,
ou AMM, déposée en 2020, pour l’utilisation de Viaskin®
Peanut chez les patients de 4 à 11 ans allergiques à l’arachide.
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/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
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PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
Historique du processus réglementaire aux États-Unis
Viaskin® Peanut a obtenu de la FDA les désignations de fast track
et de breakthrough therapy pour Viaskin® Peanut, qui sont des
désignations réglementaires destinées à accélérer ou à faciliter
le processus d’examen des nouveaux médicaments et produits
biologiques destinés à traiter une maladie ou une affection grave
ou potentiellement mortelle et démontrant le potentiel de
répondre à des besoins médicaux encore non satisfaits.
En août 2019, la Société a annoncé la soumission du BLA
auprès de la FDA pour Viaskin® Peanut dans le traitement de
l’allergie à l’arachide chez les enfants âgés de 4 à 11 ans.
En octobre 2019, la Société a annoncé l’acceptation par la FDA
de l’examen du BLA pour Viaskin® Peanut, avec une date
d’action cible fixée au 5 août 2020.
En février 2020, la FDA a annoncé la tenue d’une réunion du
Comité consultatif le 15 mai 2020 pour discuter du BLA de
Viaskin® Peanut. Le 16 mars 2020, la Société a annoncé que la
FDA avait soulevé, au cours de son examen du BLA pour
Viaskin® Peanut, des questions concernant l’efficacité,
notamment l’impact de l’adhésion locale du patch. Par
conséquent, la réunion du Comité consultatif pour discuter du
BLA initialement prévue le 15 mai 2020 a été annulée.
En août 2020, la Société a reçu une lettre de réponse
complète (Complete Response Letter, ou CRL) dans laquelle la
FDA indiquait qu’elle ne pouvait pas approuver le BLA de
Viaskin® Peanut sous sa forme actuelle. La FDA a exprimé des
inquiétudes concernant l’impact de l’adhésion locale du patch
sur son efficacité et a indiqué la nécessité de modifier les
patchs, pour ensuite réaliser une nouvelle étude sur le facteur
humain (« Human Factor Study  »). La FDA a également indiqué
que des données cliniques additionnelles devraient être
collectées pour étayer les modifications apportées au patch.
Par ailleurs, la FDA a également demandé des données CFC
supplémentaires (« Chimie, Fabrication et données de
Contrôle »). L’Agence n’a soulevé aucun problème de sûreté
lié au Viaskin® Peanut.
En janvier 2021, la Société a reçu des réponses écrites de la
part de la FDA aux questions figurant dans la demande de
réunion de type A que la Société a présentée en octobre 2020
suite à la CRL. La FDA a partagé la position de la Société selon
laquelle un patch Viaskin® Peanut modifié ne devrait pas être
considéré comme une nouvelle entité, sous réserve que la
chambre d’occlusion du patch Viaskin® Peanut actuel et la
dose de protéines d’arachide de 250 µg (environ 1/1 000
d’une cacahuète) restent inchangées et conservent les mêmes
performances qu’auparavant. Afin de confirmer les données
d’efficacité entre les patchs existants et modifiés, la FDA a
demandé une évaluation comparant l’absorption de l’allergène
(protéine d’arachide) entre les patchs chez les enfants de 4 à
11 ans allergiques à l’arachide. Cette étude clinique a été
appelée EQUAL, pour EQuivalence in Uptake of ALlergen. La
FDA a également recommandé la réalisation d’un essai
clinique de contrôle d’innocuité et d’adhésion à six mois afin
d’évaluer le patch Viaskin® Peanut modifié au sein de la
population de patients visée. Cette étude clinique a été
nommée STAMP pour Safety, Tolerability, and Adhesion of
Modified Patches.
Sur la base du retour de la FDA de janvier 2021, la Société a
défini trois axes de travail complémentaires :
identifier un patch Viaskin® modifié (aussi appelé « modified
Viaskin® Patch » ou « mVP ») ;
générer les données cliniques sur l’innocuité et l’adhésion à
six mois demandées par la FDA via l’étude STAMP, qui
devrait être la composante la plus longue du plan clinique
du patch Viaskin® Peanut modifié. La Société a donné la
priorité à la soumission du protocole STAMP afin de pouvoir
commencer l’étude le plus tôt possible ;
démontrer l’équivalence de l’absorption de l’allergène entre
le patch actuel et le patch modifié dans la population de
patients visée via l’étude EQUAL. La complexité d’EQUAL
reposait sur l’absence de critères cliniques et réglementaires
établis pour caractériser l’absorption de l’allergène par un
patch épicutané. Pour soutenir ces échanges, la Société a
décrit l’approche proposée pour démontrer l’équivalence de
l’absorption de l’allergène entre les deux patchs, et a alloué
du temps pour générer des données par le biais de deux
études cliniques supplémentaires de phase I chez des
adultes volontaires sains :
PREQUAL, une étude clinique de phase I avec des adultes
volontaires en bonne santé pour optimiser les méthodologies
de collecte des échantillons d’allergènes et valider les
tests devant être utilisés dans l’étude EQUAL,
« EQUAL in adults », une deuxième étude de phase I sur des
adultes volontaires en bonne santé pour comparer
l’absorption de l’allergène par le cVP (le patch Viaskin®
Peanut actuel) et le mVP (le patch Viaskin® Peanut modifié).
En mars 2021, la Société a débuté l’étude clinique CHAMP
(Comparison of adHesion Among Modified Patches), un essai
clinique de phase I chez des adultes volontaires sains en vue
d’évaluer l’adhésion de cinq patchs Viaskin® Peanut modifiés, et
identifier le ou les deux patchs les plus performants. Cette étude
s’est terminée au deuxième trimestre 2021. Tous les patchs
Viaskin® Peanut modifiés ont démontré une meilleure
performance d’adhésion par rapport au patch Viaskin® Peanut
actuel. La Société a ensuite sélectionné deux patchs modifiés qui
ont obtenu les meilleures performances parmi les cinq patchs
modifiés étudiés. La Société a ensuite sélectionné, pour la suite
du développement, un patch dont la taille totale est environ
50 % plus grande par rapport au patch actuel (en termes de
surface de contact avec la peau) et dont la forme est circulaire.
En mai 2021, la Société a soumis sa proposition de protocole
pour l’étude clinique STAMP à la FDA, et a indiqué, le 14 octobre
2021, avoir reçu une communication de la FDA concernant la
soumission du protocole STAMP. La FDA a demandé une
approche séquentielle du programme de développement du
patch Viaskin® Peanut modifié et a transmis des commentaires
partiels sur le protocole STAMP. Plus précisément, la FDA a
demandé que la Société mène des études de comparaison de
l’absorption de l’allergène (c’est-à-dire PREQUAL chez les
adultes, une étude de phase I auprès d’adultes volontaires pour
optimiser la méthode de collecte d’échantillon d’allergènes et
valider les tests devant être utilisés dans, « EQUAL in adults », une
deuxième étude de phase I sur des adultes volontaires en bonne
santé pour comparer l’absorption de l’allergène par le cVP (le
patch Viaskin® Peanut actuel) et le mVP (le patch Viaskin® Peanut
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
11
PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
1
modifié)) et ces données de comparaison de l’absorption de
l’allergène soient soumises à la FDA pour examen et
commentaires avant de débuter l’étude STAMP. L’explication
fournie par la FDA était que les résultats des études d’absorption
de l’allergène pourraient affecter la conception de l’étude STAMP.
Après un examen minutieux des demandes de la FDA, en
décembre 2021, la Société a décidé de ne pas poursuivre
l’approche séquentielle des plans de développement de
Viaskin® Peanut comme le demandait la FDA dans son courrier
d’octobre 2021 et a annoncé son intention de lancer une
étude clinique pivot de phase 3 pour un patch Viaskin® Peanut
modifié (mVP) chez les enfants de la population de patients
visée. La Société a estimé que l’approche séquentielle
nouvellement proposée par la FDA nécessiterait au moins cinq
séries d’échanges nécessitant l’alignement de la FDA avant
d’initier STAMP, l’étude d’innocuité et d’adhésion de six mois.
La Société considère que cette approche est la plus directe
pour potentiellement démontrer l’efficacité, l’innocuité et
l’amélioration de l’adhésion in vivo du patch Viaskin® Peanut
modifié. La FDA a confirmé à l’oral et à l’écrit ce changement
de stratégie. Le 7 septembre 2022, la Société a annoncé
l’initiation d’une nouvelle étude clinique (VITESSE) pivot de
phase III contrôlée par placebo du patch Viaskin® Peanut
modifié chez les enfants de 4 à 7 ans.
Le 21 septembre 2022, la Société a annoncé avoir reçu une
lettre de suspension partielle concernant des éléments de
design de l’étude clinique VITESSE.
Le 23 décembre 2022, la Société a annoncé que la FDA a levé
la suspension partielle. La FDA a confirmé que la Société avait
répondu de façon satisfaisante aux éléments soulevés par la
FDA et que l’étude VITESSE pouvait commencer selon les
termes du protocole clinique révisé.
Le 7 mars 2023, la Société a annoncé que le premier patient
avait été sélectionné dans l’étude VITESSE.
Le 23 septembre 2024, la Société a annoncé avoir dépassé son
objectif de recrutement, et clôturé le processus de sélection
des sujets de l’étude VITESSE, et que les principaux résultats
de l’étude sont attendus en Q4 2025.
Le 24 mars 2025, la Société a annoncé que, dans une réponse
écrite à la demande de réunion (« Type D I ») de la Société , la
Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a accepté
la proposition de la Société, selon laquelle les données
d’innocuité de l’étude de phase 3 VITESSE pour le patch
Viaskin Peanut chez les enfants de 4 à 7 ans seront suffisantes
pour soutenir un dépôt du BLA pour cette tranche d’âge. Par
conséquent, l’étude complémentaire COMFORT Children sur
la sécurité ne sera plus nécessaire, ce qui accélère le
calendrier de dépôt du BLA pour le patch Viaskin® chez les
enfants de 4 à 7 ans allergiques à l’arachide.
Historique du processus réglementaire en Union européenne
En novembre 2020, la Société a annoncé que sa demande
d’autorisation de mise sur le marché, ou AMM, pour Viaskin®
Peanut avait été validée par l’Agence européenne des
médicaments, (ou EMA). La validation de la demande a
confirmé que la soumission était suffisamment complète pour
commencer le processus d’examen officiel de Viaskin® Peanut
pour traiter l’allergie à l’arachide chez les enfants âgés de
4 à 11 ans. Suite à la validation de la demande d’AMM, le
Comité des médicaments à usage humain, ou CHMP, de l’EMA
examina la demande en vue de fournir une recommandation à
la Commission européenne, ou CE, sur l’octroi éventuel d’une
autorisation de mise sur le marché. Le 11 mars 2021, la
Société a annoncé avoir reçu les questions du jour 120 de
l’EMA, qui étaient conformes aux attentes de la Société et aux
conversations tenues avec l’EMA avant le dépôt de la
demande. La Société n’a pas reçu de questions concernant
l’impact de l’adhésion sur l’efficacité.
Le 2 août 2021, la Société a annoncé avoir reçu de l’EMA la liste
des questions du jour 180, qui fait partie intégrante du
processus d’examen par l’EMA. Il s’agit d’une lettre destinée à
décrire toutes les questions ou objections restantes à ce stade
du processus. L’EMA a indiqué qu’un grand nombre de ses
objections et objections majeures de la liste de questions du
jour 120 avaient reçu une réponse. Une objection majeure
subsistait au jour 180. L’objection majeure remettait en question
la portée des données, par exemple, la pertinence clinique et
l’ampleur de l’effet soutenues par une seule étude pivot.
Le 20 décembre 2021, la Société a annoncé avoir retiré sa
demande d’autorisation de mise sur le marché de Viaskin®
Peanut et avoir officiellement notifié sa décision à l’EMA. La
demande initiale était soutenue par les données positives
d’une seule étude pivotale de phase 3 contrôlée par placebo,
connue sous le nom de PEPITES (V712-301). La décision de
retrait a été basée sur l’opinion actuelle du CHMP selon laquelle
les données disponibles à ce jour provenant d’une seule étude
pivot dans l’AMM n’étaient pas suffisantes pour éviter, au jour 180
du processus d’examen, une objection majeure. La Société pense
que les données d’une deuxième étude pivot permettront
d’obtenir une autorisation de mise sur le marché plus solide pour
Viaskin® Peanut dans l’Union européenne. La Société a l’intention
de soumettre à nouveau une demande d’AMM lorsque cet
ensemble de données sera disponible.
Le 22 octobre 2024, la Société a annoncé des avancées
réglementaires positives pour le patch Viaskin® Peanut aux
États-Unis et en Europe.
DBV a indiqué avoir sollicité l'avis scientifique de l'EMA quant
aux composantes d'une AMM pour le patch Viaskin® Peanut.
Les avis précédemment obtenus auprès des autorités
sanitaires de deux pays ont indiqué une voie potentielle pour
l'enregistrement de Viaskin® Peanut chez les enfants de
1 à 7 ans avec un seul patch, le patch modifié.
L'EMA a récemment confirmé, par le biais d'un avis
scientifique, que l'étude EPITOPE achevée chez les enfants de
1 à 3 ans, une étude VITESSE positive chez les enfants
de 4 à 7 ans et une nouvelle étude d'innocuité chez les enfants
de 1 à 3 ans avec le patch modifié pourraient permettre une
demande d'AMM pour une indication de 1 à 7 ans pour les
patients allergiques à l'arachide utilisant le patch modifié.
La Société a indiqué que le calendrier de lancement de cette
nouvelle étude d'innocuité pour satisfaire l'important marché
de l'UE est en cours de planification.
12
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1
PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
PEPITES (Peanut EPIT® Efficacy and Safety Study)
En décembre 2015, La Société a initié une étude fondamentale
de phase III pour évaluer le profil d’innocuité et l’efficacité de
Viaskin® Peanut 250 µg chez l’enfant âgé de 4 à 11 ans
allergique à l’arachide. PEPITES était une étude internationale
de phase III, réalisée en double aveugle contre placebo, au
cours de laquelle les patients ont reçu, soit un traitement par
Viaskin® Peanut 250 µg, soit le placebo pendant 12 mois selon
une répartition 2:1. Au cours de cette étude, la sensibilité des
patients aux protéines d’arachide a été évaluée à l’inclusion, à
l’aide d’un test de provocation oral en double aveugle contre
placebo (DBPCFC, double-blind, placebo-controlled food
challenge). Le test DBPCFC était arrêté lorsque le patient
présentait un symptôme objectif, tel que décrit sur une échelle
préétablie, déterminant ainsi le niveau de réactivité à
l’arachide du patient qui correspond à la dose réactive (ou DR).
Comme dans l’étude VIPES, qui s’est achevée en juillet 2014,
les patients recevaient une application quotidienne de
Viaskin® Peanut ou de placebo sur 12 mois de traitement.
Chaque patch était appliqué sur le dos des patients pour une
durée de 24 heures.
PEPITES a randomisé 356 patients allergiques à l’arachide dans
31 centres en Amérique du Nord (Canada et États-Unis),
Europe et Australie. La population de patients comprenait un
pourcentage élevé de sujets qui présentaient d’autres
réactions allergiques. Le niveau de tolérance à l’arachide des
patients a été établi en mesurant la dose d’arachide à partir de
laquelle le patient commence à présenter des réactions
allergiques. Dans le cadre de cette étude, le niveau médian de
dose provoquant une réaction allergique était de 100 mg.
Medical History of Patients *
DBV_DEU_2024_CH01_MedicalHistoryPatients_FR.svg
356 Patients Randomized, n (%)
Active (VP250 µg) : 238 (67 %)
Placebo : 118 (33 %)
Peanut Eliciting Dose (mg)
Median : 100
Mean : 140
Age, years, median (Q1, Q3)
Active : 7 (6,9)
Placebo : 7 (5,9)
Gender, n (%)
Male : 218 (61,2 %)
Female : 138 (38,8 %)
* Medical History displayed as summary of the trial population. VP250 µg patients : polyallergic n=205 (86,1 %), eczema/atopic dermatitis n=139 (58,4 %), allergic
rhinitis n=132 (55,5 %), asthma n=117 (49,2 %) ; placebo patients : polyallergic n=100 (84,7 %), eczema/atopic dermatitis n=79 (66,9 %), allergic rhinitis n=67
(56,8 %), asthma n=52 (44,1 %).
Q=quartile ; VP250=Viaskin Peanut 250 µg.
(1) Fleischer DM, et al.JAMA. 2019. doi :10.1001/jama.2019.1113.
La FDA ainsi que l’EMA se sont accordés pour fixer un critère
primaire combiné fondé sur une analyse des répondeurs après
12 mois de traitement par Viaskin® Peanut 250 µg. Pour les
patients ayant une dose réactive à l’inclusion égale ou
inférieure à 10 mg mais inférieur ou égal à 300 mg, un patient
sera considéré comme répondeur s’il atteint une dose réactive
égale ou supérieure à 300 mg de protéines d’arachide après
12 mois de traitement. Pour les patients ayant une dose
réactive à l’inclusion supérieure à 10 mg, un patient sera
considéré comme répondeur s’il atteint une dose réactive de
protéines d’arachide égale ou supérieure à 1 000 mg après
12 mois de traitement. La dose cumulée réactive (DCR) sera
également utilisée comme critère d’efficacité secondaire dans
l’étude PEPITES pour établir la quantité totale de protéines
d’arachide déclenchant les réactions chez les patients au
12e mois de traitement par rapport au placebo. Les marqueurs
sérologiques seront également mesurés à l’inclusion, aux 3e, 6e
et 12e mois, afin de caractériser les changements immunologiques
chez les patients.
Les résultats
En octobre 2017, la Société a annoncé les résultats de PEPITES,
montrant une réponse significative avec un profil de tolérance
favorable, avec 35,3 % de patients répondant au Viaskin®
Peanut 250 µg après les 12 premiers mois de thérapie
comparé à 13,6 % dans le bras placebo (différence entre les
taux de réponse = 21,7 %, p = 0.00001 ; 95 % IC = 12,4 % –
29,8 %). Cependant, le critère principal, qui évalue l’intervalle
de confiance (IC) à 95 % de la différence des taux de réponse
entre le groupe actif et le placebo, n’a pas atteint la limite
basse de 15 % de l’IC tel que proposé dans le plan d’analyse
statistique soumis à la Food and Drug Administration américaine
(« FDA »). La Société a présenté ces résultats lors du congrès
annuel 2018 de l’American Academy of Allergy, Asthma &
Immunology (AAAAI)/World Allergy Organization (WAO) qui
s'est tenu à Orlando, en Floride, en mars 2018. La pertinence
clinique des résultats n’est pas connue. Les résultats détaillés
ont été publiés dans le Journal of the American Medical
Association (JAMA) le 22 février 2019.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
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PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
1
Response Rate (ITT) after 12 Months
DBV_DEU_2024_CH01_ITT-apres12Mois_FR.svg
CI=confidence interval ; ITT=intention-to-treat.
(1) Fleischer DM, et al.JAMA. 2019. doi :10.1001/jama 2019.1113.
Une analyse de la DCR – un critère secondaire d’efficacité clé
qui mesure la réactivité des patients lors des tests DBPCFC –
montre qu’en moyenne, les patients ayant reçu Viaskin®
Peanut 250 µg ont atteint après 12 mois une DCR moyenne de
905,7 mg de protéine d’arachide (médiane de 444 mg) contre
360 mg de protéine d’arachide (médiane de 144 mg) dans le
groupe placebo. La DCR moyenne au début de l’étude clinique
était de 211 mg (médiane de 144 mg) dans le groupe Viaskin®
Peanut et de 212,5 mg (médiane 144 mg) dans le groupe
placebo. Une différence significative de la DCR, un critère
d’efficacité secondaire mesurant le seuil de réactivité a été
observée entre Viaskin® Peanut et le placebo (valeur
p nominale < 0,001).
Des analyses exploratoires ont démontré que les changements
dans les biomarqueurs spécifiques à l’arachide, et notamment
l’immunoglobuline E (IgE) et l’immunoglobuline G4 (IgG4),
confirment l’effet immunomodulateur de Viaskin® Peanut.
L’augmentation médiane des IgE spécifiques de l’arachide par
rapport aux valeurs initiales était plus élevée dans le groupe
Viaskin® Peanut que dans le groupe placebo, respectivement,
au mois 3, (70,1 kilounits d’anticorps par litre kUA/L contre
9,8 kUA/L) et, au mois 6 (27,4 kUA/L contre 1,32 kUA/L).
Cependant, au mois 12, les IgE spécifiques de l’arachide sont
revenues près des valeurs initiales dans les deux groupes
(1,1 kUA/L vs - 1,1 kUA/L). La médiane des IgG4 spécifiques de
l’arachide a augmenté au fil du temps dans le groupe Viaskin®
Peanut (changement par rapport à la situation au mois 3 :
0,81 mg/L ; mois 6 : 1,79 mg/L ; mois 12 : 3,27 mg/L), tandis
que les taux sont demeurés inchangés dans le groupe placebo.
Le changement par rapport aux valeurs initiales des IgG4
spécifiques à l’arachide était meilleur en tous points avec le
Viaskin® Peanut par rapport au placebo, et les groupes se sont
fortement distingués par ce marqueur étant donné la
tendance stable du groupe placebo.
CRD After 12 Months
DBV_DEU_2024_CH01_CRD-apres12Mois_FR.svg
* Nominal P value.
DBV_DEU_2024_CH01_RelativeChangePS-IgE_FR.svg
DBV_DEU_2024_CH01_RelativeChangePS-IgG4_FR.svg
IQR=interquartile range ; PS=peanut-specific ; VP =Viaskin Peanut.
(1) Fleischer DM, et al.JAMA. 2019. doi :10.1001/jama 2019.1113.
(2) DBV Technologies, Data on File. February 2019.
Dans une analyse post-hoc, la majorité des patients traités par
Viaskin® Peanut ont présenté une augmentation de leur dose
réactive (DR) par rapport au groupe placebo (62,6 % dans le
groupe actif contre 28 % dans le groupe placebo) au terme des
12 mois. Une autre analyse post-hoc a montré que 53,1 % des
patients traités avec Viaskin® Peanut ont augmenté leur DR de
base de ≤ 100 mg à ≥ 300 mg, comparativement à 19 % dans le
groupe placebo. D’après la modélisation quantitative des
risques de Baumert, cette amélioration de la DR devrait
réduire de plus de 95 % le risque de réaction allergique due à
une exposition accidentelle à l’arachide.
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PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
Change in ED Children 4 to 11 years of age 1,2✝
DBV_DEU_2024_CH01_Change-Enfants-4_11ans_FR.svg
* Based on quantitative risk assessment modelling using national database
of consumption data and levels of peanut protein contamination for selected
pre-packaged foods. (2)
†    Based on ITT population ; missing data calculated using mBOCF. (3)
ITT=intention-to-treat, mBOCF=modified baseline carried forward ; OR=odds
ratio ; VP=Viaskin Peanut.
(1) Fleischer DM, et al.JAMA. 2019. doi : 10.1001/jama 2019.1113.
(2) 2. DBV Technologies, Data on File. February 2019.
Un profil favorable d’innocuité et de tolérance a été observé
avec Viaskin® Peanut. L’observance du traitement était élevée
(98,5 %) et les taux de sortie prématurée entre les deux
groupes de traitement étaient similaires, 89,9 % des patients
ayant complété l’essai clinique. Le taux de sortie prématurée
en raison d’effets indésirables apparus en cours de traitement
(EI) s’est avéré faible (1,7 %), et le taux global d’EI était
comparable entre le groupe traité et le groupe placebo,
respectivement 95,4 % et 89,0 %. Les EI les plus fréquemment
rapportés étaient des réactions d’intensité légères à modérées,
autour du site d’application du patch et qui ont diminué après
le premier mois, tant en fréquence qu’en gravité. Aucun effet
indésirable gastro-intestinal lié au traitement ou cas
d’œsophagite éosinophile n’a été signalé dans cette étude.
Aucun cas d’anaphylaxie grave n’a été signalé au cours de
l’essai. Les effets indésirables graves (EIG) étaient équilibrés
entre le groupe Viaskin® Peanut et le groupe placebo, à 4,2 %
contre 5,1 %, respectivement. Quatre EIG ont été signalés chez
trois patients traités par Viaskin® Peanut (1,3 %) que
l’investigateur a déterminés comme ayant un lien possible ou
probable avec le traitement. Un faible taux d’utilisation
d’épinéphrine liée au traitement a été observé (2,9 % dans le
groupe traité contre 0,8 % dans le groupe placebo). Dix cas
d’anaphylaxie possible ou probablement liés au traitement
sont survenus chez huit patients traités par Viaskin® Peanut
(3,4 %) ; tous ont été classés comme légers ou modérés sans
signe de complications cardio-vasculaires, neurologiques ou
respiratoires. Six de ces dix cas ont été traités avec de
l’épinéphrine et cinq des huit patients ont continué à prendre
Viaskin® Peanut dans le cadre de l’étude.
Une fois l’étude PEPITES terminée, tous les patients étaient
éligibles au recrutement dans l’étude PEOPLE. L’étude PEOPLE
(étude de suivi de PEPITES, évaluant l’efficacité à long terme
et le profil d’innocuité de Viaskin® Peanut) est une étude de
suivi internationale portant sur les patients ayant participé à
l’intégralité de l’essai de phase III PEPITES portant sur Viaskin®
Peanut. Dans le cadre de cette étude, les patients qui ont reçu
une dose active de Viaskin® Peanut 250 µg durant l’étude
PEPITES, seront traités pour quatre années supplémentaires,
et les patients qui ont reçu le placebo au cours de l’étude
seront traités par Viaskin® Peanut 250 µg pour une durée
totale de cinq ans. En août 2017, la Société a annoncé la fin du
recrutement des patients pour l’étude PEOPLE avec
298 patients (92 %) ayant terminé l’étude PEPITES qui ont
choisi de passer dans l’étude d’extension.
PEOPLE (PEPITES OPen Label Extension Study)
En janvier 2020, la Société a annoncé les résultats positifs
obtenus à l’issue de l’extension en ouvert de trois ans de
l’essai de phase III PEPITES (PEOPLE) évaluant l’efficacité et
l’innocuité à long terme du médicament expérimental Viaskin®
Peanut chez des enfants de 4 à 11 ans allergiques à l’arachide.
Les résultats ont démontré un bénéfice clinique à long terme,
comme le montre l’augmentation de la dose réactive (DR), qui
peut réduire la probabilité de réaction en cas d’exposition
accidentelle à l’arachide.
L’étude PEOPLE, finalisée en octobre 2022, est une étude
d’extension en ouvert toujours en cours évaluant l’innocuité,
la tolérabilité et l’efficacité à long terme de Viaskin® Peanut
250 μg chez les patients ayant participé à l’intégralité de
l’essai de phase III PEPITES. Parmi les 356 patients recrutés sur
l’étude PEPITES, 298 patients éligibles ont opté pour être
recrutés sur l’étude PEOPLE. Sur les 213 patients randomisés
dans le bras de l’étude PEPITES recevant le principe actif et qui
ont participé aux 12 mois de l’étude, 198 patients ont choisi de
participer à l’étude PEOPLE (population chez laquelle l’innocuité a
été étudiée). Parmi ces patients, 148 sont considérés comme
ayant complété l’étude et 141 patients ont reçu l’intégralité du
traitement conformément au protocole de l’étude, et ce, sans
déviation majeure. Les données relatives à l’efficacité ont été
analysées sur ces 141 patients (per protocole). La dernière
visite de patient sur cette étude a eu lieu le 12 octobre 2022.
Les principaux résultats obtenus lors de la troisième année de
l’étude PEOPLE mettent en évidence la tolérabilité et le bénéfice
clinique à long terme de Viaskin® Peanut, et démontrent une
désensibilisation sur 36 mois de traitement dans l’étude
PEPITES, 75,9 % (107/141) des patients ont atteints leur DR par
rapport à la situation initiale. Après 36 mois, 51,8 % (73/141)
des patients ont atteint une DR d’au moins 1 000 mg de
protéines d’arachide, une augmentation de 40,4 % (57/141) par
rapport au mois 12. Par ailleurs, 13,5 % (19/141) des patients
ont complété le test de provocation orale (TPO) sans atteindre
les critères d’arrêt au mois 36 (Dose Cumulée Réactive (DCR) de
5 444 mg). Au mois 36, la DCR moyenne était de 1 768,8 mg
(médiane 944 mg) comparativement à 223,8 mg (médiane
144 mg) au début du traitement. Les résultats de l’étude
PEOPLE concernant les participants ayant reçu un traitement
actif pendant trois ans, ont été publiés dans le journal de
l’allergie et de l’immunologie clinique en octobre 2020.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
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Activité du Groupe
1
% of Patients (n = 141)
DBV_DEU_2024_CH01_PourcentagePatients_FR.svg
* ED > 2 000 mg comprenait les critères suivants : passer la dose de 2 000 mg
à M12 sans critère d’arrêt, passer la dose de 2 000 mg à M36 sans critère
d’arrêt, OU commencer la deuxième dose de 2 000 mg à M36. Les variations
d’ED sont contenues ou améliorées pendant trois ans auprès de la majorité
des patients de l’étude de prolongation ouverte (Fleischer DM, et al. J Allergy
Clin Immunol. 2020 ; 146:863-874).
Le profil d’innocuité de Viaskin® Peanut coïncidait avec celui
observé dans le programme clinique mené jusqu’à présent sur
plus de 1 000 patients. Pendant l’essai PEOPLE, les événements
indésirables les plus fréquents étaient des réactions cutanées
légères ou modérées, localisées au niveau du site d’administration
du traitement. Aucune utilisation d’adrénaline n’a été
considérée associée au traitement. Aucun effet EIG considéré
associé au traitement n’a été reporté. Un patient a présenté un
cas d’anaphylaxie légère qui a été déterminée par l’investigateur
comme étant possiblement liée au traitement, et qui s’est résolu
sans traitement. L’observance du traitement est demeurée
élevée tout au long de l’étude, avec une moyenne de 98 % au
cours de la période de trois ans du traitement, avec deux
enfants qui ont abandonné en raison d’événements indésirables
liés au traitement au cours de l’étude clinique PEOPLE.
Des analyses exploratoires suggèrent que Viaskin® Peanut
pourrait offrir des bénéfices durables, même après une période
sans traitement. Tous les participants parvenus à une DR
≥ 1 000 mg au mois 36 étaient admissibles à la poursuite de
l’étude pendant deux mois supplémentaires sans traitement,
tout en conservant un régime alimentaire sans arachide. Un
TPO supplémentaire en double aveugle contrôlé a été effectué
à la fin de cette période (mois 38) pour établir la DR. L’analyse a
montré que 77,8 % (14/18) des enfants ayant subi le TPO au
mois 38 sont restés désensibilisés avec une DR ≥ 1 000 mg.
REALISE (REAL Life Use and Safety of EPIT®)
En novembre 2016, la Société a commencé un essai de
phase III chez l’enfant âgé de 4 à 11 ans, allergique à
l’arachide, afin d’évaluer l’utilisation et le profil d’innocuité de
Viaskin® Peanut 250 µg dans la pratique clinique courante.
REALISE est une étude de phase III multicentrique réalisée en
double aveugle contre placebo, au cours de laquelle les
patients allergiques à l’arachide ont reçu, soit un traitement
par Viaskin® Peanut 250 µg, soit le placebo pendant six mois
selon une répartition 3:1, suivi d’une période d’étude de
prolongation ouverte pendant laquelle tous les patients ont
bénéficié d’un traitement actif de 36 mois. Le traitement par
Viaskin® Peanuta été réalisé via l’application quotidienne d’un
patch sur le dos des enfants.
Aucun test DBPCFC n’a été requis pour l’inclusion ou au cours
de l’étude. Les patients de l’étude ont été recrutés en fonction
de leurs antécédents médicaux documentés sur les réactions
IgE médiée à l’arachide, incluant les enfants avec des
antécédents d’anaphylaxie sévère. Le critère d’efficacité principal
de l’étude est l’innocuité, telle que mesurée par les événements
indésirables, les événements indésirables liés au traitement et
les effets indésirables graves après six mois de traitement à
l’aveugle. Les critères d’efficacité secondaires comprennent
l’évolution des marqueurs sérologiques spécifiques à l’arachide
au fil du temps, notamment IgE, IgG4 et les réactions aux tests
cutanés (SPT wheal). Les critères exploratoires regroupent
également les scores des patients au Food Allergy Quality of
Life Questionnaire (FAQLQ) et à la Food Allergy Independent
Measure (FAIM).
En mars 2017, la Société a annoncé la fin du recrutement des
enfants allergiques à l’arachide dans l’étude REALISE qui a
randomisé 393 patients dans 32 centres à travers l’Amérique
du Nord.
Suite à la période initiale de six mois en aveugle, 97,5 % des
patients des bras placebo et actif ont choisi de participer à une
portion en ouvert de l’étude, durant laquelle les patients
seront suivis sur une période de 36 mois de traitement actif.
Les résultats
Les résultats de cet essai sont comparables aux résultats
d’études précédentes de Viaskin® Peanut 250 µg. Les
événements indésirables les plus fréquemment rapportés ont
été des réactions locales au site d’application, qui étaient pour
la plupart d’intensité légère ou modérée. Quelques événements
indésirables graves (EIG) ont été observés dans l’essai, aussi
bien dans le bras actif, avec trois cas chez trois sujets (1,0 %)
que dans le bras placebo avec deux cas chez deux sujets
(2,0 %) ; un sujet dans le bras actif a été qualifié par
l’investigateur d’anaphylaxie modérée probablement liée au
traitement. Le patient a répondu à la thérapie ambulatoire
standard. Au cours de la période de six mois à l’aveugle, le
taux de sortie prématurée de l’étude était de 2,5 %, dont
1,0 % lié aux événements indésirables. L’observance moyenne
au cours de l’étude était supérieure à 95 %.
En novembre 2021, les résultats à long terme de l’étude
REALISE, y compris la sécurité de Viaskin® Peanut sur trois ans
et l’impact potentiel sur la qualité de vie liée à la santé (HRQL),
ont été présentés lors de la réunion scientifique annuelle de
l’American College of Allergy, Asthma & Immunology (ACAAI).
16
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1
PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
1.3.3.2Viaskin® Peanut chez les enfants âgés de 1 à 3 ans
La Société développe également Viaskin® Peanut pour le
traitement de l’allergie à l’arachide chez les enfants âgés de
1 à 3 ans, étant donné un besoin important non couvert et
l’absence de traitement existant pour cette population. Ce
programme est indépendant de celui destiné aux enfants âgés
de 4 à 7 ans, et utilise le patch cVP (patch d’origine).
Le programme Viaskin® Peanut pour le traitement de l’allergie
à l’arachide chez les enfants âgés de 1 à 3 ans, comprend trois
études de phase III, avec l’objectif de servir de base à la future
demande de BLA sur cette tranche d’âge :
EPITOPE (EPIT in Toddlerswith Peanut Allergy), un essai de
phase III en deux parties, en double aveugle et contrôlé par
placebo conçu pour évaluer l’innocuité et l’efficacité de
Viaskin® Peanut chez les enfants âgés de 1 à 3 ans atteints
d’allergie à l’arachide ;
COMFORT Toddlers (Characterization of the Optimal
Management of Food allergy Relief and Treatment), une
étude supplémentaire de sécurité portant sur un total d
approximativement 360 sujet soumis à une thérapie active
versus placebo (n~120), combinée à EPITOPE ;
EPOPEX (un essai de prolongation ouverte de phase III).
En août 2017, la Société a initié l’étude EPITOPE (EPIT® in
TOddlers with Peanut Allergy), un essai de phase III en deux
parties, en double aveugle et contrôlé par placebo conçu pour
évaluer l’innocuité et l’efficacité de Viaskin® Peanut chez les
enfants âgés de 1 à 3 ans atteints d’allergie à l’arachide.
En septembre 2018, la Société a annoncé que le Comité de
suivi des données d’innocuité (DSMB), un organisme
indépendant, avait terminé son examen de l’innocuité de la
partie A de l’étude EPITOPE et avait recommandé que le
Viaskin® Peanut 250 µg soit étudié dans la partie B de l’étude.
Le 26 octobre 2018, la Société a annoncé que le premier
patient était recruté dans la partie B de l’étude EPITOPE.
Le 26 juin 2020, la Société a annoncé que dans la partie A, les
patients des deux groupes de traitement ont montré un effet
thérapeutique constant après 12 mois de traitement, évalué
par un test de provocation alimentaire en double aveugle
contrôlé par placebo et les résultats des biomarqueurs.
Les sujets de la partie A n’ont pas été inclus dans la partie B et
les analyses d’efficacité de la partie A n’étaient pas
statistiquement puissantes pour démontrer la supériorité de
l’une ou l’autre dose par rapport au placebo. Ces résultats
valident l’étude en cours sur la dose de 250 μg dans ce groupe
d’âge, qui est la dose étudiée dans la partie B de l’étude. Le
recrutement de la partie B d’EPITOPE s’est achevé au premier
trimestre 2021.
En juin 2022, la Société a annoncé des résultats positifs pour la
partie B d’EPITOPE, qui a recruté 362 sujets âgés de 1 à 3 ans,
dont respectivement 244 et 118 dans le groupe actif et le
placebo. Le recrutement était équilibré en termes d’âge et de
caractéristiques initiales de la maladie entre le groupe actif et
le placebo. La dose d’élicitation (DE) médiane au départ du
sujet était de 100 mg dans chaque groupe de traitement. Un
test DBPCFC a été administré au début de l’étude puis au
douzième mois afin de déterminer la DE du sujet à chaque
point de mesure. Un participant au traitement a été défini
comme étant soit un sujet avec un DE de base ≤10 mg qui a
atteint un DE ≥ 300 mg de protéines d’arachide au douzième
mois, soit un sujet avec un DE de base > 10 mg qui a atteint un
DE ≥ 1 000 mg de protéines d’arachide au douzième mois.
Viaskin® Peanut a démontré un effet de traitement
statistiquement significatif (p<0,001), avec 67,0 % des sujets
du groupe Viaskin® Peanut répondant aux critères de réponse
au traitement après 12 mois, contre 33,5 % des sujets du
groupe placebo (différence de taux de réponse = 33,4 % ; la
borne inférieure de l’intervalle de confiance (IC) à 95 % de la
différence entre les taux de réponse des groupes actif et
placebo a été de 22,4 %, dépassant ainsi le seuil prédéfini de
15 % – graphique de droite ci-après). De plus, la proportion de
patients ayant atteint un ED supérieur ou égal à 1 000 mg
(l’équivalent de trois cacahuètes) après un an de traitement
avec Viaskin® Peanut 250 mg (VP250), augmente de façon
significative comparativement au placebo (64,2 % par rapport
au taux de 29,6 % constaté quand p < 0,001) – graphique de
gauche ci-après.
ED ≥ 1,000 mg
Treatment Responders
DBV_DEU_2024_CH01_ED-1000mg_FR.svg
DBV_DEU_2024_CH01_TreatmentResponders_FR.svg
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
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PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
1
Les résultats de sécurité d’EPITOPE étaient généralement
cohérents avec le profil de sécurité de Viaskin® Peanut 250 μg
observé chez les enfants allergiques à l’arachide âgés de 4 ans
et plus dans les essais cliniques précédents. Aucun
déséquilibre du taux global d’événements indésirables (EI) n’a
été observé dans l’essai entre les groupes actif et placebo.
Au total, 21 sujets (8,6 %) du groupe Viaskin® Peanut et trois
sujets (2,5 %) du groupe placebo ont présenté un EIG. Seul un
des EIG (0,4 %), à savoir un léger œdème périorbitaire
(gonflement autour de l’œil) dans le groupe Viaskin® Peanut, a
été considéré comme lié au traitement. Les effets indésirables
les plus fréquemment rapportés étaient des réactions
cutanées localisées au site d’administration, dont la majorité
était de nature légère à modérée.
Cinquante-cinq sujets (22,5 %) du groupe Viaskin® Peanut ont
présenté une réaction au point d’administration évaluée
comme grave par un investigateur ur, contre 10 sujets (8,5 %)
du groupe placebo. Sur la base des observations rapportées
par les investigateurs lors des examens de la peau à chaque
visite de l’étude, en utilisant les systèmes de classification de
la peau définis dans le protocole, la sévérité des réactions
cutanées au site d’administration après l’application du patch
a diminué au cours de la période de traitement de 12 mois.
Quatre sujets (1,6 %) du groupe Viaskin® Peanut ont présenté
une réaction anaphylactique déterminée comme étant liée, ou
possiblement liée, au traitement. Parmi ces réactions
anaphylactiques, trois se sont résolues avec une dose unique
d’épinéphrine et une sans épinéphrine. Toutes les réactions
anaphylactiques étaient d’intensité légère à modérée et se
caractérisaient principalement par des symptômes cutanés et
respiratoires.
Huit sujets (3,3 %) du groupe Viaskin® Peanut ont abandonné
le traitement en raison d’effets indésirables. Au cours de la
période de traitement de 12 mois, le taux de réussite de l’essai
était de 84,8 % et était équilibré entre les groupes Viaskin®
Peanut et placebo. L’observance moyenne des sujets au
traitement quotidien par patch était supérieure à 95 % dans
les deux groupes, actif et placebo.
La Société prévoit de présenter les résultats complets de
l’essai EPITOPE lors de futurs congrès médicaux et de les
soumettre pour publication dans une revue à comité de
lecture. En outre, la Société a l’intention d’analyser plus en
profondeur les données d’EPITOPE et d’explorer les voies
réglementaires pour Viaskin® Peanut chez les enfants âgés de
1 à 3 ans, étant donné le besoin élevé non satisfait et
l’absence de traitements approuvés pour cette population
vulnérable.
En mai 2023, la Société a annoncé la publication par le
New England Journal of Medicine des données de l’étude
EPITOPE de phase III évaluant Viaskin™ Peanut chez les
enfants de 1 à 3 ans, avec un article éditorial rédigé par
AlkisTogias intitulé « Good News for Toddlers with Peanut
Allergies ». Les données de l’étude EPITOPE primary data ont
également été présenté auprès de l’ACAAI (American College
of Allergy, Asthma and Immunology) en novembre 2022. La
Société prévoit de faire des analyses supplémentaires des
données collectées lors de l’étude EPITOPE en vue de
potentielles nouvelles publications.
Étude supplémentaire de sécurité
pour les enfants âgés de 1 à 3 ans
(COMFORT Toddlers)
En avril 2023, La Société a reçu des réponses pré-BLA de la FDA
pour Viaskin® Peanut chez les enfants de 1 à 3 ans. L’agence a
accordé la demande de réunion pré-BLA sous forme de réponse
écrite uniquement. Dans les réponses écrites de la FDA reçues
récemment, l’Agence a confirmé que les données de la phase 3
de l’étude EPITOPE de la société répondaient aux critères pré-
spécifiés de succès pour le critère d’évaluation principal et n’a
pas demandé d’étude d’efficacité supplémentaire pour soutenir
une future demande de BLA, mais requiert que DBV mène une
étude d’innocuité supplémentaire chez les enfants de 1 à 3 ans en
utilisant le patch original Viaskin™ Peanut (cVP) pour augmenter
les données d’innocuité collectées dans l’étude EPITOPE de
phase 3. La nouvelle étude de sécurité vise à compléter la base
de données de sécurité chez les enfants âgés de 1 à 3 ans
jusqu’à environ 600 patients sous traitement actif, ce qui est
conforme à la position de la FDA concernant le dossier de DBV
chez les enfants de 4 à 7 ans. L’étude de sécurité ne nécessitera
pas de test de provocation orale pour la participation à l’étude.
En juillet 2023, la Société a reçu des réponses écrites de la FDA
pour la réunion de type C concernant les deux études de
sécurité supplémentaires, connues sous le nom de COMFORT.
L’étude de sécurité COMFORT Toddlers inclura des enfants de
1 à 3 ans allergiques à l’arachide et soutiendra les résultats
d’efficacité générés par l’étude pivot de phase 3 EPITOPE.
L’étude de sécurité COMFORT Children inclura des enfants
allergiques à l’arachide âgés de 4 à 7 ans et soutiendra les
résultats d’efficacité attendus de l’étude pivot de phase 3
VITESSE actuellement en-cours.
La FDA a accepté une étude d’une durée de six mois et une
randomisation 3:1 (actif : placebo) d’environ 400 sujets dans
l’étude COMFORT Toddlers en double aveugle et contrôlée par
placebo. Les deux études COMFORT évalueront l’adhérence à
l’aide des mêmes outils et mesures que ceux utilisés dans
l’étude VITESSE. Ni l’étude COMFORT Toddlers ni l’étude
COMFORT Children ne nécessiteront des tests de provocation
par voie orale pour y participer.
En octobre 2023, suite à la demande de clarification de DBV
après réception des commentaires de la réunion de type C en
juillet 2023, la FDA a fourni des réponses écrites sur les
éléments de conception du protocole pour les études de
sécurité supplémentaires COMFORT. Les protocoles COMFORT
Toddlers et COMFORT Children auront un langage harmonisé
indiquant comment le produit sera utilisé dans les essais, tel
que : « Chaque système épicutané DBV712 250 μg est destiné à
être porté pendant une journée entière (24 heures). » Suivant
cette approche, et dans la mesure du possible, les deux études de
sécurité supplémentaires chercheront à recruter des populations
qui sont étroitement alignées sur leurs études d’efficacité de
phase 3 respectives. Pour COMFORT Toddlers, les critères
d’éligibilité seront les mêmes que pour EPITOPE (étude d’efficacité
de phase 3 chez les enfants de 1 à 3 ans). En effet, le fait de se fier
uniquement aux IgE spécifiques à l’arachide et aux tests cutanés
ne permet pas de garantir, en termes réglementaires, l’allergie
à l’arachide ou une population de patients allergiques à
l’arachide similaire à celle d’EPITOPE. Ainsi, COMFORT
Toddlers inclura un test alimentaire en double aveugle
contrôlé par placebo (DBPCFC) dans les critères d’inclusion.
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1
PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
Le 7 mars 2024, la Société a annoncé prévoir le lancement de
COMFORT Toddlers en 2024, l’étude supplémentaire de sécurité
d’emploi de 6 mois en soutien de la demande de licence de
produit biologique pour les enfants âgés de 4 à 7 ans.
Le 22 octobre 2024, la Société a annoncé des avancées
réglementaires positives pour le patch Viaskin® Peanut aux
États‑Unis et en Europe, en particulier une procédure
d’approbation accélérée pour le patch Viaskin® Peanut chez les
enfants âgés de 1 à 3 ans, en accord avec les directives de la FDA.
La Société a précisé qu’elle allait solliciter une réunion
formelle auprès de la FDA afin de préciser leurs directives dans
le cadre de la procédure d'approbation accélérée chez les
1 à 3 ans, ainsi que les composantes générales des deux
études concernées : l'étude d'innocuité COMFORT Toddlers,
qui doit être achevée avant le dépôt du BLA, ainsi que l'étude
de confirmation d'efficacité, y compris le troisième critère
d'approbation accélérée relatif au critère clinique intermédiaire.
La Société a annoncé que DBV prévoit que l'étude de
confirmation soit lancée au moment du dépôt du BLA, et se
déroule parallèlement à la commercialisation aux États-Unis, si
Viaskin® Peanut est approuvé.
Le 11 décembre 2024, la Société a confirmé l’alignement avec la
FDA sur la procédure d’approbation accélérée du patch Viaskin®
Peanut chez les enfants âgés de 1 à 3 ans, et a annoncé que DBV
Technologies et la FDA se sont mis d’accord sur les éléments
clés de l’étude COMFORT Toddlers chez les enfants âgés de 1 à
3 ans, y compris le nombre de patients et la méthodologie de
collecte et d’analyse du temps de port du patch.
La Société a confirmé que l’étude COMFORT Toddlers doit
débuter au deuxième trimestre 2025 afin de permettre le
dépôt d’une autorisation de licence biologique (BLA) pour le
patch Viaskin® Peanut chez les enfants âgés de 1 à 3 ans au
second semestre 2026.
Résultats Intermédiaires d’EPITOPE
en prolongation ouverte (EPOPEX)
À l’issue de 12 mois de participation à l’étude EPITOPE, les
sujets éligibles pouvaient choisir d’être inclus dans une étude
en prolongation ouverte (OLE – Open Label Extension), et
recevoir un total de trois années de traitement par Viaskin®
Peanut. Un test de provocation oral en double aveugle
contrôlé par placebo (DBPCFC) est réalisé à la fin de chaque
année de traitement et la sécurité d’emploi est évaluée
pendant toute la durée de l’étude de prolongation ouverte.
DBV_DEU_2024_CH01_EpitodeEpopex_FR.svg
Parmi les 266 sujets de l’étude EPITOPE recrutés pour EPOPEX,
244 sujets ont été randomisés dans le groupe actif d’EPITOPE
et 166 ont participé au DBPCFC au 24e mois de traitement par
Viaskin™ Peanut 250 µg (« VP250 »). Des pourcentages
similaires ont été observés pour les sujets randomisés dans le
groupe placebo d’EPITOPE : 78 sujets ont participé au DBPCFC
au 12e mois de traitement par VP250.
En novembre 2023, la Société a communiqué les résultats
provisoires de la première année de l’étude de prolongation
ouverte EPITOPE. Les résultats ont été présentés lors de la
réunion annuelle de l’American College of Allergy, Asthma,
and Immunology (ACAAI) en novembre 2023.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
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PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
1
En utilisant la définition du critère principal d’EPITOPE, 83,9 %
des sujets étaient répondeurs après 24 mois (67,0 % dans
EPITOPE, n=244). 81,3 % des participants ont atteint une dose
réactive (DR) ≥ 1 000 mg, ou approximativement trois à quatre
graines d’arachide (64,2 % dans EPITOPE, n=244). La
proportion de sujets ayant complété le DBPCFC avec une dose
cumulée de 3 444 mg (la consommation équivalent de 12 à
24 cacahuètes) sans atteindre les critères d’arrêt était de
55,9 % au 24e mois.
Le 6 janvier 2025, la Société a annoncé les résultats positifs à
24 mois de son étude de prolongation en ouvert (OLE)
d’EPITOPE. Les données confirment que la poursuite du
traitement par Viaskin® Peanut se traduit par l’amélioration de
l’ensemble des paramètres d’efficacité après 36 mois de
traitement.
Treatment Responders
*ED ≥ 1,000 mg
Completed DBPCFC without
Meeting Stopping Criteria
DBV_DEU_2024_CH01_TreatmentRespondersHisto_FR.svg
DBV_DEU_2024_CH01_ED-1000mgHisto_FR.svg
DBV_DEU_2024_CH01_Completed_DBPCFC_FR.svg
Aucun cas d’anaphylaxie ni événement indésirable grave lié au
traitement n’est survenu lors de la deuxième année de
traitement actif. La fréquence des réactions survenues sur la
zone d’application a diminué durant la deuxième année de
traitement.
L’étude EPITOPE présente les résultats d’efficacité suivants,
pour les sujets du groupe placebo inclus dans l’étude de
prolongation ouverte (sujets passés du placebo au VP250
ayant reçu 12 mois de traitement et donc âgés de 2 à 4 ans au
début du traitement par VP250) : 62,7 % ont atteint une DR
≥ 1 000 mg, 36,5 % ont atteint une DR ≥ 2 000 mg, 28,4 % ont
terminé le DBPCFC sans atteindre les critères d’arrêt et 68,0 %
ont été conformes à la définition de répondeur d’EPITOPE.
Ces résultats étaient cohérents avec les résultats du groupe
VP250 d’EPITOPE.
Les données de sécurité d’emploi pour ce groupe étaient
cohérentes avec celles observées dans EPITOPE. Un seul cas
d’anaphylaxie lié au traitement a été observé (après 12 mois
de traitement actif).
Viaskin® Peanut pour les enfants âgés de 4 à 7 ans
La Société testera le patch Viaskin® Peanut modifié chez les
enfants âgés de 4 à 7 ans souffrant d’une allergie à l’arachide
dans le cadre de deux essais cliniques de phase III, l’objectif
étant que ces essais servent de base à une future demande de
BLA dans cette tranche d’âge.
VITESSE (Viaskin® Peanut Immunotherapy Trial
to Evaluate Safety, Simplicity and Efficacy)
Le 7 septembre 2022, la Société a annoncé le lancement de
VITESSE, une nouvelle étude pivot de phase III sur le patch
Viaskin® Peanut modifié (mVP) chez les enfants âgés de 4 à
7 ans allergiques à l’arachide. La Société a défini le
déclenchement comme la soumission du protocole d’essai à
des sites d’étude sélectionnés pour l’approbation ultérieure
de l’Institutional Review Board (IRB) et l’avis du Ethics
Committee (EC).
Le 21 septembre 2022, la Société a annoncé que cette dernière
avait reçu un retour de la FDA sous la forme d’une suspension
clinique partielle de VITESSE. Dans la lettre de suspension
clinique partielle, la FDA a spécifié des changements aux
aspects du protocole VITESSE, reconnaissant l’intention de
l’essai de soutenir une future soumission de BLA. Au cours des
mois suivants, la Société s’est engagée avec la FDA à répondre
aux commentaires fournis dans la lettre de suspension clinique
partielle et à finaliser le protocole VITESSE. En outre, la Société
a poursuivi les préparatifs internes de VITESSE et mené
certaines activités d’évaluation du site et de démarrage pour
un lancement rapide de l’étude une fois la suspension clinique
partielle levée.
Le 23 décembre 2022, la Société a annoncé que la FDA avait
levé la suspension clinique partielle et confirmé que la Société
avait résolu de manière satisfaisante tous les problèmes de
suspension clinique. La FDA a déclaré que VITESSE pouvait
être poursuivie avec le protocole d’essai révisé.
Le 7 mars 2023, la Société a annoncé que le screening du
dernier patient aurait lieu au premier semestre 2024 et les
premiers résultats sont attendus au premier semestre 2025.
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1
PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
DBV_DEU_2024_CH01_GlobalPhase_FR.svg
La Société prévoit de recruter 600 sujets pour participer à
l’étude VITESSE, randomisés 2:1 actif contre placebo. Le
critère principal d’efficacité est le pourcentage de participants
ayant répondu au traitement dans le groupe actif par rapport
au groupe placebo au douzième mois. L’analyse de l’efficacité
principale comprend le critère de réussite selon lequel la
limite inférieure de l’intervalle de confiance de la différence
des taux de réponse entre les groupes actif et placebo doit
être supérieure ou égale à 15 %.
Un sujet répondeurest défini comme étant soit un sujet avec
une dose d’élicitation (DE) de base ≤ 30 mg qui atteint une DE
≥300 mg de protéines d’arachide au douzième mois, soit un
sujet avec une DE de base égale à 100 mg qui atteint une DE
≥ 600 mg de protéines d’arachide au douzième mois. Un test
de provocation alimentaire en double aveugle, contrôlé par
placebo (DBPCFC) sera administré au premier jour et au
douzième mois pour déterminer la DE d’un sujet à ces deux
moments. La Société a défini les critères d’inclusion sur la base de
la sensibilité aux protéines d’arachide pour qu’ils correspondent
aux patients allergiques à l’arachide présentant le plus grand
risque de réactions à l’ingestion accidentelle d’arachide et
ayant le plus grand besoin non satisfait. La Société a ajouté
une dose de 600 mg de protéines d’arachide au DBPCFC du
douzième mois pour augmenter la sensibilité de l’évaluation
de l’efficacité.
Les sujets appliqueront le patch modifié (soit Viaskin® Peanut
250 µg, soit un placebo) quotidiennement pendant une
période de 12 mois. La durée maximale de l’étude par sujet
est de 58 semaines : une période de screening de quatre
semaines, une période de traitement de douze mois et une
période de suivi de deux semaines. Au cours de la période de
dépistage, les sujets subiront une visite initiale de dépistage
avec évaluation de l’éligibilité en fonction du test cutané à
l’arachide (SPT) et des IgE sériques à l’arachide.
Les sujets qui répondront à ces critères seront soumis à un
DBPCFC pour confirmer leur allergie à l’arachide et établir une
DE d’entrée à l’arachide. Le DBPCFC de départ sera de 1 mg de
protéines d’arachide, et sera augmenté jusqu’à la dose unique
la plus élevée de 100 mg de protéines d’arachide.
Les sujets qui réagissent avec une DE à la dose de 100 mg de
protéines d’arachide ou à une dose inférieure sont considérés
comme éligibles. Au douzième mois, un DBPCFC post-
traitement sera effectué, avec une dose initiale de 3 mg de
protéines d’arachide, augmentant jusqu’à la dose la plus
élevée de 1 000 mg de protéines d’arachide selon le calendrier
suivant : 3, 10, 30, 100, 300, 600, 1 000 mg. Les critères
secondaires d’efficacité comprennent les changements de la
dose réactive cumulée, de la DE et de la gravité de la réaction
allergique au début du traitement et au douzième mois de la
provocation alimentaire. VITESSE évaluera également la
sécurité du patch Viaskin® Peanut modifié sur la base des
effets indésirables globaux, des réactions locales au point
d’administration et des réactions allergiques systémiques.
La notice d’utilisation de VITESSE (Instructions For Use, « IFU »)
demandera aux soignants d’appliquer un patch à peu près à la
même heure chaque jour, après avoir retiré le patch de la
veille. L’IFU mis à jour précise maintenant que Viaskin® Peanut
250 µg doit être porté pendant une journée aussi complète
que possible (c’est-à-dire 24 heures), avec une durée de port
quotidienne minimale de 20 heures chaque jour.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
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PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
1
L’adhésion du patch sera évaluée dans VITESSE afin d’affirmer
que le patch Viaskin® Peanut modifié fonctionne de manière
adéquate, ce qui est conforme aux exigences réglementaires
existantes pour les thérapies par patchs. Lors des discussions post-
PCH, nous sommes convenus avec la FDA qu’un test statistique
de l’adhésion sera inclus dans le plan d’analyse statistique de
VITESSE et avons examiné plus avant la collecte et l’interprétation
des données sur l’adhésion des patchs dans le contexte de la
nature nouvelle de la plateforme de patchs Viaskin®.
La Société a initié la sélection des patients pour VITESSE au
premier trimestre 2023 (le screening du premier patient en
février 2023, randomisé en mars), prévoit la randomisation du
dernier patient sélectionné au premier semestre 2024, et les
premiers résultats sont attendus au premier semestre 2025.
Le 23 septembre 2024, la Société a annoncé avoir dépassé son
objectif de recrutement (au total 654 sujets ont été recruté),
et clôturé le processus de sélection des sujets de l’étude
VITESSE, et que les principaux résultats de l’étude sont attendus
en Q4 2025.
Le 22 octobre 2024, la Société a annoncé des avancées
réglementaires positives pour le patch Viaskin® Peanut aux États-
Unis et en Europe, en particulier une procédure d’approbation
accélérée pour le patch Viaskin® Peanut chez les enfants âgés de 1
à 3 ans, en accord avec les directives de la FDA.
La Société a précisé qu’elle allait solliciter une réunion
formelle auprès de la FDA afin de préciser leurs directives dans
le cadre de la procédure d'approbation accélérée chez les
1 à 3 ans, ainsi que les composantes générales des deux
études concernées : l'étude d'innocuité COMFORT Toddlers,
qui doit être achevée avant le dépôt du BLA, ainsi que l'étude
de confirmation d'efficacité, y compris le troisième critère
d'approbation accélérée relatif au critère clinique intermédiaire.
La Société a annoncé que DBV prévoit que l'étude de
confirmation soit lancée au moment du dépôt du BLA, et se
déroule parallèlement à la commercialisation aux États-Unis, si
Viaskin® Peanut est approuvé.
Le 11 décembre 2024, la Société a confirmé l’alignement avec la
FDA sur la procédure d’approbation accélérée du patch Viaskin®
Peanut chez les enfants âgés de 1 à 3 ans, et a annoncé que DBV
Technologies et la FDA se sont mis d’accord sur les éléments
clés de l’étude COMFORT Toddlers chez les enfants âgés de 1 à
3 ans, y compris le nombre de patients et la méthodologie de
collecte et d’analyse du temps de port du patch.
La Société a confirmé que l’étude COMFORT Toddlers doit
débuter au deuxième trimestre 2025 afin de permettre le
dépôt d’une autorisation de licence biologique (BLA) pour le
patch Viaskin® Peanut chez les enfants âgés de 1 à 3 ans au
second semestre 2026.
Étude de sécurité supplémentaire
chez les enfants âgés de 4 à 7 ans allergiques
aux arachides
La Société prévoyait de lancer une étude de sécurité
supplémentaire (COMFORT Children) chez les enfants âgés de
4 à 7 ans allergiques aux arachides. COMFORT Children est
une étude de six mois, randomisée, en double aveugle contre
placebo, suivie d’un traitement actif d’une seule branche,
ouvert, sur une période de 12 mois. Les données de sécurité
supplémentaires générées par ce test DBPC de six mois venant
compléter les données de sécurité générées par l’essai
VITESSE, permettant de constituer une base de données de
sécurité contrôlée proche de 600 enfants âgés de 4 à 7 ans
traités par Viaskin® Peanut.
En juillet 2023, la Société a reçu des réponses écrites de la FDA
pour la réunion de type C concernant les deux études de
sécurité supplémentaires, connues sous le nom de COMFORT.
La FDA a accepté une étude d’une durée de six mois et une
randomisation 3:1 (actif : placebo) d’environ 400 sujets dans
l’étude COMFORT Toddlers en double aveugle et contrôlée par
placebo. Ni l’étude COMFORT Toddlers ni l’étude COMFORT
Children ne nécessiteront des tests de provocation par voie
orale pour y participer. Les deux études COMFORT évalueront
l’adhérence à l’aide des mêmes outils et mesures que ceux
utilisés dans l’étude VITESSE.
En octobre 2023, suite à la demande de clarification de la
Société, la FDA a fourni des réponses écrites sur les éléments
de conception du protocole pour les études de sécurité
supplémentaires COMFORT. Les protocoles COMFORT Toddlers
et COMFORT Children auront un langage harmonisé indiquant
comment le produit sera utilisé dans les essais. Ces
instructions sont plus simples et plus concises par rapport au
langage utilisé précédemment par DBV dans ses protocoles.
Pour COMFORT Children, les principaux critères d’inclusion
resteront les IgE spécifiques à l’arachide et les tests cutanés.
Un DBPCFC ne sera pas nécessaire pour COMFORT Children.
Le 22 octobre 2024, la Société a annoncé que l'étude
d'innocuité COMFORT Children devait débuter au deuxième
trimestre 2025.
Le 24 mars 2025, la Société a annoncé avoir conclu un accord
avec la FDA sur les données d’innocuité requises pour la
demande de licence de produit biologique (BLA) du patch
Viaskin® Peanut chez les enfants de 4 à 7 ans. La FDA a
accepté la proposition de la Société, selon laquelle les
données d’innocuité de l’étude de phase 3 VITESSE pour le
patch Viaskin® Peanut chez les enfants de 4 à 7 ans seront
suffisantes pour soutenir un dépôt du BLA pour cette tranche
d’âge. Par conséquent, l’étude complémentaire COMFORT
Children sur la sécurité ne sera plus nécessaire, ce qui accélère
le calendrier de dépôt du BLA pour le patch Viaskin® chez les
enfants de 4 à 7 ans allergiques à l’arachide.
22
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1
PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
1.3.3.3Viaskin® Milk
Le deuxième produit candidat de la Société, Viaskin® Milk, est
en cours de développement pour le traitement de l’allergie
aux protéines de lait de vache, (APLV), chez les enfants et
adolescents âgés de 2 à 17 ans. En septembre 2016, le produit
candidat pour le traitement de l’APLV, Viaskin® Milk, a reçu la
désignation « Fast Track » de la FDA.
En novembre 2014, la Société a initié l’étude MILES, un essai
de phase I/II multicentrique, en double aveugle contrôlé
contre placebo et randomisé, afin de déterminer la dose
optimale chez les enfants âgés de 2 à 11 ans et les adolescents
de 12 à 17 ans et d’étudier l’innocuité et l’efficacité de
Viaskin® Milk chez les patients souffrant d’APLV IgE-médiée.
L’étude est menée dans des centres cliniques sélectionnés aux
États-Unis et au Canada. 198 patients (18 patients durant la
partie A et 180 patients durant la partie B) ont été randomisés
pour le traitement sur approximativement 17 sites.
En juin 2015, la Société a terminé avec succès la phase Ib
(partie A de l’étude de phase Ib/II) permettant d’évaluer
l’innocuité de trois doses croissantes de Viaskin® Milk
(150 mg, 300 mg et 500 mg) contre placebo, pendant trois
semaines chez 18 patients. Le Comité de suivi des données
d’innocuité (DSMB) a recommandé la poursuite de l’étude et
n’a émis aucune réserve sur l’innocuité du produit.
En février 2018, la Société a annoncé les résultats préliminaires
de la partie B, ou phase II d’une étude de phase I/II évaluant,
chez 198 patients, l’efficacité et l’innocuité de trois doses de
Viaskin® Milk (150 µg, 300 µg, 500 µg) pour le traitement de
APLV. L’étude a été suivie d’une présentation lors du congrès
annuel 2018 de l’Académie européenne d’allergie et
d’immunothérapie clinique (l’EAACI) se déroulant à Munich, en
Allemagne. Présentation faite par le Dr Robert Wood et intitulée
« A double-Blind, Placebo-Controlled phase I/II Dose-Finding
Study of Viaskin® Milk in Children and Adolescents for the
Treatment of IgE-Mediated Cow’s Milk Protein Allergy (CMPA) :
Résultats de MILES ». Viaskin® Milk 300 µg s’est révélé être la
dose la plus efficace chez les enfants (intention de traiter (ITT) :
p = 0,042). La Société estime que ces premiers résultats
permettront d’engager les discussions avec les autorités
réglementaires mondiales sur les contours de futures études.
1.3.3.4Autres applications de la technologie Viaskin®
En plus des programmes de développement dans le domaine
des allergies alimentaires, la Société explore également le
potentiel de sa plateforme épicutanée Viaskin® pour,
notamment, le traitement des maladies inflammatoires et
auto-immunes dont les besoins médicaux sont importants et
encore non satisfaits. Ainsi, des essais de preuve de concept
visant à évaluer le potentiel de la technologie Viaskin® pour le
traitement de l’œsophagite à éosinophiles (EoE) et en tant que
plateforme d’administration pour un vaccin rappel contre la
coqueluche (Bordetella pertussis) ont été menés chez
l’homme. Les autres programmes de recherche de la Société à
un stade précoce comprennent notamment la maladie
cœliaque.
Développement d’outils de diagnostic
Afin de continuer à diversifier son pipeline de produits
candidats, la Société explore également l’utilisation de sa
plateforme technologique dans le développement d’outils de
diagnostic des allergies alimentaires. En mai 2016, la Société
avait annoncé une collaboration mondiale exclusive avec
Nestlé Health Science pour le développement et, s’il etait
approuvé, la commercialisation de MAG1C, un patch test
novateur, prêt à l’emploi et standardisé, destiné au diagnostic
de l’APLV non-médiée par IgE chez les nourrissons et enfants
de moins de 2 ans. Dans le cadre de cet accord, la Société était
en charge du développement de ce nouveau produit
pharmaceutique et, sous réserve de son approbation par les
autorités réglementaires, Nestlé Health Science en assurerait sa
commercialisation mondiale. La Société pouvant recevoir
jusqu’à 100 millions d’euros pour les différentes étapes de
développement clinique et d’enregistrement, ainsi que de
commercialisation du produit, incluant un paiement initial de
10 millions d’euros versés à la signature du contrat en juillet
2016. Dans le cadre du projet MAG1C, la Société avait lancé
une étude clinique de phase II.
Le 30 octobre 2023, Nestlé Health Science et DBV Technologies
ont convenu de mettre fin, à compter de la date effective de
signature, à l'accord qui définissait les conditions de
développement d’un patch test novateur, prêt à l’emploi et
standardisé, destiné au diagnostic de l’allergie aux protéines de
lait de vache chez les nourrissons et les enfants. En outre, les
parties ont convenu de mettre fin à l'étude APTITUDE menée
dans le cadre de la collaboration en raison de difficultés de
recrutement et non en raison de problèmes de sécurité.
La Société peut envisager des collaborations sélectives avec
des parties qui ont une expertise clinique et commerciale
pertinente dans d’autres zones géographiques, y compris
certains pays européens, et des administrations autres que les
allergies alimentaires.
Applications potentielles sur les biomarqueurs
La Société continue à explorer d’autres mécanismes cellulaires
modulés par l’EPIT® et notamment les biomarqueurs, en
collaboration avec des sociétés externes aux États-Unis et en
Europe. La Société estime qu’avec de meilleures connaissances
concernant l’évolution des biomarqueurs immunologiques et la
modulation épigénétique, il sera possible de connaître le
niveau de réponse des patients plus précocement au cours du
traitement, assurer le suivi et mesurer le niveau de tolérance
immunitaire une fois le traitement terminé. Au cours du
congrès de 2016 de l’EAACI à Vienne, en Autriche, la Société a
présenté des travaux qui suggèrent que la modélisation des
biomarqueurs peut être utilisée pour suivre la réponse des
patients au Viaskin® Peanut. Des recherches supplémentaires
sont actuellement planifiées pour confirmer les résultats de ces
premiers travaux.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
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Activité du Groupe
1
1.3.4Fabrication et approvisionnement
1.3.4.1La technologie propriétaire Viaskin®
La Société a mis au point une technologie de production pour le
patch Viaskin®, conçue conformément aux normes de production
pharmaceutiques les plus strictes, afin de permettre à Viaskin® de
délivrer des protéines par l’intermédiaire de la peau intacte. Ce
processus pharmaceutique innovant utilise un électrospray pour
pulvériser des couches de protéines homogènes, fines et sèches
sur le patch Viaskin®.
Ce processus « spray » consiste à appliquer une solution liquide
de protéines chargées électriquement sur le film du patch qui
se transforme alors en une fine couche de protéine sèche, qui
reste collée sur le support du patch. Cette technologie permet
de déposer des quantités très restreintes et précises de la
substance active, sans adjuvant. Le patch peut ensuite être
conservé à température ambiante. Cette technologie brevetée
est hautement évolutive et est conforme aux exigences
pharmaceutiques Good Manufacturing Pratice (GMP).
Les principes de la technologie Electrospray Viaskin® sont les
suivants :
Un débit de liquide constant dans un capillaire est soumis à
une haute tension électrique.
L’électrospray permet de transformer ce liquide chargé
électriquement en microgouttelettes et ensuite de les
guider le long des lignes du champ électrique sur le support
du patch où elles sèchent instantanément.
Quand les lignes du champ électrique sont dirigées vers le
patch Viaskin®, elles obligent les particules à se déposer
directement et uniquement sur le support du patch.
La technologie utilisée pour fabriquer Viaskin® permet d’obtenir :
un dépôt homogène de protéines sur le patch Viaskin® ;
une masse de substance active précise par patch Viaskin® ;
une taille et un dosage de dépôt de la substance active
modulable pour les études cliniques ;
le séchage instantané de la substance active déposée ;
une solubilité élevée de la substance active ; et
la possibilité de déposer sur le patch Viaskin® tant des
substances biologiques que des substances chimiques.
1.3.4.2Viaskin® est une technologie de fabrication hautement évolutive
La Société a signé un contrat de fabrication avec Sanofi pour la production des ingrédients pharmaceutiques actifs utilisés pour nos
produits candidats Viaskin®, tels que l’extrait de protéine d’arachide. Le processus de fabrication utilise ensuite la technologie
électrospray pour déposer l’ingrédient pharmaceutique actif sur le patch Viaskin®.
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2017 & 2020
Équipement ES GEN4
288 buses
Utilisé pour les lots cliniques
et les futurs lots commerciaux
Adapté pour la fabrication à l’échelle
commerciale
2023
Équipement ES GEN3.3
72 buses
Utilisé principalement pour
les lots cliniques
La technologie exclusive de fabrication Viaskin® rend difficile l’entrée d’autres acteurs sur ce marché, particulièrement en ce qui
concerne l’ingénierie et la production des produits candidats Viaskin®. La Société a développé, conçu et construit ses outils de
fabrication et a recours à des sous-traitants pour fabriquer les lots de patchs. La Société a signé un accord avec la société FAREVA
pour la fabrication de lots cliniques et commerciaux des patchs Viaskin® Peanut.
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1
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Activité du Groupe
1.3.5Recherche et développement
1.3.5.1Une recherche à la fois technologique et thérapeutique
La politique d’innovation de la Société comporte deux volets
complémentaires lui permettant à la fois de revendiquer le
statut de société « medtech » (recherche technologique) et de
« biotech » (recherche thérapeutique).
Depuis la création de la Société, l’essentiel des ressources a été
consacré aux activités de recherche et développement permettant
à la Société de disposer à ce jour d’une plateforme technologique
unique offrant une approche immunothérapeutique novatrice, et
d’un programme d’essais cliniques dans le domaine du traitement
des allergies alimentaires.
Les ressources disponibles sont aujourd’hui très largement
consacrées à l’exécution des programmes de développement
clinique qui constitue une des priorités fondamentales de la
Société. Cependant, la Société demeure convaincue du
potentiel unique de la technologie Viaskin® et reste déterminée
à promouvoir l’innovation technologique et scientifique autour
de sa plateforme technologique. Les principaux domaines
d’innovation sont les suivants : l’évolution et l’élargissement du
champ d’application de la technologie Viaskin®, le renforcement
du positionnement de l’immunothérapie épicutanée comme
une innovation médicale et scientifique majeure (dans le
domaine de l’allergie alimentaire ainsi que dans d’autres aires
thérapeutiques), la conception et le développement des
équipements de production, notamment sur la base de
technologies propriétaires telles que l’électrospray. En effet,
les équipements de production sont à ce jour conçus
intégralement par les équipes de R&D et mis à disposition des
sous-traitants fabriquant les patchs Viaskin®. Les équipements
de production ainsi conçus, fabriqués et qualifiés « GMP » sont
déjà opérants et permettent de fournir le matériel nécessaire
aux activités cliniques.
La Société comptabilise en charges ses dépenses de recherche et
développement conformément aux règles comptables en
vigueur (IAS 38) tant que les autorisations de mise sur le marché
ne sont pas obtenues. Le montant des dépenses de recherche et
développement au titre de l’exercice 2024 s’établit à 0,1 millions
de dollars et est composé pour l’essentiel de salaires ainsi que
d’honoraires versés aux partenaires réalisant les essais cliniques
pour le compte de la Société.
1.3.5.2Un Conseil scientifique composé de leaders d’opinion
En complément de ses propres équipes de recherche et
développement, la Société s’est entourée d’un Conseil
scientifique dont la Direction a été confiée au Dr Hugh Sampson.
Ce Conseil est composé de plusieurs membres dont la plupart
sont des experts mondialement reconnus dans le domaine de
l’immunologie, de l’immunothérapie et de l’allergie. Ils ont
accepté de se rendre disponibles pour conseiller la Société dans
chacune des étapes clés de ses programmes de développement
préclinique et clinique (identification et validation de nouvelles
opportunités, expertise scientifique, avis sur l’élaboration des
protocoles…).
Les membres du Conseil scientifique sont tous des leaders
d’opinion dans leurs domaines respectifs. La plupart d’entre eux
mènent des travaux scientifiques et cliniques remarquables,
notamment dans les domaines du diagnostic et traitement des
allergies alimentaires. Leur apport constitue un atout majeur
pour la Société.
Les membres du Conseil scientifique de la Société n’ont pas
bénéficié de l’octroi de bons de souscription d’actions en 2024
(se reporter au paragraphe 4.3.5.2 du présent document).
1.3.6Propriété intellectuelle
Le portefeuille de brevets de la Société comporte des demandes
de brevets en cours d’examen et des brevets délivrés aux États-
Unis et dans d’autres pays. À la date du présent document, les
brevets concernant le patch électrostatique Viaskin® ainsi que
les brevets concernant les méthodes de désensibilisation aux
allergènes ont été délivrés dans les pays représentant les
principaux marchés, en particulier les États Unis, certains pays
de l’Union Européenne, le Canada et l’Australie. La Société
détient également des brevets, du savoir-faire et des secrets de
fabrication couvrant en partie la méthode de fabrication du
patch Viaskin® utilisant la technologie électrospray. Ces brevets
et ces demandes sont généralement classés en cinq grandes
catégories :
deux brevets américains dont la propriété est partagée avec
l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris («  AP-HP ») et
l’Université Paris Cité concernant le patch électrostatique
Viaskin® et son utilisation, ayant expirés en 2022 ;
brevets et demandes de brevets dont la Société est propriétaire
concernant une méthode de fabrication par électrospray du
patch électrostatique Viaskin®, qui pourraient expirer au plus
tard en 2029 ;
brevets et demandes de brevets dont la propriété est partagée
avec l’AP-HP et l’Université Paris Cité concernant le traitement
des allergies, notamment à l’arachide, par la technologie de
patch Viaskin®, qui pourraient expirer dès 2028 ;
brevets et demandes de brevets dont la Société est propriétaire
portant sur la conception de différents composants du patch
Viaskin®, qui pourrait expirer dès 2032 ; et
une série d’autres demandes de brevet et brevets dont la
Société est propriétaire ou dont la propriété est partagée
concernant, par exemple, les utilisations prophylactiques de
la technologie du patch Viaskin®, une version améliorée du
Patch Viaskin® ou le traitement d’autres indications par la
technologie du patch Viaskin®, ainsi que d’autres technologies
liées à l’allergie.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
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1
Un brevet américain (US) peut faire l’objet d’une extension de
sa durée de protection s’il répond à certains critères en vertu
de la loi américaine intitulée Drug Price Competition and
Patent Term Restoration Act de 1984 (dite Hatch-Waxman)
pour tenir compte d’au moins en partie, de la durée, après la
délivrance du brevet, pendant laquelle le produit couvert par le
brevet a été en cours de développement et a été soumis à
l’examen réglementaire. La loi Hatch-Waxman permet ainsi de
prolonger la durée d’un seul brevet américain couvrant ledit
produit. La prolongation de la durée du brevet ne peut être
supérieure à cinq ans après l’expiration du brevet non prolongé
ou 14 ans à compter de l’homologation du médicament ou du
dispositif par la FDA, la première date l’emportant. Certaines
juridictions étrangères ont des conditions analogues concernant
la prolongation de la durée des brevets couvrant un
médicament ou un dispositif médical approuvé par l’agence de
réglementation étrangère compétente. Ainsi, un mécanisme
similaire existe dans l’Union européenne, à savoir le Certificat
Complémentaire de Protection (CCP) (règlement (CE) n° 469/2009
concernant le certificat complémentaire de protection pour les
médicaments).
Dans le futur, si le patch Viaskin® reçoit l’approbation de la
FDA, la Société prévoit de soumettre alors une demande de
prolongation de la durée (Patent Term Extension) pour le
brevet qui apportera la meilleure position d’exclusivité s’il est
prolongé.
1.3.6.1Politique de protection de la propriété intellectuelle
L’obtention de brevets sur ses technologies constitue pour la
Société un enjeu important. Aussi, la protection de ses inventions
(techniques et méthodes) par le dépôt de demandes de
brevets est systématiquement privilégiée par la Société.
La technologie propriétaire du patch Viaskin® ainsi que ses
domaines d’application sont aujourd’hui protégés par environ
15 familles de brevets, comprenant des brevets délivrés
(incluant les pays de validation des brevets européens) et
environ 30 demandes de brevets en cours d’examen devant
les offices de brevets au niveau mondial.
Le portefeuille de brevets associé à la technologie propriétaire
du patch Viaskin® peut être divisé en quatre groupes.
Les trois premiers groupes sont les principaux et couvrent la
majorité des innovations de la Société :
1er groupe : dispositif d’administration épicutanée : le Viaskin®,
patch électrostatique ;
2e groupe : techniques de fabrication du dispositif, et en
particulier le dépôt d’antigène ou d’allergène dans le patch ;
3e groupe : méthodes thérapeutiques par voie épicutanée
(immunothérapie) ou prophylactiques par voie épicutanée
(méthodes de vaccination).
Un quatrième groupe de brevets, que l’on peut qualifier de
secondaire, complète la propriété intellectuelle de la technologie
Viaskin®. Ces brevets ont une couverture géographique réduite
par rapport aux brevets principaux.
L’élaboration, la rédaction et le suivi des demandes de brevets
sont confiés, au sein de la Société au service juridique qui
travaille en liaison étroite avec le cabinet français Becker et
Associés, et avec le cabinet américain Sheppard Mullin, d’autre
part, les États-Unis représentant le premier marché de la
Société pour l’allergie à l’arachide.
Certains brevets ou demandes de brevets issus d’une
coopération avec l’AP-HP et l’Université Paris Cité, sont détenus
en copropriété avec ces organismes. Dans tous les cas, la
Société détient la jouissance exclusive des droits d’exploitation
commerciale des inventions concernées en copropriété avec
l’AP-HP et l’Université Paris Cité. Un contrat définit les
redevances que la Société devra verser à ses copropriétaires (se
référer au paragraphe 1.3.7.1).
1.3.6.2Nature et couverture des brevets
Les brevets accordés et les demandes de brevets en cours sont
une image fidèle des travaux de recherche et développement et
du rythme de la R&D de la Société. Ils peuvent être aussi l’expression
d’une stratégie défensive pour bloquer les contrefaçons.
1.3.6.2.1Dispositif d’administration épicutanée
La famille de brevets de base de la Société, Viaskin® I (P0101)
définissant le patch électrostatique a expiré en 2022. Cette
famille a été complétée par une seconde famille, celle du
Viaskin® II (P0104), qui a complété la protection en précisant
notamment la technique électrostatique de dépôt des poudres.
La famille Viaskin® II protège le patch Viaskin® développé par la
Société y compris pour des applications en prophylactique
(vaccination) que thérapeutique (immunothérapie) ou diagnostic.
Cette famille de brevets pourrait expirer en 2027.
Cette famille est détenue, en copropriété, par la Société, par
l’AP-HP et par l’Université Paris Cité. Conformément au
règlement de copropriété applicable à cette famille de
brevets, la Société dispose à titre exclusif de l’ensemble des
droits d’exploitation commerciale de la famille Viaskin® II.
Une version améliorée du patch Viaskin® fait l'objet d'une famille
de brevets récemment déposée (P0125) ; la Société en est seule
propriétaire. La date de priorité la plus ancienne est 2021, et la
demande internationale a été publiée en 2023. En 2024, des
demandes de phase nationale/régionale ont été déposées
auprès de plus de 15 offices de brevets dans le monde. S'ils sont
accordés, les brevets de cette famille devraient expirer en 2042.
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Activité du Groupe
1.3.6.2.2Techniques de fabrication
Il y a deux familles dans ce groupe pour l’instant. La première
famille(P0107) concerne l’utilisation de l’électrospray pour le
dépôt de protéines, demande déposée en 2009, d’abord en
France où le brevet a été accordé, puis par la voie du PCT
(Patent Cooperation Treaty), dans les pays suivants : Australie,
Canada, Chine, Israël, Japon, Corée du Sud, et Inde. La
seconde famille de brevets (P0121) concerne une technologie
de dépôt de protéines sur un patch par electroflow focusing et
comprend des demandes de brevets en cours d’examen en
Chine, en Europe, aux États-Unis, en Australie, en Inde, au
Japon et en Corée du Sud. La Société partage la propriété de
cette seconde famille de brevets avec UCL Business PLC.
1.3.6.2.3Méthodes de traitement
Famille EPIT®
Née de la méthode du patch-test et de l’expérience acquise
par le développement du premier produit de la Société
(Diallertest) qui a montré la puissance, à la fois du dispositif et
de la voie d’administration pour déclencher une réaction
immunitaire de l’organisme, l’immunothérapie spécifique
épicutanée (EPIT®) fait l’objet d’une demande de brevet
particulière, déposée en 2007. Cette demande couvre toute
méthode de désensibilisation par voie cutanée utilisant un
patch appliqué sur peau non modifiée par un traitement
préalable à l’application du patch. Cette particularité
représente le point fort de la technique en matière de sécurité
d’utilisation, essentielle à son adoption par les autorités et par
les patients. Ainsi, cette famille de brevets (P0109) protège de
façon générale la méthode EPIT® de désensibilisation par la
voie épicutanée. Les brevets ont été accordés en France, dans
certains pays européens, États-Unis, Australie, Chine, Japon,
Inde, Israël et Corée du Sud ; une demande de prolongation
est par ailleurs en cours d’examen aux États-Unis, tandis que
d’autres demandes divisionnaires couvrant spécifiquement
l’application aux protéines de lait, de l’œuf ou de l’arachide
ont été délivrées aux États-Unis. Cette famille de brevets fait
apparaître le rôle essentiel d’une réaction immunologique au
niveau de la peau conduisant à la désensibilisation. Cette
famille de brevets couvre les applications de l’approche
épicutanée à la désensibilisation et inclut l’utilisation de tout
allergène alimentaire ou respiratoire. C’est donc une famille de
brevets très large concernant la plateforme que développe la
Société. Cette famille est détenue par la Société en copropriété
avec l’AP-HP et l’Université Paris Cité. Une nouvelle famille de
brevets (P0124), au nom de la Société, concernant la
désensibilisation à la noix de cajou a été déposée en 2021 et
comprend des demandes en cours d’examen en Australie, au
Canada, en Europe, en Israël, au Japon, au Mexique, en
Nouvelle Zélande et aux États-Unis.
Famille Traitement de désensibilisation
à l’arachide
Produit phare de la Société, avec un marché pour une grande
part situé en Amérique du Nord, le traitement de l’allergie à
l’arachide par voie épicutanée a fait l’objet d’une demande de
brevet spécifique international déposée en 2008, puis de
demandes de brevets en phase nationale ou régionale dans
d’autres pays. Cette famille de brevets (P0110) bénéficie de la
date de priorité de la demande EPIT®, c’est-à-dire 2007. Elle
est également détenue en copropriété par la Société, l’AP-HP
et l’Université Paris Cité. Le brevet délivré aux États-Unis
pourrait bénéficier d’une prolongation de durée aux États-Unis
jusqu’en 2034 en vertu d’une « Patent Term Extension » à
l’issue de l’autorisation de mise sur le marché par la FDA.
Cette famille de brevets inclut des brevets accordés par des
offices de brevet en Europe, en Australie, au Japon, en Corée
du Sud, en Chine, en Inde, en Israël et au Canada.
Famille Marche allergique
(ou vaccin anti‑allergie)
Le traitement de l’allergie par voie épicutanée montre chez les
souris non seulement une efficacité spécifique mais également
des vertus de prévention des autres allergies. En tant que
telle, l’EPIT® pourrait être conçue comme un traitement
préventif de l’allergie. La famille de brevets (P0114) a été
accordée par des offices de brevets en Australie, au Canada,
en Chine, en Israël, en Corée du Sud, au Japon et en Europe.
Famille Traitement de l’eczéma
Directement issu de la recherche préclinique de la Société, cette
invention (P0111) propose de traiter les patients atteints d’eczéma
par immunothérapie spécifique. L’EPIT® se révèle efficace pour
soulager l’eczéma lorsque le patient souffre également d’allergie.
Le brevet a été délivré par l’Office européen des brevets.
Famille Traitement de l’œsophagite
à éosinophiles
De la même façon, l’œsophagite à éosinophiles chez un sujet
allergique semble répondre rapidement au traitement par
EPIT®. La famille de brevets (P0112) comprend des brevets
accordés par des offices de brevets en Europe, en Australie, au
Canada, au Japon et aux États-Unis.
Famille Vaccination
Le principe de la vaccination épicutanée utilisant la
technologie du patch Viaskin® est couvert par une famille de
brevets (P0108) déposée en 2007, dont les brevets ont été
accordés en France, en Europe, aux États-Unis, en Australie,
au Japon, au Canada, en Inde, en Corée du Sud et en Israël.
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27
PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
1
Famille B. Pertussis vaccination
Cette famille (P0119), en copropriété avec BioNet-Asia Co., Ltd,
concerne une méthode de vaccination utilisant notamment
l’antigène de la toxine de B. Pertussis dans une méthode de
vaccination utilisant le patch Viaskin® appliqué après préparation
spécifique de la peau. Cette famille comprend un brevet délivré
aux États-Unis et des demandes en cours d’examen en Europe et
aux USA.
Famille Boost
Il s’agit d’une application particulière de la vaccination, le boost
s’adressant à des patients possédant un certain niveau
d’immunité pré-existante et nécessitant un rappel de vaccination.
L’invention émane d’une recherche commune de la Société et
de l’Université de Genève. Cette famille de brevets (P0113)
comprend des brevets délivrés par des offices de brevets en
Australie, au Canada, en Israël, au Japon, et en Europe.
Famille RSV Vaccination
Cette famille de brevets (P0123), en copropriété avec Virometix
AG, concerne une méthode de vaccination utilisant une
nanoparticule porteuse d’un antigène du virus respiratoire
syncytial (RSV) dans une méthode de vaccination par voie
épicutanée utilisant notamment le patch Viaskin®. Cette famille de
brevets comprend des demandes en cours d’examen en Europe et
aux États-Unis.
1.3.6.2.4Brevets secondaires
Famille « Strip »
Cette famille de brevets (P0105) revendique un patch en deux
parties comprenant une feuille pelable permettant l’exfoliation
de la peau avant la mise en contact de la substance active
contenue dans le patch. Brevet délivré en France, aux
États‑Unis et en Europe.
Famille « patch-Bracelet »
Cette famille de brevets (P0106) revendique une fixation originale
du patch. Brevet délivré en France, en Europe et aux États-Unis.
Viaskin® brevet « microcontour »
Cette famille de brevets (P01013) comprend des brevets
délivrés en Europe et couvre un patch dermique possédant
des propriétés électrostatiques et pouvant inclure une substance
pour application topique ; le patch possédant également des
micro-reliefs.
Encapsulated food allergen
Cette famille de brevets (P0117) concerne une composition
pharmaceutique pour l’administration par voie orale d’un
allergène alimentaire, de manière contrôlée et sûre. La
composition revendiquée peut être notamment utilisée dans
le cadre d’essais cliniques pour la réalisation de test de
« challenge ». Cette famille comprend des brevets délivrés en
Australie, Israël, Japon, Corée du Sud, Mexico et États-Unis.
Les demandes sont en cours d’examen au Brésil, Canada,
Chine et Europe.
1.3.6.3Territoires protégés
Toutes les demandes de brevets de la Société s’appuient sur la procédure de demande internationale de brevets (PCT). Les
territoires retenus in fine dépendent de l’importance stratégique de la famille de brevets. Pour les familles de brevets les plus
importantes, les territoires retenus comprennent généralement :
les États-Unis et le Canada ;
les pays d’Europe ;
Israël ;
le Brésil ;
le Japon et la Corée du Sud ;
l’Australie ;
l’Inde ;
la Chine.
En Europe, les pays retenus pour validation après délivrance du titre européen sont au moins la France, l’Allemagne, le Royaume-
Uni, l’Espagne et l’Italie.
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1
PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
Tableau récapitulatif des familles de brevets détenues par DBV Technologies
Réf. (*)
Famille
Date de priorité (**)
Date d’expiration
Statut
Pays où le brevet est obtenu
Pays où la demande
est en cours
Brevets détenus en copropriété par DBV et l’AP-HP – Université Paris Cité
PCT/FR2002/00804
Viaskin® I
mars 2001
États-Unis : juillet 2022
Autres pays : mars 2022
Expiré
Délivré aux États-Unis,
en Europe, au Canada,
en Australie, en Chine,
en Eurasie, en Russie, à Hong
Kong, au Japon, en Corée
du Sud
PCT/EP2007/053975
Viaskin® II
États-Unis :
mars 2001
(CIP de Viaskin® I)
Autres pays : avril
2006
États-Unis : juillet 2022
expiré
Autres pays : avril 2027
Délivré aux États-Unis,
en Europe, en Afrique
du Sud, en Russie,
en Australie, au Mexique,
en Corée, en Nouvelle-
Zélande, au Japon, en Israël,
au Brésil, et en Inde
PCT/FR2008/052199
Méthode
EPIT®
décembre 2007
États-Unis : avril 2031
Autres pays :
décembre 2028
Délivré en France,
en Australie, en Chine,
au Japon, aux États-Unis,
en Inde, en Israël, en Europe
et en Corée du Sud
Demande
de prolongation
en cours
aux États‑Unis
PCT/EP2008/066737
Peanut
Immunothera
py
décembre 2007
(États-Unis)
États-Unis :
décembre 2029
Autres pays :
décembre 2028
Délivré en Australie,
aux États-Unis, au Japon,
en Corée du Sud, en Chine,
en Inde, en Europe, en Israël
et au Canada
Brevets détenus par DBV en pleine propriété
PCT/FR2005/050397
Microcontour
mai 2005
mai 2025
Délivré en Europe
PCT/FR2008/050252
Strip
février 2007
février 2028
Délivré en France, en Europe
et aux États-Unis
PCT/FR2008/050419
Bracelet
mars 2007
mars 2028
Délivré en France,
aux États‑Unis et en Europe
PCT/FR2009/050094
Électrospray
janvier 2008
janvier 2029
Délivré en France, en Chine,
en Australie, en Corée
du Sud, au Japon, au Canada,
en Inde, et en Israël
PCT/FR2008/052198
Vaccination
décembre 2007
États-Unis :
septembre 2030
Autres pays :
décembre 2028
Délivré en France,
en Australie, aux États-Unis,
au Japon, au Canada,
en Inde, en Corée du Sud,
en Europe et en Israël
PCT/EP2010/053219
Traitement
de l’eczéma
mars 2009
Autres pays : mars 2030
Délivré en Europe
PCT/EP2010/063019
Traitement
de l’œsophagi
te
septembre 2009
Autres pays :
septembre 2030
Délivré en Europe,
aux États‑Unis, au Japon,
en Australie et au Canada
PCT/EP2011/055991
Viaskin boost
avril 2010
avril 2031
Délivré en Australie
en Europe, en Israël,
au Canada et au Japon
PCT/EP2013/052163
Marche
allergique
février 2012
Autres pays :
février 2033
Délivré au Canada, en Chine,
en Corée du Sud, Israël,
au Japon et en Europe
PCT/EP2015/067853
Encapsulated
food allergen
août 2014
Autres pays : août 2035
Délivré en Australie, Israël
au Japon, en Corée du Sud,
au Mexique et aux États-Unis
Examens nationaux
au Brésil, au Canada,
en Chine,
et en Europe
Demande de brevet détenue en copropriété par DBV et BioNet Asia
PCT/EP2019/068324
B. pertussis
Vaccination
juillet 2018
2039
Examens nationaux
en Europe
et aux États-Unis
Demande de brevet détenue en copropriété par DBV et University College London (UCL)
PCT/EP2020/068124
Electroflow
Focusing
juillet 2019
Examens nationaux
en cours en Chine,
en Europe,
aux États‑Unis,
en Australie, en Inde,
au Japon, et en Corée
du Sud
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Activité du Groupe
1
Réf. (*)
Famille
Date de priorité (**)
Date d’expiration
Statut
Pays où le brevet est obtenu
Pays où la demande
est en cours
Demande de brevet détenue en copropriété par DBV et Virometix AG
PCT/EP2021/076367
RSV
Vaccination
septembre 2020
2041
Demandes
de brevets en cours
en Europe
et aux États-Unis
Demande de brevet détenue par DBV en pleine propriété
PCT/EP2021/070036
Cashew
juillet 2021
2041
Demandes
de brevets en cours
en Australie, Canada,
Europe, Israël, Japon,
Mexique, Nouvelle
Zélande et États-Unis
Demande de brevet détenue par DBV en pleine propriété
PCT/EP2022/078796
Improved
patches
octobre 2021
2042
Demandes
de brevets en cours
en Australie,
au Brésil, au Canada,
en Chine, auprès
de l’Organisation
eurasienne
des brevets, Europe,
Inde, Indonésie,
Israël, Japon,
Mexique, Nouvelle-
Zélande, Philippines,
Afrique du Sud,
Corée du Sud,
Thaïlande, États-Unis
* Pour chaque famille de brevets, le numéro de référence correspond au numéro de dépôt de la demande PCT. Une Demande Internationale PCT permet de solliciter
une protection dans de nombreux pays par le biais de dépôts nationaux ou régionaux s’appuyant sur cette demande.
** La date de priorité correspond à la date du premier dépôt (demande prioritaire) effectué pour la famille de brevets considérée. La durée de protection d’un brevet se
calcule à partir de sa date de dépôt et est de 20 ans sous réserve que les taxes de maintien en vigueur soient acquittées. Lorsque le brevet couvre un médicament
ayant reçu une autorisation de mise sur le marché, le brevet est susceptible de bénéficier d’une extension de sa durée de protection dans certains pays. La durée
maximale de cette extension et les conditions de son obtention varient selon la législation en vigueur dans le pays considéré.
Le délai d’instruction des demandes de brevets reste assez
variable. Entre le dépôt de la demande et son acceptation (ou
son rejet définitif), il faut compter en moyenne 2-3 ans en
France, 4-5 ans au niveau européen, et 2-4 ans aux États-Unis.
La procédure peut être plus longue si des recours doivent être
formés, ou si des oppositions sont subies, par exemple. Un
examen accéléré est possible devant certains offices, dont
l’Office européen des brevets et l’US Patent & Trademark
Office, ce qui peut permettre de raccourcir le délai d’instruction.
Dans la majorité des cas, les demandes de brevets sont
publiées 18 mois après leur dépôt et, en Europe, un rapport de
recherche est émis par l’Office dans l’année qui suit le dépôt.
1.3.6.4Autres éléments de propriété intellectuelle
La Société est notamment titulaire des marques « Viaskin® »,
« EPIT », « ABYLDIS » et « ABYLQIS » pour lesquelles elle
bénéficie d’une couverture d’enregistrement, au niveau
national et international, couvrant la plupart des territoires
d’intérêt pour la Société. La Société détient également d’autres
marques déposées, qui bénéficient également d’une couverture
d’enregistrement, au niveau national et international.
Enfin, la Société est également titulaire à ce jour de plusieurs
noms de domaines reprenant les noms de marque et la
dénomination sociale de la Société.
30
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1
PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
1.3.6.5Rétablissement de la durée d’un brevet et exclusivité commerciale
aux États‑Unis
En fonction du calendrier, de la durée et des dispositions
particulières de l’approbation de la demande de BLA accordée
aux produits candidats de la Société par la FDA (correspondant
à l’Autorisation de Mise sur le Marché), certains de ses brevets
américains pourraient être éligibles à une extension limitée de
leur durée en vertu du Drug Price Competition and Patent
Term Restoration Act (loi américaine sur la concurrence
fondée sur le prix des médicaments et le rétablissement de la
durée d’un brevet) de 1984, loi également baptisée « Hatch-
Waxman Amendments ». Elle autorise une extension de la
durée d’un brevet pendant un maximum de cinq ans pour
compenser le temps perdu pendant le développement du
produit et le processus d’examen réglementaire de la FDA.
Toutefois, l’extension de la durée d’un brevet ne peut
permettre la prolongation de la durée restante dudit brevet
au-delà de 14 ans à compter de la date d’approbation de la
demande de BLA. L'extension de la durée d’un brevet est
généralement équivalente à la moitié du temps écoulé entre
la date de demande d’investigation d’un nouveau médicament
(IND) et la date de soumission d’une demande de licence
biologique (BLA), auquel s’ajoute le temps écoulé entre la date
de dépôt du BLA et son approbation, sauf que la prolongation
est réduite de toute période pendant laquelle le demandeur
n'a pas fait preuve de la diligence requise. Seul un brevet
protégeant un médicament approuvé est éligible pour
l’extension, et ce pendant les 60 jours suivant l’approbation
du BLA. Par ailleurs, la demande d’extension doit être soumise
avant l’expiration du brevet, bien que des demandes
« provisoires » d'une durée maximale d'un an chacune
puissent être déposées si l'approbation du produit est prévue
après l'expiration du brevet. L’U.S. Patent and Trademark
Office (USPTO), en consultation avec la FDA, examine et
approuve la demande d’extension de la durée d’un brevet.
À l’avenir, la Société pourra demander l’extension de la durée
des brevets sous licence ou qu’elle détient actuellement afin
de prolonger leur cycle de vie au-delà de leur date d’expiration
actuelle, en fonction de la longueur prévue des essais cliniques
et d’autres facteurs impliqués dans le dépôt du BLA pertinent.
Une voie d’approbation abrégée pour les produits biologiques,
dont il a été démontré qu’ils sont similaires à, ou interchangeables
avec un produit biologique de référence approuvé par la FDA,
a été créée par le Biologics Price Competition and Innovation
Act (loi américaine sur la concurrence et l’innovation des prix
des produits biologiques) de 2009, qui faisait partie de la loi
Affordable Care Act (ACA ou « Obamacare », loi sur les soins
abordables). La biosimilarité, qui exige que le produit
biologique soit hautement similaire au produit de référence,
en dépit de différences mineures dans les composants
cliniquement inactifs, et qu’il n’existe aucune différence
cliniquement significative entre le produit biologique et le
produit de référence en termes de sécurité, de pureté et
d’efficacité, peut être mise en évidence à l’aide d’études
analytiques, d’études animales et d’une ou de plusieurs
études cliniques. L’interchangeabilité requiert qu’un produit
biologique soit biosimilaire au produit de référence et qu’il
puisse être attendu du produit qu’il donne les mêmes
résultats cliniques que le produit de référence chez n’importe
quel patient et, pour les produits administrés à plusieurs
reprises, que le produit et le produit de référence puissent
être alternés et échangés après que l’un d’entre eux a été
administré antérieurement sans majorer ni les risques pour la
sécurité ni les risques de réduction de l’efficacité relatifs à
l’utilisation exclusive du produit biologique de référence.
Une période d’exclusivité de douze ans est accordée à un
produit biologique de référence à compter de la date du
premier octroi de licence pour ce produit, et la FDA
n’acceptera pas de demande pour un produit biosimilaire
s’appuyant sur le produit de référence jusqu’à quatre (4) ans
suivant l’approbation de la demande de BLA. Le premier
produit biologique soumis en vertu de la voie d’approbation
abrégée, déterminé comme étant interchangeable avec le
produit de référence, bénéficie de l’exclusivité par rapport aux
autres produits biologiques pour lesquels une demande est
déposée en vertu de la voie d’approbation abrégée pour la
plus courte période entre (1) un an après la première mise sur
le marché, (2) 18 mois après l’approbation en l’absence de
contestation judiciaire, (3) 18 mois après la résolution, en
faveur de la partie requérante, d’un procès mettant en cause
les brevets biologiques si une demande a été soumise ou
(4) 42 mois après l’approbation de la demande si un procès est
en cours dans les 42 mois.
L’exclusivité pédiatrique est un autre type d’exclusivité
commerciale réglementaire aux États-Unis. Si elle est
accordée, elle prolonge de six mois les périodes d’exclusivité
existantes et la durée du brevet. Cette exclusivité de six mois,
qui court à compter de la fin d’une autre protection exclusive
ou de la durée du brevet, peut être accordée en fonction de la
réalisation volontaire d’un essai pédiatrique, conformément à
une « demande écrite » délivrée par la FDA pour l’essai
clinique en question.
(1)« Ventes Nettes » signifie le montant des ventes HT de produits (sous toutes leurs formes) facturées à des tiers, y compris les distributeurs, par la Société ou ses
affiliées, après déduction des remises commerciales traditionnelles, des avoirs résultant des retours de produits dans chaque pays du territoire, étant entendu que
lesdites réductions commerciales cumulées ne pourront excéder quinze pour cent (15 %) du montant des ventes. Les Ventes Nettes n’incluent pas les ventes de
produits entre la Société et ses affiliées ou entre ses affiliées entre elles. Les Ventes Nettes incluent uniquement les ventes entre une affiliée (ou la Société) et un tiers
(et non pas la vente entre la Société et l’affiliée ou entre affiliées). Elles n’incluent également pas les ventes ou transferts réalisés dans le cadre d’opérations
humanitaires, ni celles réalisées dans le cadre d’études cliniques.
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31
PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
1
1.3.7Principaux contrats
1.3.7.1Contrats de collaboration, de recherche, de prestations de services
et de licences accordés par la Société ou concédés à cette dernière
Recherche et Développement en collaboration
avec l’AP-HP et l’Université Paris Cité
Dans le cadre de ses activités de praticien hospitalier de l’AP‑HP,
Monsieur Christophe Dupont a collaboré avec la Société à la
mise au point du patch Viaskin® (décrit au paragraphe 1.3.4),
destiné notamment à dépister l’état de sensibilisation d’un sujet
à un allergène, ainsi qu’à son procédé de fabrication et
d’utilisation.
Cette collaboration a débouché sur l’obtention au nom de la
Société des brevets suivants mentionnant Monsieur Christophe
Dupont en qualité de co-inventeur :
Viaskin® 1 : Brevet EP 1367944 obtenu le 13 octobre 2004 et
le brevet US 7 722 897 obtenu le 25 mai 2010 ;
Viaskin® 2 : Brevet US 7 635 488 déposé aux États-Unis et
obtenu le 22 décembre 2009 ; brevet européen EP 2010063
obtenu le 21 novembre 2018.
La Société, l’AP-HP et l’Université Paris Cité, ci-après ensemble,
« les parties ») ont conclu en décembre 2008 un contrat valant
règlement de copropriété et de cession-développement et licence
organisant le régime de la copropriété ainsi créée entre les parties
et la concession de droit exclusif d’exploitation desdits brevets
principaux américains et étrangers et de ceux qui pourraient
résulter de leur perfectionnement. Il en est ainsi des brevets
« Méthode EPIT® (P0109) » et « Peanut Immunotherapy
(P0110) », considérés comme des brevets dérivés des deux
principaux brevets mentionnés ci-dessus.
Il résulte de ce contrat une copropriété des brevets selon les
quotes-parts suivantes :
90 % pour DBV Technologies ;
5 % pour l’AP-HP ;
5 % pour l’Université Paris Cité.
Au terme de ce contrat, la Société bénéficie d’une jouissance
exclusive de tous les droits attachés aux brevets sous réserve
du droit reconnu à l’AP-HP et à l’Université Paris Cité d’exploiter la
technologie couverte à des seules fins de recherche interne non
commerciales. Il est convenu que l’exploitation commerciale des
brevets est réservée exclusivement à la Société, à tout tiers qui
lui succéderait dans ses droits, à tout cessionnaire et à tout
licencié ou sous-licencié librement désigné par la Société.
Désignée en qualité de responsable des brevets, la Société s’est
engagée à verser à l’AP-HP (qui paiera à son tour l’Université
Paris Cité) en contrepartie de la concession des droits
d’exploitation les sommes indiquées ci-après, après déduction
des frais de gestion des brevets et des frais de développement
clinique des produits. Les frais de développement clinique des
produits sont plafonnés à un montant maximal cumulé de
déduction pendant la durée du contrat de 6 millions d’euros :
pour l’exploitation directe :
des redevances de 2 % des Ventes Nettes (1) de tout produit
utilisant au moins en partie la technologie couverte par les
deux brevets principaux seuls ou combinés avec un ou
plusieurs brevets dérivés,
des redevances de 1 % des Ventes Nettes de tout produit
utilisant au moins en partie les brevets dérivés seuls sans
utilisation des deux brevets principaux ;
pour l’exploitation indirecte, des redevances de 2 % des
revenus des licences ou sous-licences exclusives ou non
perçues par la Société.
Si la Société ne vend aucun de ses produits candidats couverts
par les brevets partagés dans les 30 mois suivant la date de la
première commercialisation de ses produits candidats, l’AP-HP
peut, moyennant un préavis de six mois et sous réserve de
certaines exceptions, convertir la licence exclusive pour
l’utilisation commerciale des brevets partagés en une licence
non exclusive.
Toute partie peut mettre fin au contrat en cas de violation
substantielle de l’autre partie qui n’est toujours pas remédiée
six mois après la réception d’une notification écrite en ce sens.
L’accord sera également résilié si la Société cesse de manière
totale ou partielle ses activités ou si la Société est soumise à
une dissolution ou à une procédure de faillite.
Conclu pour une durée s’achevant à l’expiration, l’annulation
ou l’abandon du dernier brevet, ce contrat est conclu intuitu
personae, et à ce titre, il est incessible et intransmissible sans
l’accord de l’autre partie. La quote-part de copropriété de tout
ou partie des brevets concernés est librement cessible, sous
réserve d’un droit de préemption accordé aux autres parties.
En l’absence de résiliation anticipée, l’accord prendra
automatiquement fin à l’expiration, l’annulation ou l’abandon
du dernier brevet partagé. En cas de résiliation de l’accord, la
Société n’aurait plus le droit exclusif d’utiliser commercialement
les brevets partagés, mais la Société conserverait ses droits de
propriété partagés. En outre, la participation de la Société dans
certaines améliorations apportées conjointement, et couvertes
par, ou s’appuyant sur, au moins un des brevets partagés,
survivrait à la résiliation de l’accord. Les droits de brevets les
plus anciens qui ont été concédés en vertu de l’accord
devraient actuellement expirer en 2031, en l’absence de
prolongation de la durée du brevet.
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1
PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
1.3.7.2Autres contrats significatifs
Au cours des dernières années, la Société a conclu les trois
contrats significatifs suivants :
Accord stratégique de fabrication avec Sanofi (API)
La Société a conclu le 5 mars 2013 un accord stratégique de
fabrication avec Sanofi pour la production de ses principes
actifs pharmaceutiques (API) du Viaskin®, tels que l’extrait de
protéines d’arachide.
Par cet accord, Sanofi agit comme façonnier pour la Société
(CMO ou Contract Manufacturing Organization). Dans ce
contexte, Sanofi industrialise et valide le processus de
production des principes actifs pharmaceutiques de Viaskin®
pendant les phases de développement ; Sanofi les fournira
également à la Société au stade commercial conformément au
contrat conclu par les deux parties le 1er février 2018.
L’accord expire pour chaque produit Viaskin® cinq ans après la
première date d’approbation réglementaire du produit candidat
Viaskin® concerné et oblige la Société à acheter au moins 75 %
de ses principes actifs pharmaceutiques nécessaires auprès
de Sanofi.
Accord de Collaboration et de Licence avec
Nestlé Health Science pour le Développement
et la Commercialisation d’un Test Innovant
destiné au Diagnostic de l’Allergie aux Protéines
de Lait de Vache chez l’Enfant
La Société a annoncé le 31 mai 2016 le lancement d’une
collaboration mondiale exclusive avec Nestlé Health Science pour
le développement et, s’il est approuvé, la commercialisation de
MAG1C, un outil de test épicutané de l’atopie prêt à l’emploi et
standardisé pour le diagnostic de l’APLV non-médiée par IgE chez
les nourrissons et les jeunes enfants.
Selon les termes de cette collaboration exclusive, la Société
est chargée de diriger les activités de développement de
MAG1C jusqu’à un programme clinique pivot de phase III, et si
les autorisations réglementaires appropriées sont obtenues,
Nestlé Health Science soutiendra la commercialisation de
MAG1C dans le monde entier. La Société est éligible à recevoir
jusqu’à 100,0 millions d’euros en étapes potentielles de
développement, cliniques, réglementaires et commerciales, y
compris un paiement initial non remboursable de 10,0 millions
d’euros que la Société a reçu en juillet 2016. La Société mène
actuellement un essai clinique de phase II sur MAG1C.
Le 30 octobre 2023, Nestlé Health Science et DBV
Technologies ont convenu de mettre fin, à compter de la date
effective de signature, à l’accord qui définissait les conditions
de développement d’un patch test novateur, prêt à l’emploi et
standardisé, destiné au diagnostic de l’allergie aux protéines
de lait de vache chez les nourrissons et les enfants. En outre,
les parties ont convenu de mettre fin à l’étude APTITUDE
menée dans le cadre de la collaboration en raison de
difficultés de recrutement et non en raison de problèmes de
sécurité.
Accord de fabrication FAREVA
La Société dépend actuellement d’un seul fabricant sous
contrat, FAREVA Amboise (« FAREVA »), pour fabriquer et
fournir les lots cliniques et commerciaux des patchs Viaskin®
Peanut.
La Société a conclu un contrat de services de développement,
daté du 1er août 2015 avec FAREVA, qui définit les termes et
conditions selon lesquels la Société a choisi FAREVA comme
organisation de fabrication sous contrat pour mettre en
œuvre le processus de production de Viaskin® et pour
fabriquer et fournir à la Société des lots de produits finis à des
fins cliniques et de validation.
La Société a également conclu un accord d’approvisionnement
commercial, daté du 13 janvier 2020 avec FAREVA, qui définit
les termes et conditions de la fabrication et de la fourniture de
lots commerciaux de Viaskin® Peanut par FAREVA.
La Société a convenu avec FAREVA de retarder la mise en
œuvre de l’accord d’approvisionnement commercial jusqu’au
31 décembre 2024, à moins que la Société décide, à son gré,
de rétablir l’accord d’approvisionnement commercial plus tôt.
1.3.8Réglementation
1.3.8.1Réglementation gouvernementale
Les autorités gouvernementales des États-Unis, au niveau
fédéral, étatique et local, ainsi que les autorités des autres pays
régulent très largement, entre autres choses, la recherche,
le développement, les procédures d’évaluation, la fabrication,
le contrôle qualité, l’autorisation, l’étiquetage, le conditionnement,
le stockage, la traçabilité, la promotion, la publicité, la distribution,
le suivi et la notification post-autorisation, la commercialisation
et l’exportation/importation des produits médicamenteux et
biologiques, ou des agents biologiques, tels que les produits
candidats de la Société. En règle générale, avant qu’un nouveau
médicament ou agent biologique puisse être commercialisé,
une somme considérable de données doit être réunie pour en
démontrer la qualité, la sécurité d’emploi et l’efficacité, ces
données devant être présentées selon un format spécifique à
chaque autorité réglementaire et soumises à l’examen et à
l’autorisation des autorités réglementaires en question.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
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1
1.3.8.1.1Développement des produits
biologiques aux États-Unis
Aux États-Unis, les agents biologiques sont réglementés par la
FDA dans le cadre de la loi fédérale sur les produits alimentaires,
pharmaceutiques et cosmétiques (FDCA, Food, Drug, and
Cosmetic Act) et de la loi sur le service de santé publique
(PHSA, Public Health Service Act) et des règlements d’application
correspondants. Les agents biologiques sont également
soumis à d’autres législations et réglementations fédérales,
étatiques et locales. Le processus d’obtention des autorisations
réglementaires et l’observance consécutive des législations et
réglementations applicables au niveau fédéral, étatique, local
et en dehors des États-Unis nécessite un investissement
considérable en termes de temps et de ressources financières.
Le non-respect des exigences en vigueur aux États-Unis à tout
moment du processus de développement ou d’autorisation
d’un produit, ou après son autorisation, peut exposer le
demandeur à des sanctions administratives ou judiciaires. Ces
sanctions peuvent comprendre notamment le refus de la FDA
d’accorder des autorisations en attente, le retrait d’une
autorisation, la suspension de l’évaluation clinique, des lettres
d’information (dites « non titrées ») ou d’avertissement, le
rappel de produits ou leur retrait du marché, la saisie de
produits, des injonctions de suspension totale ou partielle de la
production ou de la distribution, des amendes, des refus de
contrats avec le gouvernement, la restitution, le remboursement,
ou des sanctions civiles ou pénales. Toute mesure coercitive
de la part des agences réglementaires ou des autorités
judiciaires est susceptible de nuire matériellement à la Société.
Pour pouvoir être légalement commercialisés aux États-Unis, les
produits biologiques candidats doivent au préalable être
autorisés par la FDA par le biais d’une demande d’enregistrement
de produit biologique (BLA, Biologics License Application). Le
processus exigé par la FDA avant commercialisation d’un
produit biologique aux États-Unis comporte généralement les
étapes suivantes :
réalisation d’un vaste programme d’évaluations non
cliniques, également appelées précliniques, en laboratoire,
d’études précliniques chez l’animal et d’études de
formulation conformément aux réglementations en vigueur,
notamment les bonnes pratiques de laboratoire (BPL ou en
anglais GLP, Good Laboratory Practice) de la FDA ;
soumission à la FDA d’un nouveau médicament expérimental
(IND, Investigational New Drug), devant entrer en effet avant
le début des essais cliniques chez l’être humain ;
réalisation d’essais cliniques adéquats et correctement contrôlés
chez l’être humain, conformément aux réglementations en
vigueur sur les IND et autres réglementations en rapport avec
les essais cliniques, parfois appelées bonnes pratiques
cliniques (BPC ou en anglais GCP, Good Clinical Practice),
afin d’établir la sécurité et l’efficacité du produit candidat
dans l’indication proposée ;
soumission d’un BLA auprès de la FDA ;
réalisation satisfaisante d’une inspection pré-autorisation
par la FDA des unités de fabrication dans lesquelles se
déroule la production du produit afin de contrôler
l’application des bonnes pratiques de fabrication actuelles
(BPFa ou en anglais cGMP, current Good Manufacturing
Practice) de la FDA, et de s’assurer que les locaux, les
méthodes et les procédures de contrôle conviennent pour
préserver la nature, le dosage, la qualité, la pureté et la
puissance du produit ;
réalisation éventuelle par la FDA d’une inspection des
centres d’études précliniques et/ou cliniques ayant généré
les données fournies à l’appui du BLA ; et
évaluation et autorisation du BLA par la FDA avant toute
commercialisation ou vente du produit aux États-Unis.
Les données à fournir à l’appui d’un BLA sont générées dans le
cadre de deux phases de développement distinctes : la phase
préclinique et la phase clinique. La phase de développement
préclinique est généralement composée d’évaluations en
laboratoire de la chimie du médicament, de sa formulation et
de sa stabilité, ainsi que d’études visant à en évaluer la toxicité
chez l’animal, afin d’appuyer la réalisation consécutive
d’évaluations cliniques. Les études précliniques doivent être
menées en conformité avec les réglementations fédérales, y
compris les BPL. Dans le cadre du dossier d’IND, le promoteur
doit soumettre à la FDA les résultats des études précliniques,
ainsi que les informations relatives à la fabrication, les données
analytiques, les éventuelles données cliniques ou publications
disponibles et une proposition de protocole clinique. Le dossier
d’IND vise à obtenir de la part de la FDA l’autorisation
d’administrer un médicament expérimental chez des êtres
humains. La soumission d’un IND se concentre essentiellement
sur le plan général d’expérimentation et le(s) protocole(s) des
essais cliniques. L’IND prend effet automatiquement 30 jours
après réception par la FDA, sauf si la FDA fait état de
préoccupations ou de questions concernant les essais cliniques
proposés et suspend l’évaluation clinique de l’IND au cours de
cette période de 30 jours. Dans ce cas, le promoteur de l’IND et
la FDA doivent résoudre tout problème en suspens avant que
les essais cliniques ne débutent. La FDA peut également
imposer la suspension de l’évaluation clinique d’un produit
candidat à tout moment avant ou pendant les essais cliniques
en raison de problèmes de sécurité ou de non-conformité. Par
conséquent, la Société ne peut avoir la certitude que la
soumission d’un IND aboutira à l’autorisation par la FDA de
débuter les essais cliniques, ni que, une fois ceux-ci débutés, il
ne surviendra pas de problèmes pouvant entraîner l’arrêt
provisoire ou définitif des essais.
La phase de développement clinique implique l’administration
du produit candidat à des volontaires sains ou des patients sous
la supervision d’investigateurs qualifiés (généralement des
médecins qui ne sont ni employés par le promoteur de l’essai ni
sous son contrôle), conformément aux BPC, lesquelles exigent
notamment l’obtention auprès de tous les patients de recherche
d’un consentement éclairé pour leur participation à un essai
clinique. Les essais cliniques sont menés selon les termes de
protocoles qui établissent en détail, entre autres choses, les
objectifs de l’essai clinique, les procédures d’administration, les
critères d’inclusion et d’exclusion des patients, et les paramètres
à utiliser pour surveiller la sécurité des patients et évaluer
l’efficacité du produit. Chaque protocole, ainsi que tout
amendement ultérieur du protocole, doit être soumis à la FDA
dans l’IND. En outre, chaque étude clinique doit être examinée et
approuvée par un Comité d’éthique indépendant (IRB,
Institutional Review Board), au sein ou au service de chaque
établissement dans lequel l’essai clinique sera mené. L’IRB est
chargé de protéger le bien-être et les droits des participants aux
études cliniques et s’applique par exemple à déterminer si les
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1
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risques pour les personnes participant aux études cliniques sont
limités au minimum et sont raisonnables au regard des bénéfices
attendus. L’IRB est également chargé d’approuver le formulaire
de consentement éclairé, qui doit impérativement être fourni à
chaque sujet d’essai clinique ou à son représentant légal, et de
surveiller l’essai clinique jusqu’à sa conclusion.
Des réglementations régissent également la production des
rapports d’études cliniques en cours de réalisation, la
communication aux autorités de santé et aux IRBs et la
publication des résultats finaux de l’étude clinique dans les
registres publics comme clinicaltrials.gov. Les promoteurs
d’essais cliniques sur des produits réglementés par la FDA, y
compris les agents biologiques, ont l’obligation d’enregistrer et
de divulguer certaines informations sur les essais cliniques, qui
sont mises à la disposition de tous sur le site www.clinicaltrials.gov.
Des informations concernant le produit, la population de
patients, la phase d’évaluation, les centres d’études et les
investigateurs, ainsi que d’autres aspects de l’étude clinique
sont alors rendus publics dans le cadre de cet enregistrement.
Les promoteurs ont également l’obligation de discuter des
résultats de leurs essais cliniques après la conclusion de ces
derniers. La divulgation des résultats de ces essais peut être
différée jusqu’à ce que le nouveau produit ou la nouvelle
indication à l’étude aient été approuvés.
Les études cliniques sont généralement menées en trois
phases consécutives, pouvant se chevaucher, connues sous le
nom d’études cliniques de phase I, de phase II et de phase III.
Les essais cliniques de phase I portent généralement sur un
petit nombre de volontaires sains ou des patients avec des
maladies comme des tumeurs malignes ou des maladies
génétiques traités par des traitements de thérapie génique,
qui sont d’abord exposés à une dose unique, puis à des doses
multiples du produit candidat. Ces études cliniques ont pour
principal objectif d’évaluer le métabolisme, l’action
pharmacologique, la tolérance des effets indésirables et la
sécurité d’emploi du produit candidat et, dans la mesure du
possible, de recueillir des preuves préliminaires de son
efficacité. Les essais cliniques de phase II consistent
habituellement à mener des études chez les patients atteints
de la maladie afin de déterminer la dose nécessaire pour
obtenir les bénéfices souhaités. Dans le même temps, des
données de sécurité et des informations supplémentaires sur
la pharmacocinétique et la pharmacodynamique du produit
sont recueillies, en parallèle de l’identification des effets
indésirables éventuels et des risques en termes de sécurité,
ainsi que de l’évaluation préliminaire de l’efficacité. Les études
cliniques de phase III portent généralement sur des nombres
importants de patients, dans de multiples centres, dans de
multiples pays (le nombre pouvant aller de plusieurs centaines
à plusieurs milliers de patients), et sont conçues pour fournir
les données nécessaires afin d’établir l’efficacité et la sécurité
d’emploi du produit dans le cadre de l’utilisation prévue et
pour définir le rapport bénéfices/risques global du produit et
poser les bases adéquates pour l’autorisation du produit. Dans
les essais cliniques de phase III, le produit peut être comparé à
un placebo et/ou à d’autres traitements (comparateurs actifs).
La durée du traitement est souvent prolongée en vue d’imiter
l’utilisation réelle d’un produit dans le cadre de sa
commercialisation. En règle générale, deux études cliniques de
phase III adéquates et correctement contrôlées sont requises
par la FDA pour la validation d’un BLA. Cependant, une seule
étude adéquate et bien contrôlée avec des résultats
d’efficacité robustes peut être acceptée.
Des études post-approbation, parfois appelées études
cliniques de phase IV, peuvent être réalisées après l’obtention
de l’autorisation initiale de mise sur le marché. Ces essais sont
utilisés pour recueillir des données supplémentaires
concernant l’expérience du traitement chez les patients dans
le cadre de l’indication thérapeutique prévue. Dans certains
cas, la FDA peut poser comme condition pour la validation du
BLA l’engagement du promoteur à mener des essais cliniques
supplémentaires afin de compléter l’évaluation de la sécurité
d’emploi et de l’efficacité du produit biologique après la
validation du BLA.
Des rapports d’avancement détaillant les résultats des essais
cliniques doivent être soumis au moins annuellement à la FDA
et des rapports de sécurité écrits concernant le produit
d’investigation doivent être soumis à la FDA et aux
investigateurs afin de signaler les événements indésirables
graves et inattendus suspectés ou tout résultat de tests chez
les animaux de laboratoire suggérant l’existence d’un risque
significatif pour les sujets humains. Les essais cliniques de
phase I, de phase II et de phase III peuvent ne pas être menés
à terme avec succès dans les délais définis, voire ne jamais
l’être. La FDA, l’IRB ou le promoteur peuvent décider
d’interrompre provisoirement ou définitivement un essai
clinique à tout moment pour diverses raisons, notamment s’il
apparaît que les sujets sont exposés à un risque inacceptable
pour leur santé. De même, l’IRB peut interrompre
provisoirement ou définitivement un essai clinique dans
l’établissement concerné s’il s’avère que l’essai clinique n’est
pas mené conformément aux exigences de l’IRB, du protocole
ou si le médicament a été associé à des effets délétères graves
inattendus chez les patients. Par ailleurs, certains essais
cliniques sont supervisés par un groupe indépendant d’experts
qualifiés mis en place par le promoteur de l’essai clinique,
appelé Comité de surveillance et de suivi des données (DSMB,
Data Safety Monitoring Board). Ce Comité est chargé
d’accorder ou non, à intervalles définis, l’autorisation de
poursuivre l’essai en s’appuyant sur la consultation de
certaines données de l’essai. La Société peut également être
amenée à interrompre provisoirement ou définitivement un
essai clinique en fonction de l’évolution des objectifs commerciaux
et/ou de l’environnement concurrentiel. En parallèle des essais
cliniques, les entreprises mènent habituellement des études
supplémentaires chez l’animal et doivent également rassembler
des informations supplémentaires sur les caractéristiques
chimiques et physiques du produit candidat, tout en finalisant le
processus de fabrication du produit en quantités commerciales
conformément aux exigences des BPFa (ou cGMP). Le processus
de fabrication doit assurer une production cohérente de lots
de qualité du produit candidat et doit, entre autres choses,
comporter des méthodes permettant de tester la nature, le
dosage, la qualité et la pureté du produit final. De plus, un
conditionnement approprié doit être sélectionné et testé, et
des études de stabilité doivent être réalisées afin de
démontrer que le produit candidat ne fait pas l’objet d’une
détérioration inacceptable pendant sa durée de conservation.
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1
1.3.8.1.2Processus d’examen du BLA par la FDA
Une fois les études terminées, les données des essais sont
analysées afin d’évaluer la sécurité et l’efficacité du produit.
Les résultats des études précliniques et des essais cliniques
sont ensuite soumis à la FDA dans le cadre d’un BLA,
accompagnés de l’étiquetage proposé pour le produit et des
informations concernant le processus et les unités de
fabrication qui seront utilisés pour garantir la qualité du
produit, des résultats des tests analytiques sur la chimie du
produit candidat, et d’autres informations pertinentes. Le BLA
est une demande d’autorisation pour la commercialisation
d’un produit biologique dans une ou plusieurs indication(s)
définie(s) et doit apporter la preuve de la sécurité, la pureté, la
puissance et l’efficacité du produit sur la base de vastes
évaluations précliniques et cliniques. La demande doit
mentionner les résultats négatifs ou ambigus des études
précliniques et essais cliniques, aussi bien que les résultats
positifs. Les données peuvent provenir d’essais cliniques dont
l’entreprise est le promoteur et visant à évaluer la sécurité
d’emploi et l’efficacité d’un produit, ou d’un certain nombre
d’autres sources, notamment des études lancées à l’initiative
des investigateurs. Les données soumises à l’appui d’une
demande d’autorisation de mise sur le marché doivent être
suffisantes, en termes de qualité et de quantité, pour établir la
sécurité et l’efficacité du produit expérimental de façon
satisfaisante pour la FDA. Le BLA doit être validé par la FDA
pour qu’un produit biologique puisse ensuite être proposé à la
vente aux États-Unis.
En vertu de la loi sur les frais d’utilisation des médicaments sur
ordonnance (PDUFA, Prescription Drug User Fee Act), dans sa
version amendée, chaque BLA doit être accompagné de
l’acquittement d’une taxe d’utilisation significative, qui est
ajustée annuellement. La loi PDUFA impose également une taxe
annuelle pour les médicaments approuvés. Des exonérations ou
réductions de taxe sont possibles dans certains cas, notamment
une exonération de taxe pour la première demande déposée
par une petite entreprise ou pour certains médicaments
orphelins.
Une fois le BLA accepté pour revue par la FDA, c’est-à-dire, le
cas échéant, soixante jours après la soumission du BLA, la FDA
se fixe pour objectif d’examiner le BLA dans un délai de dix
mois après la date de dépôt en cas d’examen standard ou
dans un délai de six mois en cas d’examen prioritaire, c’est-à-
dire si la demande porte sur un produit destiné au traitement
d’une affection grave ou engageant le pronostic vital et si le
produit, dans le cas où il serait autorisé, est susceptible
d’apporter une amélioration significative en termes de
sécurité ou d’efficacité en comparaison aux traitements déjà
approuvés pour la même indication. Le processus d’examen
est souvent prolongé de façon significative en raison des
demandes d’informations supplémentaires ou de clarification
de la part de la FDA. Si le BLA n’est pas accepté pour
enregistrement, le promoteur doit soumettre à nouveau son
BLA et recommencer le processus d’examen par la FDA, y
compris l’examen initial de soixante jours afin de déterminer si
la demande est suffisamment complète pour permettre un
examen approfondi.
La FDA examine le BLA afin de déterminer, entre autres
choses, si le produit candidat proposé est sûr et efficace dans
le cadre de l’utilisation prévue et s’il est fabriqué conformément
aux BPFa (ou cGMP) de façon à en garantir et à en préserver la
nature, le dosage, la qualité, la pureté et la puissance. Lorsque
le produit candidat est un nouveau médicament ou un
médicament posant des problèmes complexes de sécurité ou
d’efficacité, la FDA peut adresser les demandes à un Comité
consultatif (habituellement un panel de cliniciens et autres
experts) afin qu’il les examine, les évalue et émette une
recommandation (avec généralement un vote des membres)
quant à savoir si la demande doit être approuvée ou non et
sous quelles conditions. Les recommandations des comités
consultatifs n’ont pas de caractère contraignant pour la FDA,
mais la FDA les prend en compte avec attention au moment
de prendre ses décisions. La FDA souhaitera probablement
réanalyser les données des essais cliniques, ce qui peut
donner lieu à de longues discussions entre la FDA et la Société
au cours du processus d’examen. L’évaluation d’un BLA par la
FDA en vue de son autorisation est une procédure lourde, qui
prend beaucoup de temps, parfois plus que prévu initialement, et
la Société pourrait ne pas obtenir l’autorisation dans les délais
attendus, voire ne pas l’obtenir du tout.
Avant d’approuver un BLA, la FDA réalisera une inspection
pré-autorisation des unités de fabrication du nouveau produit
afin de déterminer si elles sont conformes aux BPFa (ou
cGMP). La FDA n’autorisera pas le produit tant qu’elle n’aura
pas établi que les processus et les unités de fabrication sont
bien conformes aux exigences des BPFa (ou cGMP) et
permettent de garantir une production cohérente du produit
selon les spécifications requises. En outre, avant d’approuver
un BLA, la FDA peut également effectuer une inspection des
données issues des essais cliniques afin de s’assurer qu’elles
sont conformes aux exigences des BPC (ou GCP). Une fois que
la FDA a évalué la demande, le processus de fabrication et les
unités de fabrication, elle peut émettre une lettre d’approbation
ou une Lettre de Réponse Complète (CRL, Complete Response
Letter). Une lettre d’approbation autorise la commercialisation
du produit avec une fiche d’information thérapeutique
spécifique dans des indications spécifiques. Une Lettre de
Réponse Complète indique que le cycle d’examen de la
demande est terminé et que la demande, en l’état, n’a pas
reçu d’autorisation. La Lettre de Réponse Complète décrit
habituellement toutes les lacunes spécifiques identifiées par la
FDA dans le BLA. Cette lettre peut solliciter des données
cliniques supplémentaires et/ou un ou plusieurs essai(s)
clinique(s) pivot(s) de phase III supplémentaire(s), et/ou
d’autres demandes lourdes et chronophages en lien avec les
essais cliniques, les études précliniques ou la fabrication. Lorsqu’il
reçoit une Lettre de Réponse Complète, le demandeur peut soit
soumettre à nouveau le BLA, en apportant des réponses
concernant toutes les lacunes identifiées dans la lettre, soit retirer
sa demande. Même si ces données et informations sont soumises,
la FDA peut finalement décider que le BLA ne satisfait pas les
critères requis pour une autorisation. Les données issues des
essais cliniques ne sont pas toujours concluantes et la FDA peut
interpréter les données différemment de la Société.
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Il n’y a aucune garantie que la FDA finisse à terme par
autoriser la commercialisation d’un produit aux États-Unis et il
est possible que la Société soit confrontée à des difficultés ou
des coûts importants au cours du processus d’examen. En cas
d’autorisation de mise sur le marché d’un produit, l’autorisation
peut être significativement limitée en étant restreinte à certaines
populations spécifiques ou à certains niveaux de sévérité des
allergies, et les dosages ou les indications peuvent également
faire l’objet d’autres restrictions, ce qui pourrait amoindrir la
valeur commerciale du produit. Par ailleurs, la FDA peut exiger
que des contre-indications, des avertissements ou des
précautions spécifiques soient mentionnés dans l’étiquetage du
produit ou poser des conditions pour la validation du BLA telles
que l’application d’autres modifications dans l’étiquetage
proposé, le développement de contrôles et de spécifications
adéquats ou l’engagement à conduire des évaluations ou des
essais cliniques post-autorisation et un suivi visant à surveiller
les effets des produits approuvés. Par exemple, la FDA peut
demander des évaluations de phase IV prenant la forme
d’essais cliniques conçus pour évaluer plus avant la sécurité
d’emploi et l’efficacité du produit et peut exiger des
programmes de tests et de suivi pour surveiller la sécurité
d’emploi de produits approuvés qui ont été commercialisés. La
FDA peut également poser d’autres conditions pour les
autorisations, notamment exiger la mise en place d’une stratégie
d’évaluation et d’atténuation des risques (REMS, Risk Evaluation
and Mitigation Strategy), afin de garantir l’utilisation sûre du
produit. Si la FDA conclut qu’une REMS est nécessaire, le
promoteur à l’origine du BLA doit soumettre une proposition
de REMS. La FDA ne validera pas la demande d’autorisation du
nouveau « BLA » (Biological License Application) en l’absence
d’une REMS approuvée, si celle-ci a été demandée. Une REMS
peut comprendre des guides de traitement, des plans de
communication avec les médecins ou des éléments visant à
garantir une utilisation sûre du produit, tels que des méthodes
de restriction de la distribution, des registres de patients et
d’autres outils de minimisation des risques. Toutes ces
restrictions appliquées à l’autorisation ou à la commercialisation
du produit peuvent limiter la promotion commerciale, la
distribution, la prescription ou la délivrance des produits.
L’autorisation d’un produit peut être retirée pour cause de
non-respect des normes réglementaires ou en cas de survenue
de problèmes après la mise sur le marché initial.
1.3.8.1.3Examen et autorisation des produits
combinés aux États-Unis
Certains produits peuvent être constitués de composants qui, en
principe, seraient réglementés par différents types d’autorités
réglementaires et, souvent, par différents départements au sein
de la FDA. Ces produits sont appelés des produits combinés. Plus
précisément, selon les termes des réglementations de la FDA, un
produit combiné peut être :
un produit constitué de deux composants réglementés ou
plus qui sont combinés ou mélangés physiquement,
chimiquement ou d’une autre manière pour produire une
entité unique ;
deux produits distincts ou plus conditionnés ensemble dans
un emballage unique ou sous la forme d’un produit unitaire
et composés de produits médicamenteux et de dispositifs
médicaux ;
un médicament, un dispositif ou un produit biologique
conditionné séparément qui, selon le plan d’expérimentation ou
l’étiquetage proposé, est destiné à être utilisé exclusivement
avec un autre médicament, dispositif ou produit biologique
approuvé spécifiquement désigné, les deux étant nécessaires
pour l’utilisation prévue, dans l’indication proposée, ou pour
obtenir l’effet souhaité, lorsque, après autorisation du
produit proposé, l’étiquetage du produit approuvé doit être
modifié afin, par exemple, de refléter une modification de
l’utilisation prévue, de la forme pharmaceutique, du dosage,
de la voie d’administration, ou une modification significative
de la posologie ; ou
tout médicament, dispositif ou produit biologique expérimental
conditionné séparément qui, selon l’étiquetage proposé, est
destiné à être utilisé exclusivement avec un autre médicament,
dispositif ou produit biologique expérimental spécifiquement
désigné, tous deux étant nécessaires pour l’utilisation prévue,
dans l’indication proposée ou pour obtenir l’effet souhaité.
Les produits candidats Viaskin® sont des produits combinés
composés d’un dispositif d’administration et d’un produit
biologique. Selon les termes de la loi FDCA, la FDA est chargée
de désigner un centre de juridiction principal (centre principal)
pour l’examen d’un produit combiné. Le choix s’appuie sur le
« mode d’action principal » du produit combiné, c’est-à-dire le
mode d’action qui devrait contribuer le plus largement aux
effets thérapeutiques globaux prévus. Ainsi, si le mode
d’action principal d’un produit combiné de type dispositif/produit
biologique est imputable au produit biologique, c’est-à-dire s’il agit
par l’intermédiaire d’un virus, d’un sérum thérapeutique, d’une
toxine, d’une antitoxine, d’un vaccin, de sang, d’un composant ou
d’un dérivé sanguin, d’un produit allergène ou d’un produit
analogue, le département de la FDA responsable de l’examen
pré-approbation du produit biologique est celui auquel
reviendra la juridiction principale pour le produit combiné.
1.3.8.1.4Programmes de développement
et d’examen accélérés
La FDA dispose d’un programme accéléré appelé « Fast Track »,
qui est prévu pour accélérer ou faciliter la procédure d’examen
des nouveaux médicaments et produits biologiques remplissant
certains critères. Plus précisément, de nouveaux médicaments et
produits biologiques sont susceptibles de bénéficier d’une
procédure Fast Track s’ils sont destinés au traitement d’une
affection grave ou engageant le pronostic vital et se montrent
capables de répondre à des besoins médicaux non satisfaits vis-à-
vis de cette affection. La procédure Fast Track s’applique
conjointement au produit et à l’indication spécifique pour laquelle
il est étudié. Le promoteur d’un nouveau médicament ou produit
biologique peut demander à la FDA d’appliquer une procédure
Fast Track au médicament ou produit biologique au moment de la
soumission de l’IND, ou à tout moment après celle-ci, et la FDA
doit établir si le produit remplit les conditions pour une procédure
Fast Track dans un délai de 60 jours après réception de la
demande du promoteur. Unique en son genre, la procédure Fast
Track permet à la FDA d’envisager l’examen successif, par
roulement, des sections de la demande de mise sur le marché
avant soumission de la demande complète, si le promoteur fournit
un calendrier de soumission des sections de la demande, si la FDA
accepte de valider les sections de la demande et juge le calendrier
acceptable, et si le promoteur s’acquitte de toute taxe d’utilisation
due lors de la soumission de la première section de la demande.
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Tout produit pour lequel une demande de mise sur le marché
est soumise à la FDA, y compris dans le cadre d’une procédure
Fast Track peut être éligible à d’autres types de programmes de
la FDA visant à accélérer le développement et l’examen, tels
que l’examen prioritaire et l’autorisation accélérée. Tout
produit est éligible à l’examen prioritaire, ou peut bénéficier
d’un examen dans un délai de six mois après la date
d’acceptation de l’enregistrement d’un BLA complète, s’il est
susceptible d’apporter une amélioration significative au
traitement, au diagnostic ou à la prévention d’une maladie par
comparaison avec les produits déjà commercialisés. La FDA
tentera d’affecter des ressources supplémentaires à l’évaluation
d’une demande d’autorisation d’un nouveau médicament ou
produit biologique bénéficiant d’un examen prioritaire en vue
de faciliter cet examen.
En outre, un produit peut être éligible à une autorisation
accélérée. Les médicaments ou produits biologiques dont la
sécurité d’emploi et l’efficacité sont étudiées dans le cadre du
traitement de maladies graves ou engageant le pronostic vital
et qui apportent des bénéfices thérapeutiques significatifs par
rapport aux traitements existants peuvent bénéficier d’une
autorisation accélérée, ce qui signifie qu’ils peuvent être autorisés
sur la base d’essais cliniques adéquats et correctement contrôlés
établissant que le produit exerce un effet sur un critère
d’évaluation substitutif raisonnablement susceptible de prédire
un bénéfice clinique, ou sur la base d’un effet sur un critère
d’évaluation clinique autre que la survie ou une morbidité
irréversible. La FDA peut exiger, comme condition de l’autorisation,
que le promoteur d’un médicament ou d’un produit biologique
bénéficiant d’une autorisation accélérée réalise des essais cliniques
adéquats et correctement contrôlés après la commercialisation.
Si la FDA conclut qu’un médicament dont l’efficacité a été
démontrée peut être utilisé en toute sécurité uniquement si sa
distribution ou son utilisation font l’objet de certaines
restrictions, elle exigera l’application après la commercialisation
du produit de toute restriction de ce type qu’elle jugera
nécessaire pour garantir une utilisation sûre du médicament,
par exemple :
la restriction de la distribution à certains établissements ou
médecins disposant d’une formation ou d’une expérience
spécifique ; ou
une distribution soumise à condition de la réalisation de
procédures médicales spécifiquement désignées.
Les restrictions imposées seront proportionnées aux problèmes
de sécurité spécifiques posés par le produit. Par ailleurs, la FDA
pose actuellement comme condition à l’autorisation accélérée
la validation préalable des supports promotionnels, ce qui peut
avoir un impact négatif sur les délais de lancement commercial
du produit. La procédure Fast Track l’examen prioritaire et
l’autorisation accélérée ne changent rien au niveau des
exigences requises pour l’autorisation mais peuvent accélérer
le processus de développement ou d’autorisation.
1.3.8.1.5Statut de traitement novateur
(« Breakthrough Therapy »)
La loi FDCA a été amendée par la loi sur la sécurité et
l’innovation de la FDA (FDASIA, Food and Drug Administration
Safety and Innovation Act), exigeant de la FDA qu’elle accélère
le développement et l’examen des traitements novateurs. Un
produit peut recevoir le statut de traitement novateur s’il est
destiné au traitement d’une maladie grave ou engageant le
pronostic vital et si les résultats cliniques préliminaires indiquent
qu’il pourrait apporter une amélioration importante par rapport
aux traitements existants au niveau d’un ou plusieurs critères
d’évaluation cliniquement significatifs. Le promoteur peut
demander qu’un produit candidat reçoive le statut de traitement
novateur au moment de la soumission de l’IND, ou à tout moment
après celle-ci, et la FDA doit établir si le produit candidat remplit
les conditions pour recevoir ce statut dans un délai de 60 jours
après réception de la demande du promoteur. Si le statut est
accordé, la FDA doit faire le nécessaire pour accélérer le
développement et l’examen de la demande d’AMM du produit,
notamment en organisant des réunions avec le promoteur tout au
long du développement du produit, en communiquant au
promoteur en temps voulu les conseils nécessaires pour s’assurer
que le programme de développement visant à réunir les données
précliniques et cliniques sera aussi efficient que possible, en
faisant appel à des cadres supérieurs et des professionnels
expérimentés dans le cadre d’un examen interdisciplinaire, en
désignant un chef de projet interdisciplinaire à la tête de l’équipe
d’examen de la FDA qui facilitera l’examen efficace du programme
de développement et assumera le rôle d’agent de liaison
scientifique entre l’équipe d’examen et le promoteur, et en
prenant des mesures pour s’assurer que la conception des essais
cliniques sera aussi efficiente que possible.
1.3.8.1.6Études pédiatriques
Selon les termes de la loi sur l’équité en matière de recherche en
pédiatrie (PREA, Pediatric Research Equity Act), chaque BLA ou
complément de BLA doit comprendre des données d’évaluation
de la sécurité et de l’efficacité du produit dans les indications
revendiquées chez toutes les sous-populations pédiatriques
pertinentes et des données justifiant la posologie et
l’administration recommandée dans chaque sous-population
pédiatrique au sein de laquelle le produit est sûr et efficace. La
loi FDASIA exige de tout promoteur prévoyant de soumettre une
demande d’AMM pour un médicament ou un produit biologique
comportant un nouveau composant actif, une nouvelle
indication, une nouvelle forme pharmaceutique, une nouvelle
posologie ou une nouvelle voie d’administration, qu’il soumette
un plan d’étude pédiatrique (PSP, Pediatric Study Plan) initial
dans un délai de soixante jours après la réunion de fin de phase II
ou comme convenu entre le promoteur et la FDA. Le PSP initial
doit comprendre une description de l’étude ou des études
pédiatriques que le promoteur prévoit de réaliser, y compris les
objectifs et la conception des études, les groupes d’âge étudiés,
les critères d’évaluation pertinents et l’approche statistique, ou
les motifs justifiant de ne pas inclure ces informations détaillées,
et toute demande éventuelle de différer les évaluations
pédiatriques ou d’obtenir une dérogation partielle ou totale à
l’obligation de soumettre les données des études pédiatriques,
en joignant les informations pertinentes à l’appui du dossier. La
FDA et le promoteur doivent parvenir à un accord concernant le
PSP. Le promoteur peut soumettre des amendements à
apporter au PSP initial validé à tout moment si des modifications
du plan d’étude pédiatrique doivent être envisagées d’après les
données recueillies dans le cadre des études non cliniques, des
essais cliniques de phase précoce et/ou d’autres programmes de
développement clinique. La FDA peut, de sa propre initiative ou
sur sollicitation du demandeur, différer l’obligation de soumettre
les données ou accorder une dérogation partielle ou totale.
38
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
1
PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
1.3.8.1.7Exigences post-commercialisation
Après l’autorisation d’un nouveau produit, le fabricant et le
produit autorisé continuent d’être soumis aux réglementations
de la FDA, notamment et entre autres choses, les activités de
suivi et de tenue des dossiers, la notification aux autorités
réglementaires compétentes des événements indésirables liés
au produit, la communication aux autorités réglementaires des
informations actualisées de sécurité et d’efficacité, les
obligations en matière d’échantillonnage et de distribution du
produit, et le respect des obligations liées à la promotion et la
publicité, qui comprennent, entre autres choses, les règles
normalisées de publicité directe au consommateur, les
restrictions de la promotion des produits dans le cadre
d’utilisations ou chez des populations de patients non prévues
dans l’étiquetage du produit tel qu’approuvé (« utilisation
hors-AMM »), les limites imposées aux activités scientifiques
et éducatives parrainées par l’industrie, et les obligations liées
aux activités de promotion sur Internet. Bien que les médecins
soient légalement autorisés à prescrire des médicaments et
produits biologiques dans le cadre d’une utilisation hors-
AMM, les fabricants ne peuvent pas commercialiser ni faire la
promotion de ce type d’utilisation hors-AMM. Les modifications
ou améliorations apportées au produit ou à son étiquetage ou
les changements de site de fabrication sont souvent soumis à
l’approbation de la FDA et d’autres organismes réglementaires,
cette approbation pouvant être obtenue ou non, ou pouvant
donner lieu à un processus d’examen fastidieux. Les supports
promotionnels des médicaments sur ordonnance doivent être
soumis à la FDA conjointement avec leur première utilisation.
Toute distribution de médicaments sur ordonnance et
d’échantillons pharmaceutiques doit se conformer à la loi
américaine sur la commercialisation des médicaments sur
ordonnance (PDMA, Prescription Drug Marketing Act), partie
intégrante de la loi FDCA.
Aux États-Unis, une fois un produit autorisé, sa fabrication est
soumise à l’application totale et continue des réglementations
de la FDA. Les réglementations de la FDA exigent que les
produits soient fabriqués dans des unités spécifiques
approuvées et en conformité avec les BPFa (ou cGMP). De
plus, les composants d’un produit combiné conservent leur
statut réglementaire de produit biologique ou de dispositif par
exemple, et la Société pourrait de ce fait être soumise à des
obligations supplémentaires liées à la réglementation sur le
système de gestion de la qualité (QSR, Quality System
Regulation) applicable aux dispositifs médicaux, par exemple
des obligations de contrôles de la conception, de contrôles des
achats, et de mesures correctives et préventives. La Société
délègue, et prévoit de continuer à déléguer à des tierces
parties la production de ses produits en quantités cliniquement
et commercialement requises conformément aux BPFa (ou
cGMP). Les réglementations BPFa (ou cGMP) exigent, entre
autres choses, un contrôle qualité et une assurance qualité,
ainsi que la tenue des dossiers et documents correspondants,
et prévoient l’obligation de mener des investigations et
d’apporter des mesures correctives en cas de non-respect des
BPFa (ou cGMP). Les fabricants et autres entités impliquées
dans la fabrication et la distribution de produits autorisés sont
tenus de faire enregistrer leurs établissements auprès de la
FDA et de certaines agences étatiques, et peuvent faire l’objet
d’inspections régulières, sans préavis, de la part de la FDA et
de certaines agences étatiques, visant à contrôler le respect
des BPFa (ou cGMP) et autres législations. Par conséquent, les
fabricants doivent continuer d’investir du temps, de l’argent et
de l’énergie dans le domaine de la production et du contrôle
qualité afin de rester en conformité avec les BPFa (ou cGMP).
Ces réglementations imposent également certaines obligations
d’organisation, de procédures et de documentation en lien avec
les activités de fabrication et d’assurance qualité. Les titulaires de
BLA recourant à des fabricants, des laboratoires ou des unités de
conditionnement sous contrat sont responsables du choix et du
contrôle d’entreprises qualifiées et, dans certains cas, de
fournisseurs qualifiés pour l’approvisionnement de ces entreprises.
Ces entreprises et, le cas échéant, leurs fournisseurs peuvent faire
l’objet d’inspections de la FDA à tout moment, et toute violation
qui viendrait à être découverte, y compris le non-respect des BPFa
(ou cGMP), pourrait donner lieu à des mesures coercitives
entraînant l’interruption des activités opérationnelles de ces
établissements ou l’impossibilité de distribuer les produits
dont ils assurent la fabrication, le traitement ou l’évaluation.
La découverte de problèmes liés à un produit après son
autorisation peut aboutir à ce que des restrictions soient
imposées au produit, au fabricant ou au titulaire du BLA
approuvé, notamment et entre autres choses, le rappel du
produit ou son retrait du marché.
La FDA peut également demander des évaluations post-
approbation, parfois appelées évaluations de phase IV, REMS
et des mesures de pharmacovigilance afin de surveiller les
effets d’un produit autorisé ou poser des conditions à
l’autorisation pouvant restreindre la distribution ou l’utilisation
du produit. La découverte de problèmes jusque-là inconnus
concernant un produit ou le non-respect des exigences en
vigueur de la FDA peuvent avoir des conséquences délétères,
notamment une mauvaise publicité, des mesures coercitives
des autorités judiciaires ou administratives, des lettres
d’avertissement de la part de la FDA, l’obligation de corriger la
publicité ou la communication auprès des médecins, et des
sanctions civiles ou pénales, entre autres choses. Les données
de sécurité ou d’efficacité nouvellement découvertes ou
apparues peuvent nécessiter de modifier l’étiquetage
approuvé d’un produit, notamment en y ajoutant de nouvelles
mises en garde et contre-indications, et peuvent également
nécessiter la mise en œuvre d’autres mesures de gestion des
risques. En outre, de nouvelles exigences gouvernementales, y
compris celles résultant de nouvelles législations, peuvent voir
le jour et la politique de la FDA peut évoluer, ce qui pourrait
retarder ou empêcher l’autorisation réglementaire des
produits en cours de développement.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
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PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
1
1.3.8.1.8Autres questions réglementaires
La production, les ventes, la promotion et d’autres activités
consécutives à l’approbation du produit sont également
sujettes aux réglementations édictées par de nombreuses
autorités réglementaires, outre la FDA, notamment, aux États-
Unis, les centres de services Medicare et Medicaid (CMS),
d’autres divisions du ministère de la Santé des services sociaux
(United States Department of Health and Human Services), la
Drug Enforcement Administration, la Consumer Product Safety
Commission, la Federal Trade Commission, l’Occupational Safety
& Health Administration, l’Environmental Protection Agency,
ainsi que les gouvernements d’État et locaux. Aux États-Unis, les
ventes, les actions marketing et les programmes scientifiques/
pédagogiques, entre autres activités, doivent également être
conformes aux lois étatiques et fédérales relatives à la fraude et
aux abus, à la confidentialité et à la sécurité des données, ainsi
qu’à la transparence, et aux exigences en matière de tarification
et de remboursement en lien avec les programmes de tiers
payants gouvernementaux, entre autres. La manipulation de
toute substance contrôlée doit être conforme à l’U.S. Controlled
Substances Act (loi américaine sur les substances contrôlées) et
au Controlled Substances Import and Export Act (loi sur
l’importation et l’exportation des substances contrôlées). Les
produits doivent satisfaire aux exigences applicables en matière
d’emballage résistant aux enfants, conformément à l’U.S. Poison
Prevention Packaging Act (loi américaine sur les emballages et la
prévention des intoxications). La production, les ventes, la
promotion et d’autres activités sont également potentiellement
soumises aux lois fédérales et étatiques en matière de
protection des consommateurs et de concurrence déloyale.
La distribution des médicaments est soumise à des exigences
et réglementations supplémentaires, notamment des exigences
relatives à la consignation totale des données, l’octroi de
licence, le stockage et la sécurité, visant à en prévenir la vente
non autorisée.
Le non-respect des exigences réglementaires expose les
entreprises à de possibles poursuites judiciaires ou mesures
réglementaires. Selon les circonstances, le non-respect des
exigences réglementaires en vigueur peut entraîner des
poursuites pénales, des amendes et d’autres pénalités civiles
ou administratives, des injonctions, le rappel ou la saisie des
produits, la suspension totale ou partielle de la production, le
refus ou le retrait de l’autorisation de mise sur le marché des
produits, l’exclusion des programmes de santé, que ce soit au
niveau fédéral ou des États, l’interdiction pour l’entreprise de
conclure des contrats d’approvisionnement, y compris des
marchés publics, des obligations d’intégrité et des peines
d’emprisonnement. Par ailleurs, même si une entreprise respecte
les exigences de la FDA, entre autres, de nouvelles informations
concernant la sécurité ou l’efficacité d’un produit pourraient
pousser cette administration à modifier ou à retirer l’autorisation
de mise sur le marché du produit. Des interdictions ou restrictions
concernant les ventes ou le retrait de futurs produits que la
Société commercialise pourraient nuire à ses activités.
Des modifications réglementaires, législatives ou de
l’interprétation des réglementations existantes pourraient
avoir des répercussions sur les activités de la Société à l’avenir,
en nécessitant, par exemple : (i) des modifications de ses
accords de production ; (ii) des ajouts ou des modifications de
l’étiquetage de ses produits ; (iii) le rappel ou l’arrêt de ses
produits ; (iv) des exigences de consignation des données
supplémentaires. Si de telles modifications devaient être
imposées à la Société, elles risqueraient de nuire à ses activités.
1.3.8.2Développement de médicaments dans l’Union européenne
Dans l’Union européenne (UE), les futurs produits candidats
sont également soumis à des exigences réglementaires strictes.
Comme aux États-Unis, les médicaments ne peuvent être
commercialisés qu’à condition qu’une autorisation de mise sur le
marché (AMM), ou autre autorisation réglementaire dérogatoire,
ait été délivrée par les autorités réglementaires compétentes.
Comme aux États-Unis également, les différentes phases de
recherche préclinique et clinique dans l’Union européenne
sont soumises à d’importants contrôles réglementaires.
Même si la directive n° 2001/20/CE relative à la conduite d’essais
cliniques a cherché à harmoniser le cadre réglementaire des essais
cliniques dans l’Union européenne, en définissant des règles
communes pour le contrôle et l’autorisation des essais
cliniques dans l’UE, les États membres ont transposé et
appliqué différemment les dispositions de cette directive, ce
qui est à l’origine d’importantes variations dans les régimes des
différents États membres. Pour améliorer le système actuel, une
nouvelle réglementation, le règlement n° 536/2014 relatif aux
essais cliniques de médicaments à usage humain et abrogeant la
directive 2001/20/CE, a été adopté le 16 avril 2014 et publié au
Journal officiel européen le 27 mai 2014. Ce règlement vise à
harmoniser et à rationaliser le processus d’autorisation des
essais cliniques, en simplifiant les procédures de déclaration
des événements indésirables, en améliorant la supervision des
essais cliniques et en renforçant la transparence de ces
derniers. Il a été publié le 16 juin 2014 mais n’est entré en
vigueur qu’à partir du 31 janvier 2022.
Conformément à l’article 98 de ce règlement, une période de
transition était ouverte jusqu’au 31 janvier 2025 :
jusqu’au 31 janvier 2023, la demande d’autorisation d’essais
cliniques relève, au choix du promoteur, du régime de la
directive n° 2001/20/CE ou de celui du règlement n° 536/2014.
En cas d’option pour la directive, l’essai clinique en cause
continuera à relever de la directive jusqu’au 31 janvier 2025 ; et
jusqu’au 31 janvier 2025, les essais cliniques en cours approuvés
au titre de la directive 2001/20 avant le 31 janvier 2022
continueront à relever de la directive.
À compter du 31 janvier 2025, seul le règlement 536/2014
sera applicable dans tous les États membres de l’UE et tous les
essais cliniques devront relever de son régime.
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1
PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
Sous le régime de la directive n° 2001/20/CE, un essai clinique
ne pouvait être lancé sans un avis d’un Comité d’éthique (en
France le Comité de Protection des Personnes (CPP)) et, pour
la plupart des catégories d’essais cliniques, d’une autorisation
des autorités nationales compétentes (en France l’ANSM).
Sous le régime du règlement n° 536/2014, le promoteur peut
soumettre sa demande d’autorisation d’essai clinique à :
la France uniquement, dans le cas d’un essai conduit en
France uniquement ou en France et dans un ou plusieurs
pays tiers à l’UE. Dans ce cas, l’évaluation du dossier est
réalisée uniquement par l’ANSM et le Comité de protection
des personnes (CPP) désigné par tirage au sort ;
plusieurs États membres de l’UE. Dans ce cadre, le promoteur
doit soumettre une demande d’autorisation unique via le
portail associé à la base de données de l’UE (le « CTIS »),
comprenant une partie scientifique commune évaluée
conjointement par tous les États membres de l’UE dans
lesquels l’essai sera réalisé (l’un des États membres concernés
faisant office d’État membre rapporteur) (partie I) et une
partie nationale couvrant les aspects éthiques de l’essai
(partie II), évaluée indépendamment par chaque État membre.
En France, l’examen scientifique (partie I) relève de la compétence
de l’ANSM et l’examen éthique (partie II) de celle du CPP.
La conclusion de l’État membre rapporteur pour ce qui
concerne la partie I du rapport d’évaluation est réputée être la
conclusion de tous les États membres concernés. Toutefois,
les États membres concernés peuvent être en désaccord avec
cette conclusion pour un certain nombre de raisons limitées,
par exemple lorsqu’ils considèrent que la participation à l’essai
clinique conduirait à ce qu’un sujet reçoive un traitement
inférieur à celui de la pratique clinique normale sur leur
territoire. Cet État membre concerné pourra alors refuser
l’essai clinique sur son territoire.
Une décision « unique » couvrant les conclusions de
l’évaluation de la partie I et celles de la partie II est émise par
chacun des États membres concernés et est notifiée au
promoteur sur le portail européen dédié.
Le règlement sur les essais cliniques (le « CTR ») établit un
principe général selon lequel les informations contenues dans
les CTIS doivent être rendues accessibles au public, à moins
que la confidentialité ne soit justifiée pour des raisons de
protection des données personnelles ou des informations
commercialement confidentielles, nécessaire pour protéger les
communications confidentielles entre les États membres de
l’UE en relation avec la préparation d’un rapport d’évaluation,
ou nécessaire pour assurer une supervision efficace de la
conduite d’un essai clinique par les États membres de l’UE.
Cette exception de confidentialité peut être écartée s’il existe
un intérêt public supérieur à la divulgation. La publication des
données et des documents relatifs à la conduite d’un essai
clinique se fera selon un calendrier précis. Ces délais sont
établis par l’EMA et sont déterminés en fonction des
documents et de la catégorisation de l’essai clinique.
Le promoteur d’un essai clinique conduit en France, et
éventuellement dans d’autres États membres de l’Union
européenne ou pays tiers, notifie sans retard et au plus tard
dans les délais fixés par le règlement n° 536/2014 à la base de
données Eudravigilance, toutes les informations pertinentes
sur les suspicions d’effets indésirables graves et inattendus
(EIGI/SUSAR en anglais) résultant des essais cliniques. Si les
organismes compétents concernés estiment que les effets
indésirables dépassent les bénéfices pour les participants, ils
peuvent exiger à tout moment la suspension immédiate ou
l’arrêt anticipé de l’essai.
En ce qui concerne les médicaments expérimentaux autres que les
placebos, le promoteur transmet par l’intermédiaire de CTIS une
fois par an, pendant toute la durée de l’essai clinique, un rapport
annuel sur la sécurité de chaque médicament expérimental utilisé
dans l’essai clinique, appelé « rapport annuel de sécurité » ou RAS
(Annual Safety Report en anglais, « ASR »).
Enfin, le 13 décembre 2021, le Règlement concernant l’Évaluation
des Technologies de la Santé (ETS) n° 2021/2282 a été adopté. Il
sera applicable à partir du mois de janvier 2025. L’objectif de ce
Règlement est de mettre en place une coopération européenne
permanente et viable en matière d’évaluation clinique commune
des nouveaux médicaments (et de certains nouveaux dispositifs
médicaux). Les États membres pourront utiliser des méthodes, des
procédures et des outils communs d’ETS dans toute l’Union
européenne. Le Règlement permettra de faciliter les échanges
d’informations avec les développeurs de technologies de la santé
sur leurs plans de développement en ce qui concerne une
technologie de la santé donnée. Grâce à l’ETS, les autorités
sanitaires nationales pourront prendre, en connaissance de cause,
des décisions concernant la tarification ou le remboursement des
technologies de la santé qui restent de la compétence nationale
des États membres (voir paragraphe 1.3.8.3 ci-dessous).
Dans tous les cas, les essais cliniques doivent être menés
conformément aux BPC, aux exigences réglementaires applicables
et aux principes éthiques qui trouvent leur origine dans la
Déclaration d’Helsinki. Les médicaments utilisés dans les essais
cliniques, y compris les ATMP, doivent être fabriqués conformément
aux directives sur les BPFa et dans une installation agréée BPC, qui
peut être soumise à des inspections BPC.
1.3.8.2.1Processus d’examen et d’approbation
des médicaments dans l’Union
européenne
Dans l’Espace économique européen (EEE), composé des
27 États membres de l’Union européenne, ainsi que de la
Norvège, de l’Islande et du Liechtenstein, en principe les
médicaments ne peuvent être commercialisés qu’à condition
d’avoir obtenu une AMM (il existe d’autres cas d’autorisations
réglementaires dérogatoires au régime de l’AMM lesquels sont
exceptionnels et qui ne concernent pas à ce jour la Société).
Il existe quatre procédures d’autorisation de mise sur le marché.
Pour l’enregistrement d’un médicament dans plus d’un État
membre de l’Union européenne le demandeur peut choisir :
La procédure centralisée : une AMM est délivrée par la
Commission européenne, en fonction de l’avis émis par
le Comité des médicaments à usage humain (CHMP),
(Comité de l’Agence européenne du médicament (EMA) en
charge de l’évaluation des médicaments). L’AMM est valide
sur l’ensemble du territoire de l’EEE (Règlement (CE) n° 726/2004).
La procédure centralisée est obligatoire pour certains types de
produits, notamment les médicaments biotechnologiques,
médicaments pour maladies orphelines, médicaments de thérapie
innovante, et médicaments contenant un nouveau principe actif
indiqué pour le traitement du sida, du cancer, des troubles
neurodégénératifs, du diabète et des maladies auto-
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
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immunes et virales. Pour les produits contenant une
nouvelle substance active indiqués pour le traitement
d’autres maladies et les produits très innovants ou pour
lesquels une procédure centralisée est dans l’intérêt des
patients, l’autorisation par le biais de la procédure
centralisée est facultative lors de l’approbation connexe.
Dans le cadre de la procédure centralisée, le Comité des
médicaments à usage humain de l’EMA, effectue l’évaluation
initiale d’un produit. Le CHMP est également responsable de
plusieurs activités post-autorisation et de maintenance, telles
que l’évaluation des modifications ou des extensions d’une
autorisation de mise sur le marché existante.
Dans le cadre de la procédure centralisée de l’UE, le délai
maximum pour l’évaluation d’une autorisation de mise sur
le marché est de 210 jours, sans compter les périodes de
suspension lorsque des informations supplémentaires ou des
explications écrites ou orales doivent être fournies par le
demandeur en réponse aux questions du CHMP. Une évaluation
accélérée peut être accordée par le CHMP dans des cas
exceptionnels, lorsqu’un médicament ciblant un besoin médical
non satisfait devrait présenter un intérêt majeur du point de
vue de la santé publique et, en particulier, du point de vue
de l’innovation thérapeutique. Si le CHMP accepte une
demande d’évaluation accélérée, le délai de 210 jours sera
réduit à 150 jours (hors période de suspension). Le CHMP
peut toutefois revenir au délai standard de la procédure
centralisée s’il estime qu’il n’est plus approprié de procéder
à une évaluation accélérée.
La procédure de reconnaissance mutuelle : elle permet aux
entreprises qui ont un médicament déjà autorisé dans un
État membre de l’UE de demander que cette autorisation
soit reconnue par les autorités compétentes des autres
États membres de l’UE. Comme la procédure décentralisée,
la procédure de reconnaissance mutuelle est basée sur
l’acceptation par les autorités compétentes des États
membres de l’UE de l’AMM d’un médicament par les
autorités compétentes des autres États membres de l’UE. Le
titulaire d’une autorisation de mise sur le marché nationale
peut soumettre une demande à l’autorité compétente d’un
État membre de l’UE pour que cette autorité reconnaisse
l’autorisation de mise sur le marché délivrée par l’autorité
compétente d’un autre État membre de l’UE.
La procédure décentralisée : lorsque le produit n’a pas reçu
d’AMM nationale dans aucun État membre au moment de la
demande, il peut être autorisé simultanément dans
plusieurs États membres grâce à la procédure décentralisée.
Dans le cadre de cette dernière, un dossier identique est
soumis aux autorités compétentes de chacun des États
membres dans lesquels l’AMM est recherchée, dont l’un est
sélectionné par le demandeur pour agir en tant qu’État Membre
Référent (EMR). L’autorité compétente de l’EMR prépare un
rapport d’évaluation, un résumé des caractéristiques du
produit (RCP), une notice et un étiquetage préliminaires, qui
sont envoyés aux autres États membres (appelés « États
membres concernés ou EMC ») pour approbation. Si les EMC ne
soulèvent aucune objection, fondée sur l’éventualité d’un risque
grave pour la santé publique, concernant l’évaluation, le RCP,
l’étiquetage ou le conditionnement proposés par l’EMR, une
AMM nationale est octroyée pour le produit dans tous les États
membres (c’est-à-dire l’EMR et les EMC).
Pour l’enregistrement d’un médicament dans un seul État
membre de l’Union européenne le demandeur doit recourir
à la procédure nationale :
Les AMM nationales sont délivrées par les autorités
compétentes des États membres de l’EEE (par exemple,
pour la France l’Agence nationale de sécurité du
médicament et des produits de santé (ANSM)) et couvrent
uniquement leur territoire respectif. Elles sont disponibles
pour les produits qui ne sont pas concernés par le champ
d’application obligatoire des procédures communautaires.
En vertu des procédures décrites ci-dessus, avant l’octroi de
l’AMM, l’EMA ou les autorités compétentes des États
membres de l’EEE évaluent la balance bénéfice/risque du
produit sur la base de critères scientifiques relatifs à sa
qualité, sa sécurité et son efficacité.
Une AMM a, en principe, une validité initiale de cinq ans.
L’AMM peut être renouvelée après cinq ans sur la base d’une
réévaluation du rapport bénéfice/risque par l’EMA ou par
l’autorité compétente de l’État membre de l’UE dans lequel
l’AMM initiale a été accordée. Pour étayer sa demande, le
titulaire de l’AMM doit fournir à l’EMA ou à l’autorité
compétente une version consolidée de l’eCTD (Common
Technical Document) fournissant des données actualisées
concernant la qualité, la sécurité et l’efficacité du produit, y
compris toutes les modifications introduites depuis l’octroi de
l’AMM, au moins neuf mois avant la fin de la validité de l’AMM.
La Commission européenne ou les autorités compétentes des
États membres de l’UE peuvent décider, pour des raisons
justifiées liées à la pharmacovigilance, de procéder à une
nouvelle période de renouvellement de cinq ans de l’AMM.
Une fois renouvelée définitivement, l’AMM est valable pour
une durée illimitée. Toute autorisation qui n’est pas suivie
d’une mise sur le marché effective du médicament sur le
marché de l’UE (pour une AMM centralisée) ou sur le marché
de l’État membre de l’UE ayant délivré l’autorisation dans les
trois ans suivant l’autorisation cesse d’être valable (clause dite
de caducité). Les produits innovants qui ciblent un besoin
médical non satisfait et qui devraient présenter un intérêt
majeur pour la santé publique peuvent bénéficier d’un certain
nombre de programmes de développement et d’examen
accélérés, tels que le programme PRIME (Priority Medicines),
qui offre des incitations similaires à la désignation de thérapie
innovante aux États-Unis. PRIME est un programme volontaire
visant à renforcer le soutien de l’EMA au développement de
médicaments ciblant des besoins médicaux non satisfaits. Les
produits éligibles doivent cibler des pathologies pour
lesquelles il existe un besoin médical non satisfait (il n’existe
pas de méthode satisfaisante de diagnostic, de prévention ou
de traitement dans l’UE ou, s’il en existe une, le nouveau
médicament apportera un avantage thérapeutique majeur) et
ils doivent démontrer leur potentiel à répondre au besoin
médical non satisfait en introduisant de nouvelles méthodes
thérapeutiques ou en améliorant les méthodes existantes. Les
avantages dont bénéficient les promoteurs de produits
candidats avec la désignation PRIME comprennent, entre
autres, un dialogue réglementaire précoce et proactif avec l’EMA,
des discussions fréquentes sur la conception des essais cliniques
et d’autres éléments du programme de développement, et une
évaluation potentiellement accélérée de l’AMM une fois qu’un
dossier a été soumis.
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Dans l’UE, une AMM « conditionnelle » peut être accordée
dans les cas où toutes les données de sécurité et d’efficacité
requises ne sont pas encore disponibles. La Commission
européenne peut accorder une AMM conditionnelle pour un
médicament s’il est démontré que tous les critères suivants
sont remplis : (i) le rapport bénéfice/risque du médicament est
positif ; (ii) il est probable que le demandeur sera en mesure de
fournir des données complètes après l’autorisation ; (iii) le
médicament répond à un besoin médical non satisfait ; et
(iv) le bénéfice de la disponibilité immédiate du médicament
pour les patients est supérieur au risque inhérent au fait que
des données supplémentaires sont encore nécessaires.
L’AMM conditionnelle est soumise à des conditions à remplir
pour générer les données manquantes ou assurer des mesures
de sécurité accrues. Elle est valable un an et doit être
renouvelée chaque année jusqu’à ce que toutes les conditions
y afférentes aient été remplies. Une fois que les études en
attente sont fournies, l’AMM conditionnelle peut être
convertie en AMM traditionnelle. Toutefois, si les conditions ne
sont pas remplies dans le délai fixé par l’EMA et approuvé par
la Commission européenne, l’AMM ne sera plus renouvelée.
Une AMM peut également être accordée « dans des
circonstances exceptionnelles » lorsque le demandeur peut
démontrer qu’il n’est pas en mesure de fournir des données
complètes sur l’efficacité et la sécurité dans des conditions
normales d’utilisation, même après que le produit a été autorisé
et sous réserve de l’introduction de procédures spécifiques. Ces
circonstances peuvent se présenter notamment lorsque les
indications visées sont très rares et que, dans l’état des
connaissances scientifiques du moment, il n’est pas possible
de fournir des informations complètes, ou lorsque la
production de données peut être contraire aux principes
éthiques généralement admis. Comme l’AMM conditionnelle,
l’AMM accordée dans des circonstances exceptionnelles est
réservée aux médicaments destinés à être autorisés pour le
traitement de maladies rares ou de besoins médicaux non
satisfaits pour lesquels le demandeur ne dispose pas de
l’ensemble des données requises pour l’octroi d’une AMM
standard. Toutefois, contrairement à l’AMM conditionnelle, le
demandeur d’une autorisation dans des circonstances
exceptionnelles n’est pas tenu de fournir ultérieurement les
données manquantes. Bien que l’AMM « dans des circonstances
exceptionnelles » soit accordée de manière définitive, le rapport
bénéfice/risque du médicament est réexaminé chaque année,
et l’AMM sera retirée si le rapport bénéfice/risque n’est plus
favorable.
Brexit
Le retrait du Royaume-Uni de l’UE le 31 janvier 2020,
communément appelé, le Brexit, a créé une grande incertitude
quant aux relations futures entre le Royaume-Uni et l’UE. La
Medicines and Healthcare products Regulatory Agency, ou
MHRA, est désormais l’organisme de réglementation
autonome du Royaume-Uni.
Le 24 décembre 2020, l’UE et le Royaume-Uni ont conclu un
accord de principe sur le cadre de leur relation future, l’Accord
de commerce et de coopération entre l’UE et le Royaume-Uni
(ou l’« Accord »). L’accord vise principalement à garantir le
libre-échange entre l’UE et le Royaume-Uni en ce qui concerne
les biens et les services, en ce compris les médicaments.
Bien que l’accord comprenne des conditions générales qui
s’appliquent aux médicaments, une annexe à l’accord fournit
plus de détails sur des questions sectorielles spécifiques.
Parmi les changements qui interviendront, la Grande-Bretagne
(Angleterre, Écosse et Pays de Galles) sera traitée comme un
pays tiers. L’Irlande du Nord continuera, en ce qui concerne les
règlements de l’UE, à suivre la réglementation de l’UE. Dans le
cadre de leur accord, l’UE et le Royaume-Uni reconnaîtront les
inspections BPF effectuées par l’autre partie et l’acceptation
des documents BPF officiels émis par l’autre partie. L’accord
encourage également, bien qu’il ne les y oblige pas, les parties
à se consulter sur les propositions visant à introduire des
changements importants dans les réglementations techniques
ou les procédures d’inspection. Parmi les domaines où il n’y a
pas de reconnaissance mutuelle figurent les tests de lots et la
libération des lots. Le Royaume-Uni a convenu unilatéralement
d’accepter les tests de lots et la libération des lots de l’UE.
Cependant, l’UE continue d’appliquer les lois européennes qui
exigent que les essais et la libération des lots aient lieu sur le
territoire de l’UE. Cela signifie que les médicaments qui sont
testés et libérés au Royaume-Uni doivent être testés à nouveau
et libérés à nouveau lorsqu’ils entrent sur le marché de l’UE
pour un usage commercial.
En ce qui concerne les autorisations de mise sur le marché, la
Grande-Bretagne dispose d’un processus de soumission
réglementaire, d’un processus d’approbation et d’une autorisation
de mise sur le marché nationale distincts. L’Irlande du Nord
continuera toutefois à être couverte par les autorisations de
mise sur le marché accordées par la Commission européenne.
Depuis le 1er janvier 2021, les entreprises doivent suivre l’une
des procédures d’autorisation nationale britannique pour
obtenir une AMM afin de commercialiser des produits au
Royaume-Uni. Jusqu’au 31 décembre 2023, la MHRA pouvait
s’appuyer sur une décision prise par la Commission
européenne sur l’approbation d’une nouvelle autorisation de
mise sur le marché par le biais d’une procédure centralisée
pour déterminer une demande d’autorisation de mise sur le
marché en Grande-Bretagne.
À partir du 1er janvier 2024, un nouveau processus de
reconnaissance internationale, qui tient compte des décisions
prises par l’EMA et de certains autres organismes de
réglementation, est mis en place. La MHRA a également établi
ses propres procédures de reconnaissance décentralisée ou
mutuelle qui permettent aux autorisations de mise sur le
marché approuvées dans les États membres de l’UE par le biais
de procédures de reconnaissance décentralisée et mutuelle
d’être reconnues au Royaume-Uni ou en Grande-Bretagne.
Depuis le Brexit, la MHRA a mis à jour divers aspects du régime
réglementaire des médicaments au Royaume-Uni. Il s’agit
notamment de : l’introduction de la procédure d’autorisation et
d’accès innovante pour accélérer le délai de mise sur le marché
et faciliter l’accès des patients aux médicaments innovants ; des
mises à jour de la procédure d’approbation nationale
britannique, en introduisant un objectif de 150 jours pour
l’évaluation des demandes d’autorisation de mise sur le marché
au Royaume-Uni, en Grande-Bretagne et en Irlande du Nord et
un processus d’examen continu des demandes d’autorisation
de mise sur le marché (plutôt qu’une soumission consolidée du
dossier complet).
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
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PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
1
Il est actuellement difficile de savoir dans quelle mesure le
Royaume-Uni cherchera à aligner sa réglementation sur celle
de l’UE à l’avenir. Le cadre réglementaire britannique relatif
aux essais cliniques et à l’autorisation de mise sur le marché
est dérivé de la législation européenne existante (telle qu’elle
a été mise en œuvre dans le droit britannique, par le biais de
la législation secondaire). Cependant, le projet de loi sur la
révocation et la réforme de la législation européenne
(Retained EU Law (Revocation and Reform) Bill) publié fin
2022, qui vise à supprimer toute la législation dérivée de l’UE
du UK statute book d’ici la fin de 2024, pourrait entraîner une
divergence d’approche entre l’UE et le Royaume-Uni.
Développement pédiatrique
Dans l’UE, le règlement (CE) n° 1901/2006 prévoit que toutes
les AMM de nouveaux médicaments doivent inclure les
résultats d’essais réalisés sur la population pédiatrique,
conformément à un plan d’investigation pédiatrique, ou PIP,
convenu avec le comité pédiatrique de l’EMA, ou PDCO. Le PIP
définit le calendrier et les mesures proposées pour générer
des données permettant de soutenir une indication
pédiatrique du médicament pour lequel l’AMM est demandée.
Le PDCO peut accorder un report de l’obligation de mettre en
œuvre tout ou partie des mesures prévues dans le PIP jusqu’à
ce qu’il y ait suffisamment de données pour démontrer
l’efficacité et la sécurité du produit chez les adultes. En outre,
l’obligation de fournir des données d’essais cliniques
pédiatriques peut être levée par le PDCO lorsque ces données
ne sont pas nécessaires ou appropriées parce que le produit
est susceptible d’être inefficace ou dangereux chez les
enfants, que la maladie ou l’affection pour laquelle le produit
est destiné ne se manifeste que chez les populations adultes
ou que le produit ne représente pas un avantage
thérapeutique significatif par rapport aux traitements
existants pour les patients pédiatriques. Une fois que l’AMM
est obtenue dans tous les États membres de l’UE et que les
résultats de l’étude sont inclus dans les informations sur le
produit, même s’ils sont négatifs, le produit peut bénéficier
d’une prolongation de six mois du certificat complémentaire
de protection, ou CCP, s’il est en vigueur au moment de
l’autorisation ou, dans le cas des médicaments orphelins,
d’une prolongation de deux ans de l’exclusivité du marché des
médicaments orphelins.
Exclusivité des données et du marché
L’UE offre des possibilités d’exclusivité des données et du
marché liées aux AMM. Lorsqu’ils obtiennent une AMM, les
médicaments innovants ont généralement droit à huit ans
d’exclusivité des données et à dix ans d’exclusivité
commerciale. L’exclusivité des données, si elle est accordée,
empêche les autorités réglementaires de l’UE de faire
référence aux données de l’innovateur pour évaluer une
demande de produit générique ou biosimilaire pendant huit
ans à compter de la date d’autorisation du produit innovateur,
après quoi une AMM de produit générique ou biosimilaire peut
être soumise, et les données de l’innovateur peuvent être
référencées. La période d’exclusivité commerciale empêche un
candidat générique ou biosimilaire retenu de commercialiser
son produit dans l’UE jusqu’à ce que 10 ans se soient écoulés
depuis l’AMM initiale du produit de référence dans l’UE. La
période globale de dix ans peut, occasionnellement, être
prolongée d’une année supplémentaire jusqu’à un maximum
de 11 ans si, au cours des huit premières années de ces dix ans,
le titulaire de l’AMM obtient une autorisation pour une ou
plusieurs nouvelles indications thérapeutiques qui, au cours de
l’évaluation scientifique préalable à leur autorisation, sont
considérées comme apportant un bénéfice clinique significatif
par rapport aux thérapies existantes. Cependant, il n’y a
aucune garantie qu’un produit sera considéré par les autorités
réglementaires de l’UE comme une nouvelle entité chimique/
biologique, et les produits peuvent ne pas bénéficier de
l’exclusivité des données.
Exigences post-approbation
Lorsqu’une AMM est accordée pour un médicament dans l’UE,
le titulaire de l’AMM est tenu de se conformer à une série
d’exigences réglementaires applicables à la fabrication, au
marketing, à la promotion et à la vente de médicaments.
Comme aux États-Unis, les titulaires d’AMM et les fabricants
de médicaments sont soumis à une surveillance réglementaire
complète de la part de l’EMA, de la Commission européenne
et/ou des autorités réglementaires compétentes des
différents États membres de l’UE. Le titulaire d’une AMM doit
établir et maintenir un système de pharmacovigilance et
nommer une personne qualifiée pour la pharmacovigilance
qui est responsable de la surveillance de ce système. Les
principales obligations comprennent la notification rapide des
effets indésirables graves présumés et la soumission de
rapports périodiques actualisés de sécurité, ou PSUR.
Tous les nouvelles AMM doivent inclure un plan de gestion
des risques, ou PGR, décrivant le système de gestion des
risques que l’entreprise mettra en place et documentant les
mesures visant à prévenir ou à minimiser les risques associés
au produit. Les autorités réglementaires peuvent également
imposer des obligations spécifiques comme condition de
l’AMM. Ces mesures de minimisation des risques ou ces
obligations post-autorisation peuvent inclure une surveillance
supplémentaire de la sécurité, une soumission plus fréquente
des PSUR, ou la conduite d’essais cliniques supplémentaires
ou d’études de sécurité post-autorisation.
Dans l’UE, la publicité et la promotion des médicaments sont
soumises aux lois de l’UE et des États membres de l’UE
régissant la promotion des médicaments, les interactions avec
les médecins et autres professionnels de la santé, la publicité
trompeuse et comparative et les pratiques commerciales
déloyales. Bien que les exigences générales en matière de
publicité et de promotion des médicaments soient établies par
la législation européenne, les détails sont régis par les
réglementations des différents États membres de l’UE et
peuvent différer d’un pays à l’autre. Par exemple, les lois
applicables exigent que le matériel promotionnel et la
publicité concernant les médicaments soient conformes au
résumé des caractéristiques du produit, ou RCP, tel
qu’approuvé par les autorités compétentes dans le cadre
d’une AMM. Le résumé des caractéristiques du produit est le
document qui fournit des informations aux médecins
concernant l’utilisation sûre et efficace du produit. Les
activités promotionnelles qui ne sont pas conformes au CPM
sont considérées comme non conformes et sont interdites
dans l’UE. La publicité directe auprès des consommateurs
pour les médicaments délivrés sur ordonnance est également
interdite dans l’UE.
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1
PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
Produits combinés
Dans l’UE, les produits qui sont une combinaison d’un
médicament et d’un dispositif médical sont réglementés soit
comme un médicament, soit comme un dispositif médical,
selon le mode d’action principal.
Les dispositifs médicaux qui incorporent un médicament en
tant que partie intégrante ayant une action auxiliaire à l’action
du dispositif médical sont réglementés en tant que dispositifs
médicaux conformément au règlement (UE) 2017/745 sur les
dispositifs médicaux, ou RDM. Toutefois, la qualité, la sécurité
et l’utilité du médicament doivent également être vérifiées en
tant que partie intégrante du dispositif et un avis scientifique
d’une autorité compétente nationale d’un État membre de
l’UE ou de l’EMA, en fonction de sa nature et de son intention
thérapeutique, doit être demandé concernant la qualité et la
sécurité du médicament, y compris le bénéfice ou le risque de
son incorporation dans le dispositif médical. Lorsque le mode
d’action principal du produit combiné est porté par le
médicament, il est réglementé comme un médicament. Dans
certains cas, le médicament doit également être conforme, en
tout out partie aux exigences du règlement (UE) 2017-745 et
notamment l’article 117. Une exemption peut être demandée
auprès des autorités si la demande est justifiée.
1.3.8.2.2Autres questions réglementaires
Cadre réglementaire français
Comme indiqué au 1.3.8.1, sous le régime de la directive
n ° 2001/20/CE, chaque État membre a dû transposer cette
directive en droit national, en l’adaptant finalement à son
propre cadre réglementaire.
En France, par exemple, la directive n° 2001/20/CE a été
transposée sous forme de la loi n° 2004-806 du 9 août 2004,
relative à la politique de santé publique, et du décret
n ° 2006-477 du 26 avril 2006, modifiant le chapitre Ier du titre II
du livre Ier de la première partie du Code de la santé publique
relatif aux recherches biomédicales. Cette réglementation
remplace la procédure de notification dérivée de la loi Huriet-
Sérusclat du 20 décembre 1988. Cette loi du 9 août 2004 a
ensuite été modifiée par la loi du 5 mars 2012 puis par une
ordonnance du 16 juin 2016 qui vise essentiellement à (i) adapter
les dispositions relatives aux recherches sur le médicament au
nouveau règlement européen n° 536/2014, (ii) améliorer la
coordination de l’intervention des Comités de protection des
personnes (CPP) chargés d’examiner les protocoles de recherche,
et (iii) mettre en cohérence les dispositions relatives à la protection
des données avec les dernières évolutions législatives) (« loi Jardé »).
L’article L. 1121-4 du Code de la santé publique, tel que modifié
par l’ordonnance du 16 juin 2016, établit un système d’avis
favorable d’un CPP et, en fonction du type de recherche
concernée, une autorisation préalable délivrée par l’ANSM.
Depuis l’entrée en application de la loi Jardé, le CPP compétent
est désigné aléatoirement parmi les comités disponibles et
disposant de la compétence nécessaire à l’examen du projet par
tirage au sort (article L. 1123-6 du Code de la santé publique tel
que modifié par loi n° 2018-892 du 17 octobre 2018). Sur la
base de l’article L. 1123-7 du même code (tel que modifié par la
loi n° 2020-1525 du 7 décembre 2020), le CPP doit rendre son
avis sur les conditions de validité de la recherche, tout
particulièrement en ce qui concerne la protection des
participants, les informations qui leur sont communiquées et la
procédure suivie pour obtenir leur consentement informé, ainsi
que la pertinence globale du projet, la nature satisfaisante de
l’évaluation des bénéfices et des risques et l’adéquation entre
les objectifs poursuivis et les moyens déployés à ces fins. Après
soumission du dossier complet contenant non seulement des
informations sur le protocole clinique, mais également des
données spécifiques au produit et à son contrôle qualité, ainsi
que les résultats des études précliniques, l’ANSM informe le
promoteur qu’elle s’oppose à la mise en œuvre de la recherche.
Celui-ci peut alors modifier le contenu de son projet de
recherche et soumettre sa demande modifiée ou complétée à
l’ANSM ; procédure qui ne peut toutefois pas être suivie plus
d’une fois. Si le promoteur ne modifie pas le contenu de sa
demande, elle est considérée comme rejetée.
En vertu des dispositions du décret du 26 avril 2006 (tel que
modifié par le décret n° 2016-1537 du 16 novembre 2016), la
limite temporelle pour l’examen d’une demande d’autorisation
de recherche clinique ne peut excéder 60 jours après réception
du dossier complet (R. 1123-38 du Code de la santé publique).
Enfin, conformément à l’article L. 1123-11, en cas de risque
pour la santé publique ou si l’ANSM considère que les
conditions dans lesquelles la recherche est menée ne
correspondent plus à celles indiquées dans la demande
d’autorisation ou n’est pas conforme aux dispositions du Code
de la santé publique, elle peut, à tout moment, exiger la
modification des procédures suivies pour la réalisation de la
recherche et la suspendre ou l’interdire.
L’ANSM a mis en place à partir du 15 octobre 2018 un dispositif
accéléré d’autorisation d’essais cliniques (« Fast Track ») qui
vient réduire les délais d’instruction des demandes d’autorisation
d’essais cliniques de médicaments (pour les promoteurs qui
répondent aux critères d’éligibilité) et aux médicaments de
thérapie innovante (MTI) depuis le 18 février 2019. La Fast
Track 1, « Accès à l’innovation », prévoit un délai d’instruction
de maximum 40 jours pour les essais de nouveaux médicaments
et de 110 jours pour les MTI. La Fast Track 2, « Soutien au
développement », prévoit un délai d’instruction de maximum
25 jours pour les essais de nouveaux médicaments et de
60 jours pour les MTI. La décision du 24 novembre 2006 fixe les
règles de bonnes pratiques cliniques pour les recherches
biomédicales portant sur des médicaments à usage humain
prévues à l’article L. 1121-3 du Code de la santé publique.
L’objectif des BPC consiste à garantir la fiabilité des données
issues des essais cliniques et la protection des participants à ces
essais. Les BPC doivent s’appliquer à tous les essais cliniques,
notamment les études pharmacocinétiques, de biodisponibilité
et de bioéquivalence menées chez des volontaires sains et les
essais cliniques de phases II à IV.
Sous le régime du règlement n° 536/2014, les dispositions de
ce règlement sont directement applicables en France s’agissant
des essais cliniques conduits dans plusieurs États membres.
En outre, l’article L. 1124-1 du Code de la santé publique
rend applicables aux essais cliniques relevant du règlement
n° 536/2014 un certain nombre de dispositions du Code de
la santé publique, ce comprenant notamment :
les règles de fonctionnement des CPP, notamment la
désignation aléatoire du CPP en charge de rendre un avis sur
l’essai clinique ;
les conditions de réalisation d’un essai clinique sur une
personne décédée ou en état de mort cérébrale ;
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
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PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
1
la souscription obligatoire par le promoteur d’une assurance ;
l’obligation pour les participants d’être affiliés à un régime
de Sécurité sociale ou bénéficiaires d’un tel régime ;
l’obligation de déclarer à l’ANSM tous les événements
indésirables graves, tous les événements indésirables graves
attendus et/ou tous les événements indésirables graves
inattendus survenant en France chez un volontaire sain au
cours de l’essai clinique concerné ;
les modalités d’indemnisation des participants et
l’obligation de réaliser un examen médical préalable ;
la procédure d’appel contre l’avis défavorable du CPP ; et
les dispositions pénales.
Les données personnelles recueillies pendant les essais
cliniques doivent faire l’objet, comme tout traitement de
données personnelles, d’une inscription au registre de
traitement des données tenu par le responsable de traitement
conformément au Règlement Général relatif à la Protection
des Données 2016/679 du 27 avril 2016 (RGPD), la loi modifiée
n° 78-17 du 6 janvier 1978, relative à l’informatique, aux
fichiers et aux libertés ainsi qu’à ses textes d’application. Si le
traitement des données recueillies pendant les essais cliniques
est fait en conformité à l’un des référentiels ou règlements
types établis par la Commission nationale de l’informatique et
des libertés (CNIL), le responsable de traitement qui souhaite
mettre en œuvre un ou des traitements en conformité avec un
de ces référentiels ou règlements types adresse à la CNIL une
déclaration attestant de cette conformité. En revanche, si
l’étude n’est pas conforme à ces référentiels ou règlements
types, le promoteur a l’obligation de réaliser une demande
d’autorisation auprès de la CNIL. Enfin, les patients disposent
notamment de l’ensemble des droits des personnes
concernées prévus par le RGPD, et notamment d’un droit
d’accès et, le cas échéant, de rectification de leurs données.
Concernant les transferts de données personnelles entre
l’Union européenne et les États-Unis, la Cour de Justice de
l’Union européenne a (i) invalidé le bouclier de protection des
données dit Privacy Shield, mais (ii) a considéré comme valides
les clauses contractuelles types de la Commission européenne
(telles que prévues par la décision 2010/87/UE de la Commission
du 5 février 2010, modifiée en 2016), sous réserve de la mise en
place de mesures supplémentaires nécessaires, dans l’arrêt
« Schrems II » du 16 juillet 2020 (CJUE, 16 juillet 2020, C-311/18).
1.3.8.3Remboursement
La vente des produits dépendra, en partie, de la mesure dans
laquelle, une fois approuvés, ils seront couverts et remboursés
par des tiers payeurs, tels que les programmes de santé
gouvernementaux, les assurances commerciales et les organismes
de gestion intégrée des soins de santé. Ces tiers payeurs
réduisent de plus en plus le remboursement des médicaments et
services médicaux. Le processus consistant à déterminer si un
tiers payeur assurera la couverture d’un médicament est
généralement indépendant du processus de détermination de
son prix ou d’établissement du taux de remboursement qu’un
tiers payeur versera pour ce médicament une fois la couverture
approuvée. Les tiers payeurs peuvent limiter la couverture à des
médicaments spécifiques, inclus sur une liste approuvée,
également appelée « formulaire », qui peut ne pas inclure tous
les médicaments approuvés pour une indication donnée.
Afin d’assurer la couverture et le remboursement de tout
produit candidat dont la mise sur le marché est susceptible
d’être approuvée, il est possible que la Société doive mener des
études pharmaco-économiques coûteuses pour démontrer le
besoin médical et la rentabilité du produit candidat, outre les
coûts requis pour obtenir l’approbation de la FDA et les autres
approbations réglementaires comparables. Que la Société
mène ou non ces études, ses produits candidats pourraient ne
pas être considérés comme étant des médicaments
nécessaires ou rentables. La décision d’un tiers payeur
d’assurer la couverture d’un médicament ne signifie pas qu’un
taux de remboursement adéquat sera approuvé. Par ailleurs,
la détermination d’un tiers payeur à assurer la couverture d’un
produit ne garantit nullement la prise d’une décision identique
et un remboursement adéquat du médicament par d’autres
tiers payeurs. Le taux de remboursement du tiers payeur peut
ne pas être suffisant pour permettre à la Société de maintenir
des prix assez élevés en vue d’un retour sur investissement
satisfaisant en ce qui concerne le développement du produit.
La maîtrise des coûts des soins de santé est devenue l’une des
priorités des gouvernements étatiques et fédéraux et le prix
des médicaments a concentré les efforts en la matière. Le
gouvernement américain, les assemblées législatives des États
et les gouvernements d’autres pays ont fait preuve d’un grand
intérêt envers la mise en œuvre de programmes de maîtrise
des coûts, notamment le contrôle des prix, les restrictions en
matière de remboursement et les exigences de substitution
générique. L’adoption de mesures de contrôle des prix et de
maîtrise des coûts, ainsi que l’adoption de politiques plus
restrictives dans des juridictions dans lesquelles des contrôles
et mesures existent déjà, pourraient limiter les revenus nets et
les résultats de la Société. La diminution du remboursement
par des tiers payeurs d’un produit candidat ou une décision
par un tiers payeur de ne pas le couvrir pourrait réduire le
recours à ce produit par les médecins et avoir un effet négatif
considérable sur les ventes, le résultat d’exploitation et la
situation financière de la Société.
Par exemple, l’ACA, promulguée aux États-Unis en mars 2010,
devrait avoir d’importantes répercussions sur l’industrie de la
santé. L’ACA est une grande réforme législative de la santé.
Elle devrait étendre la couverture pour les personnes non
assurées, tout en plafonnant les dépenses de santé globales,
améliorer les recours contre la fraude et les abus, ajouter de
nouvelles exigences en matière de transparence aux industries
de santé et aux assurances vie et santé, imposer de nouvelles
taxes et redevances, ainsi que des réformes supplémentaires
aux industries de santé (et autres changements). En ce qui
concerne les produits pharmaceutiques, entre autres, cette loi
a étendu et accru les réductions accordées par l’industrie pour
les médicaments couverts par les programmes Medicaid et elle
a modifié les exigences de couverture en vertu du programme
Medicare partie D. Cependant, certaines dispositions ont à la
fois fait l’objet de contestations judiciaires, de contestations
auprès du Congrès, ainsi que de la part de l’Administration
Trump en vue de leur abrogation ou de leur remplacement.
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Activité du Groupe
Bien que le Congrès n’ait pas adopté de loi complète, plusieurs
projets de loi concernant la mise en œuvre de certaines
exigences de l’ACA ont été promulgués. Ainsi, par exemple, le
Président Trump a promulgué le 22 décembre 2017 le Tax
Cuts and Jobs Act, ou Tax Act, qui inclut une disposition
annulant le mandat individuel de maintenir une couverture
d’assurance santé aux termes de l’ACA effectif au 1er janvier
2019. En outre, le « federal spending package » de 2020 a
définitivement éliminé, à compter du 1er janvier 2020, la taxe
« Cadillac » imposée par l’ACA sur la couverture santé et la
taxe sur les appareils médicaux à coût élevé payés par
l’employeur et, à compter du 1er janvier 2021, élimine
également la taxe sur les assureurs santé. Le 17 juin 2021, la
Cour Suprême des États-Unis a rejeté, pour des raisons de
procédure, une contestation qui soutenait que l’ACA était
inconstitutionnelle dans son intégralité en raison de
l’abrogation du « mandat individuel » par le Congrès. Ainsi,
l’ACA restera en vigueur sous sa forme actuelle. Avant la
décision de la Cour Suprême des États-Unis, le 28 janvier 2021,
le Président Biden avait publié un décret pour lancer une
période d’inscription spéciale du 15 février 2021 au
15 mai 2021 afin d’obtenir une couverture d’assurance
maladie via le marché de l’ACA. Le décret prévoyait également
que certaines agences gouvernementales doivent reconsidérer
leurs politiques et règles existantes qui limitent l’accès aux
soins de santé, notamment en réexaminant le programme
Medicaid et les programmes de dérogation qui incluent des
exigences de travail, ainsi que les politiques qui créent des
obstacles inutiles à l’accès à la couverture d’assurance maladie
par le programme Medicaid ou l’ACA. Il est possible que l’ACA
fasse l’objet de contestations ou de remise en question par le
Congrès dans le futur. Il n’est pas encore clair comment de
telles contestations et les réformes des soins de santé de
l’Administration Biden affecteront l’ACA.
En outre, d’autres modifications législatives ont été proposées
et adoptées aux États-Unis depuis l’adoption de l’ACA. Le
2 août 2011, le Budget Control Act (loi de contrôle budgétaire)
de la même année, entre autres, a créé des mesures de
réduction des dépenses par le Congrès. Le « Supercomité » de
réduction des déficits aux États-Unis (Joint Select Committee
on Deficit Reduction), chargé de recommander une réduction
des déficits cibles d’au moins 1 200 milliards de dollars entre
2013 et 2021, n’est pas parvenu à atteindre les objectifs fixés,
ce qui a déclenché, en vertu de la loi, la mise en œuvre
automatique de réductions des dépenses liées à différents
programmes gouvernementaux. Il s’agit notamment de
réductions globales des versements Medicare aux prestataires
d’un maximum de 2 % par exercice fiscal, à compter
d’avril 2013 et qui restera en vigueur, en raison de révisions
législatives successives, notamment l’Infrastructure Investment
and Jobs Act, jusqu’à 2031, à l’exception d’une suspension
temporaire du 1er mai 2020 au 31 mars 2021, sous réserve de
décisions complémentaires du Congrès. En application de la
législation actuelle, la réduction réelle des paiements de
Medicare variera de 1 % en 2022 à 3 % au cours de la dernière
année fiscale de ce mécanisme de réduction budgétaire. Le
2 janvier 2013, Barack Obama a promulgué l’American
Taxpayer Relief Act (ATRA, loi d’allègement fiscal) de 2012, qui
entre autres, a réduit les paiements Medicare versés à différents
prestataires, notamment les hôpitaux, les centres d’imagerie et les
centres anticancéreux, et étendu le délai de prescription du
recouvrement par le gouvernement des paiements
excédentaires versés aux prestataires de trois à cinq ans. Il est
prévisible que d’autres mesures réformatrices du système de
santé fédéral seront adoptées à l’avenir, qui pourraient limiter
les sommes que les gouvernements étatiques et fédéraux
verseront pour les médicaments et services médicaux et, à leur
tour, réduire considérablement la valeur projetée de certains
projets de développement et la rentabilité de la Société.
De plus, aux États-Unis, il y a eu récemment plusieurs
enquêtes du Congrès et des travaux législatifs fédéraux et
étatiques visant, entre autres, (i) à accroître la transparence
des prix des médicaments, (ii) à examiner la relation entre les
prix et les programmes des fabricants pour les patients, et
(iii) à réformer les méthodes gouvernementales pour
rembourser les médicaments. Au niveau fédéral, l’Administration
Trump a utilisé plusieurs moyens pour proposer ou mettre en
œuvre une réforme des prix des médicaments, notamment
par le biais de propositions budgétaires fédérales, de décrets
et d’initiatives politiques. Par exemple, le 24 juillet 2020 et le
13 septembre 2020, l’Administration Trump a annoncé
plusieurs décrets relatifs à la fixation des prix des médicaments
sur ordonnance qui visent à mettre en œuvre plusieurs des
propositions de l’Administration. En conséquence, la FDA a
simultanément publié une règle définitive et des orientations
en septembre 2020, offrant aux États la possibilité d’élaborer
et de soumettre des plans d’importation de médicaments en
provenance du Canada. Par ailleurs, le 20 novembre 2020, le
ministère américain de la Santé et des Services sociaux, ou
HHS, a finalisé un projet de réglementation supprimant le
« safe harbor » pour les réductions de prix des fabricants de
produits pharmaceutiques aux promoteurs de régimes en
vertu de la partie D du Medicare, à moins que la réduction de
prix ne soit exigée par la loi. L’application de la règle a été
retardée par l’Administration Biden du 1er janvier 2022 au
1er janvier 2023 en raison de litiges en cours. La règle crée
également un nouveau « safe harbor » pour les réductions de
prix répercutées sur le point de vente, ainsi qu’un nouveau
champ d’application pour certains accords à frais fixes entre
les gestionnaires de prestations pharmaceutiques et les
fabricants, dont la mise en œuvre a également été retardée au
1er janvier 2023. Le 20 novembre 2020, le CMS a publié une
règle finale provisoire mettant en œuvre le décret de
l’Administration Trump sur le décret de la Most Favored
Nation, qui lierait les paiements de la partie B de l’assurance-
maladie pour certains médicaments administrés par des
médecins au prix le plus bas payé dans d’autres pays
économiquement avancés, à compter du 1er janvier 2021. À la
suite d’un litige contestant le modèle de la nation la plus
favorisée, le 27 décembre 2021, le CMS a publié une règle
définitive qui annule la règle définitive provisoire du modèle
de la nation la plus favorisée. En juillet 2021, l’Administration
Biden a publié un décret intitulé « Promouvoir la concurrence
dans l’économie américaine », dont plusieurs dispositions
visent les médicaments sur ordonnance. En réponse au décret
de Monsieur Biden, le 9 septembre 2021, le HHS a publié un
plan global de lutte contre le prix élevé des médicaments qui
énonce les principes de la réforme de la tarification des
médicaments et présente une variété de politiques législatives
potentielles que le Congrès pourrait adopter ainsi que des
mesures administratives potentielles que le HHS pourrait
prendre pour faire avancer ces principes. Aucune législation
ou action administrative n’a été finalisée pour mettre en
œuvre ces principes. Il est difficile de savoir si ces initiatives
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
47
PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
1
politiques ou des initiatives similaires seront mises en œuvre à
l’avenir. Au niveau des États, les législateurs ont de plus en
plus souvent adopté des lois et mis en œuvre des règlements
visant à contrôler les prix des produits pharmaceutiques et
biologiques, y compris les contraintes de prix ou de
remboursement des patients, les rabais, les restrictions
d’accès à certains produits et les mesures de transparence et
de divulgation des coûts de commercialisation, et, dans
certains cas, des textes visant à encourager l’importation
d’autres pays et les achats en gros. D’autres propositions
législatives visant à réformer les soins de santé et les
programmes d’assurance gouvernementaux, ainsi que la
tendance à la gestion des soins de santé aux États-Unis,
pourraient influencer l’achat de médicaments et réduire la
demande et les prix de nos produits, si elles sont approuvées.
Cela pourrait nuire à notre capacité à commercialiser des
produits et générer des revenus. Les mesures de contrôle des
coûts mises en place par les organismes payeurs, les autres
acteurs de la santé et l’effet d’une réforme plus poussée des
soins de santé pourraient réduire considérablement les
revenus potentiels provenant de la vente future de nos
produits candidats, et pourraient entraîner une augmentation
de nos dépenses de conformité, de fabrication ou autres
dépenses d’exploitation.
Par ailleurs, dans certains pays, le prix proposé pour un
médicament doit être approuvé avant sa mise sur le marché.
Les exigences régissant la tarification des médicaments varient
considérablement d’un pays à l’autre.
Par exemple, l’Union européenne propose différentes options
permettant à ses États membres de restreindre l’éventail de
médicaments remboursés par leur système d’assurance-
maladie national et de contrôler les prix des médicaments à
usage humain. Un État membre peut approuver un prix
spécifique pour le médicament ou adopter un système de
contrôles directs ou indirects sur la rentabilité du laboratoire
mettant le médicament sur le marché. En France, par
exemple, l’accès effectif au marché peut se faire soit à prix
libre, décidé par le laboratoire pharmaceutique, soit avec un
régime de prise en charge/remboursement avec un prix régulé
par les autorités. Dans ce cas, les futurs produits doivent être
inscrits, pour leur prise en charge par les hôpitaux, sur la liste
des spécialités pharmaceutiques agréées à l’usage des collectivités
et divers services publics (dite « Liste Collectivités ») (article
L. 5123-2 du Code de la santé publique) ou inscrits sur la liste des
spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux
(dite « Liste Sécurité sociale ») pour leur remboursement par
la Sécurité sociale (article L. 162-17 du Code de la Sécurité
sociale).
Les médicaments vendus aux hôpitaux peuvent par ailleurs faire
aussi l’objet (i) d’une inscription sur la liste de médicaments pris
en charge par l’assurance-maladie en sus des prestations
d’hospitalisation (dite « Liste en Sus ») lorsque particulièrement
innovants et onéreux, et (ii) pour leur vente par les hôpitaux aux
patients non hospitalisés, d’une inscription sur la liste de
rétrocession (« Liste Rétrocession »). Pour ce faire, ils doivent en
amont avoir été inscrits sur la Liste Collectivités.
En effet, en France, le prix fabricant hors taxe des médicaments
remboursables aux assurés sociaux (inscrits sur la Liste Sécurité
sociale) fait l’objet d’une convention pluriannuelle négociée
entre chaque laboratoire pharmaceutique et le Comité
économique des produits de santé ou CEPS (à défaut, par
décision unilatérale du CEPS). Un accord-cadre a été conclu
entre le LEEM (le syndicat représentant les industries des
médicaments) et le CEPS. Le dernier accord-cadre a été signé le
5 mars 2021 et a une durée de trois ans. Par ailleurs, les prix de
cession des médicaments inscrits sur la Liste en Sus et sur la
Liste Rétrocession sont eux aussi fixés par convention entre le
laboratoire exploitant et le CEPS.
Il n’existe aucune garantie que tout pays ayant mis en œuvre
des contrôles des prix ou des plafonds de remboursement
pour les médicaments de la Société autorisera des accords de
tarification et de remboursement favorables pour l’un de ses
produits candidats, quel qu’il soit. Historiquement, les produits
lancés dans l’Union européenne ne suivent pas les structures
tarifaires américaines et les prix tendent généralement à être
nettement inférieurs.
1.3.8.4Autres lois relatives aux soins de santé et exigences de conformité
Les activités de la Société aux États-Unis et ses accords avec
les investigateurs cliniques, les prestataires de soins, les
consultants, les tiers payeurs et les patients peuvent l’exposer
à des lois fédérales et étatiques en matière de fraude et d’abus
largement applicables et à d’autres lois relatives aux soins de
santé. Ces lois peuvent affecter, entre autres, la recherche, les
propositions de vente, les actions marketing et les programmes
pédagogiques autour de ses produits candidats obtenant une
AMM. Les lois susceptibles d’influer sur la capacité de la
Société à mener ses opérations incluent, entre autres :
l’Anti-Kickback Statute (loi fédérale anticorruption) qui interdit
notamment aux personnes de solliciter, de recevoir, d’offrir ou
de verser une rémunération (dont tout pot-de-vin, tout
dessous-de-table ou toute réduction), en toute connaissance de
cause et de plein gré, directement ou indirectement, en espèces
ou en nature, pour induire, récompenser ou en retour de la
recommandation d’une personne, ou l’achat, la location, la
commande ou la recommandation d’un article, d’un bien,
d’une installation ou d’un service remboursable en vertu
d’un programme fédéral de soins de santé, tel que les
programmes Medicare et Medicaid ;
les lois civiles et pénales relatives aux fausses allégations et
les lois civiles relatives aux sanctions pécuniaires, qui imposent
des pénalités et déclenchent des mesures de dénonciation civile
à l’encontre de personnes et d’organisations pour, entre autres,
présenter, en toute connaissance de cause, ou entraîner la
présentation d’allégations de paiement de la part de Medicare,
de Medicaid ou d’autres tiers payeurs, qui sont fausses ou
frauduleuses, ou faire une fausse déclaration ou un faux
enregistrement pour le paiement d’une fausse allégation ou
éviter, diminuer ou dissimuler une obligation de verser de
l’argent au gouvernement fédéral, notamment, fournir des
factures ou des informations de codage inexactes aux clients
ou promouvoir un médicament hors AMM ;
48
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
1
PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
le Health Insurance Portability and Accountability Act
(HIPAA, loi fédérale sur la transférabilité et la redevabilité
des régimes d’assurance-maladie) de 1996, qui a créé de
nouvelles lois pénales fédérales interdisant l’exécution d’un
plan visant à frauder tout régime d’assurance-maladie ou à
falsifier, dissimuler ou couvrir, en toute connaissance de
cause et de plein gré, un fait important ou produire de
fausses déclarations concernant des questions de santé ;
le Physician Payments Sunshine Act (loi fédérale assurant la
transparence des rémunérations perçues par les médecins
définis de manière à inclure les médecins, les dentistes, les
optométristes, les pédiatres et les chiropraticiens), d’autres
professionnels de santé (tels que les auxiliaires médicaux et
les infirmières praticiennes), ainsi que les hôpitaux
universitaires, ainsi que des informations concernant certaines
participations et certains investissements détenus par les
médecins ou les membres de leur famille immédiate ;
l’HIPAA, tel qu’amendé par le Health Information Technology
for Economic and Clinical Health Act (HITECH, loi sur
l’informatique de la santé au service de la santé économique et
clinique) et ses règlements d’application, qui imposent certaines
obligations aux organisations couvertes et à leurs associés (ainsi
qu’à leurs sous-traitants) en matière de confidentialité, de
sécurité et de transmission des informations de santé
personnellement identifiables ; et
les lois étatiques équivalant à chacune des lois fédérales
énumérées ci-dessus, notamment les lois étatiques
anticorruption et relatives aux fausses allégations, qui peuvent
s’appliquer à des articles ou services remboursés par tout tiers
payeur, notamment des assureurs commerciaux ; les lois
étatiques relatives à la transparence ou à la mise sur le
marché applicables aux fabricants, dont le champ
d’application peut s’avérer plus vaste que les exigences
fédérales ; les lois étatiques qui exigent que les entreprises
biopharmaceutiques se conforment aux recommandations
de conformité facultatives du secteur biopharmaceutique et
aux recommandations de conformité pertinentes promulguées
par le gouvernement fédéral, ainsi que les lois étatiques
régissant la confidentialité et la sécurité des informations de
santé dans certaines circonstances. La plupart de ces lois
diffèrent les unes des autres de manière significative et peuvent
ne pas avoir le même effet que l’HIPAA, ce qui rend les efforts
de conformité plus complexes.
L’ACA a élargi le champ d’application de l’anti-Kickback
Statute fédéral.
Les efforts à déployer pour garantir la conformité des accords
commerciaux que la Société a conclus avec des tiers aux lois
relatives aux soins de santé applicables impliqueront des frais
considérables. Il est possible que les autorités gouvernementales
concluent que ses pratiques commerciales peuvent ne pas être
conformes aux lois, aux réglementations ou à la jurisprudence
actuelles ou futures, notamment les lois relatives à la fraude
et aux abus et d’autres lois relatives aux soins de santé.
S’il était déterminé que les activités de la Société
enfreignaient l’une de ces lois, quelle qu’elle soit, ou toute
autre réglementation gouvernementale pouvant s’appliquer à
sa situation, elle pourrait s’exposer à d’importantes pénalités
administratives, civiles ou pénales, à des dommages, à des
amendes, à un reversement des bénéfices réalisés, à des
incarcérations individuelles, à l’exclusion des régimes
d’assurance-maladie à financement public, notamment des
programmes Medicare et Medicaid, et à la restriction ou à la
restructuration de ses activités. S’il était découvert que les
médecins, d’autres prestataires de soins ou organisations avec
lesquels la Société prévoit de collaborer ne respectaient pas
les lois en vigueur, ils pourraient s’exposer à des sanctions
administratives, civiles ou pénales, notamment des peines
d’emprisonnement et l’exclusion des régimes d’assurance-
maladie à financement public.
Au sein de l’Union européenne, il existe également des
procédures nationales de lutte contre la corruption et des
règles spécifiques en matière déontologique.
Par exemple, en France, des règles très strictes encadrent les
interactions entre des personnes physiques ou morales
fabriquant ou distribuant des produits de santé et les
professionnels de la santé en France. Ces règles s’appliquent
aux fabricants de produits de santé quel que soit le stade de
développement de leurs produits et indépendamment de leur
nationalité et/ou du lieu de leur siège social.
Par principe, il est interdit aux personnes assurant des
prestations de santé, produisant ou commercialisant des
produits de santé d’offrir ou de promettre des avantages, en
espèces ou en nature, directement ou indirectement,
notamment aux professionnels de santé exerçant en France,
aux étudiants se destinant à ces professions ou aux
associations de ces personnes, y compris les sociétés savantes
et les conseils nationaux professionnels.
En outre, les entreprises fabriquant ou commercialisant des
produits de santé et/ou des produits cosmétiques, ou
fournissant des services associés à ces produits doivent rendre
publique l’existence des conventions qu’elles concluent
notamment avec les professionnels de santé exerçant en
France, ainsi que les avantages qu’elles leur accordent, sous
peine de sanctions pénales.
En vertu de ces obligations de transparence, les entreprises
concernées doivent divulguer des informations clés sur leurs
relations avec les professionnels de la santé, telles que
notamment la rémunération ou les avantages versés, ainsi que
les accords conclus. Ces obligations s’appliquent à tout avantage
ou convention dont le montant est supérieur à 10 euros.
En cas de non-respect de toutes ces réglementations, outre un
risque significatif pour leur réputation, les entreprises et les
professionnels de santé concernés peuvent faire l’objet de
sanctions pénales lourdes et, s’agissant des professionnels de
santé concernés, de sanctions disciplinaires.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
49
PRÉSENTATION DE DBV TECHNOLOGIES ET DE SON ACTIVITÉ
Activité du Groupe
1
1.3.9Employés
Au 31 décembre 2024, le Groupe comptait 109 employés à
temps plein (dont 75 étaient employés en France et 34 étaient
employés aux États-Unis), et un employé à temps partiel.
Parmi ses employés, la Société compte 39 hommes et 71 femmes.
30 employés de la Société sont dédiés à des activités de
recherche & développement, clinique et scientifique, ainsi
qu’au développement des dispositifs médicaux.
La Société considère que les relations avec ses employés sont
bonnes. Les objectifs de la Société en matière de ressources
humaines comprennent, selon le cas, l’identification, le
recrutement, la rétention, l’incitation et l’intégration de ses
employés existants et futurs. Les principaux objectifs des plans
d’incitation de la Société sont d’attirer, de retenir et de
motiver ses employés, consultants et Administrateurs,
notamment par l’octroi d’une rémunération long terme en
actions et stock-options.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
51
2
RISQUES ET
CONTRÔLE INTERNE
52
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
2
RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Facteurs de risques
2.1FACTEURS DE RISQUES
La Société exerce son activité dans un environnement qui
connaît une évolution rapide et fait naître de nombreux risques
dont certains échappent à son contrôle. Les investisseurs sont
invités à prendre en considération l’ensemble des informations
figurant dans le présent document d’enregistrement universel,
y compris les facteurs de risques décrits dans le présent
chapitre, avant de décider de souscrire ou d’acquérir des
actions de la Société.
Les risques décrits ci-dessous sont ceux identifiés par la Société,
à la date du présent document d’enregistrement universel,
comme susceptibles d’affecter de manière significative son
activité, son image, sa situation financière, ses résultats, sa
capacité à réaliser ses objectifs et ses actionnaires.
L’ensemble des risques et menaces identifiés est régulièrement
analysé dans le cadre de la démarche de gestion des risques de
la Société.
Le tableau ci-dessous présente de manière synthétique les
principaux risques organisés en trois catégories : les risques
liés à l’activité, les risques liés à l’organisation de la Société et
les risques financiers.
Dans chacune des trois catégories, les risques résiduels nets
demeurant après mise en œuvre de mesures de gestion, sont
classés selon le niveau de criticité (combinaison de la
probabilité d’occurrence et de l’impact estimé). Seuls les
risques nets évalués avec un niveau de criticité « significatif »
sont détaillés dans le présent chapitre.
Outre le marché réglementé d’Euronext, les actions de la
Société sont négociées sur le Nasdaq Capital Market sous la
forme d’American Depositary Shares (ADS) (chacune
représentant cinq (5) actions ordinaires). De ce fait, une liste
détaillée des risques et aléas auxquels la Société pourrait être
confrontée figure également dans les documents et rapports de
la Société déposés auprès de l’Autorité de réglementation et de
contrôle des marchés financiers (Securities and Exchange
Commission) aux États-Unis et notamment dans le Form 10-K
relatif à l’exercice clôturé le 31 décembre 2024. Les investisseurs
sont également invités à consulter ces informations avant de
décider de souscrire ou d’acquérir des actions de la Société.
2.1.1Synthèse des facteurs de risques
Légende relative à la criticité des risques :
Probabilité d’occurrence
Impact estimé
●●●
Probable
●●●
Élevé
●●
Possible
●●
Moyen
Peu probable
Faible
Facteurs de risques
Criticité
Probabilité
Impact
Référence
RISQUES LIÉS À L’ACTIVITÉ DE LA SOCIÉTÉ
2.1.2.1
Risque de non-obtention des autorisations préalables à toute commercialisation
des produits de la Société
●●●
●●●
2.1.2.1.1
Risque de retard ou d’échec des essais précliniques et cliniques réalisés par la Société
●●●
●●●
2.1.2.1.2
Risque d’échec commercial des produits de la Société
●●
●●●
2.1.2.1.3
Risque d’interruption de l’accès aux matières premières et produits nécessaires
à la fabrication des produits de la Société
●●
●●●
2.1.2.1.4
Risques liés à la concurrence
●●
●●
2.1.2.1.5
Risques liés à la protection de la propriété intellectuelle, de la confidentialité
des informations et du savoir-faire de la Société
●●
●●
2.1.2.1.6
Risque réglementaire
●●
●●
2.1.2.1.7
Risques liés aux données personnelles
●●
●●
2.1.2.1.8
Risque de cybersécurité, continuité et performance des systèmes d’information
●●
●●
2.1.2.1.9
Risques liés à la mise en jeu de la responsabilité du fait des produits
●●
●●
2.1.2.1.10
Risque lié au contrôle des investissements étrangers en France
●●
2.1.2.1.11
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
53
RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Facteurs de risques
2
Facteurs de risques
Criticité
Probabilité
Impact
Référence
RISQUES LIÉS À L’ORGANISATION, LA STRUCTURE ET AU FONCTIONNEMENT
DE LA SOCIÉTÉ
2.1.2.2
Risque lié à la dépendance vis-à-vis des sous-traitants
●●
●●●
2.1.2.2.1
Risques liés à la technologie Viaskin® utilisée par la Société
●●
●●●
2.1.2.2.2
Risques liés aux poursuites judiciaires
●●
●●
2.1.2.2.3
Risques liés à la commercialisation des produits
●●
●●
2.1.2.2.4
Risque de perte des collaborateurs clés
●●
●●
2.1.2.2.5
Risque lié aux exigences de conformité à la réglementation américaine en raison
de la double cotation des actions de la Société
2.1.2.2.6
RISQUES FINANCIERS
2.1.2.3
Risque de liquidité et de financement
●●●
●●●
2.1.2.3.1
Risque de volatilité
●●●
●●
2.1.2.3.2
Risque de dilution
●●●
2.1.2.3.4
Risques liés au Crédit d’Impôt Recherche
●●
2.1.2.3.5
Risque de change
●●
2.1.2.3.6
Risque sur les contrats de collaboration à long terme
●●
2.1.2.3.3
2.1.2Facteurs de risques
2.1.2.1Risques liés à l’activité de la Société
2.1.2.1.1Risque de non-obtention
des autorisations préalables
à toute commercialisation
des produits de la Société
À ce jour, la Société ne dispose d’aucun médicament approuvé
pour la vente et elle pourrait peut-être ne jamais être en mesure
de développer un médicament ou un produit biopharmaceutique
commercialisable. L’activité de la Société dépend presque
entièrement du succès du développement clinique, de
l’approbation réglementaire et de la commercialisation de ses
produits candidats, à base de la technologie Viaskin® et en
priorité Viaskin® Peanut. L’obtention de l’approbation de Viaskin®
Peanut aux États-Unis et dans l’Union européenne est un
processus complexe, long, coûteux et incertain.
Les essais cliniques de tous ces produits candidats, ainsi que la
fabrication et les demandes d’approbation réglementaire de
commercialisation, seront soumis à un examen approfondi et
rigoureux par de nombreuses autorités administratives, aux
États-Unis, dans l’Union européenne et dans d’autres pays où
la Société a l’intention de se développer et, s’ils sont
approuvés, de commercialiser ces produits. Tout manquement
aux lois et règlements applicables et aux bonnes pratiques de
production peut entraîner des sanctions, y compris des
amendes, ordonnances, sanctions civiles, refus d’autorisations
de mise sur le marché, retards, suspensions ou retraits
d’autorisations, saisies ou rappels de produits, restrictions
d’emploi et poursuites pénales.
Préalablement à l’obtention des autorisations réglementaires
nécessaires à la commercialisation de ces produits candidats,
la Société doit démontrer, au moyen d’essais précliniques et
cliniques, que le produit candidat est sûr et efficace pour une
utilisation dans chaque indication cible. La prolongation des
études sur la tolérance à long terme pourrait invalider
l’utilisation du produit de la Société, en montrant que Viaskin®
ne génère pas un effet protecteur durable. En outre, les
nouveaux résultats pourraient ne pas confirmer les résultats
positifs des tests ou essais antérieurs. Ce processus peut prendre
plusieurs années et requérir des études post-commercialisation
et une surveillance du produit, ce qui pourrait engendrer des
coûts importants potentiellement bien supérieurs aux
financements externes envisagés par la Société à ce jour.
Parmi le grand nombre de médicaments en développement,
seul un faible pourcentage parvient à obtenir l’ensemble des
autorisations nécessaires à leur commercialisation. En
conséquence, même si la Société est en mesure d’obtenir les
moyens financiers suffisants pour continuer son développement
et poursuivre son programme clinique, elle ne peut pas garantir
que Viaskin® Peanut, ou tout autre produit candidat, sera
développé ou commercialisé avec succès.
En particulier, la FDA ou l’EMA peuvent retarder, limiter ou
refuser l’approbation de Viaskin® Peanut pour de nombreuses
raisons, notamment :
la Société pourrait ne pas être en mesure de démontrer que
ces produits candidats sont sûrs et efficaces dans le
traitement des allergies alimentaires ;
les résultats des essais cliniques de la Société, ou des essais
cliniques menés par les institutions universitaires, soumis ou
à soumettre dans un BLA ou une demande d’autorisation de
mise sur le marché pourraient ne pas correspondre au
niveau d’importance statistique ou clinique requis par les
Autorités Réglementaires (FDA, EMA ou autres) pour
l’autorisation de commercialisation ;
les « Contract Research Organizations » ou CRO que la
Société retient pour mener ses essais cliniques peuvent
prendre des mesures indépendantes de sa volonté et
pourraient avoir un impact négatif important sur ses essais
cliniques ;
54
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
2
RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Facteurs de risques
les Autorités Réglementaires (FDA, EMA ou autres, les
« Autorités Réglementaires ») pourraient être en désaccord
avec le nombre, la conception, la taille, la conduite ou la
mise en œuvre, l’analyse ou l’interprétation des données
desdits essais cliniques ;
les Autorités Réglementaires pourraient trouver les données
des études précliniques et des essais cliniques de Viaskin®
Peanut insuffisantes pour démontrer que leur bénéfice
thérapeutique l’emporte sur leurs risques de sécurité ;
les Autorités Réglementaires pourraient exiger des essais
cliniques supplémentaires ;
les Autorités Réglementaires pourraient ne pas approuver la
formulation, les spécifications ou la notice de Viaskin®
Peanut ;
les Autorités Réglementaires pourraient limiter l’utilisation
des produits à une population restreinte ;
les Autorités Réglementaires pourraient ne pas approuver
les procédés de fabrication ou les installations de la Société
ou de tiers fabricants auxquels elle sous-traite, ou peuvent
émettre des résultats d’inspection qui nécessitent une
dépense et un délai importants ; ou
les Autorités Réglementaires peuvent exiger le développement
d’une stratégie d’évaluation et d’atténuation des risques (ou
REMS), comme condition d’approbation ou post-approbation ;
les Autorités Réglementaires pourraient modifier ses politiques
d’approbation ou adopter de nouvelles réglementations ;
les Autorités Réglementaires pourraient notamment
retarder l’approbation de Viaskin® Peanut en raison d’une
pandémie comme la Covid-19. En effet, la Société a constaté
que la pandémie de Covid-19 a entraîné une perturbation
des activités des Autorités Réglementaires (impossibilité de
procéder aux inspections des installations de fabrication
de Viaskin® Peanut compte tenu des mesures restrictives de
déplacements) et avoir un impact sur le délai de revue et
d’approbation de Viaskin® Peanut.
La FDA a accordé les statuts de « Fast Track  » et « Breakthrough
Therapy » à Viaskin® Peanut pour le traitement de l’allergie à
l’arachide. Toutefois, ces statuts pourraient ne pas conduire à
un développement, une revue réglementaire ou une
autorisation de mise sur le marché plus rapide par rapport à la
procédure normale. En outre, la FDA pourrait retirer ces
statuts si elle estime que les conditions d’octroi ne sont plus
remplies ou plus justifiées par les résultats du programme de
développement.
Même si la Société réussissait à obtenir une autorisation de mise
sur le marché lui permettant de commercialiser ses produits
candidats, un certain nombre de facteurs pourraient ralentir ou
suspendre ses efforts de développement, notamment son
positionnement concurrentiel, des restrictions d’utilisation par les
autorités de santé, le développement par des tiers d’autres
produits autant ou plus innovants, des réclamations relatives à des
droits de propriété intellectuelle de tiers, etc.
Par ailleurs, afin que la Société puisse commercialiser et
vendre ses produits candidats hors des États-Unis et de
l’Union européenne, dans d’autres juridictions, la Société doit
obtenir des autorisations de mise sur le marché distinctes
dans chaque juridiction et se conformer aux procédures
d’approbation qui varient selon les régions et les pays et qui
peuvent impliquer des tests supplémentaires.
De plus, le temps nécessaire pour obtenir les approbations
peut différer entre chaque juridiction. Dans cette mesure, il
n’est pas certain que Viaskin® Peanut obtienne les différentes
approbations réglementaires et soit commercialisé. En effet,
l’approbation de la commercialisation par la FDA de Viaskin®
Peanut ne garantit pas l’approbation de la commercialisation
par les autorités sanitaires d’un autre pays et, réciproquement,
l’approbation de la commercialisation par les autorités
sanitaires étrangères ne garantit pas l’approbation de la
commercialisation par la FDA.
Chacun de ces facteurs, dont beaucoup sont indépendants de la
Société, pourrait compromettre sa capacité à obtenir les
approbations réglementaires nécessaires à la commercialisation
de Viaskin® Peanut ainsi que de ses autres produits candidats.
Le deuxième produit le plus avancé de la Société, Viaskin® Milk,
nécessitera également un développement clinique, des tests et
une approbation réglementaire supplémentaires substantiels
avant que la Société ne soit autorisée à commencer sa
commercialisation, le cas échéant. Les autres produits candidats
de la Société, tels que Viaskin® Egg ou Viaskin® rPT, sont encore en
phase de développement préclinique ou de démonstration de
faisabilité du concept.
2.1.2.1.2Risque de retard ou d’échec des essais
précliniques et cliniques réalisés
par la Société
La Société doit conduire des études précliniques et cliniques afin
de démontrer la sécurité et l’efficacité d’un produit candidat et
obtenir les autorisations réglementaires nécessaires à sa
commercialisation qui sont des processus complexes, longs,
coûteux et incertains. La tendance de ces dépenses pourrait
évoluer à la hausse avec le développement de la Société et les
produits candidats développés par la Société. Si les résultats de ces
études ne sont pas satisfaisants ou concluants, la Société peut être
amenée à devoir choisir entre l’abandon du programme,
entraînant la perte de l’investissement en temps et en argent
correspondant, ou sa poursuite, sans garantie que les dépenses
supplémentaires ainsi engagées permettent d’aboutir.
Par ailleurs, la Société peut subir des retards dans ses essais
cliniques. Par exemple, la pandémie de Covid-19 et les
mesures prises par les gouvernements et le secteur privé pour
y faire face ont affecté, et toute crise de santé publique future
pourrait affecter, les économies et les marchés financiers au
sens large, déclenchant un ralentissement économique qui, à
certains moments, a affecté ou pourrait affecter négativement
notre capacité à accéder au capital, ce qui pourrait avoir un
impact négatif sur nos activités. En outre, la récession ou les
effets négatifs sur les marchés financiers de toute crise de
santé publique future pourraient avoir des répercussions
importantes sur nos activités.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
55
RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Facteurs de risques
2
Par exemple, la pandémie de Covid-19 et les mesures prises
par les gouvernements et le secteur privé pour y faire face ont
affecté, et toute crise de santé publique future pourrait
affecter le déroulement des essais cliniques de la Société et
notamment :
des retards dans l’obtention de l’approbation des autorités
réglementaires locales pour le lancement des essais cliniques
prévus ;
des retards ou des difficultés dans le recrutement des
patients pour des essais cliniques ;
des retards ou des difficultés dans le recrutement des
chercheurs et du personnel des sites cliniques ;
des retards dans la réception par les sites des fournitures et
des matériaux nécessaires à la réalisation des essais cliniques ;
des retards dans la délivrance des médicaments
d’investigation due à des ruptures de stock du médicament
ou de l’un des composants entrant du médicament;
des retards dans les contrôles qualité des médicaments
nécessaires à l’étude clinique;
des modifications des réglementations locales qui peuvent
obliger à modifier les modalités de réalisation des essais
cliniques et entraîner des coûts imprévus, ou à interrompre
complètement les essais cliniques ;
des interruptions ou des retards dans les études
précliniques en raison d’opérations restreintes ou limitées
dans les laboratoires de recherche et de développement ;
des retards dans les interactions nécessaires avec les
régulateurs locaux, ou les Comités d’éthique ;
le refus par les autorités réglementaires, dont la FDA et
l’EMA, d’accepter des données provenant d’essais cliniques
dans les zones géographiques touchées ;
le manque d’efficacité des produits candidats au cours des
essais cliniques ;
des événements indésirables, des problèmes de sécurité ou
des effets secondaires liés aux produits candidats ou à leur
formulation ;
des événements indésirables graves liés à la procédure de
provocation alimentaire en double aveugle contre placebo
lors du test de sensibilité des patients à leurs allergies ;
l’incapacité de lever des capitaux supplémentaires en
quantité suffisante pour poursuivre les essais cliniques ou
les programmes de développement, qui sont très coûteux ;
la nécessité de séquencer les essais cliniques plutôt que de
les mener de façon concomitante afin de conserver les
ressources ;
l’incapacité à conclure des collaborations relatives au
développement et à la commercialisation des produits candidats
de la Société ; et
d’éventuelles exigences supplémentaires des Autorités
Réglementaires en matière d’études post-commercialisation,
d’essais cliniques et de surveillance afin de contrôler la sécurité
et l’efficacité du produit.
De plus, la Société fixe et communique sur les étapes
importantes de ses études précliniques et sur ses essais
cliniques. Par exemple, la Société a communiqué sur son étude
VITESSE (Phase 3) en septembre 2022 en prévoyant les diverses
étapes attendues ainsi que les dates correspondantes. Le non-
respect du calendrier d’étapes annoncé par la Société pourrait
affecter de manière considérable son activité et son résultat. En
effet, la Société a annoncé en septembre 2022 que la FDA
avait imposé une suspension clinique partielle de l’essai
VITESSE, qui a été levée en décembre 2022, ce qui a entraîné
un retard dans le lancement et la conduite de l’essai VITESSE.
Par ailleurs, en plus de Viaskin® Peanut, la Société poursuit
également le développement de son autre programme, Viaskin®
Milk. Cet autre produit candidat a fait l’objet de premiers essais
cliniques (Phase 2) et la Société est actuellement en discussion
avec les autorités réglementaires afin de déterminer les
prochaines étapes pour les futurs essais cliniques. Par
conséquent, Viaskin® Milk devra également faire l'objet d'un
développement clinique supplémentaire, de tests et d'une
approbation réglementaire avant que la Société ne soit
autorisée à commencer sa commercialisation, le cas échéant.
Avant d'obtenir les autorisations réglementaires pour la vente
commerciale d'un produit candidat, la Société doit démontrer
par des tests précliniques et des essais cliniques que, entre
autres, le produit candidat est sûr et efficace pour une
utilisation dans chaque indication cible. Ce processus peut
prendre de nombreuses années et peut inclure des exigences
et une surveillance post-commercialisation, y compris la
réalisation d'essais cliniques et pédiatriques pour satisfaire
aux exigences des États-Unis et de l'UE, ce qui nécessitera la
dépense de ressources substantielles. De plus, en raison des
ressources financières limitées de la Société, la Société
pourrait se voir contrainte de renoncer à poursuivre le
développement de certains nouveaux produits candidats qui
auraient pu avoir un succès commercial.
De nombreuses sociétés du secteur pharmaceutique, y
compris celles disposant de ressources et d’une expérience
significatives, ont connu des échecs importants dans le cadre
d’essais cliniques de phase 3 et à d’autres étapes du
développement clinique, alors qu’elles avaient obtenu des
résultats prometteurs lors d’essais cliniques antérieurs. Sur le
grand nombre de médicaments en cours de développement
aux États-Unis, seul un faible pourcentage a réussi à obtenir
l'approbation réglementaire de la FDA et est commercialisé.
En effet, des résultats positifs dans un essai clinique et/ou
l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché d’un
produit dans une indication donnée peuvent ne pas être
suffisants pour obtenir une autorisation dans une autre
indication et ne préjugent pas de l’efficacité, de la sécurité
d’emploi et de l’obtention d’une autorisation pour une autre
indication, même si celle-ci peut être connexe ou reliée par un
rationnel scientifique, comme cela est le cas des produits
développés grâce à la technologie Viaskin®.
Ces différents facteurs pourraient entraîner l’arrêt des essais
précliniques et cliniques de la Société ainsi que leur
développement, ce qui aurait un effet défavorable significatif
sur les activités, la situation financière, les résultats ou le
développement de la Société.
56
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
2
RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Facteurs de risques
2.1.2.1.3Risque d’échec commercial
des produits de la Société
À ce jour, aucun produit développé par la Société n’a obtenu
d’autorisation de mise sur le marché. Si la Société réussit à
obtenir une autorisation de mise sur le marché lui permettant
de commercialiser Viaskin® Peanut dans un premier temps ou
ses futurs produits thérapeutiques, il pourrait néanmoins lui
falloir du temps pour gagner l’adhésion de la communauté
médicale, des prescripteurs de soins et des payeurs.
Le degré d’acceptation de chaque produit de la Société par le
marché dépendra de plusieurs facteurs, et notamment :
de la démonstration de l’efficacité clinique, de l’adhésion et
de l’innocuité du produit ;
de l’indication thérapeutique approuvée du produit et
toutes les mises en garde requises ;
de la limitation de l’utilisation commerciale d’un produit
dont pourrait être assortie l’approbation réglementaire ;
de la perception du bénéfice thérapeutique du produit par
les prescripteurs et de la capacité de la Société d’éduquer la
communauté médicale sur ces sujets compte tenu de son
expérience limitée ;
du soutien des leaders d’opinion dans le domaine des allergies ;
de la survenance éventuelle d’effets indésirables une fois
l’AMM obtenue ;
de la facilité d’utilisation du produit, liée notamment à son
mode d’administration (patch) ;
de l’exigence qu’un produit porte un avertissement sur son
étiquetage ou son emballage ;
du niveau de tarification du traitement ;
des politiques de remboursement des gouvernements et autres
tiers notamment lorsque ces derniers mettent en œuvre des
politiques de contrôles et de restriction de ces coûts (se référer
au paragraphe 1.3.8.3 du présent document d’enregistrement
universel) ; et
de la mise en œuvre efficace d’une stratégie de publication
scientifique.
De plus, même si la communauté médicale accepte un produit
comme étant sûr et efficace pour son utilisation indiquée, certains
prescripteurs peuvent choisir de restreindre l’utilisation du produit
si la Société n’est pas en mesure de démontrer que son produit est
préférable à tout médicament concurrent ou traitement alternatif
du domaine des allergies existant. En parallèle, les organismes
publics compétents pourraient également mettre en place des
recommandations portant sur des questions telles que l’usage, le
dosage, la voie d’administration et l’utilisation de thérapies
connexes qui seraient applicables à un produit candidat de la
Société qui viendrait à être approuvé. Ces recommandations qui
auraient vocation à être diffusées sur un des produits candidats
par les organismes publics compétents pourraient être perçues
par les actionnaires et les investisseurs de la Société comme
restreignant l’utilisation ou le remboursement de Viaskin®
Peanut ce qui pourrait avoir un effet négatif sur la valeur des
titres de la Société.
Même si les futurs produits de la Société (et plus particulièrement
Viaskin® Peanut) sont susceptibles d’apporter une réponse
thérapeutique à un besoin peu satisfait à ce jour, une mauvaise
pénétration du marché ou l’incapacité de la Société à pénétrer des
marchés étrangers, résultant d’un ou plusieurs des facteurs décrits
ci-dessus, pourrait avoir un effet défavorable sur l’activité de la
Société, ses perspectives, sa situation financière, ses résultats et
son développement.
De plus, une pandémie comme la Covid-19 pourrait également
avoir un impact sur le succès commercial et le lancement d’un
nouveau produit. En effet, à titre d’exemple, suite à cette
pandémie et aux multiples mesures restrictives décidées dans de
nombreux pays, les organisations commerciales et médicales des
laboratoires pharmaceutiques ont temporairement suspendu les
interactions physiques entre les médecins et les patients et se
limitaient par exemple à mener des activités éducatives et
promotionnelles virtuelles. De telles initiatives de promotion
virtuelle afin de remplacer les forces de vente basées dans les
centres médicaux ou les hôpitaux pourraient être réitérées et il est
difficile de déterminer quelles seront les transformations à plus
long terme sur la promotion auprès des prescripteurs et l’impact
sur les ventes futures d’un nouveau médicament.
Les performances commerciales de la Société dépendent
également des conditions de fixation du prix de vente de ses
produits par les commissions et organismes publics compétents et
des conditions de leur remboursement par les organismes sociaux
ou les assurances privées dans les pays où la Société entend
commercialiser ses produits. Dans le contexte actuel de maîtrise
des dépenses de santé et de crise économique et financière, la
pression sur les prix de vente et le niveau de remboursement
s’intensifient du fait notamment :
du contrôle des prix mis en place par de nombreux États ;
du déremboursement croissant de certains produits dans le
cadre des politiques budgétaires ;
de la difficulté accrue à obtenir et maintenir pour les
médicaments un taux de remboursement satisfaisant.
L’ensemble de ces facteurs aura un impact direct sur la capacité
de la Société à dégager des profits sur les produits concernés.
2.1.2.1.4L’accès aux matières premières
et produits nécessaires à la fabrication
des produits candidats de la Société
n’est pas garanti
La Société est dépendante de tiers pour son approvisionnement
en divers matériaux, produits chimiques ou biologiques
(cacahouètes, composants de patchs, extrait de protéines
notamment) qui sont nécessaires à la production de patchs
destinés à la réalisation de ses essais cliniques ou de patchs
diagnostiques et, à terme, de ses futurs patchs thérapeutiques, si
Viaskin® Peanut est approuvé. Or, l’approvisionnement de la
Société en l’un de ces matériaux et produits pourrait être réduit
ou interrompu, par exemple en cas de restrictions de
déplacement comme celles qui ont été liées à la pandémie de
Covid-19. Dans ce cas, la Société pourrait ne pas être en mesure
de trouver d’autres fournisseurs de matériaux, en quantités
appropriées et à un coût acceptable. Si une nouvelle crise sanitaire
mondiale était déclarée, les fournisseurs pourraient
rencontrer des difficultés à approvisionner la Société en raison
de rupture logistique, de baisse de production ou encore de
difficultés financières.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
57
RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Facteurs de risques
2
Si la Société perd des fournisseurs ou des fabricants clés ou si
l’approvisionnement en matériaux est diminué ou interrompu,
la Société pourrait ne pas être en mesure de continuer à
développer, fabriquer et commercialiser ses produits
candidats en temps voulu et de manière compétitive.
Par ailleurs, ces matériaux sont soumis à des processus de
fabrication stricts et à des tests rigoureux. Les retards dans
l’achèvement et la validation des installations et des processus de
fabrication de ces matériaux pourraient nuire à la capacité de la
Société à mener à bien les essais et à commercialiser ses produits,
le cas échéant, de manière rentable et en temps voulu.
Si la Société rencontrait des difficultés dans l’approvisionnement
de ces matériaux, produits chimiques ou biologiques, si elle n’était
pas en mesure de maintenir ses accords d’approvisionnement en
vigueur ou de nouer de nouveaux accords pour développer et
fabriquer ses produits dans le futur, son activité, ses perspectives,
sa situation financière, ses résultats et son développement
pourraient en être significativement affectés.
La Société a l’intention de diversifier ses sources
d’approvisionnement pour les matières premières et matériaux
critiques, tels que les protéines naturelles.
2.1.2.1.5Risques liés à la concurrence
Les concurrents sont nombreux sur le marché du traitement des
allergies mais il n’existe aujourd’hui qu’un seul produit approuvé
sur le marché du traitement des patients allergiques à l’arachide.
Nombre de structures, laboratoires pharmaceutiques, entreprises
de biotechnologie, institutions, universités et autres organismes
de recherche s’impliquent activement dans la découverte, la
recherche, le développement et la commercialisation de solutions
thérapeutiques pour le traitement des allergies. De nombreux
concurrents de DBV Technologies disposent de ressources plus
importantes et d’une plus grande expérience en matière de
développement clinique, de gestion, de fabrication, de marketing
et de recherche.
La Société ne peut garantir que les produits développés avec
succès par ses soins seront cliniquement supérieurs ou
scientifiquement préférables aux produits développés ou mis
sur le marché par ses concurrents.
Ainsi, dans le domaine des allergies alimentaires, d’après les
informations de la Société, des études combinant d’autres
méthodes d’immunothérapie, comme l’immunothérapie orale
(OIT), l’immunothérapie sublinguale (SLIT), sous-cutanée
(SCIT) ou intranasale ont été ou devraient être menées. Ces
types de traitements pourraient améliorer significativement la
sécurité d’emploi des immunothérapies spécifiques administrées,
et pourraient devenir des concurrents majeurs vis-à-vis de ses
produits.
À la connaissance de la Société, d’autres entreprises
pharmaceutiques et biotechnologiques s’attachent également à
développer des traitements contre les allergies alimentaires.
Certaines entreprises travaillent sur des protéines d’arachide
recombinantes capables de déclencher une réponse immunitaire
atténuée au moyen d’une administration sous-cutanée.
En février 2024, la FDA a approuvé la mise sur le marché de
Xolair® (omalizumab) pour la réduction des réactions allergiques, y
compris l'anaphylaxie, pouvant survenir lors d'une exposition
accidentelle à un ou plusieurs aliments chez les patients adultes et
pédiatriques âgés d'un an et plus souffrant d'une allergie
alimentaire à médiation IgE.
D’autres entreprises ont également développé des
traitements de désensibilisation par voie orale (OIT). Par
exemple, Aimmune Therapeutics, Inc. ou Aimmune, a reçu, en
janvier 2020, l’approbation de la FDA pour son produit OIT
candidat, Palforzia, chez les patients allergiques à l’arachide
âgés de 1 à 17 ans. En octobre 2020, Aimmune a été acquis à
100 % par Nestlé Health Science, qui a ensuite annoncé en
septembre 2023 avoir cédé l’activité Palforzia, qui avait reçu
une autorisation de mise sur le marché par la Commission
européenne en décembre 2020, à Stallergenes Greer.
Si la Société n’est pas en mesure de concurrencer
efficacement ses concurrents actuels et futurs, elle pourrait
être forcée à baisser ses prix, et ainsi ne pas connaître de
croissance. En conséquence sa situation financière et ses
activités en souffriraient.
De plus, d’autres facteurs concurrentiels comme par exemple
le développement de produits génériques pourrait obliger la
Société à baisser ses prix ou pourrait entraîner une diminution
des ventes de ses produits.
2.1.2.1.6Risques liés à la protection
de la propriété intellectuelle,
de la confidentialité des informations
et du savoir-faire de la Société
La Société pourrait ne pas obtenir de délivrance de brevets
couvrant le cœur de sa technologie dans certains pays dans
lesquels ils ont été déposés et dans lesquels les parts de marché
attendues sont importantes. À ce jour, tous les brevets couvrant le
patch Viaskin®, ainsi que les méthodes de désensibilisation aux
allergènes alimentaires ont été délivrés dans les principaux
marchés incluant notamment les États-Unis, l’Europe et
l’Australie. Cependant, dans le cas où la Société mettrait en œuvre
une procédure judiciaire contre un tiers afin de demander le
respect d’un brevet couvrant la technologie du patch Viaskin®, il
n’est pas exclu que le défendeur allègue dans le cadre d’une
demande reconventionnelle que le brevet en cause est invalide
et/ou inapplicable.
La Société dispose en outre d’un savoir-faire important et de
secrets des affaires couvrant une partie du procédé de fabrication
des patchs Viaskin® par la technologie électrospray. La perte de
ces secrets des affaires pourrait faciliter ou accélérer l’apparition
de concurrents souhaitant développer un produit biosimilaire
après expiration des brevets de la Société.
Des concurrents pourraient utiliser les technologies de la
Société dans des juridictions où elle n’a pas demandé ou pas
obtenu de protection par brevet dans le but de développer
leurs propres produits. Ces produits pourraient concurrencer
les produits et les brevets de la Société, ou tout autre droit de
propriété intellectuelle pourrait ne pas être efficace ou
suffisant pour empêcher cette concurrence. En effet les
brevets pourraient être attaqués en nullité résultant en la
perte de certains brevets dans certaines juridictions.
58
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
2
RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Facteurs de risques
Une étude de liberté d’exploitation de la technologie Viaskin®
a été conduite et est régulièrement mise à jour. Cependant, la
Société ne peut pas exclure complètement le risque d’être
attaquée en contrefaçon par le détenteur d’un brevet valide
qui n’aurait pas été identifié par cette étude de liberté
d’exploitation. Une telle attaque, si elle aboutissait à une
interdiction de commercialiser, mettrait la Société à risque de
perdre une partie de ses revenus potentiels.
La Société pourrait obtenir des autorisations de mise sur le
marché dans certaines juridictions avec des revendications
réglementaires qui ne sont pas en parfaite adéquation avec les
revendications des brevets dans ces mêmes juridictions. Une
telle situation limiterait la protection de la Société à la
protection réglementaire avec perte de protection par brevets.
Les procédures judiciaires engagées pour faire respecter les
droits des brevets ainsi que d’autres droits de propriété
intellectuelle, tels que le secret des affaires de la Société dans
certaines juridictions pourraient entraîner des dépenses
considérables et détourner ses efforts et son attention
d’autres aspects de son activité, entraîner l’invalidité ou
l’interprétation plus restrictive de ses brevets, empêcher ses
demandes de brevet d’aboutir à une délivrance de titre, et
faire que des tiers formulent des réclamations à son encontre.
Il se pourrait que la Société ne l’emporte pas dans toute action
en justice qu’elle intente et que les dommages et intérêts
qu’elle pourrait percevoir le cas échéant ne soient pas
commercialement significatifs. Par conséquent, les efforts
déployés par la Société pour faire respecter ses droits de
propriété intellectuelle dans le monde entier pourraient se
révéler mal adaptés pour l’obtention d’un avantage
commercial significatif à partir de la propriété intellectuelle
qu’elle développe ou licencie.
Dans le cadre de contrats de collaboration, actuels ou futurs,
de la Société avec des chercheurs d’institutions universitaires
ainsi qu’avec d’autres entités publiques ou privées, des sous-
traitants, ou tout tiers cocontractant, des informations et/ou
des patchs peuvent leur être confiés afin de conduire certains
essais. Dans ces cas, la Société exige la signature d’accords de
confidentialité et/ou de clauses de confidentialité. En effet, les
technologies, procédés, savoir-faire et données propres non
brevetés et/ou non brevetables sont considérés comme des
secrets des affaires que la Société tente de protéger par de
tels accords de confidentialité.
Il ne peut être exclu que les modes de protection des accords
et/ou les savoir-faire mis en place par la Société n’assurent
pas la protection recherchée ou ne soient pas respectés, que
la Société n’ait pas de solutions appropriées contre de telles
violations, ou que ses secrets des affaires soient divulgués à
ses concurrents ou développés indépendamment par eux.
Plus particulièrement, la Société n’a qu’un contrôle limité sur
les conditions dans lesquelles les tiers avec lesquels elle
contracte, ont eux-mêmes recours à des tiers, et protègent ses
informations confidentielles.
Il n’est pas non plus exclu que la Société puisse faire face à des
réclamations de tiers selon lesquelles ses employés ou
collaborateurs auraient utilisé ou divulgué par inadvertance
des informations confidentielles d’un ancien employeur ce qui
pourrait engendrer des coûts pour la Société si cette dernière
était amenée à se défendre dans ce cadre.
Par ailleurs, la Cour suprême des États-Unis ou des juridictions
équivalentes dans les différents pays peuvent faire évoluer les
conditions de brevetabilité et donc de validité des brevets, de
sorte que de tels changements pourraient avoir un impact
négatif sur les activités de la Société.
Par exemple les tribunaux fédéraux et la Cour suprême des États-
Unis ont récemment fixé (ou fixeront bientôt) des règles relatives
aux conditions de validité des revendications de « genre »
biologique et chimique. Ainsi, toute décision qui rendrait plus
difficile le maintien en vigueur de telles revendications de
« genre » biologique ou chimique pourrait potentiellement avoir
un impact négatif sur le portefeuille de brevets et sur les activités
de la Société.
La réussite future de la Société repose en partie sur le
développement et la protection de ses droits de propriété
intellectuelle, en particulier de la technologie Viaskin®. Ainsi, la
réalisation d’un ou de plusieurs de ces risques pourrait avoir un
effet défavorable significatif sur l’activité, les perspectives, la
situation financière, les résultats et le développement de la Société.
2.1.2.1.7Risque réglementaire
Dans le monde entier, l’industrie pharmaceutique est
confrontée à une évolution permanente de son environnement
réglementaire et à une surveillance accrue de la part des
autorités compétentes et du public qui exigent davantage de
garanties quant à la sécurité et l’efficacité des médicaments.
Les autorités de santé et notamment la FDA aux États-Unis
(premier pays où la Société a déposé une demande d’approbation
réglementaire) ont imposé des exigences de plus en plus lourdes
en termes de volume de données demandées afin de démontrer
l’efficacité et la sécurité d’un produit. Ces exigences ont réduit le
nombre de produits autorisés.
Les produits commercialisés font en outre l’objet d’une
réévaluation régulière du rapport bénéfice/risque après leur
autorisation. La découverte tardive de problèmes non décelés
au stade de la recherche peut conduire à des restrictions de
commercialisation, à la suspension ou au retrait du produit et
à un risque de contentieux accru. Par ailleurs, dans le cadre
d’une autorisation de commercialisation par procédure accélérée
(notamment aux États-Unis), le matériel promotionnel doit être
préalablement autorisé et le produit pourrait être retirer du
marché si les autorités constatent que le matériel promotionnel
est faux ou trompeur pour le produit autorisé dans les conditions
d’autorisation accélérée.
Dans la mesure où de nouvelles réglementations entraînent
une augmentation des coûts d’obtention et de maintien des
autorisations de commercialisation des produits ou limitent la
valeur économique d’un nouveau produit pour son inventeur,
les perspectives de croissance de la Société pourraient s’en
trouver réduites.
Par ailleurs, les autorités de santé pourraient décider de la
suspension ou de l’arrêt prématuré des études en cours en
fonction des informations qui leur seraient communiquées en
cours d’étude, notamment sur la survenue d’événements
indésirables graves. Toute étude clinique est soumise à l’accord
préalable des autorités de santé et des Comités d’éthique des pays
dans lesquels il est prévu de mener l’étude ; un avis négatif
pourrait entraver ou stopper le programme de développement
clinique de la Société. En effet, les discussions avec les autorités de
santé ont amené la Société à ajuster certains protocoles d’essais
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RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Facteurs de risques
2
cliniques ce qui nécessite ensuite une nouvelle soumission aux
Autorités Réglementaires des pays dans lesquels l’étude est
menée. En cas de retards dans la réalisation d’un essai clinique ou
en cas d’essais cliniques supplémentaires, cela pourrait
compromettre les perspectives commerciales et limiter les
capacités de la Société à engendrer des revenus.
La réalisation d’un ou de plusieurs de ces risques pourrait avoir
un effet défavorable significatif sur l’activité, les perspectives, la
situation financière, les résultats et le développement de la
Société.
2.1.2.1.8Risques liés aux données personnelles
Dans le cadre de ses activités, la Société traite des
informations sensibles y compris des données personnelles,
des données commerciales exclusives et confidentielles, des
secrets commerciaux, des informations sur les participants aux
essais cliniques, et des données sensibles de tiers. Ces activités
de traitement des données sont soumises des obligations de
confidentialité, sécurité et protection des données en
conformité avec les diverses lois, réglementations, directives,
normes industrielles et autres obligations applicables.
Aux États-Unis, des lois fédérales, étatiques et locales régissent
la confidentialité et la sécurité des données (et en particulier les
violations de données) tandis que de nombreuses autres
juridictions ont également adopté des lois à ce sujet. En
particulier, le Règlement Général de la Protection des Données de
l’Union européenne (« RGPD ») impose des exigences strictes en
matière de traitement des données. Par exemple, les entreprises
peuvent être confrontées (i) à des interdictions temporaires ou
définitives de traitement des données et à d’autres mesures
correctives ; (ii) à des amendes pouvant atteindre 20 millions
d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial, le montant
le plus élevé étant retenu ; ou (iii) à des litiges liés au traitement
des données personnelles intentés par des catégories de
personnes concernées ou des organisations de protection des
consommateurs. À la suite de l’entrée en vigueur du RGPD, la
Société a nommé un Délégué à la Protection des Données en
charge de renforcer sa politique de protection des données
personnelles, ainsi que veiller à la conformité de la Société. Les
transferts de données hors de l’Espace Économique Européen
et du Royaume-Uni peuvent être complexes, notamment en
raison des restrictions sur les transferts vers les pays considérés
comme ne garantissant pas un niveau équivalent de protection de
la vie privée. Bien que le « Data Privacy Framework » (« DPF ») ait
été approuvé par la Commission européenne le 10 juillet 2023
pour encadrer les transferts de données vers les États-Unis, il
n'est pas un mécanisme totalement fiable au vu de l’invalidation
des mécanismes similaires antérieurs (Safe Harbor, Privacy
Shield) par la Cour de Justice de l’Union européenne et son
réexamen périodique par la Commission européenne. Il existe
d’autres mécanismes permettant de transférer des données à
caractère personnel hors de l’EEE et du Royaume-Uni, et en
particulier vers les États-Unis, mais ces mécanismes font l’objet
de contestations juridiques, et rien ne garantit que la Société
puisse satisfaire ou s’appuyer sur ces mesures pour transférer
légalement des données à caractère personnel vers les États-Unis.
L’impossibilité d’exporter des données personnelles aux États-
Unis pourrait non seulement exposer la Société à des amendes
ou injonctions des autorités réglementaires mais également
avoir un impact négatif sur les opérations commerciales,
notamment en limitant la capacité à collaborer avec des
parties soumises à ces lois sur le transfert transfrontalier de
données ou en obligeant la Société à augmenter ses capacités
et son infrastructure de traitement de données personnelles
hors des États-Unis à des coûts importants.
Les obligations liées à la confidentialité et à la sécurité des
données évoluent rapidement, devenant plus strictes et
entraînant une incertitude réglementaire. La Société doit
consacrer des ressources importantes pour se conformer à ces
obligations, ce qui pourrait nécessiter des modifications dans
ses services, ses technologies, ses systèmes et ses pratiques,
ainsi que ceux des tiers qui traitent des données pour son
compte.
Malgré les efforts déployés, il existe un risque que la Société
ne parvienne pas à respecter ces obligations, ce qui pourrait
avoir un impact négatif sur ses activités commerciales et
entraîner : (i) des actions des autorités réglementaires (par
exemple, des enquêtes, des injonctions, des amendes, des
pénalités, des audits, des inspections et autres) ; (ii) des litiges
(y compris des actions de groupe) ; (iii) des exigences
supplémentaires en matière de rapports et/ou de surveillance.
Chacun de ces événements pourrait avoir un effet négatif
important sur la réputation, les activités ou la situation
financière de la Société, y compris (i) la perte de clients,
(ii) l’incapacité de traiter des données personnelles ou
d’opérer dans certaines juridictions, (iii) la capacité limitée de
développer ou de commercialiser les produits de la Société,
(iv) la dépense de temps et de ressources pour défendre toute
réclamation ou enquête, (v) la publicité négative ou des
changements substantiels de son modèle d’entreprise ou de
ses activités ; (vi) la perte de revenu ou profit ; et (vii) toutes
autres conséquences commerciales.
2.1.2.1.9Risque de cybersécurité, continuité
et performance des systèmes
d’information
Compte tenu de la nature des informations traitées par la
Société et ses partenaires (cf. paragraphe 2.1.2.1.8 ci-dessus)
toute défaillance ou dysfonctionnement, des systèmes
d’information de la Société ou de ses partenaires pourrait
pénaliser la Société. Les risques de cyber attaques ne cessent
d’augmenter, ce qui accroît la vulnérabilité de la Société et de
ses partenaires, malgré les systèmes de sécurité et procédures
mis en place. Le développement du travail à distance augmente
également la vulnérabilité de la Société et de ses partenaires., La
Société est dotée d’une Direction des systèmes d’information qui
a notamment pour mission d’assurer la disponibilité, la continuité
et la performance des services informatiques mis à disposition, de
mettre en place un programme de sécurité informatique sur la
base d’une gestion des risques pour garantir le contrôle et la
protection des informations (confidentialité, intégrité).
Cependant, en cas de réussite d’une attaque cybercriminelle
sur ses systèmes d’information ou ceux de ses partenaires, la
Société pourrait subir des destructions et/ou des fuites de
données au profit de tiers, ainsi que des perturbations
importantes ou interruptions de ses activités. Par exemple, la
perte de données d’essais cliniques pour les produits
candidats de la Société pourrait entraîner des retards dans les
processus d’obtention des autorisations réglementaires et
augmenter de manière significative les coûts de la Société
pour récupérer ou reproduire les données perdues.
60
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2
RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Facteurs de risques
Il en résulterait diverses conséquences négatives telles que des
enquêtes de la part des autorités, des amendes, des pénalités,
des inspections, des exigences de reporting et/ou de
surveillance supplémentaires, des restrictions sur le traitement
des informations sensibles (y compris les données personnelles),
des litiges, des obligations d’indemnisation, une atteinte à la
notoriété ou l’image de la Société ou une interruption totale ou
partielle de son exploitation. Le développement de ses
nouveaux produits pourrait être également affecté, tout ceci
altérant la réputation, la situation financière, et les droits et
avantages concurrentiels de la Société.
2.1.2.1.10Risques liés à la mise en jeu
de la responsabilité du fait des produits
La Société pourrait être exposée à des risques de mise en jeu
de sa responsabilité lors du développement clinique ou de
l’exploitation commerciale de ses produits. En particulier la
probabilité des poursuites en responsabilité du fait des
produits augmente, une fois le produit approuvé, puisqu’il
devient public. La responsabilité de la Société pourrait ainsi
être engagée par des patients participant aux essais cliniques
dans le cadre du développement des produits thérapeutiques
testés et des effets secondaires inattendus résultant de
l’administration de ces produits.
À ce jour, plus de douze essais cliniques des produits candidats
Viaskin® Peanut et Viaskin® Milk ont été menés aux États-Unis
et hors des États-Unis sur plus de mille patients afin d’évaluer
la sécurité et l’efficacité de ces produits candidats pour le
traitement des allergies à l’arachide et au lait. Les effets
secondaires observés au cours de ces essais cliniques ont
principalement concerné des troubles généraux liés à la peau
et aux tissus sous-cutanés, au système immunitaire et
touchant le point d’administration, comme l’érythème, le
prurit, l’œdème et l’urticaire. Bien que les lésions locales
provoquées par l’utilisation du patch se soient toujours
révélées modérées, lors de l’utilisation à grande échelle, il se
pourrait que ces effets locaux (de type irritation, inflammation
locale ou eczéma) constituent une gêne pour certains patients
qui pourraient les conduire à interrompre prématurément le
traitement.
Cependant, dans les essais cliniques réalisés à ce jour, un cas
d’anaphylaxie légère à modérée a également été rapporté, et
il est possible qu’une anaphylaxie ou d’autres réactions
systémiques se produisent à l’avenir.
Par ailleurs, conformément à ses protocoles d’essais cliniques sur
les allergies alimentaires, la Société utilise une procédure de
provocation alimentaire en double aveugle, contrôlée par placebo.
Même si ces procédures sont bien contrôlées, standardisées et
réalisées dans des centres hautement spécialisés dotés d’unités de
soins intensifs, il existe des risques inhérents à la réalisation d’un
essai de cette nature. Une réaction allergique non contrôlée peut
potentiellement entraîner des réactions graves, voire mortelles.
En outre, le déclenchement ou l’aggravation de pathologies ou
infections préexistantes ou non, que les connaissances
actuelles ne permettent pas d’identifier, pourraient retarder,
voire interrompre le développement ou la commercialisation
des produits concernés.
Enfin, les Autorités Réglementaires pourraient aussi retirer ou
limiter leur approbation ou exiger l’ajout de mentions
d’étiquetage, telles qu’un avertissement ou une contre-
indication. Dans ce cadre la Société pourrait être obligée de
modifier la manière dont les produits sont distribués ou
administrés, de mener des essais cliniques supplémentaires ou
de modifier l’étiquetage des produits ou de retirer les produits
du marché. De plus, les Autorités Réglementaires réglementent
strictement les mentions faites sur les produits prescrits, tel que
les patchs Viaskin® s’ils venaient à être approuvés. En
particulier, un produit ne peut pas mentionner des utilisations
qui ne seraient pas approuvées par les Autorités Réglementaires.
Si la Société recevait une autorisation de mise sur le marché d’un
produit Viaskin®, les prescripteurs pourraient prescrire ces
derniers à leurs patients sans respecter les mentions prévues
par l’étiquetage approuvé des produits. S’il s’avère que la
Société a présenté ses produits pour des utilisations non
prévues par l’étiquetage ou que la Société a présenté ses
produits avant son approbation, la Société pourrait faire
l’objet d’une responsabilité importante.
Des plaintes pénales ou des poursuites judiciaires pourraient
également être déposées ou engagées contre la Société par
des patients, les agences réglementaires, des sociétés
pharmaceutiques et tout autre tiers utilisant ou commercialisant
ses produits. Ces actions peuvent inclure des réclamations
résultant d’actes de ses partenaires, licenciés et sous-traitants,
sur lesquels la Société n’exerce pas ou peu de contrôle. La
Société ne peut garantir que sa couverture d’assurance
actuelle soit suffisante pour répondre aux actions en
responsabilité qui pourraient être engagées contre elle, ou
pour répondre à une situation exceptionnelle ou inattendue.
Si sa responsabilité ou celle de ses partenaires, licenciés et
sous-traitants était ainsi mise en cause, si elle-même ou si ses
partenaires, licenciés et sous-traitants n’étaient pas en mesure
d’obtenir et de maintenir une couverture d’assurance appropriée
à un coût acceptable, ou de se prémunir d’une manière
quelconque contre des actions en responsabilité, ceci aurait pour
conséquence d’affecter gravement la commercialisation des
produits de la Société et plus généralement de nuire à ses
activités, ses résultats, sa situation financière et ses perspectives
de développement.
2.1.2.1.11Risque lié au régime du contrôle
des investissements étrangers
en France
La réalisation de tout investissement (i) par (a) une personne
physique de nationalité étrangère, (b) toute personne
physique de nationalité française non domiciliée en France au
sens de l’article 4B du Code Général des Impôts, (c) toute
entité de droit étranger et (d) toute entité de droit français
contrôlée par une ou plusieurs entités mentionnées du (a)
à (c), (ii) qui aurait pour conséquence, (a) d’acquérir le
contrôle – au sens de l’article L. 233-3 du Code de commerce –
d’une société française, (b) d’acquérir tout ou partie d’une
branche d’activité d’une société française ou (c) pour les
personnes physiques ne possédant pas la nationalité d’un État
membre de l’Union européenne ou d’un État partie à l’accord
sur l’Espace économique européen ayant conclu une
convention d’assistance administrative avec la France et/ou
non domiciliées dans l’un de ces États ou pour les personnes
morales dont l’un au moins des membres de la chaîne de
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
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RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Facteurs de risques
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contrôle ne relève pas du droit de l’un de ces mêmes États ou
n’en possède pas la nationalité et/ou n’y est pas domicilié, de
franchir le seuil de 25 % de détention des droits de vote d’une
société française ou (d) pour les personnes physiques ne
possédant pas la nationalité d’un État membre de l’Union
européenne ou d’un État partie à l’accord sur l’Espace
économique européen ayant conclu une convention d’assistance
administrative avec la France et/ou non domiciliées dans l’un de
ces États ou pour les personnes morales dont l’un au moins des
membres de la chaîne de contrôle ne relève pas du droit de
l’un de ces mêmes États ou n’en possède pas la nationalité et/
ou n’y est pas domicilié, de franchir le seuil de 10 % de
détention des droits de vote d’une société française dont les
titres sont admis aux négociations sur un marché réglementé
et (iii) dont les activités portent, même à titre occasionnel, sur
la recherche et le développement de technologies dites
critiques, telles que les biotechnologies, et considérées
comme essentielles à la protection de la santé publique, est
soumise à autorisation préalable du ministre de l’Économie.
Le décret n° 2023-1923 du 28 décembre 2023 a pérennisé le
régime temporaire mis en place par le décret n° 2022-1622 du
23 décembre 2022, qui expirait le 31 décembre 2023. Le
franchissement du seuil de 10 % des droits de vote des
sociétés de droit français dont les actions sont admises aux
négociations sur un marché réglementé est soumis à une
procédure rapide d’examen (dépôt d’un formulaire simplifié,
délai de réponse du ministre limité à 10 jours, opération
réputée autorisée en l’absence de réponse à l’issue du délai).
Si un investissement dans la Société nécessitant l’autorisation
préalable du ministre de l’Économie est réalisé sans que cette
autorisation ait été accordée, le ministre de l’Économie peut
annuler l’opération ou ordonner (éventuellement sous
astreinte) à l’investisseur concerné (i) de soumettre une
demande d’autorisation, (ii) de faire rétablir à ses frais la
situation antérieure ou (iii) de modifier l’investissement. En
outre, le ministre peut imposer des engagements et conditions
à l’investisseur (notamment engagement de reporting régulier).
L’investisseur concerné pourrait également être déclaré
pénalement responsable et être sanctionné notamment par
l’exclusion de tout marché public ou encore par une amende
qui ne peut excéder le plus élevé des trois montants suivants :
(i) deux fois le montant de l’investissement concerné, (ii) 10 %
du chiffre d’affaires annuel avant impôt de la Société et
(iii) 5,0 millions d’euros (pour une société) ou 1,0 million
d’euros (pour un particulier). L’application de cette
réglementation est susceptible de constituer un frein potentiel
aux investissements réalisés par des investisseurs situés hors
de l’Espace économique européen et pourrait donc limiter
l’accès à des sources de financements pour la Société.
2.1.2.2Risques liés à l’organisation, à la structure et au fonctionnement
de la Société
2.1.2.2.1Risque lié à la dépendance vis-à-vis
des sous-traitants
Dans le cadre de son développement, la Société a recours à des
sous-traitants tant pour la production de ses principes actifs
(SANOFI) que pour la fabrication des patchs (FAREVA) ou encore
pour la réalisation de ses essais cliniques pour lesquels elle fait
appel à des « Contract Research Organizations » ou CRO.
Les essais cliniques de la Société peuvent être retardés si ses
fabricants ne sont pas en mesure d’assurer une quantité
suffisante des produits pharmaceutiques pour répondre à ses
besoins. Actuellement, la Société dépend de Sanofi, unique
fabricant d’ingrédients pharmaceutiques actifs (« Active
Pharmaceutical Ingredient », ou API), utilisés dans ses produits
candidats Viaskin®, y compris Viaskin® Peanut, tels que l’extrait
de protéine d’arachide et l’extrait de lait allergène non modifié.
Bien que la Société ait pris en compte les risques de
défaillance de ses sous-traitants ou de rupture des relations
contractuelles, la Société pourrait ne pas être en mesure de
conclure de nouveaux accords de remplacement sans subir de
retards ou de coûts supplémentaires. De plus, même si la
Société a mis en place des mesures destinées à parer ces
risques, toute défaillance de la part des sous-traitants pourrait
avoir des conséquences sur la durée voire la poursuite des
études cliniques, la production voire la disponibilité des produits
sur le marché et la qualité des données et des produits qui
doivent répondre à des normes strictes (Bonnes Pratiques
Cliniques, Bonnes Pratiques de Fabrication) imposées par les
autorités de tutelle, et donc retarder la commercialisation des
produits.
Par ailleurs, la Société entend s’appuyer sur Sanofi pour la
fabrication et la commercialisation de Viaskin® Peanut, dans
l’hypothèse de son approbation par les autorités compétentes,
et pour la fabrication et la commercialisation de tout autre
produit pour lequel la Société pourrait obtenir une
approbation réglementaire. Sanofi pourrait ne pas être en
mesure d’augmenter sa capacité de fabrication de l’API de la
Société pour répondre à ses besoins de commercialisation, ou
de produire des quantités suffisantes de produits à des coûts
acceptables pour la Société.
Par ailleurs, Sanofi a mis en œuvre une restructuration de ses
activités de production d’API. Cette restructuration pourrait
affecter négativement les délais de fabrication de l’API de la
Société.
La Société pourrait être incapable d’établir des accords avec
d’autres fournisseurs ou de le faire à des conditions acceptables
pour elle. Même si Sanofi est en mesure de répondre aux
besoins de la Société ou si la Société est en mesure d’établir
des accords avec d’autres fournisseurs, la dépendance de la
Société à l’égard des fabricants comporte des risques
supplémentaires.
Par ailleurs, certains autres principaux fournisseurs de la Société
pourraient avoir conclu ou pourraient conclure à l’avenir des
accords comparables avec certains de ses concurrents et, de ce
fait, pourraient être incités à ne pas poursuivre ou à ne pas
renouveler leurs accords avec la Société à des conditions
commerciales acceptables.
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2
RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Facteurs de risques
En outre, des fournisseurs de la Société pourraient détourner des
informations exclusives, y compris des secrets commerciaux et le
savoir-faire de la Société. Si tel était le cas, malgré les protections
contractuelles mises en place par la Société, ces fournisseurs clés
pourraient être en mesure de tirer profit de l’information acquise
dans le cadre de leur relation contractuelle avec la Société dans le
but de développer des traitements concurrentiels.
De tels événements pourraient avoir un effet défavorable
significatif sur l’activité, les perspectives, la situation financière, les
résultats et le développement de la Société.
La pandémie de Covid-19 a eu un impact sur les sous-traitants de
la Société qui ont dû ralentir leur activité par suite des mesures
prises en France lors de la pandémie de Covid-19, et mettre en
place des plans de continuité d’activité. Toutefois, les installations
de fabrication sont restées opérationnelles et la Société pense que
cette pandémie aura un impact limité sur la production à court et
moyen termes des patchs destinés aux essais cliniques. La Société
est en étroite collaboration avec ses sous-traitants pour pallier les
difficultés engendrées par la pandémie.
2.1.2.2.2Risques liés à la technologie Viaskin®
utilisée par la Société
L’équipement ES GEN4.0 de la Société utilise la technologie
Viaskin® qui permet de réaliser des patchs de conception
entièrement nouvelle. Il ne peut être exclu qu’au cours de
l’utilisation à grande échelle, quelques inconvénients apparaissent
concernant le maintien de la qualité de production, la stabilité des
protéines, le maintien du pouvoir allergénique.
Lors de la production, le confinement de la fonction électrospray
et l’utilisation de l’allergène sous forme liquide permettent
d’éviter la contamination de l’environnement par les allergènes.
Toutefois, il n’est pas exclu qu’en cas de dysfonctionnement lors
des phases de manipulation ou de stockage ou lors des phases de
production, des allergènes soient libérés dans l’atmosphère et
sensibilisent les personnes présentes dans l’environnement.
Par ailleurs, dans le cadre de ses activités de recherche et
développement, la Société utilise des matières dangereuses et
des matériaux biologiques, des solvants et autres produits
chimiques potentiellement toxiques. Les lois et réglementations
fédérales, étatiques, locales ou étrangères régissent l’utilisation, la
fabrication, le stockage, la manipulation et l’élimination de ces
matières dangereuses ainsi que le rejet de polluants dans
l’environnement. Une allégation de non-conformité aux lois et
réglementations environnementales par les autorités de
réglementations applicables peut entraîner des frais et nuire
aux efforts de recherche et de développement de la Société.
Le processus de production a été développé dans le strict
respect des réglementations en cours ; cependant, en
raison de la spécificité du produit, il est envisageable que
des demandes spécifiques des autorités réglementaires
européennes ou américaines non encore formulées à ce
jour, ou des divergences dans l’interprétation des textes
réglementaires avec les autorités, apparaissent.
La matérialisation de ces risques pourrait avoir une incidence
défavorable significative sur l’activité de la Société, sa
situation financière et ses résultats et notamment en cas
d’accident ou de contamination, la responsabilité de la Société
pourrait être engagée, ce qui induirait pour la Société des
coûts potentiellement importants pour l’indemnisation des
victimes et la réparation des dommages.
2.1.2.2.3Risques liés aux poursuites judiciaires
La Société exerce ses activités dans le respect des lois et
règlements en vigueur, avec l’appui de son équipe juridique
interne et de cabinets d’avocats externes. La Société ne fait
actuellement l’objet d’aucune procédure judiciaire significative.
Toutefois, des poursuites judiciaires pourraient être intentées
contre la Société par des concurrents ou des tiers dans le cours de
ses activités.
En outre, la Société étant cotée sur le Nasdaq, des recours
collectifs (class action) pourraient être introduits aux États-
Unis contre la Société par des détenteurs d’ADS. Ces recours
collectifs peuvent être favorisés par la volatilité du titre de la
Société.
Si ces demandes aboutissent, l’activité et le résultat
opérationnel de la Société peuvent être affectés. Quand bien
même de telles actions en justice ne donneraient pas lieu à
condamnation de la Société, ces procédures, le temps et les
ressources nécessaires à leur résolution, pourraient contraindre
la Société à utiliser des ressources qui auraient dû être allouées
à l’activité de la Société.
Tout litige futur pourrait entraîner des coûts substantiels et
affecter négativement l’activité, les résultats d’exploitation et
la situation financière de la Société.
2.1.2.2.4Risques liés à la commercialisation
des produits
Compte tenu de son stade de développement, la Société n’a
encore qu’une expérience limitée dans les domaines de la
vente, du marketing et de la distribution de médicaments
biologiques. La Société devra, à court terme, acquérir des
compétences en marketing et développer sa force de vente,
soit seule, soit en s’appuyant sur des partenaires stratégiques.
Par exemple, la Société prévoit de recruter des représentants
commerciaux pour la commercialisation de Viaskin® Peanut
aux États-Unis, si le produit candidat est approuvé. Le
recrutement et la formation d’une équipe commerciale sont
coûteux et prennent du temps, ce qui pourrait retarder tout
lancement d’un produit candidat. Si le lancement commercial
d’un produit candidat pour lequel la Société recrute une
équipe commerciale et déploie une stratégie marketing est
retardé ou n’a pas lieu, la Société aurait alors engagé
prématurément ou inutilement ces dépenses. Son investissement
pourrait être ainsi perdu si la Société ne peut pas conserver ou
repositionner son personnel de vente et de marketing.
De plus, si un des produits candidats venait à être approuvé, la
Société devra mettre en œuvre et améliorer ses systèmes de
gestion, opérationnels et financiers et continuer à recruter du
personnel qualifié supplémentaire. En raison des ressources
limitées de la Société, cette dernière pourrait ne pas être en
mesure de gérer efficacement son expansion ce qui pourrait
donner lieu à des faiblesses ou des erreurs opérationnelles, à
la perte d’opportunités commerciales, à la perte d’employés
ou encore à une baisse de productivité des employés restants.
De ce fait, il est possible que la Société ne parvienne pas à
commercialiser elle-même ses produits.
La Société pourrait également être amenée à rechercher des
partenaires pour la commercialisation future de certains de
ses produits sur tout ou partie des territoires visés. Dans ce
cadre, il est possible que la Société ne parvienne pas à
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RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Facteurs de risques
2
conclure de partenariat pour la vente et le marketing de ses
produits ou à tout le moins à des conditions économiquement
acceptables pour la Société. En outre, la conclusion de tels
partenariats engendrerait des profits moins importants pour la
Société en comparaison des profits qu’elle aurait pu engranger
si elle avait commercialisé ses produits par elle-même.
En tout état de cause, en cas de recours à des partenaires, la
Société ne serait pas en mesure d’assurer le même niveau de
contrôle sur les moyens déployés pour la commercialisation
que si elle assurait ces activités directement. Ainsi, ses
partenaires pourraient ne pas mettre en œuvre tous les
moyens convenus dans le cadre des accords conclus avec la
Société et notamment ne pas dédier ceux nécessaires à une
bonne pénétration du marché. Des restrictions budgétaires ou
des changements de stratégie au sein de ses partenaires
pourraient retarder leur commercialisation ou diminuer son
efficacité, ou conduire à donner la priorité à la commercialisation
d’autres produits. Néanmoins, la Société ne peut garantir qu’aucun
de ses partenaires ne développera ou ne cherchera à développer
une approche thérapeutique concurrente de celle de la Société.
De tels événements pourraient avoir un effet défavorable
significatif sur l’activité, les perspectives, la situation financière,
les résultats et le développement de la Société.
2.1.2.2.5Risque de perte des collaborateurs clés
Compte tenu de son domaine d’activité dans les biotechnologies
et de la nécessité de se développer rapidement dans un marché
fortement concurrentiel, le succès de la Société dépend largement
du travail et de l’expertise de son personnel qualifié. L’indisponibilité
momentanée ou définitive de ces personnes pourrait altérer la
capacité de la Société à atteindre ses objectifs, notamment en la
privant de leur savoir-faire et de leurs capacités techniques.
Recruter et retenir des collaborateurs qualifiés dans le domaine
scientifique et clinique et dans le domaine de la commercialisation
sera également essentiel au succès de la Société.
En tant que Société biotechnologique n’ayant à ce jour pas de
produit sur le marché et par voie de conséquence de chiffre
d’affaires, attirer de nouvelles personnes qualifiées et les
garder est plus complexe que pour des sociétés à un stade
plus développé. Cette incapacité pour la Société d’attirer ou
retenir ces personnes clés pourrait l’empêcher globalement
d’atteindre ses objectifs et ainsi avoir un effet défavorable
significatif sur son activité, ses résultats, sa situation financière
et ses perspectives.
2.1.2.2.6Risque lié aux exigences de conformité
à la réglementation américaine
en raison de la double cotation
des actions de la Société
En raison de la cotation de ses actions, sous forme d’ADS, aux
États-Unis sur le Nasdaq, la Société est assujettie à un
ensemble de normes et réglementations, notamment aux
obligations de déclaration du Securities Exchange Act (loi
américaine sur les bourses de valeurs mobilières) de 1934, ou
de l’Exchange Act (loi sur les échanges), du Sarbanes-Oxley Act
(loi Sarbanes-Oxley), du Dodd-Frank Wall Street Reform and
Consumer Protection Act (loi Dodd-Frank sur la réforme de
Wall Street et la protection du consommateur), aux critères de
cotation sur le marché Nasdaq Global Select Market et autres
lois et règlements sur les valeurs mobilières.
Par exemple, le 20 décembre 2023, la Société a reçu une
notification du Nasdaq Stock Market LLC indiquant que, sur la
base d'un prix de clôture inférieur à 1,00 dollar US par ADS au
cours des 30 jours ouvrables consécutifs précédents, la Société
ne satisfaisait plus à la règle du Nasdaq sur le prix minimum
par action. La notification reçue n'a pas d'effet immédiat sur la
cotation des ADS de la Société sur le Nasdaq Stock Market.
Conformément à la règle 5810(c)(3)(A) du Nasdaq, la Société
dispose de 180 jours, soit jusqu'au 17 juin 2024 (la « Date de
conformité »), pour se conformer à nouveau à l'exigence du
prix minimum par action, et ce pendant dix jours ouvrables
consécutifs avant la date de conformité.
Si les ADS de la Société ne sont pas conformes à la Date de
conformité, la Société peut bénéficier d'une période
supplémentaire de 180 jours pour redevenir conforme si elle
satisfait à l'exigence de maintien de la cotation pour la valeur
de marché des actions détenues par le public et toutes les
autres normes de cotation initiale, à l'exception de l'exigence
relative du prix minimum par action, et qu'elle notifie par écrit
au Nasdaq de son intention de remédier à la carence au cours
de la deuxième période de conformité en procédant, le cas
échéant, à un regroupement d'ADS.
Afin de redevenir conforme, la Société a procédé à un premier
changement de son ratio ADS (du ratio ADS d’un (1) ADS pour
la moitié (1/2) d’une (1) action ordinaire à un nouveau ratio
ADS d’un (1) ADS pour une (1) action ordinaire), effectif au
7 juin 2024.
En outre, afin d'obtenir un délai supplémentaire de 180 jours
pour se conformer à nouveau à l'exigence du prix d'offre
minimum du NASDAQ, la société a demandé le transfert de
ses titres du NASDAQ Global Select Market au NASDAQ Capital
Market (le « NCM »). Le 18 juin 2024, la société a été informée
par le Listing Qualifications Department que le NASDAQ avait
accédé à sa demande de transfert de la cotation de ses ADS du
NASDAQ Global Select Market au NCM, et que le NASDAQ
avait accédé à la demande de la société pour une deuxième
période de 180 jours, ou jusqu'au 16 décembre 2024, afin de
se conformer à nouveau à l'exigence d'un prix d'offre de
1,00 $. Les ADS de la société ont été transférés au NCM à
l'ouverture des marchés le 20 juin 2024.
La société a procédé à un nouveau changement de son ratio
ADS (du ratio ADS d’un (1) ADS pour une (1) action ordinaire à
un nouveau ratio ADS d’un (1) ADS pour cinq (5) actions
ordinaires). La Société est de nouveau conforme depuis le
13 décembre 2024.
La conformité à ces lois et règlements nécessite la mise en
place de processus de mises en conformité coûteux et
complexes accroissant la pression sur les systèmes de contrôle
interne, de contrôle de l’information financière et sur les
ressources de la Société et pouvant détourner l’attention de la
Direction des autres préoccupations de la Société, d’autant
plus que depuis le 1er janvier 2021, la Société est qualifiée de
« US Domestic Issuer » et ne bénéficie plus du régime
dérogatoire applicable aux « Foreign Private Issuers ».
Depuis cette date, la Société est assujettie à la réglementation
applicable aux « US Domestic Issue » et est donc notamment
tenue de déposer auprès de la SEC des rapports périodiques et
des déclarations d’enregistrement sur les formulaires américains.
En raison de l’accroissement de la divulgation d’informations dû à
l’application de cette nouvelle réglementation, les activités et la
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RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Facteurs de risques
situation financière de la Société deviendront plus visibles ce
qui pourrait entraîner des litiges y compris par le biais de
concurrents et d’autres tiers. Si ces réclamations aboutissent,
l’activité et les résultats d’exploitation de la Société pourraient
être affectés de manière négative, et même si les réclamations
n’aboutissaient pas à un litige ou étaient tranchées en faveur
de la Société, ces réclamations, ainsi que le temps et les
ressources alloués pour les résoudre, pourraient détourner
l’attention de la Direction des autres préoccupations de la
Société et affecter de manière négative l’activité et les
résultats d’exploitation de la Société. En outre, la mise en
conformité à cette nouvelle réglementation pourrait entraîner
une incertitude permanente concernant les questions de
conformité ainsi que des coûts plus élevés rendus nécessaires
par les révisions continues des pratiques de divulgation et de
gouvernance applicables.
Par ailleurs, la double cotation des actions de la Société sur le
marché réglementé d’Euronext à Paris et sur le marché Nasdaq
aux États-Unis, oblige au respect des deux réglementations et
implique ainsi un accroissement des exigences légales
applicables à la Société, notamment en termes de publication
réglementée. La Société pourrait ne pas parvenir à assurer un
niveau d’information équivalent entre les documentations
publiées sur les deux places de cotation. Cette situation peut
générer des incertitudes quant à la détermination des règles
applicables et des coûts plus élevés liés notamment à la mise
en œuvre des bonnes pratiques en matière de publication
d’informations et de gouvernance d’entreprise. Des actions en
justice seraient susceptibles d’être introduites par des
concurrents ou des tiers sur la base de ces informations. Si ces
demandes aboutissaient, l’activité et le résultat opérationnel
de la Société pourraient être affectés.
En outre, en tant que « US Domestic Issuer », la Société
pourrait trouver qu’il est plus coûteux pour elle d’obtenir une
assurance responsabilité civile des Administrateurs et des
dirigeants, et elle pourrait être obligée d’accepter une
couverture réduite ou d’engager des coûts substantiellement
plus élevés pour obtenir une couverture. Il pourrait être
également plus difficile pour la Société d’attirer et de retenir
des membres qualifiés de son Conseil d’administration, en
particulier pour siéger à son Comité d’Audit et à son Comité
des Rémunérations.
2.1.2.3Risques financiers
2.1.2.3.1Risque de liquidité et de financement
Depuis sa création, la Société a financé sa croissance au travers
d’augmentations de capital successives et dans une moindre
mesure par l’obtention d’aides publiques à l’innovation et par
le remboursement de créances de Crédit d’Impôt Recherche.
La Société ne génère pas de chiffre d’affaires et continue de
préparer le lancement potentiel de Viaskin® Peanut aux États-
Unis et dans l’Union européenne, s’il venait à être approuvé.
Au 31 décembre 2024, la situation nette de trésorerie de la
Société s’élevait à 32,5 millions de dollars, contre 141,4 millions
de dollars au 31 décembre 2023. La Société a généré des pertes
d’exploitation et des flux de trésorerie négatifs depuis sa
création. Les flux de trésorerie négatifs liés aux activités
opérationnelles de la Société se sont élevés respectivement à
103,2 millions de dollars et 77,6 millions de dollars pour les
exercices 2024 et 2023. Au 31 décembre, la perte nette de la
Société s’est élevée à 114,1 millions de dollars en 2024 contre
72,7 millions de dollars en 2023.
Depuis sa création, la Société a financé sa croissance au
travers d’augmentations de capital successives et dans une
moindre mesure par l’obtention d’aides publiques à
l’innovation et par le remboursement de créances de Crédit
d’Impôt Recherche. La Société ne génère pas de chiffre
d’affaires et continue de préparer le lancement potentiel de
son premier produit aux États-Unis et dans l’Union
européenne, s’il était approuvé.
Le 7 avril 2025, la Société a reçu un produit brut de
125,5 millions de dollars (116,3 millions d'euros) provenant de
l'émission des ABSA et PFW-BS-PFW, comme décrit dans la
note 24. Avec la réception des fonds susmentionnés, et sur la
base des opérations, plans et hypothèses actuels examinés par
le Conseil d’Administration le 23 mars 2025, la Société estime
qu'elle dispose de suffisamment de trésorerie et d'équivalents
de trésorerie pour financer ses opérations jusqu'en juin 2026.
En outre, si toutes les actions de bons de souscription étaient
émises, ce qui représenterait un produit brut supplémentaire
potentiel pouvant atteindre 181,4 millions de dollars
(168,2 millions d'euros), la société estime qu'elle pourrait
financer ses activités jusqu'en 2028, couvrant ainsi la période
jusqu'à la commercialisation potentielle de Viaskin™ Peanut
aux États-Unis, si approuvée.
Compte tenu des pertes d'exploitation historiques de la
Société et de sa dépendance à l'égard des financements
externes, la Société pourrait encore rechercher des capitaux
supplémentaires pour ses besoins futurs par le biais d'une
combinaison de financements par actions ou par emprunt,
publics ou privés, de collaborations, d'accords de licence et
d'autres options de financement. Bien que les récents
événements financiers aient amélioré la situation financière
de la Société, l'accès à des capitaux supplémentaires à l'avenir
reste soumis aux conditions du marché et à l'intérêt des
investisseurs.
Les présents états financiers consolidés ne comprennent
aucun ajustement de la valeur comptable et du classement
des actifs, des passifs et des charges comptabilisées qui
pourrait être nécessaire si la Société n'était pas en mesure de
poursuivre son activité.
Suite à la réception, en août 2020, d’une Lettre de Réponse
Complète (« Complete Response Letter » ou « CRL ») de la
Food and Drug Administration (« FDA ») des États-Unis,
concernant sa demande de licence de produits biologiques
(« Biologics License Application » ou « BLA ») pour le produit
expérimental Viaskin® Peanut, la Société a réduit les dépenses
de tous ses autres programmes cliniques et précliniques, afin
de se concentrer sur Viaskin® Peanut. La Société a également
initié en juin 2020 un plan global de restructuration, afin de se
donner de la flexibilité opérationnelle afin de faire progresser
le développement clinique et l’examen réglementaire de
Viaskin® Peanut aux États-Unis et dans l’Union européenne.
À la suite de nombreux échanges avec la FDA au cours de
l’exercice 2021, la Société a soumis le protocole de l’étude
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
65
RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Facteurs de risques
2
d’adhésion à la FDA. Après un examen minutieux des
demandes de la FDA, en décembre 2021, la Société a décidé
de ne pas poursuivre l’approche séquentielle des plans de
développement de Viaskin® Peanut comme le demandait la
FDA dans son courrier d’octobre 2021 et a annoncé son
intention de lancer une étude clinique pivot de phase 3 pour
un patch Viaskin® Peanut modifié (mVP) chez les enfants de la
population de patients visée. La Société considère que cette
approche est la plus directe pour démontrer l’efficacité, la
sécurité, l’innocuité et l’amélioration de l’adhérence in vivo du
système Viaskin® Peanut modifié. L’étude clinique comprendra
également des mises à jour de la notice d’utilisation. La Société
a estimé que l’approche séquentielle nouvellement proposée
par la FDA nécessiterait au moins cinq séries d’échanges
nécessitant l’alignement de la FDA avant d’initier STAMP,
l’étude d’innocuité et d’adhésion de six mois. Après avoir reçu
l’accord oral et écrit de la FDA pour ce changement de
stratégie, le protocole de la nouvelle étude clinique pivot de
phase 3 contrôlé par placebo du patch Viaskin® Peanut
modifié a été achevé à la fin du mois de février 2022 et a été
préparé pour la soumission à la FDA. Le 2 mai 2022, la Société a
annoncé que la FDA lui a accordé une réunion de Type C en vue de
s’accorder sur le protocole de la nouvelle étude clinique pivot de
phase 3 du patch Viaskin® Peanut. Le protocole de l’étude a été
récemment soumis à la FDA dans le cadre de la soumission de
l’ensemble des documents d’information de la réunion de Type C.
En outre, en septembre 2022, la Société a annoncé que la FDA
avait imposé une suspension clinique partielle de l’essai
VITESSE, laquelle a été levée en décembre 2022 après que la
Société a apporté des révisions supplémentaires au protocole
afin de répondre aux préoccupations de la FDA quant à la
capacité de l’essai clinique à obtenir la BLA.
Les perspectives de la Société, y compris sa capacité à financer
et sa capacité à générer des revenus, dépendront fortement de
la réussite du développement, de l’approbation réglementaire et
de la commercialisation de Viaskin® Peanut. La Société projette
de continuer à subir des dépenses importantes et des pertes
d’exploitation croissantes dans un avenir proche, en particulier,
au fur et à mesure où la Société obtiendra dans des délais
raisonnables les autorisations réglementaires et commerciales
nécessaires au développement de Viaskin® Peanut et, plus
généralement, des autres produits candidats de la Société.
Les dépenses de la Société pourraient augmenter au-delà de
ses prévisions si la FDA exige de la Société qu’elle réalise des
études non cliniques, des essais cliniques ou des essais
cliniques post-approbation pour ses produits déjà approuvés, le
cas échéant, en plus de ceux que la Société anticipe actuellement.
La Société envisage ainsi de continuer à rechercher des
financements supplémentaires pour préparer la commercialisation
de Viaskin® Peanut, si elle est approuvée, et pour poursuivre
d’autres projets de recherche et de développement. La Société
pourrait financer ses besoins en trésorerie futurs par une
combinaison d’augmentations de capital par offres au public ou
placements privés, de financements bancaires ou obligataires, de
contrats de collaboration, licences et développement ou d’autres
formes de financements non dilutifs.
Toutefois, en raison des perturbations des marchés financiers
mondiaux résultant de la pandémie de Covid-19 et des
incertitudes géopolitiques notamment liées à la guerre en
Ukraine, la Société ne peut pas garantir qu’elle parviendra à se
financer selon ses besoins ou dans des conditions attractives.
Un ralentissement économique grave ou prolongé pourrait
entraîner divers risques pour la Société, notamment une
capacité réduite à se procurer des capitaux supplémentaires
au moment où elle en aura besoin ou à des conditions
acceptables pour la Société.
Si la Société ne parvient pas à atteindre ses objectifs de
financement, elle pourrait être amenée à réduire ses activités,
notamment en retardant ou en réduisant l’étendue de ses
efforts de recherche et de développement, ou à obtenir des
financements par le biais d’accords de collaboration ou
d’autres accords, qui pourraient obliger la Société à renoncer à
des droits sur ses produits candidats, que la Société pourrait
autrement chercher à développer ou à commercialiser de
manière indépendante.
2.1.2.3.2Risque de volatilité
Le cours des actions de la Société pourrait continuer à être
soumis à des fluctuations importantes. Historiquement, le cours
des actions des sociétés pharmaceutiques, biotechnologiques et
des autres sociétés de life sciences en phase de démarrage est
particulièrement volatil.
Les facteurs suivants pourraient notamment avoir une
influence significative sur le cours de l’action de la Société :
les résultats des études précliniques et essais cliniques de la
Société ou ceux des sociétés concurrentes et plus généralement
les résultats publiés concernant les produits sur l’allergie
alimentaire ;
un délai ou un potentiel refus par la FDA aux États-Unis (ou
équivalent dans un autre pays) dans le dépôt, l’examen et
l’obtention du BLA de Viaskin® Peanut ;
la preuve de la sécurité et de l’efficacité des produits de la
Société et/ou de ses concurrents ;
les décisions réglementaires, notamment celles régissant
l’industrie pharmaceutique ou le domaine de l’allergie ;
les variations des perspectives de la Société ou celles de ses
concurrents d’une période à l’autre ;
l’annonce par la Société ou ses concurrents, d’innovations
technologiques ou de la commercialisation de nouveaux
produits ;
les développements de la Société ou des sociétés concurrentes
avec des sociétés partenaires ;
les développements concernant les brevets ou droits de
propriété intellectuelle de la Société ou ceux de ses concurrents,
y compris sur le plan contentieux ; ou
les annonces portant sur des modifications de l’actionnariat
ou de l’équipe dirigeante de la Société.
À titre d’exemple, l’annonce par la Société de la réception
d’une CRL de la part de la FDA concernant sa demande de BLA
pour le produit expérimental Viaskin® Peanut a entraîné une
baisse de 38 % de sa capitalisation boursière.
(1)Hors 28 273 331 BSA préfinancés, soit 37 732 232 valeurs mobilières donnant accès au capital et instruments émis en incluant les BSA préfinancés.
(2)Hors BSA préfinancés et 39,1 % en incluant les BSA préfinancés.
66
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
2
RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Facteurs de risques
De plus, les marchés boursiers peuvent connaître une volatilité
extrême sans rapport avec les performances opérationnelles de la
Société. Les fluctuations du marché peuvent avoir un effet négatif
sur le cours ou la liquidité des actions ordinaires de la Société.
En outre, les ADS de la Société sont cotées sur le Nasdaq
Global Select Market et les actions ordinaires de la Société
sont cotées sur le marché réglementé d’Euronext Paris. La
volatilité et la liquidité pourraient être différentes sur le
marché américain et le marché français. La Société ne peut
prévoir l’effet de cette double cotation sur la valeur des ADS
et des actions ordinaires. En effet, dans l’hypothèse où la
liquidité pour le marché des actions cotées sur Euronext Paris
n’est pas soutenue, le prix de l’action pourrait être plus volatil.
Il deviendrait alors plus difficile d’acheter ou de céder des
actions sur le marché Euronext Paris que sur le marché
Nasdaq Global Select Market. Une double cotation des actions
de la Société dans deux devises différentes (euro et dollar
américain) ouvre la possibilité d’une stratégie d’arbitrage
entre les deux places de cotation qui pourrait avoir un impact
sur le cours des ADS et des actions. La cession d’actions de la
Société ou l’anticipation que de telles cessions puissent
intervenir sont susceptibles d’avoir un impact défavorable sur
le cours des actions de la Société. La Société ne peut prévoir
les éventuels effets sur le prix de marché des actions en cas de
ventes d’actions par ses actionnaires.
2.1.2.3.3Risque sur les contrats de collaboration
à long terme
Un aspect clé de la stratégie actuelle de la Société est de
conclure de manière sélective des collaborations avec des tiers
pour mener des tests cliniques. La capacité de la Société à
générer des revenus dans le cadre de ces contrats dépend des
capacités de ses partenaires à mener à bien les fonctions qui
leur sont attribuées.
Ainsi, la Société pourrait ne pas générer les résultats
commerciaux et financiers estimés lors de la conclusion de ses
contrats de collaboration. En effet, un certain nombre de
facteurs peuvent affecter la structure des coûts par rapport
aux estimations initiales telles que reflétées dans le budget
prévisionnel, notamment du fait des aléas de développement.
En particulier, les essais cliniques de la Société menés dans le
cadre des contrats de collaboration ont été affectés au cours
des exercices précédents par la pandémie de Covid-19,
notamment en ce qui concerne le recrutement des patients, ce
qui peut engendrer des coûts supplémentaires et affecter la
rentabilité des contrats. Des difficultés à mettre en place des
procédures de contrôle de gestion adaptées pour identifier et
corriger d’éventuelles variations budgétaires pourraient
également générer des dépenses supplémentaires ou une
sous-performance de certains contrats de collaboration. En cas
d’incapacité à anticiper ces aléas de manière précise et ainsi à
en contenir les coûts, les résultats de la Société pourraient s’en
trouver significativement dégradés.
Par ailleurs, dans le cadre de ces contrats de collaboration et de
licence, la Société peut être amenée à renoncer à des droits
précieux sur sa propriété intellectuelle, ses flux de revenus
futurs, ses programmes de recherche ou ses produits candidats,
à accorder des droits pour développer et commercialiser des
produits candidats qu’elle préférerait développer et
commercialiser elle-même, ou à accepter des conditions qui lui
sont défavorables, ce qui pourrait avoir un effet négatif important
sur ses activités, ses résultats d’exploitation et ses perspectives.
2.1.2.3.4Risque de dilution
Outre les risques de dilution qui résulteraient de la recherche
de financements supplémentaires, notamment au travers
d’augmentations de capital, la Société a émis ou attribué des
bons de souscription d’actions (BSA), des options de
souscription ainsi que des actions gratuites (à émettre) dont
certaines sont conditionnées à l’atteinte de critères de
performance. Au 31 décembre 2024, l’exercice intégral de
l’ensemble des instruments donnant accès au capital attribués
et en circulation pourrait donner lieu à l’émission de
13 886 010 actions nouvelles (1), générant alors une dilution
égale à 13,5 % (2) sur la base du capital existant.
Dans le cadre de sa politique de motivation de ses dirigeants et
salariés et afin d’attirer des compétences supplémentaires, la
Société pourrait procéder à l’avenir à l’émission ou l’attribution
d’actions, de stock-options ou de nouveaux instruments
financiers donnant accès au capital de la Société pouvant
entraîner une dilution supplémentaire, potentiellement
significative, pour les actionnaires actuels et futurs de la Société.
2.1.2.3.5Risques liés au Crédit d’Impôt
Recherche
La Société bénéficie en France du Crédit d’Impôt Recherche
(« CIR »), qui consiste pour l’État à offrir un crédit d’impôt aux
entreprises investissant significativement en recherche et
développement. Les dépenses de recherche éligibles au CIR
incluent, notamment, les salaires et traitements des chercheurs,
les amortissements du matériel de recherche, les prestations de
services sous-traitées à des organismes de recherche agréés
(publics ou privés) et les frais de propriété intellectuelle. La Société
a obtenu au cours de l’exercice 2023 le remboursement du Crédit
d’Impôt Recherche pour les exercices 2019 à 2021, d’un montant
total de 24,8 millions d’euros (26,1 millions de dollars). Le CIR
comptabilisé au titre de l’exercice 2024 comprend 2,9 millions de
dollars (2,7 millions d’euros) au titre des exercices 2020 à 2023,
suite au dépôt en décembre 2024 de déclarations rectificatives de
Crédit d’Impôt Recherche.
Pour les années ultérieures, il ne peut être exclu que les
services fiscaux remettent en cause les modes de calcul des
dépenses de recherche et développement retenus par la
Société alors même que la Société se conforme aux exigences
de documentation et d’éligibilité des dépenses. De plus, il est
possible que le régime du CIR fasse l’objet d’un changement
de réglementation dans le futur. Si une telle situation devait se
produire, cela pourrait avoir un effet défavorable sur les
résultats et la situation financière de la Société.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
67
RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Facteurs de risques
2
2.1.2.3.6Risque de change
La Société est, à ce jour, exposée à un risque de change très peu
significatif inhérent à une partie de ses approvisionnements
réalisés aux États-Unis et facturés en dollars américains et à
l’activité de sa filiale DBV Inc. L’exposition à d’autres devises
que le dollar américain est négligeable.
Les effets de change ayant un impact non significatif sur la
situation nette consolidée du Groupe, la Société n’a pas mis en
place, à ce stade, d’instrument de couverture afin de protéger
son activité contre les fluctuations des taux de change.
La Société ne peut exclure qu’une augmentation importante de
son activité, notamment aux États-Unis, ne résulte dans une
plus grande exposition au risque de change et devrait alors
envisager de recourir à une politique adaptée de couverture de
ces risques. De plus, ne réalisant à ce jour aucun chiffre
d’affaires en dollars ou toute autre devise que l’euro, la Société
ne bénéficie d’aucun adossement mécanique total ou partiel.
La Société est également exposée aux fluctuations des taux de
change des devises étrangères dans ses états financiers
consolidés. La monnaie fonctionnelle de la Société est l’euro,
tandis que la monnaie de présentation des comptes est
désormais le dollar américain. Étant donné que la Société
engage une grande partie de ses dépenses dans des devises
autres que l’euro, cette dernière est exposée au risque de
change dans la mesure où ses résultats d’exploitation et ses
flux de trésorerie sont soumis aux fluctuations des taux de
change des devises étrangères. L’exposition au risque de change
découle également des transactions et des financements intra-
entreprises avec des filiales dont la monnaie fonctionnelle est
différente de l’euro.
L’état de la situation financière des sociétés ayant une
monnaie fonctionnelle différente du dollar est converti au
taux de change de clôture et le compte de résultat, l’état du
résultat global et le tableau des flux de trésorerie de ces
entités sont convertis au taux de change moyen de la période.
Les écarts de conversion qui en résultent sont inclus dans les
capitaux propres sous la rubrique « Écarts de conversion »
dans l’état consolidé des variations des capitaux propres.
68
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
2
RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Gestion des risques et contrôle interne
2.2GESTION DES RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Le dispositif de contrôle interne et de gestion des risques de la
Société couvre l’ensemble des sociétés entrant dans le
périmètre de consolidation. Aucune entité n’est exclue du
dispositif. La Société définit les rôles et responsabilités des
acteurs, établit les procédures, et veille à l’existence et au bon
fonctionnement du contrôle interne et de la gestion des
risques au sein de ses filiales.
Le champ d’application du contrôle interne et de la gestion
des risques concerne l’ensemble des domaines de l’entreprise.
Le dispositif de contrôle interne est régulièrement mis à jour
pour s’aligner avec les enjeux de gestion des risques et avec
les évolutions de l’entreprise.
2.2.1Politique et organisation de la gestion des risques
La Société s’attache à améliorer de façon continue son
environnement de contrôle interne et sa gestion des risques, en
s’appuyant en particulier sur le Cadre de Référence de l’Autorité
des marchés financiers (AMF) mais également des bonnes
pratiques et des référentiels internationaux de contrôle interne et
de gestion des risques que sont notamment la norme ISO 31000
et les référentiels du COSO. Ces référentiels ont fait l’objet d’une
lecture approfondie à l’occasion de la rédaction de la politique de
gestion des risques définie dans le présent paragraphe.
Le risque représente la possibilité qu’un événement survienne et
dont les conséquences seraient susceptibles d’affecter les
personnes, les actifs, l’environnement, les objectifs de la Société
ou sa réputation. Le risque représente également la possibilité de
manquer une opportunité, par exemple stratégique. La gestion
des risques est un dispositif dynamique qui permet aux dirigeants
d’identifier, d’analyser et de traiter les principaux risques au
regard des objectifs stratégiques de la Société pour les maintenir à
un niveau acceptable. Elle vise à être globale et doit couvrir
l’ensemble des activités, processus et actifs de ce dernier.
La gestion des risques comprend des thématiques bien plus
larges que les seuls risques financiers : ils comprennent les
risques liés à l’activité, l’organisation, la structure et le
fonctionnement de la Société.
La politique de gestion des risques de DBV Technologies a
pour objectifs de :
créer et préserver la valeur, les actifs et la réputation de
la Société ;
sécuriser la prise de décision et les processus internes de la
Société pour favoriser l’atteinte des objectifs ;
identifier et analyser les principales menaces potentielles
afin d’anticiper les risques de manière proactive ;
assurer l’homogénéité des décisions dans le respect des
valeurs et de la stratégie de la Société ;
rassembler les collaborateurs de la Société autour d’une
vision commune en matière de gestion des risques.
2.2.2Dispositif d’identification, d’évaluation et de gestion des risques
Dans le cadre du processus de gestion des risques et de contrôle
interne, des plans d’actions sont mis en place pour traiter les
risques identifiés et dont les impacts sur le patrimoine, l’image ou
la réputation de la Société seraient significatifs.
Le dispositif de gestion des risques fait l’objet d’une surveillance et
d’une revue régulières : son suivi permet l’amélioration continue
du dispositif. L’objectif est d’identifier et d’analyser les principaux
risques, et de tirer des enseignements des risques survenus.
2.2.3Articulation entre la gestion des risques et le contrôle interne
Les dispositifs de gestion des risques et de contrôle interne
participent de manière complémentaire à la maîtrise des
activités de la Société :
le dispositif de gestion des risques vise à identifier et analyser les
principaux risques. Les risques sont traités et font l’objet de
plans d’actions. Ces derniers peuvent prévoir une adaptation de
l’organisation, la conduite de projets mais également prévoir la
mise en place de contrôles. Ces contrôles à mettre en place
relèvent du dispositif de contrôle interne et peuvent être revus
à la lumière des cartographies des risques ;
le dispositif de contrôle interne s’appuie sur le dispositif de
gestion des risques pour identifier les principaux risques à
maîtriser.
L’articulation et l’équilibre conjugués des deux dispositifs sont
conditionnés par l’environnement de contrôle, qui constitue
leur fondement commun, notamment la culture du risque et
du contrôle propre à la Société et ses valeurs éthiques.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
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RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Dispositif de contrôle interne
2
2.3DISPOSITIF DE CONTRÔLE INTERNE
2.3.1Définition
Le dispositif de contrôle interne est mis en œuvre par le
management opérationnel et tous les employés afin de donner
à la Direction Générale et aux actionnaires une assurance
raisonnable de l’atteinte des objectifs suivants :
la conformité aux lois et règlements ;
l’application des instructions et des orientations fixées par la
Direction Générale ;
le bon fonctionnement des processus internes, notamment
ceux concourant à la sauvegarde de ses actifs ;
la fiabilité des informations financières et de façon plus
générale de toutes les informations communiquées.
2.3.2Limites du contrôle interne
La probabilité d’atteindre ces objectifs est soumise aux limites
inhérentes à tout système de contrôle interne, et notamment :
aux erreurs humaines commises ou aux dysfonctionnements
survenus lors de la prise de décisions ou dans l’application
de celles-ci ;
aux cas de collusion délibérée entre plusieurs personnes qui
permettent d’éluder le dispositif de contrôle en place ;
ou au cas où la mise en place, voire le maintien d’un contrôle,
serait plus onéreuse que le risque qu’il est censé pallier.
Par ailleurs, dans la poursuite des objectifs précités, il va de soi
que les entreprises sont confrontées à des événements et
aléas qui sont indépendants de leur volonté (évolution
imprévue des marchés, de la concurrence et de la situation
géopolitique, erreur de prévision ou d’estimation des effets de
ces évolutions sur l’organisation, etc.).
2.3.3Organisation du contrôle interne
L’organisation de la Société s’articule autour des Directions suivantes :
les Directions Opérationnelles comprenant notamment la
Direction Médicale, la Direction Scientifique, la Direction des
Opérations techniques et de la Qualité et la Direction
Fabrication et Chaîne d’approvisionnement ;
la Direction Financière et la Direction des Systèmes d’Information ;
la Direction des Affaires Règlementaires;
la Direction des Ressources Humaines et la Direction de la
Communication ;
la Direction Juridique.
Les Directions Opérationnelles, avec l’appui de l’expertise
technique des Directions Financière, Affaires Règlementaires,
Ressources Humaines et Juridique pilotent la mise en œuvre
des objectifs et les résultats d’exploitation fixés par la
Direction Générale. À ce titre, elles participent au dispositif de
contrôle interne et sont associées à la gestion des risques, dès
lors que les processus opérationnels clés ont un impact sur le
patrimoine et/ou les résultats de la Société.
Les Directions, quelles qu’elles soient, évoluent et se structurent
pour accompagner la croissance de la Société.
Les principaux acteurs du dispositif de contrôle interne sont :
Le Conseil d’administration
Le contrôle interne au sein de la Société est assuré in fine par
le Conseil d’administration, à travers notamment le Comité
d’Audit. Le Comité d’Audit est périodiquement informé du
processus d’identification, d’évaluation et de gestion des
principaux risques, et joue un rôle clé dans la supervision du
contrôle interne sur l’information financière.
Le Comité exécutif
Le Comité exécutif (COMEX) assiste le Directeur Général dans
le pilotage stratégique et opérationnel de la Société,,
accompagné de Comités de pilotage pour chacun des projets
clés stratégiques de la Société. Il veille au respect des
procédures en place et au suivi des plans d’actions identifiés.
Ce Comité se réunit chaque semaine et est composé, à la date
du présent document d’enregistrement universel, du
Directeur Général, de la Directrice Financière, de la Directrice
des Ressources Humaines, du Directeur Médical, du Directeur
des Opérations techniques et de la Qualité, du Directeur
Fabrication et Chaîne d’approvisionnement, du Directeur des
Affaires Règlementaires et de la Directrice Juridique.
70
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
2
RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Dispositif de contrôle interne
Les Groupes de travail pour les projets structurants de la Société
Des groupes de travail ont été constitués impliquant de nombreux
collaborateurs français et américains issus de différents
départements, notamment afin de répondre aux demandes
d’information, ainsi qu’aux demandes et recommandations de la
Food and Drug Administration (« FDA ») des États-Unis.
Ces groupes ont pour mission d’apporter aux membres du
COMEX des recommandations d’actions ou d’orientations
visant à une prise de décision rapide et efficace.
La Direction de la Qualité
Cette fonction englobe l’ensemble du cycle de vie d’un
produit, c’est-à-dire les activités recherche, développement,
fabrication et future distribution. Elle est responsable de la
conformité aux bonnes pratiques au sein de la Société.
Son rôle est de mettre en œuvre, d’améliorer et de maintenir
un système global et intégré de gestion de la qualité en
conformité avec les exigences des Bonnes Pratiques de
Laboratoires (BPL), Bonnes Pratiques Cliniques (BPC), Bonnes
Pratiques de Fabrication (BPF), Bonnes Pratiques de Distribution
(BPD) et Bonnes Pratiques Pharmacovigilance (BPP) tant pour
les produits en phase de développement clinique que pour les
futurs produits commercialisés.
La Direction Financière
La Direction Financière de DBV joue un rôle important dans la
gestion des risques et dans le contrôle au niveau des fonctions
locales et centrales (assurances, consolidation et reporting
statutaire, contrôle interne et management des risques, plan
et contrôle financier, financement et trésorerie, achats,
fiscalité, relations investisseurs et systèmes d’information).
En particulier, la Direction Financière pilote la mise en place du
dispositif de contrôle interne au sein de l’entreprise, sous le
contrôle du Comité de l’information financière. À ce titre, elle :
coordonne l’élaboration, la mise à jour et la communication
du manuel de contrôle interne ;
suit la mise en place des exigences, des directives, processus
et contrôles définis de façon centrale ;
assiste les différentes Directions Opérationnelles et fonctionnelles
dans leurs efforts d’amélioration et de remédiation des
défaillances de contrôle interne ;
coordonne et prépare l’évaluation de l’efficacité du dispositif
de contrôle interne relatif à l’information financière
(article 404 de la loi Sarbanes-Oxley).
La Direction des Ressources Humaines et la Direction Juridique
La Direction des Ressources Humaines s’appuie sur des
conseils externes et apporte son conseil aux opérationnels et
aux comités spécialisés, notamment en matière de nomination
des membres du Conseil d’administration et de rémunération
des dirigeants mandataires sociaux.
La Direction Juridique apporte son expertise juridique aux
opérationnels, notamment en matière de rédaction de contrats,
de propriété intellectuelle et de compliance et prend en charge,
avec l’aide de la Secrétaire du Conseil d’administration,
l’organisation et la tenue des réunions du Conseil d’administration.
La Direction Juridique comprend par ailleurs un Délégué à la
Protection des Données, en application du RGPD.
La Direction des Affaires Réglementaires
La Direction des Affaires Réglementaires joue un rôle important
dans le développement et la commercialisation des produits de
la Société en apportant son expertise pour le développement
des produits, les études non cliniques et cliniques. Elle est en
charge des demandes d’autorisation d’étude clinique et des
demandes de mise sur le marché et de tous les échanges,
réunions, demandes d’avis auprès de autorités de santé. Cette
direction travaille en étroite collaboration avec les parties
prenantes internes et externes afin de s’assurer que les produits
de la Société sont développés et commercialisés selon les
réglementations applicables dans les pays cibles.
Le Comité de l’information financière (« Disclosure Committee »)
Ce Comité regroupe la Directrice Financière, la Direction
Juridique, le responsable des Relations Investisseurs, et la
Direction des Ressources Humaines. Il revoit la communication
financière annuelle ainsi que tout événement significatif de la
Société afin que les comptes incorporent toute information
nécessaire au reflet fidèle de la situation de la Société. Le
Comité assiste la Directrice Financière et le Directeur Général
dans l’appréciation de l’efficacité du contrôle interne autour
de l’information financière et de son adéquation vis-à-vis de
l’organisation de la Société.
Les principes comptables ayant un impact significatif sur la
présentation des états financiers, les principales options
comptables et les choix effectués ainsi que les changements
de principes comptables envisagés font quant à eux l’objet
d’une note ou d’une présentation spécifique au Comité d’Audit.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
71
RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Dispositif de contrôle interne
2
2.3.4Culture du contrôle
L’environnement de contrôle est favorisé par l’implication des
dirigeants dans la promotion de la démarche d’éthique.
La Société a élaboré un Code Éthique et de Conduite
Professionnelle afin de promouvoir une culture de responsabilité
et d’engagement, et garantir une conduite professionnelle
éthique sans faille dans ses relations avec ses patients, ses
clients, ses partenaires commerciaux et ses actionnaires, mais
aussi lors de ses interactions avec les autorités gouvernementales.
Il fournit les informations nécessaires pour agir avec intégrité et
dans le respect des lois et réglementations applicables à ses
activités. Il s’applique à tous les employés, dirigeants,
Administrateurs, sous-traitants, agents et partenaires
commerciaux de la Société.
Tout collaborateur agissant de bonne foi, ayant un doute ou un
soupçon de pratiques potentiellement illégales dans les domaines
de la finance, comptabilité, lutte contre la corruption, droit de la
concurrence, discrimination et harcèlement, sécurité, santé et
hygiène au travail, ou encore protection de l’environnement
peut recourir à une procédure d’alerte, en faisant part de ses
préoccupations par courrier postal ou par courriel à l’adresse
électronique créée à cet effet.
Par ailleurs, la Société a adopté une politique en matière de
délits d’initiés. Cette politique a pour objectif de rappeler les
lois et règles applicables en matière d’abus de marché et de
délits d’initiés ainsi que les sanctions attachées à la divulgation
ou à l’exploitation éventuelle d’une information privilégiée ou
d’une information matérielle non publique.
2.3.5L’information et la communication
Les principaux documents clés de la Société (code d’éthique, règlement intérieur, politique en matière de délits d’initiés,
procédures spécifiques) sont disponibles sur l’intranet de la Société.
2.3.6Les procédures de contrôle interne relatives à l’élaboration
et au traitement de l’information comptable et financière
La Société a formalisé un certain nombre de procédures internes
considérées comme essentielles au bon fonctionnement de son
activité dans un environnement sécurisé. Le référentiel de
contrôle interne comprend une documentation de chaque
processus et procédures associées, une matrice des risques et
contrôles qui indique notamment la nature de chaque contrôle,
la personne responsable, sa fréquence de réalisation, et est
complétée d’une fiche sur son mode opératoire.
Les principaux processus entrant dans le cadre du contrôle interne
informatique sont formalisés notamment sur la gestion des accès,
la gestion de la maintenance et l’exploitation informatique
(sauvegardes, incidents). Les contrôles associés ont été évalués
et sont revus périodiquement. Une charte informatique est
communiquée à l’ensemble du personnel et décrit les règles de
sécurité à respecter par les collaborateurs, les rappels
réguliers de ces règles sont effectués par le Directeur des
Systèmes d’information.
La Société a notamment formalisé un manuel financier pour
documenter les règles de comptabilité, le processus de suivi
de gestion et de préparation des états financiers.
La plupart des fonctions support ont également défini des
procédures spécifiques :
les procédures d’achats qui définissent les politiques,
procédures et conditions d’achats ;
les procédures de gestion des ressources humaines ;
les procédures juridiques qui définissent les principes
auxquels la Société doit se conformer, notamment le
respect des lois et réglementations applicables.
La Société a mis en place un dispositif financier de contrôle
des dépenses et de la trésorerie. Une procédure d’autorisation
financière fixe les seuils d’engagement financier pour
l’ensemble des responsables autorisés au sein de la Société.
La gestion de la trésorerie est centralisée afin de gérer au
mieux les actifs financiers et la liquidité de la Société. Une
charte de trésorerie définit les règles et les principes de
gestion de la trésorerie et des risques associés.
La Société a également mis en place un dispositif de gestion de
la fraude qui vise à prévenir, détecter et gérer les situations de
fraude.
2.3.7Le pilotage du contrôle interne
Le pilotage du contrôle interne est assuré à tous les niveaux de la Société.
Les groupes de travail des projets structurants de la Société suivent l’avancée des projets et les risques matériels afférents. Chaque
projet fait l’objet d’une présentation et d’une revue lors des sessions du COMEX. Ces réunions permettent ainsi de mesurer
l’efficacité des dispositifs mis en œuvre. Une synthèse est également présentée au Conseil d’administration.
72
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
2
RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Assurances et couvertures des risques
2.3.8Dispositif relatif au reporting comptable et financier
La Direction Financière est responsable de l’établissement des
comptes sociaux et consolidés.
Un système d’information permet le traitement de la gestion
des achats, la comptabilité générale et la comptabilité
auxiliaire. L’organisation et le fonctionnement de l’ensemble
du système d’information font l’objet de mesures fixant les
conditions de validation des traitements et procédures de
clôture, de conservation des données et de vérification des
enregistrements.
Les comptes consolidés sont utilisés en interne pour le suivi et
l’analyse des performances de la Société. L’analyse critique
des données financières historiques et prévisionnelles fait
l’objet de réunions de travail régulières entre le département
financier et les opérationnels afin d’assurer, notamment, la
maîtrise et la fiabilisation de l’information financière de la
société mère et de ses filiales. La Direction Financière établit
et diffuse régulièrement des rapports de gestion à destination
du Comité exécutif et du Conseil d’administration. Ces
rapports permettent d’apprécier l’avancement des dépenses,
en regard du budget et des différentes prévisions et de
prendre des mesures correctives le cas échéant.
Un suivi de la trésorerie et des dépenses est présenté
mensuellement au Comité exécutif. Les autres éléments de
suivi sont élaborés sur une base trimestrielle.
Une évaluation de l’efficacité du contrôle interne est réalisée
annuellement par le Management dans le cadre de la
certification de l’article 404 du Sarbanes-Oxley Act.
2.4ASSURANCES ET COUVERTURES DES RISQUES
La Société a mis en place une politique de couverture des
principaux risques assurables avec des montants de garantie
qu’elle estime compatibles avec la nature de son activité. Les
polices d’assurance souscrites sont principalement les suivantes :
Police dite « Dommages aux biens » qui couvre classiquement les
risques d’incendie, explosion, foudres, dommages électriques,
risques spéciaux, risques informatiques, vols, et bris de machine.
Police d’assurance « Responsabilité Civile » qui couvre les
risques liés à l’exploitation ainsi que la conduite des essais
cliniques.
Police d’assurance « Cyber », qui couvre les risques informatiques.
Police d’assurance « Responsabilité des dirigeants et
Administrateurs sociaux » qui couvre la responsabilité civile
des dirigeants de la Société, lorsque leur responsabilité est
mise en cause dans l’exercice de leur fonction.
Le montant des charges supportées par la Société au titre de
l’ensemble des polices d’assurance s’élevait à 3.2 millions de
dollars en 2024, contre 3.7 millions de dollars en 2023.
La Société estime que les polices d’assurance mentionnées
ci‑dessus couvrent de manière adaptée les risques inhérents à
ses activités et susceptibles d’être assurés et que sa politique
d’assurance est cohérente avec les pratiques dans son secteur
d’activité. Cependant, toutes les polices comportent des
exclusions, notamment sur l’exposition « Pandémie », des
limites et des franchises qui sont généralement d’usage en la
matière. La Société ne peut garantir qu’elle sera toujours en
mesure de conserver et le cas échéant, d’obtenir les garanties
similaires à un coût acceptable, ce qui pourrait conduire à
accepter des polices d’assurance plus onéreuses et/ou
assumer un niveau de risque plus élevé, ceci en particulier au
fur et à mesure qu’elle développera ses activités.
Par ailleurs, l’occurrence d’un ou de plusieurs sinistres importants,
même s’ils sont couverts par ces polices d’assurance, pourrait
sérieusement affecter l’activité de la Société et sa situation
financière compte tenu de l’interruption de ses activités pouvant
résulter d’un tel sinistre, des délais de remboursement par les
compagnies d’assurance, des dépassements des limites fixées
dans les polices et enfin en raison du renchérissement des
primes qui s’ensuivrait. La réalisation de l’un ou de plusieurs
de ces risques pourrait avoir un effet défavorable significatif
sur l’activité, les perspectives, la situation financière, les
résultats ou le développement de la Société.
2.5PROCÉDURES JUDICIAIRES ET D’ARBITRAGE
À la date du présent document d’enregistrement universel, la Société ne fait l’objet d’aucune réclamation et d’aucune procédure
judiciaire ou d’arbitrage significative.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
73
RISQUES ET CONTRÔLE INTERNE
Évaluations réalisées dans le cadre du Sarbanes-Oxley Act
2
2.6ÉVALUATIONS RÉALISÉES DANS LE CADRE
DU  SARBANES‑OXLEY ACT
Dans le cadre du rapport annuel qui est déposé par la Société
auprès de la SEC («  Annual Report on Form 10-K  ») et
conformément aux dispositions de l’article 302 du Sarbanes-
Oxley Act, les cadres dirigeants de la Société, et notamment le
Directeur Général et la Directrice Financière, procèdent à une
évaluation de l’efficacité des contrôles et des procédures
relatives aux informations publiées («  Disclosure Controls and
Procedures ») tels que définis par la réglementation
américaine et concluent à leur efficacité dans les termes
contenus dans le Form 10-K.
Il appartient à la Direction de la Société d’établir et de
maintenir un dispositif de contrôle interne relatif à
l’information financière (au sens des Articles 13a-15(f) et
15d-15f (f) du Securities Exchange Act) et d’en évaluer
l’efficacité. Sous la supervision et avec la participation du
Directeur Général de la Société (Chief Executive Officer) et de
la Directrice Financière de la Société (Chief Financial Officer),
la Direction a évalué le dispositif de contrôle interne relatif à
l’information financière conformément au référentiel Contrôle
interne : une approche intégrée (2013) publié par le
« Committee of Sponsoring Organizations of the Treadway
Commission (COSO) ». Sur la base de cette évaluation, il a été
conclu que le dispositif de contrôle interne relatif à
l’information financière de la Société au 31 décembre 2024
était efficace à un degré d’assurance raisonnable.
En application de l’article 404 du Sarbanes-Oxley Act, le
Directeur Général et la Directrice Financière ont établi un
rapport sur le contrôle interne de l’information financière au
sein de la Société, qui précise que :
le Directeur Général et la Directrice Financière sont
responsables de la mise en place et du maintien d’un processus
de contrôle interne de l’information financière adéquat ;
le Directeur Général et la Directrice Financière ont procédé
à une évaluation au 31 décembre 2024 de l’efficacité du
contrôle interne de l’information financière au sein de la
Société. Cette évaluation a été réalisée en suivant les
critères définis dans le référentiel de contrôle interne
retenu par la Société, le COSO 2013 ;
dans le cadre du Sarbanes-Oxley Act, le Directeur Général et
la Directrice Financière ont conclu que le contrôle interne
relatif à l’information financière au sein de la Société était
efficace au 31 décembre 2024 ;
les commissaires aux comptes ont par ailleurs procédé aux
vérifications du contrôle interne qu’ils ont jugées nécessaires
dans le cadre de leur mission d’audit des comptes.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
75
3
RAPPORT SUR
LE GOUVERNEMENT
D’ENTREPRISE
3.1
3.2
3.2.1
3.2.2
3.3
3.4
3.4.1
3.4.2
3.5
3.6
3.7
3.7.1
3.7.2
3.7.3
3.7.4
3.8
3.9
(1)Il est rappelé que la Société avait précédemment le statut de « Foreign Private Issuer » aux États-Unis.
76
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Code de gouvernance
Le présent rapport est établi par le Conseil d’administration (le
« Conseil d’administration » ou le «  Conseil ») de DBV
Technologies (la « Société  »), en application des dispositions
de l’article L. 225-37 alinéa 6 du Code de commerce. Il
présente l’ensemble des informations prévues par les articles
L. 225-37-4, L. 22-10-10 et L. 22-10-11 du Code de commerce,
incluant notamment la composition et les modalités de
fonctionnement du Conseil d’administration et de ses
Comités, ses rapports avec la Direction Générale de la Société
ainsi que les informations susceptibles d’avoir une incidence
en cas d’offre au public d’achat ou d’échange.
En outre, conformément aux dispositions des articles L. 22-10-8
et L. 22-10-9 du Code de commerce, le présent rapport
présente (i) la politique de rémunération des mandataires
sociaux et (ii) la rémunération totale et les avantages de toute
nature, versés à chacun des mandataires sociaux durant
l’exercice écoulé ou attribués au titre du même exercice.
Ce rapport prend en compte les recommandations de
l’Autorité des Marchés Financiers (« AMF ») et du Code
Middlenext auquel la Société se réfère.
Il a été établi avec le support de la Direction juridique, de la
Direction Financière et de la Direction des Ressources Humaines
de la Société. Il a été revu par le Comité d’Audit en date du
27 mars 2025, par le Comité des Nominations et de la
Gouvernance en date du 26 mars 2025 et par le Comité des
Rémunérations en date du 26 mars 2025. Il a été revu et approuvé
par le Conseil d’administration en date du 28 mars 2025.
3.1CODE DE GOUVERNANCE
La Société se réfère au Code Middlenext de gouvernement
d’entreprise de septembre 2021, disponible sur le site de
Middlenext (www.middlenext.com), (le « Code Middlenext »).
En outre, les titres de la Société étant cotés sur le Nasdaq et la
Société ayant depuis le 1er  janvier 2021 le statut de « Domestic
Issuer » aux États-Unis  (1), la Société est également soumise
aux règles de gouvernance applicables aux sociétés cotées sur
ce marché (les « Nasdaq Listing Rules » ou « Règles du Nasdaq »).
La Société respecte l’ensemble des recommandations du Code Middlenext à l’exception de celles qui sont mentionnées dans le
tableau suivant :
Recommandations écartées
Justification
Présidence du Comité des
Nominations et de la Gouvernance
par un Administrateur
indépendant (R7)
Monsieur Michael J. Goller, Président du Comité des Nominations et de la Gouvernance, n’est pas
considéré comme indépendant selon les critères définis par le Code Middlenext. Il est toutefois
considéré comme indépendant au sens des Règles du Nasdaq. Monsieur Michael Goller est
Président du Comité des Nominations et de la Gouvernance depuis sa mise en place par le Conseil
en 2018 et la Société souhaite continuer à capitaliser sur sa connaissance de la Société et son
expérience en la matière.
Mise en place d’un Comité spécialisé
sur la responsabilité sociale/sociétale
et environnementale des entreprises
(« RSE  ») (R8)
La Société est en cours de réflexion concernant l’élaboration et la structuration d’une politique
RSE adaptée à sa taille, à ses activités et au stade de son développement.
Cette politique n’étant pas encore mise en œuvre, le Conseil juge prématurée la mise en place
d’un comité spécialisé.
Politique de diversité et d’équité
au sein de l’entreprise (R15)
La Société est en cours d’élaboration et de structuration de sa politique de diversité. La Société
privilégie une approche globale sur la France et les États-Unis et un responsable des ressources
humaines a été recruté à cet effet aux États-Unis. Le Conseil examinera cette politique et ses
objectifs en 2025.
Présentation d’un ratio d’équité
complémentaire en plus des ratios
prévus par la loi (R16)
Le rapport sur le gouvernement d’entreprise présente la comparaison du niveau de la
rémunération des mandataires sociaux avec le niveau de la rémunération moyenne et médiane
des salariés de la Société.
Le Directeur Général de la Société étant basé aux États-Unis, sa rémunération a été établie selon
les pratiques du marché nord-américain et il n’est pas apparu pertinent de comparer le niveau
de cette rémunération avec le niveau du SMIC français.
Par ailleurs, à titre d’information, la Société publie également la comparaison du niveau
de la rémunération du Directeur Général avec la rémunération des named executive officers et du
rendement par actionnaire.
Revue du plan de succession des
dirigeants sur une base annuelle (R17)
La Société a l’intention de se conformer à cette recommandation en 2025, comme elle l’a déjà fait
lors d’exercices précédents.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
77
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Composition et fonctionnement des organes de gouvernance
3
3.2COMPOSITION ET FONCTIONNEMENT DES ORGANES
DE GOUVERNANCE
La Société est une société anonyme à conseil d’administration
depuis le 23 décembre 2005, date de passage de la Société
d’une société anonyme à directoire et conseil de surveillance à
une société anonyme à conseil d’administration.
Le Conseil d’administration a estimé que la dissociation des
fonctions du Président du Conseil d’administration (le
«  Président du Conseil d’administration ») et de Directeur
Général (le « Directeur Général ») permettrait d’assurer un
meilleur équilibre des pouvoirs entre, d’une part, le Conseil
d’administration, animé par le Président, chargé du contrôle
permanent de la gestion et définissant avec le Directeur
Général les orientations stratégiques de la Société et, d’autre
part, le Directeur Général, seul représentant légal de la Société
et en charge de la gestion, de la Direction et de la mise en
œuvre de la stratégie de la Société.
Il a par ailleurs été fait le choix que le Directeur Général soit
également Administrateur. En effet, le Conseil d’administration
estime que ce mandat Administrateur constitue un complément
utile et nécessaire à la fonction de Directeur Général et permet
au Conseil d’administration lors de ses délibérations de
bénéficier de l’expertise du Directeur Général. Cela permet
également une plus grande cohésion entre le Conseil
d’administration et le Directeur Général.
3.2.1Composition du Conseil d’administration, des Comités
et de la Direction Générale
Les règles de composition du Conseil d’administration, des
Comités institués par le Conseil d’administration et de la
Direction Générale sont fixées dans les statuts de la Société
(les «  Statuts  ») et dans le règlement intérieur du Conseil (le
« Règlement Intérieur »).
Le Règlement Intérieur a été mis à jour par le Conseil
d’administration le 14 février 2023, afin de tenir compte des
évolutions du Code Middlenext intervenues en septembre 2021
puis le 7 décembre 2023 afin de préciser les règles applicables en
cas d’opérations des Administrateurs sur les actions de la Société.
L’article 11 des Statuts a été modifié par décision du Conseil
d’administration du 18 octobre 2024 afin de permettre que
toutes les décisions du Conseil d’administration puissent être
prises par voie de consultation écrite, conformément au
décret n°2024-904 du 8 octobre 2024.
Les Statuts et le Règlement Intérieur sont disponibles en
version française et en version anglaise sur le site Internet de la
Société à la rubrique : Investisseurs/Gouvernance d’entreprise.
3.2.1.1Composition du Conseil d’administration
DBV_DEU_2024_CH03_CompositionComitesAdministration_FR.svg
(1) Dont 11 séances supplémentaires, et 2 consultations écrites.
(2) Taux moyen d’assiduité, avec :
• 98,9 % de taux moyen d’assiduité aux séances planifiées ;
• 91,5 % de taux moyen d’assiduité aux séances supplémentaires ;
• 60 ans de moyenne d’âge.
78
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Composition et fonctionnement des organes de gouvernance
Composition actuelle du Conseil d’administration
La composition du Conseil d’administration au 11 avril 2025 est présentée dans le tableau ci-après :
Nom
Informations personnelles
Indépendance
Participation aux Comités institués
par le Conseil d’administration
Échéance
du mandat
Âge
Sexe
Nationalité
Indépendance
au sens du Code
Middlenext
Indépendance
au sens des Règles
du Nasdaq
Audit
Rémunérations
Nominations
et Gouvernance
Michel de Rosen
(Président)
74
M
Française
2025
Daniel Tassé
(Directeur Général)
65
M
Canadienne
2026
Timothy E. Morris
63
M
Américaine
2025
Daniel B. Soland
66
M
Américaine
2025
Michael J. Goller
49
M
Américaine
2026
Maïlys Ferrère
62
F
Française
2026
Adora Ndu
43
F
Américaine
2027
Ravi M. Rao
57
M
Britannique
2027
Julie O’Neill
59
F
Irlandaise
2027
Danièle Guyot-
Caparros
66
F
Française
2027
Président du Comité
Membre du Comité
Le Conseil d’administration est actuellement composé de
dix Administrateurs (les « Administrateurs »).
Un échelonnement du renouvellement des mandats des
Administrateurs est en place. Trois mandats d’Administrateurs
arriveront à échéance lors de l’Assemblée générale du
11 juin 2025 appelée à statuer sur les comptes de l’exercice
2024 (« AG 2025 ») seront renouvelés (Michel de Rosen,
Daniel Soland et Timothy Morris). Par la suite, trois mandats
arriveront à échéance en 2026 et quatre mandats arriveront à
échéance en 2027.
La Société a annoncé par voie de communiqué de presse du
27 mars 2025 la nomination de Madame Christiana Bardon en
tant qu’Administrateur, pour un mandat d’une durée de
trois (3) ans, sous réserve de l’approbation de l’AG 2025.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
79
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Composition et fonctionnement des organes de gouvernance
3
Biographies des Administrateurs ; mandats et fonctions exercés
DBV_DEU_2024_ADMIN_01.png
Âge
74 ans
Nationalité
Française
Adresse professionnelle
107 avenue de la République,
92320 Châtillon
Michel de Rosen
Formation et parcours professionnel
Michel de ROSEN, Président du Conseil d’administration de la Société depuis le 4 mars 2019, est
également Président du Conseil d’administration de Forvia, un fournisseur d’équipements pour
l’automobile, industriellement et commercialement présent sur tous les continents.
Michel de Rosen a commencé sa vie professionnelle à l’Inspection générale des finances. Il a été
conseiller du ministre de la Défense en 1980 et 1981 et Directeur de cabinet du ministre de l’Industrie et
des Télécommunications entre 1986 et 1988. Au sein du groupe Rhône-Poulenc, Michel de Rosen a
occupé différentes fonctions entre 1983 et 1999, notamment celle de Directeur Général de Pharmuka
(1983-1986) et Directeur Général de Rhône-Poulenc Fibres et Polymères (1988-1993), avant d’être
Président-Directeur Général de Rhône-Poulenc Rorer et Rhône-Poulenc Santé entre 1993 et 1999. En
2000,  Michel de Rosen devient Président-Directeur Général de la société américaine ViroPharma. Il
rejoint Eutelsat en 2009 comme Directeur Général puis comme Président-Directeur Général, enfin
comme Président jusqu’en 2017. Il devient Président du Conseil de Forvia en 2017.
Michel de Rosen a également occupé le poste d’Administrateur d’Idorsia Pharmaceuticals de 2020 à
2021, et de Pharnext, une entreprise pharmaceutique française innovatrice, cotée de 2016 à 2022.
Michel de Rosen est titulaire d’un MBA de HEC et d’un master d’administration publique de l’ENA.
MANDATS ET FONCTIONS EXERCÉS
DANS DES SOCIÉTÉS OU AUTRES FORMES
D’ORGANISATIONS EN FRANCE OU À L’ÉTRANGER
DBV Technologies
Administrateur indépendant
Président du Conseil d’administration
Membre du Comité des Rémunérations
Membre du Comité des Nominations
et de la Gouvernance
Mandat d’Administrateur
Cooptation CA 02/05/2018
Ratification AG 22/06/2018
Dernier renouvellement AG 12/05/2022
Échéance AG 2025
Mandat de Président du Conseil d’administration
Nomination CA 04/03/2019
Dernier renouvellement AG 12/05/2022
Échéance AG 2025
Échéance : durée du mandat d’Administrateur
MANDATS ET FONCTIONS AU COURS
DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES,
QUI NE SONT PLUS EXERCÉS
DBV Technologies
Néant
Sociétés hors DBV Technologies
Forvia SE, société française cotée sur Euronext
Paris (Président du Conseil d’administration)
depuis 2017
Pharnext SA, société cotée sur Euronext Growth
Paris (Président puis Administrateur)
depuis 2016
Sociétés hors DBV Technologies
Idorsia Pharmaceuticals, société cotée suisse
(Administrateur) de 2020 à 2021
Pharnext, société cotée française, de 2016 à
2022.
80
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Composition et fonctionnement des organes de gouvernance
DBV_DEU_2024_ADMIN_02.png
Âge
65 ans
Nationalité
Canadienne
Adresse professionnelle
107, avenue de la République,
92320 Châtillon
Daniel Tassé
Formation et parcours professionnel
Daniel TASSÉ, Directeur Général depuis le 29 novembre 2018 et Administrateur depuis le 4 mars 2019,
possède 30 ans d’expérience dans la construction, le développement et la direction de sociétés
pharmaceutiques globales avec une expertise particulière dans la mise sur le marché de thérapies
novatrices destinées aux patients pédiatriques. Avant de rejoindre la Société, il occupait le poste de PDG
chez Alcresta (société de biotechnologie spécialisée dans les pathologies pédiatriques rares), pour
laquelle il a piloté le processus clinique, réglementaire et commercial de son premier produit, dont il a
également dirigé le lancement.
De 2008 à 2015, Monsieur Tassé a piloté la transformation d’Ikaria, une société spécialisée dans le
développement de médicaments et de dispositifs médicaux destinés aux enfants en phase critique. Chez
Ikaria, il a significativement accru le chiffre d’affaires, conduit le développement clinique des produits et
permis une expansion globale de l’activité. Il a notamment su transformer le modèle économique de
l’entreprise, accroître de façon significative la surface financière de l’entreprise, piloter l’expansion de la
société en Asie, et gérer avec succès la scission d’Ikaria en deux sociétés, Ikaria et Bellerophon
Therapeutics, afin de tirer le meilleur parti possible des qualités techniques, commerciales et financières
de ces deux unités.
Avant Ikaria, Daniel Tassé a dirigé la business unit « Pharmaceutical Technologies » chez Baxter, dont le
chiffre d’affaires s’élevait à 2 milliards de dollars. Avant de travailler chez Baxter, il était basé à
Melbourne, en Australie, où il avait la responsabilité des activités de GlaxoSmithKline pour l’Australie et
l’Asie. De 2011 à 2015, il siégeait au Conseil de PhRMA, partie prenante du Healthcare Leadership
Council et du Health Section Governing Board, dont il coprésidait également le Comité de bioéthique.
Daniel Tassé siège également au Conseil de Regenxbio (Nasdaq : RGNX) où il est Président du Comité des
Rémunérations. Il a également par le passé siégé aux Conseils d’Indivior PLC (Bourse de Londres : INDV),
où il fut l’Administrateur principal indépendant et Président par intérim et Président du Comité d’Audit
et de HLS Therapeutics (Bourse de Toronto : HLSV) où il fut membre du Comité d’Audit.
Il est titulaire d’une licence (BSc) ès sciences en biochimie de l’Université de Montréal et parle
couramment le français et l’anglais.
MANDATS ET FONCTIONS EXERCÉS
DANS DES SOCIÉTÉS OU AUTRES FORMES
D’ORGANISATIONS EN FRANCE OU À L’ÉTRANGER
MANDATS ET FONCTIONS AU COURS
DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES,
QUI NE SONT PLUS EXERCÉS
DBV Technologies
Administrateur
Directeur Général
Mandat de Directeur Général
Nomination CA 14/11/2018 à effet
au 29/11/2018
Durée indéterminée
Mandat d’Administrateur
Cooptation CA 04/03/2019
Ratification AG 24/05/2019
Dernier renouvellement AG 12/04/2023
Échéance AG 2026
DBV Technologies
Néant
Sociétés hors DBV Technologies
Regenxbio Inc., société américaine cotée
sur le Nasdaq (Administrateur et Président
du Comité des Rémunérations)
Sociétés hors DBV Technologies
Indivior PLC, société cotée à Londres
(Administrateur, membre du Comité d’Audit
et du Comité des Rémunérations)
HLS Therapeutics, société cotée canadienne
(Administrateur, membre du Comité d’Audit)
Bellerophon Therapeutics Inc., société cotée
américaine (Administrateur, membre du Comité
d’Audit et du Comité des Rémunérations)
Alcrestatherapeutics Inc., société non cotée
américaine (Président-Directeur Général)
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
81
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Composition et fonctionnement des organes de gouvernance
3
DBV_DEU_2024_ADMIN_03.png
Âge
63 ans
Nationalité
Américaine
Adresse professionnelle
107 avenue de la République,
92320 Châtillon
Timothy E. Morris
Formation et parcours professionnel
Timothy E. MORRIS a été Directeur Financier d’Opthea Limited d’octobre 2022 à octobre 2023.
Auparavant, il a occupé les fonctions de Directeur des Opérations et Directeur Financier de
Humanigen, Inc. depuis août 2020. Il a précédemment occupé le poste de Directeur Financier
d’Iovance Biotherapeutics, Inc.
Monsieur Morris siège au Conseil d’administration d’AquestiveTherapeutics Inc. (Nasdaq : AQST),
d’Univercells SA et de Humanetics Corporation, deux sociétés privées, et il a précédemment siégé
au Conseil d’administration de Humanigen, Inc.
Monsieur Morris a étudié à la California State University et y a obtenu son diplôme en sciences
commerciales avec une spécialisation en comptabilité. Il est également expert-comptable certifié (CPA).
MANDATS ET FONCTIONS EXERCÉS
DANS DES SOCIÉTÉS OU AUTRES FORMES
D’ORGANISATIONS EN FRANCE
OU À L’ÉTRANGER
MANDATS ET FONCTIONS AU COURS
DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES,
QUI NE SONT PLUS EXERCÉS
DBV Technologies
Administrateur indépendant
Président du Comité d’Audit
Mandat d’Administrateur
Cooptation CA 23/03/2021
Ratification AG 19/05/2021
Dernier renouvellement AG 12/05/2022
Échéance AG 2025
DBV Technologies
Néant
Sociétés hors DBV Technologies
Univercells SA (société américaine non cotée)
(Administrateur depuis 2022)
Humanetics Corporation (société américaine
non cotée) (Administrateur depuis 2021)
Aquestive Therapeutics Inc. (Administrateur
depuis 2022)
Sociétés hors DBV Technologies
Opthea Limited (Directeur Financier
de 2022 à 2023)
Humanigen, Inc. (Administrateur
et Directeur des Opérations et Directeur
Financier de 2020 à 2022)
Iovance Biotherapeutics, Inc. (2017-2020)
82
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Composition et fonctionnement des organes de gouvernance
DBV_DEU_2024_ADMIN_04.png
Âge
66 ans
Nationalité
Américaine
Adresse professionnelle
107, avenue de la République,
92320 Châtillon
Daniel B. Soland
Formation et parcours professionnel
Daniel B. SOLAND a récemment occupé les postes de VP Directeur des Opérations d’Idera
Pharmaceuticals, d’Administrateur de Kalvista Pharmaceuticals Inc. et de Directeur des Opérations
de Viropharma, et siège actuellement au Conseil d’administration d’Acadia Pharmaceuticals Inc. Il
a également été Directeur Général de uniQure N.V., et a par ailleurs contribué à la création de
l’infrastructure organisationnelle et commerciale de ViroPharma. Précédemment, il avait occupé
la position de Président de Chiron Vaccines et participé au redressement de l’entreprise,
entraînant l’acquisition de Chiron par Novartis. Il était auparavant Président-Directeur Général
d’Epigenesis Pharmaceuticals. Chez GlaxoSmithKline Biologicals, M. Soland était Vice-Président et
Directeur des Opérations Marketing au niveau mondial.
En début de carrière, il a occupé des fonctions à responsabilité croissante au sein du département
commercial et gestion des produits du groupe Connaught Laboratories de Pasteur Mérieux.
Il a étudié à l’Université d’Iowa où il a obtenu une licence en pharmacie.
MANDATS ET FONCTIONS EXERCÉS
DANS DES SOCIÉTÉS OU AUTRES FORMES
D’ORGANISATIONS EN FRANCE
OU À L’ÉTRANGER
MANDATS ET FONCTIONS AU COURS
DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES,
QUI NE SONT PLUS EXERCÉS
DBV Technologies
Administrateur indépendant
Membre du Comité des Rémunérations
Mandat d’Administrateur
Cooptation CA 06/03/2015
Ratification AG 23/06/2015
Dernier renouvellement AG 12/05/2022
Échéance AG 2025
DBV Technologies
Néant
Sociétés hors DBV Technologies
Acadia Pharmaceuticals Inc., société
américaine cotée au Nasdaq (Administrateur)
depuis 2015
Sociétés hors DBV Technologies
Idera Pharmaceuticals (Directeur
des Opérations) de 2021 à 2022
Kalvista Pharmaceutical Inc., société
américaine cotée sur Nasdaq
(Administrateur) de 2019 à 2022
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
83
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Composition et fonctionnement des organes de gouvernance
3
DBV_DEU_2024_ADMIN_05.png
Âge
49 ans
Nationalité
Américaine
Adresse professionnelle
860 Washington Street,
3rd Floor, New York
NY 10014 United States
(siège social de Baker
Brothers)
Michael J. Goller
Formation et parcours professionnel
Michael J. GOLLER exerce la fonction de Partner chez Baker Bros. Advisors LP. Avant de rejoindre
Baker Brothers en 2005, Monsieur Goller était Associé au sein de J.P. Morgan Partners LLC où il se
consacrait aux investissements à risque dans le secteur des sciences de la vie de 1999 à 2003.
Monsieur Goller a commencé sa carrière comme banquier d’affaires chez Merrill Lynch & Co de
1997 à 1999.
Il siège aux Conseils d'administration de DBV Technologies SA, BeiGene Ltd et Terremoto
Biosciences Inc.
Monsieur Goller est titulaire d’un master en biologie moléculaire et cellulaire de l’Université de
Pennsylvanie, ainsi que d’un master en biotechnologie de l’École d’ingénieurs et de sciences
appliquées, et d’un MBA de Wharton de l’Université de Pennsylvanie.
MANDATS ET FONCTIONS EXERCÉS
DANS DES SOCIÉTÉS OU AUTRES FORMES
D’ORGANISATIONS EN FRANCE
OU À L’ÉTRANGER
MANDATS ET FONCTIONS AU COURS
DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES,
QUI NE SONT PLUS EXERCÉS
DBV Technologies
Administrateur
Président du Comité des Nominations
et de la Gouvernance
Mandat d’Administrateur
Cooptation CA 21/10/2015
Ratification AG 21/06/2016
Dernier renouvellement AG 12/04/2023
Échéance AG 2026
DBV Technologies
Néant
Sociétés hors DBV Technologies
Baker Bros Advisors LP (Partner) depuis 2005
BeiGene Ltd. société chinoise cotée
(Administrateur) depuis 2015
Terremoto Biosciences Inc. (Administrateur)
depuis 2013 Replimune Group Inc
(Administrateur et membre du Comité
Nominations et Gouvernance) depuis 2025
Sociétés hors DBV Technologies
Néant
84
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Composition et fonctionnement des organes de gouvernance
DBV_DEU_2024_ADMIN_06.png
Âge
62 ans
Nationalité
Française
Adresse professionnelle
27-31, avenue
du Général‑Leclerc,
94710 Maisons-Alfort Cedex
(siège social de la BPI)
Maïlys Ferrère
Formation et parcours professionnel
Maïlys FERRÈRE travaille chez Bpifrance depuis sa création en 2013 et y dirige le Fonds Large
Venture, le fonds de venture growth qui accompagne les champions français de la Tech. Avant
cela, elle était Directeur d’Investissement, au Fonds Stratégique d’Investissement (FSI), après une
expérience d’environ 20 ans d’origination en Equity Capital Markets au sein de différentes
banques françaises.
Madame Ferrère est Directrice Générale de Cornovum SA (société holding sans activité
commerciale).
Madame Ferrère a siégé en tant qu’Administrateur aux Conseils d’administration des sociétés
Innate Pharma SA de 2017 à 2021, ainsi que des sociétés Valneva SA et Gensight Biologics S.A. de
2016 à 2019.
Madame Ferrère a également siégé en tant qu’Administrateur au Conseil de Sequans
Communications SA, une société cotée en Bourse qui développe et commercialise des solutions de
semi-conducteurs cellulaires de juin 2017 à juin 2023.
Elle est diplômée de l’IEP Paris, et titulaire d’une licence de droit des affaires.
MANDATS ET FONCTIONS EXERCÉS
DANS DES SOCIÉTÉS OU AUTRES FORMES
D’ORGANISATIONS EN FRANCE
OU À L’ÉTRANGER
MANDATS ET FONCTIONS AU COURS
DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES,
QUI NE SONT PLUS EXERCÉS
DBV Technologies
Administrateur
Membre du Comité des Nominations
et de la Gouvernance
Mandat d’Administrateur
Nomination AG 21/06/2016
Dernier renouvellement AG 12/04/2023
Échéance AG 2026
DBV Technologies
Néant
Sociétés hors DBV Technologies
Cornovum SA
Devialet, société non cotée (Administrateur
représentant permanent de Bpifrance)
Doctolib, société non cotée (Administrateur
représentant permanent de Bpifrance)
Valneva SE, société cotée sur Euronext Paris
et sur le Nasdaq (Représentant permanent
de Bpifrance Participations SA, Administrateur
et membre ESG) depuis 2022
Sociétés hors DBV Technologies
Innate Pharma, société cotée sur Euronext
Paris et sur le Nasdaq (Représentant
permanent de Bpifrance Participations SA,
Membre du Conseil de surveillance) de 2017
à 2021
Gensight Biologics S.A. (Administrateur)
de 2016 à 2019
Pixium Vision SA, société cotée sur Euronext
Growth (Administrateur) de 2015 à 2017
Euronext Paris SA, société française
non cotée (Administrateur)
Sequans Communication S.A., société cotée
sur Euronext Paris de 2017 à 2023
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
85
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Composition et fonctionnement des organes de gouvernance
3
DBV_DEU_2024_ADMIN_07.png
Âge
43 ans
Nationalité
Américaine
Adresse professionnelle
107 avenue de la République,
92320 Châtillon
Adora Ndu
Formation et parcours professionnel
Adora NDU est actuellement Directrice des Affaires réglementaires et responsable juridique chez
BridgeBio Pharma Inc. et Administrateur dans la société Acadia Pharmaceuticals Inc. Elle a plus de
15 ans d’expérience complémentaire dans les domaines du développement des médicaments et
des affaires réglementaires. Son expertise intègre également la stratégie réglementaire,
l’engagement patient, la prescription de médicaments sur ordonnance et la politique des marchés
américains et internationaux.
Elle a occupé le poste de Vice-Présidente du groupe en charge de la stratégie mondiale de
recherche et de développement, des collaborations scientifiques et de la politique chez BioMarin
Pharmaceuticals Inc (2017-2022), où elle dirigea notamment l’évaluation stratégique des risques
et des opportunités pour l’ensemble des programmes de développement et la stratégie de
communication et de collaboration scientifique en matière de R&D. Chez BioMarin, le Dr Ndu a
occupé plusieurs postes de direction dans le domaine des affaires réglementaires, notamment en
tant que Vice-Présidente et responsable des politiques, de la recherche, de l’engagement auprès
des patients et des affaires réglementaires internationales. Elle a présidé plusieurs comités
d’affaires réglementaires, notamment pour l’Alliance for Regenerative Medicine et l’American
Society for Gene and Cell Therapy. Le Dr Ndu a également occupé, pendant huit ans, plusieurs
fonctions au sein de la Food and Drug Administration (FDA) entre 2008 et 2016. À la FDA, le Dr
Ndu a été Directrice et cheffe de la division du développement de la politique médicale et a
également été cheffe du Commissioned Corps, U.S. Public Health Service. Le Dr Ndu a participé à
l’enregistrement de plusieurs produits à l’échelle mondiale et est un leader d’opinion respecté
dans le domaine de la science réglementaire, ayant joué un rôle important dans le développement
et l’évaluation des orientations, ainsi que dans l’élaboration de la politique réglementaire.
Le Dr Ndu a obtenu un doctorat en pharmacie du Howard University College of Pharmacy et un
diplôme de Juris Doctor de l’Université du Maryland. Le Dr Ndu siège au Conseil d’administration
d’Acadia Pharmaceuticals et de DBV Technologies.
MANDATS ET FONCTIONS EXERCÉS
DANS DES SOCIÉTÉS OU AUTRES FORMES
D’ORGANISATIONS EN FRANCE
OU À L’ÉTRANGER
MANDATS ET FONCTIONS AU COURS
DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES,
QUI NE SONT PLUS EXERCÉS
DBV Technologies
Administrateur indépendant
Membre du Comité d’Audit
Mandat d’Administrateur
Nomination AG 19/05/2021
Dernier renouvellement AG 16/05/2024
Échéance AG 2027
DBV Technologies
Néant
Sociétés hors DBV Technologies
Acadia Pharmaceuticals Inc., société
américaine cotée au Nasdaq (Administrateur
indépendant depuis 2022)
BridgeBio Pharma Inc., société américaine
cotée au Nasdaq (Directrice des Affaires
réglementaires et responsable juridique
depuis 2022)
Sociétés hors DBV Technologies
BioMarin (Directrice Exécutive, politique
réglementaire mondiale, recherche
et engagement de 2017 à 2019)
BioMarin (Vice-Présidente, responsable
mondiale de la politique réglementaire,
de la recherche, de l’engagement
et des affaires réglementaires internationales
de 2019 à 2020)
BioMarin (Vice-Présidente du groupe,
responsable de la stratégie,
des collaborations scientifiques
et de la politique en matière de recherche
et de développement à l’échelle mondiale
(WWRD) ; 2021 à 2022)
86
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Composition et fonctionnement des organes de gouvernance
DBV_DEU_2024_ADMIN_08.png
Âge
57 ans
Nationalité
Britannique
Adresse professionnelle
107, avenue
de la République,
92320 Châtillon
Ravi M. Rao
Formation et parcours professionnel
Ravi M. RAO est le Directeur Médical de Sitryx Therapeutics et est également associé (« Venture
Partner ») de SV Health Investors.
Il a été le Directeur Médical d’Oxford Biomedica de mars 2022 à novembre 2023, après avoir été le
responsable de la R&D chez Swedish Orphan Biovitrumet le Directeur Médical de Swedish Orphan
Biovitrum AB, une entreprise biophamaceutique internationale, d’août 2020 à janvier 2022.
D’octobre 2019 à août 2020, le Dr Rao a été le Directeur Médical de la société Aeglea
Biotherapeutics, société américaine cotée en Bourse qui développe des thérapies enzymatiques
pour des maladies métaboliques rares. Il a exercé des responsabilités chez GSK, où il a été Vice-
Président, Directeur Médical Monde, immunologie et médecine spécialisée, ainsi que Vice-
Président et responsable du développement des médicaments dans le domaine de la R&D en
immuno-inflammation. Avant cela, le Dr Rao était Directeur Médical du groupe, développement
clinique en immunologie chez Roche Pharmaceuticals.
Le Dr Rao a également été rhumatologue universitaire à l’Imperial College et chercheur post-
doctorat à l’université de Harvard.
MANDATS ET FONCTIONS EXERCÉS
DANS DES SOCIÉTÉS OU AUTRES FORMES
D’ORGANISATIONS EN FRANCE
OU À L’ÉTRANGER
MANDATS ET FONCTIONS AU COURS
DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES,
QUI NE SONT PLUS EXERCÉS
DBV Technologies
Administrateur indépendant
Membre du Comité des Nominations
et de la Gouvernance
Mandat d’Administrateur
Nomination AG 19/05/2021
Dernier renouvellement AG 16/05/2024
Échéance AG 2027
DBV Technologies
Néant
Sociétés hors DBV Technologies
Sitryx Therapeutics (Directeur Médical)
depuis 2022
Autolus Therapeutics (Administrateur
et membre du Comité de Recherche &
Développement) depuis 2024
Sociétés hors DBV Technologies
Oxford Biomedica (Directeur Médical)
de 2022 à 2023
Swedish Orphan Biovitrum (responsable
R&D) de 2020 à 2022
Swedish Orphan Biovitrum AB (Directeur
Medical)de 2020 à 2022
Aeglea Biotherapeutics (Directeur Médical)
de 2019 à 2020
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
87
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Composition et fonctionnement des organes de gouvernance
3
DBV_DEU_2024_ADMIN_09.png
Âge
59 ans
Nationalité
Irlandaise
Adresse professionnelle
107 avenue de la République,
92320 Châtillon
Julie O’Neill
Formation et parcours professionnel
Julie O’NEILL siège actuellement aux Conseils d’administration d’Hookipa Pharma Inc., du National
Institute for Bioprocessing Research & Training, de ICON plc, et d’Advancion Sciences. Elle était
auparavant Vice-Présidente Exécutive, Global Operations de la société pharmaceutique Alexion
Pharmaceuticals où elle était en charge de la fabrication, de l’approvisionnement et de la qualité
au niveau mondial pour la Société. Auparavant, elle occupait le poste de Vice-Présidente des
Opérations et Directrice Générale pour l’Irlande chez Gilead Sciences. Elle y a notamment supervisé
la création de sa filiale irlandaise, incluant le site de fabrication, la chaîne d’approvisionnement, le
contrôle et l’assurance qualité, la distribution des produits et a également géré les opérations
courantes et la croissance de l’activité.
Elle a également été administratrice d’Achilles Therapeutics plc (société cotée sur le Nasdaq) de
2021 à 2024, et d’ILC Dover (société américaine non cotée) de 2021 à 2024.
Elle est diplômée d’un Bachelor of Science en pharmacie, d’un master en administration des
affaires, d’un diplôme en gestion des risques, audit interne et conformité et d’un diplôme en droit
médical.
MANDATS ET FONCTIONS EXERCÉS
DANS DES SOCIÉTÉS OU AUTRES FORMES
D’ORGANISATIONS EN FRANCE
OU À L’ÉTRANGER
MANDATS ET FONCTIONS AU COURS
DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES,
QUI NE SONT PLUS EXERCÉS
DBV Technologies
Administrateur indépendant
Présidente du Comité des Rémunérations
Mandat d’Administrateur
Nomination AG 15/06/2017
Dernier renouvellement AG 16/05/2024
Échéance AG 2027
DBV Technologies
Néant
Sociétés hors DBV Technologies
HOOKIPA Pharma Inc. société autrichienne
cotée sur le Nasdaq (Administrateur)
depuis 2018
National Institute of Bioprocessing Research
and Training (NIBRT) société non cotée
irlandaise (Administrateur) depuis 2022
Icon plc, société irlandaise cotée sur le Nasdaq
(Administrateur) depuis 2019
Advancion Sciences (anciennement Angus
Chemical Company), société américaine
non cotée (Administrateur) depuis 2021
Sociétés hors DBV Technologies
ILC Dover, société américaine non cotée
(Administrateur) de 2021 à 2024
Achilles Therapeutics plc dont le siège social
est situé au Royaume-Uni et cotée
sur le Nasdaq (Administrateur) de 2021
à 2024
88
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Composition et fonctionnement des organes de gouvernance
DBV_DEU_2024_ADMIN_010.png
Âge
66 ans
Nationalité
Française
Adresse professionnelle
107, avenue
de la République,
92320 Châtillon
Danièle Guyot-Caparros
Formation et parcours professionnel
Danièle GUYOT-CAPARROS a une très solide expérience dans les domaines de la finance et des
opérations. Elle a commencé sa carrière chez PWC en tant qu’auditrice, acquérant également une
large expérience en corporate finance déjà focalisée sur les industries de la chimie et de la
pharmacie. En 1992, elle rejoint la Direction Financière du groupe Rhône-Poulenc-Rorer (devenu
Aventis et ensuite Sanofi) au sein duquel elle exerce d’importantes responsabilités internationales
(CFO R&D monde, CFO Europe, Responsable du plan des Opérations Pharmaceutiques). Elle y a
également développé une expertise en matière de business développement et d’optimisation de
portefeuilles produits.
En 2008 elle devient Senior Advisor pour Deloitte Conseil en France afin d’accompagner le
développement de l’activité au service de l’industrie pharmaceutique et du secteur de la santé.
À cet effet elle a accompagné de nombreuses missions auprès de clients très divers (grandes et
moyennes sociétés pharma, biotech/medtech, fondations scientifiques, etc.) avec un focus sur des
problématiques de transformation d’entreprises, de gouvernance et aussi de M&A.
Danièle Guyot-Caparros a exercé des responsabilités d’Administrateur indépendant dans plusieurs
biotechs/medtechs. De 2015 à 2017 elle était membre du Conseil de surveillance et du Comité
d’Audit de la société Diaxonhit (devenue Eurobio Scientific-cotée sur Euronext Growth). Elle a
présidé le Comité d’Audit de la société Supersonic Imagine jusqu’à son rachat par le groupe US
Hologic en 2019. Enfin de 2013 à juin 2022 au sein du Conseil d’administration de la société
ONXEO (cotée sur Euronext, OMS Copenhagen et ensuite Euronext Growth) elle a été Présidente
du Comité d’Audit et a également assuré la Présidence du Conseil de mai 2019 à juillet 2021.
Depuis 2024, elle est administratrice et Présidente du Comité d’audit de Valneva SE, société cotée
sur Euronext Paris.
Danièle est diplômée de ICN (Institut commercial de Nancy) spécialisée en finance/comptabilité et
possède également un diplôme comptable supérieur. Elle est également titulaire d’un certificat
d’Administrateur indépendant délivré par IFA-Sciences-Po.
MANDATS ET FONCTIONS EXERCÉS
DANS DES SOCIÉTÉS OU AUTRES FORMES
D’ORGANISATIONS EN FRANCE
OU À L’ÉTRANGER
MANDATS ET FONCTIONS AU COURS
DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES,
QUI NE SONT PLUS EXERCÉS
DBV Technologies
Administrateur indépendant
Membre du Comité d’Audit et du Comité
des Rémunérations
Mandat d’Administrateur
Cooptation 03/10/2022
Ratification AG 2023
Dernier renouvellement AG 16/05/2024
Échéance AG 2027
DBV Technologies
Néant
Sociétés hors DBV Technologies
Valneva SE (Administrateur et Présidente
du Comité d’audit, des risques
et de la conformité) depuis 2024
Sociétés hors DBV Technologies
Onxeo, société cotée sur Euronext Growth
Paris (Administrateur) de 2013 à 2022
Supersonic Imagine, société cotée
sur Euronext Growth Paris (Administrateur)
de 2018 à 2019
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
89
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Composition et fonctionnement des organes de gouvernance
3
Évolution de la composition du Conseil
L’Assemblée générale du 16 mai 2024 ayant statué sur les
comptes de l’exercice clos au 31 décembre 2023 n’a pas eu à se
prononcer sur la nomination d’un nouvel Administrateur mais
s’est prononcée sur le renouvellement des mandats d’Administrateur
de Madame Adora NDu, Madame Danièle Guyot-Caparros,
Madame Julie O’Neill et Monsieur Ravi M. Rao.
Il sera proposé à l’AG 2025 statuant sur les comptes de
l’exercice clos au 31 décembre 2024, le renouvellement des
mandats de Monsieur Michel de Rosen, Monsieur Timothy
Morris et Monsieur Daniel B. Soland, chacun en qualité
d’Administrateur.
La Société a annoncé par voie de communiqué de presse le
27 mars 2025 la nomination d’un nouvel Administrateur, Mme
Christiana Bardon, pour un mandat d’une durée de trois (3) ans,
sous réserve de l’approbation de l’AG 2025.
Absence de lien familial et absence
de condamnations
Il n’existe aucun lien familial entre les Administrateurs.
À la connaissance de la Société et au jour de l’établissement
du présent document, aucune personne membre d’un organe
d’administration, de direction ou de surveillance, au cours des
cinq dernières années :
n’a fait l’objet de condamnation pour fraude ;
n’a été associée à une faillite, mise sous séquestre,
liquidation ou placement d’entreprises sous administration
judiciaire en ayant occupé des fonctions de membre d’un
organe d’administration, de direction ou de surveillance ;
n’a été déchue par un tribunal du droit d’exercer la fonction
de membre d’un organe d’administration, de direction ou
de surveillance ou d’intervenir dans la gestion ou la
conduite des affaires d’un émetteur ;
n’a fait l’objet d’une mise en cause et/ou de sanctions
publiques officielles prononcées par des autorités statutaires ou
réglementaires (y compris des organismes professionnels désignés).
Gestion des conflits d’intérêts au sein du Conseil
d’administration
Le Conseil d’administration a mis à jour son Règlement
Intérieur lors de sa séance du 14 février 2023, pour se mettre
en conformité avec les nouvelles recommandations du Code
Middlenext relatives à la prévention et à la gestion des conflits
d’intérêts.
Le Règlement Intérieur prévoit désormais les dispositions
suivantes :
« Les Administrateurs s’engagent à déclarer, avant chaque réunion
du Conseil, en fonction de l’ordre du jour, leurs éventuels conflits
d’intérêts et s’interdisent de participer aux délibérations et au vote
de tout sujet sur lequel ils seraient dans cette situation.
Plus généralement, au cours de son mandat, chaque
Administrateur informe le Conseil de tout conflit d’intérêts le
concernant, qu’il soit réel ou potentiel. En cas de conflit d’intérêts
et selon sa nature, l’Administrateur concerné doit s’abstenir de
participer aux délibérations et aux votes du Conseil y afférent et,
dans des circonstances extrêmes, l’Administrateur peut être
amené à présenter sa démission. »
Les Administrateurs remplissent et communiquent à la
Société, chaque année, un questionnaire comprenant un
certain nombre de points permettant à la Société de s’assurer
de l’absence de conflit d’intérêts structurel entre les devoirs à
l’égard de la Société de l’une quelconque des personnes
membres d’un organe d’administration, de direction ou de
surveillance, et leurs intérêts privés et/ou autres devoirs. Ces
questions portent notamment sur les arrangements ou
transactions qui auraient pu être conclus, ou encore sur
d’éventuelles procédures judiciaires en cours.
À la connaissance de la Société et au jour de l’établissement
du présent document :
aucun conflit d’intérêts potentiel n’est identifié entre les
devoirs de l’une quelconque des personnes membres d’un
organe d’administration, de direction ou de surveillance à
l’égard de la Société et ses intérêts privés et/ou autres
devoirs ;
il n’existe pas d’arrangement ou d’accord conclu avec les
principaux actionnaires ou avec des clients, fournisseurs ou
autres, en vertu duquel l’une quelconque des personnes
membres d’un organe d’administration, de direction ou de
surveillance a été sélectionnée en tant que membre d’un
organe d’administration, de direction ou de surveillance ou
en tant que membre de la Direction Générale ;
il n’existe aucune restriction acceptée par les personnes
membres d’un organe d’administration, de direction ou de
surveillance concernant la cession, dans un certain laps de
temps, des titres de l’émetteur qu’elles détiennent.
Informations sur les contrats liant
les mandataires sociaux et la Société
À la connaissance de la Société et au jour du présent document
d’enregistrement universel, il n’existe pas de contrat de service
liant les membres des organes d’administration ou de direction
à l’émetteur et prévoyant l’octroi d’avantages aux termes d’un
tel contrat.
Administrateurs indépendants
L’indépendance de chacun des Administrateurs est évaluée au
moment de sa nomination, et sur une base annuelle avant la
fin de chaque exercice.
Cette indépendance est évaluée à la fois au regard du Code
Middlenext et des Règles du Nasdaq.
Au 11 avril 2025, sept des dix Administrateurs sont considérés
comme indépendants au sens du Code Middlenext :
Monsieur Timothy Morris, Monsieur Daniel B. Soland, Madame
Adora Ndu, Monsieur Ravi M. Rao, Madame Julie O’Neill, Madame
Danièle Guyot-Caparros et Monsieur Michel de Rosen.
90
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Composition et fonctionnement des organes de gouvernance
Selon les recommandations du Code Middlenext, les critères
permettant de qualifier un Administrateur d’indépendant sont
les suivants :
ne pas être salarié ni mandataire social dirigeant de la
Société ou d’une société de son groupe et ne pas l’avoir été
au cours des cinq dernières années ;
ne pas avoir été, au cours des deux dernières années, et ne
pas être en relation d’affaires significative avec la Société ou
son groupe (client, fournisseur, concurrent, prestataire,
créancier, banquier, etc.) ;
ne pas être actionnaire de référence de la Société, ou
détenir un pourcentage de droit de vote significatif ;
ne pas avoir de relation de proximité ou de lien familial
proche avec un mandataire social ou un actionnaire de
référence ; et
ne pas avoir été auditeur de l’entreprise au cours des
six dernières années.
Le tableau ci-après présente la situation des Administrateurs au regard des critères d’indépendance du Code Middlenext (R3) :
Critères d’indépendance
T. Morris
D. B. Soland
A. Ndu
M. de
Rosen
D. Guyot-
Caparros
J. O’Neill
M. J. Goller
M. Ferrère
D. Tassé
R. M. Rao
Ne pas être, ni avoir été au cours
des 5 dernières années, salarié
ou dirigeant mandataire de la
Société ou d’une société du Groupe
×
Ne pas avoir été, au cours des
2 dernières années, et ne pas être
en relation d’affaires significative
avec la Société ou son Groupe
(client, fournisseur, concurrent,
prestataire, créancier, banquier...)
(1)
Ne pas être un actionnaire de
référence de la Société ou détenir
un pourcentage de droit de vote
significatif
×
×
Ne pas avoir de relation de proximité
ou de lien familial proche avec un
mandataire social ou un actionnaire
de référence
Ne pas avoir été auditeur
de l’entreprise au cours des 6 années
précédentes
Conclusion en matière
d’indépendance
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui
Non
Non
Non
Oui
    Représente un critère d’indépendance satisfait.
×     Représente un critère d’indépendance non satisfait.
(1) Le Conseil d’administration a considéré que la convention de prestation de services conclue avec Madame Julie O’Neill ayant expiré le 31 décembre 2019, cette
dernière pouvait désormais être qualifiée d’indépendante au regard des critères du Code Middlenext à compter du 1er  janvier 2023.
Depuis le passage de la Société du statut de Foreign Private
Issuer à celui de Domestic Issuer aux États-Unis, l’indépendance
des Administrateurs doit s’apprécier également au regard de la
réglementation américaine applicable et notamment les Règles
du Nasdaq.
À la date du présent document d’enregistrement universel,
neuf Administrateurs sur dix sont considérés comme
Administrateurs indépendants selon les Règles du Nasdaq.
En application des Règles du Nasdaq, un Administrateur est
considéré comme indépendant s’il n’a aucune relation qui, de l’avis
du Conseil d’administration est considéré comme indépendant s’il
n’a aucune relation qui, de l’avis du Conseil d’administration,
interfère avec l’exercice d’un jugement indépendant dans l’exercice
des responsabilités d’un Administrateur.
En outre, pour être considéré comme indépendant, un
Administrateur ne doit être visé par aucune des exceptions à
l’indépendance prévues dans les Règles du Nasdaq (Rule 5606(a)).
En application des Règles du Nasdaq (Rule 5605(a)), ne sera
pas considéré indépendant :
(A) tout Administrateur qui est, ou a été à un moment quelconque
des trois dernières années, employé par la Société ;
(B) tout Administrateur qui a accepté ou dont un Membre de la
Famille (tel que ce terme est défini ci-après) a accepté une
rémunération de la Société supérieure à 120 000 dollars US
pendant une période de douze mois consécutifs au cours des
trois années précédant l’appréciation de l’indépendance,
autre que :
(i) une rémunération d’Administrateur ou de membre
d’un Comité d’administration,
(ii) une rémunération versée à un Membre de la Famille
(tel que ce terme est défini ci-après) employé de la
Société (autre qu’un dirigeant mandataire social), ou
(iii) des prestations versées dans le cadre de régimes de
retraite légaux.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
91
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Composition et fonctionnement des organes de gouvernance
3
Il est précisé qu’en plus des dispositions du présent
paragraphe (B), les membres du Comité d’Audit sont
soumis à des exigences supplémentaires comme indiqué
au paragraphe 3.2.1.2 ci-après ;
(C) tout Administrateur Membre de la Famille (tel que ce
terme est défini ci-après) d’une personne qui est, ou a été
à un moment quelconque des trois dernières années,
dirigeant mandataire social de la Société ;
(D) tout Administrateur qui est, ou dont un Membre de la
Famille (tel que ce terme est défini ci-après) est un associé,
un actionnaire de contrôle ou un dirigeant mandataire
social d’une organisation à laquelle la Société a versé, ou
de laquelle la Société a reçu, des paiements pour des biens
ou des services au cours de l’exercice en cours ou de l’un
des trois exercices précédents, qui dépassent 5 % des
revenus bruts consolidés de la Société ou de l’organisation
concernée pour l’année considérée, ou 200 000 dollars US,
le montant le plus élevé étant retenu, autre que :
(i) les paiements résultant exclusivement d’investissements
dans les titres de la Société, ou
(ii) les paiements effectués dans le cadre d’opérations de
don sans contrepartie ;
(E) tout Administrateur qui est, ou dont un Membre de la
Famille (tel que ce terme est défini ci-après) est
mandataire social d’une autre entité, dans laquelle un
dirigeant mandataire social de la Société est ou a été à un
moment quelconque des trois dernières années, membre
du Comité de Rémunérations de cette autre entité ; ou
(F) tout Administrateur qui est ou a été, ou dont un Membre
de la Famille (tel que ce terme est défini ci-après) est ou a
été employé ou associé de la Société de commissaire aux
comptes ayant audité les comptes de la Société au cours
des trois dernières années ;
(G) Étant précisé qu’il convient d’entendre par « Membre de
la Famille » le conjoint, les parents, les enfants, les frères
et sœurs, les belles-mères et beaux-pères, les beaux-fils et
belles-filles, les beaux-frères et belles-sœurs et toute
personne (autre que les employés des particuliers) qui
partage le domicile de cette personne.
Le tableau ci-après présente la situation des Administrateurs au regard des critères d’indépendance des Nasdaq Listing Rules :
Critères d’indépendance
T. Morris
D.B. Soland
A. Ndu
M. de
Rosen
D. Guyot-
Caparros
J. O’Neill
M. J. Goller
M. Ferrère
D. Tassé
R. M. Rao
Ne pas être, ni avoir été au cours
des 3 dernières années, salarié
de la Société
×
Ne pas avoir accepté une
rémunération de la Société
supérieure à 120 000 $ pendant
une période de 12 mois consécutifs
au cours 3 dernières années
Ne pas être, ni avoir été au cours
des 3 dernières années, dirigeant
mandataire de la Société
×
Ne pas être associé, un actionnaire
de contrôle ou un dirigeant
mandataire social d’une
organisation à laquelle la Société
a versé, ou de laquelle la Société
a reçu, des paiements pour
des biens ou des services au cours
de l’exercice en cours ou de l’un
des 3 exercices précédents, qui
dépassent 5 % des revenus bruts
consolidés de la Société ou de
l’organisation concernée pour
l’année considérée, ou 200 000 $
Ne pas être mandataire social
d’une autre entité, dans laquelle
un dirigeant mandataire social
de la Société est ou a été
à un moment quelconque
des 3 dernières années, membre
du Comité de Rémunérations
de cette autre entité
Conclusion en matière
d’indépendance
×
Représente un critère d’indépendance satisfait.
× Représente un critère d’indépendance non satisfait.
Représentation des femmes et des hommes au sein du Conseil d’administration
Le Conseil d’administration est composé de quatre femmes et six hommes.
En conséquence, conformément aux articles L. 225-18-1 et L. 22-10-3 du Code de commerce, la proportion des Administrateurs de
chaque sexe reste supérieure ou égale à 40 %.
92
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Composition et fonctionnement des organes de gouvernance
3.2.1.2Composition des Comités institués par le Conseil d’administration
Le Conseil d’administration est assisté par trois comités spécialisés (les « Comités ») : le Comité d’Audit créé le 28 janvier 2011
(le « Comité d’Audit »), le Comité des Rémunérations créé le 28 janvier 2011 (le « Comité des Rémunérations ») et le Comité des
Nominations et de la Gouvernance créé le 25 janvier 2018 (le « Comité des Nominations et de la Gouvernance »).
DBV_DEU_2024_CH03_CompositionComitesInstitues_FR.svg
Composition actuelle des Comités
Nom
Indépendance
Comités du Conseil d’administration
Indépendance
au sens du Code
Middlenext
Indépendance
au sens des Règles
du Nasdaq
Audit
Rémunérations
Nominations
et Gouvernance
Michel de Rosen
(Président)
Timothy E. Morris
Daniel B. Soland
Michael J. Goller
Maïlys Ferrère
Adora Ndu
Ravi M. Rao
Julie O’Neill
Danièle Guyot-Caparros
Président du Comité.
Membre du Comité.
Le Comité d’Audit
Au jour du présent document d’enregistrement universel, le
Comité d’Audit est composé de Monsieur Timothy E. Morris
(Président du Comité), Madame Adora Ndu et Madame Danièle
Guyot-Caparros.
Les critères retenus pour qualifier l’indépendance des
membres des Comités, et notamment du Comité d’Audit, sont
ceux retenus pour apprécier l’indépendance des Administrateurs
conformément au Code Middlenext, ainsi que les critères
définis dans les Règles du Nasdaq.
Conformément au Code Middlenext et aux Règles du Nasdaq,
la totalité des membres du Comité d’Audit sont indépendants,
au sens du Code Middlenext et des Règles du Nasdaq.
Plus de la moitié des membres du Comité d’Audit sont
compétents en matière financière.
Madame Danièle Guyot-Caparros et Monsieur Timothy E. Morris
justifient notamment de compétences en matière financière
compte tenu de leur expérience et des postes à responsabilité
qu’ils occupent ou qu’ils ont pu occuper au sein de différentes
directions financières (cf. paragraphe 3.2.1.1 du présent
document d’enregistrement universel).
Le Comité des Rémunérations
Au jour du présent document d’enregistrement universel, le
Comité des Rémunérations est composé de Madame Julie O’Neill
(Présidente du Comité), de Monsieur Michel de Rosen, Monsieur
Daniel B. Soland, et Madame Danièle Guyot-Caparros.
La présidence du Comité des Rémunérations a été confiée à
Madame Julie O’Neill à compter du 5 janvier 2023.
Conformément au Code Middlenext et aux Règles du Nasdaq,
la totalité des membres du Comité des Rémunérations sont
indépendants au sens du Code Middlenext (R3) et des Règles
du Nasdaq.
Le Comité des Nominations
et de la Gouvernance
À la date du présent document d’enregistrement universel, le Comité
des Nominations et de la Gouvernance est composé de Monsieur
Michael J. Goller (Président du Comité), Monsieur Ravi M. Rao,
Monsieur Michel de Rosen, et Madame Maïlys Ferrère.
La totalité des membres du Comité des Nominations et de la
Gouvernance sont indépendants au sens des règles du Nasdaq.
Deux membres sur quatre sont indépendants au sens du Code
Middlenext.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
93
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Composition et fonctionnement des organes de gouvernance
3
3.2.1.3Composition de la Direction Générale
Composition actuelle de la Direction Générale
de la Société
Monsieur Daniel Tassé est Directeur Général de la Société
depuis le 29 novembre 2018.
Le Comité exécutif
Le Comité exécutif de la Société (le « Comex ») est composé de
sept membres : Daniel Tassé, Directeur Général, de Virginie
Boucinha, Directrice Financière, de Caroline Danieèe, Directrice
des Ressources Humaines et Chief of staff, Pharis Mohideen,
Directeur Médical, de Pascal Wotling, Chief External Manufacturing
and Supply Chain Officer, Michele F. Robertson, Directrice
Juridique, Kevin Malobisky, Directeur des Opérations, et Robert
Pietrusko, Directeur des Affaires Règlementaires (nommé le
22 avril 2024).
3.2.2Fonctionnement du Conseil d’administration, des Comités
spécialisés et de la Direction Générale
Les règles de fonctionnement du Conseil d’administration, des Comités et de la Direction Générale sont fixées dans les Statuts et
dans le Règlement Intérieur.
3.2.2.1Fonctionnement du Conseil d’administration
Le Conseil d’administration détermine les orientations de
l’activité de la Société et veille à leur mise en œuvre
conformément à son intérêt social, en ligne avec l’article
L. 225-35 du Code de commerce, en considérant les enjeux
sociaux et environnementaux. Sous réserve des pouvoirs
expressément attribués aux assemblées d’actionnaires et dans
la limite de l’objet social, le Conseil d’administration se saisit
de toute question intéressant la bonne marche de la Société et
règle par ses délibérations les affaires qui la concernent.
Préparation, convocation et tenue des réunions
du Conseil d’administration
Pour permettre aux Administrateurs de préparer utilement les
réunions, le Président leur communique toutes informations
ou documents nécessaires préalablement auxdites réunions,
conformément au Règlement Intérieur.
Les convocations sont adressées cinq jours au moins à
l’avance, conformément aux Statuts. Les réunions se sont
tenues, selon les cas, par visioconférence, au siège social de la
Société, ou dans les locaux de la filiale américaine de la
Société, située dans le New Jersey (États-Unis).
L’article 11 des Statuts de la Société a été modifié par décision
du Conseil d’administration du 18 octobre 2024 afin de
permettre que toutes les décisions du Conseil d’administration
puissent être prises par voie de consultation écrite,
conformément au décret n°2024-904 du 8 octobre 2024.
Le Conseil d’administration s’est réuni à 22 reprises au cours
de l’année 2024, en présentiel, par visioconférence et par voie
de consultation écrite.
Pouvoirs du Conseil d’administration
(article 3.2 du Règlement Intérieur)
Conformément aux dispositions du Code de commerce, le
Conseil d’administration doit notamment :
à l’exception des pouvoirs expressément réservés aux
Assemblées générales des actionnaires et dans la limite de
l’objet social de la Société, débattre de tout problème
affectant le bon fonctionnement de la Société, et, à la suite de
ses débats, régler les problématiques concernant la Société ;
réaliser tous les examens et audits qu’il jugera appropriés ;
autoriser les cautions, avals et garanties en vertu des
dispositions de l’article R. 225-28 du Code de commerce ;
nommer le Président et le Directeur Général (et/ou, selon le
cas, les Directeurs Généraux Délégués) ;
déterminer la rémunération des dirigeants mandataires de
la Société, dans les conditions prévues par la loi ;
dans le cas d’attributions d’options de souscription ou
d’attribution gratuite d’actions, déterminer le nombre d’actions,
résultant notamment de l’exercice d’options, que les dirigeants
mandataires sont tenus de conserver au nominatif jusqu’à ce
qu’ils quittent leurs fonctions ;
selon le cas, répartir l’enveloppe annuelle de la
rémunération des Administrateurs, telle qu’approuvée par
l’Assemblée générale des actionnaires, dans les conditions
prévues au 6.1 du Règlement Intérieur ;
autoriser à l’avance la conclusion des conventions réglementées ;
approuver les comptes annuels, sociaux et consolidés, sous
réserve de l’approbation de l’Assemblée générale, et préparer
son rapport à l’Assemblée générale des actionnaires ;
établir le rapport sur le gouvernement d’entreprise prévu à
l’article L. 225-37 du Code de commerce ; et
convoquer l’Assemblée générale des actionnaires et définir
l’ordre du jour de cette réunion.
94
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Composition et fonctionnement des organes de gouvernance
Participation aux réunions du Conseil d’administration
Les taux d’assiduité des membres aux réunions du Conseil d’administration au cours de l’année 2024 ont été les suivants :
Date de la réunion
Taux d’assiduité
16 janvier 2024
90 %
12 février 2024
100 %
7 mars 2024
100 %
13 mars 2024 (séance supplémentaire)
100 %
16 mars 2024 (séance supplémentaire)
70 %
28 mars 2024 (consultation écrite)
100 %
6 avril 2024 (séance supplémentaire)
90 %
7 mai 2024
100 %
16 mai 2024
100 %
2 juillet 2024 (séance supplémentaire)
90 %
9 juillet 2024 (séance supplémentaire)
80 %
30 juillet 2024
100 %
26 août 2024 (séance supplémentaire)
90 %
11 septembre 2024 (séance supplémentaire)
90 %
24 septembre 2024
100 %
18 octobre 2024 (séance supplémentaire)
100 %
30 octobre 2024 (séance supplémentaire)
90 %
6 novembre 2024
100 %
21 novembre 2024
100 %
4 décembre 2024 (séance supplémentaire)
90 %
16 décembre 2024 (séance supplémentaire)
100 %
21 décembre 2024 (consultation écrite)
100 %
Le taux assiduité moyen s’est ainsi élevé à 98,9 % pour les
séances planifiées en début d’année et 91,5 % pour les séances
supplémentaires. Au global, le taux d’assiduité moyen est de
94,5 % sur l’exercice.
Le Conseil d’administration s’est également réuni à six reprises
en executive sessions auxquelles seuls les Administrateurs non
exécutifs ont participé.
Les commissaires aux comptes ont été convoqués aux
réunions du Comité d’Audit préparatoires ainsi qu’aux
réunions du Conseil d’administration qui arrêtent les comptes
trimestriels, semestriels et annuels.
Ils y ont effectivement participé.
Activité du Conseil d’administration au cours
de l’exercice 2024
Au cours de l’exercice 2024, le Conseil d’administration a
notamment effectué les travaux suivants :
en matière financière : arrêté des comptes annuels,
semestriels et trimestriels, approbation du budget 2024, mise
en œuvre du programme de rachat d’actions ; prévisions de
trésorerie et budget ;
en matière de rémunérations : (i) constatation des niveaux de
réalisation des objectifs 2023 et détermination du montant
des rémunérations variables pour 2023 du Directeur Général
et des « named executive officers » (ii) détermination de la
politique de rémunération 2024 du Président, du Directeur
Général et des Administrateurs soumise à l’approbation de
l’Assemblée générale du 16 mai 2024 en application de la
réglementation française, (iii) détermination de la rémunération
2024 des « named executive officers » soumise à l’Assemblée
générale du 16 mai 2024 pour avis consultatif en application
de la réglementation américaine, (iv) attributions gratuites
d’actions et de stock-options aux salariés, attribution de
stock-options au Directeur Général, et (v) adoption de la
politique de restitution des rémunérations variables (« Claw
back policy ») du Directeur Général et des « named executive
officers » conformément aux Règles du Nasdaq ;
en matière de stratégie : revue de la stratégie de réponse à
la FDA concernant le chemin réglementaire ; revue de la
stratégie de levée de fonds ;
en matière d’activité : retour d’expérience des participations
aux réunions de l’European Academy of Allergy and Clinical
Immunology (EAACI), de l’American Academy of Allergy,
Asthma, and Immunology, et de l’American College of
Allergy, Asthma & Immunology (ACAAI) ;
en matière de gouvernance : auto-évaluation du
fonctionnement du Conseil d’administration en 2024 ; revue de
l’indépendance des administrateurs, revue des modifications
statutaires qui seront soumises à l’approbation de l’Assemblée
générale du 11 juin 2025 ;
approbation du changement de siège social, qui a été
ensuite ratifié par l’Assemblée générale du 16 mai 2024.
Lors de sa réunion du 28 mars 2025, le Conseil d’administration
a déterminé (i) la politique de rémunération 2025 du Président,
du Directeur Général et des Administrateurs, soumise à
l’Assemblée générale du 16 juin 2025 pour approbation en
application de la réglementation française et (ii) la rémunération
2025 des « named executive officers » soumise à l’Assemblée
générale du 16 juin 2025 pour avis consultatif en application de
la réglementation américaine.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
95
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Composition et fonctionnement des organes de gouvernance
3
Évaluation des travaux du Conseil
d’administration et des Comités institués
par le Conseil d’administration
Conformément à la recommandation R13 du Code Middlenext,
le Conseil d’administration a procédé à l’évaluation de son
fonctionnement sur l’exercice 2024.
Le Conseil d’administration a opté pour un processus d’auto-
évaluation, et validé le format du questionnaire soumis aux
Administrateurs, contenant notamment l’examen des points
de vigilance du Code Middlenext (R22).
La synthèse des réponses au questionnaire d’auto-évaluation
a été présentée par le Président du Conseil d’administration et
formalisée par le Conseil d’administration par voie de
consultation écrite du 13 mars 2025.
Cette évaluation a permis de confirmer que le Conseil
d’administration est jugé équilibré et efficace et dispose de
tous les moyens propres à lui permettre de mener à bien sa
mission. Le travail du Conseil d’administration est considéré
comme constructif et favorisé par les bonnes relations entre
les Administrateurs, le Président, et la Direction Générale. Les
Administrateurs ont souligné la qualité du fonctionnement de
la gouvernance, ainsi que la composition et le travail des
Comités spécialisés.
Des propositions d’amélioration du fonctionnement du
Conseil d’administration ont par ailleurs été suggérées.
Ainsi, les Administrateurs ont exprimé le souhait d’obtenir les
documents de préparation des réunions du Conseil dans de
mailleur délais, conformément à la recommandation R4 du
Code Middlenext et à l’article 4.1 de son Règlement Intérieur.
Ils ont par ailleurs exprimé leur satisfaction quant à la qualité
des documents transmis.
Les Administrateurs ont également demandé au Président et
au Directeur Général, pour l’exercice 2025, de continuer
l’effort de mise en place des formations des membres du
Conseil d’administration, et de revoir plus régulièrement le
plan de succession des dirigeants, en application de la
recommandation R 17.
Formation des Administrateurs
Dans le cadre de l’auto-évaluation du Conseil finalisée début
2025, les membres du Conseil ont exprimé leurs souhaits en
matière de formation.
En ce qui concerne l’activité, les produits et la stratégie de la
Société, les Administrateurs bénéficient désormais à chaque
réunion du Conseil de présentations plus étoffées de la part
du Directeur Général et des membres du Comex, ce qui leur
permet d’améliorer leur niveau de connaissances.
Par ailleurs, au cours de l’exercice 2024, les Administrateurs ont
bénéficié d’une formation relative à leurs droits et obligations,
au regard des réglementations française et américaine, ainsi
qu’une présentation récurrente du droit français des procédures
collectives et ses impacts sur une société double cotée.
3.2.2.2Fonctionnement des Comités
Le fonctionnement des Comités est régi par le Règlement
Intérieur, qui est disponible sur le site Internet de la Société à
la rubrique : Investisseurs/Gouvernance d’entreprise.
Le Comité d’Audit
La Société applique les recommandations issues du rapport du
groupe de travail de l’AMF sur le Comité d’Audit présidé par
Monsieur Poupart-Lafarge du 22 juillet 2010.
Le Comité d’Audit est notamment chargé des missions suivantes :
il suit le processus d’élaboration de l’information financière
et, le cas échéant, formule des recommandations pour en
garantir l’intégrité ;
il suit l’efficacité des systèmes de contrôle interne et de
gestion des risques, ainsi que, le cas échéant, de l’audit
interne, en ce qui concerne les procédures relatives à
l’élaboration et au traitement de l’information comptable et
financière, sans qu’il soit porté atteinte à son indépendance ;
il émet une recommandation sur les commissaires aux
comptes proposés à la désignation par l’Assemblée générale
des actionnaires. Cette recommandation adressée au
Conseil d’administration est élaborée conformément aux
dispositions de l’article 16 du règlement (UE) n° 537/2014 ;
il émet également une recommandation au Conseil
d’administration lorsque le renouvellement du mandat du
ou des commissaires est envisagé ;
sauf en matière de renouvellement, la recommandation doit
être justifiée et comporter au moins deux choix en faisant
état d’une préférence motivée. Cette recommandation est
élaborée à l’issue d’une procédure de sélection pilotée par le
Comité d’Audit. Les recommandations et préférences du Comité
d’Audit sont portées à la connaissance de l’Assemblée générale
des actionnaires appelée à statuer sur la nomination des
commissaires aux comptes ;
il suit la réalisation par les commissaires aux comptes de
leur mission et tient compte des éventuelles constatations
et conclusions du H3C consécutives aux contrôles réalisés en
application des articles L. 821-9 et suivants du Code de
commerce ;
il s’assure du respect par le commissaire aux comptes des
conditions d’indépendance ; le cas échéant, il prend les
mesures nécessaires à l’application des dispositions relatives
à l’indépendance économique des commissaires aux comptes
visées à l’article 4 § 3 du règlement (UE) n° 537/2014 et
s’assure du respect des conditions mentionnées à l’article 6
du même règlement ;
il approuve la fourniture des services autres que la
certification des comptes mentionnés à l’article L. 822-11-2
du Code de commerce.
Le Comité d’Audit rend compte régulièrement au Conseil
d’administration de l’exercice de ses missions. Il rend également
compte des résultats de la mission de certification des comptes,
de la manière dont cette mission a contribué à l’intégrité de
l’information financière et du rôle qu’il a joué dans ce processus. Il
l’informe sans délai de toute difficulté rencontrée.
96
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Composition et fonctionnement des organes de gouvernance
Outre les missions rappelées ci-dessus, le Comité d’Audit s’est
vu confier par le Conseil les missions spécifiques suivantes :
a. En ce qui concerne les comptes :
il examine et vérifie les projets de budgets et les projets
de comptes annuels et intermédiaires de la Société
avant que le Conseil d’administration soit saisi ;
il examine les projets de commentaires, d’annonces et de
communication financière de la Société sur les comptes ;
il apporte un avis ponctuel à la Direction Administrative
et Financière de la Société sur sollicitation de cette
dernière.
b. En ce qui concerne la trésorerie :
il examine et vérifie la politique générale de trésorerie
(placements et emprunts, outils de couverture de
risque) et la situation de trésorerie de la Société.
c. En ce qui concerne la gestion des risques :
il établit et supervise la mise en place de procédures
pour le traitement des plaintes et des communications
de préoccupations reçues par la Société concernant des
questions de comptabilité, de contrôles comptables
internes ou de vérification ;
il examine l’état des contentieux significatifs ;
il examine les risques et les engagements hors bilan ;
il examine la pertinence des procédures de suivi des risques
(en ce compris les risques en matière de cybersécurité) ; et
il examine toute situation de conflits d’intérêts, telles
que définie dans l’article 7 du Code éthique et de
conduite professionnelle de la Société.
Sur l’année 2024, le Comité d’Audit s’est réuni sept fois et a
notamment réalisé les travaux suivants :
revue des couvertures d’assurances, notamment concernant
les assurances D&O ;
revue des comptes annuels 2023 ;
revue des comptes trimestriels les 7 mai 2024, 29 juillet
2024 et 5 novembre 2024 ;
revue des comptes semestriels le 29 juillet 2024 ;
revue des prévisions de l’horizon de trésorerie ;
revue de la stratégie de refinancement de la Société ;
Le taux moyen d’assiduité à ce Comité d’Audit s’élève à 100 %
pour l’exercice 2024.
Les membres du Comité d’Audit ont confirmé avoir disposé de
délais suffisants pour examiner les documents financiers et
comptables, ont eu la possibilité d’entendre les commissaires
aux comptes, ainsi que le Directeur Financier.
Le Comité d’Audit a rendu compte de ses travaux au Conseil
qui en a pris acte et a suivi l’ensemble de ses recommandations.
Le Comité des Rémunérations
Le Comité des Rémunérations reçoit notamment pour
missions du Conseil d’administration :
a. de proposer le montant des rémunérations, dans toutes
leurs composantes (en ce compris notamment les régimes
de retraite et de prévoyance, les compléments de retraite,
les avantages en nature, les droits pécuniaires divers) des
mandataires sociaux et des dirigeants « named executive
officers » autres que le Directeur Général de la Société ;
b. d’être informé du recrutement des principaux membres
de Direction autres que le Directeur Général et de la
fixation et l’évolution, dans toutes leurs composantes, de
leurs rémunérations ;
c. de donner son avis sur les grandes orientations de la
Société en matière de politique de rémunération ;
d. de proposer, le cas échéant, le montant annuel de la
rémunération des Administrateurs à soumettre à l’Assemblée
générale des actionnaires ainsi que leur répartition entre les
membres du Conseil ;
e. de donner son avis sur les principes arrêtés par la Société
en matière d’intéressement et de participation ;
f. de donner son avis sur les moyens attribués aux
Administrateurs élus par les salariés.
Le Comité s’est réuni sept fois au cours de l’exercice 2024 et a
notamment réalisé les travaux suivants :
constatation de l’atteinte des objectifs collectifs 2023 ;
revue des objectifs collectifs 2024 ;
examen du projet de plan d’attribution d’actions gratuites
aux salariés de la Société et aux salariés des différentes
filiales de la Société et recommandation au Conseil relative
à la mise en place dudit plan ;
examen du projet de plan d’attribution de stock-options aux
salariés de la Société et aux salariés des différentes filiales
de la Société et recommandation au Conseil relative à la
mise en place dudit plan ;
examen du projet d’attribution de stock-options au profit du
Directeur Général et recommandation au Conseil relative à
la mise en place de cette attribution ;
revue des benchmarks de rémunérations effectués concernant
les postes de Directeur Général et membres de Comex ;
Le taux moyen d’assiduité à ce Comité s’élève à 100 % pour
l’exercice 2024.
Le Comité des Rémunérations a rendu compte de ses travaux
au Conseil qui en a pris acte et a suivi l’ensemble de ses
recommandations.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
97
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Dispositions statuaires relatives à la gouvernance de la Société
3
Le Comité des Nominations et de la Gouvernance
Le Comité des Nominations et de la Gouvernance reçoit
notamment pour missions :
a. de faire au Conseil d’administration toutes propositions
concernant le renouvellement, le remplacement ou la
nomination de nouveaux Administrateurs, en collaboration
avec le Président du Conseil d’administration ;
b. de donner un avis, avec le soutien du Président du
Conseil, concernant le renouvellement, la nomination ou
le remplacement du Directeur Général ou des Directeurs
Généraux Délégués le cas échéant, ainsi que des membres
du Comité exécutif (tel que défini ci-après) ;
c. d’établir, le cas échéant en collaboration avec le Président du
Conseil, un plan de succession des dirigeants mandataires
sociaux.
Le Comité des Nominations et de la Gouvernance s’est réuni
une fois au cours de l’exercice 2024 et a notamment réalisé les
travaux suivants :
examen de l’indépendance des Administrateurs ;
revue des projets de modifications statutaires soumis à
l’Assemblée générale du 16 mai 2024 ;
revue des nominations et renouvellements des présidents
des Comités ;
Le taux moyen d’assiduité au Comité des Nominations et de la
Gouvernance s’élève à 100 % pour l’exercice 2024.
Le Comité des Nominations et de la Gouvernance a rendu
compte de ses travaux au Conseil d’administration qui en a
pris acte et a suivi l’ensemble de ses recommandations.
3.2.2.3Fonctionnement de la Direction Générale
Les règles de fonctionnement de la Direction Générale de la
Société sont fixées dans les Statuts et dans le Règlement Intérieur.
Le Conseil d’administration n’a pas apporté de limitations aux
pouvoirs du Directeur Général, autres que celles prévues dans
les Statuts et le Règlement Intérieur (cf. section 3.3 du
document d’enregistrement universel).
Par ailleurs, le Comité exécutif assiste le Directeur Général
dans le pilotage stratégique et opérationnel de la Société. Ce
Comité se réunit chaque semaine et veille au respect des
procédures en place et au suivi des plans d’actions identifiés.
3.3DISPOSITIONS STATUTAIRES RELATIVES À LA GOUVERNANCE
DE LA SOCIÉTÉ
Les règles de composition du Conseil d’administration précisées
dans les Statuts sont les suivantes :
Composition du Conseil d’administration
(article 10 des Statuts)
La Société est administrée par un Conseil d’administration
composé de trois à dix-huit Administrateurs.
Les Administrateurs sont nommés par l’Assemblée générale
des actionnaires, statuant aux conditions de quorum et de
majorité des Assemblées générales ordinaires.
La durée des fonctions des Administrateurs nommés au cours
de la vie sociale est de trois (3) années. Elle expire à l’issue de
l’Assemblée générale des actionnaires qui statue sur les
comptes de l’exercice écoulé et tenue dans l’année au cours
de laquelle expire leur mandat.
Par exception et afin de permettre exclusivement la mise en
œuvre ou le maintien de l’échelonnement des mandats des
Administrateurs, l’Assemblée générale ordinaire des actionnaires
pourra nommer un ou plusieurs membres du Conseil pour une
durée de deux (2) années ou d’une (1) année.
Les Administrateurs peuvent être révoqués, à tout moment et
sans juste motif, par l’Assemblée générale des actionnaires,
statuant aux conditions de quorum et de majorité des
Assemblées générales ordinaires.
Le nombre d’Administrateurs ayant dépassé l’âge de quatre-
vingts ans ne saurait excéder le tiers des membres du Conseil.
Délibérations du Conseil (article 11 des Statuts)
Le Conseil d’administration se réunit aussi souvent que
l’intérêt de la Société l’exige, sur convocation de son Président au
siège social ou en tout autre lieu indiqué dans la convocation.
La convocation est faite par tous moyens au moins cinq jours
calendaires à l’avance. La convocation peut aussi intervenir
verbalement et sans délai si tous les Administrateurs et les
censeurs en sont d’accord.
Sont réputés présents, pour le calcul du quorum et de la majorité,
les Administrateurs qui participent à la réunion par un moyen de
télécommunication permettant leur identification, en conformité
avec les dispositions législatives et réglementaires.
Les Administrateurs peuvent voter par correspondance dans le
cadre d’une réunion du Conseil d’administration au moyen
d’un formulaire contenant les mentions prévues par les
dispositions réglementaires en vigueur, si cette modalité de
vote est prévue dans la convocation de la réunion du Conseil
d’administration.
Lorsqu'il ne s'est pas réuni depuis plus de deux mois, le quart
au moins des membres du Conseil d'administration peut
demander au Président de convoquer celui-ci sur un ordre du
jour déterminé. Le Directeur Général ou un Administrateur
peuvent également demander au Président de convoquer le
Conseil d'administration sur un ordre du jour déterminé. Le
Président est lié par les demandes qui lui sont ainsi adressées.
98
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Dispositions statuaires relatives à la gouvernance de la Société
II est tenu un registre de présence ; un procès-verbal est établi
après chaque réunion. Le Conseil ne délibère valablement que
si la moitié au moins de ses membres sont présents.
Sauf pour ce qui est du choix d'exercice de la Direction Générale,
les décisions sont prises à la majorité des Administrateurs présents
ou représentés. La voix du Président est prépondérante en cas de
partage des voix.
Le Conseil d’administration pourra également prendre des
décisions par consultation écrite des administrateurs.
La décision de recourir à la consultation écrite est prise par le
président, qui adresse à chaque Administrateur, par courrier
électronique, le texte des décisions proposées ainsi que tous
documents utiles à son information.
Tout Administrateur peut s’opposer à ce qu’il soit recouru à la
consultation écrite pour l’adoption d’une décision, en en
informant le Président par courrier électronique dans un délai
de deux jours ouvrés à compter de la date d’envoi du projet
des décisions. Le Président est lié par toute opposition qui lui
serait adressée en vertu du présent alinéa.
Les Administrateurs disposent d'un délai de cinq jours
calendaires (clos à 23h59, heure de Paris, le dernier jour de ce
délai) à compter de la date d'envoi du projet des décisions
pour émettre leur vote par écrit. La réponse est adressée par
courrier électronique, à l'attention du Président du Conseil
d'administration.
Le Conseil d'administration ne délibère valablement sur
consultation écrite que si la moitié au moins de ses membres a
répondu dans le délai indiqué ci-dessus.
Les décisions sont prises à la majorité des voix des membres
ayant répondu, chaque membre disposant d'une voix. La voix
du Président est prépondérante en cas de partage des voix.
Les décisions prises par voie de consultation écrite sont
constatées dans un procès-verbal établi par le Président.
Les Administrateurs ainsi que toute personne appelée à
assister aux réunions du Conseil d'administration sont tenus à
la discrétion à l’égard des informations présentant un caractère
confidentiel et données comme telles par le Président du
Conseil d'administration.
Président du Conseil d’administration
(article 13 des Statuts)
Le Conseil d’administration élit, parmi ses membres, un
Président, personne physique, dont il détermine la rémunération,
dans les conditions prévues par la loi. Le Président est nommé
pour une durée qui ne peut excéder celle de son mandat
d’Administrateur. II est rééligible. Le Conseil d’administration
peut le révoquer à tout moment. Toute disposition contraire
est réputée non écrite.
Nul ne peut être nommé Président s’il a atteint l’âge de
75 ans. Si le Président en exercice atteint cet âge au cours d’un
exercice social, ses fonctions prennent fin de plein droit à
l’issue de l’Assemblée générale ordinaire annuelle statuant sur
les comptes de cet exercice.
Le Président organise et dirige les travaux de celui-ci, dont il rend
compte à l’Assemblée générale. II veille au bon fonctionnement
des organes de la Société et s’assure, en particulier, que les
Administrateurs sont en mesure d’accomplir leur mission.
Censeurs (article 14 des Statuts)
L’Assemblée générale peut désigner auprès de la Société, dans
la limite maximale de deux, un ou plusieurs censeur(s),
personne(s) physique(s), actionnaire(s) ou non, âgée(s) de
65 ans au plus au jour de sa (leur) nomination.
Les censeurs sont nommés pour une durée de deux (2) ans.
Leur mission prend fin à l’issue de l’Assemblée générale des
actionnaires ayant statué sur les comptes de l’exercice écoulé
et tenue dans l’année au cours de laquelle expire leur mandat.
Les fonctions des censeurs sont gratuites. Les censeurs
peuvent recevoir, en remboursement des frais qu’ils sont
amenés à exposer dans l’exercice normal de leurs fonctions,
des indemnités fixées par le Conseil d’administration. Si le
Conseil délègue aux censeurs ou à l’un d’eux une mission
particulière, il peut leur (lui) allouer, outre un budget pour sa
réalisation, une indemnité en rapport avec l’importance de la
mission confiée. Les censeurs sont convoqués à toutes les
séances du Conseil d’administration et à toutes les Assemblées
d’actionnaires et prennent part aux délibérations avec voix
consultative. Les censeurs exercent, auprès de la Société, une
mission générale et permanente de conseil et de surveillance.
Ils ne peuvent toutefois, en aucun cas, s’immiscer dans la
gestion de la Société, ni généralement se substituer aux
organes légaux de celle-ci.
Pouvoirs du Directeur Général et des Directeurs
Généraux Délégués (article 16 des Statuts)
Le Directeur Général est investi des pouvoirs les plus étendus
pour agir en toute circonstance au nom de la Société. II exerce
ses pouvoirs dans la limite de l’objet social et sous réserve de
ceux que la loi et les Statuts attribuent expressément aux
Assemblées d’actionnaires et au Conseil d’administration.
II représente la Société dans ses rapports avec les tiers. La
Société est engagée même par les actes du Directeur Général
qui ne relèvent pas de l’objet social, à moins qu’elle ne prouve
que le tiers savait que l’acte dépassait cet objet ou qu’il ne
pouvait l’ignorer compte tenu des circonstances, étant exclu que
la seule publication des Statuts suffise à constituer cette preuve.
En accord avec le Directeur Général, le Conseil d’administration
détermine l’étendue et la durée des pouvoirs conférés aux
Directeurs Généraux Délégués. Les Directeurs Généraux
Délégués disposent, à l’égard des tiers, des mêmes pouvoirs
que le Directeur Général.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
99
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rémunération des administrateurs et dirigeants
3
Directeur Général et Directeurs Généraux
Délégués (article 15 des Statuts)
La Direction Générale de la Société est assumée, sous sa
responsabilité, par une personne physique, nommée par le
Conseil d’administration et portant le titre de Directeur Général.
Sur proposition du Directeur Général, le Conseil d’administration
peut nommer une ou plusieurs personnes physiques chargées
d’assister le Directeur Général, avec le titre de Directeur
Général Délégué. Le nombre de Directeurs Généraux Délégués
ne peut excéder cinq.
Le Directeur Général est révocable à tout moment par le
Conseil d’administration. II en est de même, sur proposition
du Directeur Général, des Directeurs Généraux Délégués. Si la
révocation est décidée sans juste motif, elle peut donner lieu à
dommages et intérêts.
Lorsque le Directeur Général cesse ou est empêché d’exercer
ses fonctions, les Directeurs Généraux Délégués conservent,
sauf décision contraire du Conseil, leurs fonctions et leurs
attributions jusqu’à nomination du nouveau Directeur Général.
Le Conseil d’administration détermine la rémunération du
Directeur Général et des Directeurs Généraux Délégués, dans
les conditions prévues par la loi.
3.4RÉMUNÉRATION DES ADMINISTRATEURS ET DIRIGEANTS
3.4.1Politique de rémunération au titre de l’exercice 2025
La présente section décrit la politique de rémunération des mandataires sociaux de la Société (Président du Conseil
d’administration, Directeur Général, et Administrateurs) qui sera soumise à l’approbation de l’Assemblée générale du 11 juin 2025.
Conformément à l’article L. 22-10-8 du Code de commerce, la politique de rémunération des mandataires sociaux de la Société est
établie par le Conseil d’administration, sur recommandation du Comité des Rémunérations.
3.4.1.1Principes et objectifs de la politique de rémunération
Lorsqu’ils établissent la politique de rémunération, le Comité
des Rémunérations et le Conseil d’administration s’assurent
qu’elle se conforme à l’intérêt social de la Société, contribue à
sa pérennité et s’inscrit dans sa stratégie commerciale,
notamment au travers des objectifs de la rémunération
variable, et le cas échéant, des conditions de performance. Le
Comité des Rémunérations et le Conseil d’administration
recherchent une cohérence avec les pratiques de marché et
de l’industrie pour assurer (i) des niveaux de rémunération
compétitifs, (ii) un lien étroit entre la performance de
l’entreprise et les éléments de rémunération de ses dirigeants
et, notamment, le maintien de l’équilibre entre performance
court terme et moyen/long termes, et (iii) le respect des
principes du Code Middlenext fondant le niveau et les
modalités de rémunération des dirigeants.
Les standards de gouvernance pris en compte par le Conseil
d’administration pour déterminer la rémunération globale des
mandataires sociaux sont ceux édictés à la recommandation
R16 du Code Middlenext :
exhaustivité : chaque entreprise est libre de déterminer les
composantes de la rémunération des dirigeants mandataires
sociaux. La communication aux actionnaires des rémunérations
des dirigeants mandataires sociaux doit être exhaustive : partie
fixe, partie variable (bonus), stock-options, actions gratuites,
rémunérations au titre du mandat de « membre du Conseil »,
rémunérations exceptionnelles, conditions de retraite et
avantages particuliers, autres… En cas de rémunération
variable, l’appréciation de l’atteinte de la performance prend
en compte des critères quantitatifs – financiers et extra-
financiers – ainsi que des critères qualitatifs ;
équilibre entre les éléments de la rémunération : chaque
élément de la rémunération doit être motivé et
correspondre à l’intérêt de l’entreprise ;
benchmark : cette rémunération doit être appréciée, dans
la mesure du possible, dans le contexte d’un métier et du
marché de référence et proportionnée à la situation de la
Société, tout en prêtant attention à son effet inflationniste ;
cohérence : la rémunération du dirigeant mandataire social
doit être déterminée en cohérence avec celle des autres
dirigeants et des salariés de l’entreprise ;
lisibilité des règles : les règles doivent être simples et
transparentes. Les critères de performance utilisés pour
établir la part variable de la rémunération ou, le cas
échéant, pour l’attribution d’options ou d’actions gratuites
doivent être en lien avec la performance de l’entreprise,
correspondre à ses objectifs, être exigeants, explicables et,
autant que possible, pérennes. Ils doivent être détaillés sans
toutefois remettre en cause la confidentialité qui peut être
justifiée pour certains éléments ;
mesure : la détermination de la rémunération et des
attributions d’options ou d’actions gratuites doit réaliser un
juste équilibre et tenir compte à la fois de l’intérêt général de
l’entreprise, des pratiques du marché et des performances des
dirigeants ;
transparence : conformément à la loi, les entreprises dont
les actions sont admises sur un marché réglementé publient
dans le rapport sur le gouvernement d’entreprise toutes les
composantes des rémunérations des mandataires sociaux.
En cas de rémunération variable, la pondération des
différents critères est communiquée aux actionnaires.
100
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rémunération des Administrateurs et dirigeants
Le Comité des Rémunérations et le Conseil d’administration
tiennent également compte des votes exprimés au cours des
Assemblées générales précédentes sur la politique de
rémunération des mandataires sociaux.
Le Comité des Rémunérations et le Conseil d’administration se
réunissent systématiquement hors la présence du Directeur
Général et de l’équipe dirigeante pour discuter de l’établissement
de la politique de rémunération des mandataires sociaux et
pour valider l’atteinte des critères de la rémunération variable
du Directeur Général soumise au vote ex-post de l’Assemblée
générale des actionnaires.
3.4.1.2Politique de rémunération au titre de l’exercice 2025
Politique de rémunération du Président
du Conseil d’administration
Rémunération fixe au titre du mandat
de Président du Conseil d’administration
Le Président du Conseil d’administration peut percevoir une
rémunération fixe qui est déterminée au regard des pratiques
relevées dans des sociétés comparables et qui tient compte de
ses fonctions spécifiques ainsi que, le cas échéant, de son
appartenance à un ou plusieurs Comités. À titre indicatif, à la
date du présent rapport et depuis la décision du Conseil
d’administration du 31 mars 2019, la rémunération fixe
annuelle du Président du Conseil d’administration est fixée à
150 000 euros.
Rémunération de fin de mandat
Le Président du Conseil d’administration ne bénéficie
d’aucune convention prévoyant une indemnité en cas de
cessation de son mandat social.
Politique de rémunération des Administrateurs
Rémunération allouée au titre du mandat
d’Administrateur
L’Assemblée générale du 19 mai 2021 a décidé de porter de
600 000 à 800 000 euros la somme fixe annuelle à allouer aux
Administrateurs pour l’exercice 2021 et les exercices suivants,
jusqu’à nouvelle décision de l’Assemblée générale des
actionnaires.
Les critères de répartition de cette somme fixe annuelle ont
été revus par le Conseil d’administration le 14 février 2023 sur
proposition du Comité des Rémunérations et sont désormais
les suivants :
chaque Administrateur, à l’exception du Président du Conseil
et du Directeur Général, peut percevoir 100 000 euros par an ;
le Président du Comité d’Audit a droit à une rémunération
supplémentaire de 20 000 euros par an ;
le Président du Comité des Rémunérations a droit à une
rémunération supplémentaire de 10 000 euros par an ;
le Président du Comité des Nominations et de la
Gouvernance a droit à une rémunération supplémentaire de
10 000 euros par an ;
les membres des Comités ont droit à une rémunération
supplémentaire de 5 000 euros par an.
Les rémunérations ci-dessus sont calculées en prenant en
compte la présence (physique ou par des moyens de
visioconférence ou de télécommunication permettant leur
identification et garantissant leur participation effective) de
chaque membre de la manière suivante :
a. pour la participation à 90 % au moins des réunions du
Conseil d’administration et des Comités prévues au cours
de l’exercice : l’Administrateur aura droit à 100 % des
montants visés ci-dessus ;
b. pour une participation inférieure à 90 % au moins des
réunions du Conseil d’administration et des Comités
prévues au cours de l’exercice : au prorata de la présence
effective de l’Administrateur concerné.
Le Conseil d’administration du 28 mars 2025 a décidé de
porter l'enveloppe de 800 000 à 900 000 euros afin de prévoir
la rémunération au prorata du nouvel Administrateur dont la
nomination a été annoncée par voie de communiqué de
presse le 27 mars 2025, sous réserve de l’approbation de
l’Assemblée générale ordinaire du 11 juin 2025. Les critères de
répartition de cette somme fixe annuelle ont été maintenus.
Rémunérations de long terme
La Société fonde sa politique de rémunération à long terme
sur une stratégie globale de fidélisation et de motivation qui
se veut compétitive au regard des pratiques de marché dans le
secteur de l’industrie des biotechnologies.
Conformément à cette politique de rémunération, la Société
peut décider d’attribuer des bons de souscription d’actions
(« BSA »), à leur juste valeur de marché, au Président du
Conseil d’administration et/ou aux Administrateurs.
Avantages de toute nature
Les Administrateurs pourront se faire rembourser les frais de
voyage et d’hébergement raisonnables, ainsi que toute autre
dépense engagée dans l’intérêt de la Société et notamment
dans le cadre de leur participation aux réunions du Conseil
d’administration et des Comités.
Rémunérations au titre de missions
exceptionnelles
Les Administrateurs peuvent également bénéficier d’une
rémunération complémentaire au titre d’une mission
exceptionnelle confiée par le Conseil d’administration.
Contrats de prestation de services
La Société peut conclure avec tout Administrateur des
contrats de prestation de services pour des missions distinctes
de leur fonction d’Administrateur.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
101
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rémunération des Administrateurs et dirigeants
3
Politique de rémunération du Directeur Général
et/ou de tout autre Dirigeant Mandataire Social
La politique de rémunération mentionnée ci-après est
applicable au Directeur Général, qu’il cumule ou non ses
fonctions avec celles de Président du Conseil d’administration.
Les éléments fixes, variables et exceptionnels composant la
rémunération totale et les avantages de toute nature qui
peuvent être accordés au Directeur Général en raison de son
mandat, ainsi que leur importance respective sont les suivants :
Rémunération fixe
La rémunération fixe du Directeur Général est déterminée en
prenant en compte le niveau et la difficulté des responsabilités,
l’expérience dans la fonction et les pratiques relevées dans des
sociétés comparables.
Le Conseil d’administration, lors de sa réunion du
14 novembre 2018, a décidé de fixer la rémunération annuelle fixe
du Directeur Général à 600 000 U.S. dollars. Ce montant reste
inchangé à la date du présent rapport.
Cette rémunération est payable mensuellement.
Rémunération variable annuelle
Le Directeur Général bénéficie d’une rémunération variable
annuelle pour laquelle le Conseil d’administration, sur
recommandation du Comité des Rémunérations, définit chaque
année des critères de performance financiers et extra‑financiers,
diversifiés et exigeants, précis et préétablis, permettant une
analyse complète de la performance. Ces critères sont alignés
avec la stratégie à court et moyen termes de la Société, et
représentent des points d’inflexion de valeur importants.
Ces critères de la rémunération variable contribuent aux
objectifs de la politique de rémunération de la manière
suivante : ils sont conformes à l’intérêt social de la Société,
contribuent à sa pérennité et s’inscrivent dans la stratégie de
développement de la Société.
Le Conseil d’administration constate, chaque année, le taux
d’atteinte de chaque critère, selon une échelle prédéfinie, de
la rémunération variable annuelle.
Pour 2025, les critères et objectifs de la rémunération variable sont les suivants :
Critères de
performance
Description
%
Qualitatifs
et Quantitatifs
Études cliniques et préparation des dossiers BLA en vue d’une commercialisation moyen-terme,
faire avancer les programmes pré-cliniques
35 %
Maintien d’une stabilité financière, gestion des liquidités et des investissements nécessaires
35 %
Avancer les préparatifs de la commercialisation, gérer les capacités de l’entreprise, et promouvoir
le développement des collaborateurs.
30 %
TOTAL
100 %
Le montant maximum de la rémunération variable annuelle pour
le Directeur Général correspond à 150 % de la rémunération fixe
annuelle, en cas de surperformance des objectifs prédéfinis. Il
est précisé que si le taux d’atteinte global des objectifs prédéfinis
par le Conseil d’administration est inférieur à 50 %, aucune
rémunération variable annuelle ne serait due.
Rémunérations exceptionnelles
Le Conseil d’administration peut décider sur proposition du
Comité des Rémunérations d’octroyer une rémunération
exceptionnelle au Directeur Général au regard de circonstances
très particulières et décorrélées des éléments de rémunération
fixe et variable. Le versement de ce type de rémunération doit
pouvoir être justifié par un événement tel que la réalisation
d’une opération majeure pour la Société. Le montant de la
rémunération exceptionnelle ainsi décidée ne pourra pas
excéder 25 % de la rémunération fixe annuelle.
Le versement des éléments de rémunération variable et, le cas
échéant, exceptionnelle, attribués au Directeur Général au
titre de l’exercice écoulé est conditionné à l’approbation par
l’Assemblée générale ordinaire des éléments de rémunération
qui lui ont été versés au cours ou attribués au titre dudit
exercice (vote ex-post).
Rémunérations de long terme
La Société inscrit sa politique de rémunération de long terme
dans une stratégie globale de fidélisation et de motivation de
son Directeur Général qui se veut compétitive au regard des
pratiques de marché dans le secteur de l’industrie des
biotechnologies.
La politique de rémunération de long terme du Directeur
Général consiste principalement en l’attribution d’options
d’achat d’actions (ou stock-options) par le Conseil d’administration
sur proposition du Comité des Rémunérations. Le cas échéant,
l’acquisition définitive des options peut être soumise à la
satisfaction de conditions de performance fixées préalablement
par le Conseil à la date d’attribution.
L’acquisition et l’exercice des options d’achat d’actions sont
en outre soumis à la satisfaction d’une condition de présence.
Par ailleurs, conformément à la loi, le Conseil fixe la quotité
des actions acquises par exercice des stock-options devant
être conservées au nominatif par le Directeur Général.
Le Conseil d’administration peut également consentir au
Directeur Général des attributions gratuites d’actions.
102
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rémunération des Administrateurs et dirigeants
Avantages de toute nature
Outre le remboursement des frais exposés pour l’exercice de
ses fonctions, le Directeur Général pourra se faire rembourser
le coût de ses consultations fiscales, et bénéficiera d’une clause
de compensation fiscale au regard de son statut de résident
américain. Il pourra également se faire rembourser les frais de
conseils juridiques qu’il exposerait au titre de ses fonctions.
Le Directeur Général peut également bénéficier de la prise en
charge par la Société de ses frais de résidence en France.
Indemnité de prise de fonction
Lors de l’entrée en fonction d’un nouveau Directeur Général,
le Conseil d’administration peut décider, sur recommandation
du Comité des Rémunérations, d’octroyer une rémunération,
une indemnité ou un avantage à raison de cette prise de
fonction.
Engagements pris par la Société en cas de résiliation du mandat de Directeur Général
Le Directeur Général bénéficie de l’engagement suivant :
Engagements pris
par la Société
Caractéristiques principales
Critères conditionnant l’attribution
Conditions de résiliation
Indemnité
de départ
Le Conseil d’administration
du 12 décembre 2018 a décidé,
selon les recommandations du Comité
des Rémunérations et en accord
avec l’article L. 225-42-1 du Code
de commerce, qu’en cas de cessation
des fonctions de Directeur Général
de M. Daniel Tassé, pour quelque
raison que ce soit, il lui soit versé
une indemnité de départ sous réserve
que tous les critères conditionnant
son versement aient été atteints.
Cet engagement a été approuvé
par l’Assemblée générale
du 24 mai 2019 dans sa cinquième
résolution à caractère ordinaire.
Les critères cumulatifs conditionnant
le versement de l’indemnité de départ
sont les suivants :
Viaskin® Peanut approuvé
dans un marché majeur ;
construction d’un pipeline EPIT™
avec 3 études en cours ;
6 mois de trésorerie telle que
déterminée par les dépenses
du dernier trimestre précédant
la date de cessation des fonctions.
Le respect de ces conditions
de performance sera constaté
par le Conseil avant tout paiement.
En cas de résiliation par la Société
du mandat du Directeur Général
sans cause ou pour motif valable,
la Société paiera un montant égal
à la somme de :
18 mois de rémunération brute ;
bonus payé à 100 %.
En cas de résiliation sans cause
ou pour motif valable en dehors
d’un changement de contrôle,
les indemnités de départ seront
versées sur 12 mois. En cas
de résiliation sans cause ou pour
motif valable relatif à un changement
de contrôle, ces mêmes montants
seront payés en une seule fois.
Il est précisé que le Directeur Général ne bénéficie d’aucune
convention prévoyant le paiement d’une indemnité en cas de
démission de son mandat social pour exercer de nouvelles
fonctions.
Possibilité pour la Société de demander
la restitution des rémunérations variables
du Directeur Général (« Claw back policy »)
Conformément aux Règles du Nasdaq, la Société pourra
demander la restitution des rémunérations variables perçues
par le Directeur Général au titre des trois derniers exercices,
dans l’hypothèse où (i) la Société réviserait ses comptes
sociaux afférents auxdits exercices et où (ii) des rémunérations
variables auraient été versées de façon indue au Directeur
Général avant révision des comptes consolidés US GAAP
(« Claw back policy »). Cette nouvelle disposition de la
politique de rémunération du Directeur Général a été
approuvée par décision du Conseil d’administration en date du
20 novembre 2023, conformément aux Règles du Nasdaq qui
imposaient une adoption de cette disposition au plus tard le
1er décembre 2023.
Principes et critères de rémunérations
attribuables à tout autre dirigeant mandataire
social de la Société
Les principes et critères de rémunérations mentionnés
ci‑dessus s’appliquent également à tout autre dirigeant
mandataire social de la Société.
Les directeurs généraux délégués de la Société qui seraient
nommés (les « Directeurs Généraux Délégués ») pourront
donc bénéficier, au titre de leur mandat, d’une rémunération
fixe, variable et exceptionnelle ainsi que d’une rémunération
de long terme, d’avantages en nature et d’une indemnité de
prise de fonction dans les mêmes conditions que celles
décrites pour le Directeur Général.
Ils pourront également bénéficier d’actions gratuites. En ce qui
concerne l’attribution d’actions gratuites, les périodes
d’acquisition et, le cas échéant, de conservation sont définies
par le Conseil au moment de l’attribution et sont conformes à
l’autorisation de l’Assemblée générale des actionnaires.
Ces niveaux de rémunérations seront déterminés en prenant
en compte la difficulté et le degré des responsabilités,
l’expérience dans la fonction, l’ancienneté dans l’entreprise, et
les pratiques relevées dans des sociétés comparables.
Contrat de travail
Les Directeurs Généraux Délégués peuvent bénéficier d’un
contrat de travail. Les parts variables et fixes de la
rémunération reçue par les Directeurs Généraux Délégués au
titre de leur contrat de travail, distinct de leur mandat social,
sont soumises aux mêmes règles et critères de détermination,
distribution et allocation, que celles fixées pour les salariés de
la Société.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
103
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rémunération des Administrateurs et dirigeants
3
Politique de rémunération des cadres dirigeants
autres que le Directeur Général qualifiés
de « named executive officers »
En application de la réglementation américaine, l’Assemblée
générale ordinaire du 11 juin 2025 sera appelée à émettre un
avis consultatif sur la politique de rémunération applicable à
Virginie Boucinha, Directrice Financière et Pharis Mohideen,
Directeur Médical, « named executive officers » et membres
du Comex qualifiés de « named executive officers » au sens de
la réglementation américaine.
Rémunération fixe
Le Conseil d’administration, lors de sa réunion du
12 février 2024, a décidé de fixer la rémunération annuelle fixe
du Directeur Médical à 567 787 U.S. dollars et la rémunération
annuelle fixe du Directeur Financier à 295 000 euros.
Ces rémunérations sont payables mensuellement.
Au jour du présent document universel, il est prévu que ces
montants soient maintenus pour 2025, sous réserve d’une
éventuelle révision en cours d’exercice.
Rémunération variable annuelle
La Directrice Financière et le Directeur Médical bénéficient
chacun d’une rémunération variable annuelle pour laquelle le
Conseil d’administration, sur recommandation du Comité des
Rémunérations, définit chaque année des objectifs collectifs et
individuels, diversifiés et exigeants, précis et préétablis,
permettant une analyse complète de la performance.
Ces critères de la rémunération variable contribuent aux
objectifs de la politique de rémunération de la manière
suivante : ils sont conformes à l’intérêt social de la Société,
contribuent à sa pérennité et s’inscrivent dans la stratégie de
développement de la Société.
Le Conseil d’administration constate, chaque année, le taux
d’atteinte de chaque critère, selon une échelle prédéfinie, de
la rémunération variable annuelle.
Pour 2025, les pourcentages que représentent les objectifs collectifs et individuels dans la rémunération variable sont les suivants :
Objectifs
Pourcentage de la rémunération variable globale
Atteinte des objectifs collectifs pour 2025
80 %
Atteinte des objectifs individuels
20 %
TOTAL
100 %
Le montant maximum de la rémunération variable annuelle
pour la Directrice Financière et la Directeur Médical
correspond à 40 % de la rémunération fixe annuelle, en cas
d’atteinte de 100 % des objectifs prédéfinis.
La Société a adopté une politique de restitution de la
rémunération variable des « named executive officers » en cas de
révision des comptes de la Société des trois derniers exercices,
en conformité avec les Règles du Nasdaq (« Claw back policy »).
Cette nouvelle disposition de la politique de rémunération des
« named executive officers » a été approuvée par décision du
Conseil d’administration en date du 20 novembre 2023,
conformément aux Règles du Nasdaq qui imposaient une
adoption de cette disposition au plus tard le 1er décembre 2023.
Le Conseil d’administration a par ailleurs adopté lors de sa
réunion du 21 décembre 2024 une clause de changement de
contrôle qui s’applique pour les membres du comité exécutif,
y compris les named executive officers. Cette clause décrit les
modalités selon lesquelles les indemnités de licenciement
seraient déterminées dans le cas d’un changement de
contrôle de la Société.
Rémunérations exceptionnelles
Le Conseil d’administration, lors de sa séance du 28 mars
2025, sur proposition du Comité des Rémunérations, a décidé
d’inclure la possibilité d’une rémunération exceptionnelle
pour les named executive officers.
Le Conseil d’administration peut décider sur proposition du
Comité des Rémunérations d’octroyer une rémunération
exceptionnelle aux named executive officers au regard de
circonstances très particulières et décorrélées des éléments
de rémunération fixe et variable. Le versement de ce type de
rémunération doit pouvoir être justifié par un événement tel
que la réalisation d’une opération majeure pour la Société. Le
montant de la rémunération exceptionnelle ainsi décidée ne
pourra pas excéder 20 % de la rémunération fixe annuelle.
Dans sa décision du 4 décembre 2024, le Conseil d’administration
a attribué aux named executive officers une indemnité en cas
de changement de contrôle de la Société, tel que défini par
l’article L 233-3 du Code de commerce, et s’il était mis fin à
leur contrat de travail dans les douze (12) mois suivant ledit
changement de contrôle :
équivalente à douze (12) mois de rémunérations fixe et
variable brutes (sur une base 100 %) et hors indemnités
légales et conventionnelles pour Virginie Boucinha ;
équivalente à vingt-quatre (24) de rémunération fixe et
douze (12) de rémunération variable (sur une base 100 %)
pour Pharis Mohideen.
Cette indemnité expire le 4 décembre 2025 pour Virginie
Boucinha.
Le Conseil d’administration a confirmé cette indemnité au titre
de la politique de rémunération de l’exercice 2025 lors de sa
réunion du 28 mars 2025.
104
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rémunération des Administrateurs et dirigeants
3.4.2Rémunération totale et avantages versés au cours de l’exercice
2024 ou attribués au titre du même exercice aux mandataires
sociaux et aux cadres dirigeants named executive officers
La présente section décrit, en application de l’article L. 22-10-9
du Code de commerce, la rémunération totale et les avantages
de toute nature versés au cours de l’exercice 2024 ou attribués
au titre de l’exercice 2024 aux mandataires sociaux de la
Société (Président du Conseil d’administration, Directeur
Général, Directeurs Généraux Délégués et Administrateurs).
La rémunération totale de chaque mandataire social respecte
la politique de rémunération approuvée par l’Assemblée
générale du 16 mai 2024 dans ses 13e à 16e résolutions.
La présente section décrit également les rémunérations
versées ou attribuées aux cadres dirigeants « named executive
officers » au cours de l’exercice 2024. Il est précisé que ces
rémunérations respectent la politique de rémunération
soumise à l’avis consultatif de l’Assemblée générale du
16 mai 2024 dans sa 13e résolution.
3.4.2.1Tableau de synthèse des rémunérations, des stock-options et des actions
gratuites attribuées à chaque dirigeant mandataire social
Exercice 2022
Exercice 2023
Exercice 2024
Daniel TASSÉ
Directeur Général et Administrateur
Rémunération due au titre de l’exercice (1)
1 135 785 €
1 168 765 €
918 954 €
Valorisation des rémunérations variables pluriannuelles attribuées au cours
de l’exercice
Valorisation des stock-options attribuées au cours de l’exercice (2)
1 631 372 €
1 003 239 €
462 992€
Valorisation des actions de performance attribuées au cours de l’exercice (2)
TOTAL
2 767 157 €
2 172 004 €
1 381 946 €
Michel de ROSEN
Président du Conseil d’administration
Rémunération due au titre de l’exercice
165 000 €
160 000 €
160 000 €
Valorisation des rémunérations variables pluriannuelles attribuées au cours
de l’exercice
Valorisation des stock-options attribuées au cours de l’exercice (1)
Valorisation des actions de performance attribuées au cours de l’exercice (1)
TOTAL
165 000 €
160 000 €
160 000 €
(1) Les montants en dollars US sont convertis (i) pour la rémunération fixe et la compensation fiscale, au taux de change applicable à chaque période et (ii) pour la
rémunération variable au titre de l’exercice 2024 au taux de change tel que publié par la BCE à la date de décision de la rémunération, à savoir le 22 janvier 2025,
pour la rémunération variable 2025, correspondant à 1,0443 $ pour 1 €.
(2) Lors de sa réunion du 4 décembre 2024, le Conseil d’administration a attribué 813 200 options de souscription d’actions à Monsieur Daniel Tassé, qui seront
exerçables au prix de 0,85 euros (cf. paragraphe 3.4.2.5 du présent document).
La méthode de valorisation des titres est détaillée en note 17 de l’annexe aux comptes consolidés présentés au chapitre 5 du présent document.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
105
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rémunération des Administrateurs et dirigeants
3
3.4.2.2Tableau récapitulatif des rémunérations de chaque dirigeant mandataire
social au 31 décembre 2024
Exercice 2022
Exercice 2023
Exercice 2024
Montants
attribués au titre
de l’exercice
Montants versés
au titre de
l’exercice
Montants
attribués au titre
de l’exercice
Montants versés
au titre de
l’exercice
Montants
attribués au titre
de l’exercice
Montants versés
au titre de
l’exercice
Daniel TASSÉ
Directeur Général et Administrateur
Rémunération fixe (1)
569 801 €
569 801 €
555 823 €
555 823 €
552 476 €
552 476 €
Rémunération variable
annuelle (1)
565 984 €
565 984 €
584 420 €
584 420 €
0€
Rémunération variable
pluriannuelle
Rémunération
exceptionnelle
Rémunération
d’Administrateur
Autres rémunérations (1)
13 259 €
13 259 €
28 522 €
28 522 €
33 241 €
33 241 €
Avantages en nature
TOTAL
1 149 044 €
1 149 044 €
1 168 765 €
584 345 €
918 954 €
Michel de ROSEN
Président du Conseil d’administration
Rémunération fixe (2)
150 000 €
150 000 €
150 000 €
150 000 €
150 000 €
150 000 €
Rémunération variable
annuelle  (2)
Rémunération variable
pluriannuelle
Rémunération
exceptionnelle (2)
Rémunération
d’Administrateur
15 000 €
15 000 €
10 000 €
10 000 €
10 000 €
10 000 €
Autres rémunérations
Avantages en nature
TOTAL
165 000 €
165 000 €
160 000 €
160 000 €
160 000 €
160 000 €
TOTAL DIRIGEANTS
1 310 227 €
1 310 227 €
1 328 765 €
1 328 765 €
1 078 954 €
745 717 €
(1) Les montants en dollars US sont convertis (i) pour la rémunération fixe et la compensation fiscale, au taux de change applicable à chaque période et (ii) pour la
rémunération variable au titre de l’exercice 2024, au taux de change tel que publié par la BCE à la date de décision de la rémunération, à savoir le 22 janvier 2025,
correspondant à 1,0443 $ pour 1 €.
Le Conseil d’administration du 14 novembre 2018 a décidé que la rémunération de M. Tassé, en sa qualité de Directeur Général, serait composée d’une partie fixe
égale à la somme de 600 000 dollars payable conformément aux usages de la Société.
Conformément à la politique de rémunération votée par l’Assemble générale du 16 mai 2024, le montant maximum de la rémunération variable annuelle du
Directeur Général correspond à 150 % de la rémunération fixe annuelle, en cas de surperformance. Il est précisé que si le taux d’atteinte global des objectifs
prédéfinis par le Conseil d’administration est inférieur à 50 %, aucune rémunération variable annuelle ne serait due.
Les objectifs de la rémunération variable au titre de 2024 ont été fixés par le Conseil d’administration et figurant dans la politique de rémunération pour 2024
approuvée par l’Assemblée générale du 16 mai 2024, étaient liés à la réalisation d’objectifs (i) qualitatifs: Exécution des études cliniques et préparation des dossiers
BLA, Préparation du module 3 du BLA chez les 1-3 ans, développement du pipeline, faire avancer les programmes précliniques  et (ii) quantitatifs, relatifs au
renforcement des capacités de la Société et au maintien sous contrôle des coûts opérationnels.
Lors de sa réunion du 22 janvier 2025, le Conseil d’administration a constaté un taux d’atteinte de 58 % des objectifs du Directeur Général, équivalant à une
rémunération variable égale à 58 % de sa rémunération fixe. Le versement de la rémunération variable attribuée au titre de l’exercice 2024 est conditionné à
l’approbation de l’Assemblée générale du 11 juin 2025.
Conformément à la politique de rémunération votée par l’Assemblée générale du 16 mai 2024, le Directeur Général a bénéficié d’une compensation fiscale au
regard de son statut de résident américain pour un montant de 33 241 euros.
Lors de sa réunion du 4 décembre 2024, le Conseil d’administration a attribué 813 200  options de souscription d’actions à M. Daniel Tassé, qui seront exerçables au
prix de 0,85 euros (cf. paragraphe 3.4.2.5 du présent document).
Il ne bénéficie à ce jour d’aucune attribution gratuite d’actions.
Il bénéficie également d’une indemnité liée à la cessation de ses fonctions (cf. paragraphe 4.3.3.4.8 du présent document).
(2) Monsieur Michel de Rosen bénéficie au titre de ses fonctions de Président du Conseil d’administration, depuis la décision du Conseil d’administration du 31 mars
2019, d’une rémunération fixe annuelle de 150 000 euros.
Il bénéficie également en 2024 d’une rémunération en qualité de membre du Comité des Nominations et de la Gouvernance et de membre du Comité des
Rémunérations d’un montant de 10 000 euros.
Ces éléments de rémunération ont contribué aux performances à long terme de la Société de la manière suivante : ils sont conformes à l’intérêt social de la Société,
contribuent à sa pérennité et s’inscrivent dans la stratégie commerciale de la Société.
106
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rémunération des Administrateurs et dirigeants
3.4.2.3Tableau sur la rémunération attribuée ou versée aux mandataires sociaux
non dirigeants
L’Assemblée générale des actionnaires du 19 mai 2021 a décidé
de porter de 600 000 à 800 000 euros la somme fixe annuelle à
allouer aux Administrateurs pour l’exercice 2021 et les exercices
suivants, jusqu’à nouvelle décision de l’Assemblée générale des
actionnaires.
Les critères de répartition de cette somme fixe annuelle ont été
revus par le Conseil d’administration le 14 février 2023 sur
proposition du Comité des Rémunérations, et ont été maintenus
en 2024 :
chaque Administrateur, à l’exception du Président du Conseil
et du Directeur Général, peut percevoir 100 000 euros par an ;
le Président du Comité d’Audit a droit à une rémunération
supplémentaire de 20 000 euros par an ;
le Président du Comité des Rémunérations a droit à une
rémunération supplémentaire de 10 000 euros par an ;
le Président du Comité des Nominations et de la Gouvernance a
droit à une rémunération supplémentaire de 10 000 euros par an ;
les membres des trois Comités susvisés ont droit à ce titre à
une rémunération supplémentaire de 5 000 euros par an.
Les rémunérations ci-dessus sont calculées en prenant en compte
la présence (physique ou par des moyens de visioconférence ou de
télécommunication permettant leur identification et garantissant
leur participation effective) de chaque membre de la manière
suivante :
pour la participation à 90 % au moins des réunions du
Conseil d’administration et des Comités prévues au cours de
l’exercice : l’Administrateur aura droit à 100 % des montants
visés ci-dessus ;
pour une participation inférieure à 90 % au moins des
réunions du Conseil d’administration et des Comités prévues
au cours de l’exercice : au prorata de la présence effective de
l’Administrateur concerné.
Les montants sont calculés, le cas échéant, au prorata de la
durée d’exercice des fonctions.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
107
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rémunération des Administrateurs et dirigeants
3
Mandataires sociaux non-dirigeants
Exercice 2022
Exercice 2023
Exercice 2024
Montants
attribués
au titre de
l’exercice
Montants
versés au titre
de l’exercice
Montants
attribués
au titre de
l’exercice
Montants
versés au titre
de l’exercice
Montants
attribués
au titre de
l’exercice
Montants
versés au titre
de l’exercice
Michel de ROSEN
Rémunération d’Administrateur
15 000 €
15 000 €
10 000 €
10 000 €
10 000 €
10 000 €
Autres rémunérations
Daniel B. SOLAND
Rémunération d’Administrateur
105 000 €
105 000 €
105 000 €
105 000 €
105 000 €
105 000 €
Autres rémunérations
Michael J. GOLLER
Rémunération d’Administrateur
110 000 €
110 000 €
110 000 €
110 000 €
110 000 €
110 000 €
Autres rémunérations
Maïlys FERRÈRE (1)
Rémunération d’Administrateur
Autres rémunérations
Julie O’NEILL
Rémunération d’Administrateur
100 000 €
100 000 €
110 000 €
110 000 €
110 000 €
110 000 €
Autres rémunérations
Timothy E. MORRIS
Rémunération d’Administrateur
105 000 €
108 658 €
120 000 €
120 000 €
120 000 €
120 000 €
Autres rémunérations
Adora NDU
Rémunération d’Administrateur
105 000 €
105 000 €
105 000 €
105 000 €
105 000 €
105 000 €
Autres rémunérations
Ravi M. RAO
Rémunération d’Administrateur
105 000 €
105 000 €
105 000 €
105 000 €
105 000 €
105 000 €
Autres rémunérations
Danièle GUYOT-CAPARROS (2)
Rémunération d’Administrateur
25 891 €
25 891 €
110 000 €
110 000 €
110 000 €
110 000 €
Autres rémunérations
Anciens Administrateurs
Viviane MONGES (3)
Rémunération d’Administrateur
120 000 €
90 739 €
Autres rémunérations
TOTAL
790 891 €
765 288 €
775 000 €
775 000 €
775 000 €
775 000 €
(1) Maïlys Ferrère, Administrateur en son nom propre, salariée de Bpifrance, ne perçoit pas de rémunération pour ses fonctions d’Administrateur et de membre du
Comité des Nominations et de la Gouvernance.
(2) Administrateur coopté par le Conseil d’administration du 3 octobre 2022.
(3) Administrateur démissionnaire le 3 octobre 2022.
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3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rémunération des Administrateurs et dirigeants
3.4.2.4Tableau sur la rémunération attribuée ou versée aux cadres dirigeants
autres que le Directeur Général qualifiés de « named executive officers »
Exercice 2024
Montants attribués
au titre de l’exercice
Montants versés
au titre de l’exercice
Pharis MOHIDEEN (1)
Directeur Médical
Rémunération fixe
567 787 $
567 787 $
Rémunération variable annuelle
150 804 $
150 804 $
Rémunération variable pluriannuelle
Rémunération exceptionnelle
Rémunération d’Administrateur
Autres rémunérations
Avantages en nature
TOTAL
718 591 $
718 591 $
Virginie BOUCINHA (2)
Directrice Financière
Rémunération fixe
295 000
295 000 €
Rémunération variable annuelle
78 352 €
78 352 €
Rémunération variable pluriannuelle
Rémunération exceptionnelle
Rémunération d’Administrateur
Autres rémunérations
Avantages en nature
TOTAL
 373 352 €
 373 352 €
(1) Le Conseil d’administration du 12 février 2024 a fixé la rémunération fixe de Monsieur Mohideen à 567 787 dollars, soit 522 814 euros en application du taux de
change applicable à chaque période, en 2024. Le Conseil d’administration du 13 mars 2025 a constaté, concernant Monsieur Mohideen, que les objectifs collectifs
annuels étaient atteints à hauteur de 58 % et que les objectifs individuels étaient atteints à hauteur de 100 %, ce qui lui confère le droit à une rémunération variable
égale à 26,6 % de sa rémunération fixe, soit 150 804  dollars.
(2) Le Conseil d’administration du 12 février 2024 a fixé la rémunération fixe de Madame Boucinha à 295 000 euros. Le Conseil d’administration du 13 mars 2025 a
constaté, concernant Madame Boucinha, que les objectifs collectifs annuels étaient atteints à hauteur de 58 % et que les objectifs individuels étaient atteints à
hauteur de 100 %, ce qui lui confère le droit à une rémunération variable égale à 26,6 % de sa rémunération fixe, soit 78 352 euros.
3.4.2.5Options de souscription ou d’achat d’actions attribuées durant l’exercice
aux mandataires sociaux par l’émetteur et par toute société du Groupe
Nom du dirigeant mandataire social
Date du plan
Nature
des options
(achat ou
souscription)
Valorisation
des options
Nombre
d’options
attribuées
durant l’exercice
Prix
d’exercice
Période
d’exercice
Daniel TASSÉ (1)
Directeur Général et Administrateur
04/12/2024
Options de
souscription
 462 992 €
813 200
0,85 €
(1)
Michel de ROSEN
Président du Conseil
Néant
(1) Lors de sa réunion du 4 décembre 2024, le Conseil d’administration a attribué 813 200  options de souscription d’actions à M. Daniel Tassé, qui seront exerçables au
prix de 0,85 euros.
Les options de souscription d’actions seront définitivement attribuées :
à hauteur de 25 % au terme d’une période de 12 mois à compter du 4 décembre 2024 (« Date d’Attribution ») ;
puis à l’issue de ce délai, à concurrence de 25 % à chaque anniversaire de la date d’attribution pendant une période de quatre ans jusqu’au 4 décembre 2028.
Elles seront exerçables dès leur acquisition par palier de 25 % et jusqu’au 4 décembre 2034.
L’exercice des options est subordonné à la réalisation d’une condition de présence (sauf exception).
Les dirigeants mandataires sociaux sont soumis par le Conseil à une obligation de conservation de 10 % des actions issues des exercices de stock-options ou des
attributions gratuites d’actions.
(cf. Paragraphe 3.4.2.5. du présent document)
La méthode de valorisation des titres est détaillée en not e 17 de l’annexe aux comptes consolidés
L’attribution de stock-options est détaillée au paragraphe 4.3.5.3. du présent document.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
109
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rémunération des Administrateurs et dirigeants
3
3.4.2.6Options de souscription ou d’achat d’actions levées et/ou exercice
de bons durant l’exercice par les mandataires sociaux
Date du plan
Nombre d’actions souscrites
sur exercice d’options de souscription
ou d’achat d’actions et des bons
au cours de l’exercice
Prix d’exercice
Daniel TASSÉ
Directeur Général et Administrateur
Michel de ROSEN
Président du Conseil
TOTAL
3.4.2.7Actions de performance attribuées aux mandataires sociaux
durant l’exercice
Date du
plan
Nombre d’actions
attribuées au cours
de l’exercice
Valorisation des
actions selon la
méthode IFRS 2
Date
d’acquisition
Date de
disponibilité
Conditions de
performance
Daniel TASSÉ
Directeur Général et Administrateur
Michel de ROSEN
Président du Conseil
TOTAL
3.4.2.8Actions attribuées gratuitement devenues disponibles durant l’exercice
aux mandataires sociaux
Date du plan
Nombre d’actions devenues
disponibles au cours
de l’exercice
Conditions
d’acquisition
Daniel TASSÉ
Directeur Général et Administrateur
Michel de ROSEN
Président du Conseil
TOTAL
110
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rémunération des Administrateurs et dirigeants
3.4.2.9Indemnités et autres avantages consentis aux mandataires sociaux
Dirigeants mandataires sociaux
Contrat de travail
Régime de retraite
supplémentaire
Indemnité ou avantage dû(e)
ou susceptible d’être dû(e)
à la raison de la cessation
ou du changement de fonction
Indemnité relative
à une clause
de non‑concurrence
OUI
NON
OUI
NON
OUI
NON
OUI
NON
Daniel TASSÉ
Directeur Général et Administrateur
X
X
X (2)
X
Date début mandat (1)
29/11/2018
Date fin mandat
Durée indéterminée
(1) M. Daniel Tassé a été nommé Directeur Général par le Conseil d’administration du 14 novembre 2018 à effet au 29 novembre 2018 pour une durée indéterminée.
(2) Le Conseil d’administration du 12 décembre 2018 a décidé, selon les recommandations du Comité des Rémunérations et en accord avec l’article L. 225-42-1 du Code
de commerce, qu’en cas de cessation des fonctions de Directeur Général de M. Daniel Tassé, pour quelque raison que ce soit, il lui soit versé une indemnité de départ
sous réserve que tous les critères suivants aient été atteints :
Viaskin® Peanut approuvé dans un marché majeur ;
construction d’un pipeline EPIT™ avec trois études en cours ;
six mois de trésorerie telle que déterminée par les dépenses du dernier trimestre précédant la date de cessation des fonctions.
Le respect de ces conditions de performance sera constaté par le Conseil d’administration avant tout paiement.
En cas de résiliation sans cause ou pour motif valable, la Société paiera un montant égal à la somme de :
18 mois de rémunération brute ;
Bonus payé à 100 %.
En cas de résiliation sans cause ou pour motif valable en dehors d’un changement de contrôle, les indemnités de départ seront versées sur 12 mois. En cas de
résiliation sans cause ou pour motif valable relatif à un changement de contrôle, ces mêmes montants seront payés en une somme forfaitaire.
Dirigeants mandataires sociaux
Contrat de travail
Régime de retraite
supplémentaire
Indemnité ou avantage dû(e)
ou susceptible d’être dû(e)
à la raison de la cessation
ou du changement de fonction
Indemnité relative
à une clause
de non‑concurrence
OUI
NON
OUI
NON
OUI
NON
OUI
NON
Michel de ROSEN
Président du Conseil
X
X
X
X
Date début mandat
04/03/2019 renouvelé le 12/05/2022
Échéance AG 2025
Date fin mandat
Durée du mandat d’Administrateur
3.4.2.10Ratios d’équité
Cette présentation a été réalisée conformément aux termes
de l’article L. 22-10-9 du Code de commerce.
Elle mentionne le niveau de rémunération du Président du Conseil
d’administration, du Directeur Général et des Directeurs Généraux
Délégués, le cas échéant, mis au regard, d’une part, de la
rémunération moyenne sur une base équivalent temps plein des
salariés de la Société (hors mandataires sociaux) et, d’autre part,
de la médiane de la rémunération sur une base équivalent temps
plein des salariés (hors mandataires sociaux) de la Société, ainsi
que l’évolution de ces deux ratios au cours des exercices
précédents.
Les ratios ci-dessous ont été calculés sur la base des
rémunérations annualisées fixes et variables versées au cours
des exercices mentionnés ainsi que les actions gratuites et
options de souscription d’actions attribuées au cours des
mêmes périodes et valorisées à leur juste valeur. Le périmètre
de cette information repose sur les effectifs de la Société.
La Société s’est appuyée sur les lignes directrices et sur les
multiples de rémunération de l’Afep publiées en février 2021
pour construire sa méthodologie. En application de ces lignes
directrices, les indemnités de prise de fonction de toute
nature, de départ et de non-concurrence, ont été exclues du
calcul des rémunérations, ces dernières ne constituant pas
une rémunération récurrente et risqueraient de fausser la
comparabilité des ratios.
Cette méthodologie pourra évoluer en fonction d’éventuelles
précisions ultérieures et positions officielles diffusées à l’attention
des émetteurs.
La Société ne présente pas de ratio d’équité complémentaire
recommandé par le Code MiddleNext visant à comparer la
rémunération du dirigeant avec le SMIC français, car la
rémunération du Directeur Général est basée sur des
standards de rémunération américains.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
111
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rémunération des Administrateurs et dirigeants
3
Tableau requis au titre de la réglementation française
La Société considérait qu’en raison de son stade de développement, aucun indicateur ne pouvait refléter la performance financière sur
les cinq dernières années. Le tableau ci-dessous présente l’évolution du ratio d’équité sans prise en compte d’un indicateur financier :
Exercice 2020
Exercice 2021
Exercice 2022
Exercice 2023
Exercice 2024
Président du Conseil d’administration
Ratio avec rémunération moyenne des salariés
1,75
1,52
1,15
1,33
1,62
Ratio avec rémunération médiane des salariés
2,40
2,16
1,87
1,87
2,00
Directeur Général
Ratio avec rémunération moyenne des salariés
19,27
16,38
18,11
20,73
17,75
Ratio avec rémunération médiane des salariés
26,48
23,24
29,42
29,18
21,95
Éléments d’explication du calcul du ratio
pour ce qui est de la rémunération
du Directeur Général
Monsieur Daniel Tassé est Directeur Général depuis le
29 novembre 2018. Les ratios ont été calculés sur la base des
rémunérations cumulées versées à Monsieur Tassé au titre de
son mandat.
Éléments d’explication du calcul du ratio
pour ce qui est de la rémunération du Président
du Conseil d’administration
Monsieur Michel de Rosen est Président du Conseil
d’administration depuis le 4 mars 2019. Les ratios ont été
calculés sur la base des rémunérations cumulées versées à
Monsieur de Rosen au titre de son mandat.
Tableau requis au titre de la réglementation
américaine
En raison du nouveau statut de U.S. domestic issuer de la
Société applicable depuis le 1er janvier 2021, la Société est
désormais tenue d’établir, au titre de la réglementation
américaine, un tableau équivalent tenant compte d’un
indicateur financier. Le tableau ci-dessous est fourni à titre
d’information. Le rendement total par actionnaire (TSR) est
calculé sur la base d’un investissement fixe théorique de
100 dollars dans les actions ordinaires de la Société sur la
période débutant le 1er janvier et se clôturant à la fin de
l’exercice concerné.
Exercice 2022
Exercice 2023
Exercice 2024
Montants attribués au Directeur Général
2 787 640 $
2 404 486 $
1 472 146 $
Valorisation des montants versés au Directeur Général
2 948 035 $
942 122 $
(656 084) $
Moyenne des montants attribués aux named executive officers
789 218 $
640 797 $
639 606 $
Moyenne des montants versés aux named executive officers
905 323 $
391 144 $
271 330 $
Valeur de l’investissement initial sur la base du rendement total
par actionnaire (TSR)
95,63 $
59,55 $
19,31 $
Résultat net
(96 274 000) $
(72 710 000) $
(113 918 000) $
112
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Sommes provisionnées par la Société aux fins de versement de pensions, retraites et autres avantages du même ordre
au profit des Administrateurs et dirigeants
3.5SOMMES PROVISIONNÉES PAR LA SOCIÉTÉ AUX FINS
DE VERSEMENT DE PENSIONS, RETRAITES ET AUTRES
AVANTAGES DU MÊME ORDRE AU PROFIT
DES ADMINISTRATEURS ET DIRIGEANTS
La Société n’a pas provisionné de sommes aux fins de versement de pensions et autres avantages du même ordre au profit des
Administrateurs et dirigeants mais a provisionné des sommes au titre des engagements retraite dans les comptes consolidés établis
en conformité avec le référentiel IFRS (International Financial Reporting Standards).
3.6BONS DE SOUSCRIPTION D’ACTIONS, BONS DE SOUSCRIPTION
DE PARTS DE CRÉATEUR D’ENTREPRISE, STOCK-OPTIONS
OU AUTRES TITRES DONNANT ACCÈS AU CAPITAL ATTRIBUÉS
AUX ADMINISTRATEURS DIRIGEANTS
Au 31 décembre 2024, la participation directe et indirecte des Administrateurs, du Président du Conseil d’administration et du
Directeur Général, ainsi que le nombre de valeurs mobilières ou instruments donnant accès au capital de la Société qu’ils
détiennent sont les suivantes :
Administrateurs
Actions détenues
Valeurs mobilières ou instruments donnant accès au capital
Nombre
% du capital
Michel de ROSEN
23 570
0,00023 %
9 000 BSA 2018 donnant le droit de souscrire 9 000 actions
6 837 BSA 2021 donnant le droit de souscrire 6 837 actions
Daniel TASSÉ
17 094
0,00017 %
1 564 111 options de souscription donnant le droit
de souscrire 1 564 111  actions
Michael J. GOLLER
7 500 BSA X 2015 donnant le droit de souscrire 7 500 actions
7 000 BSA X 2016 donnant le droit de souscrire 7 000 actions
7 000 BSA 2018 donnant le droit de souscrire 7 000 actions
Daniel B. SOLAND
20 000
0,00019 %
10 000 BSA 2015 donnant le droit de souscrire 10 000 actions
7 500 BSA X 2015 donnant le droit de souscrire 7 500 actions
7 000 BSA X 2016 donnant le droit de souscrire 7 000 actions
7 000 BSA 2018 donnant le droit de souscrire 7 000 actions
6 837 BSA 2021 donnant le droit de souscrire 6 837 actions
Maïlys FERRÈRE
Néant
Julie O’NEILL
9 000 BSA X 2017 donnant le droit de souscrire 9 000 actions
7 000 BSA 2018 donnant le droit de souscrire 7 000 actions
Ravi M. RAO
6 837 BSA 2021 donnant le droit de souscrire 6 837 actions
Timothy E. MORRIS
12 000
0,00012 %
6 837 BSA 2021 donnant le droit de souscrire 6 837 actions
Adora NDU
1 825
0 %
6 837 BSA 2021 donnant le droit de souscrire 6 837 actions
Les conditions d’exercice des BSA sont détaillées au paragraphe 4.3.5.1 du présent document.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
113
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Bons de souscription d’actions, bons de souscription de parts de créateur d’entreprise, stock-options
ou autres titres donnant accès au capital attribués aux Administrateurs dirigeants 
3
Stock-options
En application des dispositions des articles L. 22-10-56 à
L. 22-10-58 et L. 225-177 à L. 225-185 du Code de commerce,
l’Assemblée générale mixte en date du 16 mai 2024 a autorisé
le Conseil d’administration, aux termes de sa trente-cinquième
résolution, à attribuer, en une ou plusieurs fois, pendant une
période de 18 mois, au profit des salariés et/ou dirigeants, des
options de souscription et/ou d’achat d’actions dans la limite
de 7,5 % du capital existant au jour de la décision d’attribution.
En 2024, la Société a procédé à plusieurs attributions d’options
de souscription d’actions au profit des salariés domiciliés en
France et hors de France et du Directeur Général, respectant
toutes les caractéristiques rappelées ci-après :
une période d’acquisition de quatre ans à raison d’un
déblocage progressif de 25 % chaque année à la date
anniversaire de la date d’attribution («  Date d’Attribution  ») ;
une acquisition de 25 % des options, librement exerçables, à
chaque anniversaire de la Date d’Attribution ;
une durée des options de 10 ans à compter de la date
d’attribution initiale ;
un exercice des options non subordonné à des conditions de
performance mais à une condition de présence (sauf prise
de contrôle de la Société) ;
un prix de souscription ne pouvant être inférieur à la
moyenne des cours cotés aux vingt séances de bourse
précédant le jour de la décision d’attribution ;
chaque option donnant le droit de souscrire à une action de
la Société.
Conformément à l’article L. 225-185 du Code de commerce, le
Conseil a fixé à 10 % la quantité des actions acquises à
conserver au nominatif par les dirigeants mandataires jusqu’à
la cessation de leurs fonctions.
Actions gratuites
L’Assemblée générale mixte en date du 16 mai 2024 a autorisé
le Conseil d’administration, dans sa trente-quatrième
résolution, à attribuer, en une ou plusieurs fois, pendant une
période de 18 mois, au profit des salariés et/ou dirigeants, des
actions gratuites dans la limite de 2 % du capital existant au
jour de l’attribution.
En 2024, la Société a procédé à des attributions gratuites
d’actions au profit de l’ensemble de ses salariés.
Les attributions réalisées en 2024 présentent les caractéristiques
suivantes :
une période d’acquisition de quatre ans à raison d’un
déblocage progressif de 25 % chaque année à la date
anniversaire de la date d’attribution (« Date d’Attribution ») ;
une spécificité pour les salariés domiciliés hors de France :
une acquisition de 25 % des actions attribuées à compter du
premier anniversaire de la Date d’Attribution, avec livraison
de ces actions librement cessibles au deuxième anniversaire
de cette Date, puis, à compter du deuxième anniversaire de
la Date d’Attribution et chaque année pour le reste de la
période d’acquisition, une acquisition et livraison de 25 %
des actions attribuées ;
une spécificité pour les salariés domiciliés en France : une
livraison de 25 % des actions à compter du premier
anniversaire de la Date d’Attribution, avec une obligation de
conservation d’une année, puis, à compter du deuxième
anniversaire de la Date d’Attribution et chaque année pour
le reste de la période d’acquisition, une acquisition et
livraison de 25 % des actions librement cessibles ;
une attribution définitive non soumise à des conditions de
performance, mais à une condition de présence (sauf prise
de contrôle de la Société).
Les actions remises au moment de l’attribution définitive
seront des actions ordinaires nouvelles ou existantes portant
jouissance courante.
Les bénéficiaires de plans d’attributions de stock-options et
d’actions gratuites ont pris l’engagement de ne pas recourir à
des instruments de couverture afin de se couvrir du risque de
perte de valeur des actions définitivement acquises en
application d’un plan de rémunération de long terme.
Conformément aux dispositions de l’article L. 225-197-1-II du
Code de commerce, le Conseil a décidé de fixer à 10 % la
quantité d’actions attribuées gratuitement devant être
conservées au nominatif par les dirigeants mandataires
jusqu’à la cessation de leurs fonctions.
114
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Conventions conclues au cours de l’exercice par la Société avec ses dirigeants, rapport des commissaires aux comptes
et procédure d’évaluation des conventions courantes conclues à des conditions normales
3.7CONVENTIONS CONCLUES AU COURS DE L’EXERCICE
PAR LA SOCIÉTÉ AVEC SES DIRIGEANTS, RAPPORT
DES COMMISSAIRES AUX COMPTES ET PROCÉDURE
D’ÉVALUATION DES CONVENTIONS COURANTES CONCLUES
À DES CONDITIONS NORMALES
3.7.1Conventions conclues entre un mandataire social ou un actionnaire
détenant plus de 10 % des droits de vote et une société contrôlée
Néant.
3.7.2Conventions réglementées conclues par la Société
Depuis l’établissement du précédent rapport spécial des commissaires aux comptes, aucune nouvelle convention réglementée n’a
été conclue au cours de l’exercice écoulé.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
115
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Conventions conclues au cours de l’exercice par la Société avec ses dirigeants, rapport des commissaires aux comptes
et procédure d’évaluation des conventions courantes conclues à des conditions normales
3
3.7.3Rapport spécial des Commissaires aux comptes sur les conventions
réglementées – Assemblée générale d’approbation des comptes
de l’exercice clos le 31 décembre 2024
KPMG S.A.
Tour EQHO
2, avenue Gambetta
CS 60055
92066 Paris-La Défense Cedex
France
S.A. au capital de 5 497 100 €
775 726 417 RCS Nanterre
Société de Commissariat aux Comptes inscrite
à la Compagnie Régionale de Versailles et du Centre
Deloitte & Associés
Tour Majunga
6, place de la Pyramide
92908 Paris-La Défense Cedex
S.A.S. au capital de 2 188 160 €
572 028 041 RCS Nanterre
Société de Commissariat aux Comptes inscrite à la Compagnie
Régionale de Versailles et du Centre
DBV Technologies S.A.
Société anonyme : 107, avenue de la République 92320 Châtillon
Rapport Spécial des Commissaires aux Comptes sur les conventions réglementées
Assemblée générale d’approbation des comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2024
A l’assemblée générale de la société DBV TECHNOLOGIES S.A.
En notre qualité de commissaires aux comptes de votre société, nous vous présentons notre rapport sur les conventions
réglementées.
Il nous appartient de vous communiquer, sur la base des informations qui nous ont été données, les caractéristiques, les modalités
essentielles ainsi que les motifs justifiant de l’intérêt pour la société des conventions dont nous avons été avisés ou que nous
aurions découvertes à l’occasion de notre mission, sans avoir à nous prononcer sur leur utilité et leur bien-fondé ni à rechercher
l'existence d’autres conventions. Il vous appartient, selon les termes de l’article R.225-31 du code de commerce, d'apprécier
l'intérêt qui s'attachait à la conclusion de ces conventions en vue de leur approbation.
Par ailleurs, il nous appartient, le cas échéant, de vous communiquer les informations prévues à l’article R.225-31 du code de
commerce relatives à l’exécution, au cours de l’exercice écoulé, des conventions déjà approuvées par l’assemblée générale.
Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimé nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la
Compagnie nationale des commissaires aux comptes relative à cette mission.
Ces diligences ont consisté à vérifier la concordance des informations qui nous ont été données avec les documents de base dont
elles sont issues.
Conventions soumises à l’approbation de l’assemblée générale
Nous vous informons qu’il ne nous a été donné avis d’aucune convention autorisée et conclue au cours de l’exercice écoulé à
soumettre à l’approbation de l’assemblée générale en application des dispositions de l’article  L.225-38 du code de commerce.
Conventions déjà approuvées par l’assemblée générale
Conventions approuvées au cours d’exercices antérieurs, sans exécution au cours de l’exercice écoulé
Par ailleurs, nous avons été informés de la poursuite des conventions suivantes, déjà approuvées par l’assemblée générale au cours
d’exercices antérieurs, qui n’ont pas donné lieu à exécution au cours de l’exercice écoulé.
a) Convention sur les droits d’admission à la cote, entre la société BAKER BROS. ADVISORS LP
(Registration Rights Agreement) et la société DBV Technologies, autorisée par le Conseil
d’Administration du 20 mars 2018
Dans le cadre de l’émission réalisée le 20 mars 2018, la Société a conclu avec Baker Bros. Advisors LP une convention sur les droits
d’admission à la côte aux termes de laquelle Baker Brothers bénéficie de droits d’admission à la côte d’Actions Ordinaires et d’ADSs
conformément au Securities Act, pouvant être émises lors de l’exercice ou de la conversion de tout autre titre (qu’il s’agisse
d’actions, de titres de créances ou autres) détenus ou acquis ultérieurement par Baker Brothers.
Société concernée : la société BAKER  BROS.  ADVISORS  LP
Personne concernée : entités affiliées à Baker Bros. Advisors LP, ou Baker Brothers (entité liée à M. Michael Goller, administrateur)
116
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
3
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Conventions conclues au cours de l’exercice par la Société avec ses dirigeants, rapport des commissaires aux comptes
et procédure d’évaluation des conventions courantes conclues à des conditions normales
Modalités :
Ces droits comprennent des demand registration rights et des piggyback registration rights ; la Société serait tenue et, devrait
faire ses meilleurs efforts, pour répondre à la demande de Baker Brothers, d’enregistrer une déclaration d’admission à la côte
d’Actions Ordinaires, y compris sous la forme d’American Depositary Share « ADS » pour la revente au public ;
Si la Société procède à l’admission à la côte de ses titres au nominatif soit pour son propre compte, soit pour le compte d’autres
détenteurs de titres, dans certaines circonstances, plus de six mois après la réalisation de l’Offre Globale, Baker Brothers aurait le
droit d’inclure ses Actions Ordinaires ou ses ADSs dans cette demande d’admission à la côte. Sous réserve de certaines
exceptions, la Société et les Managers pourront limiter le nombre d’Actions Ordinaires ou d’ADSs comprises dans un placement
d’actions réalisé dans le cadre du Registration Rights Agreement si les Managers estiment que cela aurait une incidence
défavorable sur l’Offre Globale ;
Tous les honoraires, frais et dépenses liées aux demandes d’admission à la côte seraient assumés par la Société et tous les frais
liés à la vente, y compris les commissions de souscription, seraient assumés par Baker Brothers.
Cette convention avait été autorisée par le Conseil d’Administration du 20 mars 2018.
b)Indemnité de révocation ou de non-renouvellement du mandat de Directeur Général, Monsieur
Daniel Tassé
Le Conseil d’Administration le 14 novembre 2018 a autorisé le principe du paiement, sous conditions, d’une indemnité de
révocation ou de non-renouvellement du mandat de Directeur Général, quelle que soit la raison de la cessation des fonctions.
Personne concernée : Monsieur Daniel Tassé, Directeur Général depuis le 29 novembre 2018.
Modalités : le paiement de l’indemnité de départ sera réalisé en cas de cessation des fonctions de Directeur Général sous réserve
que tous les critères suivants aient été atteints :
Viaskin Peanut approuvé dans un marché majeur ;
Construction d’un pipeline EPIT avec 3 études en cours ;
6 mois de trésorerie telle que déterminée par les dépenses du dernier trimestre précédant la date de cessation des fonctions.
La convention prévoit que le respect de ces conditions de performance soit constaté par le Conseil d'administration avant tout paiement et
que la somme à verser en cas de résiliation sans cause ou pour motif valable soit égale à l’équivalent de 18 mois de rémunération brute
auquel s’ajoute le bonus versé à 100%. Ces indemnités de départ seraient versées sur 12 mois en cas de résiliation sans cause ou pour motif
valable en dehors d’un changement de contrôle, ou en une somme forfaitaire, en cas de résiliation sans cause ou pour motif valable relatif à
un changement de contrôle.
Il est précisé que cet engagement est pris dans l’intérêt de la Société, cet engagement étant une condition de l’acceptation par le
bénéficiaire de ses fonctions.
Cette convention a été autorisée par le Conseil d’administration du 14 novembre 2018, et les modalités d’application ont été
approuvées lors du Conseil d’administration du 12 décembre 2018.
Paris-La-Défense, le 11 avril 2025
Les commissaires aux comptes
KPMG S.A.
Deloitte & Associés
Renaud CAMBET
Stéphane MENARD
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
117
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Politique de distribution des dividendes
3
3.7.4Procédure d’évaluation des conventions courantes conclues
à des conditions normales
Description de la procédure : cette procédure s’inscrit dans le
cadre des dispositions de l’article L. 22-10-12 du Code de
commerce, imposant au Conseil d’administration des sociétés
dont les actions sont admises aux négociations sur un marché
réglementé de mettre en place une procédure permettant
d’évaluer régulièrement si les conventions portant sur des
opérations courantes et conclues à des conditions normales
remplissent bien ces conditions.
Elle vise, d’une part, à apporter des précisions quant aux
critères retenus par la Société pour identifier et qualifier les
conventions courantes conclues à des conditions normales
auxquelles elle est partie, et, d’autre part, à formaliser une
procédure permettant d’évaluer régulièrement si ces
conventions continuent de remplir ces conditions.
La procédure a été adoptée par le Conseil d’administration de
la Société le 3 mars 2020.
Les conventions courantes conclues à des conditions normales
étant exclues du régime d’autorisation des conventions
réglementées défini à l’article L. 225-38 du Code de
commerce, il convient de s’assurer de manière régulière que
les conditions permettant de retenir une telle qualification
sont remplies, au regard notamment de la jurisprudence en
vigueur et de la doctrine de la Compagnie Nationale des
Commissaires aux comptes.
Il est précisé que cette procédure ne s’applique pas aux
conventions conclues entre la Société et les sociétés du
Groupe dont elle détient, directement ou indirectement, la
totalité du capital, lesquelles sont par nature exclues du
régime des conventions réglementées par l’article L. 225-39
alinéa 1er du Code de commerce.
Aucune convention courante n’a été conclue au cours de
l’exercice 2024.
3.8OPÉRATIONS SUR TITRES DES DIRIGEANTS
(ARTICLE 223-26 DU RÈGLEMENT GÉNÉRAL DE L’AMF)
Au cours de l’exercice 2024, à la connaissance de la Société, les opérations suivantes ont été réalisées par les dirigeants.
Déclarants
Opérations
Date de la
transaction
Lieu de la
transaction
Détail de la transaction
Références
avis AMF
Daniel Tassé (Directeur Général
et Administrateur)
Acquisition
Nasdaq
34 188 American Depositary Shares
(soit 17 094 actions ordinaires à la
date de la transaction)
2024DD954604
3.9POLITIQUE DE DISTRIBUTION DES DIVIDENDES
Dividendes versés au cours des trois derniers exercices
Néant.
Politique de distribution de dividendes
Il n’est pas prévu d’initier une politique de versement de dividendes à court terme compte tenu du stade de développement de la Société.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
119
4
INFORMATIONS SUR LA
SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
4.1
4.1.1
4.1.2
4.1.3
4.1.4
4.1.5
4.1.6
4.2
4.2.1
4.2.2
4.3
4.3.1
4.3.2
4.3.3
4.3.4
4.3.5
4.4
4.4.1
4.4.2
4.4.3
4.4.4
4.4.5
4.4.6
4.4.7
4.4.8
4.4.9
4.5
4.6
120
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
4
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Éléments sociétaires
4.1ÉLÉMENTS SOCIÉTAIRES
4.1.1Dénomination sociale de la Société
La Société a pour dénomination sociale : DBV Technologies.
4.1.2Lieu et numéro d’enregistrement de la Société et identifiant
d’entité juridique
Identifiant d’entité juridique (LEI)
DBV Technologies (la «  Société ») est une société anonyme de
droit français à conseil d’administration, dont le siège social
est situé 107, avenue de la République, 92320 Châtillon.
La Société est immatriculée au Registre du Commerce et des
Sociétés de Nanterre sous le numéro 441 772 522.
Numéro IEJ (LEI) : 969500PVBQFWQKVDMD80.
Site web
Les informations concernant la Société sont disponibles sur
son site Internet : www.dbv-technologies.com
4.1.3Date de constitution et durée
La Société a été constituée pour une durée de 99 ans s’achevant le 29 mars 2092, sauf dissolution anticipée ou prorogation.
4.1.4Siège social de la Société, forme juridique, législation régissant
ses activités
Initialement constituée sous forme de société par actions
simplifiée, la Société a été transformée en société anonyme à
directoire et conseil de surveillance par décision de l’Assemblée
générale des actionnaires du 13 mars 2003. Un changement de
mode de gouvernance a ensuite été décidé par l’Assemblée
générale des actionnaires du 23 décembre 2005, date à
laquelle la Société est devenue une société anonyme à conseil
d’administration.
La Société, régie par le droit français, est principalement
soumise pour son fonctionnement aux articles L. 22-10-2 et
suivants et L. 225-1 et suivants du Code de commerce.
Depuis le 16 avril 2024, le siège social est situé au 107, avenue
de la République, 92320 Châtillon, France.
Site Internet : www.dbv-technologies.com
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
121
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Éléments sociétaires
4
4.1.5Structure juridique du Groupe
4.1.5.1Organigramme juridique au 11 avril 2025
DBV_DEU_2024_CH04_OrganigrammeJuridique_FR.svg
Le 7 avril 2014, la Société a annoncé la création d’une filiale
américaine, DBV Technologies Inc.
Les activités cliniques de la Société sont en partie tournées
vers les États-Unis. C’est le cas notamment du développement
clinique du premier produit de la Société, Viaskin® Peanut,
premier traitement de l’allergie à l’arachide, dont les États-
Unis sont le principal marché potentiel. La création de DBV
Technologies Inc. s’inscrit dans ce contexte, et représente un
élément important du plan stratégique de la Société.
Le 3 juillet 2018, la Société a créé une filiale australienne, DBV
Technologies Australia PTY Ltd.
Les premiers marchés de Viaskin® Peanut seront les États-Unis,
l’Union européenne, l’Australie et le Canada. La création de
DBV Technologies Australia PTY Ltd s’inscrit donc dans ce
contexte.
Le 21 décembre 2018, la Société a créé une filiale française,
DBV Pharma, société par actions simplifiée détenue à 100 %
par la Société.
Le 31 décembre 2021, le Société a procédé à la dissolution de
sa filiale, DBV Technologies Canada Ltd., créée le 13 août 2018
et basée à Ottawa, Ontario, Canada.
4.1.5.2Liste des filiales, succursales et établissements secondaires
La Société détient et consolide DBV Technologies Inc., DBV Technologies Australia PTY Ltd et DBV Pharma à 100 % (le « Groupe »).
Elle ne détient aucune autre filiale.
4.1.6Principaux flux intra-groupe
Une convention de trésorerie a été mise en place entre la
S ociété et ses filiales (DBV Technologies Inc., DBV Technologies
Australia Pty Ltd et DBV Pharma). Cette convention a pour
objet la création d’un cash-pooling permettant l’optimisation
de l’emploi des liquidités au sein du Groupe, ainsi que le
financement des opérations de ses filiales par la Société. Ces
avances de trésorerie portent intérêts au taux de marché
monétaire 3 mois adapté à la devise de l’avance (EURIBOR
3 mois, SOFR 3 mois, ou tout autre taux de marché adapté)
majoré de 1,5 %, si la filiale est emprunteuse, et minoré de
0,15 %, si la filiale est prêteuse. Le taux appliqué à ces avances
ne peut en aucun cas être négatif.
Cette convention s’inscrit dans le cadre de l’article L. 511-7-3°
du Code monétaire et financier.
Par ailleurs en 2018, ont été conclues, hors du champ des
conventions réglementées visées aux articles L. 225-38 et
suivants du Code de commerce, les conventions suivantes :
deux contrats de distribution exclusive entre la Société et
ses filiales de distribution étrangères en vue de la
commercialisation de Viaskin® Peanut sur leur territoire
respectif. Au titre de ces contrats, il est prévu que les filiales
de distribution puissent refacturer à la société mère les
coûts de lancement et les coûts associés. Ces refacturations
ont représenté 1,0 million de dollars en 2024 (même
montant qu’en 2023) ;
un contrat de prestation de services entre la Société et DBV
Technologies Inc. pour un montant s’élevant à 19,7 millions
de dollars en 2024, comparé à 14,8 millions de dollars en
2023. Cette prestation d’assistance, principalement dans les
domaines médicaux et marketing, est rémunérée à des
conditions normales de marché.
122
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
4
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Description des principales dispositions statuaires
4.2DESCRIPTION DES PRINCIPALES DISPOSITIONS STATUTAIRES
(Cf. également le paragraphe 3.3 du présent document).
4.2.1Objet social (article 4 des Statuts)
La Société a pour objet en France et dans tous les pays :
le développement de tout produit innovant en matière
médicale, et notamment de tout médicament, produit de
diagnostic ou de soin ;
l’étude, la recherche, la mise au point, la fabrication
industrielle et la commercialisation desdits produits ;
l’exploitation et le développement de tous brevets ou de
toutes licences relatifs à ces produits, et généralement,
toutes opérations commerciales, mobilières ou immobilières,
financières ou autres, se rattachant directement ou
indirectement, en totalité ou en partie, à l’objet social ou à tout
autre objet similaire ou connexe, pouvant en faciliter
l’exploitation et le développement commercial.
4.2.2Dispositifs permettant de retarder, différer ou empêcher
un changement de contrôle
Les Statuts ne contiennent pas de dispositifs permettant de retarder, différer ou empêcher un changement de contrôle.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
123
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Capital social
4
4.3CAPITAL SOCIAL
4.3.1Montant du capital social
Au 31 décembre 2024, le capital de la Société s’élève à 10 284 750,10 euros divisé en 102 847 501 actions ordinaires de 0,10 euro
de nominal chacune, entièrement libérées. Ces 102 847 501 actions représentent autant de droits de vote théoriques (la Société
n’ayant pas de droit de vote double) et 102 580 513 droits de vote réels. L’écart entre le nombre de droits de vote théoriques et
réels correspond au nombre d’actions autodétenues par la Société (266 868 actions au 31 décembre 2024).
4.3.2Titres non représentatifs du capital
Néant.
4.3.3Évolution du capital de la Société
L’évolution du capital de la Société sur les trois derniers exercices se présente ainsi :
Date
Nature des opérations
Capital
Prime d’émission
Nombre
d’actions
créées
Nombre d’actions
composant
le capital
Valeur
nominale
Solde au 31 décembre 2021
5 509 576,20 €
165 951 681,11 €
55 095 762
0,10 €
23/03/2022
Acquisition AGA
77,50 €
- 77,50 €
775
55 096 537
0,10 €
10/05/2022
Augmentation
de capital
603 623,80 €
12 744 616,43 €
6 036 238
61 132 775
0,10 €
12/05/2022
Décision AG –
imputation RAN
sur prime d’émission
- 81 240 026,40 €
61 132 775
0,10 €
19/05/2022
Acquisition AGA
500,00 €
- 500,00 €
5 000
61 137 775
0,10 €
24/05/2022
Acquisition AGA
2 613,50 €
- 2 613,50 €
26 135
61 163 910
0,10 €
09/06/2022
Augmentation
de capital
3 285 566,90 €
164 594 188,00 €
32 855 669
94 019 579
0,10 €
12/07/2022
Exercice SO 2020
310,00 €
12 586,00 €
3 100
94 022 679
0,10 €
05/10/2022
Exercice SO 2020
251,30 €
10 202,78 €
2 513
94 025 192
0,10 €
14/10/2022
Acquisition AGA
24,90 €
- 24,90 €
249
94 025 441
0,10 €
21/11/2022
Acquisition AGA
250,00 €
- 250,00 €
2 500
94 027 941
0,10 €
22/11/2022
Acquisition AGA
3 062,50 €
- 3 062,50 €
30 625
94 058 566
0,10 €
28/11/2022
Acquisition AGA
7 857,90 €
- 7 857,90 €
78 579
94 137 145
0,10 €
Solde au 31 décembre 2022
9 413 714,50 €
262 058 861,62 €
94 137 145
0,10 €
23/03/2023
Acquisition AGA
1017,40 €
- 1017,40 €
10 174
94 147 319
0,10 €
12/04/2023
Décision AG -
Imputation RAN
sur prime d’émission
- 88 091 118,04 €
94 147 319
0,10 €
19/05/2023
Acquisition AGA
250 €
- 250 €
2 500
94 149 819
0,10 €
22/05/2023
Acquisition AGA
1436,40 €
- 1436,40 €
14 364
94 164 183
0,10 €
24/05/2023
Acquisition AGA
3432,10 €
- 3432,10 €
34 321
94 198 504
0,10 €
16/06/2023
Augmentation
de capital
205 245 €
- 6 112 074,17 €
2 052 450
96 250 954
0,10 €
23/09/2023
Acquisition AGA
259,90 €
-259,90 €
2 599
96 253 553
0,10 €
25/10/2023
Acquisition AGA
3 500 €
-3 500 €
35 000
96 288 553
0,10 €
19/11/2023
Acquisition AGA
250 €
- 250 €
2 500
96 291 053
0,10 €
21/11/2023
Acquisition AGA
5 777,50 €
-5 777,50 €
57 775
96 348 828
0,10 €
22/11/2023
Acquisition AGA
5005,80 €
-5005,80 €
50 058
96 398 886
0,10 €
24/11/2023
Acquisition AGA
3 288,40 €
-3 288,40 €
32 884
96 431 770
0,10 €
124
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
4
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Capital social
Date
Nature des opérations
Capital
Prime d’émission
Nombre
d’actions
créées
Nombre d’actions
composant
le capital
Valeur
nominale
Solde au 31 décembre 2023
9 643 177 €
180 055 600,25 €
96 431 770
0,10 €
23/03/2024
Acquisition AGA
259,90 €
-259,90 €
2 599
96 434 369
0,10 €
12/05/2024
Acquisition AGA
160 €
-160 €
1 600
96 435 969
0,10 €
16/05/2024
Décision AG -
Imputation RAN
sur prime d’émission
- 61 327 401 €
19/05/2024
Acquisition AGA
250 €
- 250 €
2 500
96 438 469
0,10 €
22/05/2024
Acquisition AGA
2 211, 20 €
-2 221,20 €
22 112
96 460 581
0,10 €
24/05/2024
Acquisition AGA
3 249,70 €
-3 249,70 €
32 497
96 493 078
0,10 €
29/07/2024
Acquisition AGA
584,90 €
-584,90 €
5 849
96 498 927
0,10 €
23/09/2024
Acquisition AGA
259,90 €
-259,90 €
2599
96 501 526
0,10 €
15/11/2024
Exercice BSA
601 000 €
0 €
6 010 000
102 511 526
0,10 €
18/11/2024
Acquisition AGA
40 €
-40 €
400
102 511 926
0,10 €
19/11/2024
Acquisition AGA
250 €
-250 €
2500
102 514 426
0,10 €
20/11/2024
Acquisition AGA
9 743, 60 €
-9 743,60 €
97 436
102 611 862
0,10 €
21/11/2024
Acquisition AGA
16 687, 40 €
-16 687,40 €
166 874
102 778 736
0,10 €
22/11/2024
Acquisition AGA
2 192, 50 €
-2 192,50 €
21 925
102 800 661
0,10 €
24/11/2024
Acquisition AGA
4 684 €
-4684
46 840
102 847 501
0,10 €
Solde au 31 décembre 2024
10 284 750, 10 €
35 154 861
102 847 501
0,10 €
4.3.4Acquisition par la Société de ses propres actions
Bilan du précédent programme
L’Assemblée générale du 16 mai 2024 a autorisé, pour une
durée de dix-huit mois à compter de l’Assemblée, le Conseil
d’administration à mettre en œuvre un programme de rachat
des actions de la Société dans le cadre des dispositions de
l’article L. 22-10-62 du Code de commerce et conformément
au Règlement Général de l’Autorité des marchés financiers,
dont les conditions sont décrites ci-dessous (ces opérations ne
pourront être réalisées en période d’offre publique) :
titres concernés : actions ordinaires ;
nombre maximum d’actions pouvant être achetées : 5 % du
nombre total d’actions composant le capital social à la date
du rachat, ce pourcentage s’appliquant à un capital ajusté
en fonction des opérations l’affectant postérieurement à
l’Assemblée, étant précisé que (i) lorsque les actions seront
acquises dans le but de favoriser la liquidité des actions de
la Société, le nombre d’actions pris en compte pour le calcul
de cette limite correspondra au nombre d’actions achetées,
déduction faite du nombre d’actions revendues pendant la
durée.de l’autorisation et (ii) lorsqu’elles le seront en vue de
leur conservation et de leur remise ultérieure en paiement
ou en échange dans le cadre d’une opération de fusion, de
scission ou d’apport, le nombre d’actions acquises ne pourra
excéder 5 % du nombre total d’actions ;
objectifs des rachats d’actions :
assurer l’animation du marché secondaire ou la liquidité
des actions de la Société dans le cadre d’un contrat de
liquidité avec un prestataire de services d’investissement,
agissant de manière indépendante, conforme à la pratique de
marché admise par l’Autorité des marchés financiers,
mettre en œuvre tous plans d’options d’achat d’actions
(ou plans assimilés), tous plans d’attributions gratuites
d’actions (ou plans assimilés), tous plans d’épargne
salariale (ou plans assimilés) ou toutes autres allocations
d’actions aux salariés et dirigeants de la Société ou des
sociétés qui lui sont liées ainsi que de réaliser toutes
opérations de couverture afférentes à ces opérations dans
les conditions et conformément aux dispositions prévues
par les lois et règlements applicables,
remettre des actions à l’occasion de l’exercice de droits
attachés à des valeurs mobilières donnant accès au capital
ainsi que de réaliser toutes opérations de couverture
afférentes à ces opérations dans les conditions et
conformément aux dispositions prévues par les lois et
règlements applicables,
acheter des actions pour conservation et remise ultérieure à
l’échange ou en paiement dans le cadre d’opérations
éventuelles de croissance externe, de fusion, de scission
ou d’apport,
annuler tout ou partie des actions ainsi rachetées, ou
plus généralement, opérer dans tout but qui viendrait à
être autorisé par la loi ou toute pratique de marché qui
viendrait à être admise par les autorités de marché, étant
précisé que, dans une telle hypothèse, la Société
informerait ses actionnaires par voie de communiqué ;
prix d’achat unitaire maximum : 25 euros par action ;
montant maximum des fonds pouvant être consacrés au
rachat d’actions : 489 millions d’euros ;
durée du programme : 18 mois à compter de l’Assemblée
générale du 16 mai 2024 soit jusqu’au 15 novembre 2025 ;
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
125
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Capital social
4
Les opérations réalisées dans le cadre du programme de rachat d’actions au cours de l’exercice 2024 sont les suivantes :
Nombre d’actions achetées
704 067
Cours moyen des achats
0,9862 €
Nombre d’actions vendues
660 187
Cours moyen des ventes
0,9861€
Montant total des frais de négociation
25 000 €
Nombre d’actions utilisées en 2024
Nombre d’actions inscrites au nom de la Société à la clôture de l’exercice et pourcentage du capital
266 868 (soit 0.26 % du capital)
Valeur évaluée au cours moyen d’achat
244 717,96 €
Valeur nominale globale
168 126,84 €
L’ensemble de ces achats a été réalisé dans le cadre du contrat de liquidité confié à Oddo BHF portant sur les actions de la Société.
Au 31 décembre 2024, le nombre d’actions autodétenues s’élève à 266 868 actions.
Descriptif du programme de rachat
d’actions propres
Conformément aux dispositions de l’article 5 du règlement
596/2014, de l’article 2 du règlement délégué 2016/1052 et
de l’article 241-2 du Règlement Général de l’AMF, le présent
descriptif a pour objectif de décrire les finalités et les
modalités du programme de rachat de ses propres actions par
la Société. Ce programme sera soumis à l’autorisation de
l’Assemblée générale des actionnaires du 11 juin 2025.
Nouveau programme de rachat d’actions
Autorisation du programme : Assemblée générale des
actionnaires du 11 juin 2025.
Titres concernés : actions ordinaires.
Nombre maximum d’actions pouvant être achetées : 5 % du
nombre total d’actions composant le capital social à la date
du rachat, ce pourcentage s’appliquant à un capital ajusté
en fonction des opérations l’affectant postérieurement à
l’Assemblée, étant précisé que (i) lorsque les actions seront
acquises dans le but de favoriser la liquidité des actions de
la Société, le nombre d’actions pris en compte pour le calcul
de cette limite correspondra au nombre d’actions achetées,
déduction faite du nombre d’actions revendues pendant la
durée.de l’autorisation et (ii) lorsqu’elles le seront en vue de
leur conservation et de leur remise ultérieure en paiement
ou en échange dans le cadre d’une opération de fusion, de
scission ou d’apport, le nombre d’actions acquises ne pourra
excéder 5 % du nombre total d’actions.
Objectifs des rachats d’actions :
assurer l’animation du marché secondaire ou la liquidité
des actions de la Société dans le cadre d’un contrat de
liquidité avec un prestataire de services d’investissement,
agissant de manière indépendante, conforme à la
pratique de marché admise par l’Autorité des marchés
financiers ;
mettre en œuvre tous plans d’options d’achat d’actions
(ou plans assimilés), tous plans d’attributions gratuites
d’actions (ou plans assimilés), tous plans d’épargne
salariale (ou plans assimilés) ou toutes autres allocations
d’actions aux salariés et dirigeants de la Société ou des
sociétés qui lui sont liées ainsi que de réaliser toutes
opérations de couverture afférentes à ces opérations dans
les conditions et conformément aux dispositions prévues
par les lois et règlements applicables ;
remettre des actions à l’occasion de l’exercice de droits
attachés à des valeurs mobilières donnant accès au capital
ainsi que de réaliser toutes opérations de couverture
afférentes à ces opérations dans les conditions et
conformément aux dispositions prévues par les lois et
règlements applicables ;
acheter des actions pour conservation et remise
ultérieure à l’échange ou en paiement dans le cadre
d’opérations éventuelles de croissance externe, de fusion,
de scission ou d’apport ;
annuler tout ou partie des actions ainsi rachetées ; ou
plus généralement, opérer dans tout but qui viendrait à
être autorisé par la loi ou toute pratique de marché qui
viendrait à être admise par les autorités de marché, étant
précisé que, dans une telle hypothèse, la Société
informerait ses actionnaires par voie de communiqué.
Prix d’achat unitaire maximum : 25 euros par action.
Montant maximum des fonds pouvant être consacrés au
rachat d’actions : 342 millions d’euros.
Durée du programme : 18 mois à compter de l’Assemblée
générale du 11 juin 2025 soit jusqu’au 10 décembre 2026.
(1) Hors 22 266 331 BSA préfinancés, soit 36 152 341 valeurs mobilières donnant accès au capital et instruments émis en incluant les BSA préfinancés.
(2) Hors BSA préfinancés et 35,2 % en incluant les BSA préfinancés.
126
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
4
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Capital social
4.3.5Valeurs mobilières ouvrant droit à une quote-part de capital
Au 31 décembre 2024, le nombre total d’actions ordinaires
susceptibles d’être créées par exercice intégral ou acquisition
définitive, selon le cas, de l’ensemble des valeurs mobilières
donnant accès au capital et instruments émis s’élevait à
13 886 010 (1) soit une dilution maximale de 13,5 % (2) sur la
base du capital, et des droits de vote existants et 10,0 %  sur la
base du capital et des droits de vote pleinement dilués.
Les nombres et caractéristiques des titres donnant accès au
capital attribués par la Société à la date du présent document
sont résumés ci-après.
4.3.5.1Bons de souscription d’actions
Au 31 décembre 2024, l’exercice intégral de l’ensemble des BSA attribués et encore en circulation pourrait conduire à la création
de 244 693 actions ordinaires nouvelles.
Il n’y a pas eu d’exercice ni d’attribution de BSA depuis le 31 décembre 2023.
Intitulé du plan
BSA 2015
BSA X 2015
BSA 2016
BSA 2017
BSA 2018
Date d’Assemblée
03/06/2014
23/06/2015
23/06/2015
21/06/2016
21/06/2016
15/06/2017
15/06/2017
Date d’attribution par le CA
24/03/2015
19/11/2015
15/12/2015
21/08/2016
09/12/2016
15/06/2017
02/05/2018
Nombre total de BSA attribués
10 000 (1)
22 500 (2)
90 000 (3)
20 000 (4)
59 000 (5)
9 000 (6)
44 000
dont attribués aux mandataires sociaux :
Torbjørn Bjerke *
7 500 (2)
7 000 (5)
7 000 (7)
George Horner III **
7 500 (2)
7 000 (5)
Daniel B. Soland
10 000 (1)
7 500 (2)
7 000 (5)
7 000 (7)
Michael J. Goller
7 500 (3)
7 000 (5)
7 000 (7)
Claire Giraut ***
10 000 (4)
7 000 (7)
Julie O’Neill
9 000 (6)
7 000 (7)
Michel de Rosen
9 000 (7)
Nombre de bénéficiaires
non‑mandataires (3)
0
0
8
1
5
0
0
Point de départ d’exercice des BSA
24/03/2015
19/11/2015
15/12/2015
21/08/2016
09/12/2016
15/06/2017
02/05/2018
Date d’expiration des BSA
24/03/2025
19/11/2025
15/12/2025
21/08/2026
09/12/2026
15/06/2027
02/05/2028
Prix d’exercice des BSA
43,00 €
66,06 €
64,14 €
52,97 €
69,75 €
59,05 €
37,24 €
Prix de souscription des BSA
4,30 €
6,61 €
6,41 €
5,30 €
6,98 €
5,90 €
3,72 €
Modalités d’exercice
(8)
(8)
(8)
(8)
(8)
(8)
(8)
Nombre d’actions souscrites
au 31 décembre 2024
Nombre total de BSA annulés ou caducs
au 31 décembre 2023
7 500
16 500
24 992
Nombre total de BSA restants
au 31 décembre 2024
10 000
15 000
73 500
20 000
34 008
9 000
44 000
Nombre total d’actions pouvant être
souscrites au 31 décembre 2024
10 000
15 000
73 500
20 000
34 008
9 000
44 000
* Administrateur démissionnaire le 19 mai 2021.
** Administrateur démissionnaire le 17 novembre 2017.
*** Administrateur démissionnaire le 22 mars 2021.
(1) Selon la méthode de valorisation Black & Scholes utilisée dans les comptes consolidés, la juste valeur des bons octroyés est de 9,90 euros.
(2) Selon la méthode de valorisation Black & Scholes utilisée dans les comptes consolidés, la juste valeur des bons octroyés est de 22,60 euros.
(3) Selon la méthode de valorisation Black & Scholes utilisée dans les comptes consolidés, la juste valeur des bons octroyés est de 7,28 euros.
(4) Selon la méthode de valorisation Black & Scholes utilisée dans les comptes consolidés, la juste valeur des bons octroyés est de 21,59 euros.
(5) Selon la méthode de valorisation Black & Scholes utilisée dans les comptes consolidés, la juste valeur des bons octroyés est de 12,94 euros.
(6) Selon la méthode de valorisation Black & Scholes utilisée dans les comptes consolidés, la juste valeur des bons octroyés est de 24,02 euros.
(7) Selon la méthode de valorisation Black & Scholes utilisée dans les comptes consolidés, la juste valeur des bons octroyés est de 9,02 euros.
(8) Les BSA sont tous exerçables.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
127
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Capital social
4
Intitulé du plan
BSA 2021(1)
Date d’Assemblée
19/05/2021
Date d’attribution par le CA
19/05/2021
Nombre total de BSA attribués
54 696
dont souscrits par les mandataires sociaux :
34 185
Michel de Rosen
6 837
Ado Ndu
6 837
Daniel B. Soland
6 837
Ravi M. Rao
6 837
Timothy Morris
6 837
Viviane Monges *
6 837
Nombre de bénéficiaires non-mandataires
Point de départ d’exercice des BSA
10/06/2021
Date d’expiration des BSA
10/06/2025
Prix d’exercice des BSA
10,75 €
Prix de souscription des BSA
5,85 €
Modalités d’exercice
(1)
Nombre d’actions souscrites au 31 décembre 2024
Nombre total de BSA annulés ou caducs au 31 décembre 2024
Nombre total de BSA restants au 31 décembre 2024
34 185
Nombre total d’actions pouvant être souscrites au 31 décembre 2024
34 185
(1) Les BSA sont tous exerçables. Ils ont été évalués selon le modèle binomial d’évaluation d’options dit de Cox Ross Rubinstein.
* administrateur démissionnaire le 3 octobre 2022
*a
  *
Intitulé du plan
BSA 2022
Préfinancés
Date d’Assemblée
12/05/2022
Date d’attribution par le CA
09/05/2022
Nombre total de BSA attribués
28 276 331
dont souscrits par les mandataires sociaux :
Nombre de bénéficiaires non-mandataires
3
Baker Bros. Advisors LP
13 116 331
Venrock Healthcare Capital Partners
9 150 000
Braidwelll LP (1)
6 010 000
Point de départ d’exercice des BSA
13/06/2022
Date d’expiration des BSA
13/06/2032
Prix d’exercice des BSA (2)
3,00 € (1)
Prix de souscription des BSA
2,90 €
Modalités d’exercice (3)
Nombre d’actions souscrites au 31 décembre 2024
Nombre total de BSA annulés ou caducs au 31 décembre 2024
Nombre total de BSA restants au 31 décembre 2024
22 266 331
Nombre total d’actions pouvant être souscrites au 31 décembre 2024
22 266 331
(1) Braidwell a exercé l’intégralité de ses BSA Préfinancés en date du 15 novembre 2024.
(2) Le prix d’exercice d’une action issue des BSA Préfinancés, soit 3 euros, a été libéré par anticipation à hauteur de 2,90 euros (soit le prix d’exercice moins la valeur
nominale d’une action ordinaire) au jour de l’émission des BSA Préfinancés et non au jour de l’exercice des BSA Préfinancés.
(3) L’exercice d’un BSA Préfinancé donnera le droit de souscrire à une action à un prix de 3 euros, étant précisé que le prix d’exercice ayant été libéré par anticipation au
jour de l’émission des BSA Préfinancés, seul le solde, soit 0,10 euro (correspondant à la valeur nominale de l’action ordinaire nouvelle) devra être libéré au jour de
l’exercice du BSA Préfinancé. Chaque BSA Préfinancé pourra être exercé, sous réserve du respect de la réglementation applicable aux sociétés dont les titres sont
admis aux négociations sur un marché réglementé, et le porteur d’un BSA Préfinancé ne pourra pas exercer le BSA Préfinancé dans le cas où, du fait de l’exercice
dudit BSA Préfinancé et postérieurement audit exercice, sa participation au capital de la Société serait supérieure à 9,99 % du capital ou des droits de vote de la
Société (sous réserve que le porteur d’un BSA Préfinancé n’ait pas notifié à la Société une baisse ou une augmentation dudit pourcentage de 9,99 %).
128
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
4
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Capital social
En cas de nouvelles attributions de BSA à des administrateurs, le prix de souscription du bon sera déterminé conformément à sa
« valeur de marché ».
Nombre total
de BSA
Prix de souscription des
actions sur exercice des bons
Néant
Néant
Néant
Néant
4.3.5.2Attributions gratuites d’actions
Au 31 décembre 2024, 3 144 689 actions sont en période d’acquisition conformément au tableau qui suit (étant précisé qu’il s’agit
exclusivement d’actions nouvelles). Ce montant peut évoluer par voie d’annulation d’actions gratuites en cours d’acquisition suite
au départ de collaborateurs.
Intitulé du plan
AGA 2017
Date d’Assemblée
21/09/2015
21/09/2015
Date du Conseil d’administration
14/03/2017
20/04/2017
Nombre total d’actions gratuites attribuées
22 500
24 000
Nombre d’actions attribuées gratuitement aux mandataires sociaux
Expiration de la période d’acquisition des droits (1)
14/03/2019
20/04/2019
Date de fin de période de conservation (2)
NA
NA
Nombre d’actions définitivement acquises au 31 décembre 2024
8 000 (1)
12 000 (1)
Nombre cumulé d’actions gratuites annulées ou caduques au 31 décembre 2024
6 500
Nombre d’actions gratuites restantes au 31 décembre 2024
8 000
12 000
(1) Le Conseil d’administration du 25 septembre 2020 a confirmé l’interprétation qui devrait être faite du plan d’action gratuite, à savoir, l’acquisition définitive des
actions gratuites de tous les salariés est subordonnée à la réalisation des deux critères de performance ci-dessous :
la moitié des actions attribuées ne sera attribuée définitivement qu’à la plus tardive des deux dates suivantes : (i) expiration de la période d’acquisition des droits
de deux (2) ans courant à compter de ce jour et (ii) enregistrement de la demande de mise sur le marché de Viaskin® Peanut auprès de la FDA ; cette condition a
été remplie le 4 octobre 2019 et a entraîné la livraison définitive des actions gratuites aux salariés toujours présents à cette date ;
la moitié des actions attribuées ne sera attribuée définitivement qu’à la plus tardive des deux dates suivantes : (i) expiration de la période d’acquisition des droits
de deux (2) ans courant à compter de ce jour et (ii) première vente de Viaskin® Peanut aux États-Unis.
(2) Ces plans n’ont pas de période obligatoire de conservation.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
129
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Capital social
4
Intitulé du plan
AGA 2018
Date d’Assemblée
22/06/2018
22/06/2018
22/06/2018
22/06/2018
22/06/2018
Date du Conseil d’administration
22/06/2018
06/09/2018
01/11/2018
12/12/2018
12/12/2018
17/12/2018 (6)
Nombre total d’actions gratuites attribuées
486 153
450
57 000
16 250
3 000
Nombre d’actions attribuées gratuitement à :
M. Pierre-Henri Benhamou (1)
50 000
M. David Schilansky (2)
50 000
M. Laurent Martin (3)
20 000
Expiration de la période d’acquisition des droits (4)
22/06/2019 (4)
06/09/2019 (4)
01/11/2019 (4)
12/12/2019 (4)
17/12/2019 (4)
Date de fin de période de conservation (5)
22/06/2021 (5)
06/09/2021 (5)
01/11/2021 (5)
12/12/2021 (5)
17/12/2021 (5)
Nombre d’actions définitivement acquises
au 31 décembre 2024
15 000
Nombre cumulé d’actions gratuites annulées
ou caduques au 31 décembre 2024
45 725
14 250
3 750
500
Nombre d’actions gratuites restantes
au 31 décembre 2024
443 345
450
42 750
12 500
2 500
(1) M. Pierre-Henri Benhamou a quitté son mandat de Président du Conseil d’administration le 4 mars 2019. Le Conseil d’administration du même jour a décidé de lever
la condition de présence à laquelle était initialement subordonnée l’attribution définitive de 50 000 actions gratuites attribuées à M. Benhamou le 22 juin 2018
(étant précisé que leur attribution définitive demeure néanmoins soumise au respect de la condition de performance fixée dans le cadre de ce plan décrite au (4)).
(2) M. David Schilansky a quitté son mandat de Directeur Général Délégué au 31 août 2019. Le Conseil d’administration du 10 mai 2019 a décidé de lever la condition
de présence à laquelle était initialement subordonnée l’attribution définitive de 50 000 actions gratuites attribuées à M. Schilansky le 22 juin 2018 (étant précisé que
leur attribution définitive demeure néanmoins soumise au respect de la condition de performance fixée dans le cadre de ce plan décrite au (4)).
(3) M. Laurent Martin a quitté son mandat de Directeur Général Délégué, Pharmacien Responsable au 8 janvier 2020. Le Conseil d’administration du 4 mars 2019 a
décidé de lever la condition de présence à laquelle était initialement subordonnée l’attribution définitive de 50 000 actions gratuites attribuées à M. Martin le
22 juin 2018 (étant précisé que leur attribution définitive demeure néanmoins soumise au respect de la condition de performance fixée dans le cadre de ce plan
décrite au (4)).
(4) Le Conseil d’administration du 25 septembre 2020 a confirmé l’interprétation qui devrait être faite du plan d’action gratuite, à savoir, l’acquisition définitive des
actions gratuites de tous les salariés n’interviendra qu’à la plus tardive des deux dates suivantes :
expiration de la période d’acquisition des droits courant à compter de leur attribution initiale ; et
autorisation de mise sur le marché de Viaskin® Peanut par la Food and Drug Administration américaine (U.S. FDA) (condition de performance).
(5) Les bénéficiaires devront conserver ces actions pendant une durée de deux ans à compter de la fin de période d’acquisition des droits.
Intitulé du plan
AGA 2019
Date d’Assemblée
22/06/2018
24/05/2019
24/05/2019
24/05/2019
Date du Conseil d’administration
10/05/2019
31/07/2019
11/10/2019
19/12/2019
Nombre total d’actions gratuites attribuées
100 000
23 750
40 000
23 600
Nombre d’actions attribuées gratuitement aux mandataires sociaux
Expiration de la période d’acquisition des droits
10/05/2020 (1)
(2)
(2)
19/12/2021 (3)
Date de fin de période de conservation
10/05/2022 (4)
NA (5)
NA (5)
NA (5)
Nombre d’actions définitivement acquises au 31 décembre 2024
20 000
20 000
5 400
Nombre cumulé d’actions gratuites annulées ou caduques
au 31 décembre 2024
20 000
3 750
20 000
18 200
Nombre d’actions gratuites restantes au 31 décembre 2024
60 000
20 000
(1) Le Conseil d’administration du 25 septembre 2020 a confirmé l’interprétation qui devrait être faite du plan d’action gratuite, à savoir, l’acquisition définitive des
actions gratuites de tous les salariés n’interviendra qu’à la plus tardive des deux dates suivantes :
expiration de la période d’acquisition des droits courant à compter de leur attribution initiale, et
autorisation de mise sur le marché de Viaskin® Peanut par la Food and Drug Administration américaine (U.S. FDA) (condition de performance).
(2) L’acquisition définitive des actions gratuites, sous réserve d’une condition de présence, n’interviendra qu’à la plus tardive des deux dates suivantes :
période d’une durée de deux ans à compter de leur attribution initiale, et
autorisation de mise sur le marché de Viaskin® Peanut par la Food and Drug Administration américaine (U.S. FDA) (condition de performance).
(3) L’attribution définitive des actions attribuées gratuitement dans le cadre de ce plan n’est pas soumise à la réalisation de condition de performance.
(4) Les bénéficiaires devront conserver ces actions pendant une durée de deux ans à compter de leur attribution définitive.
(5) Ces plans n’ont pas de période obligatoire de conservation.
130
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
4
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Capital social
Intitulé du plan
AGA 2020
Date d’Assemblée
24/05/2019
20/04/2020
20/04/2020
Date du Conseil d’administration
11/10/2019
20/04/2020
24/11/2020
Date d’attribution
16/03/2020
29/04/2020
24/11/2020
Nombre total d’actions gratuites attribuées
5 000
20 000
472 500
Nombre d’actions attribuées gratuitement aux mandataires sociaux
Expiration de la période d’acquisition des droits
(1)
(1)
(3)
Date de fin de période de conservation
NA (2)
NA (2)
(4)
Nombre d’actions définitivement acquises au 31 décembre 2024
309 931
Nombre cumulé d’actions gratuites annulées ou caduques au 31 décembre 2024
162 569
Nombre d’actions gratuites restantes au 31 décembre 2024
5 000
20 000
-
(1) L’acquisition définitive des actions gratuites, sous réserve d’une condition de présence, n’interviendra qu’à la plus tardive des deux dates suivantes :
période d’une durée de deux ans à compter de leur attribution initiale, et
autorisation de mise sur le marché de Viaskin® Peanut par la Food and Drug Administration américaine (U.S. FDA) (condition de performance).
(2) Ces plans n’ont pas de période obligatoire de conservation.
(3) L’acquisition définitive des actions gratuites, sous réserve du respect de la condition de présence (sauf exception), s’effectuera dans les proportions suivantes :
à concurrence d’un maximum de 25 % du nombre d’options attribuées à compter d’un an après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 18 mois après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de deux ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 30 mois après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de trois ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 42 mois après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de quatre ans après leur date d’octroi.
(4) Les actions gratuites qui auront été acquises avant le deuxième anniversaire de la date d’attribution ne seront livrées qu’après le premier jour ouvrable suivant le
deuxième anniversaire de la date d’attribution, sauf en cas de décès ou d’invalidité.
Intitulé du plan
AGA 2021
Date d’Assemblée
20/04/2020
19/05/2021
19/05/2021
Date du Conseil d’administration
23/03/2021
19/05/2021
22/11/2021
Date d’attribution
23/03/2021
19/05/2021
22/11/2021
Nombre total d’actions gratuites attribuées
24 900
20 000
257 300
Nombre d’actions attribuées gratuitement aux mandataires sociaux
Expiration de la période d’acquisition des droits
(1)
(1)
(1)
Date de fin de période de conservation
(2)
(2)
(2)
Nombre d’actions définitivement acquises au 31 décembre 2024
18 995
17 500
139 084
Nombre cumulé d’actions gratuites annulées ou caduques au 31 décembre 2024
3 300
74 291
Nombre d’actions gratuites restantes au 31 décembre 2024
2 605
2 500
43 925
(1) L’acquisition définitive des actions gratuites, sous réserve du respect de la condition de présence (sauf exception), s’effectuera dans les proportions suivantes :
à concurrence d’un maximum de 25 % du nombre d’options attribuées à compter d’un an après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 18 mois après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de deux ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 30 mois après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de trois ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 42 mois après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de quatre ans après leur date d’octroi.
(2) Pour les salariés hors France, les actions gratuites qui auront été acquises avant le deuxième anniversaire de la date d’attribution ne seront livrées qu’après le
premier jour ouvrable suivant le deuxième anniversaire de la date d’attribution, sauf en cas de décès ou d’invalidité.
Pour les salariés résidant en France, les actions gratuites seront acquises dès le premier anniversaire de la date d’attribution et soumises à une période d’un an de
conservation.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
131
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Capital social
4
Intitulé du plan
AGA 2022
Date d’Assemblée
19/05/2021
12/05/2022
12/05/2022
12/05/2022
Date du Conseil d’administration
12/05/2022
29/07/2022
21/11/2022
09/01/2023
Date d’attribution
12/05/2022
29/07/2022
21/11/2022
09/01/2023
Nombre total d’actions gratuites attribuées
3 200
66 700
519 650
35 800
Nombre d’actions attribuées gratuitement aux mandataires sociaux
Expiration de la période d’acquisition des droits
(1)
(1)
(1)
(1)
Date de fin de période de conservation
(2)
(2)
(2)
(2)
Nombre d’actions définitivement acquises au 31 décembre 2024
2 000
19 599
224 649
5 650
Nombre cumulé d’actions gratuites annulées ou caduques
au 31 décembre 2024
41 250
77 725
25 200
Nombre d’actions gratuites restantes au 31 décembre 2024
1 200
5 851
217 276
4 950
(1) L’acquisition définitive des actions gratuites, sous réserve du respect de la condition de présence (sauf exception), s’effectuera dans les proportions suivantes :
à concurrence d’un maximum de 25 % du nombre d’options attribuées à compter d’un an après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de deux ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de trois ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de quatre ans après leur date d’octroi.
(2) Pour les salariés hors France, les actions gratuites qui auront été acquises avant le deuxième anniversaire de la date d’attribution ne seront livrées qu’après le
premier jour ouvrable suivant le deuxième anniversaire de la date d’attribution, sauf en cas de décès ou d’invalidité.
Pour les salariés résidant en France, les actions gratuites seront acquises dès le premier anniversaire de la date d’attribution et soumises à une période d’un an de
conservation. Pour les salariés résidant en France, les actions gratuites seront acquises dès le premier anniversaire de la date d’attribution et soumises à une
période d’un an de conservation.
Intitulé du plan
AGA 2023
Date d’Assemblée
12/04/2023
Date du Conseil d’administration
20/11/2023
Date d’attribution
20/11/2023
Nombre total d’actions gratuites attribuées
912 650
Nombre d’actions attribuées gratuitement aux mandataires sociaux
Expiration de la période d’acquisition des droits
(1)
Date de fin de période de conservation
(2)
Nombre d’actions définitivement acquises au 31 décembre 2024
194 832
Nombre cumulé d’actions gratuites annulées ou caduques au 31 décembre 2024
133 300
Nombre d’actions gratuites restantes au 31 décembre 2024
584 518
(1) L’acquisition définitive des actions gratuites, sous réserve du respect de la condition de présence (sauf exception), s’effectuera dans les proportions suivantes :
à concurrence d’un maximum de 25 % du nombre d’options attribuées à compter d’un an après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de deux ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de trois ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de quatre ans après leur date d’octroi.
(2) Pour les salariés hors France, les actions gratuites qui auront été acquises avant le deuxième anniversaire de la date d’attribution ne seront livrées qu’après le
premier jour ouvrable suivant le deuxième anniversaire de la date d’attribution, sauf en cas de décès ou d’invalidité.
Pour les salariés résidant en France, les actions gratuites seront acquises dès le premier anniversaire de la date d’attribution et soumises à une période d’un an de
conservation. Pour les salariés résidant en France, les actions gratuites seront acquises dès le premier anniversaire de la date d’attribution et soumises à une
période d’un an de conservation.
132
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
4
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Capital social
Intitulé du plan
AGA 2024
Date d’Assemblée
12/04/2023
16/05/2024
16/05/2024
Date du Conseil d’administration
16/01/2024
16/05/2024
21/11/2024
Date d’attribution
16/01/2024
16/05/2024
21/11/2024
Nombre total d’actions gratuites attribuées
59 000
65 000
1 181 700
Nombre d’actions attribuées gratuitement aux mandataires sociaux
Expiration de la période d’acquisition des droits
(1)
(1)
(1)
Date de fin de période de conservation
(2)
(2)
(2)
Nombre d’actions définitivement acquises au 31 décembre 2024
Nombre cumulé d’actions gratuites annulées ou caduques au 31 décembre 2024
30 000
1 000
Nombre d’actions gratuites restantes au 31 décembre 2024
59 000
35 000
1 180 700
(1) L’acquisition définitive des actions gratuites, sous réserve du respect de la condition de présence (sauf exception), s’effectuera dans les proportions suivantes :
à concurrence d’un maximum de 25 % du nombre d’options attribuées à compter d’un an après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de deux ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de trois ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de quatre ans après leur date d’octroi.
(2) Pour les salariés hors France, les actions gratuites qui auront été acquises avant le deuxième anniversaire de la date d’attribution ne seront livrées qu’après le
premier jour ouvrable suivant le deuxième anniversaire de la date d’attribution, sauf en cas de décès ou d’invalidité.
Pour les salariés résidant en France, les actions gratuites seront acquises dès le premier anniversaire de la date d’attribution et soumises à une période d’un an de
conservation. Pour les salariés résidant en France, les actions gratuites seront acquises dès le premier anniversaire de la date d’attribution et soumises à une
période d’un an de conservation.
Actions gratuites consenties aux dix premiers salariés non-mandataires sociaux attributaires
et attribution définitive au profit de ces derniers
Nombre total
d’actions gratuites
Actions gratuites consenties sur l’exercice 2024 par l’émetteur aux dix salariés de l’émetteur et de toute
société comprise dans ce périmètre, dont le nombre d’actions consenties est le plus élevé
(Information globale)
475 900
Nombre d’actions définitivement acquises sur l’exercice 2024, par les dix salariés de l’émetteur
et de ces sociétés, dont le nombre d’actions définitivement acquises est le plus élevé (Information globale)
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
133
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Capital social
4
4.3.5.3Stock-options
Au 31 décembre 2024, 10 496 628 actions sont susceptibles d’être souscrites sur exercice des options ou sont en cours d’acquisition.
Ce montant peut évoluer par voie d’annulation d’actions susceptibles d’être souscrites suite au départ de collaborateurs.
Intitulé du plan
SO 2015
Date d’Assemblée
03/06/2014
03/06/2014
Date d’attribution
23/06/2015
15/12/2015
04/01/2016
Nombre total d’options attribuées
120 000
75 000
dont attribuées aux mandataires sociaux :
Pierre-Henri Benhamou (1)
David Schilansky (2)
Laurent Martin (3)
Nombre de bénéficiaires non-mandataires
1
1
Point de départ de l’exercice des options
24/06/2016 (4)
04/01/2017 (5)
Date d’expiration des options
24/06/2025
04/01/2026
Prix d’exercice des options
48,90 €
65,68 €
Nombre d’actions souscrites au 31 décembre 2024
Nombre total d’options annulées ou caduques au 31 décembre 2024
75 000
Nombre total d’options restantes au 31 décembre 2024
120 000
Nombre total d’actions pouvant être souscrites au 31 décembre 2024
120 000
(1) M. Pierre-Henri Benhamou a quitté son mandat de Président du Conseil d’administration le 4 mars 2019.
(2) M. David Schilansky a quitté son mandat de Directeur Général Délégué le 31 août 2019.
(3) M. Laurent Martin a quitté son mandat de Directeur Général Délégué, Pharmacien Responsable le 8 janvier 2020.
(4) Les options seront exerçables, sous réserve du respect de la condition de présence (sauf exception), dans les proportions suivantes :
à concurrence d’un maximum de 25 % du nombre d’options attribuées à compter du 24 juin 2016 ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter du 24 juin 2017 ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter du 24 juin 2018 ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter du 24 juin 2019.
(5) Les options seront exerçables, sous réserve du respect de la condition de présence (sauf exception), dans les proportions suivantes :
à concurrence d’un maximum de 25 % du nombre d’options attribuées à compter du 4 janvier 2017 ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter du 4 janvier 2018 ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter du 4 janvier 2019 ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter du 4 janvier 2020.
(6) M. David Schilansky ayant été nommé Directeur Général Délégué par le Conseil d’administration du 16 décembre 2014 à compter du 8 janvier 2015, seuls les plans
accordés pendant son mandat sont mentionnés dans cette section. M. Schilansky a quitté son mandat de Directeur Général Délégué le 31 août 2019.
(7) M. Laurent Martin ayant été nommé Directeur Général Délégué par le Conseil d’administration du 14 mars 2017 à compter du 14 mars 2017, seuls les plans
accordés pendant son mandat sont mentionnés dans cette section. M. Martin a quitté son mandat de Directeur Général Délégué – Pharmacien Responsable le
8 janvier 2020.
134
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
4
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Capital social
Intitulé du plan
SO 2016
Date d’Assemblée
03/06/2014
03/06/2014
03/06/2014
03/06/2014
03/06/2014
Date d’attribution
06/04/2016
21/06/2016
21/06/2016
21/06/2016
09/12/2016
21/04/2016
15/09/2016
17/10/2016
Nombre total d’options attribuées
33 000
110 000
9 300
16 500
74 960
dont attribuées aux mandataires sociaux :
Pierre-Henri Benhamou (2)
David Schilansky (3)
Laurent Martin (4)
Nombre de bénéficiaires non-mandataires
2
6
1
2
13
Point de départ de l’exercice des options
21/04/2017 (1)
21/06/2017 (1)
15/09/2017 (2)
17/10/2017 (1)
09/12/2017 (1)
Date d’expiration des options
21/04/2026
21/06/2026
15/09/2026
17/10/2026
09/12/2026
Prix d’exercice des options
62,82 €
53,96 €
62,80 €
64,39 €
69,75 €
Nombre d’actions souscrites au 31 décembre 2024
1 200
Nombre total d’options annulées ou caduques
au 31 décembre 2024
11 000
71 300
9 300
7 200
57 740
Nombre total d’options restantes au 31 décembre 2024
22 000
37 500
9 300
17 220
Nombre total d’actions pouvant être souscrites
au 31 décembre 2024
22 000
37 500
9 300
17 220
(1) Les options seront exerçables, sous réserve du respect de la condition de présence (sauf exception), dans les proportions suivantes :
à concurrence d’un maximum de 25 % du nombre d’options attribuées à compter d’un an après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 18 mois après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de deux ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 30 mois après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de trois ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 42 mois après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de quatre ans après leur date d’octroi.
(2) M. Pierre-Henri Benhamou a quitté son mandat de Président du Conseil d’administration le 4 mars 2019.
(3) M. David Schilansky a quitté son mandat de Directeur Général Délégué le 31 août 2019.
(4) M. Laurent Martin a quitté son mandat de Directeur Général Délégué, Pharmacien Responsable le 8 janvier 2020.
Intitulé du plan
SO 2017
Date d’Assemblée
03/06/2014
15/06/2017
15/06/2017
15/06/2017
Date d’attribution
15/06/2017
15/06/2017
15/09/2017
05/12/2017
Nombre total d’options attribuées
126 000
111 600
52 600
625 200
dont attribuées aux mandataires sociaux :
Pierre-Henri Benhamou (2)
David Schilansky (3)
Laurent Martin (4)
Nombre de bénéficiaires non-mandataires
16
5
4
32
Point de départ de l’exercice des options
15/06/2018 (1)
15/06/2018 (1)
15/09/2018 (1)
05/12/2018 (1)
Date d’expiration des options
15/06/2027
15/06/2027
15/09/2027
05/12/2027
Prix d’exercice des options
59,05 €
60,54 €
74,22 €
39,00 €
Nombre d’actions souscrites au 31 décembre 2024
Nombre total d’options annulées ou caduques au 31 décembre 2024
103 500
79 300
26 300
477 325
Nombre total d’options restantes au 31 décembre 2024
22 500
32 300
26 300
147 875
Nombre total d’actions pouvant être souscrites au 31 décembre 2024
22 500
32 300
26 300
147 875
(1) Les options seront exerçables, sous réserve du respect de la condition de présence (sauf exception), dans les proportions suivantes :
à concurrence d’un maximum de 25 % du nombre d’options attribuées à compter d’un an après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 18 mois après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de deux ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 30 mois après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de trois ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 42 mois après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de quatre ans après leur date d’octroi.
(2) M. Pierre-Henri Benhamou a quitté son mandat de Président du Conseil d’administration le 4 mars 2019.
(3) M. David Schilansky a quitté son mandat de Directeur Général Délégué le 31 août 2019.
(4) M. Laurent Martin a quitté son mandat de Directeur Général Délégué, Pharmacien Responsable le 8 janvier 2020.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
135
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Capital social
4
Intitulé du plan
SO 2018
Date d’Assemblée
22/06/2018
22/06/2018
22/06/2018
Date d’attribution
06/09/2018
15/10/2018
29/11/2018
Nombre total d’options attribuées
65 000
76 700
350 000
dont attribuées aux mandataires sociaux :
Daniel Tassé
350 000
Pierre-Henri Benhamou (2)
David Schilansky (3)
Laurent Martin (4)
Nombre de bénéficiaires non-mandataires
1
9
Point de départ de l’exercice des options
(1)
(1)
(1)
Date d’expiration des options
06/09/2028
15/10/2028
29/11/2028
Prix d’exercice des options
36,96 €
37,28 €
30,02 €
Nombre d’actions souscrites au 31 décembre 2024
Nombre total d’options annulées ou caduques au 31 décembre 2024
40 625
69 500
Nombre total d’options restantes au 31 décembre 2024
24 375
7 200
350 000
Nombre total d’actions pouvant être souscrites au 31 décembre 2024
(1) Les options seront exerçables, sous réserve du respect de la condition de présence (sauf exception), qu’à la date la plus tardive des deux conditions suivantes :
expiration de la période à compter de leur attribution initiale :
1. à concurrence d’un maximum de 25 % du nombre d’options attribuées à compter d’un an après leur date d’octroi,
2. à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 18 mois après leur date d’octroi,
3. à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de deux ans après leur date d’octroi,
4. à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 30 mois après leur date d’octroi,
5. à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de trois ans après leur date d’octroi,
6. à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 42 mois après leur date d’octroi,
7. à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de quatre ans après leur date d’octroi ;
autorisation de mise sur le marché de Viaskin® Peanut par la Food and Drug Administration américaine (U.S. FDA) (condition de performance).
(2) M. Pierre-Henri Benhamou a quitté son mandat de Président du Conseil d’administration le 4 mars 2019.
(3) M. David Schilansky a quitté son mandat de Directeur Général Délégué le 31 août 2019.
(4) M. Laurent Martin a quitté son mandat de Directeur Général Délégué, Pharmacien Responsable le 8 janvier 2020.
Intitulé du plan
SO 2019
Date d’Assemblée
22/06/2018
22/06/2018
24/05/2019
24/05/2019
24/05/2019
Date d’attribution
15/01/2019
20/03/2019
24/05/2019
01/07/2019
22/07/2019
Nombre total d’options attribuées
9 500
547 100
150 000
403 400
75 000
dont attribuées aux mandataires sociaux :
Daniel Tassé
150 000
Nombre de bénéficiaires non-mandataires
2
70
61
1
Point de départ de l’exercice des options
(1)
(1)
(1)
(1)
(1)
Date d’expiration des options
15/01/2029
20/03/2029
24/05/2029
01/07/2029
22/07/2029
Prix d’exercice des options
15,61 €
14,58 €
16,99 €
15,43 €
17,90 €
Nombre d’actions souscrites au 31 décembre 2024
Nombre total d’options annulées ou caduques
au 31 décembre 2024
7 200
404 075
336 000
Nombre total d’options restantes
au 31 décembre 2024
2 300
143 025
150 000
67 400
75 000
Nombre total d’actions pouvant être souscrites
au 31 décembre 2024
(1) Les options seront exerçables, sous réserve du respect de la condition de présence (sauf exception), qu’à la date la plus tardive des deux conditions suivantes :
expiration de la période à compter de leur attribution initiale :
1. à concurrence d’un maximum de 25 % du nombre d’options attribuées à compter d’un an après leur date d’octroi,
2. à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 18 mois après leur date d’octroi,
3. à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de deux ans après leur date d’octroi,
4. à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 30 mois après leur date d’octroi,
5. à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de trois ans après leur date d’octroi,
6. à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 42 mois après leur date d’octroi,
7. à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de quatre ans après leur date d’octroi ;
autorisation de mise sur le marché de Viaskin® Peanut par la Food and Drug Administration américaine (U.S. FDA) (condition de performance).
136
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
4
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Capital social
Intitulé du plan
SO 2020
Date d’Assemblée
24/05/2019
20/04/2020
Date d’attribution
15/01/2020
24/11/2020
Nombre total d’options attribuées
94 500
1 215 200
dont attribuées aux mandataires sociaux :
Daniel Tassé
274 000
Nombre de bénéficiaires non-mandataires
4
87
Point de départ de l’exercice des options
(1)
24/11/2021 (2)
Date d’expiration des options
15/01/2030
24/11/2030
Prix d’exercice des options
23,24 €
4,16 €
Nombre d’actions souscrites au 31 décembre 2024
5 613
Nombre total d’options annulées ou caduques au 31 décembre 2024
83 600
343 587
Nombre total d’options restantes au 31 décembre 2024
-
Nombre total d’actions pouvant être souscrites au 31 décembre 2024* sous réserve atteinte
prix exercice
10 900
840 400
(1) Les options seront exerçables, sous réserve du respect de la condition de présence (sauf exception), qu’à la date la plus tardive des deux conditions suivantes :
expiration de la période à compter de leur attribution initiale :
1. à concurrence d’un maximum de 25 % du nombre d’options attribuées à compter d’un an après leur date d’octroi,
2. à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 18 mois après leur date d’octroi,
3. à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de deux ans après leur date d’octroi,
4. à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 30 mois après leur date d’octroi,
5. à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de trois ans après leur date d’octroi,
6. à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 42 mois après leur date d’octroi,
7. à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de quatre ans après leur date d’octroi ;
autorisation de mise sur le marché de Viaskin® Peanut par la Food and Drug Administration américaine (U.S. FDA) (condition de performance).
(2) Les options seront exerçables, sous réserve du respect de la condition de présence (sauf exception), à expiration de la période à compter de leur attribution initiale :
à concurrence d’un maximum de 25 % du nombre d’options attribuées à compter d’un an après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 18 mois après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de deux ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 30 mois après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de trois ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 42 mois après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de quatre ans après leur date d’octroi.
Intitulé du plan
SO 2021
Date d’Assemblée
20/04/2020
19/05/2021
Date d’attribution
23/03/2021
22/11/2021
Nombre total d’options attribuées
75 600
1 107 300
dont attribuées aux mandataires sociaux :
Daniel Tassé
274 000
Nombre de bénéficiaires non-mandataires
7
86
Point de départ de l’exercice des options
23/03/2022 (1)
24/11/2022 (1)
Date d’expiration des options
24/03/2031
24/11/2030
Prix d’exercice des options
9,30 €
5,87 €
Nombre d’actions souscrites au 31 décembre 2024
5 613
Nombre total d’options annulées ou caduques au 31 décembre 2024
13 700
223 300
Nombre total d’options restantes au 31 décembre 2024
7 737
221 000
Nombre total d’actions pouvant être souscrites au 31 décembre 2024* sous réserve atteinte
prix exercice
54 163
663 000
(1) Les options seront exerçables, sous réserve du respect de la condition de présence (sauf exception), à expiration de la période à compter de leur attribution initiale :
à concurrence d’un maximum de 25 % du nombre d’options attribuées à compter d’un an après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 18 mois après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 2 ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 30 mois après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 3 ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 42 mois après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 12,5 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de 4 ans après leur date d’octroi.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
137
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Capital social
4
Intitulé du plan
SO 2022
Date d’Assemblée
19/05/2021
12/05/2022
12/05/2022
12/05/2022
Date d’attribution
12/05/2022
29/07/2022
21/11/2022
09/01/2023
Nombre total d’options attribuées
19 000
135 500
1 771 786
59 200
dont attribuées aux mandataires sociaux :
Daniel Tassé
764 386
Nombre de bénéficiaires non-mandataires
1
3
83
3
Point de départ de l’exercice des options
12/05/2022
29/07/2022 (1)
21/11/2022 (1)
29/07/2022 (1)
Date d’expiration des options
12/05/2032
29/07/2032
21/11/2032
29/07/2032
Prix d’exercice des options
2,61 €
4,72 €
3 €
3 €
Nombre d’actions souscrites au 31 décembre 2024
Nombre total d’options annulées ou caduques au 31 décembre 2024
25 000
152 000
55 000
Nombre total d’options restantes au 31 décembre 2024
7 125
55 250
809 843
3 150
Nombre total d’actions pouvant être souscrites au 31 décembre 2024
11 875
55 250
809 843
1 050
(1) Les options seront exerçables, sous réserve du respect de la condition de présence (sauf exception), à expiration de la période à compter de leur attribution initiale :
à concurrence d’un maximum de 25 % du nombre d’options attribuées à compter d’un an après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de deux ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de trois ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de quatre ans après leur date d’octroi.
Intitulé du plan
SO 2023
Date d’Assemblée
12/04/2023
Date d’attribution
20/11/2023
Nombre total d’options attribuées
2 290 722
dont attribuées aux mandataires sociaux :
Daniel Tassé
809 672
Nombre de bénéficiaires non-mandataires
101
Point de départ de l’exercice des options
21/11/2022 (1)
Date d’expiration des options
21/11/2032
Prix d’exercice des options
2 €
Nombre d’actions souscrites au 31 décembre 2024
Nombre total d’options annulées ou caduques au 31 décembre 2024
168 300
Nombre total d’options restantes au 31 décembre 2024
1 591 813
Nombre total d’actions pouvant être souscrites au 31 décembre 2024
530 609
(1) Les options seront exerçables, sous réserve du respect de la condition de présence (sauf exception), à expiration de la période à compter de leur attribution initiale :
à concurrence d’un maximum de 25 % du nombre d’options attribuées à compter d’un an après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de deux ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de trois ans après leur date d’octroi ;
à concurrence d’un maximum de 25 % supplémentaire du nombre d’options attribuées à compter de quatre ans après leur date d’octroi.
138
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
4
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Capital social
Intitulé du plan
SO 2024
Date d’Assemblée
12/04/2023
16/05/2024
16/05/2024
16/05/2024
Date d’attribution
16/01/2024
16/05/2024
21/11/2024
04/12/2024
Nombre total d’options attribuées
262 000
272 000
2 267 300
813 200
dont attribuées aux mandataires sociaux :
Daniel Tassé
813 200
Nombre de bénéficiaires non-mandataires
2
2
37
Point de départ de l’exercice des options
16/01/2025
16/05/2025
21/11/2025
04/12/2025
Date d’expiration des options
16/01/2034
16/05/2034
21/11/2034
04/12/2034
Prix d’exercice des options
1,8
1,3
0,71
0,85
Nombre d’actions souscrites au 31 décembre 2024
Nombre total d’options annulées ou caduques au 31 décembre 2024
57 000
Nombre total d’options restantes au 31 décembre 2024
262 000
215 000
2 267 300
813 200
Nombre total d’actions pouvant être souscrites au 31 décembre 2024
Options attribuées aux dix premiers salariés non-mandataires sociaux attributaires
et options levées par ces derniers
Nombre total
d’options attribuées/
d’actions souscrites
Prix moyen
pondéré
Nombre et valeur des options attribuées durant l’exercice 2024, aux dix salariés de la Société
et de ses filiales dont le nombre d’options attribuées est le plus élevé (Information globale)
1 501 700
0.90 euros
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
139
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Capital social
4
4.3.5.4Capital autorisé
Les délégations en vigueur sont présentées dans le tableau ci-dessous :
Nature de la délégation ou de l’autorisation
Date de l’AGE
et numéro de
résolution
Date
d’expiration
Montant autorisé
Utilisation
Délégation en vue d’émettre des actions ordinaires
et/ou des valeurs mobilières avec maintien du DPS
16/05/2024
20e résolution
15/07/2026
28 929 000 euros
Néant
Délégation en vue d’émettre des actions ordinaires
et/ou des valeurs mobilières avec suppression du DPS par offre
au public
16/05/2024
21e résolution
15/07/2026
28 929 000 euros (1)
Néant
Délégation en vue d’émettre des actions ordinaires
et/ou des valeurs mobilières avec suppression du DPS
par placement privé
16/05/2024
22e résolution
15/07/2026
28 929 000 euros (1)
Néant
Délégation en vue d’émettre des actions ordinaires
et/ou des valeurs mobilières avec suppression du DPS au profit
de catégories de personnes (2)
16/05/2024
24e résolution
15/11/2025
28 929 000 euros (1)
(3)
Délégation en vue d’émettre des actions ordinaires
et/ou des valeurs mobilières avec suppression du DPS au profit
de catégories de personnes dans le cadre d’un contrat
de financement ATM
16/05/2024
25e résolution
15/11/2025
28 929 000 euros (1)
Néant
Délégation en vue d’augmenter le capital dans la limite de 10 %
du capital en rémunération d’un apport de titres ou de valeurs
mobilières
16/05/2024
27e résolution
15/07/2026
28 929 000 euros (1)
Néant
Délégation en vue d’augmenter le capital dans le cadre
d’une opération de fusion, scission ou apport partiel d’actifs
16/05/2024
29e résolution
15/07/2026
10 % du capital social (1)
Néant
Délégation en vue d’augmenter le capital par incorporation
de réserves, bénéfices ou primes
16/05/2024
31e résolution
15/07/2026
4 821 000 euros
Néant
Délégation en vue d’émettre des actions ordinaires
et/ou des valeurs mobilières avec suppression du DPS en faveur
des adhérents d’un PEE
16/04/2024
32e résolution
15/07/2026
2 % du capital social à la
date de l’AG du
16/05/2024
Néant
Autorisation d’attribuer des bons de souscription d’actions
16/05/2024
33e résolution
15/11/2025
0,5 % du capital social à
la date d’attribution
Néant
Autorisation d’attribuer des actions gratuites
16/05/2024
34e résolution
15/11/2025
2 % du capital social à la
date d’attribution
(3)
Autorisation d’émettre des options de souscription
et/ou d’achat d’actions
16/05/2024
35e résolution
15/11/2025
7,5 % du capital social à
la date d’attribution
(4)
(1) Ce plafond s’impute sur un plafond global de 28 929 000 euros fixé par l’Assemblée générale du 16 mai 2024 dans sa 30e résolution.
(2) La suppression du DPS est prévue au profit d’une ou plusieurs personnes appartenant à une ou plusieurs catégories de personnes suivantes :
des personnes physiques ou morales, en ce compris des sociétés, trusts ou fonds d’investissement ou autres véhicules de placement quelle que soit leur forme, de
droit français ou étranger, investissant à titre habituel dans le secteur pharmaceutique, biotechnologique, ou des technologies médicales ; et/ou
des sociétés, institutions ou entités quelle que soit leur forme, françaises ou étrangères, exerçant une part significative leurs activités dans le domaine
pharmaceutique, chimique ou des dispositifs et/ou technologies médicaux ou de la recherche dans ces domaines ; et/ou
des prestataires de services d'investissements français ou étranger, ou tout établissement étranger ayant un statut équivalent, susceptibles de garantir la
réalisation d’une émission destinée à être placée auprès des personnes visées au (a) et/ou (b) ci-dessus ou dans le cadre de la mise en place d'une ligne de
financement en fonds propres ou obligataire et, dans ce cadre, de souscrire aux titres émis.
(3) Sur le fondement de cette autorisation, 1 245 700 actions représentant 1,3 % du capital ont été attribuées gratuitement au 31 décembre 2024 (paragraphe 4.3.5.2
du présent document).
(4) Sur le fondement de cette autorisation, 3 352 500 options permettant de souscrire 3 3352 500 actions représentant 3,48 % du capital ont été attribuées
gratuitement au 31 décembre 2024 (cf. paragraphe 4.3.5.3 du présent document).
4.3.5.5Options d’achat ou de vente ou autres engagements portant sur des actions
de la Société
À la connaissance de la Société, il n’existe pas d’option d’achat ou de vente ou d’autres engagements au profit des actionnaires de
la Société ou consentis par ces derniers portant sur des actions de la Société.
140
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
4
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Actionnariat
4.4ACTIONNARIAT
4.4.1Répartition du capital et des droits de vote théoriques à la date
du 31 décembre 2024
L’actionnariat de la Société à la date du 31 décembre 2024 se présente comme suit, sur la base des informations disponibles :
Nombre
d’actions
% capital
et droits de vote
théoriques *
Baker Brothers Investments
23 468 100
22,82 %
VR Adviser, LLC
9 300 000
9,04 %
Bpifrance Participations (ex-FSI)
6 925 700
6,73 %
Innobio (Bpifrance Investissements)
226 100
0,22 %
Sous-total Caisse des Dépôts
7 151 800
6,95 %
Braidwell, L. P.
3 899 300
3,79 %
Yiheng Capital Management, L.P.
3 281 500
3,19 %
Invus Public Equities Advisors, LLC
3 040 300
2,96 %
Autodétention*
266 868
0,26 %
Management (a)
74 489
0,07 %
Flottant
52 427 542
50,98 %
TOTAL
102 847 501
100,00 %
* Au regard du faible pourcentage que représentent les actions autodétenues privées de droit de vote, il n’y a pas d’écart significatif entre le pourcentage de droit de
vote théorique et le pourcentage de droit de vote réel.
(a) Actions détenues par les Administrateurs et/ou le Directeur Général.
4.4.2Évolution de la répartition du capital et des droits de vote
théoriques depuis le 31 décembre 2022
% capital et droits de vote théoriques
31/12/2022
31/12/2023
31/12/2024
Baker Brothers Investments
24,96 %
24,34 %
22,82 %
VR Adviser, LLC
9,88 %
9,64 %
9,04 %
Bpifrance Participations (ex-FSI)
7,36 %
7,18 %
6,73 %
Innobio (Bpifrance Investissements)
0,10 %
0,10 %
0,22 %
Sous-total Caisse des Dépôts
7,45 %
7,28 %
6,95 %
Braidwell, L, P,
9,94 %
5,95 %
3,79 %
Autodétention
0,16 %
0,23 %
0,26 %
Management (a)
0,06 %
0,06 %
0,07 %
Flottant
47,55 %
52,50 %
57,12 %
TOTAL
100 %
100 %
100 %
(a) Actions détenues par les Administrateurs et/ou le Directeur Général.
À la connaissance de la Société, il n’existe au 31 décembre
2024 aucun autre actionnaire détenant, directement ou
indirectement, seul ou de concert, plus de 5 % du capital ou
des droits de vote.
Au cours de l’exercice, la Société a reçu les déclarations de
franchissement de seuils suivantes :
franchissement à la baisse, le 10 octobre 2024, du seuil de
5 % du capital et des droits de vote par Braidwell LP
(Avis AMF 224C2141) ;
franchissement à la hausse, le15 novembre 2024, du seuil
de 5 % du capital et des droits de vote par Braidwell LP
(Avis AMF 224C2354).
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
141
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Actionnariat
4
Les évolutions dans la répartition du capital résultent
principalement des opérations suivantes :
au cours de l’exercice 2022 :
le 9 juin 2022, émission de (i) 32 855 669 actions ordinaires
dans le cadre d’un placement privé en Europe (y compris en
France) et aux États-Unis et de (ii) 28 276 331 BSA
Préfinancés donnant droit à 28 276 331 actions ordinaires
en cas d’exercice de ces BSA Préfinancés ;
au cours de l’exercice 2023 :
le 16 juin 2023, émission de 2 052 450 actions ordinaires
sous la forme de 4 104 900 American Depositary Shares
(« ADS »), dans le cadre d’un placement auprès
d’investisseurs aux États-Unis ;
au cours de l’exercice 2024 :
le 12 novembre 2024, exercice de 6 010 000 BSA
Préfinancés, initialement acquis le 9 juin 2022, entrainant
l’émission de 6 010 000 actions ordinaires.
4.4.3Pactes d’actionnaires et concert
Il n’existe pas, à la connaissance de la Société au jour de
l’établissement du présent document :
de pacte ou accord quelconque conclu avec les principaux
actionnaires, des clients ou fournisseurs aux termes duquel
l’un des administrateurs ou des dirigeants de la Société a
été nommé en cette qualité ;
de restriction acceptée par les Administrateurs et le
Directeur Général concernant la cession de leur participation
dans le capital de la Société.
À la connaissance de la Société, il n’existe pas d’action de
concert entre actionnaires en dehors du concert entre
Bpifrance Participations et Bpifrance Investissement.
4.4.4Actionnaires significatifs non représentés au Conseil d’administration
Néant.
4.4.5Droits de vote des principaux actionnaires
Les droits de vote de chaque actionnaire sont égaux au nombre d’actions détenues par chacun d’entre eux. L’Assemblée générale
mixte du 23 juin 2015 a prévu expressément l’absence de droit de vote double suite à la loi n° 2014-384 du 29 mars 2014.
4.4.6Contrôle de la Société
Au 31 décembre 2024, aucun actionnaire ne détient le contrôle de la Société au sens des dispositions de l’article L. 233-3 du
Code de commerce.
4.4.7Dispositions pouvant retarder, différer ou empêcher
un changement de contrôle
Aucune disposition des Statuts, du Règlement Intérieur ou de tout autre accord ne peut, à la connaissance de la Société avoir pour
effet de retarder, de différer ou d’empêcher un changement de son contrôle.
4.4.8État des nantissements
Néant.
4.4.9Transactions avec les parties liées
Cf. la note 21 des annexes des comptes consolidés présentés dans le chapitre 5 du présent document.
142
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
4
INFORMATIONS SUR LA SOCIÉTÉ ET SON CAPITAL
Participation des actionnaires à l’Assemblée générale
4.5PARTICIPATION DES ACTIONNAIRES À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
Les modalités de participation des actionnaires aux Assemblées générales figurent à l’article 20 des Statuts.
4.6ÉLÉMENTS SUSCEPTIBLES D’AVOIR UNE INCIDENCE
EN CAS D’OFFRE PUBLIQUE
En application de l’article L. 22-10-11 du Code de commerce,
sont précisés les points suivants susceptibles d’avoir une
incidence en cas d’offre publique :
La structure du capital ainsi que les participations directes
ou indirectes connues de la Société et toutes informations
en la matière sont décrites au paragraphe 4.4 du présent
document.
Il n’existe pas de restriction statutaire à l’exercice des droits
de vote, hormis la privation de droits de vote pouvant être
demandée par un ou plusieurs actionnaires détenant au
moins 2,5 % du capital à défaut de déclaration d’un
franchissement de seuils statutaire (article 32 des Statuts :
« Toute personne physique ou morale mentionnée aux
articles L. 233-7, L. 233-9 et L. 223-10 du Code de commerce
venant à posséder directement ou indirectement, seule ou
de concert, un nombre d’actions représentant une fraction
du capital ou des droits de vote de la Société supérieure ou
égale à 2,5 % ou un multiple de ce pourcentage doit
informer la Société du nombre total d’actions et de droits de
vote et de titres donnant accès au capital ou aux droits de
vote qu’elle possède immédiatement ou à terme, par lettre
recommandée avec demande d’avis de réception adressée au
siège social dans un délai de quatre jours de bourse à compter
du franchissement du ou desdits seuils de participation »).
L’obligation d’information prévue ci-dessus s’applique
également dans les mêmes conditions lors du franchissement
à la baisse de chacun des seuils mentionnés ci-dessus.
À défaut d’avoir été déclarés dans les conditions ci-dessus
énoncées, les actions ou les droits de vote excédant la fraction
qui aurait dû être déclarée sont privés de droit de vote dans
les Assemblées générales d’actionnaires pour toute Assemblée
qui se tiendrait jusqu’à l’expiration d’un délai de deux ans suivant
la date de régularisation de la notification conformément à
l’article L. 233-14 du Code de commerce, si le défaut de
déclaration a été constaté et si un ou plusieurs actionnaires
détenant au moins 2,5 % du capital en font la demande
consignée dans le procès-verbal de l’Assemblée générale.
Les déclarations ci-dessus s’appliquent sans préjudice des
déclarations de franchissement de seuils prévues par des
dispositions légales ou réglementaires en vigueur.
Il n’existe pas de restriction statutaire au transfert des
actions.
Il n’existe pas de titre comportant des droits de contrôle
spéciaux et notamment pas de droits de vote double.
Il n’existe pas de mécanismes de contrôle prévus dans un
éventuel système d’actionnariat du personnel avec des
droits de contrôle qui ne sont pas exercés par ce dernier.
La Société n’a connaissance d’aucun accord entre
actionnaires pouvant entraîner des restrictions au transfert
d’actions et à l’exercice des droits de vote.
Les règles de nomination et de remplacement des
Administrateurs sont les règles légales et statutaires,
prévues aux articles 10 et suivants des Statuts, décrites au
paragraphe 3.3 du présent document.
En matière de pouvoirs du Conseil d’administration, les
délégations en cours sont décrites au paragraphe 4.3.4 du
présent document (programme de rachat d’actions) et dans
le tableau des délégations d’augmentation du capital
figurant au paragraphe 4.3.5.4 de ce même document.
La modification des Statuts de la Société se fait conformément
aux dispositions légales et réglementaires.
Il n’existe pas d’accords significatifs conclus par la Société
qui sont modifiés ou qui prennent fin en cas de changement
de contrôle.
Il n’existe pas d’accords particuliers prévoyant des indemnités
en cas de cessation des fonctions d’Administrateur ni de
salariés s’ils démissionnent ou sont licenciés sans cause
réelle et sérieuse.
Le Conseil d’administration a par ailleurs adopté lors de sa
réunion du 4 décembre 2024 une clause de changement de
contrôle qui s’applique pour les membres du comité exécutif, y
compris les named executive officers. Cette clause décrit les
modalités selon lesquelles les indemnités de licenciement
seraient déterminées dans le cas d’un changement de contrôle
de la Société.
Les détails de l’indemnité de départ susceptible d’être due
au Directeur Général figurent au paragraphe 3.4.1.2 du
présent document.
Il est précisé concernant les attributions gratuites d’actions
en cours, que les plans prévoient qu’en cas de prise de
contrôle, au sens de l’article L. 233-3 du Code de commerce,
de la Société DBV Technologies par toute personne agissant
seule ou de concert, les bénéficiaires conserveront leur droit
à attribution au terme de la période d’acquisition et ce,
même en cas de cessation du contrat de travail et/ou du
mandat social, quelle qu’en soit la cause, intervenant entre
la date de la prise de contrôle et le dernier jour de la
période d’acquisition. De même, concernant les plans de
stock-options en cours, les plans prévoient qu’en cas
de prise de contrôle, au sens de l’article L. 233-3 du Code de
commerce, de la Société DBV Technologies par toute
personne agissant seule ou de concert, les stock-options des
bénéficiaires seront considérées comme acquises à 100 % et
exerçables sans attendre l’atteinte du critère de performance,
même en cas de cessation du contrat de travail et/ou du
mandat social, quelle qu’en soit la cause, intervenant après
la date de la prise de contrôle.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
143
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
145
5
INFORMATIONS
FINANCIÈRES
ET COMPTABLES
146
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Informations financières concernant les résultats et la situation financière
5.1 INFORMATIONS FINANCIÈRES CONCERNANT LES RÉSULTATS
ET LA SITUATION FINANCIÈRE
5.1.1Revue d’activité 2024
L’activité principale de la Société est la recherche et le
développement dans les domaines du traitement et du
diagnostic des allergies, notamment alimentaires et pédiatriques.
À ce jour, le modèle d’affaires de la Société est de développer
ses produits jusqu’à l’obtention d’une autorisation de mise sur
le marché. Ce modèle devrait, à terme, intégrer la fabrication
sous réserve de l’obtention de l’agrément nécessaire au statut
d’établissement pharmaceutique fabricant.
Programmes cliniques
Au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2024, la Société a
successivement annoncé :
Le 23 septembre 2024, la Société a clôturé le screening des
sujets de l’essai clinique de phase 3 VITESSE. DBV a dépassé
son objectif de recrutement, clôturant avec succès au
troisième trimestre 2024, le processus de sélection des
sujets de l’étude de phase 3 VITESSE évaluant le patch
Viaskin® Peanut chez les enfants allergiques à l’arachide
âgés de 4 à 7 ans. Les premiers résultats de l’étude VITESSE
sont attendus pour le quatrième trimestre 2025.
Le 22 octobre 2024, la Société confirme la procédure
d’enregistrement pour une demande d’Autorisation de Mise
sur le Marché (AMM) avec le patch Viaskin® Peanut modifié
chez les enfants âgés de 1 à 7 ans en Europe par l’avis
scientifique de l’Agence Européenne des Médicaments (EMA).
Le 11 décembre 2024, la Société confirme l’alignement avec
la FDA (US) sur la procédure d’approbation accélérée du
patch Viaskin® Peanut chez les enfants âgés de 1 à 3 ans.
DBV Technologies et la FDA se sont mis d’accord sur les
éléments clés de l’étude COMFORT Toddlers chez les
enfants âgés de 1 à 3 ans, y compris le nombre de patients
et la méthodologie de collecte et d’analyse du temps de
port du patch. L’étude COMFORT Toddlers doit débuter au
deuxième trimestre 2025 afin de permettre le dépôt d’une
autorisation de licence biologique (BLA) pour le patch
Viaskin® Peanut chez les enfants âgés de 1 à 3 ans au second
semestre 2026.
L’historique du programme clinique est décrit au paragraphe 1.3.3
du présent document.
Recherche et développement, technologies
Au-delà de ses programmes de développement dans le domaine
des allergies alimentaires, la Société a continué à explorer
l’opportunité d’élargir de la technologie Viaskin® à d’autres aires
thérapeutiques au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2024.
Ces travaux exploratoires ont plus particulièrement concerné
les maladies inflammatoires ou auto-immunes, ou encore la
vaccination.
L’activité de recherche et développement est décrite au
paragraphe 1.3.5.1 du présent document.
Partenariats et sous-traitance
Pour mener à bien ses activités, DBV Technologies a recours à
divers sous-traitants dont les principaux sont :
des CRO (Contract Research Organization) : tous acteurs
internationaux de premier plan, ces établissements réalisent
pour le compte de la Société toutes les activités entrant
dans le cadre des essais cliniques réglementaires, une fois le
protocole défini ;
des CMO (Contract Manufacturing Organization) : la Société
ne disposant pas à ce jour du statut réglementaire
d’établissement pharmaceutique, ces entités réalisent pour
le compte de la Société la production des lots de patchs
pour les développements précliniques et cliniques.
Les principaux partenaires dédiés de la Sociétés fournissent
notamment les protéines nécessaires à la fabrication des lots
de patchs, aux divers composants des patchs ainsi qu’aux
composants nécessaires à la production.
Un résumé de ces accords est présenté au paragraphe 1.3.7
du présent document d’enregistrement universel.
Principaux facteurs ayant une incidence
sur l’activité et le résultat
Au regard du stade de développement de l’activité de la
Société, les principaux facteurs ayant une incidence sur
l’activité et les résultats de la Société sont :
l’ampleur des programmes de R&D ainsi que le respect de
leur calendrier d’avancement ;
l’existence de dispositifs fiscaux incitatifs pour les sociétés
mettant en œuvre des activités de recherche d’ordre
technique et scientifique. Ainsi, la Société bénéficie du
Crédit d’Impôt Recherche depuis sa création ;
par ailleurs, la Société attribue régulièrement à ses salariés,
mandataires sociaux et certains partenaires des instruments
financiers donnant accès à son capital. Les résultats de la
Société sont affectés par la charge correspondante,
comptabilisée dans les comptes consolidés.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
147
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Informations financières concernant les résultats et la situation financière
5.1.2Analyse du résultat consolidé
5.1.2.1Formation du résultat opérationnel
Chiffre d’affaires et autres revenus de l’activité
Jusqu'à la fin de l’exercice 2023, nos produits opérationnels étaient composés à la fois du Crédit d'Impôt Recherche et des revenus
comptabilisés au titre de l'accord de collaboration avec NESTEC.
Suite à la résiliation de cet accord de collaboration le 30 octobre 2023, nos produits opérationnels sont désormais exclusivement
générés par le Crédit d'Impôt Recherche.
(en milliers de dollars)
31 décembre
2024
2023
Chiffre d’affaires
Autres revenus
4 151
15 728
dont Crédit d’Impôt Recherche
4 146
8 766
dont subventions
dont autres produits
5
6 962
TOTAL DES PRODUITS OPÉRATIONNELS
4 151
15 728
Les produits opérationnels de la Société s'élèvent à 4,2 millions
de dollars au 31 décembre 2024, contre 15,7 millions de dollars
pour la même période en 2023. Cette diminution de 11,6 millions
de dollars est principalement due à (1) la résiliation de l’accord de
collaboration avec NESTEC pour 7,0 millions de dollar et (2) une
baisse du CIR en France pour 4,6 millions de dollars.
Cette baisse du CIR s’explique à la fois par une action corrective
du CIR déposée et enregistrée en 2023 par la Société pour
2,9 millions de dollars au titre des exercices 2020, 2021 et 2022
en complément des 5,9 millions de dollars de CIR 2023 mais
aussi à une plus grande partie des études réalisée en 2024 en
Amérique du Nord de fait non éligible au CIR, générant ainsi un
montant de CIR en 2024 de 4,1 millions de dollars.
Coût des marchandises vendues
Néant aux 31 décembre 2024 et 2023.
Dépenses de recherche et de développement
La Société a comptabilisé depuis sa création l’ensemble de ses
dépenses de développement en charges au cours de l’exercice
où elles ont été engagées, dans la mesure où l’autorisation de
mise sur le marché de ses produits n’a pas été obtenue et
considérant que les critères de capitalisation de la norme
IAS 38 ne sont pas tous remplis.
En effet, selon la norme IAS 38, les frais de développement
sont comptabilisés en immobilisations incorporelles sous réserve
que l’ensemble des critères suivants soit rempli :
(A) faisabilité technique nécessaire à l’achèvement du projet
de développement ;
(B) intention de la Société d’achever le projet et de le mettre
en service ;
(C) capacité à mettre en service l’immobilisation incorporelle ;
(D) démonstration de la probabilité d’avantages économiques
futurs attachés à l’actif ;
(E) disponibilité de ressources techniques, financières et
autres afin d’achever le projet ;
(F) évaluation fiable des dépenses de développement.
Ces frais comprennent notamment :
les frais de personnel affectés à la recherche et au
développement ;
les frais d’études précliniques et cliniques ;
les dépenses de propriété intellectuelle ;
les dépenses liées aux affaires réglementaires.
148
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Informations financières concernant les résultats et la situation financière
Par nature, les dépenses de recherche et développement au cours de la période présentée se ventilent comme suit :
(en milliers de dollars)
31 décembre
2024
2023
Sous-traitance, collaborations et consultants
62 448
49 044
Frais de personnel
19 559
16 879
Dotations aux provisions et amortissements
326
(11 655)
Petit équipement et fournitures
1 547
1 608
Congrès, frais de déplacements
1 366
1 648
Locations
49
193
Autres
3 882
2 422
TOTAL DES DÉPENSES DE RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT
89 176
60 139
Les dépenses de recherche et développement ont augmenté
de 29 ,0 millions de dollars en 2024 comparé à 2023.
Les frais de sous-traitance, collaboration et consultants ont
augmenté de 13,4 millions de dollars en 2024 essentiellement
en raison de l’augmentation des dépenses liées aux études
cliniques résultant (1) de l’accélération du recrutement des
patients dans le cadre de l’étude clinique de phase 3 VITESSE,
(2) des activités préparatoires aux études COMFORT en
prévision du lancement après l’alignement avec la FDA, (3) des
activités réglementaires et de production afin de soutenir les
essais cliniques en cours.
Les frais de personnel ont augmenté de 2,7 millions de dollars
en 2024 suite au recrutement de 12 ETP, principalement basés
aux États-Unis, afin de soutenir les activités des affaires
médicales, de la qualité et des affaires réglementaires.
Les dotations aux provisions et amortissements ont augmenté
de 12,0 millions de dollars en 2024 comparé à 2023,
essentiellement en raison de la reprise de provision pour perte
à terminaison enregistrée au 31 décembre 2023 suite à la
signature d’un accord mettant un terme au contrat de
collaboration et de licence avec NESTEC.
Au 31 décembre 2024, les dépenses de recherche et développement engagées par la Société dans le cadre de la conduite de
l’ensemble de ses programmes en cours se sont élevées à 89,3 millions de dollars. Les charges directes de recherche et
développement attribuables à ses deux principaux programmes, Peanut et Milk, sont les suivantes :
(en milliers de dollars)
31 décembre
2024
2023
Dépenses de recherche et développement – programme Peanut (1)
80 479
60 329
en % des dépenses de recherche et développement à l’exclusion des charges liées aux paiements
fondés sur des actions (2)
93 %
105 %
Dépenses de recherche et développement – programme Milk (1)
3 638
6 019
en % des dépenses de recherche et développement à l’exclusion des charges liées aux paiements
fondés sur des actions (3)
4 %
10 %
Autres dépenses de recherche et développement (1)
2 881
(8 621)
Total des dépenses de recherche et développement à l’exclusion des charges liées aux paiements
fondés sur des actions
86 999
57 727
Charges liées aux paiements fondés sur des actions incluses dans les dépenses de recherche
et développement
2 343
2 496
TOTAL DES DÉPENSES DE RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT
89 343
60 223
(1) Exclut les charges liées aux paiements fondés sur des actions.
(2) Si nous excluons l’impact de MAG1C, le pourcentage des dépenses de R&D relatif à Viaskin Peanut en 2023 serait de 84 %.
(3) Si nous excluons l’impact de MAG1C, le pourcentage des dépenses de R&D relatif à Viaskin Milk en 2023 serait de 8 %.
Frais commerciaux
Les frais commerciaux s’élèvent à respectivement 2,7 millions de dollars et 2,4 millions de dollars au titre des exercices 2024 et
2023, soit une hausse de 9%. Ces frais comprennent essentiellement les frais de personnel et les honoraires engagés pour la
préparation du lancement de Viaskin® Peanut, s’il est approuvé.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
149
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Informations financières concernant les résultats et la situation financière
Par nature, les dépenses commerciales se ventilent comme suit :
(en milliers de dollars)
31 décembre
2024
2023
Frais de personnel
890
753
Honoraires
816
1 207
Communications, frais de représentation et déplacements
933
398
Dotations aux provisions et amortissements
(2)
51
Autres
24
25
TOTAL DES FRAIS COMMERCIAUX
2 659
2 434
Les frais commerciaux ont augmenté de 0,2 million de dollars en 2024 par rapport à 2023, principalement afin de soutenir les
activités de pré-commercialisation pour Viaskin® Peanut aux États-Unis.
Frais généraux
Les frais généraux comprennent essentiellement les frais de
personnel administratif, les coûts de structure liés au siège social,
et des charges externes comme les honoraires d’audit, d’avocats
ou de consultants. Leur montant total s’établit respectivement
à 28,8 million de dollars et 29,5 million de dollars au titre des
exercices clos respectivement les 31 décembre 2024 et 2023.
Par nature, la répartition des frais généraux est la suivante :
(en milliers de dollars)
31 décembre
2024
2023
Frais de personnel
11 223
11 654
Honoraires
10 052
8 750
Assurances
3 200
3 712
Dotations aux provisions et amortissements
242
824
Communications, frais de représentation et déplacements
680
676
Locations
523
370
Autres
2 873
3 469
TOTAL DES FRAIS GÉNÉRAUX
28 793
29 455
Les frais généraux ont diminué de 0,7 million de dollars en
2024 par rapport à 2023.
Les honoraires ont augmenté de 1,3 million de dollars en 2024
par rapport à 2023 principalement en raison de coûts non
récurrents associés (1) aux déménagements des bureaux en
France et aux États-Unis, (2) à des activités de financement et
(3) à des activités liées aux marques et brevets de la Société.
Cette augmentation est compensée par (1) la diminution de
0,5 million de dollars des polices d’assurances principalement
liée à la réduction de la prime d’assurance spécifique
contractée au profit des dirigeants et administrateurs de la
Société dans le cadre des opérations financières et (2) la
diminution des dotations aux provisions et amortissements et
autres coûts pour un montant total de 1,0 million de dollars
principalement en raison de la reprise de provision pour le
réaménagement des bureaux de Montrouge.
5.1.2.2Formation du résultat net
Produits et charges financières
Le résultat financier net s’est élevé à 2,4 millions de dollars au
31 décembre 2024 contre 3,6 millions de dollars au
31 décembre 2023. Ce poste comprend principalement le
résultat de change, les frais financiers sur les obligations locatives
et les produits financiers sur les placements de la Société.
La variation du résultat financier est principalement
attribuable aux produits financiers sur les placements de la
Société, et une hausse des coûts de change.
Résultat net et résultat net par action
La perte nette s’est élevée respectivement à 114,1 millions de
dollars au titre de l’exercice 2024 et 72,7 millions de dollars au
titre de l’exercice 2023. La perte par action émise (nombre
moyen pondéré d’actions en circulation au cours de l’exercice)
s’est élevée respectivement à 1,18 dollar et 0,76 dollar par
action pour les exercices clos les 31 décembre 2024 et 2023.
150
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Informations financières concernant les résultats et la situation financière
5.1.3Analyse du bilan consolidé
Actifs non courants
Les actifs non courants regroupent les actifs incorporels, les
droits d’utilisation relatifs aux contrats de location, les actifs
corporels et les actifs financiers non courants. Les actifs non
courants nets s’élevaient respectivement à 21,2 millions de
dollars au 31 décembre 2024 et 24,1 millions de dollars au
31 décembre 2023. La variation des actifs non courants entre les
deux périodes résulte principalement de la constatation du droit
d’utilisation du nouveau siège social de la Société, pour un
montant de 4,5 millions de dollars, situé à Châtillon, Paris.
Actifs courants
Les actifs courants s’élevaient respectivement à 44,4 millions de
dollars et 158,9 millions de dollars au 31 décembre 2024 et au
31 décembre 2023. La trésorerie et les équivalents de trésorerie
s’élevaient à 32,5 millions de dollars au 31 décembre 2023 contre
141,4 millions de dollars au 31 décembre 2023. Outre la
consommation de trésorerie de la période, la variation entre les
deux périodes résulte principalement de l’accord de services
conclu par la Société avec Fareva La Vallée, daté du 18 mars 2024,
pour la construction de certaines installations par Fareva La Vallée
pour la production et la fourniture de matières premières
d’arachide pour la Société.
(en milliers de dollars)
31 décembre
2024
2023
Créances clients et comptes rattachés
Autres actifs courants :
11 932
17 548
dont créance de Crédit d’Impôt Recherche
3 980
8 857
dont créances fiscales
4 452
5 236
dont charges constatées d’avance
1 541
2 103
dont autres créances
1 959
1 353
Trésorerie et équivalents de trésorerie
32 456
141 367
TOTAL DES ACTIFS COURANTS
44 388
158 915
Capitaux propres
La variation nette des capitaux propres de la Société résulte d’augmentations de capital, de l’exercice de valeurs mobilières ainsi que
de la perte nette de l’exercice 2023.
(en milliers de dollars)
31 décembre
2024
2023
CAPITAUX PROPRES
27 385
140 334
Passifs non courants
La hausse des passifs non courants résulte principalement de l’évolution de l’obligations locatives à plus d’un an. Cette hausse
s’explique principalement par la signature d’un nouveau bail aux États-Unis.
(en milliers de dollars)
31 décembre
2024
2023
Passifs non courants
Dettes financières non courantes
Obligations locatives à plus d’un an
6 296
4 526
Provisions non courantes
722
800
Autres passifs non courants
TOTAL DES PASSIFS NON COURANTS
7 018
5 326
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
151
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Informations financières concernant les résultats et la situation financière
Passifs courants
Les passifs courants sont principalement composés des obligations locatives à moins d’un an, des dettes à court terme vis-à-vis des
tiers, des dettes fiscales et sociales (salariés et organismes sociaux).
(en milliers de dollars)
31 décembre
2024
2023
Passifs courants
Dettes financières courantes
Obligations locatives à moins d’un an
654
1 144
Provisions courantes
122
3 958
Fournisseurs et comptes rattachés
22 032
23 302
Autres passifs courants
8 331
8 934
TOTAL DES PASSIFS COURANTS
31 139
37 338
La variation des passifs courants résulte notamment d’une
baisse des dettes fournisseurs et d’une baisse des autres
passifs courants, notamment expliquée par la diminution des
provisions en lien avec la remise en état des locaux de
Montrouge comptabilisée au 31 décembre 2023 et la diminution
de la provision couvrant les dépenses futures à engager pour
terminer l’étude avec Nestlé Health Science sur les patients
engagés, ainsi que de la diminution des obligations locatives.
5.1.4Trésorerie et financement consolidé
Analyse du tableau des flux de trésorerie
(en milliers de dollars)
31 décembre
2024
2023
Flux de trésorerie net lié aux activités opérationnelles
(103 183)
(77 644)
Flux de trésorerie nets liés aux activités d'investissement
(760)
(808)
Flux de trésorerie nets liés aux activités de financement
(700)
4 762
Flux de trésorerie liés aux activités
opérationnelles
La consommation de trésorerie liée aux activités opérationnelles
pour les exercices clos les 31 décembre 2024 et 2023 s’est élevée
respectivement à 103,2 millions de dollars et 77,6 millions de
dollars. La consommation liée aux activités opérationnelles a
augmenté de 25,6 millions de dollars s’expliquant principalement
par la hausse des charges opérationnelles liées aux études
cliniques et aux activités réglementaires et de production et
développement.
Flux de trésorerie liés aux activités
d’investissement
La consommation de trésorerie liée aux activités d’investissement
s’est élevée à 0,8 million de dollars en 2024 et 0,8 millions de
dollars en 2023.
Principaux investissements
À ce stade de développement de la Société, toutes les
dépenses de recherche et développement clinique sont
actuellement comptabilisées en charges, jusqu’à ce que les
critères de capitalisation de la norme IAS 38 soient remplis
(notamment lorsque les autorisations de mise sur le marché
seront obtenues).
Ainsi, les flux d’investissement sont principalement constitués des
acquisitions d’immobilisations corporelles, relatives à l’acquisition
de matériaux pour la conception et la mise au point de machines
et d’équipements industriels, de matériel de laboratoire et, de
manière plus accessoire, de matériel informatique et de bureau.
(en milliers de dollars)
31 décembre
2024
2023
Acquisitions d’immobilisations corporelles
(2 338)
(677)
Acquisitions d’immobilisations incorporelles
(3)
Acquisitions d’immobilisations financières
1 582
(131)
TOTAL DES INVESTISSEMENTS, HORS PRODUIT DES CESSIONS D’ACTIFS
(760)
(808)
152
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Informations financières concernant les résultats et la situation financière
Principaux investissements en cours de réalisation
Au 31 décembre 2024 comme au 31 décembre 2023, les
« Immobilisations en cours » sont principalement composées
d’achat de matériaux pour la conception et la mise au point de
machines et d’équipements industriels.
La Société n’a pas d’autres investissements significatifs en cours.
Principaux investissements envisagés
La Société ne prévoit pas, pour le moment, de réaliser
d’investissements significatifs pour les années à venir et pour
lesquels les organes de Direction de la Société ont pris des
engagements fermes.
Flux de trésorerie liés aux activités
de financement
Les flux nets de trésorerie liés aux activités de financement se sont
élevés à 0,7 million de dollars en 2024, essentiellement relatifs à
l’exercice de BSA préfinancés (acquis lors du financement de type PIPE
de 2022) contre 4,8 millions de dollars en 2023 liés aux opérations de
financement réalisées par la Société en juin 2023 (ATM ).
Depuis sa création et comme exposé ci-dessus, les sources de
financement ont été :
les apports en numéraire réalisés par ses actionnaires
(note 10 des comptes consolidés) ;
des avances remboursables accordées par Bpifrance ;
les sommes encaissées dans le cadre du remboursement des
créances de Crédit d’Impôt Recherche (note 8 des comptes
consolidés).
Financement par le capital
Depuis sa création et jusqu’au 31 décembre 2024, la Société a
reçu un total d’environ 1,2 milliard de dollars de capitaux
propres dont la quasi-totalité est relative aux levées de fonds en
numéraire réalisées par voie d’augmentations de capital.
Conformément à l’autorisation accordée par l’Assemblée
générale des actionnaires du 16 mai 2024, l’intégralité du report
à nouveau statutaire de DBV Technologies SA après affectation
du résultat net de l’exercice clos le 31 décembre 2023 a été
incorporée à la prime d’émission pour 61,3 millions d’euros
(66,3 millions de dollars convertis au taux historique).
Le tableau ci-dessous résume les mouvements en capital sur les deux derniers exercices :
Date
(en milliers de dollars)
Nature des opérations
Capital
Primes liées
au capital
Nombre
d’actions
Solde au 1er janvier 2023
10 720,4
294 880,7
94 137 145
23/03/2023
Acquisition d’actions gratuites
1,1
(1,1)
10 174
12/04/2023
Imputation du report à nouveau sur la prime d’émission
(93 441,5)
19/05/2023
Acquisition d’actions gratuites
0,3
(0,3)
2 500
22/05/2023
Acquisition d’actions gratuites
1,6
(1,6)
14 364
24/05/2023
Acquisition d’actions gratuites
3,7
(3,7)
34 321
16/06/2023
Émission en numéraire d’actions ordinaires
225,1
(6 696,1)
2 052 450
23/09/2023
Acquisition d’actions gratuites
0,3
(0,3)
2 599
25/10/2023
Acquisition d’actions gratuites
3,7
(3,7)
35 000
19/11/2023
Acquisition d’actions gratuites
0,3
(0,3)
2 500
21/11/2023
Acquisition d’actions gratuites
6,3
(6,3)
57 775
22/11/2023
Acquisition d’actions gratuites
5,5
(5,5)
50 058
24/11/2023
Acquisition d’actions gratuites
3,6
(3,6)
32 884
Solde au 1er janvier 2024
10 972
208 109
96 431 770
23/3/2024
Attribution définitive AGA
0,3
(0,3)
2 599
12/5/2024
Acquisition AGA
0,2
(0,2)
1 600
16/5/2024
Affectation du résultat 2023
(66 432,0)
19/5/2024
Attribution définitive AGA
0,3
(0,3)
2 500
22/5/2024
Attribution définitive AGA
2,4
(2,4)
22 112
24/5/2024
Attribution définitive AGA
3,5
(3,5)
32 497
29/7/2024
Attribution définitive AGA
0,6
(0,6)
5 849
23/9/2024
Attribution définitive AGA
0,3
(0,3)
2 599
15/11/2024
Exercice BSA
636,0
6 010 000
18/11/2024
Acquisition définitive AGA
400
19/11/2024
Acquisition définitive AGA
0,3
(0,3)
2 500
20/11/2024
Acquisition définitive AGA
10,3
(10,3)
97 436
21/11/2024
Acquisition définitive AGA
17,6
(17,6)
166 874
22/11/2024
Acquisition définitive AGA
2,3
(2,3)
21 925
24/11/2024
Acquisition définitive AGA
4,9
(4,9)
46 840
SOLDE AU 31 DÉCEMBRE 2024
11 650
141 635
102 847 501
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
153
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Informations financières concernant les résultats et la situation financière
Financement par le Crédit d’Impôt Recherche
La Société bénéficie des dispositions des articles 244 quater B
et 49 septies F du Code général des impôts relatives au Crédit
d’Impôt Recherche (CIR). Pour les exercices clos les
31 décembre 2019 et 2020, la Société ne bénéficiait plus du
remboursement immédiat du CIR du fait de la perte du statut
de PME au sens de la réglementation communautaire. Le CIR
devait ainsi être remboursé dans un délai de trois ans à
compter de la déclaration en cas d’impossibilité d’imputation
sur l’impôt sur les sociétés dû par la Société.
À compter de l’exercice clos le 31 décembre 2021, la Société a
recouvré son statut de PME communautaire conformément
aux textes en vigueur.
L’évolution de ce Crédit d’Impôt Recherche au cours des exercices 2023 et 2024 se présente comme suit (en milliers de dollars) :
POSITION AU 31 DÉCEMBRE 2022
5 793
CIR 2023
8 766
Paiement reçu
(5 971)
Écarts de conversion
270
POSITION AU 31 DÉCEMBRE 2023
8 857
CIR 2024
4 146
Paiement reçu
(8 676)
Écarts de conversion
(348)
POSITION AU 31 DÉCEMBRE 2024
3 980
Au titre des comptes présentés, la Société a comptabilisé en autres revenus un Crédit d’Impôt Recherche de 4,1 millions de dollars
au 31 décembre 2024 et de 8,8 millions de dollars au 31 décembre 2023.
Trésorerie nette du Groupe
Voir également les notes 9 en annexe aux comptes consolidés
du présent document d’enregistrement universel. Au
31 décembre 2024, le montant de la trésorerie et équivalents
détenus par la Société s’élevait à 32,5 millions de dollars,
contre 141,4 millions de dollars au 31 décembre 2023.
Au 31 décembre 2024, comme au 31 décembre 2023, la
trésorerie et équivalents de trésorerie comprennent les
disponibilités et les instruments financiers courants détenus
par la Société (exclusivement des comptes à terme
immédiatement mobilisables en cas de besoin de liquidités).
L’analyse de l’endettement financier net se présente comme suit :
(en milliers de dollars)
31 décembre
2024
2023
Trésorerie et équivalents de trésorerie
32 456
141 367
Passif financier courant
Endettement financier – Part courante (A)
Passif financier non courant
Endettement financier – Part non courante (B)
Endettement financier (A) + (B)
Endettement financier net
32 456
141 367
154
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Informations financières concernant les résultats et la situation financière
5.1.5Événements récents et perspectives
5.1.5.1Faits marquants depuis le début de l’année 2025
Événements postérieurs à la clôture
au  31 décembre 2024
Le 27 mars 2025 la société a annoncé un placement privé pouvant
atteindre 306,9 millions de dollars (284,5 millions d’euros).
Le financement d’un montant pouvant atteindre 306,9 millions de
dollars (284,5 millions d'euros), comprend un produit brut de
125,5 millions de dollars (116,3 millions d'euros) à recevoir à la
clôture de l’opération et un montant total pouvant atteindre
181,4 millions de dollars (168,2 millions d'euros) en produit brut si
tous les bons de souscription sont exercés, sous réserve de la
satisfaction de certaines conditions. L’étude de Phase 3 VITESSE
atteignant son objectif primaire déclencherait une accélération de
l’exercice de certains bons de souscription.
Le produit de ce financement sera consacré à la poursuite du
développement du programme Viaskin® peanut dans les deux
indications, y compris la préparation et le dépôt de la Biologics
License Application et enfin le lancement et la commercialisation
du patch Viaskin® peanut pour les enfants âgés de 4 à 7 ans sous
réserve de l’approbation de la FDA.
Le financement entraîne une dilution immédiate de 22,4 % et
une dilution maximale de 73,7 % des actionnaires existants si
tous les bons de souscription sont exercés.
Le financement consiste en :
une augmentation de capital avec suppression du droit
préférentiel de souscription réservée à des catégories de
personnes répondant à des conditions déterminées
conformément à la 24résolution de l’Assemblée générale
des actionnaires du 16 mai 2024 (« l’Assemblée générale
2024 ») réalisée le 7 avril 2025 pour un montant de
38 millions d’euros, consistant en l’émission de (i)
34 090 004 actions nouvelles d’une valeur nominale de
0,10 euro (les « Actions Nouvelles ») auxquelles sont
attachés des bons de souscription de la Société (les « BSA »,
formant, avec les Actions Nouvelles, les « ABSA ») à un prix
de souscription de 1,1136 euros par ABSA et (ii) jusqu’à
59 657 507 actions nouvelles supplémentaires, si la totalité
des BSA attachés aux Actions Nouvelles sont exercés (les
« Actions Issues des BSA ») ; et
l’émission par le biais d'une offre réservée à des catégories de
personnes répondant à des conditions déterminées de
71 005 656 bons (la « PFW-BS-PFW ») réalisée le 7 avril 2025
pour un montant d'environ 79 millions d'euros à un prix de
souscription de 1,1136 euros par PFW-BS-PFW (dont
1,1036 euros auront été pré-financés à la date d’émission);
chaque PFW-BS-PFW consistant en un bon de souscription
préfinancé d'une action de la Société (les « Premiers BSA
Pré‑Financés ») et un bon de souscription (les « Bons de
souscription ») permettant de souscrire à un bon de
souscription pré-financé (les « Seconds BSA Pré-Financés »),
permettant d'émettre jusqu'à 71 005 656 actions nouvelles
supplémentaires si l’ensemble des Premiers BSA Pré-
Financés sont exercés (les « Actions Issues des Premiers BSA
Pré‑Financés ») et (ii) d’un maximum de 124 259 898 actions
nouvelles supplémentaires, si l’ensemble des Seconds BSA
Pré-Financés sont exercés (les « Actions Issues des Seconds
BSA Pré-Financés », ensemble avec les Actions Issues des
BSA et les Actions Issues des Premiers BSA Pré-Financés, les
« Actions Issues des Bons », représentant avec les Actions
nouvelles, les « Actions Proposées »).
(Ensemble, l'« Offre »).
Le produit net de l'émission des ABSA et des PFW-BS-PFW, ainsi
que la trésorerie et les équivalents de trésorerie existants, seront
principalement utilisés dans l'ordre de priorité suivant pour (i) le
fonds de roulement et les dépenses opérationnelles de la Société,
(ii) la poursuite du développement du programme Viaskin®
Peanut, (iii) l’établissement et le dépôt d’un BLA et (iv) la
préparation d’un lancement potentiel de Viaskin® Peanut aux
États-Unis, si le BLA est approuvé.
En prenant en compte le produit brut de 125,5 millions de
dollars (116,3 millions d’euros) reçu le 7 avril 2025 de
l’émission des ABSA et des PFW-BS-PFW et sur la base de ses
activités actuelles, plans et hypothèses, la Société disposera d'un
fonds de roulement net suffisant pour faire face à ses obligations
au cours des 12 prochains mois, et disposera d'une trésorerie et
d'équivalents de trésorerie suffisants pour financer ses activités
tjusqu'en juin 2026.
Changement significatif de la situation financière
ou commerciale
Néant.
Événements et transactions significatifs
intervenus après le Conseil d’administration
du 11 avril 2025
Néant.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
155
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Informations financières concernant les résultats et la situation financière
5.1.5.2Tendances
Principales tendances
La Société a poursuivi son programme de développement clinique dont les données les plus récentes sont détaillées au chapitre 1
du présent document d’enregistrement universel.
Tendance connue, incertitude, demande d’engagement ou événement raisonnablement susceptible
d’influer sur les perspectives de la Société
Se référer au paragraphe 2.1.2.3.1 « Risque de liquidité et de financement » du chapitre 2.
5.1.5.3Prévisions ou estimations de bénéfice
À ce stade de son développement, la Société n’entend pas faire de prévisions ou estimations de bénéfice.
156
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
5.2COMPTES CONSOLIDÉS ANNUELS
5.2.1Comptes consolidés relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2024
État consolidé de la situation financière (en milliers de dollars)
Note
31/12/2024
31/12/2023
ACTIF
Actifs non courants
Immobilisations incorporelles
40
57
Droits d’utilisation relatifs aux contrats de location
4
5 385
5 259
Immobilisations corporelles
5
11 306
12 623
Autres actifs non courants
6
4 423
6 144
Total des actifs non courants
21 154
24 083
Actifs courants 
Créances clients et comptes rattachés
7
Autres actifs courants
8
11 932
17 548
Trésorerie et équivalents de trésorerie
9
32 456
141 367
Total des actifs courants
44 388
158 915
TOTAL DE L'ACTIF
65 542
182 998
Note
31/12/2024
31/12/2023
PASSIF
Capitaux propres
Capital social
10
11 650
10 972
Primes liées au capital
10
141 635
208 109
Réserves
10
1 247
2 759
Écarts de conversion
(13 024)
(8 796)
Résultat de la période
10
(114 123)
(72 710)
Total des capitaux propres
27 385
140 334
Passifs non courants
Dettes financières non courantes
11
Obligations locatives à plus d’un an
4
6 296
4 526
Provisions non courantes
12
722
800
Autres passifs non courants
11
Total des passifs non courants
7 018
5 326
Passifs courants
Dettes financières courantes
11
Obligations locatives à moins d’un an
4
654
1 144
Provisions courantes
12
122
3 958
Fournisseurs et comptes rattachés
13
22 032
23 302
Autres passifs courants
13
8 331
8 934
Total des passifs courants
31 139
37 338
TOTAL DU PASSIF ET DES CAPITAUX PROPRES
65 542
182 998
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
157
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Compte de résultat consolidé (en milliers de dollars)
Note
Au 31 décembre
2024
2023
Produits opérationnels
Chiffre d’affaires
15
Autres revenus
15
4 151
15 728
Total des produits
4 151
15 728
Charges opérationnelles
Recherche et développement
16
(89 176)
(60 139)
Frais commerciaux
16
(2 659)
(2 434)
Frais généraux
16
(28 793)
(29 455)
Total des charges
(120 628)
(92 028)
Résultat opérationnel
(116 477)
(76 300)
Produits financiers
18
3 917
4 997
Charges financières
18
(1 508)
(1 400)
Résultat financier
2 409
3 597
Impôt sur les sociétés
(55)
(7)
Résultat net
22
(114 123)
(72 710)
Résultat de base et dilué par action ($/action)
22
(1,18)
(0,76)
État du résultat global (en milliers de dollars)
Au 31 décembre
2024
2023
Résultat net
(114 123)
(72 710)
Réévaluation du passif (de l'actif) net des régimes à prestations définies, nets d'impôts
228
46
Écarts de conversion de consolidation de la société-mère
(4 242)
5 720
Écarts de conversion de consolidation susceptibles d'être reclassés au compte de résultat
16
(7)
RÉSULTAT GLOBAL DE LA PÉRIODE
(118 121)
(66 951)
158
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
État des flux de trésorerie consolidés (en milliers de dollars)
Note
31/12/2024
31/12/2023
Résultat de la période
(114 123)
(72 710)
Réconciliation du résultat net et de la trésorerie utilisée pour les activités
opérationnelles :
Flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles
Amortissements, dépréciations et provisions
737
(10 369)
Charges calculées liées aux paiements en actions
4 620
6 019
Autres éléments
289
121
Capacité d'autofinancement avant résultat financier et impôt
(108 478)
(76 939)
Stocks
Créances clients
7
Autres actifs courants
8
4 632
(3 795)
Fournisseurs
13
296
8 420
Autres passifs courants et non-courants
13
366
(5 330)
Variation du besoin de fonds de roulement
5 294
(705)
Flux de trésorerie net lié aux activités opérationnelles
(103 183)
(77 644)
Flux de trésorerie liés aux activités d'investissement
Variation des immobilisations corporelles
5
(2 338)
(677)
Variation des immobilisations incorporelles
(3)
Variation des immobilisations financières
1 582
(131)
Flux de trésorerie nets liés aux activités d'investissement
6
(760)
(808)
Flux de trésorerie liés aux activités de financement
Augmentation des avances remboursables
Diminution des avances remboursables
(Acquisitions)/ Cessions d'actions d'autocontrôle
11
(47)
(154)
Augmentation de capital
11
634
6 921
Remboursement des dettes locatives
(963)
(1 884)
Intérêts sur obligations locatives
10
(325)
(121)
Autres flux de trésorerie liés aux activités financières
4
Flux de trésorerie nets liés aux activités de financement
4
(700)
4 762
(Diminution) / Augmentation de la trésorerie
(104 643)
(73 690)
Trésorerie et équivalents de trésorerie nets à l'ouverture
141 367
209 194
Incidence des variations du cours des devises
(4 268)
5 863
Trésorerie et équivalents de trésorerie nets à la clôture
32 456
141 367
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
159
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
État des variations des capitaux propres consolidés (en milliers de dollars)
Capital social
Primes liées
au capital
Réserves
Résultats
cumulés
Écart de
conversion
Total
capitaux
propres
Actions ordinaires
Nombre
d'actions
Montant
Au 1er janvier 2023
94 137 145
10 720
294 881
(586)
(96 008)
(14 510)
194 497
Résultat net
(72 710)
(72 710)
Autres éléments du résultat global
46
5 713
5 759
Affectation du résultat
(96 008)
96 008
Augmentation de capital
2 294 625
252
6 670
6 922
Neutralisation des actions propres
(154)
(154)
Paiements en actions
6 019
6 019
Imputation des résultats sur prime d'émission
(93 441)
93 441
Autres mouvements
1
(1)
1
1
AU 31 DÉCEMBRE 2023
96 431 770
10 972
208 110
2 758
(72 710)
(8 796)
140 334
Au 1er janvier 2024
96 431 770
10 972
208 110
2 758
(72 710)
(8 796)
140 334
Résultat net
(114 123)
(114 123)
Autres éléments du résultat global
228
(4 227)
(3 999)
Affectation du résultat
(72 710)
72 710
Augmentation de capital
6 415 731
678
(43)
635
Neutralisation des actions propres
(47)
(47)
Paiements en actions
4 620
4 620
Imputation des résultats sur prime d'émission
(66 433)
66 433
Autres mouvements
(35)
(35)
AU 31 DÉCEMBRE 2024
102 847 501
11 650
141 635
1 247
(114 123)
(13 024)
27 385
160
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Notes aux états financiers
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
161
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Note 1La Société
Créée en 2002, DBV Technologies SA (« DBV Technologies » ou
« la Société »), société de droit français, est une société
biopharmaceutique spécialisée, au stade clinique, qui vise à
changer le domaine de l’immunothérapie en développant une
nouvelle plateforme technologique appelée Viaskin®. L’approche
thérapeutique de la Société repose sur l’immunothérapie
épicutanée, ou EPIT™, une méthode exclusive pour
administrer des composés biologiquement actifs au système
immunitaire sur une peau intacte à l’aide de Viaskin®.
Faits marquants de 2024
Programmes cliniques
Au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2024, la Société a
successivement annoncé :
Le 23 septembre 2024, la Société a clôturé le screening des
sujets de l’essai clinique de phase 3 VITESSE. DBV a dépassé
son objectif de recrutement, clôturant avec succès au
troisième trimestre 2024, le processus de sélection des
sujets de l’étude de phase 3 VITESSE évaluant le patch
Viaskin® Peanut chez les enfants allergiques à l’arachide
âgés de 4 à 7 ans. Les premiers résultats de l’étude VITESSE
sont attendus pour le quatrième trimestre 2025.
Le 22 octobre 2024, la Société confirme la procédure
d’enregistrement pour une demande d’Autorisation de Mise
sur le Marché (AMM) avec le patch Viaskin® Peanut modifié
chez les enfants âgés de 1 à 7 ans en Europe par l’avis
scientifique de l’Agence Européenne des Médicaments (EMA).
Le 11 décembre 2024, la Société confirme l’alignement avec
la FDA (US) sur la procédure d’approbation accélérée du
patch Viaskin® Peanut chez les enfants âgés de 1 à 3 ans.
DBV Technologies et la FDA se sont mis d’accord sur les
éléments clés de l’étude COMFORT Toddlers chez les
enfants âgés de 1 à 3 ans, y compris le nombre de patients
et la méthodologie de collecte et d’analyse du temps de
port du patch. L’étude COMFORT Toddlers doit débuter au
deuxième trimestre 2025 afin de permettre le dépôt d’une
autorisation de licence biologique (BLA) pour le patch
Viaskin® Peanut chez les enfants âgés de 1 à 3 ans au second
semestre 2026.
L’historique du programme clinique est décrit au
paragraphe 1.3.3 du présent document.
Recherche et développement
Aucun fait marquant en recherche et développement en 2024.
Financement
Aucun financement en 2024.
Note 2Principes généraux et déclaration de conformité
Déclaration de conformité
Les principales méthodes comptables appliquées lors de la
préparation des états financiers consolidés sont décrites ci-
après. Sauf indication contraire, ces méthodes ont été
appliquées de façon permanente à tous les exercices présentés.
En application du règlement européen n° 1606/2002 adopté le
19 juillet 2002 par le Parlement européen et le Conseil
européen, les états financiers consolidés du Groupe de
l’exercice 2024 sont établis en conformité avec le référentiel
IFRS (International Financial Reporting Standards) tel
qu’approuvé par l’Union européenne à la date de préparation
de ces états financiers. Le référentiel IFRS tel qu’adopté par
l’Union européenne diffère sur certains aspects du référentiel
IFRS publié par l’IASB. Néanmoins, le Groupe s’est assuré que
les informations financières pour les périodes présentées
n’auraient pas été substantiellement différentes s’il avait
appliqué le référentiel IFRS publié par l’IASB.
Les normes comptables internationales comprennent les normes
IFRS (International Financial Reporting Standards), les normes
IAS (International Accounting Standards) ainsi que leurs
interprétations SIC (Standing Interpretations Committee) et IFRIC
(International Financial Reporting Interpretations Committee).
L’ensemble des textes adoptés par l’Union européenne est
disponible sur le site Internet de la Commission européenne à
l’adresse suivante : https://www.efrag.org/Endorsement.
Les normes, amendements et interprétations, publiés par
l’IASB et adoptés par l’Union européenne, applicables de
manière obligatoire à partir de l’exercice 2024 ont été
adoptés, le cas échéant, par la Société  :
Amendements à IAS 1 Classement des passifs en tant que
passifs courants et non courants ;
Amendement à IAS 7 et IFRS 7 – Accord de financement
fournisseurs ;
Amendement à IFRS 16 Passif de location relatif à une
cession-bail.
L’entrée en vigueur de ces textes n’a pas eu d’impact
significatif sur les comptes consolidés de la Société.
Le Groupe n’a pas opté pour une application anticipée des
normes, amendements et interprétations adoptés par l’Union
européenne dont l’application n’est pas obligatoire au
1er janvier 2024, à savoir :
Amendements à IAS 1 – Présentation des états financiers ;
Amendements à IFRS 16 – Contrat de location.
À la date d’arrêté des comptes consolidés au 31 décembre 2024,
l’analyse de l’impact de ces normes est en cours par le Groupe.
Les comptes consolidés au 31 décembre 2024 ont été arrêtés
par le Conseil d’administration du 11 avril 2025.
162
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Note 3Principes comptables
Périmètre de consolidation
Les états financiers consolidés comprennent les états
financiers de la Société et des entités contrôlées par la
Société. Le contrôle est obtenu lorsque la Société :
a le pouvoir sur la société émettrice ;
est exposée, ou a des droits, à rendements variables de son
implication avec l’entreprise détenue ; et
a la capacité d’utiliser son pouvoir d’influence sur ses rendements.
La Société réévalue si elle contrôle une entité émettrice dès
lors que les faits et circonstances indiquent qu’il y a des
changements pour un ou plusieurs des trois éléments de
contrôle énumérés ci-dessus.
La consolidation des filiales commence lorsque la Société
obtient le contrôle de la filiale et cesse lorsque la Société perd
le contrôle de la filiale.
Si nécessaire, des ajustements sont apportés aux états
financiers des filiales afin que leurs méthodes comptables
soient en conformité avec les principes comptables du Groupe.
Tous les actifs, tous les passifs, tous les produits, toutes les
charges et tous les flux de trésorerie liés aux transactions
entre les membres du Groupe sont éliminés en consolidation.
Au 31 décembre 2024, le périmètre de consolidation est composé
de quatre entités, une société mère DBV Technologies SA, société
anonyme dont le siège social est situé au 107 avenue de la
République, 92320 Châtillon, et ses trois filiales :
DBV Technologies Inc., créée le 7 avril 2014 et basée à
Warren, New Jersey, États-Unis d’Amérique ;
DBV Technologies Australia Pty Ltd., créée le 3 juillet 2018 et
basée dans le New South Wales, Australie ;
DBV Pharma, SAS, créée le 21 décembre 2018 et basée à
Paris, France.
Le capital de chacune des filiales est détenu à 100 % par DBV
Technologies SA et celles-ci font l’objet d’une consolidation
par intégration globale.
Principe de continuité d’ exploitation
Les états financiers de la Société au 31 décembre 2024 ont été
arrêtés selon le principe de continuité d’exploitation. Ainsi, ils
n’incluent aucun ajustement lié au montant ou au classement
des actifs et passifs qui pourraient être nécessaires si la
Société n’était pas capable de poursuivre ses activités selon le
principe de la continuité d’exploitation.
Depuis sa création, la Société a financé sa croissance au travers
d’augmentations de capital successives et dans une moindre
mesure par l’obtention d’aides publiques à l’innovation et par le
remboursement de créances de Crédit d’Impôt Recherche. La
Société ne génère pas de chiffre d’affaires et continue de préparer
le lancement potentiel de son premier produit aux États-Unis et
dans l’Union européenne, s’il était approuvé.
Suite à la réception, en août 2020, d’une Lettre de Réponse
Complète (« Complete Response Letter » ou « CRL ») de la
Food and Drug Administration (« FDA ») des États-Unis,
concernant sa demande de licence de produits biologiques
(« Biologics License Application » ou « BLA ») pour le produit
expérimental Viaskin® Peanut, la Société a réduit les dépenses
de tous ses autres programmes cliniques et précliniques, afin
de se concentrer sur Viaskin® Peanut. La Société a également
initié en juin 2020 un plan global de restructuration, afin de se
donner de la flexibilité opérationnelle afin de faire progresser
le développement clinique et l’examen réglementaire de
Viaskin® Peanut aux États-Unis et dans l’Union européenne.
En janvier 2021, la Société a reçu des réponses écrites de la
part de la FDA américaine aux questions figurant dans la
demande de réunion de type A que la Société a présentée en
octobre 2020 suite au CRL. Afin de répondre aux demandes et
recommandations de la FDA, la Société a défini des axes de
travail parallèles, principalement dans le but de générer les
données cliniques d’innocuité et d’adhésion à six mois pour
évaluer le patch Viaskin® Peanut modifié et démontrer
l’équivalence de l’absorption des allergènes entre les patchs
actuels et modifiés dans la population de patients visée.
Suite à la soumission du protocole de l’étude d’adhésion à la FDA,
la Société a reçu une lettre de demande d’avis/d’information de la
FDA en octobre 2021, demandant une approche séquentielle du
programme de développement du patch Viaskin® modifié et a
fourni un retour partiel sur ce protocole.
En décembre 2021, la Société a décidé de ne pas poursuivre
l’approche séquentielle des plans de développement de
Viaskin® Peanut comme le demandait la FDA dans son courrier
d’octobre 2021 et a annoncé son intention de lancer une
étude clinique pivot de phase 3 pour un patch Viaskin® Peanut
modifié (mVP) chez les enfants de la population de patients
visée. La Société considère que cette approche est la plus
directe pour démontrer l’efficacité, la sécurité et
l’amélioration de l’adhérence in vivo du système Viaskin®
Peanut modifié. Après avoir reçu l’approbation de la FDA pour
son changement de stratégie, le protocole de la nouvelle
étude pivot de phase 3 du patch Viaskin® Peanut modifié
(« mVP ») a été achevé à la fin du mois de février 2022 et est
prêt à être soumis à la FDA. Des discussions fructueuses sont
en cours avec la FDA en vue de la soumission et de l’examen
du protocole. La Société prévoit de soumettre le protocole
après un alignement supplémentaire avec la FDA.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
163
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
En mai 2022, la Société a mis en place un programme de
financement dit « at-the-market offering » (le « Programme
ATM ») qui lui permettra d’émettre et de placer notamment
auprès d’investisseurs ayant manifesté un intérêt, en une ou
plusieurs fois, à tout moment, des actions ordinaires sous la
forme d’American Depositary Shares (« ADSs »), pour un
montant total brut maximum de 100 millions de dollars. La
Société envisage d’utiliser le produit net éventuel des
émissions d’ADSs effectuées dans le cadre du Programme
ATM ainsi que sa trésorerie et ses équivalents de trésorerie
existants, principalement pour les activités liées au lancement
potentiel de Viaskin® Peanut, ainsi que pour financer le
développement des produits candidats de la Société utilisant
sa plateforme Viaskin®, son fonds de roulement et ses autres
besoins généraux.
En juin 2022, la Société a annoncé que l’étude pivot de phase
3 EPITOPE, qui évaluait la sécurité d’emploi et l’efficacité de
Viaskin® Peanut pour le traitement des jeunes enfants allergiques
à l’arachide âgés de 1 à 3 ans, a atteint son critère d’évaluation
principal, avec un effet thérapeutique statistiquement
significatif. La Société a également indiqué poursuivre son
dialogue avec la FDA sur la conception du protocole VITESSE,
essai pivot de phase 3 du patch Viaskin® Peanut modifié chez
les enfants allergiques à l’arachide âgés de 4 à 7 ans.
Le même mois, la Société annonce un financement par placement
privé (« PIPE ») d’un montant de 194 millions de dollars.
En septembre 2022, et après avoir annoncé son lancement, la
Société a reçu de la FDA une lettre de suspension clinique
partielle de l’étude de phase 3 portant sur le patch Viaskin®
Peanut modifié chez les enfants allergiques à l’arachide âgés de
4 à 7 ans. Afin d’atteindre les objectifs de l’étude, les éléments
du protocole discutés dans la lettre concernent l’analyse
statistique de l’adhésion, la durée de port quotidien du patch,
les méthodologies de catégorisation de données, et le nombre
total de participants à l’essai recevant le traitement actif.
En décembre 2022, la Société a reçu de la FDA la confirmation
de levée de la suspension clinique partielle de l’essai clinique
de phase 3 portant sur le patch Viaskin® Peanut modifié chez
les enfants allergiques à l’arachide âgés de 4 à 7 ans. La
Société indique que le protocole mis à jour sera soumis aux
sites cliniques en vue d’obtenir l’approbation ultérieure des
comités de protection des personnes et d’éthique.
En octobre 2023, la Société a reçu des réponses écrites de la
Food and Drug Administration (FDA) américaine qui clarifient les
éléments de conception des études de sécurité supplémentaires
COMFORT Toddlers et COMFORT Children. Les deux études de
sécurité supplémentaires présenteront un protocole harmonisé
et simplifié sur la manière dont le produit doit être utilisé.
L’étude COMFORT Toddlers reprendra les mêmes critères
d’éligibilité qu’EPITOPE, l’étude d’efficacité de phase 3 menée
avec succès par DBV chez les tout-petits, âgés de 1 à 3 ans.
Le 7 avril 2025, la Société a reçu un produit brut de
125,5 millions de dollars (116,3 millions d'euros) provenant de
l'émission des ABSA et PFW-BS-PFW, comme décrit dans la
note 24. Avec la réception des fonds susmentionnés, et sur la
base des opérations, plans et hypothèses actuels examinés par
le Conseil d’Administration le 23 mars 2025, la Société estime
qu'elle dispose de suffisamment de trésorerie et d'équivalents
de trésorerie pour financer ses opérations jusqu'en juin 2026.
Compte tenu des pertes d'exploitation historiques de la Société
et de sa dépendance à l'égard des financements externes, la
Société pourrait encore rechercher des capitaux supplémentaires
pour ses besoins futurs par le biais d'une combinaison de
financements par actions ou par emprunt, publics ou privés, de
collaborations, d'accords de licence et d'autres options de
financement. Bien que les récents événements financiers aient
amélioré la situation financière de la Société, l'accès à des
capitaux supplémentaires à l'avenir reste soumis aux conditions
du marché et à l'intérêt des investisseurs.
En raison des perturbations des marchés financiers mondiaux
et du conflit en Ukraine, la Société ne peut pas garantir qu’elle
parviendra à se financer selon ses besoins ou dans des
conditions attractives. La pandémie de Covid-19 et le conflit
en Ukraine ont déjà provoqué une volatilité extrême et des
perturbations sur les marchés des capitaux et du crédit. Un
ralentissement économique grave ou prolongé pourrait
entraîner divers risques pour la Société, notamment une
capacité réduite à se procurer des capitaux supplémentaires
au moment où elle en aura besoin ou à des conditions
acceptables pour la Société.
Si la Société ne parvient pas à atteindre ses objectifs de
financement, elle pourrait être amenée à réduire ses activités,
notamment en retardant ou en réduisant l’étendue de ses
efforts de recherche et de développement, ou à obtenir des
financements par le biais d’accords de collaboration ou
d’autres accords, qui pourraient obliger la Société à renoncer à
des droits sur ses produits candidats, que la Société pourrait
autrement chercher à développer ou à commercialiser de
manière indépendante.
Ces états financiers consolidés n’incluent aucun ajustement de
la valeur comptable des actifs et passifs qui pourrait être
nécessaire si la Société n’était pas en mesure de poursuivre
son exploitation.
La gestion du risque de liquidité est présentée en note 24 de
l’annexe.
164
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Note 3.1Immobilisations incorporelles
En application des dispositions de la norme IAS 38, les immobilisations incorporelles acquises sont comptabilisées à l’actif du bilan à
leur coût d’acquisition.
Frais de recherche et développement
Les frais de recherche sont systématiquement comptabilisés
en charges.
Selon IAS 38, les frais de développement sont comptabilisés
en immobilisations incorporelles uniquement si l’ensemble
des critères suivants est satisfait :
(A) faisabilité technique nécessaire à l’achèvement du projet
de développement ;
(B) intention de la Société d’achever le projet et de le mettre
en service ;
(C) capacité à mettre en service l’immobilisation incorporelle ;
(D) démonstration de la probabilité d’avantages économiques
futurs attachés à l’actif ;
(E) disponibilité de ressources techniques, financières et autres
afin d’achever le projet ; et
(F) évaluation fiable des dépenses de développement.
En raison des risques et incertitudes liés aux autorisations
réglementaires et au processus de recherche et développement,
la Société considère que les six critères édictés par la norme
IAS 38 ne sont remplis qu’à partir de l’obtention de l’autorisation
de mise sur le marché.
L’application de ce principe a conduit à comptabiliser l’ensemble
des coûts de développement en charges.
Logiciels
Les coûts liés à l’acquisition des licences de logiciels sont
inscrits à l’actif sur la base des coûts encourus pour acquérir et
pour mettre en service les logiciels concernés.
Ils sont amortis linéairement sur une période allant de 1 à 3 ans
en fonction de la durée prévue d’utilisation.
Note 3.2Contrats de location
Depuis le 1er janvier 2019, la norme IFRS 16 aligne la
comptabilisation des contrats de location simple sur celle des
contrats de location-financement, par la comptabilisation au
bilan d’une dette correspondant à la valeur actualisée des
paiements futurs et d’un actif au titre du droit d’utilisation. La
durée de location est définie contrat par contrat par la Société
et correspond à la période ferme de l’engagement en tenant
compte des périodes optionnelles qui sont raisonnablement
certaines d’être exercées.
La Société a décidé d’exempter de ces modalités de
reconnaissance les contrats de location d’une durée inférieure
à 12 mois ainsi que les contrats de location de faible valeur.
Évaluation du droit d’utilisation des actifs
À la date de prise d’effet d’un contrat de location, le droit
d’utilisation est évalué à son coût et comprend :
le montant initial de la dette ajusté du montant des loyers
payés d’avance ou à payer qui étaient comptabilisés dans
l’état de la situation financière immédiatement avant la
date de première application ;
le cas échéant, les coûts directs initiaux encourus par le
preneur pour la conclusion du contrat. Il s’agit des coûts
marginaux qui n’auraient pas été engagés si le contrat
n’avait pas été conclu ;
les coûts estimés de remise en état et de démantèlement du
bien loué selon les termes du contrat.
Les actifs loués sont principalement des actifs immobiliers et,
de manière plus marginale, des équipements industriels et des
véhicules de tourisme.
Le droit d’utilisation est amorti linéairement sur la durée du
contrat de location pour la composante loyer.
Conformément à la norme IAS 36 « Dépréciation d’actifs », les
droits d’utilisation font l’objet d’un test de dépréciation dès
l’apparition d’indices de perte de valeur.
Évaluation de la dette de loyer
À la prise d’effet du contrat, la dette de location est
comptabilisée pour un montant égal à la valeur actualisée des
loyers sur la durée du contrat.
Les montants pris en compte au titre des loyers dans
l’évaluation de la dette sont les loyers contractuels.
L’évolution de la dette liée au contrat de location est la suivante :
elle est augmentée à hauteur des charges d’intérêts
déterminées par application du taux d’actualisation à la dette, à
l’ouverture de la période ;
et diminuée du montant des paiements effectués.
Les taux d’actualisation sont basés sur le taux d’emprunt
marginal de la Société auquel est ajouté un spread qui lui est
propre et qui tient compte de la nature et de la durée totale
du contrat.
Les taux d’actualisation et durée résiduelle des contrats
déterminés par la Direction sont fondés sur les informations
historiques et sur d’autres facteurs jugés raisonnables au vu
des circonstances.
La charge d’intérêts de la période ainsi que les paiements
variables, non pris en compte lors de l’évaluation initiale de la
dette, et encourus au cours de la période considérée, sont
comptabilisés en charges.
Par ailleurs, la dette peut être réestimée dans les situations
suivantes :
révision de la durée de location ;
modification liée à l’évaluation du caractère raisonnablement
certain (ou non) de l’exercice d’une option ;
révision des taux ou indices sur lesquels sont basés les
loyers lorsque l’ajustement des loyers a lieu.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
165
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Note 3.3Immobilisations corporelles
Les immobilisations corporelles sont enregistrées à leur coût d’acquisition ou, le cas échéant, à leur coût de production.
Les immobilisations corporelles sont amorties selon la méthode linéaire sur la durée d’utilisation estimée des biens. Les agencements
de biens loués sont amortis sur la durée la plus courte de leur durée d’utilisation propre ou de la durée du contrat de location.
Les durées d’amortissement retenues sont les suivantes :
Poste d’immobilisations
Durée d’amortissement
Installations techniques, matériel et outillage
3 à 10 ans
Installations générales, agencements
5 à 9 ans
Matériel et mobilier de bureau
5 ans
Matériel informatique
3 ans
Note 3.4Actifs financiers
La norme IFRS 9 définit les règles applicables en matière de
classement et de comptabilisation des instruments financiers,
de dépréciation d’actifs financiers (avec le recours à un modèle de
pertes attendues en remplacement du modèle de pertes
encourues), ainsi qu’en matière de comptabilité de couverture.
La Société ne dispose d’aucun instrument de couverture ni au
31 décembre 2024 ni au 31 décembre 2023.
Les actifs financiers peuvent être classés en trois catégories :
Actifs financiers au coût amorti
Il s’agit essentiellement de la trésorerie, des prêts et créances
accordés, évalués au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt
effectif, ajustés des provisions sur pertes de crédit attendues.
Les intérêts reconnus au taux d’intérêt effectif sont comptabilisés
dans le poste « Autres produits et charges financiers » du compte
de résultat.
Actifs financiers à la juste valeur par le biais
du compte de résultat
Il peut s’agir notamment :
d’instruments dont les flux contractuels de trésorerie ne
sont pas représentatifs d’intérêts ou de remboursement en
capital ou qui ne sont pas gérés dans un objectif de collecte
des flux de trésorerie et de cession des actifs ou de simple
collecte des flux de trésorerie ;
d’instruments pour lesquels la Direction a opté pour la juste
valeur par le compte de résultat lors de la reconnaissance
initiale de l’actif financier en cas d’asymétrie comptable avec
une autre opération.
Les gains et pertes résultant de changements de juste valeur
sont constatés directement en résultat dans la rubrique
« Produits financiers ou Charges financières ».
Actifs financiers à la juste valeur par le biais
des autres éléments du résultat global
Il peut s’agir d’instruments de dette dont les flux contractuels de
trésorerie sont représentatifs d’intérêts ou de remboursement en
capital gérés dans l’objectif de collecter les flux de trésorerie
contractuels et de céder l’actif. La Société ne détient pas ce type
d’instruments ni au 31 décembre 2024 ni au 31 décembre 2023.
Dépréciation des actifs financiers au coût amorti
La Société considère qu’un actif financier est déprécié selon la
méthode des pertes attendues afin de tenir compte d’éventuels
défauts de paiement tout au long de la durée de détention de
l’actif. Le montant de la perte attendue est reconnu au bilan.
Les pertes de valeur sont comptabilisées en résultat.
Note 3.5Valeur recouvrable des actifs incorporels et corporels non courants
Les actifs corporels et incorporels ayant une durée de vie déterminée sont soumis à un test de dépréciation lorsque la
recouvrabilité de leur valeur comptable est mise en doute par l’existence d’indices de perte de valeur. Une perte de valeur est
comptabilisée à concurrence de l’excédent de la valeur comptable sur la valeur recouvrable de l’actif. La valeur recouvrable d’un
actif correspond à sa juste valeur diminuée des coûts de cession ou sa valeur d’utilité, si celle-ci est supérieure.
166
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Note 3.6Stocks et encours
Les stocks sont évalués au plus bas de leur coût ou de leur
valeur nette de réalisation. Ces coûts correspondent aux coûts
de production calculés selon la méthode du premier entré,
premier sorti. Il comprend les coûts d’acquisition, les coûts de
transformation et les autres coûts encourus pour amener les
stocks à leur emplacement et à leur état actuel.
Les stocks sont exclusivement composés de travaux en cours
relatifs à la production des premiers lots qui peuvent être
utilisés pour la commercialisation.
Lors des phases de lancement de nouveaux produits dans
l’attente de l’obtention des autorisations réglementaires, les
stocks constitués sont entièrement dépréciés. La provision est
reprise lorsque l’autorisation de mise sur le marché devient
hautement probable.
Note 3.7Capital
Les actions ordinaires sont classées dans les capitaux propres. Les coûts des opérations en capital directement attribuables à l’émission
d’actions ou d’options nouvelles sont comptabilisés dans les capitaux propres en déduction des produits de l’émission, net d’impôt.
Note 3.8Paiements en actions
Depuis sa création, la Société a mis en place plusieurs plans de
rémunération dénoués en instruments de capitaux propres
sous la forme de « bons de souscription de parts de créateur
d’entreprise » BSPCE, d’actions gratuites et de stock-options
attribués à des salariés et/ou dirigeants et sous la forme de
« bons de souscription d’actions » BSA attribués à des
membres du Conseil d’administration non-salariés et des
consultants scientifiques.
En application de la norme IFRS 2, le coût des transactions
réglées en instruments de capitaux propres est comptabilisé
en charges en contrepartie d’une augmentation des capitaux
propres sur la période au cours de laquelle les droits à
bénéficier des instruments de capitaux propres sont acquis.
La Société a appliqué la norme IFRS 2 à l’ensemble des
instruments de capitaux propres octroyés, depuis 2002, aux
mandataires sociaux, membres du Comité scientifique et aux
salariés de la Société ainsi qu’à certaines personnes liées par
un contrat de services ou de consultant à la Société.
Les plans de rémunération dénoués en instruments de capitaux
propres ne sont soumis à aucune condition de marché.
Note 3.9Évaluation et comptabilisation des passifs financiers
Passifs financiers non dérivés
Un passif financier est classé en tant que passif financier à la
juste valeur par le biais du compte de résultat s’il est classé
comme détenu à des fins de transactions ou désigné comme
tel lors de sa comptabilisation initiale. Les coûts de transaction
directement attribuables sont comptabilisés en résultat net
lorsqu’ils sont encourus. Les passifs financiers à la juste valeur
par le biais du compte de résultat sont évalués à la juste valeur
et toute variation en résultant qui prend en compte les
charges d’intérêts est comptabilisée en résultat net.
Les autres passifs financiers non dérivés sont évalués initialement
à la juste valeur ajustée de tout coût de transaction directement
attribuable. Après la comptabilisation initiale, ces passifs sont
évalués au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif.
Instruments financiers composés
La composante « passif » de l’instrument financier composé
est initialement comptabilisée à la juste valeur qu’aurait un
passif analogue non assorti d’une option de conversion. La
composante « capitaux propres » initialement comptabilisée
correspond à la différence entre la juste valeur de l’instrument
financier composé dans sa globalité et la juste valeur de la
composante « passif ».
Après sa comptabilisation initiale, la composante « passif » de
l’instrument financier composé est évaluée au coût amorti
selon la méthode du taux d’intérêt effectif. La composante
« capitaux propres » de l’instrument financier composé n’est
pas réévaluée après sa comptabilisation initiale.
Les intérêts liés aux passifs financiers sont comptabilisés en résultat.
La Société ne détient pas ce type d’instruments aux
31 décembre 2024 et 31 décembre 2023.
Instruments financiers dérivés
Les dérivés sont évalués initialement à la juste valeur ; les coûts
de transaction directement attribuables sont comptabilisés en
résultat lorsqu’ils sont encourus. Après la comptabilisation
initiale, les dérivés sont évalués à la juste valeur et les
variations en résultant sont généralement comptabilisées en
résultat net.
La Société ne détient pas ce type d’instruments aux
31 décembre 2024 et 31 décembre 2023.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
167
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Note 3.10Subventions et avances conditionnées
Subventions
La Société bénéficie d’un certain nombre d’aides, sous forme
de subventions ou d’avances conditionnées.
Les subventions sont comptabilisées lorsqu’il existe une
assurance raisonnable que :
la Société se conformera aux conditions attachées aux
subventions ; et
les subventions seront reçues.
Les subventions non remboursables sont présentées en
produits constatés d’avance et reconnus en produits au
compte de résultat sur la durée du programme de recherche
auquel les subventions se rapportent.
Une subvention publique à recevoir soit en compensation de
charges ou de pertes déjà encourues, soit à titre de soutien
financier immédiat à la Société sans coûts futurs liés, est
comptabilisée en produits de l’exercice au cours duquel la
créance devient acquise.
Note 3.11Provisions
Provisions pour risques et charges
Les provisions pour risques et litiges correspondent aux
engagements résultant de litiges et risques divers, dont l’échéance
et le montant sont incertains.
Une provision est comptabilisée lorsque la Société a une
obligation juridique ou implicite envers un tiers résultant d’un
événement passé dont il est probable ou certain qu’elle
provoquera une sortie de ressources au bénéfice de ce tiers et
que les sorties futures de liquidités peuvent être estimées de
manière fiable.
Le montant comptabilisé en provision est la meilleure estimation
de la dépense nécessaire à l’extinction de l’obligation.
Engagement de retraite
Les salariés de la Société bénéficient des prestations de
retraite prévues par la loi en France :
obtention d’une indemnité de départ à la retraite, versée
par la Société, lors de leur départ en retraite (régime à
prestations définies) ;
versement de pensions de retraite par les organismes de
Sécurité sociale, lesquels sont financés par les cotisations
des entreprises et des salariés (régime d’État à cotisations
définies).
Pour les régimes à prestations définies, les coûts des
prestations de retraite sont estimés en utilisant la méthode
des unités de crédit projetées. Selon cette méthode, le coût
des retraites est constaté dans le résultat de manière à le
répartir uniformément sur la durée de service des employés.
Les engagements de retraite sont évalués à la valeur actuelle
des paiements futurs estimés en retenant, pour l’actualisation,
le taux de marché fondé sur les obligations à long terme des
entreprises de première catégorie avec une durée correspondant
à celle estimée pour le versement des prestations.
Les paiements de la Société pour les régimes à cotisations
définies sont constatés en charges du compte de résultat de la
période à laquelle ils sont liés.
Note 3.12Produits des activités ordinaires
La Société comptabilise des produits en respect d’IFRS 15 lorsque le montant peut être évalué de façon fiable, qu’il est probable que
les avantages économiques futurs bénéficieront à la Société et que les critères spécifiques sont remplis pour l’activité de la Société.
Note 3.13Autres revenus
Subventions
Depuis sa création, la Société reçoit, en raison de son
caractère innovant, un certain nombre d’aides ou subventions
de l’État ou des collectivités publiques, telles qu’OSEO ou la
Banque Publique d’Investissement, destinées à financer son
fonctionnement ou des recrutements spécifiques.
Ces subventions sont comptabilisées en « Autres revenus » sur
l’exercice qui a enregistré les charges ou dépenses correspondantes,
lorsque l’obtention de la subvention est raisonnablement assurée.
Crédit d’Impôt Recherche
La Société bénéficie du Crédit d’Impôt Recherche (CIR) depuis
sa création, au titre des dispositions des articles 244 quater B
et 49 septies F du Code général des impôts.
Le Crédit d’Impôt Recherche est octroyé aux entreprises par
l’administration fiscale afin de les inciter à réaliser des
recherches d’ordre technique et scientifique. Les entreprises
qui justifient des dépenses remplissant les critères requis
(dépenses de recherche localisées en France ou, depuis le
1er janvier 2005, au sein de la Communauté européenne ou
dans un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique
européen et ayant conclu avec la France une convention
fiscale contenant une clause d’assistance administrative)
bénéficient d’un crédit d’impôt qui peut être utilisé pour le
paiement de l’impôt sur les sociétés dû au titre de l’exercice
de réalisation des dépenses et des trois exercices suivants ou,
le cas échéant, être remboursé pour sa part excédentaire. Les
dépenses prises en compte pour le calcul du Crédit d’Impôt
Recherche concernent uniquement les dépenses de recherche.
Le Crédit d’Impôt Recherche est comptabilisé en « Autres
revenus » au cours de l’année à laquelle se rattachent les
dépenses de recherche éligibles.
168
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Contrat de collaboration
La Société avait jusqu’en octobre 2023 des accords de
collaboration en matière de recherche et développement
pouvant consister en des paiements initiaux non remboursables et
des paiements d’étape (« milestone »).
Les paiements initiaux non remboursables pour les programmes
de recherche et développement étaient reportés en tant que
passif contractuel et reconnus en produit lorsque l’obligation
de performance était satisfaite, au fur et à mesure que le
client recevait les avantages des services.
Les milestones représentaient des montants reçus, dont la
réception dépendait de la réalisation de certaines étapes
scientifiques, réglementaires ou commerciales. Ces paiements
étaient considérés comme une contrepartie variable. La
Société comptabilisaient les milestones lorsqu’il était
hautement probable que le produit comptabilisé ne serait pas
annulé par la suite. Il s’agissait notamment de déterminer si
l’obligation de performance était remplie et pouvait l’être
lorsque l’événement déclencheur s’était produit, selon la
nature de l’événement déclencheur, qu’il n’y avait pas
d’autres éventualités ou services à fournir en ce qui concernait
cet événement et que le cocontractant n’avait pas le droit
d’exiger le remboursement du paiement. L’événement
déclencheur pouvait être l’atteinte de résultats scientifiques par la
Société ou par une autre partie à l’accord, des approbations
réglementaires ou la commercialisation de produits développés
dans le cadre de l’accord.
La Société comptabilisait les produits selon la méthode du
pourcentage d’avancement. La Société mettait régulièrement
à jour la mesure de l’avancement des travaux et actualisait en
conséquence le montant cumulé des produits comptabilisés.
La Société pouvait être amenée à comptabiliser une provision
correspondant à la différence entre les coûts restant à
encourir et les produits restant à comptabiliser jusqu’à
l’achèvement des obligations de performance.
Note 3.14Impôts sur les bénéfices
Impôts différés
Les impôts différés sont constatés pour toutes les différences
temporaires provenant de la différence entre la base fiscale et
la base comptable des actifs et passifs figurant dans les états
financiers. Les différences temporaires principales sont liées
aux pertes fiscales reportables. Les taux d’impôts ayant été
entérinés par un texte de loi à la date de clôture sont retenus
pour déterminer les impôts différés.
Les actifs d’impôt différé ne sont comptabilisés que dans la
mesure où il est probable que les bénéfices futurs seront
suffisants pour absorber les pertes reportables. Compte tenu
de son stade de développement qui ne permet pas d’établir
des projections de résultat jugées suffisamment fiables, la
Société n’a pas reconnu au bilan d’actif d’impôt différé au titre
des déficits reportables.
Note 3.15Information sectorielle
La Société opère sur un seul segment opérationnel : la conduite de recherche et développement sur des produits d’immunothérapie
épicutanée en vue de leur commercialisation future. Les actifs, passifs et la perte opérationnelle réalisés sont principalement
localisés en France.
Note 3.16Autres éléments du résultat global
Les éléments de produits et de charges de la période qui ne sont pas comptabilisés en résultat comme prévu par les normes
applicables, sont présentés, le cas échéant, dans la rubrique « Autres éléments du résultat global ».
Note 3.17Estimations et jugements comptables déterminants
Les estimations et les jugements auxquels la Direction procède
dans la mise en œuvre des méthodes comptables décrites ci-
avant sont fondés sur les informations historiques et sur
d’autres facteurs, notamment les anticipations d’événements
futurs jugés raisonnables au vu des circonstances.
Lors de la préparation de ces états financiers consolidés, la
Direction a utilisé des jugements et des estimations
significatifs dans les domaines suivants :
l’évaluation des coûts et la mesure de l’avancement des
activités de développement menées dans le cadre de
l’accord de collaboration avec Nestlé Health Science jusqu’à
la signature du contrat de fin de collaboration le 30 octobre
2023 et l’évaluation des coûts facturés par les partenaires
impliqués jusqu’à la finalisation de l’étude après le
30 octobre 2023 ;
l’évaluation de la juste valeur des plans de rémunération
dénoués en instruments de capitaux propres octroyés à des
salariés et/ou dirigeants est effectuée sur la base de
modèles actuariels ; ces modèles requièrent l’utilisation par
la Société de certaines hypothèses de calcul telles que la
volatilité attendue du titre ainsi que l’estimation des dates
prévisionnelles d’atteinte des conditions de performance
pour la durée de l’étalement de la charge issus de l’octroi de
stock-options ;
l’évaluation du montant du Crédit d’Impôt Recherche est
basée sur les dépenses internes et externes supportées par
la Société pendant l’exercice. Seules les dépenses de
recherche éligibles sont prises en compte dans le calcul du
Crédit d’Impôt Recherche ;
l’estimation des provisions pour risque et charge.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
169
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
La Direction a également utilisé des jugements et des estimations
dans les domaines suivants :
les hypothèses utilisées dans l’évaluation des actifs du droit
d’utilisation des contrats de location ;
la reconnaissance des actifs et passifs d’impôts différés ;
la dépréciation des actifs du droit d’utilisation liés aux contrats
de location et aux immobilisations corporelles.
Note 3.18Présentation des actifs financiers et des passifs financiers évalués
à la juste valeur
En application d’IFRS 13, Évaluation à la juste valeur et IFRS 7,
Instruments financiers : informations à fournir, les évaluations
à la juste valeur doivent être classées selon une hiérarchie
fondée sur les données utilisées pour évaluer la juste valeur
de l’instrument qui comporte les niveaux suivants :
niveau 1 : utilisation de cours de marchés actifs pour le
même instrument (sans modification ni reconditionnement) ;
niveau 2 : utilisation de cours de marchés actifs pour des
actifs ou passifs semblables ou de techniques de valorisation
dont toutes les données importantes sont fondées sur des
informations de marché observables ;
niveau 3 : utilisation de techniques de valorisation dont les
données importantes ne sont pas toutes fondées sur des
informations de marché observables.
Note 3.19Événements postérieurs à la clôture
Les états financiers de la Société sont ajustés pour refléter des
événements ultérieurs altérant les montants relatifs aux
situations existantes à la date de clôture. Les ajustements ont
lieu jusqu’à la date d’arrêté des comptes par le Conseil
d’administration.
Le 27 mars 2025 la société a annoncé un placement privé
pouvant atteindre 306,9 millions de dollars (284,5 millions
d’euros).
Le financement d’un montant pouvant atteindre
306,9 millions de dollars (284,5 millions d'euros), comprend
un produit brut de 125,5 millions de dollars (116,3 millions
d'euros) à recevoir à la clôture de l’opération et un montant
total pouvant atteindre 181,4 millions de dollars
(168,2 millions d'euros) en produit brut si tous les bons de
souscription sont exercés, sous réserve de la satisfaction de
certaines conditions. L’étude de Phase 3 VITESSE atteignant
son objectif primaire déclencherait une accélération de
l’exercice de certains bons de souscription.
Le produit de ce financement sera consacré à la poursuite du
développement du programme Viaskin® peanut dans les deux
indications, y compris la préparation et le dépôt de la Biologics
License Application et enfin le lancement et la commercialisation
du patch Viaskin® peanut pour les enfants âgés de 4 à 7 ans sous
réserve de l’approbation de la FDA.
170
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Note 4Contrat de location
Analyse des droits d’utilisation par catégorie de biens sous-jacents
(en milliers de dollars)
Immobilier
Autres actifs
Total
Au 1er janvier 2023
2 329
126
2 456
Entrées d’actifs
6 273
6 273
Sorties d'actifs
Dotation aux amortissements
(3 349)
(74)
(3 423)
Change et divers
(47)
19
(28)
AU 31 DÉCEMBRE 2023
5 207
71
5 278
Au 1er janvier 2024
5 207
71
5 278
Entrées d’actifs
1 658
30
1 688
Sorties d'actifs
Dotation aux amortissements
(1 646)
(74)
(1 720)
Change et divers
140
(1)
139
AU 31 DÉCEMBRE 2024
5 359
26
5 385
Analyse des échéances des obligations locatives
(en milliers de dollars)
31/12/2024
31/12/2023
À moins d'un an
654
1 144
De un à cinq ans
3 819
2 552
Plus de cinq ans
2 477
1 974
TOTAL
6 950
5 670
Au 31 décembre 2024, la charge d’intérêts sur les obligations
locatives est de 325 milliers de dollars contre 121 milliers de
dollars au 31 décembre 2023.
Au cours de l’exercice 2021, la Société a conclu un accord de
sous-location pour ses locaux situés à New York. Au
31 décembre 2023, la Société avait reclassé l’investissement
net correspondant de 34 milliers de dollars dans les autres
actifs courants.
En janvier 2023, la société a conclu un accord de résiliation du
contrat de location de son bureau américain situé à Summit,
New Jersey, suite au redimensionnement de l’utilisation de ses
installations. La Société a comptabilisé un produit de
1,2 million de dollars au 31 décembre 2023 en raison de la
résiliation anticipée de son bail à Summit, New Jersey,
compensé par le paiement d’une indemnité forfaitaire unique
de résiliation anticipée de 1,5 million de dollars.
Le 28 mars 2022, la Société a conclu un accord de location de
bureaux dans le New Jersey pour une durée de trois ans et
deux mois. Le début du bail étant basé sur la livraison des
locaux par le propriétaire ayant eu lieu le 1er avril 2022, le
droit d’utilisation et la dette de location connexe ont été
enregistrés à compter du 1er avril 2022 pour un montant brut
de 0,4 million de dollars.
En fin d’année 2023, la Société a conclu une convention de
mise à disposition anticipée de locaux à Châtillon pour une
durée de sept mois ainsi qu’un bail commercial effectif à partir
du 16 avril 2024 pour une durée de six ans. Le début du bail
étant basé sur la livraison des locaux par le propriétaire en fin
d’année 2023, le droit d’utilisation et la dette de location
connexe ont été enregistrés à compter au dernier trimestre
2023 pour un montant br ut de 4,5 millions de dollars.
Le 1er avril 2024, la société a conclu un accord de location de
bureaux dans le New Jersey pour une durée de 5,8 ans. Le
droit d’utilisation et la dette locative connexe ont été
enregistrés à compter de début avril 2024 pour un montant de
1,7 millions de dollars.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
171
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Note 5Immobilisations corporelles
(en milliers de dollars)
01/01/2023
Écarts de
conversion
Augmentation
Diminution
Reclassements
31/12/2023
Installations techniques, matériel
et outillage
20 459
815
3 594
24 868
Installations générales, agencements
3 214
114
3 328
Matériel de bureau
485
15
53
553
Matériel informatique
1 258
40
126
1 424
Immobilisations en cours
4 468
91
625
(3 720)
1 464
Total valeur brute
29 884
1 074
677
31 635
Amortissements installations
techniques, matériel et outillage
(10 825)
(440)
(2 275)
(13 539)
Amortissements installations
générales, agencements
(2 407)
(97)
(548)
(3 052)
Amortissements matériel de bureau
(422)
(15)
(109)
(545)
Amortissements matériel
informatique
(1 134)
(37)
(91)
(1 262)
Dépréciations immobilisations
en cours
(12)
(544)
(556)
Amortissements cumulés
(14 788)
(600)
(3 566)
(18 954)
TOTAL DES IMMOBILISATIONS
CORPORELLES NETTES
15 096
474
(2 889)
12 681
(en milliers de dollars)
01/01/2024
Écarts de
conversion
Augmentation
Diminution
Reclassements
31/12/2024
Installations techniques, matériel
et outillage
24 839
(1 501)
388
23 726
Installation générales et agencements
3 327
(116)
30
(3 042)
1 113
1 312
Matériel de bureau et informatique
1 977
(87)
1
(101)
1 789
Autre immobilisations corporelles
(42)
(7)
871
822
Immobilisations en cours
1 433
(77)
2 101
(2 271)
1 185
Total valeur brute
31 577
(1 825)
2 132
(3 049)
28 834
Amortissements installations
techniques, matériel et outillage
(13 539)
901
(2 274)
(14 912)
Amortissements installations
générales et agencements
(3 052)
63
(271)
3 042
119
(99)
Amortissements matériel de bureau
et informatique
(1 807)
68
(152)
545
(1 346)
Amortissements autres
immobilisations corporelles
33
(24)
6
(664)
(649)
Dépréciations immobilisations
en cours
(556)
33
(522)
Amortissements cumulés
(18 954)
1 098
(2 721)
3 049
(17 528)
TOTAL DES IMMOBILISATIONS
CORPORELLES NETTES
12 623
(726)
(589)
11 306
Au 31 décembre 2023, les « Immobilisations en cours » sont principalement composées d’achat de matériaux pour la conception et
la mise au point de futures machines industrielles (Gen 3.2 et 3.3). L’essentiel de ces immobilisations a été mis en service en 2024.
172
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Note 6Actifs non courants
(en milliers de dollars)
31/12/2024
31/12/2023
Garantie ligne de change
3 904
Autres dépôts de garantie et autres actifs non courants
4 312
2 074
Contrat de liquidité
111
166
Autres créances financières
TOTAL DES AUTRES ACTIFS NON COURANTS
4 424
6 144
Les actifs non courants sont composés des dépôts de garantie
versés aux bailleurs, un compte à terme nantissant une
garantie bancaire, d’un contrat de liquidité et d’un compte
bancaire rémunéré nantissant une ligne de change non utilisée
à la clôture.
Dans le cadre du contrat de liquidité, 266 868 actions propres
ont été portées en réduction des capitaux propres au
31 décembre 2024, avec un solde de trésorerie maintenu dans
les actifs financiers.
Note 7Créances clients et comptes rattachés
Aucune créance client n’a été comptabilisée au 31 décembre 2024 et au 31 décembre 2023.
Note 8Autres actifs courants
Les autres actifs courants s’analysent comme suit :
(en milliers de dollars)
31/12/2024
31/12/2023
Crédit impôt recherche
3 980
8 857
Autres créances fiscales
4 452
5 236
Charges constatées d'avance
1 541
2 103
Autres créances
1 959
1 353
TOTAL DES AUTRES ACTIFS COURANTS
11 932
17 548
La Société bénéficie du Crédit d’Impôt Recherche (CIR) depuis
sa création, qui peut être utilisé pour le paiement de l’impôt
sur les sociétés dû au titre de l’exercice de réalisation des
dépenses et des trois exercices suivants ou, le cas échéant,
être remboursé pour sa part excédentaire.
Depuis l’exercice clos le 31 décembre 2021, la Société possède
de nouveau un statut de PME communautaire conformément
aux textes en vigueur.
Au titre des comptes présentés, la Société a comptabilisé en
« Autres revenus » un Crédit d’Impôt Recherche de 4,0 millions
de dollars au 31 décembre 2024 et de 8,9 millions de dollars au
31 décembre 2023
L’évolution de ce Crédit d’Impôt Recherche au cours des deux derniers exercices se présente comme suit :
(en milliers de dollars)
Montant
Bilan Créance au 1er janvier 2023
5 793
+ Produit d'exploitation
8 766
- Paiement reçu
(5 971)
+/- Ecart de conversion
270
BILAN CRÉANCE AU 31 DÉCEMBRE 2023
8 857
Bilan Créance au 1er janvier 2024
8 857
+ Produit d'exploitation
4 146
- Paiement reçu
(8 676)
+/- Ecart de conversion
(348)
BILAN CRÉANCE AU 31 DÉCEMBRE 2024
3 980
Les autres créances fiscales sont relatives principalement à la TVA déductible.
Les charges constatées d’avance correspondent pour l’essentiel à des dépenses liées aux assurances, d’honoraires de conseils
juridiques et scientifiques, ainsi que des avances versées dans le cadre de certaines études cliniques.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
173
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Note 9Trésorerie et équivalents de trésorerie
Le poste trésorerie et équivalents de trésorerie s’analyse comme suit :
(en milliers de dollars)
31/12/2024
31/12/2023
Disponibilités
32 456
10 530
Équivalents de trésorerie
130 836
Total trésorerie et équivalents de trésorerie
32 456
141 367
Concours bancaires courants
TOTAL NET TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE PORTÉ À L’ÉTAT DES FLUX DE TRÉSORERIE
32 456
141 367
Les équivalents de trésorerie sont disponibles avec préavis de 32 jours sans pénalités significatives en cas de besoin de liquidités. Ils
sont évalués en utilisant la catégorie 1 « Évaluations à la juste valeur ».
Note 10Capitaux propres
Note 10.1Capital social et primes liées au capital
Le capital social, au 31 décembre 2024, est fixé à la somme de
10.284.750,10 euros. Il est divisé en 102.847.501 actions
entièrement souscrites et libérées d’un montant nominal de
0,10 euro.
Conformément à l’autorisation accordée par l’Assemblée
générale des actionnaires du 16 mai 2024, l’intégralité du report
à nouveau statutaire de DBV Technologies SA après affectation
du résultat net de l’exercice clos le 31 décembre 2023 a été
incorporée à la prime d’émission.
Les bons de souscription 2022 sont classés comme un instrument
de capitaux propres permanents car ce sont des instruments
financiers autonomes qui sont légalement détachables et
exerçables séparément des actions ordinaires avec lesquelles
ils ont été émis, sont immédiatement exerçables, n’incarnent
pas d’obligation pour la Société de racheter ses actions et
permettre aux détenteurs de recevoir un nombre fixe
d’actions ordinaires lors de l’exercice. En outre, les bons 2022
n’offrent aucune garantie de valeur ou de rendement.
Par conséquent, les bons de souscription préfinancés sont
classés dans les capitaux propres et comptabilisés comme une
composante d’apport de capital supplémentaire au moment
de l’émission.
Les bons de souscription préfinancés ont évolué au cours de l’exercice comme suit :
BSA préfinancés
Solde au 31 décembre 2023
28 276 331
Attribués au cours de la période
0
Déchus au cours de la période
0
Exercés au cours de la période
(6 010 000)
Expirés au cours de la période
0
SOLDE AU 31 DÉCEMBRE 2024
22 266 331
174
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Au cours des exercices clos les 31 décembre 2023 et 31 décembre 2024, le capital de la Société a évolué au travers des opérations
suivantes :
Date
(en milliers de dollars)
Nature des opérations
Capital
Primes liées
au capital
Nombre
d’actions
Solde au 1er janvier 2023
10 720,4
294 880,7
94 137 145
23/03/2023
Acquisition d’actions gratuites
1
-1
10 174
12/04/2023
Imputation du report à nouveau
sur la prime d’émission
(93 441,5)
19/05/2023
Acquisition d’actions gratuites
0
0
2 500
22/05/2023
Acquisition d’actions gratuites
2
-2
14 364
24/05/2023
Acquisition d’actions gratuites
4
-4
34 321
16/06/2023
Émission en numéraire
d’actions ordinaires
225
6 696,1
2 052 450
23/09/2023
Acquisition d’actions gratuites
0
0
2 599
25/10/2023
Acquisition d’actions gratuites
4
-4
35 000
19/11/2023
Acquisition d’actions gratuites
0
0
2 500
21/11/2023
Acquisition d’actions gratuites
6
-6
57 775
22/11/2023
Acquisition d’actions gratuites
6
-6
50 058
24/11/2023
Acquisition d’actions gratuites
4
-4
32 884
SOLDE AU 31 DÉCEMBRE 2023
10 972
208 109
96 431 770
Solde au 1er janvier 2024
10 972 000
208 109 000
96 431 770
23/3/2024
Attribution définitive AGA
281
-281
2 599
12/5/2024
Acquisition AGA
173
-173
1 600
16/5/2024
Affectation du résultat 2023
-66 432 000
19/5/2024
Attribution définitive AGA
272
-272
2 500
22/5/2024
Attribution définitive AGA
2 395
-2 395
22 112
24/5/2024
Attribution définitive AGA
3 523
-3 523
32 497
29/7/2024
Attribution définitive AGA
633
-633
5 849
23/9/2024
Attribution définitive AGA
289
-289
2 599
15/11/2024
Exercice BSA
636 038
0
6 010 000
18/11/2024
Acquisition définitive AGA
42
-42
400
19/11/2024
Acquisition définitive AGA
264
-264
2 500
20/11/2024
Acquisition définitive AGA
10 291
-10 291
97 436
21/11/2024
Acquisition définitive AGA
17 565
-17 565
166 874
22/11/2024
Acquisition définitive AGA
2 283
-2 283
21 925
24/11/2024
Acquisition définitive AGA
4 916
-4 916
46 840
SOLDE AU 31 DÉCEMBRE 2024
11 650 195
141 634 574
102 847 501
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
175
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Note 10.2Paiements en actions
Le Conseil d’administration a été autorisé par l’Assemblée
générale des actionnaires à attribuer des bons de souscription
de parts de créateur d’entreprise (« BSPCE »), des bons de
souscription d’actions (« BSA »), des stock-options (« SO ») ou
encore des actions gratuites (« AGA ») aux salariés, aux
mandataires sociaux, aux membres du Conseil d’administration
non-salariés ou aux conseillers scientifiques.
Les principales caractéristiques de ces plans sont décrites dans
la Note 17 de l’annexe.
Note 11Emprunts et dettes financières
Maturité des passifs financiers
Échéance des passifs financiers inscrits au 31 décembre 2023
(en milliers de dollars)
Montant brut
A moins d'un an
De un à cinq ans
Plus de cinq ans
Obligations locatives
5 670
1 144
2 552
1 974
Autres passifs
8 934
8 934
Fournisseurs et comptes rattachés
23 302
23 302
TOTAL PASSIF FINANCIER
37 906
33 380
2 552
1 974
Échéance des passifs financiers inscrits au 31 décembre 2024
(en milliers de dollars)
Montant brut
A moins d'un an
De un à cinq ans
Plus de cinq ans
Avances conditionnées
Obligations locatives
6 950
654
3 819
2 477
Autres passifs
8 331
8 331
Fournisseurs et comptes rattachés
22 032
22 032
TOTAL PASSIF FINANCIER
37 313
31 017
3 819
2 477
Comme indiqué dans la note 13.2, la part courante des autres passifs est constituée principalement de dettes fiscales et sociales et
de produits constatés d’avance ayant une échéance inférieure à un an à la date de clôture de l’exercice.
Note 12Provisions courantes et non courantes
(en milliers de dollars)
31/12/2024
31/12/2023
Provisions non courantes
722
800
Provisions courantes
122
3 958
TOTAL DES PROVISIONS
844
4 758
176
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
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INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Les provisions courantes et non courantes se décomposent de la manière suivante :
(en milliers de dollars)
Engagements
retraite
Provision
collaboration
NHS
Autres
provisions
Total
Au 1er janvier 2023
700
19 835
20 535
Augmentations des provisions
119
3 874
3 993
Reprises de provisions utilisées
Reprises de provisions non utilisées
(20 108)
(20 108)
Charge d’intérêts nette liée aux avantages du personnel et effets
de la désactualisation
Écarts actuariels sur régimes à prestations définies
(46)
(46)
Écarts de conversion
27
273
85
385
Au 31 décembre 2023
801
3 958
4 759
Augmentations des provisions
171
125
296
Reprises de provisions utilisées
(3 877)
(3 877)
Reprises de provisions non utilisées
Charge d’intérêts nette liée aux avantages du personnel et effets
de la désactualisation
Écarts actuariels sur régimes à prestations définies
(228)
(84)
(312)
Écarts de conversion
(22)
(22)
Au 31 décembre 2024
721
721
Dont par courante
122
122
Dont par non courante
721
721
Le 30 octobre 2023, la Société a signé un accord mettant un
terme au contrat de collaboration avec Nestlé Health Science,
à effet immédiat.
La Société :
a mis à jour la mesure de l’avancement de l’essai clinique PII
exécutée dans le cadre du contrat de collaboration avec
Nestlé Health Science ainsi que les produits cumulés
comptabilisés ; et
avait par ailleurs comptabilisé au 31/12/2023 une reprise nette
de provision de 17,6 millions de dollars se décomposant en :
une mise à jour de la provision jusqu’au 30 octobre 2023,
correspondant à la différence entre les coûts estimés
restant à encourir et les produits restant à reconnaître
jusqu’à l’achèvement de PII,
du fait de la signature de cet accord, la Société a
comptabilisé, une reprise de provision au 30 octobre 2023,
une provision couvrant les dépenses futures à engager
pour terminer l’étude sur les patients engagés, à hauteur
de 2,1 millions de dollars au 31/12/2023,
une reprise intégrale des produits constatés d’avance au
30 octobre 2023, pour un montant de 6,9 millions de dollars,
du fait de l’accord de fin de contrat de collaboration avec
Nestlé Health Science.
Dans le cadre de l’estimation des engagements de départ à la retraite, les hypothèses suivantes ont été retenues pour l’ensemble
des catégories de salariés :
31/12/2024
31/12/2023
% charges sociales
50 %
50 %
Augmentation des salaires
2 %
2 %
Taux d’actualisation
3,38 %
3,17 %
âge de départ à la retraite : 67 ans ;
modalités de départ : départ volontaire ;
table de mortalité : TGH05-TGF05 ;
convention collective : Convention collective nationale de
l’industrie pharmaceutique ;
rotation du personnel en fonction de l’âge.
Les taux d’actualisation sont issus du taux iBoxx Corporates
AA 10+.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
177
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Note 13Dettes fournisseurs et autres passifs courants
Note 13.1Fournisseurs et comptes rattachés
Sur les fournisseurs et comptes rattachés, aucune actualisation n’a été pratiquée dans la mesure où les montants ne présentaient
pas de délais de paiement supérieurs à un an à la fin de chaque exercice présenté.
Note 13.2Autres passifs courants
(en milliers de dollars)
31/12/2024
31/12/2023
Dettes sociales
7 294
7 828
Produits constatés d'avance
Dettes fiscales
188
223
Autres dettes
849
883
TOTAL DES AUTRES PASSIFS COURANTS
8 331
8 934
Les autres passifs regroupent les dettes à court terme vis-à-vis des salariés et des organismes sociaux et fiscaux.
Note 14Instruments financiers inscrits au bilan et effet résultat
2023
(Montants en milliers de dollars)
Valeur au bilan
Juste valeur au
résultat  (1)
Actifs financiers
au coût
amorti (2)
Passif financier
non dérivé (3)
Total
ACTIF FINANCIER
Garantie ligne de change
3 904
3 904
3 904
Autres dépôts de garantie et autres actifs non courants
2 074
2 074
2 074
Contrat de liquidité
166
166
166
Fournisseurs débiteurs
149
149
149
Trésorerie et équivalents de trésorerie
141 367
141 367
141 367
TOTAL ACTIF FINANCIER
147 660
166
147 494
147 660
PASSIF FINANCIER
Obligations locatives
5 670
5 670
5 670
Autres passifs
8 934
8 934
8 934
Fournisseurs et comptes rattachés
23 302
23 302
23 302
TOTAL PASSIF FINANCIER
37 906
37 906
37 906
(1) La juste valeur des actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat selon IFRS 9 est déterminée sur la base du niveau 1 d’évaluation de la juste
valeur et correspond à la valeur de marché des actifs.
(2) La juste valeur des actifs financiers au coût amorti selon IFRS 9 correspond à la valeur reportée dans l’état consolidé de la situation financière.
(3) Le montant des passifs financiers non dérivés selon IFRS 9 est considéré comme une estimation raisonnable de la juste valeur.
178
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
2024
(Montants en milliers de dollars)
Valeur au bilan
Juste valeur au
résultat  (1)
Actifs financiers
au coût
amorti (2)
Passif financier
non dérivé (3)
Total
ACTIF FINANCIER
Garantie ligne de change
Autres dépôts de garantie et autres actifs non courants
4 312
4 312
4 312
Contrat de liquidité
111
111
111
Fournisseurs débiteurs
680
680
680
Trésorerie et équivalents de trésorerie
32 456
32 456
32 456
TOTAL ACTIF FINANCIER
37 559
111
37 448
37 559
PASSIF FINANCIER
Obligations locatives
6 950
6 950
6 950
Autres passifs
8 331
8 331
8 331
Fournisseurs et comptes rattachés
22 032
22 032
22 032
TOTAL PASSIF FINANCIER
37 313
37 313
37 313
(1) La juste valeur des actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat selon IFRS 9 est déterminée sur la base du niveau 1 d’évaluation de la juste
valeur et correspond à la valeur de marché des actifs.
(2) La juste valeur des actifs financiers au coût amorti selon IFRS 9 correspond à la valeur reportée dans l’état consolidé de la situation financière.
(3) Le montant des passifs financiers non dérivés selon IFRS 9 est considéré comme une estimation raisonnable de la juste valeur.
Note 15Produits opérationnels
Les produits opérationnels se décomposent de la manière suivante :
(en milliers de dollars)
31/12/2024
31/12/2023
Chiffre d’affaires
Crédit d’Impôt Recherche
4 146
8 766
Autres produits
5
6 962
TOTAL
4 151
15 728
Les autres produits correspondent à la part de revenus et de reprises de revenus reconnus sur la période au titre du contrat de
collaboration avec Nestlé Health Science puis de l’accord de fin de collaboration signé le 30 octobre 2023 .
Note 16Charges opérationnelles
Les dépenses de recherche et développement se ventilent comme suit :
(en milliers de dollars)
31 décembre
2024
2023
Dépenses de recherche et développement
Sous-traitance, collaborations et consultants
62 448
49 044
Frais de personnel
19 559
16 879
Dotations aux provisions et amortissements
326
(11 655)
Petit équipement et fournitures
1 547
1 608
Congrès, frais de déplacements
1 366
1 648
Locations
49
193
Autres
3 882
2 422
TOTAL DES DÉPENSES DE RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT
89 176
60 139
Le 30 octobre 2023, la Société a signé un accord mettant un terme au contrat de collaboration avec Nestlé Health Science, à effet
immédiat, ayant généré, au 31 décembre 2023, une reprise nette de provision de 17,6 millions de dollars expliquant la variation des
dotations aux provisions et amortissements entre 2024 et 2023.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
179
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Les frais commerciaux se ventilent de la manière suivante :
(en milliers de dollars)
31 décembre
2024
2023
Frais commerciaux
Frais de personnel
890
753
Honoraires
816
1 207
Communications, frais de représentation et déplacements
933
398
Dotations aux provisions et amortissements
(2)
51
Autres
24
25
TOTAL DES FRAIS COMMERCIAUX
2 659
2 434
Par nature, la répartition des frais généraux est la suivante :
(en milliers de dollars)
31 décembre
2024
2023
Frais généraux
Frais de personnel
11 223
11 654
Honoraires
10 052
8 750
Assurances
3 200
3 712
Dotations aux provisions et amortissements
242
824
Communications, frais de représentation et déplacements
680
676
Locations
523
370
Autres
2 873
3 469
TOTAL DES FRAIS GÉNÉRAUX
28 793
29 455
Charges de personnel
La Société employait en moyenne 110 personnes au 31 décembre 2024 contre 104  personnes au 31 décembre 2023.
Les frais de personnel s’analysent comme suit :
(en milliers de dollars)
31 décembre
2024
2023
Salaires et traitement
20 670
18 108
Charges sociales
6 211
4 176
Charges sur engagement de retraite
171
982
Paiement en actions
4 620
6 019
TOTAL (1)
31 671
29 285
(1) Le total des charges de personnel comprend les salaires et indemnités versés aux salariés dans le cadre de la restructuration.
Les charges de personnel ont augmenté entre 2023 et 2024 principalement en raison de la hausse des effectifs afin de supporter les
activités de recherche et développement.
180
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Note 17Paiements en actions
Le Conseil d’administration a été autorisé par l’Assemblée générale des actionnaires à attribuer des bons de souscription de parts
de créateur d’entreprise (« BSPCE »), des bons de souscription d’actions (« BSA »), des stock-options (« SO ») ou encore des actions
gratuites (« AGA ») aux salariés, aux mandataires sociaux, aux membres du Conseil d’administration non-salariés ou aux conseillers
scientifiques et mettre en œuvre ces plans comme suit :
Instruments
Assemblée générale
des actionnaires
Conseil
d’administration
Date d’attribution
Nombre attribué
BSA
09/12/2011
25/09/2012
25/09/2012
30 000
BSA
04/06/2013
25/07/2013
25/07/2013
73 000
SO
09/12/2011
18/09/2013
18/09/2013
518 000
BSA
03/06/2014
24/03/2015
24/03/2015
10 000
SO
03/06/2014
23/06/2015
23/06/2015
120 000
BSA
23/06/2015
19/11/2015
19/11/2015
22 500
BSA
23/06/2015
15/12/2015
15/12/2015
90 000
SO
03/06/2014
06/04/2016
21/04/2016
33 000
SO
03/06/2014
21/06/2016
21/06/2016
110 000
BSA
21/06/2016
21/06/2016
21/08/2016
20 000
SO
03/06/2014
21/06/2016
15/09/2016
93 000
SO
03/06/2014
21/06/2016
17/10/2016
16 500
BSA
21/06/2016
09/12/2016
09/12/2016
59 000
SO
03/06/2014
09/12/2016
09/12/2016
74 960
AGA
21/09/2015
14/03/2017
14/03/2017
22 500
AGA
21/09/2015
20/04/2017
20/04/2017
24 000
BSA
15/06/2017
15/06/2017
15/06/2017
9 000
SO
03/06/2014
15/06/2017
15/06/2017
126 000
SO
15/06/2017
15/06/2017
15/06/2017
111 600
SO
15/06/2017
15/06/2017
15/09/2017
52 600
SO
15/06/2017
17/11/2017
05/12/2017
625 200
BSA
15/06/2017
02/05/2018
02/05/2018
44 000
AGA
22/06/2018
22/06/2018
22/06/2018
486 153
AGA
22/06/2018
06/09/2018
06/09/2018
450
SO
22/06/2018
06/09/2018
06/09/2018
65 000
SO
22/06/2018
22/06/2018
15/10/2018
76 700
AGA
22/06/2018
01/11/2018
01/11/2018
57 000
SO
22/06/2018
29/11/2018
29/11/2018
350 000
AGA
22/06/2018
12/12/2018
12/12/2018
16 250
SO
22/06/2018
22/06/2018
15/01/2019
3 000
SO
22/06/2018
22/06/2018
20/03/2019
547 100
AGA
22/06/2018
10/05/2019
10/05/2019
100 000
SO
24/05/2019
24/05/2019
24/05/2019
150 000
SO
24/05/2019
24/05/2019
01/07/2019
403 400
SO
24/05/2019
24/05/2019
22/07/2019
75 000
AGA
24/05/2019
11/10/2019
11/10/2019
40 000
SO
24/05/2019
11/10/2019
15/01/2020
94 500
AGA
24/05/2019
11/10/2019
16/03/2020
5 000
AGA
20/04/2020
20/04/2020
29/04/2020
20 000
AGA
20/04/2020
24/11/2020
24/11/2020
475 000
SO
20/04/2020
24/11/2020
24/11/2020
1 216 200
AGA
20/04/2020
23/03/2021
23/03/2021
24 900
SO
20/04/2020
23/03/2021
23/03/2021
75 200
AGA
19/05/2021
19/05/2021
19/05/2021
20 000
BSA
19/05/2021
19/05/2021
03/06/2021
39 185
AGA
19/05/2021
22/11/2021
22/11/2021
257 300
SO
19/05/2021
22/11/2021
22/11/2021
1 107 300
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
181
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Instruments
Assemblée générale
des actionnaires
Conseil
d’administration
Date d’attribution
Nombre attribué
AGA
19/05/2021
12/05/2022
12/05/2022
3 200
SO
19/05/2021
12/05/2022
12/05/2022
19 000
AGA
12/05/2022
29/07/2022
29/07/2022
66 700
SO
12/05/2022
29/07/2022
29/07/2022
135 500
AGA
12/05/2022
21/11/2022
21/11/2022
519 650
SO
12/05/2022
21/11/2022
21/11/2022
1 771 786
AGA
12/04/2023
09/01/2023
09/01/2023
35 800
SO
12/04/2023
09/01/2023
09/01/2023
59 200
AGA
12/04/2023
20/11/2023
20/11/2023
912 650
SO
12/04/2023
20/11/2023
20/11/2023
2 290 722
AGA
12/04/2023
16/01/2024
16/01/2024
59 000
SO
12/04/2023
16/01/2024
16/01/2024
262 000
AGA
16/05/2024
16/05/2024
16/05/2024
65 000
SO
16/05/2024
16/05/2024
16/05/2024
272 000
AGA
16/05/2024
21/11/2024
21/11/2024
1 181 700
SO
16/05/2024
21/11/2024
21/11/2024
2 267 300
SO
16/05/2024
04/12/2024
04/12/2024
813 200
Dans les tableaux suivants, les prix d’exercice, la juste valeur des actions à la date d’attribution et la juste valeur par action sont
fournis en euros, car la Société est constituée en France et l’euro est la monnaie utilisée pour les attributions.
Note 17.1Bons de souscription d’actions
Le Conseil d’administration de la Société a été autorisé par
l’Assemblée générale des actionnaires à accorder des bons de
souscription d’actions (« BSA ») aux membres non-salariés du
Conseil d’administration et aux membres du Conseil
consultatif scientifique.
Les plans de bons de souscription d’actions attribués par le Conseil
d’administration sont similaires dans leurs natures et conditions, à
l’exception des prix d’exercice qui varient en fonction de la date
d’octroi du plan, entre 5,13 euros et 69,75 euros.
Au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2021, la Société a
attribué des BSA aux membres du Conseil d’administration
non-salariés. Ces BSA ont une durée de vie contractuelle de
quatre ans à compter de leur création et ne sont pas sujets à
une condition de performance. Sauf décision contraire du
Conseil d’administration ces BSA peuvent être exercés à tout
moment avant leur expiration, à condition que le bénéficiaire
occupe toujours un siège au Conseil d’administration au
moment de l’exercice, et sous réserve des lois et règlements
applicables aux sociétés dont les titres sont cotés sur un
marché boursier réglementé. La juste valeur des BSA a été
estimée sur la base du modèle binomial d’évaluation d’options
dit de Cox Ross Rubinstein.
Hypothèses utilisées pour le calcul de la juste valeur des BSA au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2021
Prix moyen pondéré des actions à la date d’attribution (en euros)
10,75
Volatilité moyenne pondérée attendue
90 %
Taux d’intérêt moyen pondéré sans risque
(0,53) %
Durée moyenne pondérée prévue (en années)
3,21
Rendement des dividendes
Moyenne pondérée de la juste valeur des BSA (en euros)
0,57
Il n’y a pas eu d’attribution de BSA au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2024 aux membres non-salariés du Conseil
d’administration ou aux membres du Conseil consultatif scientifique.
182
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Le tableau ci-dessous résume l’ensemble des mouvements des BSA au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2024 :
Nombre
de BSA
Prix moyen pondéré
d’exercice (en euros)
Moyenne pondérée
de la durée contractuelle
résiduelle (en années)
Valeur
intrinsèque globale
(en milliers d’euros)
Solde au 31 décembre 2023
244 693
49,43
3,47
Attribués au cours de la période
Perdus au cours de la période
Exercés au cours de la période
Expirés au cours de la période
Solde au 31 décembre 2024
244 693
49,43
2,47
BSA EXERÇABLES AU 31 DÉCEMBRE 2024
244 693
49,43
2,47
Note 17.2Bons de Souscription de Parts de Créateur d’Entreprise
Au 31 décembre 2024, il n’y a plus de plan de BSPCE/BCE actif.
Note 17.3Stock-options
Le Conseil d’administration de la Société a été autorisé par
l’Assemblée générale des actionnaires à accorder des stock-
options (« SO ») aux salariés.
Les plans de stock-options attribués par le Conseil d’administration
sont similaires dans leurs natures et conditions, à l’exception des
prix d’exercice qui varient en fonction de la date d’octroi du plan,
entre 0,71 euros et 74,22 euros.
Toutes les SO émises ont une durée de vie contractuelle de
dix ans. Les SO peuvent être exercées conformément aux
conditions d’acquisition suivantes :
Avant le 22 juin 2018 et entre le 15 janvier 2020 et le
29 juillet 2022, les SO sont principalement acquises sur quatre
ans à concurrence de 25 % du nombre d’options attribuées à
l’issue d’une période d’une année suivant la date d’attribution
puis à concurrence de 12,5 % supplémentaires du nombre
d’options attribuées tous les six mois, sous réserve que le
bénéficiaire soit toujours employé par la Société (sauf clause
contractuelle ou résolution spécifique du Conseil d’administration).
Entre le 22 juin 2018 et le 15 janvier 2020, les options sont
exerçables une fois les deux conditions suivantes remplies :
Condition de service : à concurrence de 25 % du nombre
d’options attribuées à l’issue d’une période d’une année
suivant la date d’attribution puis à concurrence de 12,5 %
supplémentaires du nombre d’options attribuées tous les
six mois par la suite, sous réserve que le bénéficiaire soit
toujours employé par la Société (sauf clause contractuelle
ou résolution spécifique du Conseil d’administration) ;
Condition de performance : date d’autorisation de mise
sur le marché de Viaskin® Peanut par la FDA.
Depuis le 21 novembre 2022, les SO sont principalement
acquises sur quatre ans à concurrence de 25 % du nombre
d’options attribuées à l’issue d’une période d’une année
suivant la date d’attribution puis à concurrence de 25 %
supplémentaires du nombre d’options attribuées tous les
12 mois, sous réserve que le bénéficiaire soit toujours
employé par la Société (sauf clause contractuelle ou
résolution spécifique du Conseil d’administration).
Les conditions de performance autres que les conditions de
marché, qui sont prises en compte en ajustant le nombre
d’instruments de capitaux propres inclus dans la transaction
mais ne sont pas pris en compte dans l’estimation de la juste
valeur des actions. L’estimation de la réalisation des conditions de
performance est examinée à chaque clôture.
La Société a également appliqué un taux d’annulation pour
chaque plan en fonction de ses caractéristiques et de sa
composition respective. Ce taux est réexaminé à chaque clôture.
Le tableau ci-dessous résume l’ensemble des mouvements des SO au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2024 :
Nombre
de SO
Prix moyen
pondéré (en euros)
Moyenne pondérée
de la durée contractuelle
résiduelle (en années)
Valeur
intrinsèque globale
(en milliers d’euros)
Solde au 31 décembre 2023
7 129 541
8,49
8,18
Attribuées au cours de la période
3 614 500
0,86
Perdues au cours de la période
(283 938)
5,98
Exercées au cours de la période
Expirées au cours de la période
(15 300)
SOLDE AU 31 DÉCEMBRE 2024
10 444 803
5,93
7,96
Options exerçables au 31 décembre 2024
2 065 595
21,02
4,40
Au 31 décembre 2024, il y avait 17,9 millions d’euros (soit 19,3 millions de dollars convertis au taux de clôture) de charges non
comptabilisées liées aux SO qui devraient être comptabilisées sur une durée moyenne pondérée de 3,5 ans.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
183
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Juste valeur des options d’achat d’actions
Déterminer la juste valeur des paiements fondés sur des actions
à la date d’attribution requiert un jugement de la part de la
Société. La Société détermine la juste valeur des SO à la date
d’attribution en utilisant le modèle d’évaluation Black‑Scholes.
Le modèle Black-Scholes nécessite l’entrée d’hypothèses très
subjectives, notamment la volatilité attendue, la durée prévue,
le taux d’intérêt sans risque et le rendement des dividendes.
Prix d’exercice
Le prix d’exercice des attributions d’actions de la Société est
basé sur la juste valeur marchande de nos actions ordinaires.
Taux d’intérêt sans risque
Le taux d’intérêt sans risque est basé sur les obligations d’État
françaises (GFRN) dont l’échéance correspond à celle des
options sur actions.
Durée prévue
La Société détermine la durée prévue en fonction de la
période moyenne pendant laquelle les options sur actions
devraient rester en circulation.
Volatilité attendue
La Société détermine la volatilité attendue sur la base de la
période de données historiques correspondant à l’échéance
prévue des options sur actions.
Rendement de dividende attendu
La Société n’a jamais déclaré ni versé de dividendes en espèces et
elle ne prévoit pas actuellement de verser des dividendes en
espèces dans un avenir prévisible. Par conséquent, la Société
utilise un rendement de dividende attendu de zéro.
La Société a estimé les hypothèses suivantes pour le calcul de la juste valeur des stock-options :
Options d'achat d’actions
par période d’attribution
2018
2019
2020
2021
2022
2023
2024
Prix moyen pondéré des actions
à la date d'attribution en €
31,86
15,26
5,54
5,71
2,33
2,03
0,76
Volatilité moyenne pondérée attendue
47,10 %
70,80 %
87,30 %
90,20 %
98,90 %
93,70 %
90,61 %
Taux d'intérêt moyen pondéré
sans risque
0,30 %
(0,10 %)
(0,50 %)
(0,06 %)
2,20 %
2,95 %
2,58 %
Durée moyenne pondérée prévue
(en années)
6
6
6
6
6
6
6,3
Rendement des dividendes
Moyenne pondérée de la juste valeur
des stock‑options en €
13,67
9,65
3,90
4,17
2,23
1,67
0,57
Note 17.4Attribution d’actions gratuites
Le Conseil d’administration de la Société a été autorisé par
l’Assemblée générale des actionnaires à accorder aux
employés des attributions d’actions gratuites (« AGA »).
Les AGA sont évaluées en fonction de la juste valeur de
l’action à la date d’attribution et sont comptabilisées en
charges selon un mode linéaire conformément aux conditions
d’acquisition suivantes :
Avant le 31 mai 2019, l’acquisition des actions gratuites est
subordonnée à l’expiration de la condition de présence, d’un (1)
an ou deux (2) ans, courant à compter de la date d’attribution
(sauf décision spécifique du Conseil d’administration).
L’attribution définitive des AGA est subordonnée à l’atteinte de
condition de performance (l’enregistrement de la demande
de mise sur le marché de Viaskin® Peanut auprès de la FDA,
la date de l’approbation de Viaskin® Peanut par la FDA ou la
date de la première vente de Viaskin® Peanut aux États-
Unis).
Entre le 31 mai 2019 et le 23 novembre 2020, l’acquisition
des actions gratuites est subordonnée soit à l’expiration de
la condition de présence, de deux (2) ans seulement, soit à
la double condition d’expiration de la condition de présence
et d’atteinte de la condition de performance (date
d’approbation de Viaskin® Peanut par la FDA).
Entre le 24 novembre 2020 et le 29 juillet 2022, les AGA
sont acquises sur une période de quatre ans à concurrence
de 25 % du nombre d’options attribuées à l’issue d’une
période d’une année suivant la date d’attribution puis à
concurrence de 12,5 % supplémentaire du nombre
d’options attribuées tous les six mois par la suite.
Depuis le 21 novembre 2022, les AGA sont acquises sur une
période de quatre ans à concurrence de 25 % du nombre
d’options attribuées à l’issue d’une période d’une année
suivant la date d’attribution puis à concurrence de 25 %
supplémentaire du nombre d’options attribuées tous les
12 mois par la suite.
Les conditions de performance autres que les conditions de
marché, qui sont prises en compte en ajustant le nombre
d’instruments de capitaux propres inclus dans la transaction
mais ne sont pas pris en compte dans l’estimation de la juste
valeur des actions. L’estimation de la réalisation des
conditions de performance est examinée à chaque clôture.
Les plans d’AGA peuvent être soumis à une période de
conservation.
La Société a appliqué un taux d’annulation pour chaque plan
en fonction de ses caractéristiques et de sa composition
respective. Ce taux d’annulation est revu à chaque clôture.
184
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Le tableau ci-dessous résume l’ensemble des mouvements d’AGA au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2024 :
Nombre
d’AGA
Prix moyen
pondéré
(en euros)
Solde au 31 décembre 2023
2 021 370
11,03
Attribuées au cours de la période
1 305 700
0,60
Perdues au cours de la période
(174 278)
2,29
Payées au cours de la période
(339 426)
3,22
Expirées au cours de la période
0
SOLDE AU 31 DÉCEMBRE 2024
2 813 366
7,67
Note 17.5Rapprochement des charges de paiements en actions avec le compte
de résultat consolidé
(en milliers de dollars)
31 décembre
2024
2023
Recherche & développement
SO
(1 431)
(1 661)
AGA
(913)
(835)
Frais commerciaux
SO
(80)
(102)
AGA
(35)
(33)
Frais généraux
SO
(1 794)
(2 986)
AGA
(367)
(403)
TOTAL DES (CHARGES) REPRISES DES PAIEMENTS EN ACTIONS
(4 620)
(6 020)
Note 18Produits et charges financiers
Les produits et charges financiers s’analysent comme suit :
(en milliers de dollars)
31/12/2024
31/12/2023
Produits financiers
3 917
4 996
Charges financières
(1 508)
(1 400)
TOTAL
2 409
3 596
Les charges financières sont principalement composées des intérêts financiers relatifs aux obligations locatives constatées au bilan
dans le cadre de la norme IFRS 16 et des pertes de change.
Les produits financiers sont principalement constitués des intérêts sur comptes à terme et des gains de change.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
185
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Note 19Charge d’impôt
Comme mentionné dans la note 3.13 – Principes comptables – Autres revenus, le Crédit d’Impôt Recherche français n’est pas inclus
dans le poste « Impôts sur les bénéfices », mais inclus dans le poste « Autres revenus ».
Réconciliation des charges d’impôt sur les bénéfices réel et nominal
Le tableau suivant présente le rapprochement entre la charge d’impôt réel et nominal au taux d’impôt sur les sociétés de 25 % au
31 décembre 2024 et au 31 décembre 2023 valable en France (hors contributions additionnelles) :
(en milliers de dollars)
31/12/2024
31/12/2023
Résultat avant impôt
(114 069)
(72 709)
Taux d’impôt théorique du Groupe
25,00 %
25,00 %
Charge d’impôt nominal
28 517
18 176
Augmentation/diminution charges d’impôt découlant de :
Crédit Impôt Recherche
1 037
2 192
Paiements en actions
(735)
(1 852)
Autres différences permanentes
(12)
(51)
Non-comptabilisation d’actifs d’impôts différés actifs
(28 662)
(18 781)
Autres différences
(200)
309
Charges effectives d’impôt
(55)
(7)
TAUX EFFECTIF D’IMPÔT
0,05 %
0,01 %
Impôts différés
Comme indiqué dans la note 3.14, la Société n’a pas reconnu au bilan d’actif d’impôt différé.
Le montant des déficits reportables au 31 décembre 2024 est d’environ 1 266 millions de dollars pour DBV Technologies SA
uniquement.
Note 20Engagements hors bilan
Obligations au titre des autres contrats
Obligations d’achat
Ayant sous-traité plusieurs fonctions importantes, la Société
est amenée à conclure dans le cadre de ses opérations
courantes des contrats de sous-traitance ou de délégation à
court ou moyen terme avec différents tiers, en France et à
l’étranger, qui comportent diverses obligations usuelles dans
ces circonstances.
Dans le cadre du lancement des études cliniques des produits
Viaskin® Peanut et Viaskin® Milk, la Société a signé plusieurs
contrats de sous-traitance avec différents CRO.
Au 31 décembre 2024, le montant global des études en cours
s’élève à 170,3 millions de dollars pour lesquelles les
engagements à venir jusqu’en 2026 sont de 10,0  millions de
dollars.
Lettre de crédit et garantie
Un certificat de dépôt a été souscrit pour un montant initial de
0,25 million de dollars pour garantir l’utilisation d’un programme
de cartes corporate American Express aux États-Unis.
Paiements de redevances
Le 7 janvier 2009, la Société a signé un contrat de
développement et de copropriété avec l’AP-HP (Assistance
Publique-Hôpitaux de Paris) et l’Université Paris-Descartes
(UPD), par lequel la Société a accepté les conditions de
copropriété avec l’AP-HP et l’UPD, sur certains brevets
américains et étrangers ainsi que sur les droits et obligations
qui en résultent.
La Société, tous les licenciés ou sous-licenciés, désignés tels
par la Société, disposent du droit exclusif d’utilisation
commerciale des brevets codétenus. L’AP-HP et l’UPD ont
accepté d’exploiter directement les brevets à des fins de
recherche interne uniquement, et à ne pas concéder de
licence d’exploitation des brevets à un tiers.
Pour l’exploitation directe des brevets initiaux et dérivés, la
Société est redevable de redevances envers ses
copropriétaires que sont l’AP-HP et l’UPD, sur la base d’un
pourcentage du chiffre d’affaires réalisé. Le montant de cette
redevance varie selon l’utilisation ou pas du brevet initial par
la Société. En outre, pour l’exploitation indirecte des licences
ou sous-licences consenties à des tiers, la Société est tenue de
payer une redevance sur les revenus perçus.
186
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Dans l’hypothèse où la Société ne vend pas de produits durant une
période de 30 mois après qu’une première commercialisation ait
eu lieu, sans pouvoir en justifier auprès de l’AP-HP, celle-ci
pourra transformer à l’exception de certaines conditions, avec
un préavis de six mois, la licence en licence non exclusive.
Toute partie peut résilier de plein droit le contrat en cas
d’inexécution par l’autre partie d’une obligation essentielle
mise à sa charge au titre dudit contrat et dans un délai de
six mois.
L’accord prendra également fin de plein droit dans le cas de
cessation totale ou partielle des activités de la Société, dans le
cas d’une dissolution ou liquidation amiable et dans le cas
d’une liquidation judiciaire.
L’accord prendra fin automatiquement à l’expiration du dernier
brevet codétenu. Dans le cas d’une résiliation du contrat, la
Société ne bénéficie plus du droit exclusif d’utilisation
commerciale desdits brevets mais en conserverait ses droits de
copropriétaire. Les obligations relatives à la confidentialité et à
la propriété des brevets continueront de s’appliquer et les
licences et sous-licences consenties survivront.
La durée de vie des brevets en vertu de l’accord s’étend
jusqu’en 2033.
À ce jour, cet accord n’a eu aucune incidence sur les états
financiers de la Société.
Note 21Relations avec les parties liées
Le montant global des rémunérations des mandataires sociaux et des membres du Comité exécutif comptabilisées en 2024 s’élève
à 8,5 millions de dollars.
(en milliers de dollars)
31/12/2024
31/12/2023
Avantages court terme
5 836
4 864
Avantages postérieurs à l’emploi
34
41
Indemnités de fin de contrat
Paiement fondé sur les actions
2 642
3 792
TOTAL
8 512
8 697
Les modalités d’évaluation de l’avantage relatif à des paiements fondés sur des actions sont présentées en Note 17.
État des dettes avec les parties liées
(en milliers de dollars)
31/12/2024
31/12/2023
Rémunérations dues
1 532
2 112
Engagement de retraite
103
89
TOTAL
1 635
2 201
Note 22Résultat par action
Résultat de base
Le résultat de base par action est calculé en divisant le bénéfice net revenant aux actionnaires de la Société par le nombre moyen
pondéré d’actions ordinaires et de préférence en circulation au cours de l’exercice.
(en milliers de dollars)
31 décembre
2024
2023
Résultat de l’exercice
(114 123)
(72 710)
Nombre moyen pondéré d’actions en circulation ajusté
96 995 379
95 121 390
Résultat de base et dilué par action (en dollar/action)
(1,18)
(0,76)
Les instruments donnant droit au capital de façon différée (BSA, BSPCE, SO et AGA) sont considérés comme anti-dilutifs car ils induisent
une réduction de la perte par action (36 152 341 actions pouvant être émises en 2024 et 37 902 232 en 2023). Ces instruments sont
présentés de manière détaillée en Note 17. Ainsi, le résultat dilué par action est identique au résultat de base par action.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
187
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Note 23Gestion des risques financiers
Les principaux instruments financiers de la Société sont
constitués d’actifs financiers, de trésorerie et de titres de
placement. L’objectif de la gestion de ces instruments est de
permettre le financement des activités de la Société. La
politique de la Société est de ne pas souscrire d’instruments
financiers à des fins de spéculation. La Société n’utilise pas
d’instrument financier dérivé.
Les risques principaux auxquels la Société est exposée sont le
risque de liquidité, le risque de taux d’intérêt et le risque de crédit.
Risque de liquidité
Les états financiers de la Société au 31 décembre 2024 ont été
arrêtés selon le principe de continuité d’exploitation. Ainsi, ils
n’incluent aucun ajustement lié au montant ou au classement
des actifs et passifs qui pourraient être nécessaires si la
Société n’était pas capable de poursuivre ses activités selon le
principe de la continuité d’exploitation.
Au 31 décembre 2024, la situation nette de trésorerie de la
Société s’élevait à 32,5 millions de dollars, contre 141,4 millions
de dollars au 31 décembre 2023. La Société a généré des pertes
d’exploitation et des flux de trésorerie négatifs depuis sa
création. Les flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles
de la Société se sont élevés respectivement à 103,2 millions de
dollars et 77,6 millions de dollars pour les exercices 2024 et
2023. Au 31 décembre 2024, la perte nette de la Société s’est
élevée à 114,1 millions de dollars.
Depuis sa création, la Société a financé sa croissance au
travers d’augmentations de capital successives et dans une
moindre mesure par l’obtention d’aides publiques à
l’innovation et par le remboursement de créances de Crédit
d’Impôt Recherche. La Société ne génère pas de chiffre
d’affaires et continue de préparer le lancement potentiel de
Viaskin® Peanut aux États-Unis et dans l’Union européenne,
s’il venait à être approuvé.
Suite à la réception, en août 2020, d’une Lettre de Réponse
Complète («  Complete Response Letter » ou « CRL ») de la
Food and Drug Administration (« FDA ») des États-Unis,
concernant sa demande de licence de produits biologiques
(« Biologics License Application » ou « BLA ») pour le produit
expérimental Viaskin® Peanut, la Société a réduit les dépenses
de tous ses autres programmes cliniques et précliniques, afin
de se concentrer sur Viaskin® Peanut. La Société a également
initié en juin 2020 un plan global de restructuration, afin de se
donner de la flexibilité opérationnelle afin de faire progresser
le développement clinique et l’examen réglementaire de
Viaskin® Peanut aux États-Unis et dans l’Union européenne.
En janvier 2021, la Société a reçu des réponses écrites de la
part de la FDA américaine aux questions figurant dans la
demande de réunion de type A que la Société a présentée en
octobre 2020 suite au CRL. Afin de répondre aux demandes et
recommandations de la FDA, la Société a défini des axes de
travail parallèles, principalement dans le but de générer les
données cliniques d’innocuité et d’adhésion à six mois pour
évaluer le patch Viaskin® Peanut modifié et démontrer
l’équivalence de l’absorption des allergènes entre les patchs
actuels et modifiés dans la population de patients visée.
Suite à la soumission du protocole de l’étude d’adhésion à la FDA,
la Société a reçu une lettre de demande d’avis/d’information de
la FDA en octobre 2021, demandant une approche séquentielle
du programme de développement du patch Viaskin® modifié et a
fourni un retour partiel sur ce protocole.
En décembre 2021, la Société a décidé de ne pas poursuivre
l’approche séquentielle des plans de développement de
Viaskin® Peanut comme le demandait la FDA dans son courrier
d’octobre 2021 et a annoncé son intention de lancer une
étude clinique pivot de phase 3 pour un patch Viaskin® Peanut
modifié (mVP) chez les enfants de la population de patients
visée. La Société considère que cette approche est la plus
directe pour démontrer l’efficacité, la sécurité et
l’amélioration de l’adhérence in vivo du système Viaskin®
Peanut modifié. Après avoir reçu l’approbation de la FDA pour
son changement de stratégie, le protocole de la nouvelle
étude pivot de phase 3 du patch Viaskin® Peanut modifié
(« mVP ») a été achevé à la fin du mois de février 2022 et est
prêt à être soumis à la FDA. Des discussions fructueuses sont
en cours avec la FDA en vue de la soumission et de l’examen
du protocole. La Société prévoit de soumettre le protocole
après un alignement supplémentaire avec la FDA.
En mai 2022, la Société a mis en place un programme de
financement dit at-the-market offering (le « Programme
ATM ») qui lui permettra d’émettre et de placer notamment
auprès d’investisseurs ayant manifesté un intérêt, en une ou
plusieurs fois, à tout moment, des actions ordinaires sous la
forme d’American Depositary Shares (« ADSs »), pour un
montant total brut maximum de 100 millions de dollars. La
Société envisage d’utiliser le produit net éventuel des
émissions d’ADSs effectuées dans le cadre du Programme
ATM ainsi que sa trésorerie et ses équivalents de trésorerie
existants, principalement pour les activités liées au lancement
potentiel de Viaskin® Peanut, ainsi que pour financer le
développement des produits candidats de la Société utilisant
sa plateforme Viaskin®, son fonds de roulement et ses autres
besoins généraux.
En juin 2022, la Société a annoncé que l’étude pivot de
phase 3 EPITOPE, qui évaluait la sécurité d’emploi et
l’efficacité de Viaskin® Peanut pour le traitement des jeunes
enfants allergiques à l’arachide âgés de 1 à 3 ans, a atteint son
critère d’évaluation principal, avec un effet thérapeutique
statistiquement significatif. La Société a également indiqué
poursuivre son dialogue avec la FDA sur la conception du
protocole VITESSE, essai pivot de phase 3 du patch Viaskin®
Peanut modifié chez les enfants allergiques à l’arachide âgés
de 4 à 7 ans.
Le même mois, la Société annonce un financement par
placement privé (« PIPE ») d’un montant de 194 millions de
dollars.
188
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
En septembre 2022, et après avoir annoncé son lancement, la
Société a reçu de la FDA une lettre de suspension clinique
partielle de l’étude de phase 3 portant sur le patch Viaskin®
Peanut modifié chez les enfants allergiques à l’arachide âgés
de 4 à 7 ans. Afin d’atteindre les objectifs de l’étude, les éléments
du protocole discutés dans la lettre concernent l’analyse
statistique de l’adhésion, la durée de port quotidien du patch,
les méthodologies de catégorisation de données, et le nombre
total de participants à l’essai recevant le traitement actif.
En décembre 2022, la Société a reçu de la FDA la confirmation
de levée de la suspension clinique partielle de l’essai clinique
de phase 3 portant sur le patch Viaskin® Peanut modifié chez
les enfants allergiques à l’arachide âgés de 4 à 7 ans.
La Société indique que le protocole mis à jour sera soumis aux
sites cliniques en vue d’obtenir l’approbation ultérieure des
comités de protection des personnes et d’éthique.
En octobre 2023, la Société a reçu des réponses écrites de la
Food and Drug Administration (FDA) américaine qui clarifient les
éléments de conception des études de sécurité supplémentaires
COMFORT Toddlers et COMFORT Children. Les deux études de
sécurité supplémentaires présenteront un protocole harmonisé
et simplifié sur la manière dont le produit doit être utilisé.
L’étude COMFORT Toddlers reprendra les mêmes critères
d’éligibilité qu’EPITOPE, l’étude d’efficacité de phase 3 menée
avec succès par DBV chez les tout-petits, âgés de 1 à 3 ans.
Le 22 octobre 2024, la Société a annoncé que l'étude
d'innocuité COMFORT Children devait débuter au deuxième
trimestre 2025.
Le 24 mars 2025, la Société a annoncé avoir conclu un accord
avec la FDA sur les données d’innocuité requises pour la
demande de licence de produit biologique (BLA) du patch
Viaskin® Peanut chez les enfants de 4 à 7 ans. La FDA a
accepté la proposition de la Société, selon laquelle les
données d’innocuité de l’étude de phase 3 VITESSE pour le
patch Viaskin® Peanut chez les enfants de 4 à 7 ans seront
suffisantes pour soutenir un dépôt du BLA pour cette tranche
d’âge. Par conséquent, l’étude complémentaire COMFORT
Children sur la sécurité ne sera plus nécessaire, ce qui accélère
le calendrier de dépôt du BLA pour le patch Viaskin® chez les
enfants de 4 à 7 ans allergiques à l’arachide.
La Société envisage de continuer à rechercher des financements
supplémentaires pour préparer la commercialisation de Viaskin®
Peanut, si elle est approuvée, et pour poursuivre d’autres
travaux de recherche et de développement. La Société
pourrait financer ses besoins en trésorerie futurs par une
combinaison d’augmentations de capital par offres publiques
ou placements privés, de financements bancaires ou obligataires,
de contrats de collaboration, licences et développement ou
d’autres formes de financements non dilutifs. Si la Société ne
parvient pas à atteindre ses objectifs de financement, elle
pourrait être amenée à réduire ses activités, notamment en
retardant ou en réduisant l’étendue de ses efforts de recherche et
de développement, ou à obtenir des financements par le biais
d’accords de collaboration ou d’autres accords, qui pourraient
obliger la Société à renoncer à des droits sur ses produits
candidats, que la Société pourrait autrement chercher à
développer ou à commercialiser de manière indépendante.
Risque sur les contrats de collaboration à long terme
La Société pourrait ne pas générer les résultats commerciaux
et financiers estimés lors de la conclusion des contrats. En
effet, un certain nombre de facteurs peuvent affecter la
structure des coûts par rapport aux estimations initiales telles
que reflétées dans le budget prévisionnel à terminaison,
notamment du fait des aléas de développement. de gestion
adaptées pour identifier et corriger d’éventuelles variations
budgétaires pourraient également générer des dépenses
supplémentaires ou une sous-performance de certains
contrats de collaboration. En cas d’incapacité à anticiper ces
aléas de manière précise et ainsi à en contenir les coûts, les
résultats de la Société pourraient s’en trouver significativement
dégradés.
Risque de change
La Société est exposée à un risque de change très peu
significatif inhérent à une partie de ses approvisionnements
réalisés aux États-Unis et facturés en dollars américains et à
l’activité de sa filiale DBV Inc. Ne réalisant à ce jour aucun
chiffre d’affaires en dollars ou toute autre devise que l’euro, la
Société ne bénéficie d’aucun adossement mécanique total ou
partiel. L’exposition à d’autres devises que le dollar américain
est négligeable.
Au titre de l’exercice 2024, environ 21,5 % des achats et autres
charges externes ont été réalisés en dollars américains contre
17,8 % en 2023. Les effets de change ont un impact non
significatif sur la situation nette consolidée du Groupe, la
Société n’a pas mis en place, à ce stade, d’instrument de
couverture afin de protéger son activité contre les fluctuations
des taux de change.
La Société ne peut exclure qu’une augmentation importante de
son activité, notamment aux États-Unis, ne résulte dans une
plus grande exposition au risque de change et devrait alors
envisager de recourir à une politique adaptée de couverture de
ces risques.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
189
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Note 24Événements postérieurs à la clôture
Le 27 mars 2025 la société a annoncé un placement privé
pouvant atteindre 306,9 millions de dollars (284,5 millions
d’euros).
Le financement d’un montant pouvant atteindre
306,9 millions de dollars (284,5 millions d'euros), comprend
un produit brut de 125,5 millions de dollars (116,3 millions
d'euros) à recevoir à la clôture de l’opération et un montant
total pouvant atteindre 181,4 millions de dollars
(168,2 millions d'euros) en produit brut si tous les bons de
souscription sont exercés, sous réserve de la satisfaction de
certaines conditions. L’étude de Phase 3 VITESSE atteignant
son objectif primaire déclencherait une accélération de
l’exercice de certains bons de souscription.
Le produit de ce financement sera consacré à la poursuite du
développement du programme Viaskin® peanut dans les deux
indications, y compris la préparation et le dépôt de la Biologics
License Application et enfin le lancement et la commercialisation
du patch Viaskin® peanut pour les enfants âgés de 4 à 7 ans sous
réserve de l’approbation de la FDA.
Le financement entraîne une dilution immédiate de 22,4 % et
une dilution maximale de 73,7 % des actionnaires existants si
tous les bons de souscription sont exercés.
Le financement consiste en :
une augmentation de capital avec suppression du droit
préférentiel de souscription réservée à des catégories de
personnes répondant à des conditions déterminées 
conformément à la 24résolution de l’Assemblée générale
des actionnaires du 16 mai 2024 (« l’Assemblée générale
2024 ») réalisée le 7 avril 2025 pour un montant d’environ
38 millions d’euros, consistant en l’émission de (i) 34 090 00
actions nouvelles d’une valeur nominale de 0,10 euro (les
« Actions Nouvelles ») auxquelles sont attachés des bons de
souscription de la Société (les « BSA », formant, avec les
Actions Nouvelles, les « ABSA ») à un prix de souscription de
1,1136 euros par ABSA et (ii) jusqu’à 59 657 507 actions
nouvelles supplémentaires, si la totalité des BSA attachés
aux Actions Nouvelles sont exercés (les « Actions Issues
des BSA ») ; et
l’émission par le biais d'une offre réservée à des catégories de
personnes répondant à des conditions déterminées de
71 005 656 bons (la « PFW-BS-PFW ») réalisée le 7 avril 2025
pour un montant d'environ 79 millions d'euros à un prix de
souscription de 1,1136 euros par PFW-BS-PFW (dont
1,1036 euros auront été pré-financés à la date d’émission) ;
chaque PFW-BS-PFW consistant en un bon de souscription
préfinancé d'une action de la Société (les « Premiers BSA Pré-
Financés ») et un bon de souscription (les « Bons de souscription
») permettant de souscrire à un bon de souscription pré-financé
(les « Seconds BSA Pré-Financés »), permettant d'émettre
jusqu'à 71 005 656 actions nouvelles supplémentaires si
l’ensemble des Premiers BSA Pré-Financés sont exercés (les
« Actions Issues des Premiers BSA Pré-Financés ») et (ii) d’un
maximum de 124 259 898 actions nouvelles supplémentaires, si
l’ensemble des Seconds BSA Pré-Financés sont exercés (les
« Actions Issues des Seconds BSA Pré-Financés », ensemble
avec les Actions Issues des BSA et les Actions Issues des
Premiers BSA Pré-Financés, les « Actions Issues des Bons »,
représentant avec les Actions nouvelles, les « Actions
Proposées »).
(Ensemble, l'« Offre »).
Le produit net de l'émission des ABSA et des PFW-BS-PFW, ainsi
que la trésorerie et les équivalents de trésorerie existants, seront
principalement utilisés dans l'ordre de priorité suivant pour (i) le
fonds de roulement et les dépenses opérationnelles de la Société,
(ii) la poursuite du développement du programme Viaskin®
Peanut, (iii) l’établissement et le dépôt d’un BLA et (iv) r la
préparation d’un lancement potentiel de Viaskin® Peanut aux
États-Unis, si le BLA est approuvé.
En prenant en compte le produit brut de 125,5 millions de
dollars (116,3 millions d’euros) reçu le 7 avril 2025 de
l’émission des ABSA et des PFW-BS-PFW et sur la base de ses
activités actuelles, plans et hypothèses, la Société disposera d'un
fonds de roulement net suffisant pour faire face à ses obligations
au cours des 12 prochains mois, et disposera d'une trésorerie et
d'équivalents de trésorerie suffisants pour financer ses activités
jusqu'en juin 2026.
190
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Note 25Honoraires des commissaires aux comptes
Les honoraires des co mmissaires aux comptes de DBV et des membres de leurs réseaux pris en charge par le Groupe au
31 décembre 2024 sont présentés dans le tableau ci-après :
(en milliers de dollars)
Deloitte
KPMG
Total
Montant
%
Montant
%
Montant
Honoraires liés à la certification des comptes
individuels et consolidés
• Émetteur
388
79 %
388
79 %
775
• Filiale
%
%
Services autres que la certification des comptes (1)
• Émetteur
100
21 %
100
21 %
200
• Filiale
%
%
TOTAL
488
488
975
(1) Les services autres que la certification de comptes sont principalement liées aux opérations de financement de l’exercice.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
191
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
5.2.2Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés
– exercice clos le 31 décembre 2024
KPMG S.A.
Tour EQHO
2, avenue Gambetta
CS 60055
92066 Paris-La Défense Cedex
France
S.A. au capital de 5 497 100 €
775 726 417 RCS Nanterre
Société de Commissariat aux Comptes inscrite
à la Compagnie Régionale de Versailles et du Centre
Deloitte & Associés
Tour Majunga
6, place de la Pyramide
92908 Paris-La Défense Cedex
S.A.S. au capital de 2 188 160 €
572 028 041 RCS Nanterre
Société de Commissariat aux Comptes inscrite à la Compagnie
Régionale de Versailles et du Centre
DBV Technologies S.A.
Siège social : 107, avenue de la République, 92320 Châtillon
Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés
Exercice clos le 31 décembre 2024
A l’assemblée générale de la société DBV Technologies S.A.,
Opinion
En exécution de la mission qui nous a été confiée par l’assemblée générale, nous avons effectué l’audit des comptes consolidés de
la société DBV Technologies S.A. relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2024, tels qu’ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes consolidés sont, au regard du référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne, réguliers et
sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du
patrimoine, à la fin de l’exercice, de l'ensemble constitué par les personnes et entités comprises dans la consolidation.
L’opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au comité d’audit.
Fondement de l’opinion
Référentiel d’audit
Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments
que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités des commissaires
aux comptes relatives à l’audit des comptes consolidés » du présent rapport.
Indépendance
Nous avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance prévues par le code de commerce et par le
code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes, sur la période du 1er janvier 2024 à la date d’émission de notre
rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par l’article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) n°537/2014.
Justification des appréciations - Points clés de l’audit
En application des dispositions des articles L.821-53 et R.821-180 du code de commerce relatives à la justification de nos
appréciations, nous devons porter à votre connaissance les points clés de l’audit relatifs aux risques d'anomalies significatives qui,
selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l’audit des comptes consolidés de l’exercice, ainsi que les
réponses que nous avons apportées face à ces risques.
Les appréciations ainsi portées s'inscrivent dans le contexte de l’audit des comptes consolidés pris dans leur ensemble et de la
formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n'exprimons pas d'opinion sur des éléments de ces comptes consolidés pris
isolément.
192
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Continuité d’exploitation
Point clé de l’audit
Comme indiqué dans la note 3 de l’annexe aux comptes consolidés, depuis sa création, la Société a financé sa croissance au travers
d’augmentations de capital successives. La Société ne génère pas de chiffre d’affaires et continue de se préparer au lancement
potentiel de Viaskin Peanut aux États-Unis et dans l’Union européenne, s’il venait à être approuvé.
Le 7 avril 2025, la Société a reçu un produit brut de 125,5 millions de dollars (116,3 millions d’euros) provenant de l’émission des
ABSA et PFW-BS-PFW, tel que décrit dans la note 24. Compte tenu de la réception de ces fonds et sur la base de ses opérations,
plans et hypothèses actuels, la Société estime que sa trésorerie et ses équivalents de trésorerie sont suffisants pour financer ses
activités jusqu’en juin 2026.
En raison de l’importance du jugement exercé par la Société lors de l'élaboration des prévisions de charges d’exploitation, nous
avons considéré l'évaluation du principe de continuité d’exploitation et la qualité des informations à fournir à ce titre comme un
point clé de l'audit.
Réponses d’audit apportées
Dans ce contexte, nous avons mis en œuvre les procédures d’audit suivantes :
Nous avons comparé les charges d’exploitation prévisionnelles historiques de la Société aux charges d’exploitation
comptabilisées afin d’évaluer la capacité de la société à construire des prévisions fiables.
Nous avons réalisé une analyse de sensibilité sur les flux de trésorerie prévisionnels de la Société afin d’évaluer l’impact de
changements des charges d’exploitation prévisionnelles sur l’appréciation de la continuité d’exploitation.
Nous avons évalué le caractère raisonnable des charges d’exploitation prévisionnelles de la Société, pour cela nous avons :
réalisé des entretiens avec la direction pour comprendre les activités, la stratégie et les projets de recherche et développement
de la Société ;
comparé les charges d’exploitation prévisionnelles aux charges d’exploitation historiques ;
rapproché les charges d’exploitation prévisionnelles aux informations communiquées par la direction au Conseil
d’administration ainsi qu’aux informations publiques diffusées par la Société.
Enfin, nous avons apprécié le caractère approprié des informations présentées par la Société dans l’annexe aux comptes
consolidés en lien avec l’évaluation de la continuité d’exploitation.
Vérifications spécifiques
Nous avons également procédé, conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, aux vérifications
spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires des informations relatives au groupe, données dans le rapport de
gestion du conseil d’administration.
Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes consolidés.
Autres vérifications ou informations prévues par les textes légaux et réglementaires
Format de présentation des comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel
Nous avons également procédé, conformément à la norme d’exercice professionnel sur les diligences du commissaire aux comptes
relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d’information électronique unique européen, à la vérification
du respect de ce format défini par le règlement européen délégué n°2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des
comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l’article L.451-1-2 du code monétaire
et financier, établis sous la responsabilité du directeur général. S’agissant de comptes consolidés, nos diligences comprennent la
vérification de la conformité du balisage de ces comptes au format défini par le règlement précité.
Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport
financier annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d’information électronique unique européen.
Il ne nous appartient pas de vérifier que les comptes consolidés qui seront effectivement inclus par votre société dans le rapport
financier annuel déposé auprès de l’AMF correspondent à ceux sur lesquels nous avons réalisé nos travaux. 
Désignation des commissaires aux comptes
Nous avons été nommés commissaires aux comptes de la société DBV Technologies S.A. par l’assemblée générale du 20 avril 2020
pour le cabinet KPMG S.A. et du 9 décembre 2011 pour le cabinet Deloitte & Associés.
Au 31 décembre 2024, le cabinet KPMG S.A. était dans la 5e année de sa mission sans interruption et le cabinet Deloitte & Associés
dans la 14e année.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
193
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Responsabilités de la direction et des personnes constituant le gouvernement
d’entreprise relatives aux comptes consolidés
Il appartient à la direction d’établir des comptes consolidés présentant une image fidèle conformément au référentiel IFRS tel
qu’adopté dans l’Union européenne ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu'elle estime nécessaire à l'établissement de
comptes consolidés ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs.
Lors de l’établissement des comptes consolidés, il incombe à la direction d’évaluer la capacité de la société à poursuivre son
exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et
d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Il incombe au comité d’audit de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l'efficacité des systèmes
de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l'audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives
à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et financière.
Les comptes consolidés ont été arrêtés par le conseil d’administration.
Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes
consolidés
Objectif et démarche d’audit
Il nous appartient d’établir un rapport sur les comptes consolidés. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les
comptes consolidés pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un
niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de
systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont
considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en
cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci. 
Comme précisé par l’article L.821-55 du code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la
viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux
comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :
il identifie et évalue les risques que les comptes consolidés comportent des anomalies significatives, que celles-ci proviennent de
fraudes ou résultent d’erreurs, définit et met en œuvre des procédures d’audit face à ces risques, et recueille des éléments qu’il
estime suffisants et appropriés pour fonder son opinion. Le risque de non-détection d’une anomalie significative provenant d’une
fraude est plus élevé que celui d’une anomalie significative résultant d’une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la
falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne ;
il prend connaissance du contrôle interne pertinent pour l’audit afin de définir des procédures d’audit appropriées en la
circonstance, et non dans le but d’exprimer une opinion sur l’efficacité du contrôle interne ;
il apprécie le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables
faites par la direction, ainsi que les informations les concernant fournies dans les comptes consolidés ;
il apprécie le caractère approprié de l’application par la direction de la convention comptable de continuité d’exploitation et,
selon les éléments collectés, l’existence ou non d’une incertitude significative liée à des événements ou à des circonstances
susceptibles de mettre en cause la capacité de la société à poursuivre son exploitation. Cette appréciation s’appuie sur les
éléments collectés jusqu’à la date de son rapport, étant toutefois rappelé que des circonstances ou événements ultérieurs
pourraient mettre en cause la continuité d’exploitation. S’il conclut à l’existence d’une incertitude significative, il attire l’attention
des lecteurs de son rapport sur les informations fournies dans les comptes consolidés au sujet de cette incertitude ou, si ces
informations ne sont pas fournies ou ne sont pas pertinentes, il formule une certification avec réserve ou un refus de certifier ;
il apprécie la présentation d’ensemble des comptes consolidés et évalue si les comptes consolidés reflètent les opérations et
événements sous-jacents de manière à en donner une image fidèle ;
concernant l’information financière des personnes ou entités comprises dans le périmètre de consolidation, il collecte des
éléments qu’il estime suffisants et appropriés pour exprimer une opinion sur les comptes consolidés. Il est responsable de la
direction, de la supervision et de la réalisation de l’audit des comptes consolidés ainsi que de l’opinion exprimée sur ces comptes.
194
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes consolidés annuels
Rapport au comité d’audit
Nous remettons au comité d’audit un rapport qui présente notamment l’étendue des travaux d'audit et le programme de travail
mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les
faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration
et au traitement de l’information comptable et financière.
Parmi les éléments communiqués dans le rapport au comité d’audit, figurent les risques d’anomalies significatives que nous
jugeons avoir été les plus importants pour l’audit des comptes consolidés de l’exercice et qui constituent de ce fait les points clés
de l'audit qu'il nous appartient de décrire dans le présent rapport.
Nous fournissons également au comité d’audit la déclaration prévue par l’article 6 du règlement (UE) n°537-2014 confirmant notre
indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu’elles sont fixées notamment par les articles L.821-27 à L.821-34 du
code de commerce et dans le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous
entretenons avec le comité d'audit des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.
Paris-La-Défense, le 11 avril 2025
Les commissaires aux comptes
KPMG S.A.
Deloitte & Associés
Renaud Cambet
Associé
Stéphane Menard
Associé
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
195
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
5.3COMPTES SOCIAUX
5.3.1Comptes sociaux relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2024 
Bilan actif
(en milliers d’euros)
31 décembre 2024
31 décembre 2023
Brut
Amort. Prov.
Net
Net
Concessions, brevets et droits similaires
971
944
27
45
Installations techniques, matériel et outillage
22 837
14 354
8 483
10 226
Autres immobilisations corporelles
3 323
1 625
1 699
361
Immobilisations en cours
1 134
503
632
750
Autres immobilisations financières
1 181
2
1 179
5 659
TOTAL ACTIF IMMOBILISÉ
29 447
17 427
12 020
17 040
Matières premières, approvisionnements
179
179
Produits intermédiaires et finis
5 520
5 520
Avances et acomptes
599
599
135
Clients et comptes rattachés
1
1
13
Autres créances
17 486
3 670
13 815
13 764
Valeurs mobilières de placement
118 404
Disponibilités
24 042
24 042
8 055
Charges constatées d’avance
4 439
4 439
1 805
TOTAL ACTIF CIRCULANT
52 267
9 369
42 897
142 176
Écarts de conversion actifs
258
258
519
TOTAL ACTIF
81 972
26 797
55 175
159 735
Bilan passif
(en milliers d’euros)
31 décembre 2024
31 décembre 2023
Capital social ou individuel
10 285
9 643
Primes d’émission, de fusion, d’apport...
118 688
180 056
Report à nouveau
Résultat de l’exercice
(102 285)
(61 327)
Provisions réglementées
TOTAL CAPITAUX PROPRES
26 688
128 371
Avances conditionnées
TOTAL DES AUTRES FONDS PROPRES
Provisions pour risques
318
4 786
Provisions pour charges
TOTAL PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES
318
4 786
Emprunts dettes auprès des établissements de crédit
Dettes fournisseurs et comptes rattachés
20 884
20 025
Dettes fiscales et sociales
4 612
5 485
Autres dettes
1 095
1 066
Produits constatés d’avance
511
TOTAL DETTES
27 102
26 576
Écarts de conversion passifs
1 067
2
TOTAL PASSIF
55 175
159 735
196
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
Compte de résultat
(en milliers d'euros)
31 décembre 2024
31 décembre 2023
Ventes de marchandises
Prod.vendue services
Chiffre d'affaires
Production stockée
Subventions d'exploitation
Reprises sur provisions et amortissements, transferts de charges
3 967
15 216
Autres produits
266
7 580
Total des produits d'exploitation (I)
4 234
22 796
Variation de stock
418
202
Autres achats et charges externes
94 853
77 144
Impôts, taxes et versements assimilés
622
574
Salaires et traitements
8 896
9 458
Charges sociales
3 854
3 545
Dotations aux amortissements sur immobilisations
2 451
2 610
Dotation aux provisions
27
910
Autres charges
1 584
1 761
Total des charges d'exploitation (II)
112 704
96 205
RÉSULTAT D'EXPLOITATION (I-II)
(108 471)
(73 409)
Différences positives de change
69
130
Produits nets sur cessions de valeurs mobilières de placement
Reprises sur provisions et amortissements, transferts de charges
946
117
Autres produits
3 349
4 374
Total des produits financiers (III)
4 364
4 620
Dotations aux amortissements, aux dépréciations et aux provisions
885
605
Intérêts et charges assimilées
Différences négatives de change
597
41
Autres charges
3
Total des charges financières (IV)
1 486
647
RÉSULTAT FINANCIER (III-IV) 
2 878
3 974
RÉSULTAT COURANT AVANT IMPÔTS (I-II+III-IV)
(105 593)
(69 435)
Produits exceptionnels sur opérations de gestion
82
238
Total des produits exceptionnels (V)
82
238
Charges exceptionnelles sur opérations de gestion
605
237
Total des charges exceptionnelles (VI)
605
237
RÉSULTAT EXCEPTIONNEL (V-VI)
(523)
1
Impôt sur les bénéfices
(3 831)
(8 107)
RÉSULTAT DE L'EXERCICE
(102 285)
(61 327)
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
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INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
Annexe des comptes clos le 31 décembre 2024
Faits marquants survenus au cours de l’exercice 2024
Programmes cliniques
Au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2024 , la Société a
successivement annoncé :
Le 30 juillet 2024, la Société a présente les dernières
avancées du programme Viaskin® Peanut chez les enfants de
4 à 7 ans et les tout-petits de 1 à 3 ans avec le recrutement
des patients de l’étude VITESSE chez les enfants allergiques
de 4 à 7 ans se déroulant comme prévu et devant être
terminé au troisième trimestre 2024.
Afin de répondre aux exigences du protocole de la FDA
concernant la durée de port des patchs dans l’étude
COMFORT Toddlers, la Societé a soumis à la Food and Drug
Administration (FDA) une proposition de rédaction de
l’indication de Viaskin® Peanut chez les 1 à 3 ans fondée sur
les données d’efficacité d’EPITOPE.
Le 23 septembre 2024, la société a clôturé le screening des
sujets de l’essai clinique de phase 3 VITESSE et dépassé son
objectif de recrutement, clôturant avec succès au troisième
trimestre 2024, le processus de sélection des sujets de
l’étude de phase 3 VITESSE évaluant le patch Viaskin® Peanut
chez les enfants allergiques à l’arachide âgés de 4 à 7 ans.
Le 22 octobre 2024, la Société a annoncé des avancées
règlementaires positives pour le patch Viaskin® Peanut aux
États-Unis et en Europe avec une procédure d’approbation
accélérée aux États-Unis pour les enfants âgés de 1 à 3 ans
et le dépôt du BLA dans le cadre de l’approbation accélérée
conditionnée à la réalisation d’une étude d’innocuité
supplémentaire de six mois chez les enfants âgés 1 à 3 ans,
initiée au deuxième trimestre 2025.
Des objectifs de recrutement dépassés pour l’étude de
phase 3 VITESSE évaluant le patch Viaskin® Peanut chez les
enfants âgés de 4 à 7 ans et la Confirmation de la procédure
d’enregistrement pour une demande d’Autorisation de mise
sur le marché (AMM) avec le patch Viaskin® Peanut modifié
chez les enfants âgés de 1 à 7 ans en Europe par l’avis
scientifique de l’Agence européenne des médicaments (EMA).
Le 11 décembre 2024, la Société a confirmé l’alignement
avec la FDA (US) sur la procédure d’approbation accélérée
du patch Viaskin® Peanut chez les enfants âgés de 1 à 3 ans :
DBV et la FDA se sont mis d’accord sur les éléments clés
de l’étude COMFORT Toddlers chez les enfants âgés de 1 à
3 ans, y compris le nombre de patients et la méthodologie
de collecte et d’analyse du temps de port du patch.
L’étude COMFORT Toddlers devant débuter au deuxième
trimestre 2025 ;
le dépôt d’une autorisation de licence biologique (BLA) pour
le patch Viaskin® Peanut chez les enfants âgés de 1 à 3 ans est
prévu pour le second semestre 2026 ;
la FDA a confirmé les critères relatifs à l’étude de
confirmation post-commercialisation chez les enfants âgés de
1 à 3 ans.
L’historique du programme clinique est décrit au paragraphe 1.3.3.2
du présent document.
Recherche et développements, technologies
Au-delà de ses programmes de développement dans le domaine des allergies alimentaires, la Société a continué à explorer l’opportunité
d’élargir de la technologie Viaskin® à d’autres aires thérapeutiques au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2024. Ces travaux
exploratoires ont plus particulièrement concerné les maladies inflammatoires ou auto-immunes, ou encore la vaccination.
198
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
Notes aux états financiers sociaux
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
199
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
Note 1Règles et méthodes comptables
Les comptes annuels de l’exercice clos le 31 décembre 2024
ont été élaborés et présentés conformément aux règles
comptables françaises dans le respect du principe de prudence
et d’indépendance des exercices.
Les comptes annuels ont été établis en conformité avec les
dispositions du Code de commerce et du règlement ANC
2014-03 du 5 juin 2014 relatif au plan comptable général et
des règlements de l’ANC le modifiant.
Principe de continuité d’exploitation
Les états financiers de la Société au 31 décembre 2024 ont été
arrêtés selon le principe de continuité d’exploitation. Ainsi, ils
n’incluent aucun ajustement lié au montant ou au classement
des actifs et passifs qui pourraient être nécessaires si la
Société n’était pas capable de poursuivre ses activités selon le
principe de la continuité d’exploitation.
Depuis sa création, la Société a financé sa croissance au travers
d’augmentations de capital successives et dans une moindre
mesure par l’obtention d’aides publiques à l’innovation et par
le remboursement de créances de Crédit d’Impôt Recherche.
La Société ne génère pas de chiffre d’affaires et continue de
préparer le lancement potentiel de son premier produit aux
États-Unis et dans l’Union européenne, s’il était approuvé.
Suite à la réception, en août 2020, d’une Lettre de Réponse
Complète (« Complete Response Letter » ou « CRL ») de la
Food and Drug Administration (« FDA ») des États-Unis,
concernant sa demande de licence de produits biologiques («
Biologics License Application » ou « BLA ») pour le produit
expérimental Viaskin® Peanut, la Société a réduit les dépenses
de tous ses autres programmes cliniques et précliniques, afin
de se concentrer sur Viaskin® Peanut. La Société a également
initié en juin 2020 un plan global de restructuration, afin de se
donner de la flexibilité opérationnelle afin de faire progresser
le développement clinique et l’examen réglementaire de
Viaskin® Peanut aux États-Unis et dans l’Union européenne.
En janvier 2021, la Société a reçu des réponses écrites de la
part de la FDA américaine aux questions figurant dans la
demande de réunion de type A que la Société a présentée en
octobre 2020 suite au CRL. Afin de répondre aux demandes et
recommandations de la FDA, la Société a défini des axes de
travail parallèles, principalement dans le but de générer les
données cliniques d’innocuité et d’adhésion à six mois pour
évaluer le patch Viaskin® Peanut modifié et démontrer
l’équivalence de l’absorption des allergènes entre les patchs
actuels et modifiés dans la population de patients visée.
Suite à la soumission du protocole de l’étude d’adhésion à la
FDA, la Société a reçu une lettre de demande d’avis/
d’information de la FDA en octobre 2021, demandant une
approche séquentielle du programme de développement du
patch Viaskin® modifié et a fourni un retour partiel sur ce
protocole.
En décembre 2021, la Société a décidé de ne pas poursuivre
l’approche séquentielle des plans de développement de
Viaskin® Peanut comme le demandait la FDA dans son courrier
d’octobre 2021 et a annoncé son intention de lancer une
étude clinique pivot de phase 3 pour un patch Viaskin® Peanut
modifié (mVP) chez les enfants de la population de patients
visée. La Société considère que cette approche est la plus
directe pour démontrer l’efficacité, la sécurité et
l’amélioration de l’adhérence in vivo du système Viaskin®
Peanut modifié. Après avoir reçu l’approbation de la FDA pour
son changement de stratégie, le protocole de la nouvelle
étude pivot de phase 3 du patch Viaskin® Peanut modifié («
mVP ») a été achevé à la fin du mois de février 2022 et est prêt
à être soumis à la FDA. Des discussions fructueuses sont en
cours avec la FDA en vue de la soumission et de l’examen du
protocole. La Société prévoit de soumettre le protocole après
un alignement supplémentaire avec la FDA.
En mai 2022, la Société a mis en place un programme de
financement dit « at-the-market offering » (le « Programme
ATM ») qui lui permettra d’émettre et de placer notamment
auprès d’investisseurs ayant manifesté un intérêt, en une ou
plusieurs fois, à tout moment, des actions ordinaires sous la
forme d’American Depositary Shares (« ADSs »), pour un
montant total brut maximum de 100 millions de dollars. La
Société envisage d’utiliser le produit net éventuel des
émissions d’ADSs effectuées dans le cadre du Programme
ATM ainsi que sa trésorerie et ses équivalents de trésorerie
existants, principalement pour les activités liées au lancement
potentiel de Viaskin® Peanut, ainsi que pour financer le
développement des produits candidats de la Société utilisant
sa plateforme Viaskin®, son fonds de roulement et ses autres
besoins généraux.
En juin 2022, la Société a annoncé que l’étude pivot de phase 3
EPITOPE, qui évaluait la sécurité d’emploi et l’efficacité de
Viaskin® Peanut pour le traitement des jeunes enfants allergiques
à l’arachide âgés de 1 à 3 ans, a atteint son critère d’évaluation
principal, avec un effet thérapeutique statistiquement significatif.
La Société a également indiqué poursuivre son dialogue avec la
FDA sur la conception du protocole VITESSE, essai pivot de phase
3 du patch Viaskin® Peanut modifié chez les enfants allergiques à
l’arachide âgés de 4 à 7 ans.
Le même mois, la Société annonce un financement par
placement privé (« PIPE ») d’un montant de 194 millions de
dollars.
En septembre 2022, et après avoir annoncé son lancement, la
Société a reçu de la FDA une lettre de suspension clinique
partielle de l’étude de phase 3 portant sur le patch Viaskin®
Peanut modifié chez les enfants allergiques à l’arachide âgés de
4 à 7 ans. Afin d’atteindre les objectifs de l’étude, les éléments
du protocole discutés dans la lettre concernent l’analyse
statistique de l’adhésion, la durée de port quotidien du patch,
les méthodologies de catégorisation de données, et le nombre
total de participants à l’essai recevant le traitement actif.
200
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
En décembre 2022, la Société a reçu de la FDA la confirmation
de levée de la suspension clinique partielle de l’essai clinique
de phase 3 portant sur le patch Viaskin® Peanut modifié chez
les enfants allergiques à l’arachide âgés de 4 à 7 ans. La
Société indique que le protocole mis à jour sera soumis aux
sites cliniques en vue d’obtenir l’approbation ultérieure des
comités de protection des personnes et d’éthique.
En octobre 2023, la Société a reçu des réponses écrites de la
Food and Drug Administration (FDA) américaine qui clarifient
les éléments de conception des études de sécurité
supplémentaires COMFORT Toddlers et COMFORT Children.
Les deux études de sécurité supplémentaires présenteront un
protocole harmonisé et simplifié sur la manière dont le
produit doit être utilisé. L’étude COMFORT Toddlers reprendra
les mêmes critères d’éligibilité qu’EPITOPE, l’étude d’efficacité
de phase 3 menée avec succès par DBV chez les tout-petits,
âgés de 1 à 3 ans.
Le 22 octobre 2024, la Société a annoncé des avancées
règlementaires positives pour le patch Viaskin® Peanut aux
États-Unis et en Europe avec une procédure d’approbation
accélérée aux États-Unis pour les enfants âgés de 1 à 3 ans et
le dépôt du BLA dans le cadre de l’approbation accélérée
conditionnée à la réalisation d’une étude d’innocuité
supplémentaire de six mois chez les enfants âgés 1 à 3 ans,
initiée au deuxième trimestre 2025.
Des objectifs de recrutement dépassés pour l’étude de phase
3 VITESSE évaluant le patch Viaskin® Peanut chez les enfants
âgés de 4 à 7 ans et la Confirmation de la procédure
d’enregistrement pour une demande d’Autorisation de mise
sur le marché (AMM) avec le patch Viaskin® Peanut modifié
chez les enfants âgés de 1 à 7 ans en Europe par l’avis
scientifique de l’Agence européenne des médicaments (EMA).
Le 11 décembre 2024, la Société a confirmé l’alignement avec
la FDA (US) sur la procédure d’approbation accélérée du patch
Viaskin® Peanut chez les enfants âgés de 1 à 3 ans :
DBV et la FDA se sont mis d’accord sur les éléments clés de
l’étude COMFORT Toddlers chez les enfants âgés de 1 à 3 ans, y
compris le nombre de patients et la méthodologie de collecte et
d’analyse du temps de port du patch. L’étude COMFORT
Toddlers devant débuter au deuxième trimestre 2025 ;
le dépôt d’une autorisation de licence biologique (BLA) pour le
patch Viaskin® Peanut chez les enfants âgés de 1 à 3 ans est
prévu pour le second semestre 2026 ;
la FDA a confirmé les critères relatifs à l’étude de confirmation
post-commercialisation chez les enfants âgés de 1 à 3 ans.
Le 24 mars 2025, la Société a annoncé avoir conclu un accord
avec la FDA sur les données d’innocuité requises pour la
demande de licence de produit biologique (BLA) du patch
Viaskin® Peanut chez les enfants de 4 à 7 ans. La FDA a
accepté la proposition de la Société, selon laquelle
les données d’innocuité de l’étude de phase 3 VITESSE pour le
patch Viaskin® Peanut chez les enfants de 4 à 7 ans seront
suffisantes pour soutenir un dépôt du BLA pour cette tranche
d’âge. Par conséquent, l’étude complémentaire COMFORT
Children sur la sécurité ne sera plus nécessaire, ce qui accélère
le calendrier de dépôt du BLA pour le patch Viaskin® chez les
enfants de 4 à 7 ans allergiques à l’arachide.
Le 7 avril 2025, la Société a reçu un produit brut de
125,5 millions de dollars (116,3 millions d'euros) provenant de
l'émission des ABSA et PFW-BS-PFW, comme décrit dans la
note 24. Avec la réception des fonds susmentionnés, et sur la
base des opérations, plans et hypothèses actuels examinés par
le Conseil d’Administration le 23 mars 2025, la Société estime
qu'elle dispose de suffisamment de trésorerie et d'équivalents
de trésorerie pour financer ses opérations jusqu'en juin 2026.
Compte tenu des pertes d'exploitation historiques de la
Société et de sa dépendance à l'égard des financements
externes, la Société pourrait encore rechercher des capitaux
supplémentaires pour ses besoins futurs par le biais d'une
combinaison de financements par actions ou par emprunt,
publics ou privés, de collaborations, d'accords de licence et
d'autres options de financement. Bien que les récents
événements financiers aient amélioré la situation financière
de la Société, l'accès à des capitaux supplémentaires à l'avenir
reste soumis aux conditions du marché et à l'intérêt des
investisseurs.
En raison des perturbations des marchés financiers mondiaux
et du conflit en Ukraine, la Société ne peut pas garantir qu’elle
parviendra à se financer selon ses besoins ou dans des
conditions attractives. La pandémie de Covid-19 et le conflit
en Ukraine ont déjà provoqué une volatilité extrême et des
perturbations sur les marchés des capitaux et du crédit. Un
ralentissement économique grave ou prolongé pourrait
entraîner divers risques pour la Société, notamment une
capacité réduite à se procurer des capitaux supplémentaires
au moment où elle en aura besoin ou à des conditions
acceptables pour la Société.
Si la Société ne parvient pas à atteindre ses objectifs de
financement, elle pourrait être amenée à réduire ses activités,
notamment en retardant ou en réduisant l’étendue de ses
efforts de recherche et de développement, ou à obtenir des
financements par le biais d’accords de collaboration ou
d’autres accords, qui pourraient obliger la Société à renoncer à
des droits sur ses produits candidats, que la Société pourrait
autrement chercher à développer ou à commercialiser de
manière indépendante.
Ces états financiers consolidés n’incluent aucun ajustement de
la valeur comptable des actifs et passifs qui pourrait être
nécessaire si la Société n’était pas en mesure de poursuivre
son exploitation.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
201
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
Note 1.1Immobilisations incorporelles et corporelles
Les immobilisations incorporelles et corporelles figurent au
bilan à leur valeur d’apport ou à leur coût d’acquisition initial.
À la clôture des comptes, lorsque des événements ou des
évolutions de marché laissent présager la nécessité d’une
dépréciation des immobilisations incorporelles et corporelles,
les revenus futurs escomptés de l’activité concernée sont
comparés à la valeur nette de ses actifs. Le cas échéant, les
immobilisations correspondantes font l’objet d’une dépréciation
exceptionnelle pour les ramener à leur valeur d’utilité.
1.1.1Immobilisations incorporelles
Les frais de recherche sont comptabilisés en charges d’exploitation.
Les frais de développement sont comptabilisés en immobilisations
incorporelles uniquement si l’ensemble des critères suivants
est satisfait :
(A) faisabilité technique nécessaire à l’achèvement du projet
de développement ;
(B) intention de la Société d’achever le projet et de le mettre
en service ;
(C) capacité à mettre en service l’immobilisation incorporelle ;
(D) démonstration de la probabilité d’avantages économiques
futurs attachés à l’actif ;
(E) disponibilité de ressources techniques, financières et
autres afin d’achever le projet ; et
(F) évaluation fiable des dépenses de développement.
En raison des risques et incertitudes liés aux autorisations
réglementaires et au processus de recherche et développement,
la Société considère que les six critères édictés ci-dessus ne
sont remplis qu’à partir de l’obtention de l’autorisation de
mise sur le marché.
Les immobilisations incorporelles sont constituées des coûts
liés à l’acquisition des licences de logiciels. Ils sont amortis
linéairement sur une période allant de 1 à 3 ans en fonction de
la durée prévue d’utilisation.
1.1.2Immobilisations corporelles
Les immobilisations corporelles sont enregistrées à leur coût
d’acquisition ou, le cas échéant, à leur coût de production. Les
amortissements sont calculés selon le mode linéaire en
fonction des durées d’utilisation estimées des biens. Les
agencements de biens loués sont amortis sur la durée la plus
courte de leur durée d’utilisation propre ou de la durée du
contrat de location.
Poste d'immobilisations
Durée
d'amortissement
Installations techniques, matériel et outillage
3 à 10 ans
Installations générales, agencements
5 à 9 ans
Matériel et mobilier de bureau
5 ans
Matériel informatique
3 ans
Note 1.2Immobilisations financières
Les immobilisations financières comprennent les dépôts de
garantie versés aux bailleurs, le contrat de liquidité et l’effort
de construction. À la date de clôture, lorsque leur valeur
d’inventaire est inférieure à la valeur comptabilisée, une
dépréciation est constituée pour le montant de la différence.
La valeur d’inventaire des titres de participation est appréciée
sur la base de critères tels que la valeur de la quote-part dans
l’actif net dans la filiale ou les perspectives de rentabilité. Le
cas échéant, lorsque la situation nette de la filiale est négative,
une provision est constituée, la provision totale s’imputant
dans l’ordre suivant : titres, créances à long terme, compte
courant, sous forme de dépréciations à l’actif, et provision
pour risques au passif à concurrence du complément.
Note 1.3Créances et dettes d’exploitation
Les créances et dettes sont évaluées à leur valeur nominale et
sont dépréciées par voie de provision afin de tenir compte des
pertes potentielles liées aux difficultés rencontrées dans leur
recouvrement.
Les dettes et créances en devises sont converties en euros sur
la base du cours de change à la clôture, l’écart étant porté
dans un compte de régularisation à l’actif ou au passif du bilan
selon qu’il s’agit d’une perte ou d’un profit potentiel. Dans le
cas d’une perte potentielle, une provision pour perte de
change est constatée.
Les avances consenties aux filiales de DBV Technologies SA
sont comptabilisées en compte courant d’exploitation.
Les créances font l’objet d’une appréciation au cas par cas et
sont dépréciées en fonction des risques évalués.
202
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
Note 1.4Stocks et encours
Les stocks de produits finis et encours de production sont
évalués aux coûts de production calculés selon la méthode
« premier entré, premier sorti ». Les stocks sont évalués aux
coûts de production calculés selon la méthode du premier
entré, premier sorti. Il comprend les coûts d’acquisition, les
coûts de transformation et les autres coûts encourus pour
amener les stocks à leur emplacement et à leur état actuel.
Les stocks sont exclusivement composés de travaux en cours
relatifs à la production des premiers lots qui peuvent être
utilisés pour la commercialisation.
Lors des phases de lancement de nouveaux produits dans
l’attente de l’obtention des autorisations réglementaires, les
stocks constitués sont entièrement dépréciés. La provision est
reprise lorsque l’autorisation de mise sur le marché devient
hautement probable.
Note 1.5Valeurs mobilières de placement
Les valeurs mobilières de placement et les dépôts à terme
sont détenus dans le but de faire face aux engagements de
trésorerie à court terme plutôt que dans un objectif de
placement ou pour d’autres finalités. Ils sont facilement
convertibles en un montant de trésorerie connu et soumis
à un risque négligeable de changement de valeur. Les valeurs
mobilières de placement sont constituées par des liquidités
immédiatement disponibles, des placements à terme
immédiatement mobilisables et sans pénalité.
Note 1.6Provisions
La Société constitue des provisions pour risques et charges en
conformité avec la définition donnée dans l’ANC 2014-03 sur
les passifs, à savoir :
une provision pour risques et charges est un passif dont
l’échéance ou le montant ne sont pas fixés de manière précise ;
un passif est un élément du patrimoine ayant une valeur
économique négative pour l’entité, c’est-à-dire une obligation
de l’entreprise à l’égard d’un tiers dont il est probable ou
certain qu’elle provoquera une sortie de ressources au bénéfice
de ce tiers sans contrepartie au moins équivalente de celle-ci.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
203
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
Note 2Notes sur le bilan
Note 2.1Immobilisations
Au 31 décembre 2023, les « Immobilisations en cours » étaient
principalement composées de matériels industriels. Les mises
en service au cours de l’exercice 2024 sont principalement
liées à l’agencement des nouveaux locaux de Châtillon et à du
matériel de bureaux.
Les immobilisations financières sont composées des dépôts de
garantie versés aux bailleurs, d’un contrat de liquidité et de
l’effort construction. Au 31 décembre 2024, le contrat de
liquidité présente une valeur globale de 107 milliers d’euros,
dont 266 868 titres DBV Technologies.
(en milliers d'euros)
Brut
À l'ouverture
de l'exercice
Acquisitions
Cessions-mises
au rebut
À la clôture
de l'exercice
Brevets, licences, marques
201
201
Logiciels
770
770
Immobilisations incorporelles
971
971
Installations techniques, matériel et outillage
22 478
359
22 837
Installations générales, agencements
2 961
1 234
2 765
1 430
Matériel de bureau et informatique
1 457
436
1 894
Immobilisations en cours
1 253
1 943
2 061
1 135
Immobilisations corporelles
28 150
3 972
4 827
27 295
Titres de participation
193
193
Dépôts et cautionnements
4 415
40
4 243
212
Contrat de liquidité
599
1 283
1 593
289
Autres créances non courantes
453
34
486
Immobilisations financières
5 660
1 356
5 835
1 181
TOTAL
34 781
5 328
10 662
29 447
(en milliers d'euros)
Amortissement
À l'ouverture
de l'exercice
Dotations
Diminutions
À la clôture
de l'exercice
Brevets, licences, marques
202
202
Logiciels
725
18
743
Immobilisations incorporelles
927
18
945
Installations techniques, matériel et outillage
12 253
2 101
14 354
Installations générales, agencements
2 712
256
2 765
203
Matériel de bureau et informatique
1 346
77
1 423
Immobilisations en cours
503
503
Immobilisations corporelles
16 814
2 433
2 765
16 482
Immobilisations financières
TOTAL
17 742
2 451
2 765
17 428
Note 2.2Stocks et encours
(en milliers d'euros)
31 décembre 2024
31 décembre 2023
Stocks de matières premières
179
184
Stocks d’en-cours de production
5 520
5 933
Dépréciation des stocks
(5 699)
(6 117)
Total des stocks en valeur nette
Conformément aux pratiques de l’industrie, lors des phases de lancement de nouveaux produits dans l’attente de l’obtention des
autorisations réglementaires, les stocks constitués sont entièrement dépréciés. La provision est reprise lorsque l’autorisation de
mise sur le marché devient hautement probable.
204
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
Note 2.3Créances
La ventilation des créances à court et long termes, est fournie par le tableau suivant :
(en milliers d’euros)
Montant brut
À - 1 an
À + 1 an
Clients
1
1
État, Crédit d'Impôt Recherche
3 831
3 831
État, TVA
4 250
4 250
Compte courant filiale
7 773
7 773
Produits à recevoir et ristournes fournisseurs
1 389
1 389
Autres créances diverses
843
843
TOTAL
18 086
18 086
La créance envers l’État de 3,8 millions d’euros est constituée de la créance relative au Crédit d’Impôt Recherche 2024, dont
l’échéance est estimée être inférieure à un an.
Depuis l’exercice clos le 31 décembre 2021, la Société possède de nouveau un statut de PME communautaire conformément aux
textes en vigueur.
Note 2.4Valeurs mobilières de placement
Au 31 décembre 2024, la Société ne disposait plus de valeurs mobilières de placement contre 118,4 millions d’euros au
31 décembre 2023.
(en milliers d'euros)
31 décembre 2024
31 décembre 2023
Valeurs mobilières de placement
118 404
TOTAL
118 404
Note 2.5Charges constatées d’avance
(en milliers d'euros)
31 décembre 2024
31 décembre 2023
Charges constatées d'avance
4 439
1 805
TOTAL
4 439
1 805
Les charges constatées d’avance correspondent pour l’essentiel au projet Altosa ainsi qu’à des dépenses relatives aux assurances, à
des redevances pour licences informatiques et à des honoraires de conseils juridiques et scientifiques.
Note 2.6Capitaux propres
2.6.1Capital social
Le capital social, au 31 décembre 2024, est fixé à la somme de
10 284 750 euros (dix millions deux cent quatre-vingt-quatre mille
et sept cent cinquante euros). Il est divisé en 102 847 501 actions
entièrement souscrites et libérées d’un montant nominal
de 0,10 euro.
Ce nombre s’entend hors Bons de Souscription d’Actions
(« BSA »), Bons de Souscription de Parts de Créateur
d’Entreprise (« BSPCE »), stock-options (« SO ») ou actions
gratuites (« AGA »), octroyés à certains investisseurs et à
certaines personnes physiques, salariées ou non de la Société.
Toutes les actions donnent droit à leurs titulaires à une part
proportionnelle des résultats et de l’actif net de la Société.
Catégories de titres
À l'ouverture
de l'exercice
Augmentation
de capital
À la clôture
de l’exercice
Capital social
Actions ordinaires
96 431 770
6 415 731
102 847 501
10 284 750
TOTAL
96 431 770
6 415 731
102 847 501
10 284 750
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
205
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
2.6.2Bons de souscription d’actions, bons de souscription de parts de créateur d’entreprise,
stock‑options et actions gratuites
Les instruments donnant droit au capital de façon différée (BSA, BSA préfinancés, SO et AGA) sont considérés comme anti-dilutifs
car ils induisent une augmentation du résultat par action (36 152 341 actions pouvant être émises en 2024 contre 37 732 232 en
2023). Ces instruments sont présentés de manière détaillée en note 17 des comptes consolidés.
2.6.3Tableau de passage des capitaux propres
(en milliers d'euros)
À l'ouverture
de l'exercice
Affectation
2023
Augmentation
de capital
Émission BSA
Résultat 2024
À la clôture
de l'exercice
Capital
9 643
642
10 285
Primes d'émission fusion…
180 056
(61 368)
118 688
Report à nouveau
(61 327)
61 327
Résultat
(61 327)
61 327
(102 285)
(102 285)
TOTAL
128 371
601
(102 285)
26 688
Note 2.7Provisions
Les provisions se décomposent comme suit :
Provisions
(en milliers d’euros)
1er janvier 2024
Dotation aux
provisions
Reprise
provisions
31 décembre
2024
Provision pour risque de change
519
261
258
Provision pour risques sur filliales
685
685
Autres provisions pour risques d'exploitation
3 582
3 522
60
Autres provisions pour risques exceptionnels
Provision pour dépréciation d'immobilisations corporelles
503
503
Provision pour dépréciation comptes clients
Provision pour dépréciation de stocks
6 117
418
5 699
Provision pour dépréciation autres créances
407
407
Provision pour dépréciation créances filiales
2 378
885
3 263
Provision sur immobilisations financières
2
2
TOTAL
14 193
885
4 886
10 192
dont exploitation
3 940
dont financier
885
946
dont exceptionnel
La reprise nette des autres provisions pour risques d’exploitation
de 3,9 millions d’euros comprend les variations suivantes :
À la suite de l’arrêt du contrat de collaboration avec Nestlé
Health Science au 30 octobre 2023, la Société a repris une
provision de 1,9 million d’euros au 31 décembre 2024.
À la suite de la sortie des locaux Astrée à Montrouge au
31 mai 2024, la Société a repris une provision de remise en
état de 1,6 million d’euros au 31 décembre 2024.
Les autres provisions pour risques d’exploitation sont en lien
avec des litiges salariaux.
La Société a également constitué une provision pour dépréciation
de stocks. Lors des phases de lancement de nouveaux produits
dans l’attente de l’obtention des autorisations réglementaires, les
stocks constitués sont entièrement dépréciés. La provision est
reprise lorsque l’autorisation de mise sur le marché devient
hautement probable.
Au 31 décembre 2024, la Société a principalement reconnu
une dépréciation du compte courant pour 3 231 milliers
d’euros ainsi qu’une dépréciation des titres de DBV Inc. afin de
couvrir la situation nette négative de DBV Inc., situation nette
en devise locale convertie en euros selon le cours de clôture.
Au 31 décembre 2024, la Société a déprécié le compte courant
pour 32 milliers d’euros ainsi que les titres de DBV Pharma
afin de couvrir la situation nette négative de DBV Pharma.
206
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
Note 2.8Dettes
La ventilation des dettes à court et long termes est fournie par le tableau suivant :
(en milliers d'euros)
Montant brut
À - 1 an
À + 1 an
Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit
Compte courant filiale
296
296
Fournisseurs et comptes rattachés
20 884
20 538
346
Personnel et comptes rattachés
2 775
2 775
Organismes sociaux
1 657
1 657
Impots et taxes et assimilés
181
181
Produits constatés d'avance
511
511
Autres dettes
799
799
TOTAL
27 102
26 755
346
Note 2.9Frais de recherche et développement
Comme indiqué dans les règles et méthodes comptables, les frais de R&D ne sont pas immobilisés, mais comptabilisés en charges
d’exploitation. Au titre de l’exercice 2024, ils se sont élevés à 82 millions d’euros.
Note 2.10Charges à payer
Le montant des charges à payer se décompose comme suit :
(en milliers d'euros)
Montant brut
À - 1 an
À + 1 an
Fournisseurs, factures non parvenues
11 636
11 636
Personnel, charges à payer
1 920
1 920
Personnel, congés payés
850
850
Organismes sociaux, charges à payer
724
724
Organismes sociaux, congés payés
413
413
État, charges à payer
102
102
Divers, charges à payer
799
799
TOTAL
16 444
16 444
Note 2.11Produits à recevoir
Le montant des produits à recevoir s’élève à 1 389 milliers d’euros et est essentiellement relatif aux remises et ristournes à recevoir
des fournisseurs.
Note 3Résultat financier
Le résultat financier de la Société au 31 décembre 2024 se décompose comme suit :
(en milliers d'euros)
31 décembre 2024
31 décembre 2023
Différence positive de change
69
130
Interêts sur compte courant filiale
3 349
4 374
Reprises sur provisions et amortissements
946
117
Intérêts sur VMP
Produits financiers
4 364
4 620
Interêts des emprunts et dettes financières
Différences négatives de change
597
41
Dotation aux provisions financières
885
605
Autres charges
3
Charges financières
1 486
647
RÉSULTAT FINANCIER
2 878
3 974
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
207
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
Note 4Résultat exceptionnel
Le résultat exceptionnel s’analyse de la manière suivante :
(en milliers d'euros)
31 décembre 2024
31 décembre 2023
Reprises sur provisions et amortissements
Produits exceptionnels sur opérations en capital
118
Produits exceptionnels sur opérations de gestion
82
120
Produits exceptionnels
82
238
Dotation aux amortissements et provisions
Autres charges exceptionnelles sur opérations de capital
310
229
Autres charges exceptionnelles sur opérations de gestion
295
8
Charges exceptionnelles
605
237
RÉSULTAT EXCEPTIONNEL
(523)
1
Note 5Effectif moyen
Effectifs
31 décembre 2024
31 décembre 2023
Cadres
68
61
Employés
5
4
Effectifs
73
65
Note 6Accroissements et allègements non comptabilisés de la dette
future d’impôt (en base)
À la clôture de l’exercice 2024, le montant des déficits indéfiniment reportables s’analyse comme suit :
(en milliers d'euros)
Base
Économie
potentielle d'IS
Déficits reportables
1 218 363
304 591
TOTAL
1 218 363
304 591
Note 7Crédit d’Impôt Recherche
La Société bénéficie des dispositions des articles 244 quater B et 49  septies  F du Code général des impôts relatives au Crédit d’Impôt
Recherche.
Le Crédit d’Impôt Recherche a représenté un produit de 3,8 millions d’euros pour l’année 2024 contre 8,1 millions d’euros pour
l’année 2023.
Note 8Rémunérations versées aux mandataires sociaux
Les rémunérations présentées ci-après, octroyées aux mandataires sociaux, ont été comptabilisées en charges :
(en milliers d’euros)
2024
2023
Mandataires sociaux
1 200
1 339
Autres membres du conseil d'administration
775
750
TOTAL
1 975
2 089
Au 31 décembre 2024, le montant des rémunérations dues aux mandataires sociaux et aux autres membres du Conseil
d’administration s’élève à 1 975 milliers d’euros.
208
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
Note 9Engagements hors bilan
Note 9.1Indemnités de départ à la retraite (IDR)
L’engagement relatif aux IDR s’élève, au 31 décembre 2024, à 721 milliers d’euros.
Dans le cadre de l’estimation des engagements de départ à la retraite, les hypothèses suivantes ont été retenues pour l’ensemble
des catégories de salariés :
31 décembre 2024
31 décembre 2023
% charges sociales
50%
50%
Augmentation des salaires
2%
2%
Taux d’actualisation
3,38%
3,17%
âge de départ à la retraite : 67 ans ;
modalités de départ : départ volontaire ;
table de mortalité : TGH05–TGF05 ;
convention collective : Convention collective nationale de l’industrie pharmaceutique ;
rotation du personnel en fonction de l’âge.
Les taux d’actualisation sont issus du taux Iboxx Corporates AA 10+.
Note 9.2Obligations au titre des contrats de location simple
Le siège social de la Société est situé à Châtillon, en France. Nos bureaux principaux occupent une surface de 2 447 mètres carrés
composée de bureaux et de laboratoires, conformément à un contrat de bail daté du 2 octobre 2023, qui expire le 15 avril 2033.
Le montant des loyers et charges futurs à ce titre s’analyse comme suit au 31 décembre 2024 :
(en milliers d'euros)
31/12/2024
Année 2025
998
Année 2026
998
Année 2027
998
Année 2028
998
TOTAL
3 990
La Société a signé différents contrats de location simple de matériels industriels. Le montant des loyers futurs à ce titre s’analyse
comme suit au 31 décembre 2024 :
2025 : 4 milliers d’euros ;
2026 : 0 millier d’euros.
Note 9.3Obligations au titre des autres contrats
Obligations d’achat
Ayant sous-traité plusieurs fonctions importantes, la Société
est amenée à conclure dans le cadre de ses opérations
courantes des contrats de sous-traitance ou de délégation à
court ou moyen terme avec différents tiers, en France et à
l’étranger, qui comportent diverses obligations usuelles dans
ces circonstances.
Dans le cadre du lancement des études cliniques des produits
Viaskin® Peanut et Viaskin® Milk, la Société a signé plusieurs
contrats de sous-traitance avec différents CRO.
Au 31 décembre 2024, le montant global des études en cours
s’élève à 170,3 millions d’euros pour lesquelles les engagements
à venir jusqu’en 2026 sont de 10,0 millions d’euros.
Paiements de redevances
Le 7 janvier 2009, la Société a signé un contrat de
développement et de copropriété avec l’AP-HP (Assistance
Publique-Hôpitaux de Paris) et l’Université Paris-Descartes
(UPD), par lequel la Société a accepté les conditions de
copropriété avec l’AP-HP et l’UPD, sur certains brevets
américains et étrangers ainsi que sur les droits et obligations
qui en résultent.
La Société, tous les licenciés ou sous-licenciés, désignés tels
par la Société, disposent du droit exclusif d’utilisation
commerciale des brevets codétenus. L’AP-HP et l’UPD ont
accepté d’exploiter directement les brevets à des fins de
recherche interne uniquement, et à ne pas concéder de
licence d’exploitation des brevets à un tiers.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
209
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
Pour l’exploitation directe des brevets initiaux et dérivés, la
Société est redevable de redevances envers ses copropriétaires
que sont l’AP-HP et l’UPD, sur la base d’un pourcentage du
chiffre d’affaires réalisé. Le montant de cette redevance varie
selon l’utilisation ou pas du brevet initial par la Société. En
outre, pour l’exploitation indirecte des licences ou sous-
licences consenties à des tiers, la Société est tenue de payer
une redevance sur les revenus perçus.
Dans l’hypothèse où la Société ne vend pas de produits durant
une période de 30 mois après qu’une première commercialisation
ait eu lieu, sans pouvoir en justifier auprès de l’AP-HP, celle-ci
pourra transformer à l’exception de certaines conditions, avec
un préavis de six mois, la licence en licence non exclusive.
Toute partie peut résilier de plein droit le contrat en cas
d’inexécution par l’autre partie d’une obligation essentielle mise
à sa charge au titre dudit contrat et dans un délai de six mois.
L’accord prendra également fin de plein droit dans le cas de
cessation totale ou partielle des activités de la Société, dans le
cas d’une dissolution ou liquidation amiable et dans le cas
d’une liquidation judiciaire.
L’accord prendra fin automatiquement à l’expiration du dernier
brevet codétenu. Dans le cas d’une résiliation du contrat, la
Société ne bénéficie plus du droit exclusif d’utilisation
commerciale desdits brevets mais en conserverait ses droits de
copropriétaire. Les obligations relatives à la confidentialité et à la
propriété des brevets continueront de s’appliquer et les
licences et sous-licences consenties survivront.
La durée de vie des brevets en vertu de l’accord s’étend
jusqu’en 2033.
À ce jour, cet accord n’a eu aucune incidence sur les états
financiers de la Société.
Note 9.4 Caution bancaire
Au 31 décembre 2024, il n’y a pas de caution bancaire contractée.
Note 10Tableau des filiales et participations
DBV Technologies SA, société anonyme dont le siège social est
situé au 107 avenue de la République, 92320 Châtillon détient
100 % des filiales suivantes :
DBV Technologies Inc., créée le 7 avril 2014 et basée à
Warren, dans le New Jersey, aux États-Unis d’Amérique ;
DBV Technologies Australia Pty Ltd., créée le 3 juillet 2018 et
basée dans le New South Wales, en Australie ;
DBV Pharma, SAS, créée le 21 décembre 2018 et basée à
Paris, en France.
La Société ne détient aucune autre participation dans une
autre société.
Le tableau ci-dessous regroupe les informations sur les filiales et participations :
en milliers d'euros
Capital
Réserves
et report
à nouveau
avant
affectation
des résultats
Quote-part
du capital
détenue (en
pourcentage)
Valeurs
comptables des
titres détenus
Prêts
et avances
consentis par
la société et
non encore
remboursés
Montant
des
cautions
et avals
donnés par
la société
Chiffre
d’affaires
hors taxes
du dernier
exercice
écoulé
Résultats
(bénéfice
ou perte
du dernier
exercice
clos)
Dividendes
encaissés
par la
société au
cours de
l’exercice
Brute
Nette
Filiale DBV Inc
1
3 228
100 %
1
0
7 739
0
0
(3)
0
Filiale DBV
Australia PTY
191
-267
100 %
191
191
0
0
0
0
0
Filiale DBV Pharma
1
26
100 %
1
0
34
0
0
(7)
0
La Société DBV SA établit des comptes consolidés dans
lesquels ses filiales sont intégrées globalement.
Pour les filiales n’établissant pas leurs comptes annuels en
euros, la colonne « réserves et report à nouveau avant
affectation des résultats » correspond au montant en devise
locale converti au cours de clôture et la colonne « résultats »
au résultat en devise locale converti selon le cours moyen de
la période.
Les activités cliniques de DBV Technologies sont en partie
tournées vers les États-Unis. C’est le cas notamment du
développement clinique du premier produit de la Société,
Viaskin® Peanut, premier traitement de l’allergie à l’arachide,
dont les États-Unis sont le principal marché potentiel. La
création de DBV Technologies Inc. s’inscrit dans son contexte.
210
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
Note 11Tableau des informations relatives aux entreprises liées
Les informations avec les entreprises liées sont résumées dans le tableau ci-après :
(en milliers d'euros)
12/31/2024
Titres de participation
193
Avances & prêts
7 773
Intérêts courus à recevoir
Autres dettes
(296)
Provision pour dépréciation titres
2
Provision pour dépréciation créances
3 263
Provision pour risques et charges
En 2024 comme en 2023, ont été conclues, hors du champ des
conventions réglementées visées aux articles L. 225-38 et
suivants du Code de commerce, les conventions suivantes :
des contrats de distribution exclusive entre DBV Technologies
SA et ses filiales de distribution étrangères en vue de la
commercialisation de Viaskin® Peanut sur leur territoire
respectif. Au titre de ces contrats, il est prévu que les filiales
de distribution puissent refacturer à la société mère les coûts
de lancement. Ces refacturations ont représenté 1,0 million
d’euros en 2024 et 1,1 million d’euros en 2023 ;
un contrat de prestation de services entre DBV Technologies
Inc. et DBV Technologies SA pour un montant s’élevant à
18,9 millions d’euros en 2024 et 13,4 millions d’euros en
2023. Cette prestation d’assistance principalement dans les
domaines médicaux et marketing est rémunérée à des
conditions normales de marché.
Note 12Événements postérieurs à la clôture
Le 27 mars 2025 la société a annoncé un placement privé pouvant
atteindre 306,9 millions de dollars (284,5 millions d’euros).
Le financement d’un montant pouvant atteindre 306,9 millions de
dollars (284,5 millions d'euros), comprend un produit brut de
125,5 millions de dollars (116,3 millions d'euros) à recevoir à la
clôture de l’opération et un montant total pouvant atteindre
181,4 millions de dollars (168,2 millions d'euros) en produit brut
si tous les bons de souscription sont exercés, sous réserve de
la satisfaction de certaines conditions. L’étude de Phase 3
VITESSE atteignant son objectif primaire déclencherait une
accélération de l’exercice de certains bons de souscription.
Le produit de ce financement sera consacré à la poursuite du
développement du programme Viaskin® peanut dans les deux
indications, y compris la préparation et le dépôt de la Biologics
License Application et enfin le lancement et la commercialisation
du patch Viaskin® peanut pour les enfants âgés de 4 à 7 ans sous
réserve de l’approbation de la FDA.
Le financement entraîne une dilution immédiate de 22,4 % et
une dilution maximale de 73,7 % des actionnaires existants si
tous les bons de souscription sont exercés.
Le financement consiste en :
une augmentation de capital avec suppression du droit
préférentiel de souscription réservée à des catégories de
personnes répondant à des conditions déterminées
conformément à la 24résolution de l’Assemblée générale
des actionnaires du 16 mai 2024 (« l’Assemblée générale
2024 ») réalisée le 7 avril 2025 pour un montant d’environ
38 millions d’euros, consistant en l’émission de (i) 34 090 00
actions nouvelles d’une valeur nominale de 0,10 euro (les
« Actions Nouvelles ») auxquelles sont attachés des bons de
souscription de la Société (les « BSA », formant, avec les
Actions Nouvelles, les « ABSA ») à un prix de souscription de
1,1136 euros par ABSA et (ii) jusqu’à 59 657 507 actions
nouvelles supplémentaires, si la totalité des BSA attachés
aux Actions Nouvelles sont exercés (les « Actions Issues des
BSA ») ; et
l’émission par le biais d'une offre réservée à des catégories de
personnes répondant à des conditions déterminées de
71 005 656 bons (la « PFW-BS-PFW ») réalisée le 7 avril 2025
pour un montant d'environ 79 millions d'euros à un prix de
souscription de 1,1136 euros par PFW-BS-PFW (dont
1,1036 euros auront été pré-financés à la date d’émission);
chaque PFW-BS-PFW consistant en un bon de souscription
préfinancé d'une action de la Société (les « Premiers BSA
Pré‑Financés ») et un bon de souscription (les « Bons de
souscription ») permettant de souscrire à un bon de
souscription pré-financé (les « Seconds BSA Pré-Financés »),
permettant d'émettre jusqu'à 71 005 656 actions nouvelles
supplémentaires si l’ensemble des Premiers BSA Pré-Financés
sont exercés (les « Actions Issues des Premiers BSA
Pré‑Financés ») et (ii) d’un maximum de 124 259 898 actions
nouvelles supplémentaires, si l’ensemble des Seconds BSA
Pré-Financés sont exercés (les « Actions Issues des Seconds
BSA Pré-Financés », ensemble avec les Actions Issues des BSA
et les Actions Issues des Premiers BSA Pré-Financés, les
« Actions Issues des Bons », représentant avec les Actions
nouvelles, les « Actions Proposées »).
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
211
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
(Ensemble, l'« Offre »).
Le produit net de l'émission des ABSA et des PFW-BS-PFW, ainsi
que la trésorerie et les équivalents de trésorerie existants, seront
principalement utilisés dans l'ordre de priorité suivant pour (i) le
fonds de roulement et les dépenses opérationnelles de la Société,
(ii) la poursuite du développement du programme Viaskin®
Peanut, (iii) l’établissement et le dépôt d’un BLA et (iv) la
préparation d’un lancement potentiel de Viaskin® Peanut aux
États-Unis, si le BLA est approuvé.
En prenant en compte le produit brut de 125,5 millions de
dollars (116,3 millions d’euros) reçu le 7 avril 2025 de
l’émission des ABSA et des PFW-BS-PFW et sur la base de ses
activités actuelles, plans et hypothèses, la Société disposera d'un
fonds de roulement net suffisant pour faire face à ses obligations
au cours des 12 prochains mois, et disposera d'une trésorerie et
d'équivalents de trésorerie suffisants pour financer ses activités
jusqu'en juin 2026.
5.3.2Autres informations relatives à la société mère
5.3.2.1Informations relatives à l’activité de la société mère
Événements importants survenus au cours
de l’exercice
Le détail des événements significatifs survenus au cours de
l’exercice est présenté dans la première partie de l’annexe aux
comptes annuels.
Commentaires sur l’évolution des résultats
et de la situation financière de la société mère
Compte de résultat
Les produits d’exploitation de la Société se sont élevés
respectivement à 4,2 million d’euros et 22,8 million d’euros
pour les exercices 2024 et 2023.
Jusqu'à la fin de l’exercice 2023, nos produits opérationnels
étaient composés à la fois du Crédit d'Impôt Recherche et des
revenus comptabilisés au titre de l'accord de collaboration
avec NESTEC.
Suite à la résiliation de cet accord de collaboration le
30 octobre 2023, nos produits opérationnels sont désormais
exclusivement générés par le Crédit d'Impôt Recherche.
La diminution des produits d’exploitation de 18,6 million d’euros
est donc principalement expliquée par (1) la résiliation de
l’accord de collaboration avec NESTEC pour 11,2 million d’euros
et (2) une baisse du CIR en France pour 7,3 million d’euros.
Les charges d’exploitation se sont élevées à 112,7 million
d’euros contre 96,2 million d’euros pour l’exercice précédent.
Leur évolution s’explique essentiellement par :
la hausse des autres achats et charges externes de
17,7 millions d’euros, qui sont passés de 77,1 million d’euros
en 2023 à 94,9 million d’euros en 2024 est principalement
liée à l’augmentation des honoraires et études en vue de
l’obtention du BLA. Cette hausse est maîtrisée notamment
par la diminution des frais d’assurance.
Cette augmentation est également liée aux augmentations,
hors du champ des conventions réglementées visées aux
articles L. 225-38 et suivants du Code de commerce, suivantes :
des contrats de distribution exclusive entre DBV
Technologies SA et ses filiales de distribution étrangères
en vue de la commercialisation de Viaskin® Peanut sur
leur territoire respectif. Au titre de ces contrats, il est
prévu que les filiales de distribution puissent refacturer à
la société mère les coûts de lancement. Ces refacturations
ont représenté 1,0 million d’euros en 2024 contre
1,1 millions d’euros en 2023,
un contrat de prestation de services entre DBV Technologies
Inc. et DBV Technologies SA pour un montant s’élevant à
18.9 millions d’euros en 2024 contre 13,4 million d’euros en
2023. Cette prestation d’assistance principalement dans les
domaines médicaux et marketing est rémunérée à des
conditions normales de marché ;
la baisse des salaires et traitements et charges sociales
afférentes de 0,3 million d’euros qui sont passés de
13,0 millions d’euros en 2023 à 12,7 millions d’euros en 2024 ;
la baisse des dotations aux provisions de 0,9 million d’euros
qui sont passées de 0,9 million d’euros en 2023 à 0,0 million
d’euros en 2024. Cette baisse est uniquement liée aux
provisions pour risques d’exploitation et en particulier à la
signature en octobre 2023 de la convention de fin de
collaboration avec Nestlé Health Science.
Le résultat d’exploitation est déficitaire de 108,5 million d’euros
contre une perte d’exploitation de 73,4 million d’euros pour
l’exercice précédent.
Le résultat financier net s’élève à 2,9 millions d’euros contre
4,0 millions d’euros pour l’exercice précédent. La variation
s’explique principalement par la diminution des intérêts sur
les comptes courants des filiales, des intérêts sur compte à
terme ainsi que les variations de change.
Le résultat exceptionnel s’est élevé à 0,5 million d’euros en
2024 contre 0,0 million d’euros en 2023.
Le Crédit d’Impôt Recherche comptabilisé au titre de l’exercice
2024 s’est élevé à 3,8 million d’euros contre 8,1 million d’euros
en 2023.
L’exercice clos le 31 décembre 2024 se solde par une perte de
102,3 million d’euros contre une perte de 61,3 million d’euros
au 31 décembre 2023.
Bilan
Au 31 décembre 2024, le total du bilan de la Société s’élevait à
55 millions d’euros contre 160 millions d’euros pour l’exercice
précédent.
Le montant des immobilisations incorporelles et corporelles s’élève
à la somme nette de 10,8 millions d’euros contre 11,4 million
d’euros pour l’exercice précédent. La diminution, sur l’exercice
2024, des immobilisations nettes est principalement liée au
rythme des amortissements des immobilisations ainsi qu’à
l’accélération des amortissements des agencements en lien
avec la sortie des baux.
212
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
Le poste d’immobilisations financières s’élève au 31 décembre
2024 à la somme de 1,2 million d’euros contre 5,7 million d’euros
pour l’exercice précédent. Les immobilisations financières
correspondent essentiellement à des dépôts de garantie versés au
bailleur, à l’effort construction et au contrat de liquidité.
L’actif circulant s’élève à la somme nette de 42,9 million d’euros
contre 142,2 million d’euros pour l’exercice précédent. Les
disponibilités et valeurs mobilières de placement s’élèvent au
global à 24,04 million d’euros au 31 décembre 2024 contre 126,5
million d’euros au 31 décembre 2023.
Au 31 décembre 2024, le capital social s’élève à la somme de
10,3 million d’euros et les primes d’émission, à la somme
totale de 118,7 million d’euros contre 180,1 million d’euros
pour l’exercice précédent. La variation nette des capitaux
propres de la Société résulte pour l’essentiel de l’exercice de
BSA pour 0,6 millions d’euros.
Conformément à l’autorisation accordée par l’Assemblée
générale des actionnaires du 16 mai 2024, de l’incorporation
de l’intégralité du report à nouveau, après affectation du
résultat net de l’exercice clos le 31 décembre 2023, à la prime
d’émission pour 61,3 million d’euros.
Le poste dettes s’élève à la somme de 27,1 million d’euros pour
l’exercice écoulé contre 26,6 million d’euros pour l’exercice 2023
et est principalement constitué :
de dettes fournisseurs et comptes rattachés pour 20,9 million
d’euros ;
de dettes fiscales et sociales pour 4,6 million d’euros.
5.3.2.2Tableau des résultats des cinq derniers exercices de la Société
2024
2023
2022
2021
2020
A-Capital en fin d'exercice (en K€)
1. Capital social
10 285
9 643
9 414
5 510
5 493
2. Nombre d'actions ordinaires
102 847 501
96 431 770
94 137 145
55 095 762
54 929 187
3. Nombre d'actions de catégorie P1
4. Nombre d'actions de catégorie P1'
5. Nombre d'actions de catégorie P2
6. Nombre d'actions de catégorie P3
7. Nombre d'actions de catégorie P4
B-Opérations et résultats de l'exercice (en K€)
1. Chiffre d'affaires hors taxes
2. Résultat avant impôts, participation salariés
et dotations amortissements et provisions
(107 665)
(81 251)
(81 548)
(83 828)
(132 221)
3. Impôts sur les bénéfices
(3 831)
(8 107)
(5 430)
(6 351)
(8 694)
4. Participation des salariés due au titre de l'exercice
5. Résultat après impôts, participation salariés
et dotation aux amortissements et provisions
(102 285)
(61 327)
(88 091)
(81 240)
(139 397)
6. Résultat distribué (au cours de l'exercice)
C-Résultats par action (en euros)
1. Résultat après impôts, participation salariés
mais avant dotations amortissements et provisions
(1,01)
(0,76)
(0,81)
(1,41)
(2,25)
2. Résultat après impôts, participation salariés
et dotations amortissements et provisions
(0,99)
(0,64)
(0,94)
(1,47)
(2,54)
3. Dividende net attribué à chaque action
(au cours de l'exercice)
D-Personnel
1. Effectif moyen des salariés employés pendant
l'exercice
73
65
69
85
226
2. Montant de la masse salariale de l'exercice (en K€)
8 896
9 458
8 620
7 808
25 594
3. Montant des sommes versées au titre des avantages
sociaux de l'exercice (Sécurité sociale, œuvres
sociales...) (en K€)
3 854
3 545
3 537
5 354
8 783
* Correspond à une économie d’impôt
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
213
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
5.3.2.3Informations sur les délais de paiement fournisseurs et clients
En application des articles L. 441-14 et D. 441-6 du Code de commerce, les informations sur les délais de paiement fournisseurs et
clients se présentent en euros comme suit :
Dettes fournisseurs et comptes rattachés
(en milliers d’euros)
Factures reçues non réglées à la date de clôture de l’exercice
Non échues
dont le terme est échu
1 à
30 jours
31 à
60 jours
61 à
90 jours
91 jours
et plus
Total
(A) Tranches de retard
Nombre de facture concernées
1
Montant total des factures concernées (TTC)
5 155
2 802
480
(225)
8 212
Pourcentage du montant total des achats de l’excercice (TTC)
7,5 %
(B) Factures exclues de (A) relatives à des dettes et créances litigieuses ou non comptabilisées
Nombre de facture exclues
Montant total des factures concernées (TTC)
(C) Délais de paiements utilisés pour calcul des retards
de paiements
Délais
contractuels
X
Délais légaux
Créances clients et comptes rattachés
(en milliers d’euros)
Factures émises non réglées à la date de clôture de l’exercice
Non échues
dont le terme est échu
1 à
30 jours
31 à
60 jours
61 à
90 jours
91 jours
et plus
Total
(A) Tranches de retard
Nombre de facture concernées
2
Montant total des factures concernées (TTC)
1
1
Pourcentage du montant total du chiffre d’affaires l’excercice (TTC)
N/A
(B) Factures exclues de (A) relatives à des dettes et créances litigieuses ou non comptabilisées
Nombre de facture exclues
Montant total des factures concernées (TTC)
(C) Délais de paiements utilisés pour calcul des retards
de paiements
Délais
contractuels
X
Délais légaux
214
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5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
5.3.3Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes annuels
– exercice clos le 31 décembre 2024
KPMG S.A.
Tour EQHO
2, avenue Gambetta
CS 60055
92066 Paris-La Défense Cedex
France
S.A. au capital de 5 497 100 €
775 726 417 RCS Nanterre
Société de Commissariat aux Comptes inscrite
à la Compagnie Régionale de Versailles et du Centre
Deloitte & Associés
Tour Majunga
6, place de la Pyramide
92908 Paris-La Défense Cedex
S.A.S. au capital de 2 188 160 €
572 028 041 RCS Nanterre
Société de Commissariat aux Comptes inscrite à la Compagnie
Régionale de Versailles et du Centre
DBV TECHNOLOGIES S.A.
Société anonyme : 107, avenue de la République, 92320 Châtillon
Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes annuels
Exercice clos le 31 décembre 2024
À l’Assemblée générale de la société DBV TECHNOLOGIES S.A.
Opinion
En exécution de la mission qui nous a été confiée par l'assemblée générale, nous avons effectué l’audit des comptes annuels de la
société DBV TECHNOLOGIES S.A. relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2024, tels qu’ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et
donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la
société à la fin de cet exercice.
L’opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au comité d'audit.
Fondement de l’opinion
Référentiel d’audit
Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments
que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités des commissaires
aux comptes relatives à l’audit des comptes annuels » du présent rapport.
Indépendance
Nous avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance, prévues par le code de commerce et par le
code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes sur la période du 1er janvier 2024 à la date d’émission de notre
rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par l’article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 537/2014.
Justification des appréciations - Points clés de l’audit
En application des dispositions des articles L.821-53 et R.821-180 du code de commerce relatives à la justification de nos
appréciations, nous devons porter à votre connaissance les points clés de l’audit relatifs aux risques d'anomalies significatives qui,
selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice, ainsi que les
réponses que nous avons apportées face à ces risques.
Les appréciations ainsi portées s'inscrivent dans le contexte de l’audit des comptes annuels pris dans leur ensemble et de la
formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n'exprimons pas d'opinion sur des éléments de ces comptes annuels pris
isolément.
Continuité d’exploitation
Point clé de l’audit
Comme indiqué dans la note 1 de l’annexe aux comptes annuels, depuis sa création, la Société a financé sa croissance au travers
d’augmentations de capital successives. La Société ne génère pas de chiffre d’affaires et continue de se préparer au lancement
potentiel de Viaskin Peanut aux États-Unis et dans l’Union européenne, s’il venait à être approuvé.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
215
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
Le 7 avril 2025, la Société a reçu un produit brut de 125,5 millions de dollars (116,3 millions d’euros) provenant de l’émission des
ABSA et PFW-BS-PFW, tel que décrit dans la note 12. Compte tenu de la réception de ces fonds et sur la base de ses opérations,
plans et hypothèses actuels, la Société estime que sa trésorerie et ses équivalents de trésorerie sont suffisants pour financer ses
activités jusqu’en juin 2026.
En raison de l’importance du jugement exercé par la Société lors de l'élaboration des prévisions de charges d’exploitation, nous
avons considéré l'évaluation du principe de continuité d’exploitation et la qualité des informations à fournir à ce titre comme un
point clé de l'audit.
Réponses d’audit apportées
Dans ce contexte, nous avons mis en œuvre les procédures d’audit suivantes :
Nous avons comparé les charges d’exploitation prévisionnelles historiques de la Société aux charges d’exploitation
comptabilisées afin d’évaluer la capacité de la société à construire des prévisions fiables.
Nous avons réalisé une analyse de sensibilité sur les flux de trésorerie prévisionnels de la Société afin d’évaluer l’impact de
changements des charges d’exploitation prévisionnelles sur l’appréciation de la continuité d’exploitation.
Nous avons évalué le caractère raisonnable des charges d’exploitation prévisionnelles de la Société, pour cela nous avons :
réalisé des entretiens avec la direction pour comprendre les activités, la stratégie et les projets de recherche et développement
de la Société ;
comparé les charges d’exploitation prévisionnelles aux charges d’exploitation historiques ;
rapproché les charges d’exploitation prévisionnelles aux informations communiquées par la direction au Conseil d’administration
ainsi qu’aux informations publiques diffusées par la Société.
Enfin, nous avons apprécié le caractère approprié des informations présentées par la Société dans l’annexe aux comptes annuels en
lien avec l’évaluation de la continuité d’exploitation.
Vérifications spécifiques
Nous avons également procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifications
spécifiques prévues par les textes légaux et règlementaires.
Informations données dans le rapport de gestion et dans les autres documents sur la situation
financière et les comptes annuels adressés aux actionnaires
Nous n'avons pas d'observation à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données
dans le rapport de gestion du conseil d'administration et dans les autres documents sur la situation financière et les comptes
annuels adressés aux actionnaires.
Nous attestons de la sincérité et de la concordance avec les comptes annuels des informations relatives aux délais de paiement
mentionnées à l’article D.441-6 du code de commerce.
Rapport sur le gouvernement d'entreprise
Nous attestons de l’existence, dans le rapport du conseil d’administration, des informations requises par les articles L.225-37-4,
L.22-10-10 et L.22-10-9 du code de commerce.
Concernant les informations fournies en application des dispositions de l’article L.22-10-9 du code de commerce sur les
rémunérations et avantages versés ou attribués aux mandataires sociaux ainsi que sur les engagements consentis en leur faveur,
nous avons vérifié leur concordance avec les comptes ou avec les données ayant servi à l’établissement de ces comptes et, le cas
échéant, avec les éléments recueillis par votre société auprès des entreprises contrôlées par elle qui sont comprises dans le
périmètre de consolidation. Sur la base de ces travaux, nous attestons l’exactitude et la sincérité de ces informations.
Autres informations
En application de la loi, nous nous sommes assurés que les diverses informations relatives à l’identité des détenteurs du capital ou
des droits de vote vous ont été communiquées dans le rapport de gestion.
Autres vérifications ou informations prévues par les textes légaux et réglementaires
Format de présentation des comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier annuel
Nous avons également procédé, conformément à la norme d’exercice professionnel sur les diligences du commissaire aux comptes
relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d’information électronique unique européen, à la vérification
du respect de ce format défini par le règlement européen délégué n° 2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des
comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l'article L.451-1-2 du code monétaire et
financier, établis sous la responsabilité du directeur général.
216
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier
annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d'information électronique unique européen.
Il ne nous appartient pas de vérifier que les comptes annuels qui seront effectivement inclus par votre société dans le rapport
financier annuel déposé auprès de l’AMF correspondent à ceux sur lesquels nous avons réalisé nos travaux.
Désignation des commissaires aux comptes
Nous avons été nommés commissaires aux comptes de la société DBV TECHNOLOGIES S.A. par l'Assemblée générale du 20 avril
2020 pour le cabinet KPMG S.A. et par celle du 9 décembre 2011 pour le cabinet DELOITTE & ASSOCIES.
Au 31 décembre 2024,  le cabinet DELOITTE & ASSOCIES était dans la 14ème année de sa mission sans interruption et le cabinet
KPMG S.A. dans la 5ème année, dont respectivement 13 et 5 années depuis que les titres de la société ont été admis aux
négociations sur un marché réglementé.
Responsabilités de la direction et des personnes constituant le gouvernement
d’entreprise relatives aux comptes annuels
Il appartient à la direction d’établir des comptes annuels présentant une image fidèle conformément aux règles et principes
comptables français ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu'elle estime nécessaire à l'établissement de comptes
annuels ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs.
Lors de l’établissement des comptes annuels, il incombe à la direction d’évaluer la capacité de la société à poursuivre son
exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et
d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Il incombe au comité d'audit de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l'efficacité des systèmes
de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l'audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives
à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et financière.
Les comptes annuels ont été arrêtés par le conseil d'administration.
Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes
annuels
Objectif et démarche d’audit
Il nous appartient d’établir un rapport sur les comptes annuels. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes
annuels pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un niveau
élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de
systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont
considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en
cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme précisé par l’article L.821-55 du code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la
viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux
comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :
il identifie et évalue les risques que les comptes annuels comportent des anomalies significatives, que celles-ci proviennent de
fraudes ou résultent d’erreurs, définit et met en œuvre des procédures d’audit face à ces risques, et recueille des éléments qu’il
estime suffisants et appropriés pour fonder son opinion. Le risque de non-détection d’une anomalie significative provenant d’une
fraude est plus élevé que celui d’une anomalie significative résultant d’une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la
falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne ;
il prend connaissance du contrôle interne pertinent pour l’audit afin de définir des procédures d’audit appropriées en la
circonstance, et non dans le but d’exprimer une opinion sur l’efficacité du contrôle interne ;
il apprécie le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables
faites par la direction, ainsi que les informations les concernant fournies dans les comptes annuels ;
il apprécie le caractère approprié de l’application par la direction de la convention comptable de continuité d’exploitation et,
selon les éléments collectés, l’existence ou non d’une incertitude significative liée à des événements ou à des circonstances
susceptibles de mettre en cause la capacité de la société à poursuivre son exploitation. Cette appréciation s’appuie sur les
éléments collectés jusqu’à la date de son rapport, étant toutefois rappelé que des circonstances ou événements ultérieurs
pourraient mettre en cause la continuité d’exploitation. S’il conclut à l’existence d’une incertitude significative, il attire l’attention
des lecteurs de son rapport sur les informations fournies dans les comptes annuels au sujet de cette incertitude ou, si ces
informations ne sont pas fournies ou ne sont pas pertinentes, il formule une certification avec réserve ou un refus de certifier ;
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
217
5
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
Comptes sociaux
il apprécie la présentation d’ensemble des comptes annuels et évalue si les comptes annuels reflètent les opérations et
événements sous-jacents de manière à en donner une image fidèle.
Rapport au comité d'audit
Nous remettons au comité d'audit un rapport qui présente notamment l’étendue des travaux d'audit et le programme de travail
mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les
faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration
et au traitement de l’information comptable et financière.
Parmi les éléments communiqués dans le rapport au comité d'audit, figurent les risques d’anomalies significatives que nous jugeons
avoir été les plus importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l’audit,
qu’il nous appartient de décrire dans le présent rapport.
Nous fournissons également au comité d'audit la déclaration prévue par l’article 6 du règlement (UE) n° 537-2014 confirmant notre
indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu’elles sont fixées notamment par les articles L.821-27 à L.821-34 du
code de commerce et dans le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous
entretenons avec le comité d'audit des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.
Paris-La-Défense, le 11 avril 2025
Les commissaires aux comptes
KPMG S.A.
Deloitte & Associés
Renaud Cambet
Stéphane Menard
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
219
6
INFORMATIONS
COMPLÉMENTAIRES
220
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
6
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
Personnes responsables
6.1PERSONNES RESPONSABLES
6.1.1Responsables du document d’enregistrement universel
et attestation
Monsieur Daniel TASSÉ
Directeur Général de DBV Technologies
J’atteste que les informations contenues dans le présent
document d’enregistrement universel sont, à ma connaissance,
conformes à la réalité et ne comportent pas d’omission de nature
à en altérer la portée.
« J’atteste, à ma connaissance, que les comptes annuels et les
comptes consolidés, sont établis conformément au corps de
normes comptables applicable et donnent une image fidèle et
honnête des éléments d’actif et de passif, de la situation
financière et des profits ou pertes de l’émetteur et de l’ensemble
des entreprises comprises dans la consolidation, et que le
rapport de gestion (dont la table de concordance figure au
chapitre 7 du présent document d’enregistrement universel)
présente un tableau fidèle de l’évolution et des résultats de
l’entreprise et de la situation financière de l’émetteur et de
l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation,
ainsi qu’une description des principaux risques et incertitudes
auxquels ils sont confrontés. »
Fait à Châtillon, 11 avril 2025
Monsieur Daniel TASSÉ,
Directeur Général
6.1.2Responsables de l’information financière
Daniel TASSÉ
Directeur Général
Virginie BOUCINHA
Directrice Financière Groupe
DBV Technologies
107, avenue de la République
92320 Châtillon
Téléphone : 01 55 42 78 78
www.dbv-technologies.com
6.1.3Responsables du contrôle des comptes
6.1.3.1Commissaires aux comptes titulaires
Deloitte & Associés représenté par Monsieur
Stéphane Ménard
6, place de la Pyramide, 92908 Paris - La Défense cedex
Le cabinet Deloitte & Associés a été nommé commissaire aux
comptes titulaire par l’Assemblée générale du 15 juin 2017
pour une durée de six exercices sociaux s’achevant à l’issue de
la réunion de l’Assemblée générale ordinaire statuant sur les
comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2022. Son mandat a
été renouvelé par l’Assemblée générale du 12 avril 2023 pour
une durée de six exercices sociaux s’achevant à l’issue de la
réunion de l’Assemblée générale ordinaire statuant sur les
comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2028.
KPMG SA représenté par Monsieur Renaud
Cambet
2, avenue Gambetta, 92066 Paris - La Défense
Le cabinet KPMG a été nommé commissaire aux comptes
titulaire par l’Assemblée générale du 20 avril 2020 pour une
durée de six exercices sociaux s’achevant à l’issue de la
réunion de l’Assemblée générale ordinaire statuant sur les
comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2025.
(1)Ce calendrier est donné à titre indicatif et ces dates sont susceptibles d’évoluer.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
221
6
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
Documents accessibles au public
6.2CALENDRIER INDICATIF DE LA COMMUNICATION FINANCIÈRE (1)
11 avril 2025 : Résultats annuels 2024
30 avril 2025 : Résultats du 1 er  trimestre 2025
11 juin 2025 : AG
29 juillet 2025 : Résultats du 1er  semestre 2025
30 octobre 2025 : Résultats du 3e trimestre 2025
6.3INFORMATIONS PROVENANT DE TIERS, DÉCLARATIONS
D’EXPERTS ET DÉCLARATIONS D’INTÉRÊTS
Néant.
6.4DOCUMENTS ACCESSIBLES AU PUBLIC
Des exemplaires du présent document d’enregistrement
universel sont disponibles sans frais au siège social de la
Société. Le présent document d’enregistrement universel peut
également être consulté sur le site Internet de la Société
( http://www.dbv-technologies.com ) et sur le site Internet de
La dernière version à jour des Statuts, procès-verbaux des
Assemblées générales et autres documents sociaux de la
Société, ainsi que toute évaluation ou déclaration établie par un
expert à la demande de la Société devant être mis à la
disposition des actionnaires, conformément à la législation
applicable, peuvent être consultés, sans frais, au siège social de
la Société. La dernière version à jour des Statuts peut également
être consultée, sans frais, sur le site Internet de la Société
L’information réglementée au sens des dispositions du
Règlement général de l’AMF est disponible sur le site Internet
de la Société (http://www.dbv-technologies.com) ainsi que sur
le site d’archivage de l’information réglementée (http://www.info-
Les informations figurant sur les sites Internet mentionnés par
les liens hypertextes https://www.efrag.org/Endorsement,
du présent document d’enregistrement universel à l’exception
de celles incorporées par référence, ne font pas partie du
présent document d’enregistrement universel. À ce titre, ces
informations n’ont été ni examinées ni approuvées par l’AMF.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
223
7
ANNEXES
224
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
7
ANNEXES
Tables de concordance
7.1TABLES DE CONCORDANCE
7.1.1Table de concordance du rapport financier annuel
Informations requises au titre du Rapport financier annuel
Renvois
au document
d’enregistrement
universel
1 – DÉCLARATION DES PERSONNES PHYSIQUES QUI ASSUMENT LA RESPONSABILITÉ DU RAPPORT FINANCIER ANNUEL
6.1.1
2 – COMPTES SOCIAUX 2024
5.3.1
3 – COMPTES CONSOLIDÉS 2024
5.2.1
4 – RAPPORTS DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES SOCIAUX 2024
5.3.3
5 – RAPPORTS DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES CONSOLIDÉS 2024
5.2.2
6 – RAPPORT DE GESTION DE L’ARTICLE 222-3-3° DU RÈGLEMENT GÉNÉRAL DE l’AMF
7.1.2
7.1.2Table de concordance du rapport de gestion
Le tableau thématique suivant permet d’identifier et de situer les mentions obligatoires du rapport du Conseil à l’Assemblée
générale dans le présent document d’enregistrement universel.
Informations requises du Rapport de gestion
Mentions
requises
au titre du RFA
Renvois
au document
d’enregistrement
universel
Paragraphes
1)
ACTIVITÉ DE LA SOCIÉTÉ DBV TECHNOLOGIES ET DU GROUPE EN 2024
Situation de la Société et du Groupe durant l’exercice écoulé
1.3 – 5
Évolution prévisible
5.1.5.2
Événements importants survenus depuis la date de clôture
5.1.5.1
Activités des filiales et participations par branche d’activité
4.1.5
Résultats de la Société et du Groupe
5.3.1 – 5.2.1
Analyse objective et exhaustive de l’évolution des affaires, des résultats, de la situation
financière de la Société, notamment de la situation d’endettement de la Société et du Groupe
RFA
5.1 – 5.3.2.1
Indicateurs clés de performance de nature financière de la Société et du Groupe
RFA
5.2.1
Indicateurs clés de performance de nature non financière de la Société et du Groupe
5.1
Principaux risques et incertitudes de la Société et du Groupe
RFA
2.1
Procédures de contrôle interne et de gestion des risques relatives à l’élaboration
et au traitement de l’information comptable et financière de la Société et du Groupe
RFA
2.1 – 2.2 – 2.3 – 2.6
Objectif et politique de couverture des transactions pour lesquelles il est fait usage
de la comptabilité de couverture de la Société et du Groupe
RFA
N/A
Exposition aux risques de prix, de crédit, de liquidité et de trésorerie de la Société et du Groupe
2.1.2.3
Utilisation d’instruments financiers de la Société et du Groupe
N/A
Risques financiers liés aux effets du changement climatique et présentation des mesures prises
pour les réduire (stratégie bas-carbone) de la Société et du Groupe
RFA
N/A
Activité en matière de recherche et de développement de la Société et du Groupe
1.3.5
Mention des succursales existantes
N/A
2)
INFORMATIONS JURIDIQUES, FINANCIÈRES et FISCALES DE LA SOCIÉTÉ
Répartition et évolution de l’actionnariat
4.3.3 – 4.4.1 – 4.4.2
Nom des sociétés contrôlées et la part du capital de la société qu’elles détiennent
4.1.5
Prises de participation significatives de l’exercice dans des sociétés ayant leur siège social
sur le territoire français
N/A
Participation croisée
N/A
État de la participation des salariés au capital
4.3.5
Acquisition et cession par la Société de ses propres actions
RFA
4.3.4
Ajustement des titres donnant accès au capital en cas d’opérations financières
N/A
Ajustement des titres donnant accès au capital et les stock-options en cas de rachat d’actions
N/A
Dividendes distribués au titre des trois derniers exercices
N/A
Charges non déductibles fiscalement
N/A
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
225
7
ANNEXES
Tables de concordance
Le cas échéant, injonctions ou sanctions pécuniaires prononcées par le Conseil de la concurrence
pour des pratiques anticoncurrentielles
N/A
Informations sur les délais de paiement des fournisseurs et clients
5.3.2.3
Montant des prêts interentreprises
N/A
Informations relatives à l’exploitation d’une installation SEVESO
N/A
3)
INFORMATIONS PORTANT SUR LES MANDATAIRES SOCIAUX
Opérations sur titres des dirigeants
3.8
4)
DÉCLARATION DE PERFORMANCE EXTRA-FINANCIÈRE (informations fournies sur une base volontaire)
5)
DOCUMENTS JOINTS
Rapport sur les paiements aux gouvernements
N/A
Tableau des résultats des 5 derniers exercices de la société DBV Technologies
5.3.2.2
Rapport sur le gouvernement d’entreprise
3
7.1.3Table de concordance relative aux rubriques des annexes 1 et 2
du Règlement européen 2019/980
Références URD
Intitulés
Paragraphes
SECTION 1
PERSONNES RESPONSABLES, INFORMATIONS PROVENANT DE TIERS, RAPPORTS D’EXPERTS
ET APPROBATION DE L’AUTORITÉ COMPÉTENTE
Point 1.1
Personnes responsables des informations
6.1.1 – 6.1.2
Point 1.2
Attestation des responsables du document
6.1.1
Point 1.3
Déclaration d’expert
6.3
Point 1.4
Autres attestations en cas d’informations provenant de tiers
6.3
Point 1.5
Déclaration relative à l’approbation du document
Encart AMF –
Page de garde
SECTION 2
CONTRÔLEURS LÉGAUX DES COMPTES
Point 2.1
Coordonnées
6.1.3
Point 2.2
Changements
6.1.3
SECTION 3
FACTEURS DE RISQUES
Point 3.1
Description des risques importants
2.1
SECTION 4
INFORMATIONS CONCERNANT L’ÉMETTEUR
Point 4.1
Raison sociale et nom commercial
4.1.1
Point 4.2
Enregistrement au RCS et identifiant (LEI)
4.1.2
Point 4.3
Date de constitution et durée
4.1.3
Point 4.4
Siège social – forme juridique – législation applicable – site web – autres
4.1.4
SECTION 5
APERÇU DES ACTIVITÉS
Point 5.1
Principales activités
1.1 – 1.2 – 1.3
Point 5.1.1
Nature des opérations et principales activités
1.1 – 1.2 – 1.3
Point 5.1.2
Nouveaux produits et/ou services
1.1 – 1.2 – 1.3
Point 5.2
Principaux marchés
1.3.1
Point 5.3
Événements importants
5.3.2.1
Point 5.4
Stratégie et objectifs financiers et non financiers
1.2
Point 5.5
Degré de dépendance
2.1.2.2.1
Point 5.6
Position concurrentielle
2.1.2.1.5
Point 5.7
Investissements
5.1.4
Point 5.7.1
Investissements importants réalisés
5.1.4
Point 5.7.2
Investissements importants en cours ou engagements fermes
5.1.4
Point 5.7.3
Coentreprises et participations significatives
N/A
Point 5.7.4
Impact environnemental de l’utilisation des immobilisations corporelles
N/A
SECTION 6
STRUCTURE ORGANISATIONNELLE
Point 6.1
Description sommaire du Groupe/Organigramme
4.1
Point 6.2
Liste des filiales importantes
4.1.5 – 5.2.1
Note 10
SECTION 7
EXAMEN DE LA SITUATION FINANCIÈRE ET DU RÉSULTAT
Point 7.1
Situation financière
5.1
226
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
7
ANNEXES
Tables de concordance
Point 7.1.1
Exposé de l’évolution et résultat des activités
5.1.2
Point 7.1.2
Évolutions futures et activités en matière de recherche et développement
5.1.2.1
Point 7.2
Résultats d’exploitation
5.1.2
Point 7.2.1
Facteurs importants
5.1.1
Point 7.2.2
Changements importants du chiffre d’affaires net ou des produits nets
5.1.2.1
SECTION 8
TRÉSORERIE ET CAPITAUX
Point 8.1
Capitaux de l’émetteur
5.2.1 Note 10
Point 8.2
Flux de trésorerie
5.1.4
Point 8.3
Besoins de financement et structure de financement
5.1.4
Point 8.4
Restriction à l’utilisation des capitaux
N/A
Point 8.5
Sources de financement attendues
5.2
SECTION 9
ENVIRONNEMENT RÉGLEMENTAIRE
Point 9.1
Description de l’environnement réglementaire et des facteurs extérieurs influents
1.3.8
SECTION 10
INFORMATIONS SUR LES TENDANCES
Point 10.1
a) Principales tendances récentes
5.1.5.2
b) Changement significatif de performance financière du Groupe depuis la clôture
5.1.5.1
Point 10.2
Élément susceptible d’influer sensiblement sur les perspectives
2.1
SECTION 11
PRÉVISIONS OU ESTIMATIONS DU BÉNÉFICE
Point 11.1
Prévision ou estimation du bénéfice en cours
5.1.5.3
Point 11.2
Principales hypothèses
5.1.5.3
Point 11.3
Attestation sur la prévision ou l’estimation du bénéfice
5.1.5.3
SECTION 12
ORGANES D’ADMINISTRATION, DE DIRECTION ET DE SURVEILLANCE ET DIRECTION GÉNÉRALE
Point 12.1
Informations concernant les membres des organes d’administration et de Direction de la Société
3.2.1.1
Point 12.2
Conflits d’intérêts
3.2.1.1
SECTION 13
RÉMUNÉRATIONS ET AVANTAGES
Point 13.1
Rémunérations et avantages versés ou octroyés
3.4
Point 13.2
Provisions pour retraite ou autres
3.5
SECTION 14
FONCTIONNEMENT DES ORGANES D’ADMINISTRATION ET DE DIRECTION
Point 14.1
Durée des mandats
3.2.1.1
Point 14.2
Contrats de service
3.2.1.1
Point 14.3
Comités
3.2.2.2
Point 14.4
Conformité aux règles du gouvernement d’entreprise
3.1
Point 14.5
Incidences significatives potentielles et modifications futures de la gouvernance
N/A
SECTION 15
SALARIÉS
Point 15.1
Répartition des salariés
5.3.1 Note 5
Point 15.2
Participations et stock-options
3.6
Point 15.3
Accord de participation des salariés au capital
N/A
SECTION 16
PRINCIPAUX ACTIONNAIRES
Point 16.1
Répartition du capital
4.4.1
Point 16.2
Droits de vote différents
N/A
Point 16.3
Contrôle de l’émetteur
4.4.6
Point 16.4
Accord d’actionnaires
4.4.3
SECTION 17
TRANSACTIONS AVEC DES PARTIES LIÉES
Point 17.1
Détail des transactions
4.4.9
SECTION 18
INFORMATIONS FINANCIÈRES CONCERNANT L’ACTIF ET LE PASSIF, LA SITUATION FINANCIÈRE
ET LES RÉSULTATS DE L’ÉMETTEUR
Point 18.1
Informations financières historiques
Encart AMF –
page de garde
Point 18.1.1
Informations financières historiques auditées
5.1 ; 5.2 ; 5.3
Incorporation
par référence
des informations
au titre des
exercices 2021
et 2022
Point 18.1.2
Changement de date de référence comptable
N/A
Point 18.1.3
Normes comptables
5.2.1 Note 2
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
227
7
ANNEXES
Tables de concordance
Point 18.1.4
Changement de référentiel comptable
N/A
Point 18.1.5
Contenu minimal des informations financières auditées
5.3
Point 18.1.6
États financiers consolidés
5.2.1
Point 18.1.7
Date des dernières informations financières
N/A
Point 18.2
Informations financières intermédiaires et autres
N/A
Point 18.2.1
Informations financières trimestrielles ou semestrielles
N/A
Point 18.3
Audit des informations financières annuelles historiques
5.2 – 5.3
Point 18.3.1
Rapport d’audit
5.2.2 – 5.3.3
Point 18.3.2
Autres informations auditées
N/A
Point 18.3.3
Informations financières non auditées
N/A
Point 18.4
Informations financières proforma
N/A
Point 18.4.1
Modification significative des valeurs brutes
N/A
Point 18.5
Politique en matière de dividendes
3.9
Point 18.5.1
Description
3.9
Point 18.5.2
Montant du dividende par action
N/A
Point 18.6
Procédures judiciaires et d’arbitrage
2.5 ; 5.1.1
Point 18.6.1
Procédures significatives
2.5 ; 5.1.1
Point 18.7
Changement significatif de la situation financière de l’émetteur
5.1.5.1
Point 18.7.1
Changement significatif depuis la clôture
5.1.5.1
SECTION 19
INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES
Point 19.1
Capital social
Page de garde
Point 19.1.1
Montant du capital émis
4.3.1
Point 19.1.2
Actions non représentatives du capital
4.3.2
Point 19.1.3
Actions autodétenues
4.3.4
Point 19.1.4
Valeurs mobilières
4.3.5
Point 19.1.5
Conditions de droit d’acquisition et/ou toute obligation
4.3.5.4
Point 19.1.6
Option ou accord
3.4.2.5 ;
3.4.2.6 ; 3.6 ;
4.3.5
Point 19.1.7
Historique du capital social
4.3.3
Point 19.2
Acte constitutif et statuts
4.2
Point 19.2.1
Inscription au registre et objet social
4.1.2
Point 19.2.2
Catégories d’actions existantes
4.3.1
Point 19.2.3
Disposition impactant un changement de contrôle
4.4.7
SECTION 20
CONTRATS IMPORTANTS
Point 20.1
Résumé de chaque contrat
1.3.7
SECTION 21
DOCUMENTS DISPONIBLES
Point 21.1
Déclaration sur les documents consultables
6.4
228
/  DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
7
ANNEXES
Glossaire
7.2GLOSSAIRE
Allergène : Un allergène est une substance, une particule, un
corps organique (atome, molécule, protéine) capable de
provoquer une réaction allergique chez un sujet préalablement
sensibilisé lorsqu’il est à son contact (le plus souvent par contact
avec la peau, inhalation, ou ingestion).
Un allergène est dit « majeur » quand un antigène purifié
déclenche une allergie chez 50 % ou plus des patients testés,
et qu’il présente des IgE spécifiques, avec des tests cutanés
immédiatement positifs, à une concentration très faible, chez
au moins 90 % des sujets ayant la maladie allergique en
relation avec cet allergène. Par exemple, l’arachide contient –
sur sept allergènes identifiés – trois allergènes majeurs.
Allergie IgE dépendante (ou IgE médiée) : Une allergie IgE
dépendante est caractérisée par la présence, dans le corps du
patient, d’anticorps de type IgE, qui sont des molécules
capables de reconnaître et de fixer l’allergène. La fixation de
ces IgE à la surface de l’allergène provoque une libération
d’histamine, substance qui agit sur le système sanguin. En
fonction de son intensité, cette décharge peut déclencher des
symptômes cutanés, respiratoires, etc. Dans les cas les plus
graves, la dilatation des vaisseaux sanguins entraîne une chute
brutale de la pression artérielle pouvant conduire à un arrêt
cardiaque (choc anaphylactique).
Le taux d’IgE chez un patient peut être mesuré et constitue un
élément de diagnostic de l’allergie.
AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) : Autorisation
administrative dont l’obtention est un préalable nécessaire à
la vente de médicaments, tant en médecine humaine que
vétérinaire. Elle est accordée, au sein de l’Union européenne,
par l’EMA (European Medicines Agency – Agence européenne
des médicaments), et aux États-Unis, par la Food and Drug
Administration (FDA).
ANSM : Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des
produits de Santé.
Antigène : Macromolécule naturelle ou synthétique, reconnue
par des anticorps ou des cellules du système immunitaire et
capable de provoquer une réponse immunitaire. Les antigènes
sont généralement des protéines, des polysaccharides et leurs
dérivés lipidiques. De petites molécules chimiques appelées
haptènes peuvent également induire une réponse immunitaire
lorsqu’elles sont associées à une protéine porteuse.
Antihistaminiques non sédatifs : Antagoniste des récepteurs
H1 de l’histamine utilisé dans les broncho-pneumopathies
allergiques.
BLA (Biologics License Application) : Dossier d’Autorisation de
mise sur le marché pour un produit biologique par la FDA.
Cellules dendritiques : Cellules professionnelles du système
immunitaire faisant partie du système réticulohistiocytaire et
présentant, dans certaines conditions et comme leur nom
l’indique, des dendrites (prolongements cytoplasmiques). Ce
sont des cellules phagocytaires dotées d’un large éventail
d’outils moléculaires permettant de détecter, de capturer et de
répondre à la présence de molécules exogènes (issues de
pathogènes, d’allergènes, etc.). En tant que cellules présentatrices
d’antigène, elles sont capables d’initier et de favoriser l’expansion
d’une réponse immunitaire spécifique (adaptative).
Choc anaphylactique : Réaction allergique exacerbée pouvant
engager le pronostic vital. Il s’agit d’une manifestation
d’hypersensibilité immédiate due à la libération brutale et
massive de médiateurs vasoactifs (ex. histamine) chez un sujet
allergique présentant de forts taux en IgE spécifiques.
Le choc anaphylactique entraîne généralement une chute de
la pression artérielle conduisant à une accélération du rythme
cardiaque (tachycardie). Peuvent y être associés des troubles
respiratoires et des troubles digestifs (nausées, vomissements,
troubles de la déglutition, diarrhées). Le décès peut survenir par
arrêt cardiaque, par l’apparition d’un bronchospasme entraînant
une asphyxie, ou encore par suite d’un œdème pulmonaire.
CMO (Contract Manufacturing Organization) : Sociétés de
recherches sous contrat auxquelles l’industrie pharmaceutique/
cosmétique peut sous-traiter la planification, la réalisation et le
suivi d’études de recherche préclinique et/ou des essais cliniques
ainsi que la production à grande échelle de médicaments.
CRO (Contract Research Organization) : Sociétés de recherches
sous contrat auxquelles l’industrie pharmaceutique/cosmétique
peut sous-traiter la planification, la réalisation et le suivi
d’études de recherche préclinique et/ou des essais cliniques.
Désensibilisation : Seul traitement de fond de l’allergie. Elle
consiste à administrer de façon répétée de petites quantités
d’allergènes pour diminuer la réactivité des patients allergiques.
EMA (Agence Européenne du Médicament) : Autorité
européenne dont le champ de compétence couvre notamment
la délivrance d’autorisations d’essais cliniques et d’autorisations
de commercialisation de médicaments et dispositifs médicaux
sur le territoire européen.
FDA (Food and Drug Administration) : Autorité américaine
dont le champ de compétence couvre notamment la
délivrance d’autorisations d’essais cliniques et d’autorisations
de commercialisation de médicaments et dispositifs médicaux
sur le territoire américain.
Ganglions lymphatiques : Petits organes du système lymphatique
jouant un rôle fondamental dans le fonctionnement du système
immunitaire. C’est au sein des ganglions lymphatiques qu’est
initiée la réponse immunitaire spécifique (adaptative) : lorsqu’une
cellule présentatrice de l’antigène, telle qu’une cellule dendritique,
capture une molécule exogène (ex., antigène issu de l’enveloppe
d’une bactérie ou allergène), elle va rejoindre les ganglions via le
réseau lymphatique. Là, elle va transmettre l’information aux
cellules du système immunitaire adaptatif (lymphocytes),
induisant leur activation et leur prolifération.
Immunogénicité : C’est le potentiel d’un antigène à induire la
réponse immunitaire. Elle dépend :
de l’espèce animale (génome, état physiologique, passé
immunologique) ;
du degré de similitude entre l’antigène et les molécules de l’hôte ;
du contexte dans lequel a lieu la première rencontre entre
l’antigène et le système immunitaire (ex. contexte inflammatoire) ;
des caractéristiques physico-chimiques de l’antigène ;
de la dose d’antigène injectée.
DBV TECHNOLOGIES – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024  /
229
7
ANNEXES
Glossaire
Immunothérapie spécifique : Méthode de traitement consistant
à administrer des quantités minimes d’allergènes à un sujet
allergique, et visant à rééduquer le système immunitaire vers un
état de tolérance.
Immunothérapie spécifique épicutanée (EPIT™) : Administration
de quantités minimes d’allergènes sur une peau intacte à
l’aide d’un dispositif épicutané original (Viaskin®).
Observance : Capacité d’une personne à prendre un traitement
selon une prescription donnée. Plusieurs composantes concourent
à l’observance thérapeutique et à son maintien : cognitive,
émotionnelle, comportementale et sociale. Celles-ci peuvent
interagir les unes sur les autres de façon positive ou négative.
PCT (Patent Cooperation Treaty) : Le « Traité de Coopération en
matière de Brevets » est un traité sur les brevets internationaux,
conclu en 1970. Il fournit une procédure unifiée pour classer
(déposer) des demandes de brevets pour protéger des inventions
dans chacun de ses états de conclusion d’un contrat.
Perspiration (ou perte insensible en eau) : Phénomène passif
d’évaporation de l’eau à la surface de la peau permettant de
faire remonter les substances nutritives vers l’épiderme, celui-
ci n’étant pas vascularisé.
Preuve de concept : Terme usuellement employé dans le
domaine des essais cliniques pour définir les résultats d’une
étude de phase II destinée à évaluer l’efficacité d’un produit.
Prévalence : Nombre de personnes atteintes d’une certaine
maladie à un moment donné dans une population donnée.
Protéines : Molécules biologiques pouvant assurer des
fonctions très diverses au sein de la cellule ou de l’organisme.
Ainsi, elles peuvent avoir :
un rôle structural (comme l’actine ou la tubuline qui
participent à l’architecture de la cellule, la kératine qui
participe à l’intégrité structurelle de la peau ou du cheveu) ;
un rôle enzymatique (comme l’ADN polymérase qui recopie
l’ADN) ;
un rôle hormonal (comme l’insuline qui régule la glycémie) ;
un rôle moteur (comme la myosine qui assure le transport
moléculaire au sein de la cellule).
Réactions immunologiques : Réactions faisant intervenir le
système immunitaire pour engager et détruire les corps
étrangers reconnus comme étant délétères pour l’organisme
(virus, bactéries, parasites, certaines particules ou molécules
« étrangères », dont certains poisons). L’allergie alimentaire
est une réaction immunologique « aberrante » dirigée contre
certains allergènes présents dans la nourriture. Dans ce cas,
les allergènes sont reconnus à tort comme étant des éléments
dangereux pour l’organisme.
Réponse immunitaire : Activation des mécanismes du système
immunitaire suite à la reconnaissance de molécules identifiées
comme étrangères à l’organisme (« non-soi »).
Société savante : Regroupement d’experts qui, par leurs
travaux et leur réflexion, font avancer la connaissance dans
leur domaine d’activité.
Stratum Corneum (ou couche cornée) : Couche la plus externe
de l’épiderme composée de kératinocytes à un stade final de
différenciation. Cette couche superficielle joue un rôle
fondamental en bloquant l’entrée de certains corps étrangers
et en prévenant la déshydratation de l’épiderme.
Système immunitaire : Réseau complexe et interconnecté de
surveillance et de défense de l’organisme. Une des principales
missions du système immunitaire est d’identifier les substances
étrangères à l’organisme et de déclencher des mesures de défense
adaptées, par exemple la synthèse d’anticorps.
Tolérance : Capacité du système immunitaire à « accepter »
certaines molécules étrangères à l’organisme, telles que les
allergènes alimentaires chez les patients non-allergiques.
TPODAVP : Test de Provocation Orale en Double Aveugle
Versus Placebo.
230
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