
Présentation du Groupe
Présentation des marchés et de la position concurrentielle
Document d’enregistrement universel 2024/202512 /
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du télétravail et la crise du marché immobilier qui restreint
la mobilité des Français. Même si l’ination historique des
années 2022/2023 a signicativement freiné les projets,
le jardin fait partie des aspects auxquels les Français
accordent le plus d’importance lorsqu’ils rééchissent Ã
l’amélioration de leur habitat
(18)
.
Le jardin s’est imposé progressivement comme une
extension de l’habitat, une nouvelle pièce de vie que l’on
réinvestit. Les meubles de jardin, notamment, ressemblent
de plus en plus à des meubles d’intérieur, avec une
attention encore plus poussée pour le style, au-delà de
la praticité. On y installe de vrais salons résistants aux
intempéries, des luminaires design ou des appareils de
cuisson haut de gamme
(19)
.
Aujourd’hui, la plupart des Français conçoivent leur jardin
comme un lieu de relaxation, un espace pour se réunir en
famille ou entre amis, où les enfants peuvent jouer, où l’on
peut pratiquer des activités physiques…
(20)
Une évolution des attentes porteuse :
RSE et vente en ligne
En mai 2022, 80 % des Français souscrivaient à l’idée d’un
jardin vertueux pour l’environnement et la biodiversité,
soit un gain de 4 points par rapport à 2019
(21)
. En août
2024, 81 % déclaraient que le changement climatique
impactait leur façon d’entretenir leur jardin et 74 %
avaient déjà acheté des produits en conséquence
(22)
.
Une prise de conscience qui progresse sous l’effet de la
visibilité accrue des conséquences du réchauffement
climatique. Les années 2022 et 2023 ont été les plus
chaudes enregistrées depuis 1900, avec des épisodes de
sécheresse et d’intempéries remarquables. 2024 a rejoint
le top 5 des années les plus chaudes tout en s’illustrant
par sa pluviométrie record et ses sols détrempés. Aussi
les Français sont-ils en attente de produits qui les aident Ã
lutter à leur niveau contre ce phénomène. Très conscients
des enjeux environnementaux (rareté de l’eau, perte de
biodiversité locale, espèces invasives), ils se révèlent de
plus en plus vigilants et exigeants sur ces critères.
Dans un environnement actuel toujours plus complexe,
le jardin et le foyer véhiculent une image positive : cocon
protecteur, espace de détente, lieu de convivialité.
Le jardinage apparaît comme une pratique vertueuse,
un mode de transmission de valeurs aux enfants et
petits-enfants, ou une source de erté en cas de réussite.
Le mouvement vers l’autoproduction (potager, verger,
basse-cour, conservation) concilie les aspects économiques
et environnementaux aux aspirations à mieux manger
(23)
.
Plus généralement, le jardin et le jardinage sont souvent
considérés comme des sources de plaisir et des modes
d’engagement individuels pour préserver la biodiversité,
le climat et l’environnement.
Par ailleurs, en réponse à l’accélération des rythmes de
vie, au vieillissement de la population, aux aspirations
nouvelles dont celles de la génération dites des Millénials
(25-39 ans), les Français attendent des solutions pratiques
(18) Enquête Deloitte« Les Français et l’habitat » réalisée en janvier-février 2024 auprès d’un échantillon national représentatif de plus de 1 000 répondants.
(19) IPEA, cité dans un article les Echos 29 mai 2023 (« Comment le secteur du meuble cultive le marché du jardin »).
(20) Étude Ifop pour l’Unep « Les Français et leur jardin : une relation en transition » réalisée en mai 2022 auprès d’un échantillon de 905 personnes de 25 ans et plus.
(21) Étude Ifop pour l’Unep « Les Français et leur jardin : une relation en transition » réalisée en mai 2022 auprès d’un échantillon de 905 personnes de 25 ans et plus.
(22) Baromètre consommateurs Promojardin-Promanimal – Août 2024.
(23) Observatoire Gamm vert de l’Autoproduction réalisé en partenariat avec L’ObSoCo – Avril 2024.
(24) Panorama 2024 des marchés du jardin et de la terrasse – Promojardin-Promanimal, en partenariat avec Les Echos Études (mai 2025).
et qui leur simplient la vie. En ce sens, l’innovation dans
le domaine du jardinage, avec par exemple les outils
connectés (capteurs d’humidité, robots tondeuses)
ou ergonomiques, facilite la pratique voire la conquête
de nouveaux adeptes. Les solutions de nancement,
la location et la seconde main s’inscrivent dans des
tendances sociétales en plein essor, même si les
modèles économiques restent parfois à consolider.
Le e-commerce et la livraison à domicile sont entrés
dans les habitudes lors de la crise sanitaire et répondent
aux attentes d’une partie de la clientèle qui ne souhaite
plus se déplacer en magasins pour tout ou partie de ses
achats. Certains achats récurrents (croquettes, pellets)
ou pondéreux (terreaux, mobilier de jardin) y trouvent un
débouché attractif. En 2024, ce circuit représente 7 % du
marché (
vs
6 % en 2019)
(24)
. Les parcours d’achat se font
ainsi de plus en plus omnicanaux tandis que les réseaux
sociaux peuvent jouer un rôle d’inspiration et d’inuence
non négligeable.
Une saisonnalité marquée
et une forte sensibilité à la météo
Le marché du jardin fait partie des secteurs très saisonniers
et météo-dépendants. Plus de la moitié de l’activité d’une
jardinerie est réalisée entre les mois de mars et juin.
Outre ces variations intra-saisonnières, usuelles pour les
magasins, les achats sont par ailleurs fortement impactés
par l’évolution de la météo et peuvent être décalés ou
annulés. L’année 2024 en constitue un bon exemple avec
une forte progression des ventes d’outils motorisés ou de
bottes, et un coup de frein brutal sur les loisirs au jardin
ou l’arrosage consécutifs à une météo particulièrement
humide. Le changement climatique semble également
contribuer à ce décalage des saisons et aux irrégularités
d’une année sur l’autre. Ce phénomène pénalise sans
doute un peu moins les enseignes spécialisées, qui peuvent
proposer certains produits presque toute l’année, tandis
que les grandes surfaces prévoient des créneaux précis
pour les articles saisonniers liés au jardinage.
La météo exceptionnelle des années 2022 et 2023, qui
s’est notamment traduite par une sécheresse historique
ou à l’inverse de très fortes pluviométries localisées,
a marqué les esprits. Une partie des consommateurs est
désormais fortement sensibilisée au risque de sécheresse
et recherche des espèces plus résistantes. Le conseil est
aussi fortement sollicité pour adapter au mieux les choix
de végétaux et d’équipements, dans la mesure où les
pratiques de jardinage inuencent fortement la réussite
d’une plantation.
Les distributeurs doivent quant à eux apprendre à faire
face à l’instabilité climatique et aux uctuations de la
fréquentation qu’elle provoque. An de réduire cette
dépendance à la météo, l’ensemble des acteurs spécialisés
développe une offre moins saisonnière et moins soumise
aux aléas climatiques (animalerie, alimentaire, équipement
de la maison… ).