cf. Note 14 cf. Note 14 cf. Note 14 cf. Note 14 cf. Note 14 cf. Note 14 cf. Note 19 cf. Note 14 cf. Note 14 cf. Note 14 cf. Note 14 cf. Note 14 cf. Note 14 cf. Note 19 * Capitaux propres 2023 pro forma : voir ajustements Note 2 – Écarts d'acquisition * Capitaux propres 2023 pro forma : voir ajustements Note 2 – Écarts d'acquisition * Capitaux propres 2023 pro forma : voir ajustements Note 2 – Écarts d'acquisition ** Dont réserve de conversion (-1 916 milliers d'euros au 31 décembre 2025) * Capitaux propres 2023 pro forma : voir ajustements Note 2 – Écarts d'acquisition * Capitaux propres 2023 pro forma : voir ajustements Note 2 – Écarts d'acquisition * Capitaux propres 2023 pro forma : voir ajustements Note 2 – Écarts d'acquisition * Capitaux propres 2023 pro forma : voir ajustements Note 2 – Écarts d'acquisition *** Part des capitaux propres attribuable aux propriétaires de la mère. *** Part des capitaux propres attribuable aux propriétaires de la mère. * Capitaux propres 2023 pro forma : voir ajustements Note 2 – Écarts d'acquisition **** Part des capitaux propres attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle, elles correspondent aux actions détenues par les dirigeants des filiales **** Part des capitaux propres attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle, elles correspondent aux actions détenues par les dirigeants des filiales * Capitaux propres 2023 pro forma : voir ajustements Note 2 – Écarts d'acquisition iso4217:EUR iso4217:EUR xbrli:shares 9695008Y07TSG8SZCG57 2024-12-31 9695008Y07TSG8SZCG57 2025-12-31 9695008Y07TSG8SZCG57 2024-01-01 2024-12-31 9695008Y07TSG8SZCG57 2025-01-01 2025-12-31 9695008Y07TSG8SZCG57 2023-12-31 9695008Y07TSG8SZCG57 2023-12-31 ifrs-full:IssuedCapitalMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2024-01-01 2024-12-31 ifrs-full:IssuedCapitalMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2025-01-01 2025-12-31 ifrs-full:IssuedCapitalMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2024-12-31 ifrs-full:IssuedCapitalMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2025-12-31 ifrs-full:IssuedCapitalMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2023-12-31 ifrs-full:EquityAttributableToOwnersOfParentMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2024-01-01 2024-12-31 ifrs-full:EquityAttributableToOwnersOfParentMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2025-01-01 2025-12-31 ifrs-full:EquityAttributableToOwnersOfParentMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2024-12-31 ifrs-full:EquityAttributableToOwnersOfParentMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2025-12-31 ifrs-full:EquityAttributableToOwnersOfParentMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2023-12-31 ifrs-full:NoncontrollingInterestsMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2024-01-01 2024-12-31 ifrs-full:NoncontrollingInterestsMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2025-01-01 2025-12-31 ifrs-full:NoncontrollingInterestsMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2024-12-31 ifrs-full:NoncontrollingInterestsMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2025-12-31 ifrs-full:NoncontrollingInterestsMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2023-12-31 ifrs-full:RetainedEarningsProfitLossForReportingPeriodMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2024-01-01 2024-12-31 ifrs-full:RetainedEarningsProfitLossForReportingPeriodMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2025-01-01 2025-12-31 ifrs-full:RetainedEarningsProfitLossForReportingPeriodMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2024-12-31 ifrs-full:RetainedEarningsProfitLossForReportingPeriodMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2025-12-31 ifrs-full:RetainedEarningsProfitLossForReportingPeriodMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2023-12-31 ifrs-full:ReserveOfSharebasedPaymentsMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2024-01-01 2024-12-31 ifrs-full:ReserveOfSharebasedPaymentsMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2025-01-01 2025-12-31 ifrs-full:ReserveOfSharebasedPaymentsMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2024-12-31 ifrs-full:ReserveOfSharebasedPaymentsMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2025-12-31 ifrs-full:ReserveOfSharebasedPaymentsMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2023-12-31 ifrs-full:SharePremiumMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2024-01-01 2024-12-31 ifrs-full:SharePremiumMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2025-01-01 2025-12-31 ifrs-full:SharePremiumMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2024-12-31 ifrs-full:SharePremiumMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2025-12-31 ifrs-full:SharePremiumMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2023-12-31 ifrs-full:TreasurySharesMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2024-01-01 2024-12-31 ifrs-full:TreasurySharesMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2025-01-01 2025-12-31 ifrs-full:TreasurySharesMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2024-12-31 ifrs-full:TreasurySharesMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2025-12-31 ifrs-full:TreasurySharesMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2023-12-31 neurones:ConsolidatedReservesMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2024-01-01 2024-12-31 neurones:ConsolidatedReservesMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2025-01-01 2025-12-31 neurones:ConsolidatedReservesMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2024-12-31 neurones:ConsolidatedReservesMember 9695008Y07TSG8SZCG57 2025-12-31 neurones:ConsolidatedReservesMember
Not named
Rapport
annuel
2025
Not named
2
Panorama 2025
6
NEURONES EN 2025
7
Le mot du Président
10 Chiffres clés
12 Carnet de l'actionnaire
14 Offre et stratégie
16 LES MÉTIERS
17 Une offre globale
18 Services d'infrastructures
22 Services applicatifs
26 Conseil
30 Des centres de services industrialisés
32 Références et réalisations
36 UN DÉVELOPPEMENT
RESPONSABLE ET DURABLE
37 Un groupe socialement responsable
38 Une entreprise engagée
44 DOCUMENT D'ENREGISTREMENT
UNIVERSEL ET RAPPORT
FINANCIER 2025
Merci...
… à tous les collaborateurs qui ont accepté de se laisser photographier
dans leur quotidien pour illustrer ce rapport annuel.
Ce document ne reflète évidemment qu'une infime partie des 7 200 femmes
et hommes qui ont fait les succès du groupe en 2025.
Les termes, sigles et acronymes propres au Conseil et aux Services Numériques n'apparaissent dans ces pages que lorsqu'ils sont indispensables à la compréhension des métiers de
NEURONES. Ils sont définis dans le glossaire à partir de la page 169.
Not named
RAPPORT ANNUEL 2025
1
Aussi loin que vous voudrez...®
40 ans de croissance
profitable
Avec plus de 7 200 collaborateurs et un chiffre d'affaires proche de
860 millions d'euros, NEURONES s'est hissé parmi les cinq premières
capitalisations du marché français du Conseil et des Services Numériques
(sociétés de Conseil en Technologies incluses).
Créé ex-nihilo en 1985, et présent en Bourse depuis 2000, le groupe a :
• pendant 40 ans, connu un développement soutenu et une rentabilité
régulière,
• constitué, surtout par progression interne, un socle à la solidité éprouvée,
• accueilli, par croissance externe, une vingtaine de sociétés aux métiers
complémentaires,
• réalisé, au cours des vingt dernières années, une progression annuelle
moyenne supérieure à 10 %.
Le succès de NEURONES repose sur trois piliers fondamentaux : une offre
en constante évolution, aujourd'hui pleinement centrée sur la transformation
digitale et l'Intelligence Artificielle, une politique de ressources humaines
volontariste et un modèle organisationnel original, fondé sur une culture
d'entrepreneurs associés.
TAUX DE RÉSULTAT
OPÉRATIONNEL 2025
COLLABORATEURS
AU 31/12/2025
857 M€ 8,8% 7 200
CHIFFRE D'AFFAIRES
2025
Not named
PANORAMA 2025
2
Aussi loin que vous voudrez...®
Panorama 2025
Groupe
ISO duo
Deux sociétés ont réaffirmé leur
exigence en matière de sécurité
de l'information. Leurs certifications
ISO 27001 renouvelées témoignent
d'une démarche solide et continue pour
protéger les données, maîtriser
les risques et renforcer la confiance.
Applications
Double dose
Deux entités ont participé à SantExpo, le rendez-vous annuel des acteurs
de la santé. L'une a traité des enjeux liés à l'IA et à l'intelligence collective, tandis
que l'autre a présenté ses solutions Microsoft dans le cadre de son référencement
auprès d'un grand organisme du secteur.
Infrastructures
Or vert
Les experts en cybersécurité du
groupe ont reçu la médaille Carbo Gold,
les plaçant parmi les 5 % d'entreprises
les plus engagées dans la transition
bas carbone. Cette distinction valorise
la solidité de leur stratégie climat
et la durabilité de leurs actions.
Conseil
Mission utile
Une nouvelle société a rejoint le groupe,
avec un positionnement singulier
de société à mission. Ce cabinet de
Conseil premium à taille humaine
accompagne les organisations dans leurs
transformations et leur sécurisation, en
plaçant l'humain au cœur des enjeux
technologiques, stratégiques et sociétaux.
Infrastructures
Support sans frontières
Les spécialistes de l'accompagnement utilisateurs renforcent leur présence
internationale avec l'ouverture de deux nouveaux départements d'assistance
multilingues en Inde et au Mexique. Déjà opérationnels, ces centres garantissent un
support uniforme et de qualité à l'échelle mondiale.
Infrastructures
Fort sûr
Un spécialiste des réseaux
informatiques, de la sécurité des
systèmes d'information et de la
cybersécurité a rejoint NEURONES.
Ses équipes conçoivent, font évoluer
et protègent les infrastructures IT,
en conjuguant expertise technique,
agilité et sens des réalités du terrain.
Applications
Girl power
Les professionnels en formation
informatique ont rejoint le réseau
Women4Cyber France, une initiative
dédiée à promouvoir la participation
des femmes et l'inclusivité dans les
métiers de la cybersécurité, contribuant
ainsi à diversifier les talents dans
ce secteur stratégique.
Groupe
Clic durable
Six entités ont signé la Charte
Numérique Responsable, affirmant
leur engagement en faveur d'usages plus
sobres, éthiques et durables.
Une manière d'inscrire la responsabilité
environnementale au cœur des
transformations technologiques et
de leur développement.
Not named
Conseil
Jeu décisif
L'activité Conseil a remporté la médaille d'argent aux Trophées de la Nuit de
l'Innovation RH grâce à son dispositif gamifié CheckUp®, conçu pour piloter la charge
de travail de manière responsable. Cette distinction témoigne de son engagement
en faveur de transformations humaines et durables.
RAPPORT ANNUEL 2025
3
Aussi loin que vous voudrez...®
Infrastructures
Label souverain
Une des sociétés spécialisée dans
le Cloud est devenu le premier acteur
européen certifié Gaia-X Label level 3.
Véritable « passeport d'excellence »,
ce label garantit sécurité maximale,
souveraineté numérique et protection
des données contre les ingérences
extérieures.
Infrastructures
Cyber conf
Pour la 3e année consécutive, les spécialistes de la Cybersécurité du groupe
ont organisé la « Threat Intelligence Annual Conference », un évènement réunissant
des professionnels du secteur. Une édition centrée sur le thème de « l'anticipation
essentielle des menaces cyber au service de la résilience opérationnelle. »
Applications
Code de conduite
L'activité experte en GED, ECM et BPM
a publié un livre blanc sur
« la gouvernance du No-Code » :
un document de référence couvrant
tous les enjeux (projets, déploiements,
ressources, coûts, sécurité, conformité…)
de cette méthode de création
d'applications sans programmation.
Groupe
Plutôt deux fois
qu'une
Double renouvellement : deux entités
ont obtenu la reconduction de leur
certification Qualiopi. Un gage
de qualité fort qui confirme la rigueur
des processus de formation
et l'engagement pour l'excellence
pédagogique, au service des clients
et apprenants.
Infrastructures
Cloud local
Une nouvelle entité rejoint le groupe
avec une expertise en Cloud souverain.
Elle accompagne l'évolution des
infrastructures avec des solutions
sur mesure, des services managés
et des datacenters opérés en France,
pour des environnements critiques
plus sûrs et conformes.
Conseil
Tech responsable
Un des cabinets de Conseil du groupe
a signé la Charte du Numérique
Responsable, prolongeant ainsi
son engagement de société à mission.
Cette démarche renforce son action
en faveur d'usages technologiques
plus sobres, inclusifs et éthiques,
au service de transformations
durables.
Not named
PANORAMA 2025
4
Aussi loin que vous voudrez...®
Groupe
Ter en vue
Référence internationale en matière de
RSE, EcoVadis a récompensé trois
entités du groupe avec des médailles
Bronze, Silver et Platinum. Ces
distinctions témoignent d'engagements
concrets et d'une volonté partagée
d'inscrire durablement la responsabilité
sociétale dans les pratiques de
l'entreprise.
Infrastructures
Santé !
Une des entités spécialistes
du Cloud a obtenu la mise à jour de sa
certification HDS, délivrée par l'Afnor,
en conformité avec la dernière version
du référentiel. Cette évolution confirme
son engagement pour un haut niveau
d'exigence dans l'hébergement
des données de santé et la maîtrise
des enjeux de sécurité.
Applications
Cap au Sud
NEURONES enrichit ses expertises avec
un cabinet de Conseil et d'ingénierie
digitale et data ancré dans le Sud-
Ouest. Il conçoit des solutions inno-
vantes et valorise les données de ses
clients, jusqu'au machine learning et à
l'Intelligence Artificielle.
Conseil
Sens neuf
Un des cabinets de Conseil du groupe
a renouvelé, pour la neuvième année
consécutive, son partenariat avec
Makesense. Treize consultants
se sont mobilisés comme mentors
pour accompagner des entrepreneurs
à impact, tandis que sept associations
ont été soutenues au service de
l'innovation sociale et de l'inclusion.
Applications
Nouvelle vague
Une nouvelle société a été inaugurée,
experte en Data, Intelligence
Artificielle et Développement Web.
Elle a pour vocation de créer des
solutions digitales sur mesure et
durables, avec une approche alliant
technologie de pointe et résultats
business concrets pour accélérer la
transformation.
Groupe
Grand recruteur
Avec 2 400 recrutements prévus, NEURONES se situe à la 12e place des entreprises
qui embaucheront le plus en 2026 en France (classement L'Usine Nouvelle)
et dans le top 3 des ESN, grâce à une croissance toujours deux à trois fois plus rapide
que son marché de référence.
Groupe
Divers-IT
Dix entités du groupe ont signé la
Charte de la Diversité, marquant leur
engagement commun en faveur de
l'inclusion et de l'égalité des chances.
Une façon d'affirmer qu'un
environnement ouvert à toutes les
singularités renforce la richesse des
parcours, des idées et des équipes.
Infrastructures
Bien guidés
Le spécialiste en Digital workpkace
a enrichi son expertise avec Gen AI
Sheperds, une offre centrée sur l'IA
générative. Conçue pour accompagner
la transformation des usages, elle
conjugue performance, sécurisation
des environnements et contextualisation
des réponses au service des utilisateurs.
Not named
RAPPORT ANNUEL 2025
Infrastructures
Label preuve
Un des spécialistes en services
managés a obtenu les labels
« Engagé RSE » et « Responsibility
Europe », délivrés par Afnor
Certification. Cette reconnaissance
distingue une démarche concrète
et ancrée dans les métiers,
tout en renforçant la dynamique
collective autour d'un impact
durable et positif.
Groupe
Aux platines
Trois entités du groupe ont été
distinguées par CyberVadis
pour leur niveau de maturité
en cybersécurité, avec deux
reconnaissances Platinum et
une médaille Gold. Une évaluation
qui souligne leur engagement
continu en matière de sécurité,
de conformité et de maîtrise
des risques.
Infrastructures
Service augmenté
Les experts en Accompagnement des
utilisateurs ont réuni, avec Genesys,
plus d'une centaine de clients et
prospects autour de l'IA générative
appliquée au service desk et à la
relation client. Au programme : passage
à l'échelle, automatisation, qualité des
interactions et conformité.
Aussi loin que vous voudrez...®
5
Inde
Singapour
Hong-Kong
Tunisie
Liban
Allemagne
Suisse
Italie
Roumanie
Belgique
Luxembourg
New York
1 410
COLLABORATEURS
À L'INTERNATIONAL
AU 31/12/2025
Groupe
Présence à l'international
Not named
6
Aussi loin que vous voudrez...®
NEURONES
EN 2025
7
Le mot du Président
10 Chiffres clés
12 Carnet de l'actionnaire
14 Offre et stratégie
Not named
« Comprenez votre entreprise » : en voilà un conseil essentiel et
plein de bon sens ! Il figure en bonne place dans « l'Investisseur
Intelligent », l'ouvrage de référence de Benjamin Graham.
Le présent compte-rendu annuel aux actionnaires – actuels
comme futurs – vise donc à décrire simplement la société dans
laquelle ils ont engagé leur argent ou envisagent d'investir. Et, plus
précisément, à partager des convictions et idées-forces, expliquer
clairement et humblement les ressorts et enjeux qui façonnent
l'avenir de NEURONES.
Ces lignes sont aussi l'occasion de remercier chaleureusement les
équipes, clients et partenaires. Leur confiance et leur engagement
rendent possible, année après année, la poursuite de la marche en
avant de l'entreprise. Chacun d'entre eux mérite une authentique
reconnaissance... et ce, sans limite de durée !
Pour les lecteurs pressés, l'exercice 2025 peut se résumer ainsi :
dans un environnement technologique en accélération constante,
NEURONES confirme sa trajectoire, concluant, sans bruit, une
40e année consécutive de croissance solide et rentable.
1 – L'ANNÉE 2025 EN QUELQUES CHIFFRES
Pour les non-spécialistes de l'analyse financière, les indicateurs
ci-dessous suffisent à illustrer la bonne santé et des axes de
progrès :
• dans un marché exceptionnellement en recul (-ꢀ1,8 %), le chiffre
d'affaires de NEURONES, a progressé de +ꢀ5,1 %, par croissance
purement interne (et +ꢀ5,8 % au global). Cette dynamique place
votre société à la deuxième place du podium, face à la douzaine
d'Entreprises de Services Numériques cotées à Paris. Sur les
10 dernières années, elle a grandi quatre fois plus vite que son
marché de référence ;
• le taux de résultat opérationnel de l'année, malgré une bonne
performance (9,8 %) sur la deuxième partie de l'exercice, n'a été
au global que de 8,8 %, même s'il figure toujours parmi les plus
élevés des sociétés cotées comparables (l'impact des hausses
de charges sociales et fiscales décidées par les Pouvoirs Publics
a été d'environ 0,4 % du chiffre d'affaires) ;
• il s'inscrit dans sa fourchette habituelle (8 à 10 %), après
l'inattendu fort ralentissement de l'activité en début d'année.
Dans un métier où le coût des ressources internes et externes
représente 90 % des dépenses d'exploitation, l'ajustement des
effectifs de production influence directement la rentabilité. Et
il n'est pas aisé de distinguer un simple à-coup mensuel d'un
ralentissement durable ! ;
• à 52,1 M€, le résultat net part du groupe est quasi constant.
Cela a été rendu notamment possible par la stabilité des
produits financiers (+ꢀ10,4 M€), malgré la baisse des taux de
rémunération. A 7,2 % du chiffre d'affaires, il figure parmi les
cinq meilleurs pourcentages historiques depuis l'introduction en
Bourse (2000) ;
• la trésorerie (nette de dettes financières et hors IFRS 16) pro-
gresse à 340,2 M€. L'amélioration du délai de paiement clients,
obtenu non sans peine, a permis de faire baisser l'encours à
74 jours, soit le plus bas niveau depuis plus de quinze ans. Elle
permet de soutenir le rachat d'actions (en vue de leur annula-
tion) qui a commencé significativement sur les premiers mois de
2026. Le dividende, solide allié de l'actionnaire face à l'agitation
des marchés, peut aussi être augmenté régulièrement (+ 7,7 %
proposé à l'Assemblée Générale), offrant un rendement attractif
d'environ 4 % (supérieur à celui des entreprises du CAC 40), tout
en laissant largement de quoi financer des croissances externes
véritablement créatrices de valeur ;
• les effectifs ont également progressé (croissance nette globale
de 120 personnes). Le rapport entre les effectifs 2025 et
ceux de 2024 permet de déduire que, pour « fabriquer » une
croissance de 5,8 %, il a fallu avoir recours à toujours plus de
sous-traitance. Certains y verront un gain de souplesse. En
réalité cela traduit plutôt une tension persistante sur les talents,
pas optimale pour les marges.
D'autres indicateurs pourraient compléter le tableau. Mais, variant
peu dans le temps, ils sont moins essentiels : le poids des frais
commerciaux et aussi celui des frais fixes. Ces derniers repré-
sentant un pourcentage du chiffre d'affaires hélas quasi constant
depuis plus de 10 ans.
L'amélioration de la rentabilité repose donc principalement sur
la marge brute : prix de vente, taux d'occupation et productivité
(forfaits et missions de Conseil), tout en limitant la sous-traitance.
2 – DERRIÈRE CES RÉSULTATS 2025
Au-delà d'un marché structurellement porteur (malgré « l'ano-
malie » de 2025), sans cesse régénéré par la « révolution
permanente » des innovations technologiques, les performances
de cette année reposent sur un renforcement et un élargissement
continu des expertises :
7
Aussi loin que vous voudrez...®
Le mot du Président
RAPPORT ANNUEL 2025
Quoi que vous puissiez faire
ou rêver, commencez-le !
Not named
NEURONES EN 2025
• investissements soutenus dans l'IA (avec des premières réa-
lisations « à l'échelle » qui apportent de la valeur aux clients,
comme aux équipes internes dans leur travaux quotidiens), mais
aussi dans de nouvelles spécialités et offres innovantes diffé-
renciantes, comme dans l'Architecture d'IA et le management
des API ;
• développement des infrastructures sécurisées (la qualification
SecNumCloud étant ce qui se fait de plus exigeant en matière
de cloud souverain). L'extension des capacités concerne aussi
les 18 centres de service Infrastructures et les équipes fournies
de spécialistes des « Data » et des applications (SAP, BPM,
GED…). Tandis que les mutations en cours et les apports de l'IA
renforcent le rôle des Consultants en Management du groupe
pour aider les entreprises à repenser leurs organisations et
process ;
• élargissement d'une expérience déjà solide, pour transformer la
technologie en avantage concurrentiel : conseil, mise en œuvre
et accompagnement au travers de nouvelles sociétés spéciali-
sées aux expertises reconnues.
Ces efforts disciplinés, continus et minutieux sont engagés pour
anticiper l'érosion naturelle des services historiques, préparer
l'avenir et maintenir un positionnement à forte valeur.
Comme on peut difficilement gérer efficacement toutes les prio-
rités technologiques au sein d'une même structure, NEURONES
a poursuivi en 2025 sa politique de création de startups spécia-
lisées dans les domaines nouveaux et porteurs. Leur croissance
et leur profitabilité, donc leur appréciation par les clients, sont
les indicateurs essentiels de leur raison d'être. Votre groupe ne
couvrant qu'une part du spectre de ses métiers potentiels, de
nombreuses opportunités restent à saisir pour de futurs nouveaux
bâtisseurs ambitieux à qui on aurait envie de rappeler l'incitation
« Quoi que vous puissiez faire ou rêver, commencez-le ! ». D'autant
que, au sein d'une « armada » d'entrepreneurs solidaires, ils iront
plus vite (en bénéficiant par exemple des relations de confiance
établies avec les « grands comptes ») et plus loin qu'en se lançant
seuls, au milieu d'un océan sillonné de concurrents.
Au-delà des offres adaptées à leurs besoins, les clients recherchent
de la flexibilité, dont dépend une partie de leur propre réactivité.
Ils apprécient donc les structures à taille humaine, avec des
dirigeants proches du terrain et des prix de revient compétitifs,
découlant naturellement d'une absence de hiérarchie coûteuse et
superflue.
Est-il besoin de rappeler que ces résultats 2025 sont surtout le
produit de l'engagement des 7 200 femmes et hommes du groupe
dans 13 pays sur 4 continents ?
Parmi eux les dirigeants d'entités jouent un rôle clé : leadership,
empathie, bon sens, ambition, exigence, notamment dans la qua-
lité du recrutement, exemplarité et humilité.
Quant à l'ensemble des collaborateurs (avec 70 nationalités repré-
sentées et une pluralité de parcours), qu'ils soient bien persuadés
que leurs dirigeants partagent depuis toujours l'encouragement
de cette actrice américaine « Qu'importe d'où tu viens et qui tu es,
tu peux réussir » !
3 – ET APRÈS 2025 ?
Pour les exercices à venir, on peut déjà noter que rares sont les
secteurs (comme le Conseil et les Services Numériques) où l'offre
des « fabricants de technologie » stimule à ce point la demande,
laissant peu de place aux clients pour le statu quo. Votre société
bénéficie ainsi d'un marché en expansion continue, sans limite
visible : les vagues successives et les avancées de la technologie
rebattent les cartes, remettent en cause la manière de gérer les
« data », les circuits d'information et organisations existantes. Ce
foisonnement crée autant d'opportunités.
Ainsi, pour rester compétitifs, les clients de NEURONES doivent
investir de manière structurelle et croissante afin d'organiser les
mutations qui s'imposent à eux, tout en maintenant l'existant en
bon état de fonctionnement :
• la « révolution » de l'IA, avec ses agents, bouleverse usages,
comportements et organisations. Si elle suscite des interroga-
tions quant aux emplois détruits (y compris dans les métiers du
groupe), son déploiement se fera au rythme des entreprises, lais-
sant le temps nécessaire à l'adaptation des systèmes existants ;
• la
marche vers toujours plus de numérique se poursuit (y
compris le « no code » multipliant la création d'applications).
Elle fait appel à un socle de services (cloud, cybersécurité,
accompagnement des utilisateurs, évolution et mise à jour des
applications…) qui assure à votre société des revenus récurrents
(environ 70 % du chiffre d'affaires) ;
• pour se démultiplier et avancer rapidement, le recours croissant
à des partenaires spécialisés comme NEURONES, relais des édi-
teurs de technologies, est une tendance lourde qui a de solides
raisons de prospérer durablement.
Dans cet environnement intrinsèquement favorable, les priorités
demeurent claires :
• scruter en permanence de nouveaux gisements de croissance
— comme en témoignent notamment les 8 M€ investis en R&D
(2,5 M€ de Crédit Impôt Recherche) — et enrichir les offres pour
renforcer la différenciation et justifier les prix ;
• repérer en interne et sur le marché des femmes et hommes
compétents, engagés et intègres : des talents qui construisent
8
Aussi loin que vous voudrez...®
Qu'importe d'où tu viens
et qui tu es, tu peux réussir !
Not named
RAPPORT ANNUEL 2025
9
Aussi loin que vous voudrez...®
(presque « avec leurs mains » !), qui osent, apprennent, partagent
et croient en ce à quoi ils participent, avec un fort sens du client ;
• offrir un cadre de travail responsabilisant et à taille humaine
(comme le permettent les filiales du groupe), fondé sur la
confiance, l'autonomie et la progression par les responsabi-
lités. Dans ce modèle, le rôle du management est d'orienter,
créer les conditions du succès, encourager, remercier (ce
qu'on ne fait jamais assez) et valoriser ;
• associer les équipes à la création de valeur, entre autres par le
partage du capital, puissant levier de motivation pour ceux qui
inscrivent leur vie professionnelle dans la durée (il y aura bientôt
300 associés dans le groupe !) ;
• enfin
réaliser des acquisitions (de compétences et de
clients) dans des domaines encore peu couverts, en veillant
à aligner les intérêts et donc à ce que les dirigeants des
entreprises qui rejoignent le groupe gardent une part signifi-
cative de leur entreprise qu'ils continueront à faire prospérer.
Ce nouveau rang de pierres, posé au cours de l'exercice, s'ajoute
à un édifice déjà solide, comme en témoigne la performance
boursière : à fin 2025, le taux annuel de rendement moyen
(dividende inclus) de l'action NEURONES s'élève ainsi à 17 %
sur 5 ans et à 15 % depuis 15 ans. Et on peut parier que les
soubresauts qui ont touché le secteur au 1er semestre 2026 ne
changent pas durablement la tendance.
La dynamique reste portée par un courant de fond : la dépendance
irréversible et croissante des entreprises aux technologies :
généralisation des agents IA, transformation numérique continue,
exigence d'un cloud de plus en plus souverain, cybersécurité…
sont autant de moteurs de développement. Elle est surtout créée
par l'engagement des femmes et des hommes du groupe qui
mettent en œuvre les talents dont chacun est doté.
L'exercice 2026 s'ouvre donc avec confiance, élan et détermi-
nation. L'ambition reste inchangée : transformer les promesses
technologiques en progression durable et rentable, créatrices de
valeur pour NEURONES et ses clients, en gardant à l'esprit l'adage
« De bonnes choses sont à venir sur ta route. Il ne faut simplement
pas arrêter de marcher »…
Luc de CHAMMARD
Président-directeur général
De gauche à droite. Premier rang : Bertrand DUCURTIL et Luc de CHAMMARD.
Second rang : Franck DUBRAY, Elsa CUISINIER, Jean-Pierre LAFONT, Jean-François HALLOUËT, Bernard LEWIS, Vincent GRZECZKOWICZ et Guillaume BLANCHETIÈRE.
Troisième rang : Cyrille BARTHÉLÉMY, Alain LE BRAS, Benjamin PONS, Joseph KHOURI, Charles BLANCHOT, Jérôme PEREZ, Stéphane RAILLARD, Jérôme LEHMANN,
Jean VELUT, Olivier LE BAILLY et Jérôme BELZACKI.
PRINCIPAUX DIRIGEANTS ASSOCIÉS
De bonnes choses sont à venir
sur ta route. Il ne faut simplement
pas arrêter de marcher.
Not named
Chiffres clés
NEURONES EN 2025
CHIFFRE D'AFFAIRES CONSOLIDÉ
(en millions d'euros)
RÉSULTAT NET PART DU GROUPE
(en millions d'euros)
TAUX DE RÉSULTAT OPÉRATIONNEL
(en pourcentage)
EFFECTIFS
(fin d'exercice)
10
Aussi loin que vous voudrez...®
447
485
490
510
525
580
665
37,7
741
44,3
810
49,4
27,3
25,2
26
30,8
30,9
52,5
5160
5040
5030
5370
5590
5870
6400
6750
7090
11
9,3
9,5
9,4
9,9
10,5*
10,6
10,2
9,6
857,2
52,1
7210
8,8
CROISSANCE ANNUELLE MOYENNE
SUR 10 ANS (2015-2025)
+5,1 %
+7,9%
CROISSANCE ORGANIQUE
DU CHIFFRE D'AFFAIRES EN 2025
* 9,6 % hors plus-value de cession.
Not named
RAPPORT ANNUEL 2025
* Avant coût des actions gratuites et dépréciation d'actifs.
CAPACITÉ D'AUTOFINANCEMENT*
(en millions d'euros)
BILAN CONSOLIDÉ AU 31/12/2025
(en millions d'euros)
Actifs non courants
267,7
Actifs courants
340,8
Trésorerie
271,8
ACTIF PASSIF
749 749
8,1
Provisions non courantes
4,2
Dettes financières**
Capitaux propres*
Autres passifs
11
Aussi loin que vous voudrez...®
38,3
41,2
37,1
40,6
46,2
53,5
464,9
64,4
140,5
71,3
77,9
COMPTE DE RÉSULTAT CONSOLIDÉ
(en millions d'euros)
2024
2025
Chiffre d'affaires
810,4
857,2
Résultat opérationnel d'activité *
84,1
82,1
% CA
10,4%
9,6%
Résultat opérationnel
77,9
75,6
% CA
9,6%
8,8%
Résultat financier
10,2
9,5
Impôt sur les résultats
(24,9)
(23,2)
Résultat net de la période
63,2
61,9
% CA
7,8%
7,2%
- dont résultat net part du groupe
52,5
52,1
- dont minoritaires
10,7
9,8
TABLEAU DE FINANCEMENT SIMPLIFIÉ
(en millions d'euros)
2024
2025
Résultat net
63,2
61,9
Éléments non monétaires
14,7
15,9
Variation du BFR
(augmentation)/diminution
8,5
(5,3)
Investissements industriels nets
(11,8)
(10,3)
Cash-flow libre
74,6
62,2
Investissements financiers nets
(9,4)
(12,4)
Augmentation de capital nette
et cessions de titres
1,5
1,2
Autres (dividendes...)
(36,1)
(36,8)
Variation de trésorerie
+ 30,6
+ 14,2
Trésorerie de fin de période
326
340,2
77,8
* Résultat net + éléments non monétaires
(principalement dotations nettes aux amortissements et provisions).
* Y compris minoritaires : 64,9.
** Courantes et non courantes, y compris découverts bancaires : 0,6.
9,6%
TAUX DE RÉSULTAT OPÉRATIONNEL
D'ACTIVITÉ 2025
336,6M€
TRÉSORERIE NETTE
AU 31/12/2025
Not named
BÉNÉFICE NET (PART DU GROUPE)
PAR ACTION (en euros)
RETOUR SUR CAPITAUX EMPLOYÉS*
(en pourcentage)
CAPITAUX PROPRES CONSOLIDÉS
PART DU GROUPE (en millions d'euros)
CONVERSION DU RÉSULTAT EN CASH*
(en pourcentage)
* Résultat opérationnel après déduction de l'impôt sur les sociétés
(calculé au taux en vigueur) divisé par les capitaux employés
(survaleurs + immobilisations + besoin en fonds de roulement).
* Avant versement du dividende.
12
Aussi loin que vous voudrez...®
Carnet de l'actionnaire
1,07
1,04
1,13
1,27
1,27
1,56
1,83
323
2,04
2,17
217
243
267
297
312
331
354
378
23
24
22
30
34
110
45
46
151
42
44
74
39
47
129
60
85
94
DIVIDENDE PAR ACTION PROPOSÉ
À L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 4 JUIN 2026
39%
€
RENTABILITÉ DES CAPITAUX EMPLOYÉS
EN 2025
NEURONES EN 2025
2,14
400,1
39
74
Not named
INDICATEURS BOURSIERS DEPUIS 10 ANS (cours, capitalisation, nombre d'actions)
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022
2023
2024
2025
Cours le plus haut (en euros)
24,70
29,80
29,00
23,30
26,00
38,10
39,95
45,55
48,15
52,00
Cours le plus bas (en euros)
16,25
21,50
18,20
18,30
16,95
23,00
30,20
33,45
39,45
37,65
Cours de clôture (fin d'année - en euros)
22,36
28,80
18,90
20,60
23,40
38,00
39,25
43,75
43,95
43,05
Capitalisation boursière
(fin d'année - en millions d'euros)
542
698
459
500
567
921
951
1 062
1 067
1 047
Nombre d'actions (fin d'année - en millions)
24,244
24,244
24,286
24,286
24,218
24,228
24,228
24,279
24,279
24,328
RELATIONS INVESTISSEURS
Contact :
Paul-César BONNEL
Directeur Administratif et Financier
Coordonnées :
Immeuble «ꢀLe Clemenceau 1ꢀ»
205, avenue Georges Clemenceau
92024 Nanterre Cedex - France
01 41 37 41 37
CALENDRIER
Assemblée Générale :
jeudi 4 juin 2026
Chiffre d'affaires du 2e trimestre :
mercredi 5 août 2026*
Résultat du 1er semestre :
mercredi 9 septembre 2026*
Chiffre d'affaires du 3e trimestre :
mercredi 4 novembre 2026*
* Diffusion le soir après Bourse.
13
Aussi loin que vous voudrez...®
ÉVOLUTION DU COURS DE L'ACTION EN 10 ANS (du 21 avril 2016 au 21 avril 2026)
21/04/16
04/17
04/18
04/19
04/20
04/21
04/22
04/23
04/24
04/25
21/04/26
100%
€
50%
150%
200%
NEURONES
CAC 40
€
Cours de l'action*
38,15 €
928 M€
Nombre d'actions*
24 328 716
Volume moyen quotidien** échangé en 2025
17 400 titres
Indices
Euronext Paris (Compartiment A - NRO)
Euronext Tech Leaders - SRD
Éligible PEA-PME
* Au 21 avril 2026. ** Euronext, plateformes (MTF) et OTC.
ACTIONNARIAT
L'ACTION NEURONES (fiche signalétique)
(répartition du capital)
69%
Dirigeants, salariés
et leurs familles
13,8%
Institutionnels français
Capitalisation boursière*
4,2%
Particuliers
0,1%
Auto-détention
12,9%
Institutionnels
internationaux
RAPPORT ANNUEL 2025
Not named
NEURONES EN 2025
14
Aussi loin que vous voudrez...®
Offre et stratégie
Adapter en permanence son offre de Conseil et de Services Numériques aux enjeux des clients
et construire un projet entrepreneurial aux côtés de dirigeants et cadres associés au capital :
telle est la voie empruntée par le groupe pour bâtir une croissance durable et profitable pour l'ensemble
de ses parties prenantes.
53%
PART DANS L'ACTIVITÉ GLOBALE
DES CONTRATS DE SERVICE
AVEC ENGAGEMENTS DE RÉSULTATS
Not named
RAPPORT ANNUEL 2025
RÉPARTITION DU CHIFFRE D'AFFAIRES 2025
PAR MODE D'INTERVENTION
RÉPARTITION DES EFFECTIFS 2025
PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE
29%
Régions
52%
Ile-de-France
International
15
Aussi loin que vous voudrez...®
La transformation digitale, la révolution de l'IA
La transformation digitale s'est imposée comme un enjeu straté-
gique majeur pour les entreprises et les organisations publiques.
NEURONES y concentre l'essentiel de ses activités : refonte des mo-
dèles de valeur, digitalisation du parcours client (applications mo-
biles, UX/UI, marketing digital), valorisation de la donnée (objets
connectés, analytics, business intelligence) et optimisation des pro-
cessus opérationnels (BPM, dématérialisation, RPA).
Au cœur de cette dynamique, l'Intelligence Artificielle s'affirme
comme l'innovation technologique la plus structurante depuis l'es-
sor d'Internet. Son accélération est désormais marquée, tant pour
les clients du groupe que pour ses processus internes.
L'IA génère déjà un chiffre d'affaires significatif pour NEURONES :
missions de conseil, développement (rétro-documentation, migra-
tion de code, GitHub Copilot), conception d'architectures LLM sécu-
risées (RAG, gestion des contextes), déploiement d'agents conver-
sationnels et offres d'infrastructure dédiées (LLM as a Service sur
plateforme SecNumCloud).
En interne, l'IA devient un levier de productivité significatif : dévelop-
pement logiciel, avant-vente, pilotage de projets, gestion des profils,
cybersécurité et supervision d'infrastructures.
En parallèle, se poursuit l'accompagnement des directions informa-
tiques dans les migrations cloud et leurs transformations organisa-
tionnelles : adoption du mode DevOps, méthodes Agile, sofware
factories et déploiement continu. La maintenance et les évolutions
du patrimoine applicatif historique - ERP en tête - restent par ailleurs
incontournables.
Ces dynamiques s'accompagnent de défis réels : sécurité des don-
nées, fiabilité des modèles, maîtrise des coûts, adhésion des col-
laborateurs et conformité réglementaire (RGPD, transparence, ges-
tion des biais).
Une stratégie constante
Axes stratégiques
• Renforcer la présence auprès des grands clients en les aidant à
tirer pleinement parti de l'Intelligence Artificielle et des nouvelles
technologies digitales ;
• Développer l'esprit entrepreneurial d'entités spécialisées, ex-
pertes dans leur domaine ;
• Élargir en permanence la gamme de prestations, en particulier
celles liées à la transformation numérique ;
• Industrialiser tout ce qui peut l'être, et adapter en continu l'or-
ganisation et la structure de coûts du groupe aux exigences des
clients.
Moyens
• Croître plus vite que le marché par voie organique, ponctuelle-
ment accélérée par des acquisitions ciblées ;
• Étendre l'empreinte géographique, en France comme à l'inter-
national, en réponse aux besoins des décideurs, à la disponibili-
té des consultants et aux opportunités de marchés complémen-
taires ;
• Investir de manière indépendante de la conjoncture, grâce à
une trésorerie nette de 337 millions d'euros ;
• Maintenir un modèle décentralisé, au plus proche des clients et
des collaborateurs.
Principes permanents
• Priorité à la rentabilité - indicateur de satisfaction client - par rap-
port à la seule recherche de taille ;
• Alignement des intérêts patrimoniaux entre dirigeants et action-
naires ;
• Ouverture du capital aux managers, pour s'inscrire dans le long
terme ;
• Maintien sous assurance qualité des processus métiers fonda-
mentaux.
47 %
Assistance
technique simple
(unitaire ou groupée)
36%
Services récurrents
avec maîtrise d'œuvre
et engagements
de résultat
17%
19%
Conseilꢀ/ꢀProjetsꢀ/ꢀ
Forfaits d'intégration
LES « BRIQUES » DES SERVICES NEURONES LIÉS À L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
LLM
OpenSource &
SecNumCloud
(GPU)
Assistants IA
Architecture IA
(voice bots,
chat bots)
Exploitation
assistée par l'IA
Coding assisté
/ Migration de
code / Rétro-
documentation
IA agentique
(MCP, A2A…)
Sélection de
cas d'usage
/ ROI
Analyse
des gains
de productivité
Not named
16
Aussi loin que vous voudrez...®
LES MÉTIERS
17 Une offre globale
18 Services d'infrastructures
22 Services applicatifs
26 Conseil
30 Des centres de services
industrialisés
32 Références et réalisations
Not named
17
Aussi loin que vous voudrez...®
RAPPORT ANNUEL 2025
Une offre globale
La transformation digitale et l'Intelligence Artificielle irriguent l'ensemble des métiers
de NEURONES, acteur présent à la fois dans le Conseil et les Services Numériques.
Ses entités, spécialisées par domaine d'activité et articulant Conseil et intégration
des meilleures solutions technologiques, sont organisées en trois pôles complémentaires.
Gestion de la relation globale
avec certains grands comptes
En appui des forces commerciales métiers, une équipe dédiée
intervient auprès des grands comptes stratégiques pour :
• organiser et coordonner les actions commerciales,
• détecter de nouvelles opportunités d'affaires,
• consolider le suivi des projets et missions en cours,
• assurer le reporting de l'ensemble des activités.
Coordination de contrats globaux majeurs
Cette équipe pilote également les grands contrats transversaux,
avec pour missions de :
• structurer les réponses multi-entités,
• coordonner les contrats transversaux tout au long de leur cycle
de vie (prise en charge, exploitation courante et réversibilité),
• capitaliser sur les expériences acquises et maintenir à jour les
normes et standards du groupe.
Services
d'Infrastructures
Cloud public, privé, hybride,
DevOps,
Cybersécurité
Accompagnement
des utilisateurs, digital workplace
IT service management,
automatisation
des infrastructures
Conseil
Conseil en stratégie
Conseil en management
Conseil en transformation
numérique et marketing digital
Conseil en transformation RH
Services
Applicatifs
Digital, Agile, UX/UI, mobilité,
data, IA
SAP
BPM, ECM, GED, RPA,
dématérialisation, archivage
Finance de marché
Formation informatique
du chiffre d'affaires
60%
du chiffre d'affaires
34%
du chiffre d'affaires
6%
Not named
Conception/Intégration
Avec la généralisation progressive du cloud (public, privé et hybride) et des nouvelles orga-
nisations en mode DevOps, la gestion des infrastructures évolue résolument vers davantage
d'automatisation. Les projets de migration vers le cloud public s'inscrivent dans la durée
(plus d'un an), tandis que les enjeux de cybersécurité n'ont jamais été aussi critiques. Les
infrastructures continuent par ailleurs de porter le patrimoine applicatif historique (legacy),
dont la maintenance reste indispensable.
Dans un environnement marqué par des systèmes d'information ouverts et une multipli-
cation des terminaux, l'assistance aux utilisateurs - toujours vitale - connaît elle aussi de
profondes mutations : RPA, applications dédiées aux techniciens d'intervention, analyse
prédictive, selfhelp, chat bots… NEURONES intervient aussi bien sur de grands projets de
transformation que sur des missions ponctuelles, dans une grande variété de domaines.
Services managés
Le groupe assure des services récurrents autour d'infrastructures hébergées dans des clouds
publics ou privés, d'applications conteneurisées, d'ensembles de serveurs on-site, ainsi que
du support de parcs de postes de travail et autres terminaux, quelle qu'en soit la taille.
Les services managés (anciennement désignés, pour partie, sous le terme infogérance) se
caractérisent par :
• une durée contractuelle pluriannuelle (3 à 5 ans),
• une maîtrise d'œuvre assurée par NEURONES,
• des engagements de résultats formalisés sur des niveaux de service.
Le responsable de chaque contrat veille au respect des engagements dans la durée et pilote
un plan de progrès structuré autour d'un référentiel et d'un catalogue d'actions type.
La capitalisation continue du savoir-faire et des meilleures pratiques est un facteur clé de
succès dans cette activité. Le groupe a déployé des processus harmonisés sur l'ensemble de
ses contrats, en s'appuyant sur les standards éprouvés d'ITIL. Cette industrialisation se tra-
duit par une part croissante des opérations réalisées depuis les centres de services.
LES MÉTIERS
18
Aussi loin que vous voudrez...®
Services d'infrastructures
Garantir la haute disponibilité et l'accès sécurisé aux infrastructures informatiques,
les gérer, les optimiser et les faire évoluer : telle est la mission de ce pôle de près
de 5 400 collaborateurs.
TAUX DE RÉSULTAT
OPÉRATIONNEL
2025
5370
EFFECTIF DU PÔLE
SERVICES D'INFRASTRUCTURES
AU 31/12/2025
518,1 M€
9,2%
CHIFFRE D'AFFAIRES
DE CE PÔLE EN 2025,
SOIT 60% DE L'ACTIVITÉ GLOBALE
Les métiers
• Cloud (public, privé, hybride), DevOps
• Cybersécurité
• Accompagnement des utilisateurs
et digital workplace
• IT service management
et automatisation des infrastructures
Les projets type
• Migration vers le Cloud public
• Mise en place et gestion de clouds
privés (sécurisés SecNumCloud),
de conteneurs
• Services managés d'infrastructures
• Mise en œuvre d'outillage
et d'automatisation de la production
• Management des postes de travail
• Sécurité des systèmes d'information
(dont SOC, CERT, Threat Intelligence)
• Continuous Integration
et Continuous Delivery
• Automatisation des infrastructures :
Cloud Management Platforms, SDDC
Not named
RAPPORT ANNUEL 2025
EN 2025...
Assistants IA implémentés dans tous les centres de services
infrastructures.
Construction d'un solide pipeline SecNumCloud de clients
attentifs à la souveraineté.
Croissances assez homogènes dans les différents métiers
(entre 2 et 7 %).
PERSPECTIVES...
Développement attendu du cloud souverain et sécurisé
(extension en cours des services PaaS).
Conception d'architectures IA avec ou sans données clients.
Utilisation de l'IA dans la cybersécurité.
19
Aussi loin que vous voudrez...®
ACTIVITÉS DE CE PÔLE
LIÉES À L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Plateforme
LLM Open-
Source &
SecNumCloud
(GPU)
Agents IA
personnalisés
IA prédictive
pour
l'exploitation
informatique
Agents
conversationnels
(voice bots,
chat bots)
Optimisation
des bases
de KM pour l'IA
Défense cyber
avec IA (SOC)
Not named
LES MÉTIERS
Apporter une réponse rapide et fiable à des demandes souvent urgentes,
c'est le défi permanent du support utilisateur. Voice bots et chat bots intelligents s'inscrivent
bien dans cet objectif : accélérer la prise en charge, mieux orienter les demandes et renforcer
la qualité de service à chaque interaction.
Une montée en valeur
du service grâce à l'IA
Lionel, Directeur Users Digital Journeys (Accompagnement des utilisateurs)
Quelles sont les attentes
des utilisateurs qui contactent
le support IT et quels canaux
privilégient-ils ?
La voix reste le canal dominant, utilisé
dans 95 % des cas. Quand quelqu'un
appelle le support, c'est qu'il est en diffi-
culté et vit le plus souvent une situation
d'urgence : connexion Wi-Fi défaillante
juste avant une présentation, équipement
en panne en salle de réunion, accès blo-
qué à un moment critique. La résolution
doit être rapide, sans détour. Si le télé-
phone demeure le réflexe premier, le chat
progresse régulièrement depuis quelques
années, notamment depuis que nos
centres de support sont interconnectés
avec les outils collaboratifs des clients.
Quels rôles assignez-vous
aux voice bots et quelles sont
les règles d'or pour garantir
une expérience utilisateur fluide ?
Les voice bots jouent avant tout un rôle de
qualification et d'orientation. L'enjeu n'est
évidemment pas d'allonger la conversation,
mais de réduire les premières minutes d'in-
teraction. En recueillant les informations
de contexte et en identifiant le motif de
l'appel, le bot permet de mieux orienter la
prise en charge. Cette seule étape de pré-
qualification représente un gain d'environ
deux minutes sur une interaction moyenne
de huit à dix minutes, soit 20% de temps
économisé. Le voice bot intervient aussi
en fin d'échange, en mettant automatique-
ment à jour l'incident dans l'outil métier du
client, allégeant ainsi la charge du techni-
cien au moment de la clôture.
Dans quel autre cas l'usage
d'un voice bot peut-il générer un
gain de temps notable ?
En cas d'incident IT majeur dans une
grande entreprise, un centre de contact
peut recevoir jusqu'à 5 000 appels en l'es-
pace de quinze minutes. Dans ce contexte,
un bot (application d'assistance automati-
sée) est capable d'absorber 80 à 90 % des
déclarations en qualifiant et en orientant
immédiatement les appels. Le bénéfice
est double : les utilisateurs obtiennent une
réponse plus rapide, et les équipes d'assis-
tance dégagent jusqu'à cinq à six heures
par jour pour se concentrer sur les tâches
à valeur ajoutée. L'engorgement du centre
de contact, qui pouvait parfois s'étirer sur
plusieurs heures, est désormais ramené
à une quinzaine ou vingtaine de minutes
grâce au bot.
Comment trouver le bon équilibre
entre l'action du bot et ce
qui doit rester entre les mains
des humains ?
La vigilance sur ce point est en effet essen-
tielle. Pour garantir la fluidité des parcours
et maintenir un haut niveau d'empathie
dans le traitement des incidents, quelques
règles d'or s'imposent : ne jamais faire
répéter l'utilisateur, limiter à trois ou
quatre le nombre de questions posées
et permettre à tout moment de basculer
vers un conseiller humain. De même, dès
lors qu'une dizaine d'informations doivent
être collectées, c'est l'humain qui prend le
relais, sans exception.
Sur quoi repose concrètement
l'efficacité des bots ?
La base de connaissances est le socle
qui garantit la cohérence des réponses
et la pertinence des actions des bots.
Pour être réellement utile, elle doit
être fiable, actualisée et facilement
exploitable. Couplée à un chat bot, elle
devient un puissant facteur d'autonomie
pour la transmission d'informations. Si
un utilisateur signale le vol de son PC,
le bot lui transmet directement les liens
utiles à ses démarches : déclaration de
vol, réinitialisation du mot de passe, etc.
Pour maintenir cette qualité, le rôle du
Knowledge Manager évolue aujourd'hui
vers la production de fiches « IA ready »,
pertinentes et adaptées au contexte spé-
cifique de chaque entreprise.
Quels sont les gains mesurés
de l'usage de l'IA pour le support IT ?
Pour les demandes simples et entière-
ment automatisées, le taux de résolution
dépasse 85 %. Sur les incidents généraux,
20
Aussi loin que vous voudrez...®
Avis d'expert
Not named
le taux d'adhésion des utilisateurs aux
voice bots franchit les 90 %. Pour inscrire
ces résultats dans la durée, une surveil-
lance continue est indispensable, c'est
précisément le rôle des « éleveurs de
bots », un nouveau métier en forte crois-
sance. Leur mission : détecter les dérives
éventuelles de l'IA, accompagner l'évolu-
tion des usages dans l'environnement des
clients, et intégrer les spécificités propres
à chaque contexte, du vocabulaire interne
à la pertinence des traductions.
Quelles sont les prochaines
étapes ?
Des solutions auto-apprenantes, déployables
plus rapidement et capables d'adresser de
nouveaux cas d'usage, sont en cours de
développement. Le SMS s'imposera par
ailleurs comme un canal additionnel de
contact dès cette année. En parallèle, les
agents IA agiront en coulisses pour assis-
ter les équipes de management de bots.
Utilisée à bon escient, l'IA est un levier
gagnant-gagnant : pour les utilisateurs, qui
accèdent à un service plus réactif et plus
fiable, et pour les équipes d'assistance,
qui retrouvent du temps là où l'écoute et
l'expertise font toute la différence.
21
Aussi loin que vous voudrez...®
RAPPORT ANNUEL 2025
L'IA est un levier
gagnant-gagnant :
pour les utilisateurs,
qui accèdent à un service
plus réactif et plus fiable,
et pour les équipes
d'assistance, qui retrouvent
du temps là où l'écoute
et l'expertise font toute
la différence.
Not named
Conception/Intégration
NEURONES intervient aussi bien en intégration de progiciels (ERP, CRM, ECM/BPM, GED),
qu'en développement applicatif sur mesure : applications mobiles, projets Web...
Plusieurs équipes travaillent en mode DevOps au quotidien, avec un accent particulier porté
sur les phases amont d'analyse fonctionnelle et sur la rigueur méthodologique des dévelop-
pements : documentation standard, génie logiciel, normes qualité, IA…
Services managés
Cette activité recouvre le support et la maintenance applicative (TMA) corrective et évolu-
tive, ainsi que la Tierce-Maintenance d'Exploitation (TME). La cinquantaine de contrats gérés
porte généralement sur des lots de plusieurs applications, des interfaces ou des patrimoines
applicatifs complets.
Les centres de TMA SAP, BPM/GED et développements Web s'appuient sur des briques
d'outillage DevOps. Une partie des équipes est engagée sur des contrats mixtes couvrant à
la fois la maintenance d'infrastructures et celle des applications.
La formation constitue un volet à part entière de l'offre, notamment à travers l'accompagne-
ment des utilisateurs lors des déploiements d'ERP.
LES MÉTIERS
22
Aussi loin que vous voudrez...®
Services applicatifs
Avec près de 1 600 collaborateurs et trente ans d'expérience en projets applicatifs,
ce pôle accompagne les clients dans l'amélioration continue de leur système d'information
et dans leur transformation digitale.
Les métiers
• Digital, Agile, UX/UI, mobilité,
data, IA
• SAP
• BPM, RPA, dématérialisation, archivage
• Finance de marché
• Formation informatique
Les projets type
• Conception et réalisation de projets
digitaux
• Data (Kafka, Flink, NiFi…)
• Mise à disposition d'équipes dédiées
travaillant en mode Agile et DevOps
• SAP : intégration et déploiement
de nouveaux modules et applications
(dont Fiori)
• Projets Big Data dans la Finance
• Plans de communication et de formation
accompagnant le déploiement
de progiciels structurants (ERP...)
TAUX DE RÉSULTAT
OPÉRATIONNEL
2025
1570
EFFECTIF DU PÔLE
SERVICES APPLICATIFS
AU 31/12/2025
290,1 M€
8,1 %
CHIFFRE D'AFFAIRES
DE CE PÔLE EN 2025,
SOIT 34% DE L'ACTIVITÉ GLOBALE
Not named
RAPPORT ANNUEL 2025
23
Aussi loin que vous voudrez...®
ACTIVITÉS DE CE PÔLE
LIÉES À L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Génération
de code
Assistance au
développement
(rétro-docu-
mentation,
migration de code)
Architecture IA
(RAG, fenêtre
de contexte)
IA agentique &
automatisation
de workflows
(serveurs MCP)
Orchestration
(agent to agent
- A2A)
Génération
de code
pour "citizen
developers"
(Python...)
EN 2025...
Croissance à nouveau tirée par les Projets Digitaux
(+ 26 % après + 40 % en 2024), le BPM et la Data (+12 %).
L'IA agentique est une évolution naturelle pour le BPM.
Rentabilité ponctuellement en baisse dans l'intégration SAP
et marché difficile pour la Formation.
PERSPECTIVES...
Généralisation de l'IA pour l'aide au coding
et la rétro documentation.
Besoins soutenus autour des applications traitant
des flux de données temps réel (Data).
Essor de l'IA agentique.
Not named
LES MÉTIERS
L'IA agentique au cœur
des processus métiers
Joseph, Directeur général (BPM, ECM)
Avis d'expert
Toute la valeur de
l'IA agentique repose sur
sa capacité à exploiter
des données fiables et
à déclencher des actions
selon les règles métiers
établies.
Aussi loin que vous voudrez...®
24
Not named
Concrètement, qu'entend-on
par IA agentique ?
L'IA agentique va au-delà de la simple
génération de réponses, elle organise,
déclenche et enchaîne des actions pour
faire avancer un parcours. Elle s'appuie
sur plusieurs agents spécialisés, chacun
dédié à une tâche précise : rechercher une
information, qualifier une demande, lancer
une action, assurer le suivi d'un dossier...
Un agent coordinateur analyse en continu
la situation, mobilise le bon agent au bon
moment et pilote l'ensemble dans un cadre
défini. C'est cette combinaison entre spé-
cialisation et coordination qui donne à l'IA
agentique sa puissance opérationnelle.
Pouvez-vous illustrer les façons
d'intégrer les agents IA
dans un processus métier ?
Deux approches se distinguent. Dans la
première, le parcours est prédéfini : les
étapes sont connues et l'agent prend en
charge certaines actions à la place d'un
collaborateur. Dans le cas d'un sinistre
automobile, il suit un enchaînement établi
- vérification des garanties, mandat d'ex-
pertise, déclenchement de l'indemnisation
- sans improviser. Dans la seconde, c'est
l'agent qui détermine lui-même le proces-
sus à activer : il interroge l'assuré, qualifie
le sinistre, choisit le parcours adapté et
déclenche les actions nécessaires. On
passe ainsi d'un enchaînement figé à une
réponse sur mesure, tout en restant dans
un cadre maîtrisé.
Quels cas d'usage voyez-vous
émerger ?
Dans les services numériques, un agent
IA peut qualifier un incident, créer
une demande d'intervention, orienter
l'utilisateur vers la bonne équipe et en
assurer le suivi. Dans le secteur bancaire,
il peut détecter des transactions atypiques
et déclencher les vérifications appro-
priées. Il s'impose aussi dans les centres
d'appels, où l'enjeu est d'orienter rapide-
ment le client sans sacrifier la qualité de
service. Dans le domaine de la santé, à
plus long terme, l'IA agentique pourra pré-
parer un dossier ou faciliter l'orientation
d'un patient, tout en laissant aux profes-
sionnels la décision finale.
Dans quels cas l'IA agentique
n'est-elle pas la bonne réponse ?
Lorsqu'un sujet est simple et bien balisé,
une automatisation classique reste souvent
plus robuste et suffisante. L'agentique
prend tout son sens lorsqu'il s'agit de com-
poser avec des informations dispersées, de
naviguer dans des situations complexes ou
d'adapter la réponse à un contexte variable.
Ces conditions restent néanmoins indis-
pensables : des données pertinentes, un
cadre clair et des règles métiers bien défi-
nies. Sans elles, la complexité introduite par
l'agentique peut s'avérer contre-productive
et fragiliser les processus existants.
Où en sont les entreprises dans
le passage du pilote au déploiement ?
De nombreuses organisations en sont
encore à la phase d'expérimentation et le
passage à grande échelle reste exigeant. Il
suppose de sélectionner les bons proces-
sus, d'identifier où l'agentique génère un
gain réel, de formaliser les règles métiers
et de définir comment la valeur créée sera
mesurée. Les contraintes de sécurité et de
confidentialité doivent être intégrées dès
le départ : elles conditionnent les données
accessibles à l'IA et, par conséquent, les
usages réellement déployables. Sans cette
rigueur initiale, le risque est de déployer
des agents peu fiables ou mal calibrés.
Pourquoi l'intégration des agents IA
aux outils de l'entreprise est-elle
si déterminante ?
Toute la valeur de l'IA agentique repose sur
sa capacité à exploiter des données fiables
et à déclencher des actions selon les règles
métiers établies. Des dispositifs comme le
MCP (Model Context Protocol) fournissent
un cadre de connexion structuré entre les
agents et les applicatifs existants. Ces
mécanismes se développent rapidement :
éditeurs et acteurs du marché multiplient
les initiatives pour standardiser les
échanges et accélérer les déploiements.
En gagnant en maturité, ils faciliteront
l'industrialisation de cas d'usage toujours
plus concrets et ambitieux.
Comment accompagnez-vous
vos clients sur la question
de la confiance envers ces agents ?
L'étape de délégation des actions à une IA
se franchit avec prudence. Les organisa-
tions veulent comprendre ce que l'agent
fait réellement, dans quelles limites et à
quel moment il doit passer la main. La
confiance se construit dans la durée : par
l'usage, par un périmètre d'action explicite,
par des décisions lisibles et une articulation
claire avec le rôle des collaborateurs là
où leur intervention reste indispensable.
L'accompagnement du groupe réunit ces
conditions, en aidant les équipes à s'appro-
prier ces outils, en avançant par étapes et
en sécurisant les usages au fil des retours
terrain. C'est dans cette démarche que la
relation entre NEURONES et ses clients
prend tout son sens.
RAPPORT ANNUEL 2025
25
Aussi loin que vous voudrez...®
L'IA ne se contente plus d'épauler les équipes : elle s'intègre désormais au cœur même
du fonctionnement des organisations. Entre exécution structurée et orchestration autonome,
les agents IA redéfinissent la façon d'agir au quotidien. Des parcours plus souples, plus contextuels,
capables de s'adapter à chaque situation, tout en restant encadrés par les règles et les
contraintes propres à chaque entreprise. Cette évolution ouvre de nouvelles perspectives,
mais soulève aussi des questions sur l'usage et la gouvernance de ces technologies.
Not named
Une expertise au service de la transformation
NEURONES accompagne les projets complexes de groupes et d'organisations en pleine
mutation, en les aidant à intégrer les nouvelles réglementations et technologies numériques
(dont l'Intelligence Artificielle), et plus globalement à accroître leur efficacité.
Le groupe capitalise en permanence sur les méthodes et savoir-faire construits au fil de
nombreuses missions de conseil stratégique et d'aide à la décision. Au fil des années, une
expertise reconnue s'est forgée autour de :
• la définition de trajectoires de transformation ;
• la communication transverse et l'organisation de la concertation entre équipes ;
• l'alignement stratégique ;
• l'évaluation des ressources et le détourage d'activités ;
• la définition de nouveaux modèles de leadership ;
• le coaching de comités de direction ;
• l'analyse d'impact et l'accompagnement du changement ;
• le marketing digital.
Des spécialités à part entière
Le Conseil en transformation digitale - qui touche tous les secteurs en profondeur - et le
Conseil en marketing digital sont devenus des domaines d'excellence à part entière au sein
du pôle.
Le Conseil en transformation RH couvre quant à lui un spectre de sujets variés : appui au
dialogue social, plans de continuité, filières d'expertise, centres de services partagés…
Les missions concernées sont généralement décidées par les directions opérationnelles ou
fonctionnelles de grands comptes et comportent souvent une dimension systèmes d'infor-
mation significative.
LES MÉTIERS
26
Aussi loin que vous voudrez...®
Les métiers
• Conseil en stratégie
• Conseil en management
• Conseil en transformation numérique
et en marketing digital
• Conseil en transformation RH
Les projets type
• Évaluation d'options stratégiques
et proposition de scenarios
• Réflexion sur l'apport des technologies
digitales et de l'IA aux métiers
• Appui à la gouvernance de programmes
de transformation et coordination
• Animation et pilotage opérationnel
de projets
• Étude d'impact des évolutions
réglementaires et technologiques
• Définition de stratégies de mutualisation
de systèmes d'information
Conseil
Avec près de 300 consultants, ce pôle accompagne en amont les directions générales
et opérationnelles dans leurs enjeux de transformation responsable et durable.
TAUX DE RÉSULTAT
OPÉRATIONNEL
2025
270
EFFECTIF DU PÔLE
CONSEIL
AU 31/12/2025
49 M€
8,7%
CHIFFRE D'AFFAIRES
DE CE PÔLE EN 2025,
SOIT 6% DE L'ACTIVITÉ GLOBALE
Not named
RAPPORT ANNUEL 2025
27
Aussi loin que vous voudrez...®
ACTIVITÉS DE CE PÔLE
LIÉES À L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Sélection &
qualification
de cas d'usage
IA
Mise en œuvre
d'assistants,
agents et
solutions
opérationnelles
Analyse
des gains, ROI
(productivité &
performance)
EN 2025...
Marché défavorable. Sauvegarde de la rentabilité
par une baisse volontaire des effectifs et restructuration
du Conseil en stratégie.
Décollage de l'IA : 60 missions d'implémentations
réalisées en 2025.
Atouts du cabinet : stabilité des Associés, expertises étendues
et approches multi-sectorielles.
PERSPECTIVES...
Formation de tous les consultants sur les nouveaux gestes
métier du conseil avec l'IA.
Poursuite de la croissance des missions d'accompagnement
des clients sur l'IA.
Concentration sur les expertises métiers pour élargir
le portefeuille client.
Not named
LES MÉTIERS
L'Intelligence Artificielle ne relève plus du seul champ technologique, elle s'inscrit au cœur
de la transformation des organisations. Le Conseil joue ici un rôle déterminant : identifier
les cas d'usage pertinents, évaluer leur valeur ajoutée réelle et organiser le déploiement
à grande échelle de ces nouveaux outils.
IA : de la recherche
de valeur au passage
à l'échelle
Grégory, Partner (Conseil en management et organisation)
Quelles sont les raisons
qui poussent vos clients à lancer
un projet autour de l'IA ?
Les motivations sont variées, mais se
regroupent en quatre grandes catégo-
ries. La première est la recherche de
valeur : en faisant gagner du temps aux
collaborateurs, en raccourcissant certains
processus ou en ouvrant de nouvelles
activités, l'IA s'impose comme le levier le
plus prometteur pour la performance des
organisations. Vient ensuite l'accultura-
tion des équipes, avec la formation et la
maîtrise du « Shadow AI », ces outils non
autorisés ou non supervisés qui exposent
les données sensibles à des risques réels.
Le « passage à l'échelle », soit la création
de dispositifs à 360° pour plusieurs mil-
liers de collaborateurs, sera quant à lui
une question centrale en 2026. Enfin, une
attente plus diffuse se dessine autour de
l'image et de l'attractivité : les entreprises
sans feuille de route IA apparaissent rapi-
dement en décalage, aussi bien aux yeux
des investisseurs, que de leurs propres
collaborateurs.
Pouvez-vous décrire un projet
que vous avez récemment conduit ?
Dans le secteur bancaire, nous avons
accompagné la mise en place d'outils pour
optimiser le rôle des conseillers. Avant
chaque rendez-vous, l'assistant IA rédige
une synthèse du compte client - produits
détenus, transactions, performance du
portefeuille - et formule des recommanda-
tions commerciales personnalisées. Il faci-
lite aussi la rédaction des comptes rendus
après chaque échange. Les bénéfices sont
mesurables : gain de temps sur la prépa-
ration des entretiens, recommandations
plus pertinentes et, surtout, un conseiller
plus disponible pour renforcer la satisfac-
tion client. L'accompagnement du cabinet
a couvert la définition des cas d'usage,
la valorisation des gains attendus, la
conduite du changement, la formation des
équipes ainsi que le traitement des enjeux
éthiques et réglementaires liés à l'IA.
Avez-vous un autre exemple
illustrant une utilisation
très différente de l'IA ?
Dans le secteur du tourisme, l'IA s'in-
sère parfaitement dans les processus
d'intégration de nouveaux hôtels au sein
d'un réseau de franchisés. Des agents
autonomes ou semi-autonomes fluidifient
et automatisent les interactions entre
les équipes du siège, les investisseurs et
les directeurs d'établissement, avec, à la
clé, des gains d'efficience et de qualité
relationnelle. Ici, l'enjeu dépasse le choix
des outils : il s'agit d'identifier précisément
pour quels cas d'usage l'IA est pertinente,
de définir une feuille de route adaptée, de
mettre en place les garde-fous nécessaires
et d'anticiper les coûts d'exploitation à
long terme.
Et dans un autre contexte ?
Au sein de la DSI d'un client du secteur
financier, l'IA est mobilisée pour accélérer
la feuille de route technologique. Une ving-
taine de cas d'usage ont été identifiés :
assistance aux développeurs, gestion
du backlog, automatisation de certaines
tâches... Notre mission consiste à prioriser
ces usages avec les décideurs, structurer
les rôles des parties prenantes, piloter les
projets, tester les solutions et orienter les
choix technologiques dans un environ-
nement où l'IA évolue très vite. L'objectif
affiché : un gain de productivité significatif
sur la roadmap en moins de deux ans.
Quels sont les facteurs qui
permettent à ces projets de produire
rapidement des résultats tangibles ?
La valeur métier doit guider les choix
dès l'origine. Mieux vaut concentrer les
efforts sur quelques cas d'usage ciblés,
assortis de gains mesurables, que mul-
tiplier les expérimentations ou déployer
des solutions insuffisamment cadrées.
Le passage à l'échelle exige par ailleurs
une préparation rigoureuse : qualité des
données, gouvernance IA, architecture
28
Aussi loin que vous voudrez...®
Avis d'expert
Not named
technique, sécurité, éthique et formation
des collaborateurs. Autant d'éléments qui
relèvent d'une véritable démarche d'in-
dustrialisation, nécessitant du temps et
de l'anticipation. L'implication des métiers
s'avère déterminante, tout comme la
capacité à s'appuyer sur des écosystèmes
spécialisés en conservant la souplesse
nécessaire pour s'adapter aux évolutions
rapides de ces technologies.
Qu'est-ce qui vous paraît
le plus prometteur parmi les usages
qui émergent ?
L'IA agentique représente sans doute l'évo-
lution la plus significative aujourd'hui. Là
où l'IA générative assiste les collaborateurs
sur des tâches ponctuelles, cette nouvelle
approche permet à des agents intelligents
d'enchaîner des actions, de collaborer
entre eux et de piloter des séquences
complètes de processus dans un cadre
défini par l'organisation. Ces approches,
encore récentes, supposent d'identifier les
bons processus à « agentifier », de définir
les règles, les garde-fous et les interac-
tions avec les systèmes existants. Elles
traduisent surtout une évolution profonde
dans la manière dont les clients envisagent
désormais la conduite de leurs activités et
la refonte de leurs processus métier.
RAPPORT ANNUEL 2025
29
Aussi loin que vous voudrez...®
L'Intelligence Artificielle
s'impose comme
le levier le plus
prometteur pour
la performance
des organisations.
Not named
LES MÉTIERS
30
Aussi loin que vous voudrez...®
Des centres de services
industrialisés
Les contrats de services récurrents liés aux infrastructures s'appuient sur des centres de services mutualisés
couvrant l'hébergement, les serveurs et applications, la gestion des postes de travail et le support utilisateur.
La Tierce-Maintenance Applicative (TMA) est quant à elle assurée par des structures dédiées.
18
450
CENTRES DE SERVICES
INFRASTRUCTURES
CONTRATS DE SERVICES
MANAGÉS INFRASTRUCTURES
ET CYBERSÉCURITÉ
7
CENTRES DE SERVICES
APPLICATIONS
Not named
RAPPORT ANNUEL 2025
31
Aussi loin que vous voudrez...®
Qualifications
de l'ANSSI : SecNumCloud,
Passi (Lpm), Pris et Pacs
Certification CERT
du Security Operation Center
Membre fondateur
Certification Hébergement
des Données de Santé
services d'infrastructures
ISO 27001 - Services managés
à partir des centres
de services infrastructures
Passi (Lpm) : Prestataire d'audit de la sécurité des systèmes d'information (Loi de programmation militaire) - Pris : Prestataire de réponse aux incidents de sécurité
Pacs : Prestataires d'accompagnement et de conseil en sécurité - CERT : Computer Emergency Response Team
11
6
CENTRES D'ACCOMPAGNEMENT
DES UTILISATEURS
• 1 900 professionnels
• 24h/24, 7j/7
• Multilingue
• Nanterre, Angers, Lille, Lyon, Nantes,
Bruxelles, Bucarest, Timisoara, Francfort,
Milan et Tunis
CENTRES DE SERVICES
SERVEURS ET APPLICATIONS
• 600 spécialistes
• Supervision, pilotage
• Ordonnancement, plan de production
• Gestion des mises en production
• Nanterre, Courbevoie, Lyon, Tours,
Bangalore et Singapour
1
CENTRE MUTUALISÉ
DIGITAL WORKPLACE
• Mastering, packaging
• Télédistribution
• Mises à jour, antivirus
• Nanterre
12
7
CENTRES
D'HÉBERGEMENT
• 18 000 virtual machines (VM) actives
• Provider Internet indépendant
• Tous opérateurs télécom
• Infrastructure télécom redondée
• 7 partenaires hébergeurs
(multi centres) à haut niveau
de certification (Tier 3+)
CENTRES DE TIERCE-
MAINTENANCE APPLICATIVE
• Tous ERP et applications
• Base de connaissances,
outils de tests, versioning
• Nanterre, Amiens, Angers, Bordeaux,
Levallois, Nantes et Orléans
Top 30 contrats
3,5M€/an en moyenne
170 contrats
0,6M€/an en moyenne
35 000
250 contrats
0,2M€/an en moyenne
2800
collaborateurs engagés
sur les contrats
11 millions
de dossiers traités (service
desk et support applicatif)
serveurs exploités
(tiers ou en propre)
350000
postes de travail
pris en charge
SERVICES MANAGÉS D'INFRASTRUCTURES
Not named
32
Aussi loin que vous voudrez...®
12,2%
POIDS DU PREMIER
CLIENT DANS LE
CHIFFRE D'AFFAIRES
SOCIÉTÉS OU ORGANISMES
PUBLICS FONT CONFIANCE
À NEURONES
Références et réalisations
Dans le cadre d'un accompagnement continu, ou alors pour des missions déterminées,
NEURONES apporte son expertise et une solide expérience à des sociétés qui créent de la valeur,
grâce à leur transformation et à l'intégration des technologies les plus récentes.
LES MÉTIERS
75%
1000
DES SOCIÉTÉS DU CAC40
ONT CHOISI NEURONES
PARMI LEURS PARTENAIRES
Not named
33
Aussi loin que vous voudrez...®
ÉNERGIE - UTILITIES -
SANTÉ
DELPHARM
EDF
ELSAN
ENGIE
EQUANS
GAZTRANSPORT ET TECHNIGAZ
INSTITUT PASTEUR
ORANO
REXEL
SERVIER
STAGO
SUEZ
TOTALENERGIES
VEOLIA
VYGON
SECTEUR
PUBLIC
AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT
APAVE
ASSEMBLÉE NATIONALE
AUTORITÉ DES MARCHÉS FINANCIERS
BANQUE DE FRANCE
CONSEIL DÉPART. DES HAUTS-DE-SEINE
ÉTABLISSEMENT FRANÇAIS DU SANG
LA POSTE
MINISTÈRE DE LA CULTURE
OCDE
PMU
RATP
RÉGION ILE-DE-FRANCE
SNCF
SOCIÉTÉ DES GRANDS PROJETS
SERVICES - BIENS
DE CONSOMMATION
ACCOR
ADEO (LEROY MERLIN…)
AIR FRANCE
AUCHAN
ELIS
KERING
KPMG
L'ORÉAL
LVMH
MCDONALD'S
NESTLÉ
RICHEMONT
SYSTÈME U
TRANSDEV
UNIBAIL
INDUSTRIE -
BTP
AIR LIQUIDE
AVRIL
BERGERAT MONNOYEUR
BOUYGUES
CHANTIERS DE L'ATLANTIQUE
EGIS
EIFFAGE
ERAMET
IMERYS
INVIVO
NEXITY
SAINT GOBAIN
SAFRAN
THALES
VINCI
BANQUES -
ASSURANCES
AXA
BNP PARIBAS
BPCE
CCF
CRÉDIT AGRICOLE
DIOT-SIACI
EURONEXT
GENERALI
GROUPAMA
INTER MUTUELLES ASSISTANCE
MACIF
MAIF
MALAKOFF HUMANIS
SOCIÉTÉ GÉNÉRALE
SWISS LIFE
TECHNOLOGIES - MÉDIA -
TÉLÉCOMMUNICATIONS
ALTICE
BOLLORÉ
BOUYGUES TELECOM
CLEAR CHANNEL
DASSAULT SYSTÈMES
LA FRANÇAISE DES JEUX
LEFEBVRE SARRUT
EUTELSAT
GÉNÉRALE DE TÉLÉPHONE
GROUPE M6
ODIGO
ORANGE
T-SYSTEMS
TV5 MONDE
VIVENDI
EXTRAIT DE LA LISTE DES RÉFÉRENCES
RAPPORT ANNUEL 2025
20%
Services/
Biens de consommation
20%
Énergie/Utilities/Santé
Secteur public
8%
13%
Industrie/BTP
Technologies/Média/
Télécoms
35%
Banques/Assurances
RÉPARTITION SECTORIELLE
DU CHIFFRE D'AFFAIRES 2025
RÉPARTITION DU CHIFFRE D'AFFAIRES
2025 (PRINCIPAUX CLIENTS)
20 premiers clients
56,8 %
10 premiers clients
45,8 %
5 premiers clients
36,4 %
4%
Premier client
12,2 %
Not named
LES MÉTIERS
Conseil
Pour un organisme paritaire
du secteur bancaire
Étude sur les compétences en
Responsabilité Sociétale des Entreprises
(RSE) pour évaluer les dispositifs en
place dans les établissements bancaires
et identifier les besoins complémentaires
pour l'ensemble des métiers et activités.
Les recommandations issues de cette
mission contribueront à accompagner
la transformation du secteur vers
une finance plus durable.
Applications
Pour un acteur majeur de l'énergie
Gain d'un marché-cadre de formation
numérique pour accompagner la
transformation des dispositifs existants.
Il prévoit le diagnostic de l'offre actuelle,
la conception pédagogique en ligne, le
déploiement d'outils digitaux et le
pilotage des projets. Ce contrat
pluriannuel induit également des options
renouvelables.
Infrastructures
Pour un courtier international
en assurance
Déploiement d'un dispositif mondial
(opérationnel 24h/24 et 7 j/7, fondé
sur le modèle « follow the sun »)
pour renforcer la cybersécurité et
protéger plus de 4 000 équipements.
Il regroupe un Centre de sécurité (SOC),
une équipe de réponse aux incidents
(CERT) et une cellule de renseignement
(CTI) pour détecter et traiter les menaces
en temps réel.
Applications
Pour une société publique
de distribution d'eau
Maintenance complète des systèmes
SAP ISU et OpenText, avec trois objectifs
clés : garantir la continuité du service
après le départ du prestataire précédent,
réaliser la mise à jour vers SAP S/4Hana
version 1909 et préparer la migration
vers Rise with SAP. Pour cet enjeu,
une équipe de huit consultants
spécialisés a été mobilisée.
Infrastructures
Pour un acteur majeur
du secteur bancaire
Mise en œuvre d'une organisation
unifiée du support utilisateurs afin
de rationaliser coûts et partenaires.
Le dispositif inclut un centre de services
de niveaux 1 et 2, réparti entre
la France, la Roumanie et l'Inde,
une assistance de proximité pour
11 sites et 1 450 agences, ainsi
qu'une logistique centralisée
et un support en visioconférence.
Conseil
Pour une compagnie d'assurance
Réflexion stratégique, dans le cadre du
renouvellement de son programme
décennal de transformation : analyse
des enjeux susceptibles de remettre en
question le modèle d'entreprise,
identification des réponses possibles
pour assurer la pérennité de la société
et rédaction du rapport de synthèse en
vue de sa présentation à l'Assemblée
Générale.
Infrastructures
Pour un leader des grands
projets d'infrastructures
Dans un contexte de transformation
technologique, mise en place d'une
infogérance complète couvrant les
serveurs, réseaux, applications et
postes de travail. Ce dispositif hybride
combine des outils d'automatisation
et la définition d'une trajectoire vers
le cloud dans le but de sécuriser
et fiabiliser les opérations.
Applications
Pour un grand organisme
lié à l'habitat
Des agents IA ont été déployés pour
superviser des dizaines de milliers
de dossiers de construction et
de réhabilitation, anticiper les échéances
et enrichir les dossiers administratifs.
Ce projet garantit un suivi financier fiable
tout en libérant les équipes, leur
permettant de piloter leurs dossiers
avec plus d'efficacité.
Conseil
Pour une banque privée
Accompagnement pour exploiter
pleinement les leviers d'évolution que
sont l'Intelligence Artificielle générative
et les canaux numériques. Ce projet
a couvert le cadrage, la conception et
le déploiement d'un assistant bancaire
IA visant à améliorer les échanges entre
les banquiers et leurs clients en France,
en Suisse et au Royaume-Uni.
34
Aussi loin que vous voudrez...®
Extrait des réalisations 2025
Not named
RAPPORT ANNUEL 2025
Infrastructures
Pour une institution publique
nationale
Dans le cadre de la modernisation
de ses outils numériques et de leur
migration vers le Cloud public : définition
d'une « feuille de route » technologique
et budgétaire, conception de la solution
cible, pilotage du projet pluriannuel
et déploiement des services Microsof
dans un environnement sécurisé
et certifié.
Applications
Pour un grand bailleur social
Dans l'objectif de moderniser
la gestion et le partage de l'information
à l'échelle de l'organisation : analyse
approfondie de l'existant, déploiement
d'une architecture décentralisée
permettant à chaque département
de gérer et valoriser ses propres
données, accompagnement des équipes
sur quatre ans.
Conseil
Pour une entreprise
de services en douane
Dans l'objectif d'accélérer son
développement et d'identifier des cibles
de croissance externe en Europe :
co-construction d'une vision stratégique,
analyses de marché et benchmarks,
élaboration du business case,
screening de plus de 3 000 entreprises
dans huit pays, priorisation de quarante
cibles et appui d'outils d'IA pour affiner
l'analyse.
Applications
Pour un groupe bancaire
Afin d'harmoniser les outils de
développement logiciel et d'en assurer
la cohérence sur le long terme : état
des lieux des applications existantes,
identification des obstacles, définition
d'un plan de transition et mise
en conformité des applications avec
les standards et bonnes pratiques
du groupe.
Conseil
Pour un groupe d'assurance
Dans l'objectif de définir une stratégie
à l'ère de l'Intelligence Artificielle
et de soutenir la croissance :
entretiens avec les dirigeants, analyses
prospectives, ateliers collaboratifs,
co-construction du plan stratégique,
animation de groupes de travail,
coordination transverse et intégration
de l'IA comme levier d'optimisation
des processus et des systèmes
d'information.
Infrastructures
Pour une société d'exploitation
autoroutière
Afin de sécuriser le fonctionnement
d'un système de péage sans barrière
physique et d'anticiper les moindres
dysfonctionnements : cartographie
de près de 30 000 alertes possibles,
élaboration de protocoles d'intervention,
formation des équipes, surveillance
continue 24h/24, 7j/7 et gestion
d'environ 800 incidents par mois.
Conseil
Pour un acteur de l'énergie
Afin de mettre en place deux outils de
gestion des données au service de la
performance interne et de la diffusion
d'informations fiables et conformes :
cadrage, définition de la feuille de route,
sécurisation du déploiement,
gouvernance, coordination des parties
prenantes, transformation des modes
de fonctionnement et accompagnement
des usages data et IA.
Applications
Pour un acteur du traitement
des déchets industriels
Dans le cadre de la modernisation
de ses logiciels de gestion financière :
migration vers SAP S/4Hana, refonte
de la comptabilité analytique pour
renforcer le pilotage de la performance
financière et sécurisation de la continuité
des opérations et de la fiabilité
des données comptables.
Infrastructures
Pour un leader de l'édition
juridique et fiscale
Dans le but d'améliorer la qualité et la
rapidité du traitement des demandes et
incidents informatiques, tout en
garantissant le respect des
engagements de service (SLA) :
définition de règles de gestion
et de processus sur ServiceNow,
structuration du catalogue de services
et suivi des délais d'intervention.
35
Aussi loin que vous voudrez...®
Not named
36
Aussi loin que vous voudrez...®
UN DÉVELOPPEMENT
RESPONSABLE
ET DURABLE
37 Un groupe socialement responsable
38 Une entreprise engagée
Not named
37
Aussi loin que vous voudrez...®
Le groupe estime qu'à terme, il y a une convergence certaine entre
l'objectif de performance financière et la prise en compte des cri-
tères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance.
Responsabilité Sociale et Environnementale
(RSE)
Pour la treizième année consécutive, le Rapport de durabilité
(pages 107 à 146), suivi de l'avis du vérificateur, traite des dimen-
sions environnementales, sociales et sociétales du groupe. Car
NEURONES est convaincu que la réussite passe par l'intégration
de toutes les parties prenantes de son écosystème : clients, sala-
riés, sous-traitants, prestataires, établissements d'enseignement,
Pouvoirs Publics, collectivités territoriales, acteurs de la société
civile et actionnaires.
Ce rapport s'inscrit dans une démarche volontaire d'amélioration
continue, outillée par :
• des indicateurs assortis de définitions précises,
• la vérification des processus et outils de remontée des données,
• la mise en place d'un bilan carbone à l'échelle du groupe.
Gouvernance
La gouvernance de NEURONES (pages 97 à 106) est conforme
aux principales recommandations du code MiddleNext des valeurs
moyennes.
Les rémunérations des dirigeants mandataires sociaux et les infor-
mations les concernant (pages 101 à 103) sont publiées confor-
mément aux préconisations de ce même code.
Un groupe socialement
responsable
La responsabilité sociale de l'employeur est une priorité ancrée dans la culture
de NEURONES. Portée par ses dirigeants et managers, elle est aussi, dans l'intérêt
de l'entreprise et de ses clients.
RAPPORT ANNUEL 2025
Not named
UN DÉVELOPPEMENT RESPONSABLE ET DURABLE
38
Aussi loin que vous voudrez...®
Une entreprise engagée
Depuis sa création en 1985, NEURONES s'est engagé à inscrire son développement dans une logique
responsable et durable, au bénéfice de l'ensemble de son écosystème.
NATIONALITÉS REPRÉSENTÉES
DANS LES EFFECTIFS
97
70
EMPLOIS NETS CRÉÉS EN 2025
(À PÉRIMÈTRE CONSTANT)
Not named
RAPPORT ANNUEL 2025
39
Aussi loin que vous voudrez...®
RECRUTEMENTS
(hors croissances externes)
PLAN DE FORMATION
(jours x stagiaires)
Vis-à-vis de ses collaborateurs
Les ressources humaines sont, de longue date, l'actif n°1 du
groupe. Depuis l'origine, NEURONES déploie une politique RH
ambitieuse et innovante, résolument tournée vers la diversité :
70 nationalités représentées, pluralité des parcours, intégration
aussi bien des débutants que des profils seniors, 450 apprentis,
stagiaires et alternants en 2025, 95 % de CDI…
Création d'emplois :
• créationnetted'emploischaqueannée(+97àpérimètreconstant
en 2025), au-delà des emplois générés chez les sous-traitants ;
• croissance et acquisitions gérées sans jamais recourir à un plan
social ;
• programme de reconversion à l'informatique et d'insertion des
jeunes diplômés.
Partage du capital :
• 290 chefs d'entreprise, cadres dirigeants et managers associés
au capital des sociétés qu'ils développent ;
• distribution d'actions gratuites aux collaborateurs les plus enga-
gés ;
• association régulière de nouveaux cadres clés dans leur société
et/ou au groupe.
Gestion des carrières :
• passerelles favorisées entre métiers et fonctions ;
• promotion interne privilégiée pour les postes de managers, diri-
geants et entrepreneurs ;
• procédure généralisée d'évaluation annuelle et d'entretiens plu-
riannuels.
Formation :
• actions soutenues en perfectionnement technique, reconver-
sion et management ;
• accès facilité aux centres de formation du groupe ;
• passage encouragé des certifications validantes (éditeurs, nou-
velles technologies…).
Cadre de travail :
• management favorisant l'empowerment et la construction de
carrières autonomes ;
• adaptation permanente des locaux, de leur agencement et de
leur décoration ;
• organisation décentralisée, permettant des décisions au plus
près des collaborateurs.
Le groupe promeut par ailleurs la diversité, l'égalité femmes-
hommes et s'efforce d'être handi-accueillant. Il a également mis en
œuvre le dispositif de la loi Sapin II de prévention de la corruption.
Vis-à-vis de ses clients
Dans une logique d'adaptation permanente aux besoins, l'amélio-
ration continue des offres de services est une pratique naturelle à
tous les niveaux du groupe.
Investissements industriels
En 2025, 10,3 M€ ont été consacrés principalement aux exten-
sions des centres de services - en France et à l'international - ainsi
qu'aux offres de cloud computing (matériels, logiciels et locaux
chez des hébergeurs tiers).
2010
1700
1860
1900
1610
2000
2650
2200
2430
2330
10800
8600
9100
9900
8400
8000
8900
9100
9900
NEURONES adhère
au pacte mondial
des Nations Unies
Six entités
en sont signataires
Dix entités métiers
en sont signataires
Une société du groupe
en est membre
Une filiale détient
le statut de « société
à mission » depuis 2021
11 800
Not named
UN DÉVELOPPEMENT RESPONSABLE ET DURABLE
40
Aussi loin que vous voudrez...®
Développement de la Qualité
• SecNumCloud pour l'une des filiales spécialisées dans le Cloud ;
• Hébergement de Données de Santé (HDS) pour trois entités ;
• ISO 27001 pour les trois sociétés du pôle Infrastructures dispo-
sant de leurs propres centres de services managés, avec audits
réguliers ISAE 34-02 ;
• ISO
9001 pour les trois principales sociétés du pôle
Infrastructures.
Adaptation permanente des offres
La création de sociétés (start-up, spin-off…) spécialisées et les
rapprochements avec des confrères aux compétences complé-
mentaires permettent de renforcer continuellement la qualité des
services et l'étendue des expertises proposées.
Vis-à-vis de ses sous-traitants
• les critères RSE sont intégrés dans l'évaluation des principaux
sous-traitants ;
• des salariés d'entreprises du secteur du travail protégé et
adapté sont associés aux équipes du groupe sur des contrats
récurrents, via des groupements momentanés d'entreprises
(GME).
Vis-à-vis des marchés et des actionnaires
Réinvestissement des profits
Longtemps réinvestis en totalité, les bénéfices font aujourd'hui
l'objet d'une mise en réserve régulière et délibérée, pour donner
au groupe les moyens de ses ambitions, indépendamment de la
conjoncture ou des conditions de financement.
Transparence financière
• Les résultats annuels et semestriels (audités) sont publiés dans
les dix semaines suivant la clôture de chaque période ;
• les principales données financières (non auditées) sont communi-
quées chaque trimestre ;
• une Lettre aux actionnaires est publiée deux fois par an depuis 2000.
Solidité conjoncturelle
La diversification du portefeuille d'activités et la récurrence de
certains métiers ont permis de traverser les années de décrois-
sance du marché sans détérioration majeure de la rentabilité et
sans réduction d'effectifs.
Vis-à-vis de l'environnement
Si la nature de ses activités place NEURONES dans la catégorie
des entreprises à faible impact environnemental direct, le groupe
agit néanmoins de façon volontariste :
• calcul de l'empreinte carbone du groupe ;
• recours à des datacenters à haute performance énergétique
(faibles PUE) ;
• déploiement de systèmes à faible consommation (éclairage, cli-
matisation…) ;
• recyclage systématique des consommables (toners, piles…) ;
• recrutement de proximité autour des centres de services, pour
limiter les déplacements domicile-travail ;
• développement de la visioconférence et facilitation du télétravail.
Trajectoire de
décarbonation du groupe
validée depuis 2024
Six entités du groupe
y participent
NEURONES répond
chaque année
à cette enquête ESG
Trois sociétés
médaillées en 2025
Trois entités
évaluées en 2025
10,3M€
INVESTIS EN 2025
DANS LE CLOUD COMPUTING
ET LES CENTRES DE SERVICES
61%
DES PROFITS DES 10 DERNIERS
EXERCICES MIS EN RÉSERVE POUR FINANCER
LES DÉVELOPPEMENTS FUTURS
Not named
RAPPORT ANNUEL 2025
41
Aussi loin que vous voudrez...®
Un parcours atypique,
façonné dès le départ par
une exigence particulière.
C'est à la Maison des Ailes,
un pensionnat militaire
réservé aux jeunes filles,
qu'ont pris racine en moi
la rigueur, l'esprit d'équipe et le sens du service. Entrer ensuite
à l'EPITA (École d'Ingénieurs spécialisée en Informatique), dans
un environnement alors très majoritairement masculin, a contri-
bué à forger une vraie résilience. Pendant près de vingt ans, j'ai
construit une expertise de terrain solide autour des bases de don-
nées, d'abord en ESN, puis chez un client final (un grand groupe
bancaire), au cœur d'environnements de production critiques.
En 2019, l'entité Cloud de NEURONES a proposé un virage vers
l'avant-vente, centré sur l'hébergement et l'infogérance mul-
ti-cloud. Un défi qui a permis d'élargir les connaissances au-delà
du domaine de prédilection. L'accompagnement de mes mana-
gers et la confiance accordée ont transformé cette transition en
véritable levier de progression. Depuis cinq ans, l'évolution se
poursuit au sein d'une équipe d'experts bases de données, avec
un périmètre que l'on peut qualifier de « couteau suisse » : pro-
duction, architecture, migrations, performance, pilotage, avant-
ventes et automatisation avec l'IA. Le rôle de Tech Lead DBA et
de référente sur les comptes stratégiques s'est naturellement
enrichi d'un volet d'encadrement technique.
Transmettre à mon tour, structurer et voir grandir des collabora-
teurs qui gagnent en autonomie : c'est ce qui donne aujourd'hui
le plus de sens à cet engagement. Dans le groupe, cette dyna-
mique trouve un écho naturel, portée par une culture où les rela-
tions humaines, fondées sur le respect et la confiance, consti-
tuent le socle d'un travail motivant et efficace — une conviction
que le groupe cultive au quotidien.
Formé à l'Iéseg à Lille, mon
parcours s'est d'abord
construit en Angleterre
puis au Luxembourg, dans
le Conseil en stratégie IT.
Des environnements exi-
geants, portés par une
forte culture du résultat et une proximité constante avec les
enjeux clients : une école formatrice qui apprend à la fois la
rigueur analytique et le sens du terrain. Parti du Consulting au
sens strict, l'évolution a conduit progressivement vers des fonc-
tions mêlant management, pilotage et développement commer-
cial, jusqu'à un rôle de senior manager.
En 2016, j'ai rejoint le groupe pour prendre la direction commer-
ciale d'une activité alors centrée sur les objets connectés, avec
un double objectif : développer l'activité et structurer l'offre. Le
marché ne présentant pas le potentiel escompté, il a fallu modi-
fier la feuille de route dès la fin de cette même année. Cela a per-
mis de fonder les bases d'une nouvelle entité experte en Data,
devenue société à part entière en 2019. Depuis, la dynamique de
croissance est soutenue, avec une ambition de 35 M€ en 2026,
entre Paris et Marseille.
Ce qui m'anime au quotidien, c'est autant la stimulation intellec-
tuelle de la data et de l'innovation que la dimension très concrète
du métier : comprendre les enjeux des clients, construire des
réponses utiles et rester proche du terrain. Évoluer au sein de
NEURONES, qui laisse une vraie autonomie tout en apportant
l'appui nécessaire, représente un équilibre précieux. Le cap
pour les prochaines années est clair : poursuivre la croissance,
renforcer la présence régionale et explorer de nouveaux relais
de développement, en cohérence avec l'ADN entrepreneurial du
groupe.
Des ambitions, des passions, des parcours...
Témoignages
Dans le groupe,
les relations humaines
constituent le socle
d'un travail motivant
et efficace.
Easwari,
Tech Lead et Expert DBA
(Cloud public, privé, hybride)
Chez NEURONES depuis 7 ans
NEURONES laisse
une vraie autonomie
tout en apportant
l'appui nécessaire.
Thibaud,
Directeur général
(Conseil Data)
Chez NEURONES depuis 9 ans
Not named
42
Aussi loin que vous voudrez...®
UN DÉVELOPPEMENT RESPONSABLE ET DURABLE
Après un Master 2 en
Gestion de patrimoine,
un stage au sein d'une
banque a révélé qu'une
autre vocation m'atten-
dait. Une reconversion de
deux ans dans une ESN a
ouvert les portes de l'écosystème SAP. Embauchée en tant que
Consultante junior dans une petite société, le rachat de cette
dernière par l'entité experte SAP de NEURONES a marqué l'en-
trée au sein du groupe, en 2016.
Les premières missions portaient sur la Tierce Maintenance
Applicative, une école riche en enseignements. Vint ensuite
l'intégration à des projets d'implémentation SAP, en France et
à l'étranger, sur le périmètre Achat-Vente. L'accompagnement
de la direction et l'investissement dans la montée en compé-
tences ont permis d'évoluer vers un poste de consultante senior.
Autonome dans mon domaine d'expertise, des responsabilités
managériales se sont ajoutées progressivement. Depuis trois
ans, je co-dirige un pool d'une vingtaine de consultants SAP fonc-
tionnels spécialisés en logistique, avec un management fondé
sur la proximité, l'encouragement et les opportunités données
aux collaborateurs.
Dans ce métier, chaque nouvelle mission est une remise en ques-
tion. Déroutant au premier abord, l'exercice est aussi source
d'une vraie satisfaction lorsqu'un projet devient une réalisation.
Mon souhait, pour la suite, est de contribuer à la transformation
de l'entreprise - notamment à travers le recrutement - et de ren-
forcer la position sur le marché SAP. Pour transformer l'opportu-
nité en impact, NEURONES offre un cadre solide : la force d'un
grand groupe, l'accès à des projets d'envergure et une culture de
confiance, de partage et de proximité.
En 1995, l'entité du groupe
spécialisée dans l'Accom-
pagnement des utilisa-
teurs m'a proposé une
mission de technicien sup-
port chez Microsof, qui
préparait alors la sortie de
Windows 95. L'ambiance y était stimulante et le sens du service
client, profondément ancré. En 1996, la branche IT du groupe,
souhaitant étoffer son équipe de spécialistes Windows, a ouvert
une nouvelle opportunité. Partagé entre la passion des systèmes
et réseaux et l'envie de transmettre, mon choix s'est porté par
la suite sur le département formation, comme consultant forma-
teur sur les technologies Microsof.
Chez NEURONES, on ne progresse pas par hasard, mais par
choix. À chaque étape du parcours, le désir d'apprendre et de
s'investir a guidé mes décisions. Aujourd'hui, chef de file sur les
environnements Microsof et les technologies Cloud, systèmes
et réseaux, mon expertise s'est élargie aux enjeux de cybersé-
curité, de gouvernance, de gestion des risques et de conformité
réglementaire, notamment en matière de RGPD. Une salle de for-
mation, c'est aussi un espace où se construit la confiance, indivi-
duelle et collective. Voir les collaborateurs gagner en autonomie
reste l'une des plus belles satisfactions.
Avec l'essor de l'Intelligence Artificielle, la technique seule ne
suffit plus : les organisations doivent mesurer pleinement les
risques et connaître leurs obligations. Je suis heureux de tra-
verser cette nouvelle mutation technologique et de continuer
à transmettre, dans le respect des valeurs qui m'ont toujours
porté : l'expertise, l'engagement et la loyauté. Plus de trente ans
après mon arrivée au sein du groupe, ce sentiment d'apparte-
nance ne s'est jamais démenti, bien au contraire.
Témoignages
Pour transformer
l'opportunité en impact,
NEURONES offre
un cadre solide.
Katia,
Consultante senior conseil
et Responsable de pool (SAP)
Chez NEURONES depuis 10 ans
Chez NEURONES,
on ne progresse pas
par hasard,
mais par choix.
Pascal,
Consultant Senior et Formateur
Expert (Formation IT)
Chez NEURONES depuis 30 ans
Des ambitions, des passions, des parcours...
Not named
RAPPORT ANNUEL 2025
43
Aussi loin que vous voudrez...®
Titulaire d'un Master 2 en
Droit des nouvelles tech-
nologies et d'un MBA en
Gestion des risques et
Cybersécurité
à
l'École
de Guerre économique,
c'est après quelques expé-
riences au sein de cabi-
nets de conseil que j'ai intégré en 2021 l'entité de NEURONES
spécialisée en Cybersécurité, en tant que Consultante.
Formée à la protection des données à caractère personnel, la
certification DPO a été obtenue peu après la prise de poste, pour
piloter les offres dédiées. En parallèle, mes missions couvrent
des sujets de résilience : conception et animation d'exercices de
gestion de crise d'origine cyber. En 2025, j'ai participé à l'exer-
cice national « REMPAR », organisé par l'ANSSI pour le compte
d'un client. La formation juridique, conjuguée à l'appétence pour
les enjeux de robustesse des systèmes, a également conduit à
contribuer au développement d'offres liées au règlement euro-
péen DORA sur la résilience opérationnelle numérique du sec-
teur financier. La certification PACS en préparation à la crise
cyber est venue renforcer cette expertise.
L'engagement en tant que réserviste au sein du Commandement
de la cyberdéfense (COMCYBER), rattaché au groupement de la
cyberdéfense des armées (GCA), nourrit également mes com-
pétences professionnelles à travers des exercices nationaux
comme ORION ou DEFNET. L'ambition d'excellence qui prévaut
au sein du groupe est, à mes yeux, un puissant facteur de moti-
vation : une exigence partagée qui pousse chacun à se dépasser.
Méthodologie rigoureuse, pédagogie et remise en question per-
manente sont les fils conducteurs d'une progression qui ne s'ar-
rête jamais.
C'est au sein de l'entité
alors spécialisée en Service
Desk que mon parcours
a débuté, d'abord comme
Solution Architect en
avant-vente dans le cadre
d'une alternance, puis en
tant que Bid Manager, en
charge du pilotage des réponses aux appels d'offres. Cette immer-
sion progressive a naturellement conduit vers ce qui allait devenir
le sujet central de l'entreprise : repenser les parcours des collabo-
rateurs pour en faire un avantage compétitif mesurable, en termes
d'adoption, de satisfaction et de retour sur investissement.
L'essor de l'Intelligence Artificielle a accéléré cette trajectoire.
J'ai lancé les premiers cas d'usage en interne, construit le pont
entre capacités techniques et enjeux commerciaux, puis struc-
turé la démarche à l'échelle. C'est ce rôle hybride, à la jonc-
tion de la stratégie, de la technologie et du marché, que j'exerce
aujourd'hui en tant que Chief AI Officer, avec trois missions : pilo-
ter la stratégie IA de l'entreprise, l'intégrer dans les prestations
de support comme dans le fonctionnement interne, et accompa-
gner les clients vers des résultats concrets et mesurables. Pour
cela, un pôle d'expertise transverse est en cours de structura-
tion pour passer de l'expérimentation au déploiement à l'échelle.
Ma conviction profonde : l'IA ne remplace pas l'expertise humaine,
elle l'élève. L'orchestration des intelligences humaine et artificielle
doit avoir pour seul résultat visible la sérénité digitale des colla-
borateurs. Chez NEURONES, la confiance accordée et l'autono-
mie laissée à chacun sont des valeurs fondamentales. Lorsqu'une
idée émerge, elle est entendue. Et cette ouverture crée un ter-
rain fertile pour transformer les convictions en projets innovants
et construire avec les clients des partenariats solides et durables.
L'ambition d'excellence
qui prévaut au sein
du groupe est
un puissant facteur
de motivation.
Sarah,
Consultante
(Cybersécurité)
Chez NEURONES depuis 4 ans
Chez NEURONES,
la confiance accordée
et l'autonomie laissée
à chacun sont des valeurs
fondamentales.
Pierre-Louis,
Chief AI Officer
(Accompagnement des utilisateurs)
Chez NEURONES depuis 10 ans
Not named
44
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT
D'ENREGISTREMENT
UNIVERSEL
ET RAPPORT
FINANCIER 2025
Not named
1
ACTIVITÉS_____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 46
1.1. Présentation générale ____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 46
1.2. Synthèse des activités____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 47
1.3. Détail des métiers___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 49
1.4. Marché et concurrence __________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 56
1.5. Organisation __________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 57
1.6. Stratégie de développement et d'investissement__________________________________________________________________________________________________________________________________ 58
1.7. Tableau de financement depuis l'introduction en Bourse______________________________________________________________________________________________________________________ 58
1.8. Évolution récente____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 60
1.9. Perspectives ___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 60
2
RISQUES_________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 61
2.1. Principaux risques, mesures de contrôle et de maîtrise _______________________________________________________________________________________________________________________ 61
2.2. Assurances ____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 63
2.3. Environnement de contrôle ___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 63
3
COMPTES CONSOLIDÉS___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 65
3.1. État de la situation financière consolidée ______________________________________________________________________________________________________________________________________________ 65
3.2. Compte de résultat consolidé ________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 66
3.3. Autres éléments _____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 67
3.4. Annexe aux comptes consolidés____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 69
3.5. Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés___________________________________________________________________________________________________ 84
4
COMPTES SOCIAUX______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 86
4.1. Bilan et compte de résultat sociaux _______________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 86
4.2. Annexe aux comptes sociaux_________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 88
4.3. Information sur les participations___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 94
4.4. Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes sociaux________________________________________________________________________________________________________ 95
5
GOUVERNEMENT D'ENTREPRISE___________________________________________________________________________________________________________________________________ 97
5.1. Composition du Conseil d'Administration ______________________________________________________________________________________________________________________________________________ 97
5.2. Fonctionnement du Conseil d'Administration ________________________________________________________________________________________________________________________________________ 98
5.3. Rémunérations et avantages des mandataires sociaux_______________________________________________________________________________________________________________________101
5.4. Assemblées Générales, délégations en cours______________________________________________________________________________________________________________________________________104
5.5. Conformité au Code Middlenext___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________105
6
RAPPORT DE DURABILITÉ __________________________________________________________________________________________________________________________________________________107
6.1. Informations générales ________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________107
6.2. Informations environnementales _________________________________________________________________________________________________________________________________________________________117
Changement climatique _______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________118
Taxonomie verte __________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________122
6.3. Informations sociales __________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________127
Effectifs de l'entreprise ________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________127
Effectifs de la chaîne de valeur ____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________135
6.4. Informations de gouvernance ______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________137
Conduite des affaires ___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________137
6.5. Rapport de certification _______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________143
6.6. Plan de vigilance __________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________146
7
ACTIONNARIAT ET ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE DU 4 JUIN 2026______________________________147
7.1. Capital social et répartition __________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________147
7.2. Politique de distribution des dividendes ______________________________________________________________________________________________________________________________________________149
7.3. Rapport de gestion présenté par le Conseil d'Administration______________________________________________________________________________________________________________149
7.4. Projet des résolutions à soumettre à l'Assemblée Générale Mixte du 4 juin 2026_____________________________________________________________________________158
8
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES______________________________________________________________________________________________________________________166
8.1. Informations statutaires et juridiques __________________________________________________________________________________________________________________________________________________166
8.2. Responsables du contrôle des comptes ______________________________________________________________________________________________________________________________________________166
8.3. Informations liées_________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________167
8.4. Tables de concordance_________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________168
GLOSSAIRE _________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________169
45
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Not named
46
Aussi loin que vous voudrez...®
1
ACTIVITÉS
1.1. PRÉSENTATION GÉNÉRALE
Identité et histoire
Avec 857 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025 et 7 200 collabora-
teurs en fin d'année, NEURONES figure parmi les cinq premiers groupes cotés
du secteur en termes de capitalisation boursière, aux côtés des Entreprises
de Services du Numérique et des sociétés de Conseil en Technologies.
(en millions d'euros)
Capitalisation
(31/12/2025)*
Chiffre d'affaires
monde 2025
1
Capgemini
24 172
22 470
2
Sopra Steria
3 177
5 648
3
Alten
2 561
4 099
Wavestone **
1 385
944
5
NEURONES
1 047
857
6
Atos
974
8 001
7
Aubay
733
602
8
Assystem
669
657
9
Sword
343
358
10 Infotel
295
295
*
dont sociétés de Conseil en Technologies (Alten, Assystem...).
** chiffre d'affaires (12 mois) au 31/03/2026.
Sources : communiqués sociétés et Euronext.
Fondé ex nihilo en 1985, le groupe affiche depuis lors une progression
soutenue, avec un taux de croissance annuel moyen supérieur à 10 % sur
61,6
les vingt derniers exercices.
53,7 *
Son développement repose sur un modèle alliant créations et acquisitions
ciblées d'entreprises spécialisées. Chaque entité dispose d'un position-
nement métier différencié, d'un savoir-faire technique reconnu et d'une
identité commerciale propre. Elles ont vocation à conquérir, avec ambition
et méthode, une position significative sur leurs marchés respectifs, tout
en maintenant un niveau de service élevé et une gestion rigoureuse des
coûts de structure. Une organisation transverse dédiée assure la coordi-
nation des entités engagées sur des projets communs et pilote la relation
globale avec les clients stratégiques du groupe.
Ce socle opérationnel solide permet à NEURONES de soutenir sa crois-
sance organique, tout en menant une politique de croissance externe,
centrée sur l'intégration de sociétés aux activités similaires ou complé-
mentaires, dans une logique de création de valeur à long terme.
Depuis son introduction en Bourse en mai 2000, le groupe a réalisé une
vingtaine d'acquisitions significatives, qui représentent aujourd'hui envi-
ron un tiers de son chiffre d'affaires.
Évolution des chiffres clés
2016
(en millions d'euros)
2017
2018
2019
2020
2021
2022
2023
2024
2025
Chiffre d'affaires
446,8
485
490,1
510,1
524,5
579,9
665,4
741,2
810,4
857,2
Résultat opérationnel
42,5
44,9
46
53,7
51,9
61,6
72,9
75,9
77,9
75,6
Taux de résultat opérationnel
9,5 %
9,3 %
9,4 %
10,5 %
9,9 %
10,6 %
11 %
10,2 %
9,6 %
8,8 %
Résultat net
29
31,6
29,6
35,2
35
42,9
51,8
58,6
63,2
61,9
Taux de résultat net
6,5 %
6,5 %
6 %
6,9 %
6,7 %
7,4 %
7,8 %
7,9 %
7,8 %
7,2 %
Résultat net part du groupe
25,2
27,3
26
30,8
30,9
37,7
44,3
49,4
52,5
52,1
Effectif fin d'exercice
5 044
5 028
5 160
5 372
5 589
5 869
6 406
6 749
7 087
7 208
Notes :
- Depuis 2018, application de la norme IFRS15 (comptabilisation de la seule marge brute en chiffre d'affaires pour les achats/reventes d'équipements et logiciels du marché). Sa mise en œuvre a eu pour effet
une baisse du chiffre d'affaires d'environ 10 M€ par an (sans impact sur le résultat opérationnel).
- Depuis 2019, la norme IFRS16 (retraitement en dettes des contrats de location) est appliquée. La charge retenue dans les comptes (amortissement des droits d'utilisation + charge financière IFRS16) a été
régulièrement supérieure aux loyers réglés. Progressivement, un passif s'est ainsi formé et s'élève à 2,6 M€ fin 2025. Ce passif constitue un boni latent.
- Le seul taux d'Impôt sur les Sociétés en France a connu une baisse régulière de 2016 (33,33 %) à 2022 (25 %). Depuis lors, il est resté stable. Comptabilisée en Impôt sur les Résultats, la CVAE a, elle-même,
diminué de moitié en 2021, à nouveau de moitié en 2023 et d'un quart du solde en 2024 (pour s'établir à 1,4 millions d'euros). La CVAE est restée stable en 2025.
1
Activités
Chiffre d'affaires consolidé
(en millions d'euros)
* Changements de périmètre (23 M€ de CA cédés).
L'adoption de la norme IFR15 fait baisser d'environ 10 M€ le CA annuel à partir de 2018.
* Y compris plus-value de cession de (4,6 M€).
Résultat opérationnel
(en millions d'euros)
75,9
Chiffres clés
4
447
485*
490*
510*
525
580
665
741
810
44,9
42,5
46
51,9
72,9
77,9
857,2
75,6
Not named
47
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
1.2. SYNTHÈSE DES ACTIVITÉS
NEURONES, acteur engagé
dans la transformation digitale
Dans un contexte marqué par l'émergence de technologies de plus en
plus performantes et leur appropriation rapide par de nouveaux acteurs
dits "disruptifs", l'investissement dans le digital s'est imposé comme une
priorité pour la quasi-totalité des acteurs économiques. Cette dynamique
s'est accélérée avec la généralisation des différentes formes de travail à
distance.
La transformation digitale regroupe l'ensemble des projets par lesquels les
entreprises mobilisent les technologies numériques afin de concevoir ou
repenser leurs offres, digitaliser le "parcours client" (UX/UI, applications
mobiles, plateformes, marketing digital), exploiter les objets connectés et
les données massives (analytics, business intelligence…), et améliorer leurs
processus opérationnels et de support : BPM, ESB, RPA, dématérialisation
(les principaux acronymes et termes techniques sont précisés dans le
glossaire figurant à la fin du présent document).
Elle constitue également un levier majeur pour les directions
informatiques, en leur permettant d'accélérer la mise en production de
nouvelles applications et d'optimiser le "time-to-market". Les cycles
de développement s'inscrivent désormais dans des logiques itératives,
favorisant l'amélioration continue des applications. Dans ce contexte, se
sont largement diffusées :
• les méthodes Agiles et l'usage de nouveaux outils de développement ;
• la mise en place de chaînes DevOps permettant des mises en production
quasi continues de nouvelles versions ;
• l'adoption
généralisée de solutions de cloud computing, ainsi que
l'automatisation croissante des infrastructures informatiques.
Parallèlement au développement de nouvelles applications, les grandes
organisations doivent continuer à exploiter des patrimoines applicatifs
("legacy"), souvent conséquents, construits au fil du temps à partir de
technologies hétérogènes. Leurs directions informatiques sont ainsi
amenées à faire coexister des modes de fonctionnement traditionnels
(études, intégration, production) avec des organisations adaptées aux
exigences du digital, tel que décrit ci-dessus.
La révolution de l'Intelligence Artificielle (IA)
Souvent présentée comme la transformation technologique la plus
structurante depuis l'essor d'Internet, l'Intelligence Artificielle (IA), et
en particulier l'IA générative, ouvre de nouvelles perspectives pour les
Services Numériques.
En 2025, les activités liées à l'IA, tant pour les clients que pour les
processus internes, connaissent une accélération marquée.
S'agissant des clients de NEURONES, l'IA est déjà un vecteur de
développement du chiffre d'affaires, avec notamment :
• des missions de Conseil : identification de cas d'usage à fort enjeu,
accompagnement à la mise en œuvre de solutions adaptées… ;
• des applications en Développement informatique : rétro-documentation,
migration de code, déploiement d'outils tels que GitHub Copilot,
génération de code, notamment à destination des utilisateurs-non
développeurs ;
• la conception d'architectures basées sur des modèles de langage (LLM),
*
intégrant des mécanismes d'accès sécurisé aux données internes (RAG,
gestion des contextes, etc.) et garantissant leur confidentialité ;
• des solutions de Support utilisateurs, incluant le déploiement d'agents
*
conversationnels et vocaux (Genesys), ainsi que l'amélioration des bases
de connaissances (KM) nécessaires à leur performance ;
• des offres d'infrastructure dédiées (LLM as a Service), reposant sur la
*
mise à disposition, des clients finaux et des éditeurs, de ressources
logicielles et matérielles (notamment GPU) au sein d'environnements
sécurisés de type PaaS, comme avec la plateforme SecNumCloud du
groupe.
S'agissant des process internes, l'IA constitue un levier significatif
d'amélioration de la productivité. Les assistants d'IA - et, à terme, les
systèmes d'IA agentique - permettent d'automatiser certaines tâches ou
de produire des premières versions de contenus de qualité, nécessitant
néanmoins validation et ajustements. Dans certains cas, les gains de
temps globaux, incluant les phases de relecture et d'optimisation, peuvent
atteindre 50 %. Le passage à l'échelle suppose toutefois des volumes
suffisants et des gains unitaires significatifs.
Les principaux processus concernés sont notamment :
• le développement informatique : avec un usage désormais généralisé de
l'IA par tous les ingénieurs ;
• les activités d'avant-vente : analyse d'appels d'offres, assistance à la
rédaction de propositions ;
• le pilotage de projets au forfait : production de documentation, dispositifs
de gouvernance ;
• l'assistance technique : reformatage des CV, appariement entre profils
et besoins clients ;
• l'exploitation
des infrastructures et la cybersécurité : supervision,
traitement des alertes, SOC, contrôles récurrents, documentation ;
• la mise à disposition d'une plateforme interne d'assistants multi-LLM
(incluant notamment Microsoꢀ Copilot, ChatGPT, Gemini, Claude ou
Mistral).
Certains de ces projets sont détaillés dans les sections consacrées aux
différents métiers.
Le déploiement à grande échelle des technologies d'IA implique de relever
plusieurs défis :
• la garantie de la confidentialité et de la sécurité des données ;
• la fiabilité et l'accessibilité des réponses produites ;
• l'adhésion des collaborateurs et leur appropriation des outils ;
• la maîtrise des coûts et l'évaluation du retour sur investissement ;
• la disponibilité d'infrastructures data et IA robustes ;
• le respect des exigences éthiques et réglementaires : transparence
des modèles, gestion des biais, conformité au RGPD, gouvernance des
données.
À
mesure que ces technologies se diffusent, leurs perspectives
apparaissent particulièrement prometteuses. Des interrogations subsistent
chez certains observateurs et investisseurs quant aux évolutions qu'elles
pourraient induire pour les Entreprises de Services Numériques et les
éditeurs.
Pôles d'activité
Sous l'effet du développement des approches Agile / DevOps et du cloud,
la distinction entre services applicatifs et gestion des infrastructures tend
progressivement à s'estomper. À moyen et long terme, les infrastructures
devraient être de plus en plus automatisées ("infrastructure as code"),
conduisant à une évolution des profils, avec une part croissante de
compétences en développement.
Dans ce contexte, la présentation du chiffre d'affaires de NEURONES selon
trois pôles - Infrastructures, Applications et Conseil - demeure toutefois
la plus pertinente. Elle correspond aux pratiques du marché et garantit
surtout la comparabilité avec les exercices antérieurs.
Services applicatifs
* Chiffres d'affaires contributifs 2025.
Conseil
Services
d'infrastructures
Not named
48
Aussi loin que vous voudrez...®
1
ACTIVITÉS
Les parts relatives de chacun des pôles ont connu l'évolution suivante :
Répartition par pôle d'activité
2021
(en millions d'euros)
2022
2023
2024
2025
CA
%
CA
%
CA
%
CA
%
CA
%
Services d'Infrastructures
380,6
66 %
419,5
63 %
468,5
63 %
499,8
62 %
518,1
60 %
Services Applicatifs
167,2
29 %
200,5
30 %
219,5
30 %
257,5
32 %
290,1
34 %
Conseil
32,1
5 %
45,4
7 %
53,2
7 %
53,1
6 %
49
6 %
TOTAL CHIFFRE D'AFFAIRES
579,9
100 %
665,4
100 %
741,2
100 %
810,4
100 %
857,2
100 %
Les activités de Services Numériques (pôles Infrastructures et Applications), soit 94 % du chiffre d'affaires, se décomposent ainsi :
Type d'activité réalisée
Domaine du Système d'Information
Infrastructures
Applications
Conception/Intégration ("design/build")
Architecture, projets, migrations, déploiements
Cybersécurité (audits, conseil, Cert)
Conception d'applications, intégration
de progiciels, développement applicatif, tests
Exploitation/services récurrents ("run")
Services managés, infogérance, service desk,
hébergement, cloud computing,
Cybersécurité (Soc, Threat Intelligence)
Support et Tierce-Maintenance Applicative
Business Process Outsourcing
Activités par zone géographique
Le chiffre d'affaires (produit) et les effectifs salariés par zone géographique s'analysent comme suit :
Modes d'intervention, récurrence
L'ensemble de l'activité se ventile, en fonction de sa récurrence et de son mode
d'intervention (prestations au forfait ou en régie), comme indiqué ci-après :
47%
Assistance
technique simple
(unitaire ou groupée)
17%
Conseil/Projets/
Forfaits d'intégration
36%
Services récurrents
avec maîtrise d'œuvre
et engagements de résultat
Les services récurrents, avec maîtrise d'œuvre et engagements de résultat,
sont des contrats pluriannuels et concernent les deux pôles :
• Infrastructures : Services Managés,
• Applications : Tierce Maintenance Applicative (TMA).
Chiffre d'affaires
31%
Régions
8%
19%
International
International
61%
52%
Ilsnécessitentl'interventiond'équipesavant-ventesolides, unencadrement
important, un contrôle de gestion rigoureux et des interventions ponctuelles
d'experts : audit du contrat, recherche d'améliorations de la qualité de
service et de la rentabilité. Ces marchés, signés pour des périodes initiales
de trois ou cinq ans, sont renouvelables formellement ou tacitement. Leur
durée moyenne constatée est donc souvent plus longue.
Les missions d'assistance technique et certains projets, s'étendant sur
plus de douze mois, sont considérés comme récurrents.
Par convention, l'ensemble du Conseil est considéré comme étant une
activité de projet, non récurrente.
Globalement, le taux de récurrence du chiffre d'affaires est estimé à
environ 70 %.
L'analyse des modes d'intervention provient des systèmes de gestion
d'affaires des différentes entités. Elle n'est pas issue du système de
consolidation comptable. L'information ci-dessus est donc donnée à titre
indicatif.
Effectifs
29%
Régions
Ile-de-France
Ile-de-France
Not named
49
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Métiers du pôle Services d'Infrastructures
Cloud, gestion d'infrastructures, DevOps
(en millions d'euros)
2024
2025 25/24
CHIFFRE D'AFFAIRES
196,9
200,8
+ 2 %
Contexte
Les métiers du groupe ont évolué au rythme de l'enrichissement continu des
solutions en matière d'infrastructures. Aux architectures traditionnelles,
s'ajoute désormais un recours croissant aux différentes formes de cloud
(public, privé, hybride, multi-cloud, SaaS…).
Les cas d'usage du cloud public se sont progressivement structurés :
• pour
leurs nouveaux développements ("cloud native"), les grands
comptes tirent parti de la richesse fonctionnelle des dizaines de services
proposés pas les grands acteurs du cloud public (exemple : bases de
données managées) ;
• les start-ups et certaines sociétés de technologie, dépourvues d'héritage
informatique (et donc "digital native"), privilégient, elles, naturellement
le cloud public ;
• les applications soumises à des pics de charge (commerce électronique,
streaming vidéo…) constituent également des candidates naturelles
pour le cloud public ;
Répartition des salariés
2021
(fin d'exercice)
2022
2023
2024
2025
Effectifs
%
Effectifs
%
Effectifs
%
Effectifs
%
Effectifs
%
Ile-de-France
3 587
64 %
3 588
61 %
3 728
58 %
3 731
55 %
3 939
56 %
Régions
1 258
23 %
1 381
23,5 %
1 680
26 %
1 872
28 %
1 910
27 %
International
744
13 %
900
15,5 %
998
16 %
1 146
17 %
1 238
17 %
TOTAL EFFECTIF
5 589
100 %
5 869
100 %
6 406
100 %
6 749
100 %
7 087
100 %
Hors de France et au 31 décembre 2025, les effectifs salariés étaient ainsi répartis : Tunisie (566 p.), Roumanie (470 p.), Italie (157 p.), Belgique (53 p.),
Inde (46 p.), Singapour (40 p.), Allemagne (30 p.), Suisse (23 p.), Luxembourg (10 p.), Liban (8 p.), Hong Kong (3 p.) et États-Unis (2 p.). Pour moitié, ils
réalisent, dans des centres de services, des prestations commandées par des clients situés en France. Par ailleurs, dans le cadre de contrats globaux, le
groupe fait intervenir des partenaires dans une vingtaine de pays.
1.3. DÉTAIL DES METIERS
Métiers constitutifs des pôles
Les pôles d'activité regroupent plusieurs métiers, couvrant à la fois les phases de conception et d'intégration, ainsi que les activités récurrentes. Chaque
métier est porté par une ou plusieurs sociétés dédiées, ce qui permet au groupe de s'appuyer sur une structure juridique claire calquée sur son organisation
opérationnelle. Les participations minoritaires sont exclusivement entre les mains des dirigeants et cadres des filiales, véritables entrepreneurs associés.
Les données présentées dans les pages suivantes correspondent à la contribution de chaque activité au chiffre d'affaires consolidé, après élimination des
opérations intra-groupe. Elles ne reflètent donc pas les chiffres d'affaires sociaux des entités juridiques au sein desquelles ces activités sont exercées.
Pôle
Métiers
Services d'Infrastructures
• Cloud, gestion d'Infrastructures, DevOps
• Cybersécurité
• Accompagnement des utilisateurs
• IT service management, gouvernance du Système d'Information, automatisation
Services Applicatifs
• Digital, UX/UI, Agile, DevOps, mobilité, Data,
• Intégration et Infogérance SAP
• Gestion de contenu (ECM, GED), gestion de process (BPM, RPA), dématérialisation
• Conseil IT pour la finance, big data, IA, blockchain
• Formation informatique et accompagnement du changement
Conseil
• Conseil en stratégie
• Conseil en management et transformation numérique
• Conseil en marketing digital
• Conseil en transformation RH
• les environnements de développement et de test, caractérisés par des
charges non critiques, se prêtent particulièrement aux modèles de fac-
turation à l'usage du cloud public ;
• une présence internationale favorise le recours à des plateformes
globales disposant de centres de données répartis sur plusieurs
continents ;
• plus largement, l'externalisation des infrastructures permet de réduire
les investissements (passage du Capex à l'Opex) et de limiter en consé-
quence les ressources dédiées à leur gestion.
Parallèlement, les grands comptes poursuivent l'automatisation de leurs
clouds privés, qui hébergent encore la majorité de leurs applications. Les
infrastructures de nouvelle génération (PaaS – Platform as a Service)
offrent désormais des fonctionnalités comparables à celles du cloud
public, notamment via l'automatisation de l'allocation des ressources
(API – Application Programming Interface) et l'utilisation de plateformes
intégrées de gestion (CMP – Cloud Management Platform).
Dans ce contexte, les entreprises, qui réalisent en permanence de nou-
veaux développements applicatifs (banques, assurances, plateformes
numériques), généralisent l'usage des chaînes DevOps, intégrant envi-
ronnements de développement, industrialisation logicielle, déploiement
continu, automatisation et conteneurisation.
Not named
50
Aussi loin que vous voudrez...®
1
ACTIVITÉS
Enfin, les solutions en mode SaaS-Soꢀware as a Service poursuivent leur
progression, en transférant aux éditeurs la gestion des infrastructures et
des enjeux de sécurité.
Services du groupe
Ils accompagnent naturellement l'élargissement du marché.
i) Cloud public
L'accompagnement à la migration vers le cloud public constitue une acti-
vité significative, structurée autour de plusieurs étapes :
• une analyse approfondie du patrimoine applicatif, visant à évaluer l'éli-
gibilité des applications et à éviter des migrations inefficaces (telles que
le transfert, dans leur état initial, de machines virtuelles) ; cette phase
conduit souvent à rationaliser ou refondre certaines applications ;
• la préparation de la "zone d'atterrissage", correspondant à l'environne-
ment cible destiné à accueillir les applications et les données.
Une fois la migration réalisée, les prestations portent notamment sur
l'optimisation des coûts (FinOps) facturés par les fournisseurs de cloud
public et surtout sur des services managés, dont le volume reste toutefois
inférieur à celui des environnements privés.
ii) Cloud privé
L'automatisation des clouds privés constitue également un axe majeur,
avec des interventions portant sur :
• les déploiements automatisés et l'orchestration des infrastructures ;
• la mise à disposition de services en libre-service ;
• la conception d'architectures virtualisées et entièrement pilotées par
logiciel ;
• l'intégration de solutions de conteneurisation.
Le groupe exploite par ailleurs ses propres infrastructures cloud privées,
proposées sous forme de services intégrés incluant hébergement, res-
sources et exploitation. Ce modèle repose sur des partenariats avec des
opérateurs de centres de données, l'acquisition d'équipements, ainsi que
des dispositifs d'optimisation et de sécurisation.
À ce titre, le cloud opéré par une filiale spécialisée bénéficie de la qualifica-
tion "SecNumCloud" délivrée par l'autorité nationale compétente (l'Agence
Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information - ANSSI), attestant
d'un haut niveau de sécurité et de souveraineté et accordée à moins d'une
demi-douzaine de prestataires.
Les clouds privés du groupe sont par ailleurs certifiés pour l'hébergement
de données de santé (HDS).
iii) Prestations spécialisées
En complément des offres ci-dessus, sur site ou à distance, NEURONES
dispose de l'ensemble des compétences nécessaires à l'exploitation et
à la production informatique : pilotes, analystes d'exploitation (support,
pilotage, préparation), ingénieurs de production, ingénieurs systèmes,
chefs de projet production, architectes datacenters et profils PMO (Project
Management Office). Ces spécialistes maîtrisent Unix et Windows, les
ordonnanceurs du marché, les outils de supervision ainsi que les outils de
sauvegarde. La bonne intégration des applications en exploitation (mise au
point des traitements et des contrôles, documentation) et l'efficacité dans
la gestion des changements restent les principaux facteurs clés de succès.
La gestion récurrente des infrastructures est proposée selon différentes
modalités : missions simples d'assistance technique (unitaires ou grou-
pées), exploitation complète avec maîtrise d'œuvre et engagements de
niveaux de service. Les prestations sont réalisées soit sur site client, soit
à distance, à partir des centres de services du groupe, ou encore en mode
hybride (sur site et à distance).
Activités liées à l'Intelligence Artificielle :
• Gestion de la plateforme technique interne multi-LLM
de génération d'assistants personnalisés.
• Mise au point d'assistants IA avec des key users.
• Location de GPU installées dans la plate-forme SecNumCloud.
• Test et intégration de moteurs d'IA dans l'analyse prédictive
de l'exploitation informatique.
Cybersécurité
(en millions d'euros)
2024
2025 25/24
CHIFFRE D'AFFAIRES
27,5
29,4
+ 7 %
La demande en cybersécurité s'inscrit dans une dynamique structu-
relle de croissance. L'ouverture accrue des systèmes d'information, le
renforcement des exigences réglementaires européennes (NIS2, Dora,
Cyber Resilience Act), ainsi que les enjeux géopolitiques et de souverai-
neté numérique, contribuent à cette tendance. L'essor de l'Intelligence
Artificielle génère par ailleurs évidemment de nouveaux risques et besoins
en matière de protection.
Dans ce contexte, le marché se caractérise par une forte tension sur les
ressources disponibles.
Prestataire d'Audit de la Sécurité des Systèmes d'Information (PASSI,
environ quarante acteurs en France qualifiés par l'ANSSI), Prestataire de
Réponse aux Incidents de Sécurité (PRIS, seulement quatre spécialistes
labélisés par l'ANSSI), Prestataire d'Accompagnement et de Conseil en
Sécurité (PACS sur l'ensemble des quatre expertises), l'entité cybersécu-
rité du groupe assure les missions complémentaires suivantes :
• conseil : accompagnement global en matière de sécurité informatique,
définition de politiques, sensibilisation, conformité,
• intégration de solutions : antivirus, EDR (détection et réponse aux
menaces sur les terminaux), SIEM (gestion de l'information et des événe-
ments de sécurité), sensibilisation au phishing, logiciels d'antiphishing,
scan de vulnérabilités, patch management...,
• services managés : SOC (centre de surveillance sécurité), CERT (centre
de réaction aux attaques informatiques) et Threat Intelligence (rensei-
gnement sur les menaces),
• évaluation : audits et tests d'intrusion.
Les outils utilisés dans les Centres de Services font l'objet d'évolutions régu-
lières et intègrent désormais des fonctionnalités d'Intelligence Artificielle.
Les équipes de remise en état des systèmes d'information suite à une
attaque (CERT) interviennent sur plusieurs dizaines de sinistres annuels.
Activités liées à l'Intelligence Artificielle :
• Intégration systématique de l'IA dans les process des différents
centres de services managés cyber.
Accompagnement des utilisateurs
(en millions d'euros)
2024
2025 25/24
CHIFFRE D'AFFAIRES
239,4
249,7
+ 4 %
L'évolution des modes de travail et la généralisation des environnements
numériques placent désormais l'"expérience collaborateur" au cœur des
priorités des entreprises, tant en matière d'engagement, que d'attractivité :
• pour les collaborateurs, chaque moment important - recrutement, inté-
gration, formation, collaboration - devient déterminant pour renforcer
leur sentiment d'appartenance à l'organisation et donc leur niveau
d'engagement au travail,
• pour les employeurs, leur image et leur attractivité sont sources de
compétitivité.
Not named
51
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Dans ce contexte, les équipes sont considérées comme des "clients
internes", avec un objectif de fluidité, de personnalisation et d'efficacité
des usages numériques.
Les services portent sur :
• la totalité de l'environnement ("digital workplace") : les postes de travail,
les solutions de mobilité et de collaboration ainsi que le support des
applications métiers :
- service desk technique et fonctionnel,
- adoption et assistance aux nouveaux usages,
- support de proximité, espace et conciergerie IT,
- ingénierie du poste de travail et des infrastructures ("on premise" ou
"cloud") sur l'ensemble des technologies,
- logistique et déploiement ;
• l'ensemble des moments clefs du collaborateur dans son parcours
en entreprise : "onboarding", montée en compétence, travail hybride,
mobilité, partage des connaissances… ;
• l'intégralité du cycle de vie des projets :
- conseil en tant qu'architecte de l'expérience employé,
- projets de transformation et d'amélioration,
- infogérance avec engagements de résultats.
L'organisation des services repose sur des dispositifs industrialisés
incluant :
• un réseau de 12 centres de services interconnectés en Europe et en
nearshore,
• des équipes réparties dans plus de 20 pays,
• un
centre d'excellence dédié
à l'intégration des innovations
technologiques.
Les utilisateurs bénéficient ainsi :
• d'une assistance omnicanale : téléphone, e-mail, Teams, chat interactif,
chatbot, voicebot, web call back, espace digital multi-services, plate-
forme de self-services…,
• d'une disponibilité étendue (7j/7 et 24h/24) et dans plus de vingt-cinq
langues,
• d'un
périmètre technique et fonctionnel large : postes de travail,
infrastructures, applications, processus métier,
• depuis des terminaux performants, modernes sécurisés et administrés
de manière unifiée (tablette, smartphone, laptop…).
Les Directions informatiques et du digital bénéficient quant à elles :
• de la practice "Knowledge Management" pour capitaliser les connais-
sances techniques et applicatives, les processus et les règles de gestion
métier, en valorisant et partageant ainsi l'information et le savoir ;
• du
département "Accompagnement au Changement" pour faciliter
l'adoption des nouvelles solutions et des nouvelles pratiques digitales ;
• des meilleures expertises technologiques sur les solutions performantes
au travers de solides partenariats (Microsoꢀ, Apple, AWS, Service Now,
Nexthink, Interact, Lookout…) ;
• de plans d'amélioration continue, s'appuyant notamment sur les bonnes
pratiques ITIL, visant à réduire l'incidentologie et à développer l'autono-
mie des employés : auto-assistance ("selfhelp"), robots ("chat bots"),
solution de monitoring proactif de l'expérience utilisateur et outils de
RPA (Robotic Process Automation) ;
• de plans de progrès (issus de près de 30 années de retours d'expérience
avec plus de 200 clients) qui permettent des gains de productivité de
20 % à 25 % en deux à trois ans. Ils sont alors partagés équitablement
avec les clients, sous forme d'une diminution de redevance ou d'une
évolution du niveau de service.
Activités liées à l'Intelligence Artificielle :
• Intégration d'IA dans le voicebot de Genesys (20 % des clients
l'utilisent déjà).
• Mise en œuvre d'agents conversationnels personnalisés.
• Optimisation des bases de Knowledge Management (KM) pour une
IA plus efficace.
IT Service Management, gouvernance du système d'information,
automatisation
(en millions d'euros)
2024
2025 25/24
CHIFFRE D'AFFAIRES
36
38,2
+ 6 %
Les prestations concernent la gestion des services et des actifs d'une direc-
tion informatique (IT Service Management – ITSM). Les missions réalisées
améliorent la maîtrise des coûts et structurent les services IT, afin d'augmen-
ter leur qualité et la satisfaction des utilisateurs du système d'information.
Les interventions réalisées se répartissent ainsi :
• conseil : définition d'organisation et mise en place de processus ITIL,
benchmark,
• assistance à maîtrise d'ouvrage : cadrage de projets, rédaction de cahiers
des charges, conduite du changement,
• pilotage opérationnel de processus et gestion de projets IT,
• mise en œuvre de solutions progicielles (ServiceNow, EasyVista…) d'ITSM
et de gestion de portefeuilles de projets,
• Tierce Maintenance Applicative.
L'offre a été enrichie dans les domaines complémentaires suivants :
• gestion du cycle de vie des applications (ALM) : mise en place d'outils de
tests de disponibilité, performance et charge des applications (HP Load
Runner…),
• gestion des opérations IT : mise en place d'outils d'orchestration et d'au-
tomatisation du provisionning à destination de la production informatique,
• formations certifiantes ITIL.
Centres de services du pôle infrastructures
• 12 centres d'hébergement : espaces réservés dans 12 datacenters
chez 7 hébergeurs tiers partenaires de niveau "Tier 3+",
• 6 centres d'exploitation à distance de serveurs et applications :
Nanterre, Courbevoie, Lyon, Tours, Bangalore et Singapour,
• 11 centres d'accompagnement des utilisateurs : Nanterre, Angers,
Bruxelles, Bucarest, Francfort, Lille, Lyon, Milan, Nantes, Tunis et
Timisoara,
• 1 centre digital workplace à Nanterre.
Métiers du pôle Services Applicatifs
Digital, UX/UI, Agile, DevOps, mobilité, data
(en millions d'euros)
2024
2025 25/24
CHIFFRE D'AFFAIRES
76,1
95,8
+ 26 %
Cette activité a trait à la conception et à la réalisation de projets digitaux
avec souvent des fortes exigences en matière de performance (haute dispo-
nibilité, volumétrie). Les interlocuteurs sont les directions informatiques et
digitales des grands comptes.
Le développement applicatif constitue un domaine particulièrement avancé
dans l'usage de l'Intelligence Artificielle (Github Copilot, Claude code…),
devenu désormais systématique.
Utilisant des méthodes Agiles, systématiquement l'IA et des outils de déve-
loppement de dernière génération, le groupe intervient dans les domaines
d'expertise suivants :
• conception d'applications web et mobiles (innovation, offre UX/UI...),
• pilotage de projets web : Product Owners, Scrum Masters,
• architecture applicative,
• développement d'applications (Java, .net, PHP Symfony, Drupal...),
• développement front end et fullstack (Node, React, Angular...),
• utilisationdeschaînesDevOps(EnvironnementsIntégrésdeDéveloppement
(IDE), soꢀware factories, déploiement continu, conteneurs...),
Not named
52
Aussi loin que vous voudrez...®
1
ACTIVITÉS
• automatisation
des infrastructures (Ansible, Terraform) et mise en
libre-service (Python, Ruby, NertJS, Go),
• tierce maintenance applicative (TMA),
• analyse de données de sites web : mesure de la performance (tag
management, analyse des données comportementales, méthodes d'A/B
testing…), data analyse, data science,
• data : traitement en temps réel de flux continus de données (en utilisant
Kafka, Spark, Flink et/ou Nifi).
Les applications mobiles (IOS, Android...) sont développées par des équipes
dédiées.
Activités liées à l'Intelligence Artificielle :
• Aide au coding, rétro-documentation avec Github Copilot.
• Migration de code.
• Génération de code Python pour des "citizen developers".
• Data : organisation de jeux de données internes pour l'apprentissage
du moteur d'IA.
Intégration et Infogérance SAP
(en millions d'euros)
2024
2025 25/24
CHIFFRE D'AFFAIRES
73,1
76,7
+ 5 %
Les activités du groupe s'articulent autour des principaux domaines sui-
vants :
• intégration, incluant la conception fonctionnelle, ainsi que l'installation
et le déploiement de nouveaux modules ou versions, notamment dans le
cadre de migrations vers SAP S/4Hana ;
• expertise, avec des interventions ciblées sur les phases critiques des
projets (reprise et conversion de données, évolutions de structures,
tests de non-régression, business intelligence) ;
• développement
spécifique, en particulier en langage Abap, afin de
répondre aux besoins métiers des clients ;
• administration et exploitation, reposant notamment sur les composants
techniques SAP Basis (BC - Basis Components), garantissant la perfor-
mance et la disponibilité des systèmes ;
• support et tierce maintenance applicative (TMA), pouvant s'inscrire dans
des dispositifs plus larges de services managés ;
• documentation et formation des utilisateurs, dans une logique globale
d'accompagnement du changement.
Dans ce cadre, les missions les plus fréquemment réalisées portent
notamment sur :
• des opérations de scission ou de fusion de systèmes SAP, incluant les
problématiques de conversion et de migration de données ;
• des déploiements internationaux ("roll-out"), consistant à adapter et
déployer un modèle de référence ("core model") dans différents pays ;
• la mise en œuvre d'interfaces utilisateurs modernes (notamment SAP
Fiori), ainsi que l'adaptation des environnements aux usages mobiles
(ordinateurs portables, tablettes) ;
• des interventions d'expertise sur des modules sectoriels, en particulier
SAP IS-U dédié au secteur de l'Energie ("Utilities") ;
• l'optimisation et la gestion des licences, notamment via des outils
propriétaires (Optiuse®) permettant de mesurer et d'ajuster les usages
réels.
Gestion de contenu (ECM, GED), gestion de process (BPM, RPA),
dématérialisation
(en millions d'euros)
2024
2025 25/24
CHIFFRE D'AFFAIRES
53,1
59,3
+ 12 %
La gestion de contenu (Enterprise Content Management – ECM) vise
à exploiter sous forme numérique des informations non structurées
(courriers, contrats, factures, e-mails, documents électroniques, images,
vidéos), par opposition aux données organisées au sein de bases
structurées. Elle intègre notamment les solutions de gestion électronique
de documents (GED), couvrant l'ensemble du cycle de vie documentaire :
acquisition, indexation, classement, stockage, archivage et diffusion.
La gestion des processus métier (Business Process Management – BPM,
ou Advanced Case Management – ACM) a pour objectif de cartographier,
modéliser et optimiser les processus opérationnels des organisations,
indépendamment des technologies utilisées. Initialement concentrées
sur les fonctions de "back office", ces solutions se déploient désormais
également sur les activités de "front" et de "middle office", dans un contexte
marqué par le développement des interactions multicanales et omnicanales.
Les plateformes BPM s'interfacent avec les applications métiers
(notamment les ERP) et s'appuient fréquemment sur des architectures
d'intégration de type bus applicatif (Enterprise Service Bus – ESB).
Les solutions ECM et BPM convergent lorsque les processus métier
impliquent la gestion de dossiers (par exemple dans les domaines des
sinistres ou de la souscription). Elles permettent alors de structurer, de
tracer et d'automatiser la circulation de documents et d'informations tout
au long du traitement.
La Robotic Process Automation (RPA) correspond à l'automatisation
de tâches répétitives par l'utilisation de robots logiciels ("assistants
virtuels"), capables de reproduire des actions humaines, notamment
via des interactions avec les interfaces utilisateurs (saisie, extraction ou
traitement de données).
L'ECM, le BPM et la RPA s'inscrivent ainsi dans une démarche globale
d'"automatisation intelligente" des processus ("Smart Automation"), visant
à améliorer l'efficacité opérationnelle, la traçabilité et la qualité de service.
Ce segment de marché représente un enjeu significatif, comparable à celui
d'autres grandes catégories applicatives telles que les ERP (Enterprise
Resource Planning), les CRM (Customer Relationship Management) ou les
SCM (Supply Chain Management).
Activités liées à l'Intelligence Artificielle :
• Expertise sur l'interconnexion entre modèles de langage (LLM)
et entre ces modèles et les systèmes d'information existants, à
travers des protocoles d'orchestration et d'échange (Model Control
Protocol, approches "agent-to-agent").
• Premiers
cas d'usage d'IA agentique, prolongeant les logiques
d'orchestration et d'automatisation des workflows des
environnements BPM.
Conseil IT pour la finance, big data, IA, blockchain
(en millions d'euros)
2024
2025 25/24
CHIFFRE D'AFFAIRES
43,3
46,2
+ 7 %
Ces prestations s'adressent principalement aux acteurs de la finance de
marché, ainsi qu'aux métiers de la gestion d'actifs (Asset Management) et
des services Titres.
Elles couvrent :
• le conseil auprès des banques de financement et d'investissement,
sur leurs activités de marché (actions et dérivés, taux, crédit, change,
matières premières) ;
• l'assistance à maîtrise d'ouvrage, l'architecture et la maîtrise d'œuvre de
projets de systèmes d'information, en lien avec l'ensemble de la chaîne
de valeur métier.
Ces interventions concernent notamment les activités de :
• front office (pricing, gestion des positions, exécution des transactions,
gestion des risques, prévision des liquidités) ;
• middle office (contrôle, validation, enrichissement des opérations) ;
• back
office (confirmation, règlement-livraison, gestion des flux de
trésorerie, comptabilité).
Not named
53
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Les équipes interviennent sur des systèmes à forte criticité, nécessitant
un haut niveau d'exigence en matière de performance, de fiabilité et de
traçabilité. Elles maîtrisent les environnements technologiques du secteur,
ainsi que les pratiques de développement en mode DevOps (intégration
et déploiement continus, automatisation des tests et des mises en
production), largement répandues dans les institutions financières. Elles
intègrent de manière croissante des composantes liées à l'Intelligence
Artificielle.
Activités liées à l'Intelligence Artificielle :
• Assistance au développement (aide au coding, rétro-documenta-
tion, migration de code), déjà mise en œuvre sur plusieurs projets
d'envergure.
• Conception d'architectures reposant sur des modèles de langage
(LLM), appliquées à des données internes, incluant des mécanismes
d'accès contextualisé à l'information (de type RAG - Retrieval
Augmented Generation).
Formation informatique et accompagnement du changement
(en millions d'euros)
2024
2025 25/24
CHIFFRE D'AFFAIRES
11,9
12,1
+ 2 %
Ce métier regroupe l'ensemble des prestations de formation et d'accom-
pagnement visant à faciliter l'adoption des outils et des transformations
digitales au sein des organisations.
Les interventions couvrent notamment :
• le conseil en ingénierie de formation, incluant la définition et le pilotage
de plans de formation, la structuration de parcours pédagogiques et
l'élaboration de dispositifs de communication associés ;
• la conception et la production de contenus pédagogiques, sous des
formats variés (sessions présentielles, e-learning, Mooc, formats courts
de type "quick learning", parcours longs incluant des dispositifs de
reconversion ou de "reskilling"), pouvant s'inscrire dans des cadres
certifiants ou financés (tels que la Préparation Opérationnelle à l'Emploi
ou les Certifications de Qualification Professionnelle) ;
• la mise en place et l'animation de dispositifs d'accompagnement de
proximité sur site client (espaces dédiés, "comptoirs IT"), destinés à
faciliter la prise en main des outils ;
• l'accompagnement des déploiements de solutions bureautiques, d'appli-
cations métiers ou d'ERP, incluant l'assistance aux utilisateurs.
Un axe de développement significatif concerne l'accompagnement des
projets de déploiement de progiciels (notamment ERP). Ces interventions
sur mesure intégrent :
• en amont, des phases de cadrage et de conception des supports péda-
gogiques (modules e-learning, guides utilisateurs, modes opératoires) ;
• en aval, des dispositifs de support et d'assistance destinés à sécuriser
l'appropriation des outils.
Le groupe dispose à cet effet d'un studio digital interne dédié à la pro-
duction de contenus pédagogiques, dont la diffusion s'appuie sur des
plateformes de type LMS (Learning Management Systems), permettant le
pilotage et le suivi des parcours de formation.
Les modalités de formation à distance se sont désormais durablement
installées dans les pratiques, en complément des dispositifs présentiels.
Centres de services du pôle applicatif
• Réseau de 7 centres de services dédiés au support applicatif et à
la tierce maintenance applicative (TMA), répartis sur plusieurs sites
en France : Nanterre, Amiens, Angers, Bordeaux, Levallois, Nantes
et Orléans.
Pôle Conseil
Conseil en Stratégie, Management, RH, Marketing et IA
(en millions d'euros)
2024
2025 25/24
CHIFFRE D'AFFAIRES
53,1
49
- 8 %
Le Conseil en Stratégie accompagne les dirigeants dans la définition, l'éva-
luation et la mise en œuvre de leurs orientations stratégiques. Le Conseil
en Management intervient, quant à lui, principalement auprès des direc-
tions opérationnelles et fonctionnelles des grands comptes.
Les missions présentent fréquemment une composante liée aux systèmes
d'information et à la transformation digitale, en cohérence avec les enjeux
d'évolution des organisations.
Les prestations de Conseil en Management et en Organisation couvrent
notamment :
• l'accompagnement de projets complexes, depuis les phases de réflexion
jusqu'à leur mise en œuvre opérationnelle ;
• la coordination des différents acteurs dans le cadre de programmes de
transformation ;
• l'analyse et la valorisation de l'apport des technologies digitales aux métiers ;
• l'appui à la gouvernance des programmes (dispositifs de pilotage, comi-
tologie, indicateurs de performance) ;
• l'animation et le pilotage opérationnel de projets ;
• l'analyse d'impact des évolutions réglementaires et technologiques ;
• la définition de stratégies de mutualisation ou d'optimisation des sys-
tèmes d'information.
Le Conseil en Intelligence Artificielle, qui représente une part significative
(plus de 10 %) de l'activité, porte sur :
• l'identification et la priorisation de cas d'usage susceptibles d'être industria-
lisés ("passage à l'échelle"), ainsi que la définition des processus associés ;
• la conception et la mise en place des architectures data et IA (collecte,
gouvernance, modèles, intégration au système d'information) ;
• l'accompagnement à l'appropriation des solutions par les utilisateurs
(conduite du changement) ;
• l'évaluation de la performance et du retour sur investissement des dis-
positifs déployés.
Le Conseil en transformation des Ressources Humaines recouvre, lui, des
missions variées, telles que l'accompagnement du dialogue social, la mise
en place de plans de continuité, la structuration de filières d'expertise ou
encore le déploiement de centres de services partagés.
Le Conseil en Marketing digital combine des interventions de cadrage
stratégique et de mise en œuvre opérationnelle, notamment dans les
domaines suivants :
• animation de démarches d'innovation et d'ateliers de conception ;
• structuration et exploitation des données marketing via des plateformes
de gestion de données (DMP – Data Management Platform), incluant
la collecte et l'historisation des interactions utilisateurs (outils : Bluekai
d'Oracle ou Krux de Salesforce) ;
• mise en œuvre de dispositifs de personnalisation des parcours clients
(Maxymizer, Optimzly) ;
• modélisation des parcours omnicanaux et optimisation des investisse-
ments médias en fonction des comportements utilisateurs ;
• déploiement de solutions de gestion de la relation client et d'orchestra-
tion des campagnes (par exemple Adobe Campaign, dispositifs de type
"Next Best Action") ;
• conception et déploiement de points de vente connectés.
Activités liées à l'Intelligence Artificielle :
• Sélection et qualification de cas d'usage.
• Mise en œuvre d'assistants et de solutions opérationnelles.
• Analyse des gains associés, en termes de productivité et de performance.
Not named
54
Aussi loin que vous voudrez...®
1
ACTIVITÉS
Taux d'activité
Le taux d'activité correspond au rapport entre le temps imputé sur des
projets et le temps disponible des ressources techniques (jours ouvrés
après déduction des congés, RTT, formations, arrêts maladies et autres
absences). Cet indicateur ne fait pas l'objet d'une définition homogène au
sein des acteurs du Conseil et des Services Numériques.
De plus, les taux d'activité standards sont très différents selon les métiers :
conseil (autour de 70 %), projets (autour de 80 %), assistance technique
(plus de 90 %) et services managés (indicateur peu pertinent par nature).
Dans les activités en mode projet, l'analyse du taux d'activité doit être
complétée par celle du prix de vente moyen journalier, l'association de ces
deux indicateurs constituant un élément d'appréciation plus pertinent de
la performance. Dans les entités caractérisées par une forte proportion
d'assistance technique, le taux d'activité constitue, en revanche, un indica-
teur de pilotage central et est donc suivi de manière rapprochée.
À l'inverse, dans les activités de services managés et de tierce mainte-
nance applicative (TMA), où la facturation repose sur des unités d'œuvre,
la performance est principalement mesurée à travers la marge brute
des contrats. Les taux d'activité y sont, par construction, élevés et peu
discriminants.
De même, pour les activités de service desk, des taux d'activité pouvant
dépasser 95 % doivent être analysés conjointement avec des indicateurs
de productivité, tels que le nombre de sollicitations traitées par technicien.
Enfin, dans le domaine de la formation, l'analyse du taux d'activité est uti-
lement complétée par des indicateurs de remplissage (nombre de partici-
pants par session, taux d'occupation des salles), afin d'apprécier l'utilisa-
tion effective des ressources.
Taux d'effectifs facturables
La proportion des effectifs facturables est la suivante :
2021
2022
2023
2024
2025
88,2 %
88,1 %
87,2 %
87,6 %
87,7 %
L'augmentation régulière de la sous-traitance a tendance à faire baisser ce
ratio, bien qu'il soit resté stable en 2025.
Partenaires
Une politique de prescription impartiale
NEURONES est indépendant de tout autre acteur dans les technologiques
(éditeur de logiciels, constructeur, opérateur de plateformes), ce qui garan-
tit l'objectivité de ses recommandations. Cela se traduit par la prescription
de technologies éprouvées, déjà établies comme standards de marché ou
présentant un potentiel avéré de diffusion. Les partenaires concernés, sou-
vent spécialisés et disposant de forces commerciales limitées, s'appuient
sur les compétences d'intégration et d'accompagnement des Entreprises
de Services du Numérique.
Éléments financiers par pôle d'activité
L'évolution de la contribution des différentes activités au résultat opérationnel (Rop), après imputation du résultat opérationnel de la société mère se
présente comme suit :
Résultat opérationnel
2021
(en millions d'euros)
2022
2023
2024
2025
Rop Rop/CA
Rop Rop/CA
Rop Rop/CA
Rop Rop/CA
Rop Rop/CA
Services d'Infrastructures
40,4
10,6 %
44,1
10,5 %
44,3
9,4 %
47,9
9,6 %
47,8
9,2 %
Services Applicatifs
17,3
10,4 %
22,7
11,3 %
25
11,4 %
25,3
9,8 %
23,5
8,1 %
Conseil
3,9
12,1 %
6,1
13,5 %
6,6
12,2 %
4,7
8,8 %
4,3
8,7 %
TOTAL
61,6
10,6 %
72,9
11 %
75,9
10,2 %
77,9
9,6 %
75,6
8,8 %
Dans ce cadre, NEURONES met à disposition son accès à une base ins-
tallée de grands comptes avec lesquels ont été établies des relations
de confiance. En contrepartie, ces partenaires assurent la formation
des équipes du groupe à leurs technologies et apportent un soutien
marketing.
Un nombre restreint d'acteurs, pour certains historiques, constitue le socle
principal des partenariats. Plusieurs d'entre eux ont d'ailleurs attribué à
NEURONES leurs plus hauts niveaux de certification (de type "Platinum",
"Premier" ou "Gold") :
Par ailleurs, le groupe collabore avec un écosystème étendu de partenaires
technologiques, couvrant l'ensemble de ses domaines d'expertise. Ces
partenaires sont présentés ci-après par ordre alphabétique.
Cloud, gestion d'Infrastructures, DevOps :
BSI, Centreon, Cisco, Citrix, Datadog, Dynatrace, F5, Fortinet, Gaia-X,
Google, IBM, IPlabel, Ivanti, Juniper, NetApp, Nutanix, OVH, Red Hat,
Rubrik, Stormshield, VMware, Zimbra.
Cybersécurité :
Canary, CrowdStrike, Cybereason, Filigran, Flashpoint, GCP, Glimps, Google
Threat Intelligence (VirusTotal), HarfangLab, Keeper, Mantra, Mindlapse,
Nameshield, Nodal, Palo Alto Networks, Qualys, Sekoia.io, SentinelOne,
Splunk, Tenable, Tenacy, Vanta, Vectra.
Accompagnement des utilisateurs :
2501.ai, Brightmetrics, Dell, EasyVista, Etix Everywhere, Genesys, GLPI,
Jint, Nexthink, Proofpoint, TDSynnex, Tools4Ever, Veeam, VirtualBrain.
IT service management, automatisation :
APMG International, Dynatrace, EasyVista, Exin, Freshworks, GLPI,
Konverso, OpentText, PeopleCert, RedHat, Sunburst Simulations, Wikit.
Applications :
Abbyy, Apigee, Appian, Automation Anywhere, Axway, BluePrism, Bonita,
Boomi, Camunda, Confluent, Docuware, Esker, Gravitee, Hyland, IBM, Illuin,
Instabase, Kong, MongoDB, OpenText, Pega, RecitAI, Rocket, Tungsten
Automation, UIPath, Uxopian, Workato.
Enfin, les équipes du groupe développent en utilisant tous les langages du
marché (Java, .Net, PHP, Node, React, Angular, iOS, Androïd, Scala, low-
code…) et dans les différents environnements de développement intégrés
de leurs clients (Jira, Eclipse, Visual Studio, soꢀware factories type Github,
XL Deploy, Octopus Deploy, Ansible, Terraform, Python, Kubernetes,
Docker…).
Not named
55
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Clients
La clientèle de NEURONES est, pour une part prépondérante, constituée
d'un millier de sociétés (grandes ou moyennes) du secteur privé et inclut
également des établissements publics, collectivités et administrations.
Les projets réalisés pour leur compte sont de taille intermédiaire (jusqu'à
10 millions d'euros par an).
La répartition sectorielle du chiffre d'affaires est la suivante :
20%
Services/
Biens de consommation
Énergie/Utilities/Santé
Secteur public
8%
13%
Industrie/BTP
4%
20%
Technologies/Média/
Télécoms
35%
Banques/Assurances
Sous-traitance
Sous-traitance amont
Une part faible du chiffre d'affaires (de l'ordre de 2,1 % en 2025) est réa-
lisée en position de sous-traitant d'un constructeur, d'un éditeur ou d'un
confrère.
Sous-traitance aval
La sous-traitance recouvre des réalités variées : indépendants (53 %),
confrères (38 %) et prestations techniques (9 %) telles que la location de
liens réseaux, de surfaces chez les hébergeurs… Le montant des achats de
sous-traitance, en proportion du chiffre d'affaires du groupe, est en crois-
sance régulière, essentiellement du fait des tensions sur le recrutement
et d'une plus grande appétence des consultants et informaticiens pour le
statut d'indépendant (ou "freelance") :
2021
2022
2023
2024
2025
25,1 %
26,6 %
27,6 %
29,4 %
30,9 %
Sur longue période, le poids des principaux clients est relativement stable :
Répartition du chiffre d'affaires
2016
(en millions d'euros)
2017
2018
2019
2020
2021
2022
2023
2024
2025
20 premiers clients
• En valeur
260,5
• En % du CA consolidé
58,3 %
285,7
58,9 %
294,8
60,1 %
293
57,4 %
293,3
55,9 %
326,3
56,3 %
366,3
55,1 %
412,8
55,7 %
443,4
53,5 %
486,9
56,8 %
10 premiers clients
• En valeur
206,4
• En % du CA consolidé
46,2 %
224,1
46,2 %
235,7
48,1 %
237,6
46,6 %
239
45,6 %
263,2
45,4 %
289,9
43,6 %
317,2
42,8 %
335,8
41,4 %
392,5
45,8 %
5 premiers clients
• En valeur
146,1
• En % du CA consolidé
32,7 %
161
33,2 %
169,8
34,6 %
169,3
33,2 %
178,7
34,1 %
200,5
34,3 %
223,8
33,6 %
236,7
31,9 %
266,1
32,8 %
312,3
36,4 %
Poids du premier client
• En valeur
42
• En % du CA consolidé
9,4 %
40,7
8,4 %
48
9,8 %
47,4
9,3 %
45,3
8,6 %
54
9,3 %
63,5
9,6 %
64,9
8,8 %
82,1
10,1 %
104,6
12,2 %
L'analyse du chiffre d'affaires est issue des systèmes de gestion d'affaires des différentes entités (sans codification unique) et d'une table de regroupement des clients par groupe d'appartenance. Elle ne
provient pas du système de consolidation comptable. Cette information est donc donnée à titre indicatif.
Au 31 décembre 2025, les comptes clients (FAE incluses) s'établissent à 74 jours :
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022
2023
2024
2025
Comptes clients
90 j
94 j
98 j
89 j
82 j
82 j
81 j
80 j
78 j
74 j
dont factures à établir (FAE)
16 j
19 j
22 j
15 j
12 j
14 j
12 j
13 j
16 j
14 j
Le groupe n'a recours ni à l'affacturage, ni à la titrisation de créances.
À l'issue de cet exercice, comme lors des années précédentes, le premier
client est une entreprise dont les multiples centres de décision et filiales
commandent des prestations, indépendamment les uns des autres, et à
différentes entités du groupe.
NEURONES compte dans sa clientèle 75 % (30/40) des sociétés du CAC
40.
En 2025, les 20 premiers clients ont été par ordre alphabétique : Accor,
Axa, Banque de France, BNP Paribas, Bolloré, Bouygues, BPCE, Conseil
Départemental des Hauts-de-Seine, Crédit Agricole, EDF, Engie, Groupe
Avril, Kering, L'Oréal, LVMH, McDonald's, Saint-Gobain, SNCF, Société
Générale, Suez.
Le taux de sous-traitance est variable selon les métiers. Par exemple, il
dépasse 40 % dans les activités de formation et pour six entités ayant une
proportion élevée d'assistance technique. Il n'est que de 13 % dans les
services d'accompagnement des utilisateurs.
Marques et brevets – Propriété industrielle
et intellectuelle
Logiciels
NEURONES a développé et est propriétaire de différentes "briques logi-
cielles" utilisées pour ses propres besoins ou pour ceux de ses clients.
Brevets
Conformément à la Loi, le logiciel n'est pas brevetable en tant que tel, il
n'existe donc pas de contrats de licence de brevet.
Marques
Le groupe est propriétaire ou utilisateur à titre gracieux des marques uti-
lisées pour les dénominations commerciales de ses entités, de ses sites
Web et de ses offres.
Not named
56
Aussi loin que vous voudrez...®
1
ACTIVITÉS
1.4. MARCHÉ ET CONCURRENCE
Le marché du Conseil et des Services Numériques :
taille et évolution
En France, le marché du Conseil et de Services Numériques, auxquels
s'ajoutent le Conseil en technologies et l'édition de logiciels (y compris les
plateformes Cloud) est évalué à plus de 71 milliards d'euros, soit un chiffre
d'affaires deux fois supérieur, par exemple, à celui de l'industrie pharma-
ceutique. Il se décomposerait de la façon suivante :
Taille du marché français
(en milliards d'euros)
2025
Conseil et services numériques
34,1
48 %
Conseil en technologies
7,7
11 %
Édition de logiciels et plateformes Cloud
29,4
41 %
TOTAL
71,2
100 %
Source : Numeum – décembre 2025.
Le secteur emploierait environ 2,5 % des salariés en France, soit près de
850 000 professionnels (hors indépendants). On estime que les effectifs
se répartissent à hauteur d'environ deux tiers au sein des ESN, éditeurs
et acteurs du conseil en technologies, et d'un tiers chez les entreprises
clientes.
À ces effectifs il conviendrait d'ajouter près de 120 000 indépendants - en
forte croissance (environ + 15 % par an ces dernières années) - interve-
nant comme freelances, consultants en portage salarial ou via leur propre
structure (Sasu, Eurl...).
Sur longue période (depuis 1999), le secteur affiche un taux de croissance
annuel moyen compris entre deux et trois fois celui du PIB.
Après plusieurs années de progression, l'année 2025 marque toutefois un
ralentissement : initialement anticipée à + 0,9 %, la croissance du marché
des ESN a été révisée à - 1,8 % en fin d'exercice. Une reprise modérée
(+ 1,4 %) est attendue en 2026.
Évolution du
2021
2022
2023
2024
marché français
2025(e) 2026(e)
Conseil et services
+ 4,4 %
numériques (ESN)
+ 5,1 %
+ 4,1 %
+ 0,7 %
- 1,8 %
+ 1.4 %
Ingénierie
et conseil en
technologies (ICT)
+ 5,9 %
+ 7,4 %
+ 5,5 %
+ 1 %
- 2,5 %
+ 1 %
Édition de logiciels
et plateformes
+ 9,5 %
cloud
+11,3 %
+ 10,3 %
+ 8,2 %
+ 8,2 %
+ 8,4 %
MOYENNE
+ 6,3 %
PONDÉRÉE
+ 7,5 %
+ 6,5 %
+ 3,5 %
+ 2 %
+ 4,3 %
Source : Numeum – décembre 2025.
Dans le même temps, les activités d'édition de logiciels et de plateformes
cloud demeurent très dynamiques (environ + 8,2 % en 2025), portées
notamment par la dépendance croissante aux grandes plateformes (AWS,
Azure, Google Cloud), des hausses tarifaires parfois significatives et la dif-
ficulté, à court terme, de s'en affranchir.
Par ailleurs, l'adoption de l'Intelligence Artificielle générative s'accélère :
plus d'une ESN ou société de conseil en technologies sur deux développe
désormais des projets dans ce domaine pour ses clients. En interne, près
de 80 % des acteurs utilisent déjà ces outils, avec des gains de productivité
mesurables.
Enfin, plusieurs tendances structurantes soutiennent durablement le mar-
ché des Services Numériques : le cloud (environ 20 MM€), la cybersécurité
(5 MM€), la data (4 MM€) et les services liés à l'IA (2 MM€).
Dans le contexte géopolitique actuel, les enjeux de souveraineté numé-
rique prennent une importance croissante pour les entreprises.
Le recours à l'offshore représenterait, quant à lui, environ 10 % du marché
français des Services Numériques.
La concurrence
Sur un marché français très fragmenté – comptant plusieurs milliers d'ac-
teurs de plus de dix salariés – NEURONES se situerait au 9e rang des ESN
(hors sociétés de conseil en technologies) cotées et non cotées. Les dix
%
principaux acteurs concentrent environ 42 % du marché. Les sociétés du
tableau ci-dessous sont classées par ordre décroissant de chiffre d'affaires
réalisé en France.
ESN intervenant
sur le marché français
Part du marché
(ordre de grandeur)
Nationalité
1
Capgemini
10 %
France
2
Sopra Steria
6,4 %
France
3
Accenture
5,4 %
États-Unis
4
Orange Business
5 %
France
5
Atos
4 %
France
6
CGI
3,6 %
Canada
7
Inetum
2,4 %
France
8
IBM
2 %
États-Unis
9
NEURONES
2 %
France
10 Thales
1,6 %
France
Total top 10
42,4 %
Source : étude PAC de juin 2025 (données 2024, dénominateur incluant le marché Français des
ESN et une partie de celui de l'ICT). Les chiffres 2025 ne sont pas disponibles à la date de rédaction
du présent rapport.
Du fait de son positionnement multi-spécialiste, le groupe est confronté à
des concurrents nombreux, de toutes tailles et variés selon ses métiers,
plutôt qu'à des compétiteurs globaux uniques.
Cloud, infrastructures et DevOps
Le marché des infrastructures reste très éclaté, entre divisions spéciali-
sées de grands prestataires et de nombreux acteurs indépendants de
toutes tailles.
La plupart des opérateurs historiques du cloud privé ont progressivement
développé des offres d'accompagnement vers le cloud public, incluant des
services managés récurrents, opérés depuis leurs centres de services.
Sur le segment du cloud privé IaaS (Infrastructure as a Service), la concur-
rence tend à se concentrer, ceci en raison des investissements élevés
requis (infrastructures, certifications, développement de services PaaS -
Platform as a Service).
Cybersécurité
Le secteur rassemble une grande diversité d'acteurs : sociétés spécia-
lisées de taille intermédiaire, parfois modestes (effectifs inférieurs à 50
salariés, voire à 10 consultants), entités de grandes ESN ou de cabinets
de Conseil ou d'Audit, structures captives d'industriels (Thales, Airbus,
Orange, Dassault).
Accompagnement des utilisateurs
Sur ce segment, l'entité spécialisée du groupe figure parmi les leaders en
France et se mesure principalement à un nombre restreint d'acteurs de
taille intermédiaire. Elle figure souvent dans le panel de référence pour les
contrats de grande ampleur (plusieurs milliers d'utilisateurs) présentant
des barrières à l'entrée élevées : infrastructures techniques résilientes et
redondées, plans de continuité d'activité (PCA), capacité d'innovation, apti-
tude à mobiliser rapidement des ressources (staffing), centre de services
Not named
57
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
en région, nearshore et offshore et présence géographique étendue
(régions, multipays).
Digital, UX/UI, Agile, DevOps, data, mobilité
Ce marché est très concurrentiel, avec une multitude d'acteurs spéciali-
sés, tandis que les grandes ESN disposent de pôles dédiés à ces métiers.
SAP, ECM/GED, BPM, RPA
La concurrence se compose principalement d'intégrateurs proches des
éditeurs, qu'il s'agisse de sociétés spécialisées ou de divisions de grandes
ESN. Les contrats de TMA significatifs sont souvent opérés par des acteurs
disposant de capacités offshore.
Conseil IT finance, big data, IA, blockchain
Les principaux concurrents sont des sociétés spécialisées indépendantes,
généralement de taille intermédiaire.
Formation informatique et accompagnement du changement
Le groupe figure parmi les cinq plus gros acteurs du marché français, aux
côtés d'organismes de formation indépendants.
Conseil en stratégie, management et transformation
La concurrence est particulièrement hétérogène, allant des grands cabi-
nets internationaux aux nombreux acteurs de taille moyenne ou petite (plu-
sieurs centaines en France).
1.5. ORGANISATION
Organigramme opérationnel
L'organisation du groupe repose sur un modèle décentralisé, structuré en
centres de profit autonomes, avec un socle de fonctions transverses limité
à l'essentiel.
Fonctions centralisées
Sont notamment assurées au niveau du groupe :
• la direction générale,
• la gestion de la relation avec certains grands comptes,
• la coordination des projets multi-entités,
• le marketing et la communication du groupe,
• les fonctions financières : consolidation, contrôle de gestion, trésorerie
et cash pooling,
• le juridique pour la société mère et le support aux filiales.
Rôle des filiales opérationnelles
Les filiales assurent de manière autonome :
• la direction de leur personne morale,
• le développement commercial,
• la production des prestations (affectation des équipes, réalisation et
suivi des contrats),
• le recrutement et la gestion RH (dont la paye),
• la qualité (suivi et plans d'amélioration) et les certifications,
• le marketing de leurs marques et services,
• la gestion financière et administrative,
• la sécurité de leur systèmes d'information et la protection des données
personnelles (Rgpd).
Le comité de direction est composé d'une quinzaine de dirigeants, action-
naires de l'entité qu'ils dirigent ou qu'ils ont créée et également détenteurs
d'actions du groupe.
Organisation commerciale
Elle comporte deux niveaux :
• les forces commerciales, spécialisées par type de prestation et par sec-
teur d'activité, réparties dans les entités, métier par métier,
• en complément, pour une trentaine de grands clients, une direction
transverse coordonne les actions des forces commerciales concernées
dans les différentes entités. Chaque responsable global de compte
assure également un reporting consolidé pour ces grands groupes.
Organisation marketing et communication
Le département marketing et communication groupe conçoit et met en
œuvre un marketing opérationnel au service de la notoriété et de l'image
de NEURONES. Cette équipe couvre à la fois la communication externe
(candidats, actionnaires et investisseurs) et la communication interne.
Dès que la taille d'une entité le permet, une équipe locale traite son
propre marketing (offres, notoriété et image, évènements, présence sur les
réseaux sociaux...), le cas échéant en coordination avec le département
transverse.
Organisation technique
Les directions techniques sont réparties dans les entités métier.
Chaque filiale gère ses connaissances techniques en utilisant ses outils
collaboratifs.
Organisation ressources humaines
Chaque filiale gère son recrutement, son plan de formation et sa politique
salariale. La gestion de la paie est mutualisée dans plusieurs pôles de
traitement, ainsi que la participation à certains salons de recrutement et
l'achat d'outils logiciels de sourcing ("job boards").
Organisation administrative et financière
Les fonctions centralisées sont :
• le processus budgétaire,
• la gestion de la trésorerie groupe et du cash pooling,
• la consolidation (effectuée mensuellement) et les consolidations statu-
taires (semestrielles),
• le support des croissances externes.
Chaque filiale est responsable de sa comptabilité, de son contrôle de ges-
tion et gère sa trésorerie (incluant sa participation éventuelle au "cash
pool" du groupe).
Démarche qualité
Trois entités du pôle Infrastructures sont certifiées ISO 9001. Elles repré-
sentant environ 50 % du chiffre d'affaires du groupe.
Les services managés des trois entités infrastructures, disposant des
centres de service et d'hébergement, sont certifiés ISO 27001, de même
que la société dédiée à la Gestion Electronique de Documents.
Les deux clouds privés sont habilités à héberger des données de santé
(HDS).
Pour les autres métiers, il existe, dans la plupart des cas, un ensemble de
procédures formalisées.
Organisation de l'informatique interne
Chaque société a son propre système d'information (SI). Les trois qui
sont certifiées ISO27001, ont, en plus de leur DSI, un Responsable de la
Sécurité du SI (RSSI) dédié. Les entités les plus significatives disposent de
leur propre Data Protection Officer (DPO) ou d'un responsable s'assurant
de la protection des données personnelles (Rgpd).
Not named
58
Aussi loin que vous voudrez...®
1
ACTIVITÉS
1.6. STRATÉGIE DE DÉVELOPPEMENT
ET D'INVESTISSEMENT
Stratégie de développement
Pour croître plus rapidement que son marché, le groupe s'appuie sur plu-
sieurs axes :
• accompagner les clients dans l'adoption des nouvelles technologies, en
particulier l'Intelligence Artificielle,
• élargir et renforcer les relations avec les grands comptes et accéder à
des projets d'une envergure croissante,
• accueillir ou cocréer des cabinets de Conseil et des ESN innovantes ou
complémentaires, dans une logique entrepreneuriale,
• participer à la consolidation du secteur en privilégiant des sociétés en
croissance, rentables, dotées d'un management de succession solide,
• étendre la présence géographique, en France et à l'international en fonc-
tion des attentes des clients.
Politique d'investissement
Recherche et développement
Les investissements de R&D sont réalisés dans les entités.
En 2025, les programmes de recherche éligibles ont généré des Crédits
d'Impôt Recherche pour un montant de 2,5 millions d'euros :
(en millions d'euros)
2021
2022
2023
2024
2025
Crédit Impôt Recherche
1,3
1,3
1,5
1,7
2,5
Les journées passées en veille technologique et R&D ne font pas l'objet
d'immobilisation au bilan.
Investissements industriels
Les investissements ont atteint 10,3 M€ en 2025, principalement en
équipements informatiques, logiciels et infrastructures cloud (notamment
SecNumCloud). Ils sont financés majoritairement par la trésorerie du
groupe.
Le groupe loue l'ensemble de ses locaux (43 900 m2 au 31 décembre
2025, dont des espaces de "coworking"), à des propriétaires extérieurs,
n'ayant aucun lien avec les actionnaires de NEURONES ou de ses filiales.
Investissements financiers nets
Ils se sont élevés à 12,4 M€ en 2025, correspondant à une acquisition et à
des opérations sur titres de filiales.
1.7. TABLEAU DE FINANCEMENT
DEPUIS L'INTRODUCTION EN BOURSE
Depuis son introduction en Bourse en mai 2000, le groupe a réalisé de
nombreuses acquisitions (dont une vingtaine significatives) pour un mon-
tant cumulé de 120,2 M€ (nets de la trésorerie acquise). Ces investisse-
ments ont été très largement financés par les flux de trésorerie générés
par l'activité, qui s'élèvent à 610,3 M€ sur la période.
Not named
59
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022
2023
2024
2025
TOTAL
Not named
60
Aussi loin que vous voudrez...®
1
ACTIVITÉS
1.9. PERSPECTIVES
Prévisions 2026
Lors de sa présentation du 12 mars 2026 aux gérants et analystes
financiers, NEURONES a précisé que le groupe :
• bénéficiait d'une croissance embarquée découlant de la progression de
5,8 % en 2025,
• avait constaté une montée en puissance des projets IA pour les clients et
du déploiement de l'IA dans les processus internes du groupe.
Il a également été fait état des facteurs affectant potentiellement le
marché et la société en 2026 :
Facteurs favorables :
• opportunité durable et profonde de l'IA,
• accélération de l'innovation (IA, Data, outils de protection Cyber, cloud
souverain...),
• renouvellement des technologies qui, normalement, améliore les marges,
• nouvelles entités spécialisées, mobiles, aux coûts contrôlés, pour capter
les segments porteurs.
Facteurs défavorables :
• tensions sur le recrutement, hausse des charges fiscales et sociales en
France,
• augmentation régulière de la sous-traitance,
1.8. ÉVOLUTION RÉCENTE
Après un premier semestre 2025 en demi-teinte, le résultat opérationnel a connu un net rebond sur la seconde partie de l'année :
(en millions d'euros)
T1
T2
T3
2024
T4
T1
T2
T3
T4
2025
Chiffre d'affaires
204,9
197,5
196,7
211,3
810,4
214,1
210,2
207,9
225
857,2
Croissance
+ 9,5 %
+ 8,8 %
+ 11,1 %
+ 8,1 %
+ 9ꢁ,3 %
+ 5ꢁ,8 %
+ 4,5 %
+ 6,4 %
+ 5,7 %
+ 6,5 %
Croissance organique
+ 8,7 %
+ 7,7 %
+ 10,5 %
+ 7,6 %
+ 8,6 %
+ 3,9 %
+ 5,3 %
+ 5,1 %
+ 6,2 %
+ 5,1 %
Résultat opérationnel
10,2 %
8,2 %
10,4 %
9,6 %
9,6 %
8,2 %
7,4 %
9,6 %
9,9 %
8,8 %
• absence
d'économies d'échelle dans le Conseil et les Services
Numériques,
• faiblesse du nombre de "cibles" de qualité, créatrices de valeur et dotées
d'un management de succession.
Il a été aussi précisé que les estimations de NEURONES pour l'année 2026
seront annoncées, comme à l'accoutumée, lors de la publication (6 mai
2026) du chiffre d'affaires du 1er trimestre.
Calendrier prévisionnel des rendez-vous financiers
Assemblée Générale :
• jeudi 4 juin 2026.
Publications* du chiffre d'affaires :
• mercredi 6 mai 2026 (1er trimestre 2026),
• mercredi 5 août 2026 (1er semestre 2026),
• mercredi 4 novembre 2026 (3e trimestre 2026).
Publication* des résultats :
• mercredi 9 septembre 2026 (1er semestre 2026).
* En fin de journée, après la clôture de la Bourse.
Not named
61
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
2
Risques
2.1. PRINCIPAUX RISQUES, MESURES DE CONTRÔLE ET DE MAÎTRISE
Prendre des risques calculés est un acte délibéré — et nécessaire — qui caractérise les entreprises. Pour soutenir sa croissance, avec un niveau raisonnable
de sécurité opérationnelle, juridique, financière et comptable, NEURONES s'appuie sur un dispositif structuré de gestion des risques, reposant sur des
procédures, des méthodes et des outils dédiés.
Une cartographie formalisée recense les risques susceptibles d'avoir un effet défavorable significatif sur l'activité, la situation financière ou les résultats.
Révisée chaque année par le Conseil d'Administration, elle exclut les événements géopolitiques, sociaux ou sanitaires affectant les économies dans les-
quelles le groupe opère.
Pour chaque risque identifié, une probabilité d'occurrence et un impact potentiel sont évalués. Cette démarche est revue régulièrement afin d'ajuster la
criticité brute de chaque menace et de mettre en œuvre les mesures appropriées — procédures de contrôle interne et plans d'actions spécifiques — pour
en réduire tant la probabilité de survenance que les conséquences.
Les facteurs de risque présentés ci-dessous sont ceux que le groupe considère comme les plus importants en criticité nette.
Famille de risques
Risque
Probabilité Impact
Criticité
Liés à l'activité
Recrutement et fidélisation du personnel
Départ d'hommes et femmes clés
3
Non-respect d'un engagement contractuel
4
Erreur humaine dans la réalisation du service
2
Non-respect de consignes particulières d'un client
2
Vol de matériels appartenant à des tiers
2
Impayés
2
Opérations de croissance externe
1
4
3
4
3
4
4
2
2
4
12
12
12
8
8
4
4
4
Financiers (IFRS7)
Crédit
Liquidité
0
Marché (taux, change, placements sur le marché actions)
1
Gestion du capital
0
1
4
4
1
4
4
0
1
0
Numériques
Cyberattaques avec indisponibilité du Système d'Information
de production et/ou perte de données
Fraudes au virement
4
4
3
1
12
4
Environnementaux et sociétaux
Ethique : corruption, trafic d'influence
Pratiques anticoncurrentielles : entente sur les prix
1
2
3
4
6
4
Fiscaux et réglementaires
Interprétation des lois et règlements
1
2
2
Probabilité d'occurrence : 4 = significative, 3 = occasionnelle, 2 = faible, 1 = très faible
Impact : 4 = grave, 3 = significatif, 2 = faible, 1 = négligeable
Criticité = Probabilité x Impact. Plus le nombre est élevé, plus la criticité est importante.
Les principaux risques identifiés figurent en caractères gras dans le tableau ci-dessus.
Risques liés à l'activité
Recrutement et fidélisation du personnel
Le groupe ne peut garantir sa capacité à recruter et retenir les consultants,
ingénieurs et techniciens nécessaires à l'atteinte de ses objectifs, dans un
contexte de déficit structurel d'ingénieurs en France. Malgré un turnover
habituellement élevé dans la profession, NEURONES a jusqu'à présent su
faire croître ses équipes sans relâcher ses critères de sélection, y compris
dans les phases de forte tension sur le marché du travail.
De nombreuses actions de fidélisation et d'attractivité sont menées en
continu, détaillées au chapitre 6 ci-après. Comme dans la plupart des cabi-
nets de conseil et des ESN, les directions des Ressources Humaines et
les directions Commerciales disposent de moyens importants, tant pour le
recrutement que pour la rétention des collaborateurs.
Départ d'hommes et femmes clés
Sont considérés comme "clés" les membres des comités de direction de
la maison-mère et des filiales, ainsi que les meilleurs talents commerciaux,
les leaders techniques et les responsables de contrats expérimentés. Pour
atténuer ce risque, plusieurs leviers sont actionnés : gestion décentrali-
sée, intéressement au capital et participation aux programmes d'actions
gratuites.
Non-respect d'un engagement contractuel
En dehors du Conseil — activité considérée à 100 % comme projets — les
forfaits non récurrents dans les Services Numériques représentent environ
10 % du chiffre d'affaires.
Pour les projets forfaitaires en infrastructures, les risques de dérapage
restent limités. Ils peuvent résulter d'incompatibilités entre matériels ou
logiciels à intégrer. Dans ces cas rares, NEURONES se retourne contre le
constructeur ou l'éditeur concerné, assisté par son assureur si nécessaire.
Pour les forfaits de développement applicatif, le nombre de jours réalisés
s'écarte fréquemment du budget initial. Le risque de dérapage existe et peut
atteindre des proportions significatives : un engagement maximum par lot
Not named
2
RISQUES
62
Aussi loin que vous voudrez...®
est donc fixé, et les projets importants font l'objet d'un découpage en lots.
Des contrôles rigoureux - techniques et juridiques - sont réalisés en phase
d'avant-vente. L'avancement de chaque réalisation est revu mensuellement,
et toute variation brusque du "reste à faire" déclenche une procédure de
revue contractuelle. L'expérience montre que le risque de dérapage sur des
forfaits applicatifs reste maîtrisé pour les opérations "clés en main" traitées
par le groupe et dont le plafond est d'environ un million d'euros.
Aujourd'hui, ce sont davantage les prestations récurrentes au forfait (info-
gérances d'infrastructures et tierces maintenances applicatives), avec
pénalités en cas de non-atteinte des niveaux de service contractuels, qui
constituent les engagements les plus exposés. En avant-vente, le presta-
taire est amené à anticiper des productivités activité par activité, souvent
sans disposer dans le cahier des charges de l'ensemble des éléments de
contexte nécessaires. Les prix proposés sont forfaitaires (au poste ou au
serveur) et indépendants du volume d'actes techniques réels. Des gains
de productivité contractuels sont souvent prévus sur la durée du contrat.
Dans certains cas, un prestataire entrant peut se voir contraint d'affec-
ter des équipes plus importantes que prévu pendant la phase de prise en
charge, voire rester déficitaire au début de la phase d'exploitation cou-
rante. La situation est alors analysée et discutée avec le client dans le
cadre des comités contractuels, et un plan d'actions conjoint est mis en
place. Dans les cas extrêmes, la rentabilité brute d'un dossier peut néan-
moins demeurer durablement insuffisante, voire négative.
Une provision pour perte à terminaison est comptabilisée pour les pro-
jets ou infogérances concernés encore en cours à la date d'arrêté des
comptes. En cas de dépassement sur un projet au forfait, l'assurance res-
ponsabilité civile peut être activée.
Pour les contrats de services récurrents, le risque est maîtrisé en amont —
lors de la phase de signature — et en aval par la négociation, aucun recours
assurantiel n'étant possible dans ce cas. Un dirigeant de l'entité concernée
suit systématiquement l'avant-vente et participe aux comités stratégiques
semestriels ou annuels afin de construire une relation de proximité avec
le client. Les pilotes de contrats (service delivery managers) les plus expé-
rimentés sont affectés aux dossiers nécessitant le plus de négociations
("contract management").
Erreur humaine dans la réalisation du service
Certains collaborateurs ou sous-traitants peuvent commettre une erreur —
non-respect de consignes de sécurité ou erreur de manipulation (suppres-
sion de fichiers, mauvaise réaction en exploitation de nuit ou le week-end,
débranchement accidentel d'un câble en datacenter…) — susceptible de
générer des dommages indirects significatifs : indisponibilité de service
ou perte de données.
Sur les dix dernières années, à deux reprises, un client a sanctionné une
entité du groupe pour non-respect de consignes de sécurité, par un gel des
nouvelles commandes sur six mois (représentant chaque fois un manque à
gagner estimé à 0,3 M€ de marge brute). Six cas d'erreurs de manipulation
ont par ailleurs fait l'objet d'enquêtes internes. Dans la plupart des situa-
tions, les analyses ont révélé un enchaînement de plusieurs erreurs ou
une défaillance des dispositifs de sécurité prévus. Souvent, l'intervenant,
seul face à un incident inhabituel, a tenté de le résoudre sans alerter le
responsable d'astreinte. Des actions de sensibilisation sont menées régu-
lièrement en réponse à ces constats. En 2025, la police Responsabilité
Civile du groupe a été mobilisée pour une erreur de manipulation aux
conséquences importantes.
Pour les contrats récurrents, le directeur juridique du groupe ou le res-
ponsable juridique de l'entité concernée passe en revue les clauses de
limitation de responsabilité. Compte tenu de l'organisation décentralisée,
et malgré les rappels réguliers, il ne peut toutefois être exclu qu'une entité
omette ponctuellement de faire valider par son département juridique la
teneur des engagements souscrits.
Consignes particulières et données des clients
Ce risque recouvre deux aspects : d'une part, le non-respect de l'interdic-
tion faite par un client à son prestataire de recourir à un sous-traitant et,
d'autre part, des précautions insuffisantes dans l'accès ou la conservation
des données d'un donneur d'ordres.
En cas de manquement avéré, le client concerné peut décider de ne plus
solliciter la filiale fautive, voire NEURONES dans son ensemble, pour de
nouveaux projets. Ce gel, qui peut durer plusieurs mois, n'affecte pas les
projets en cours mais pénalise la croissance et le moral des équipes com-
merciales. Une extension potentielle de la sanction à tout le groupe majore
significativement l'impact du risque.
Équipements appartenant à des tiers
Dans le cadre de contrats globaux d'infrastructure, certaines prestations
logistiques incluent des équipements appartenant aux clients, momenta-
nément sous la responsabilité de certaines des entités du groupe. Que
les matériels en question soient dans les locaux des clients, d'un tiers
logisticien ou d'une filiale de NEURONES, les cas de vol sont rares mais
peuvent représenter des montants significatifs (de 0,1 à 1 million d'euros).
En cas de sinistre, l'indemnisation par les assureurs n'est ni automatique ni
simple : responsabilités à établir (vol chez le logisticien, lors d'un transport,
complicité interne d'un salarié, d'un freelance ou d'un sous-traitant...).
Impayés
En 2025, le premier client du groupe représente 12,2 % du chiffre d'af-
faires, réparti entre de multiples affaires conclues avec plusieurs entités
de NEURONES. Avec une clientèle composée principalement de grandes
entreprises et d'ETI, le groupe auto-assure ses créances en France. Seule
l'entité formation, qui travaille avec un large spectre de clients de tailles
variées, a souscrit un abonnement auprès d'une banque d'informations sur
la solvabilité. Des entités françaises ont ponctuellement réalisé des pres-
tations pour des clients à l'étranger sans respecter les procédures prévues
(règlement anticipé ou assurance-crédit export) ; à ce jour, aucun sinistre
n'est à déplorer.
Opérations de croissance externe
Pour ses acquisitions futures, NEURONES maintiendra sa politique de
sélectivité : cibler des entreprises de taille moyenne, à la culture proche de
la sienne, en leur permettant de conserver leur autonomie et à leurs diri-
geants de rester aux commandes. Une attention particulière sera portée à
ce que les dirigeants et cadres clés associés au groupe trouvent une moti-
vation capitalistique en ligne avec leur situation patrimoniale antérieure.
Risques financiers
La gestion du risque financier (IFRS 7) est détaillée dans l'annexe aux
comptes consolidés (page 72, § 4.25). Elle couvre le risque de crédit, de
liquidité, le risque de marché (taux, change, placements) et la gestion du
capital.
Risques numériques
Cyberattaques avec indisponibilité du système d'information
et/ou pertes de données
Au cours des cinq dernières années, le groupe a subi plusieurs cyberat-
taques, dont la grande majorité s'est révélée infructueuse. Deux tentatives,
à faible impact, ont partiellement abouti malgré les protections en place :
l'une a concerné le chiffrement d'un poste de travail, l'autre quelques
fichiers centraux. Leurs conséquences sont restées négligeables grâce à
une politique stricte de limitation des droits, même si chaque incident a
mobilisé une dizaine de jours-hommes pour le confinement, le nettoyage
et la vérification des données.
À l'avenir, une indisponibilité de plus grande ampleur reste probable. Le
cloisonnement des systèmes d'information filiale par filiale constitue tou-
tefois un facteur limitant l'étendue de tout sinistre éventuel.
La filiale spécialisée en cybersécurité est qualifiée PASSi par l'ANSSI,
niveau considéré comme plus exigeant que la certification ISO 27001.
Par ailleurs, les quatre entités gérant leurs services depuis leurs centres
Not named
63
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
de services managés — souvent interconnectés aux systèmes d'informa-
tion de leurs clients — sont certifiées ISO 27001. Chacune dispose d'un
RSSI dédié, agissant en coordination avec son DSI. Deux autres entités du
groupe ont par ailleurs également obtenu cette même certification.
Sécurité informatique
2025
% du groupe certifié ISO 27001 (en effectifs)
48 %
Nombre d'incidents cybersécurité avérés
4
% de salariés formés ou sensibilisés
à la sécurité informatique*
82 %
* Ont suivi avec succès un module de e-learning et ont été testés par un logiciel anti-phishing (Mantra
ou équivalent). 100 % des salariés des périmètres ISO 27001 sont formés à la sécurité (condition
nécessaire à la certification).
Toutes les filiales peuvent faire appel, à première demande, à l'expertise
de la société du groupe spécialisée en cybersécurité depuis plus de trente
ans.
Fraude au virement
Du fait de l'organisation en entités autonomes, l'impact prévisible de ce
risque reste relativement limité. Certaines tentatives ont néanmoins été
difficiles à contrer, en raison de la sophistication des scénarios mis en
œuvre. Aucune indemnisation n'a pu être obtenue, les assureurs ne cou-
vrant pas ce type de fraude.
À la suite de ces incidents - documentés et diffusés en interne à titre péda-
gogique - les procédures ont été renforcées. Une liste centralisée d'une
cinquantaine de personnes habilitées à effectuer des virements a été
constituée. À leur prise de fonction, chacune confirme formellement avoir
pris connaissance des procédures spécifiques applicables et des typolo-
gies de tentatives recensées.
Risques environnementaux et sociétaux
Éthique : corruption active ou passive, trafic d'influence
En 2022 puis en 2024, le Comité Éthique et Conformité a reçu des alertes
(demandes de conseil face à des comportements suspects) via l'adresse
mail dédiée. Si les règles du groupe prévoient depuis longtemps des mises
en garde éthiques, de nouveaux signalements ne peuvent être exclus à
propos de faits supposés ou avérés. Il est également probable que certains
faits n'aient pas été remontés via le canal prévu, alors qu'ils auraient dû
l'être.
Prévention de pratiques anticoncurrentielles : entente sur les prix
Le risque d'entente est quasi inexistant en assistance technique, sur un
marché très atomisé comptant plusieurs milliers d'ESN de plus de dix sala-
riés en France. Néanmoins, dans certains métiers spécifiques, des entités
du groupe figurent parmi les acteurs principaux de leur spécialité. Elles
entretiennent des relations de "coopétition" avec un nombre restreint de
confrères bien identifiés, tantôt partenaires sur des appels d'offres, tantôt
concurrents directs. Dans ce contexte, le risque d'entente sur les prix, bien
que de faible probabilité, ne peut être totalement exclu. La sanction poten-
tielle - jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires mondial du groupe - est estimée
comme bien intégrée par les équipes concernées.
Risques fiscaux et réglementaires
Pour chaque dossier de Crédit Impôt Recherche, un cabinet spécialisé
vérifie, en amont, l'éligibilité du dossier et, en aval, l'intégralité de la
documentation produite. Lors de la création de chaque filiale à l'étranger,
NEURONES s'appuie sur un cabinet de référence pour définir et documen-
ter les règles de fixation des prix de transfert internes.
Les contrôles fiscaux et Urssaf, assez réguliers, n'ont jusqu'à présent
donné lieu qu'à des redressements non significatifs.
2.2. ASSURANCES
Les polices d'assurance suivantes ont été souscrites pour tout ou partie
du groupe :
• responsabilité civile professionnelle : garantie plafonnée à 15 M€ par
sinistre et par année civile (dommages corporels, matériels et immaté-
riels, consécutifs ou non) ;
• responsabilité civile exploitation : plafond de 15 M€ par sinistre (mêmes
catégories de dommages) ;
• responsabilité civile des dirigeants et administrateurs : 5 M€ par année
civile (tous dommages confondus) ;
• risques numériques ;
• dommages aux biens et pertes d'exploitation : limite contractuelle d'in-
demnité de 35 M€ par année civile (toutes garanties confondues).
2.3. ENVIRONNEMENT DE CONTRÔLE
Ce paragraphe décrit les éléments-clés de l'environnement de contrôle et
de gestion des risques mis en place.
Organisation décentralisée
L'organisation décentralisée du groupe présente des avantages et des
contreparties clairement identifiés.
Côté bénéfices : l'ensemble des risques - commerciaux, juridiques, infor-
matiques, fraudes, etc. - est réparti sur une quinzaine de filiales directes,
chacune disposant de sa propre autonomie. La gestion des menaces
repose directement sur les mandataires sociaux de ces sociétés, qui en
sont actionnaires, dirigeants et parfois fondateurs.
La limite de ce modèle réside dans un nombre d'échelons de contrôle
inférieur à celui des structures centralisées. Dans un secteur à turnover
élevé, où la préservation des connaissances et la continuité des processus
constituent des enjeux permanents, cela constitue une fragilité. Le groupe
la compense par des revues régulières des procédures et de nombreuses
actions de sensibilisation et de coordination, comme illustré par l'exemple
des fraudes au virement décrit plus haut.
Gestion des risques liés à l'activité
Elle est conduite métier par métier, au sein de chaque filiale. En cas de
sinistre, le dirigeant concerné prend contact sans délai avec le représen-
tant du client.
Gestion de l'information comptable et financière
Objectifs
Le contrôle interne de l'information comptable et financière vise à prévenir
et maîtriser les risques d'erreurs ou de fraudes. Comme tout dispositif de
contrôle, il ne peut offrir une garantie absolue contre toute menace.
Concrètement, les procédures visent à recenser et évaluer les risques
potentiels, puis à définir et mettre en œuvre les actions de maîtrise adap-
tées. Les processus prioritairement couverts sont la reconnaissance du
chiffre d'affaires et de la marge - avancement des projets, dépassements,
pertes à terminaison, exhaustivité des charges - ainsi que le cycle de la
trésorerie.
Organisation comptable et système d'information
La Direction Administrative et Financière groupe centralise les fonc-
tions juridique (avec l'appui de différents conseils extérieurs, selon les
domaines), comptable (reporting, consolidation, fiscalité, trésorerie) et
pilote l'animation du contrôle de gestion. Une quinzaine de directions
administratives et financières de filiales assurent la comptabilité, la paie, le
Not named
2
RISQUES
64
Aussi loin que vous voudrez...®
contrôle de gestion et la trésorerie de leur périmètre. Certaines prennent
en charge plusieurs entités et reportent fonctionnellement à la DAF
groupe. Les entités de plus petite taille s'appuient ponctuellement sur un
expert-comptable externe.
Les systèmes d'information reposent sur des progiciels standard du mar-
ché, dont les principaux processus sont interfacés (gestion d'affaires,
ventes, comptabilité, paie). Les applications comptables fonctionnent
majoritairement en mode SaaS ou sont hébergées dans des clouds privés
internes avec sauvegardes régulières. Microsoꢀ 365 est couramment uti-
lisé pour la bureautique et la messagerie.
Rôle des acteurs de contrôle
La Direction Administrative et Financière groupe s'assure du respect
des normes comptables et en répond devant la Direction générale et le
Conseil d'Administration. Elle coordonne les processus budgétaires et de
reporting, produit la consolidation et peut être auditionnée par le Comité
d'audit.
Le reporting mensuel de chaque société est établi selon le référentiel fran-
çais. La consolidation et les retraitements IFRS sont produits par la société
mère sur base mensuelle. En liaison avec les Directions et Responsables
financiers de filiales et secondés par des contrôleurs de gestion, le
Directeur Administratif et Financier du groupe est responsable du contrôle
interne, dont l'efficacité est suivie par le Comité d'audit.
Procédures relatives à la communication financière
Pour respecter les réglementations qui s'imposent aux sociétés cotées,
un échéancier des obligations périodiques est formalisé, tant pour les
aspects publications que pour les autres procédures réglementaires (juri-
diques, fiscales, etc.). La veille réglementaire est assurée par la direction
financière.
Les informations financières publiées sont élaborées par la direction finan-
cière et la direction générale.
Procédures budget et reporting mensuel
Deux processus structurent le pilotage financier :
• Le budget annuel, établi en fin d'année pour l'exercice suivant par
chaque entité opérationnelle, avec révision si nécessaire.
• Le reporting mensuel, qui produit chaque mois un bilan et un compte
de résultat complet. Le groupe a volontairement opté pour un reporting
léger en volume mais essentiel en contenu. L'analyse mensuelle des indi-
cateurs clés - chiffre d'affaires, marges, résultats, trésorerie - permet de
détecter rapidement tout écart significatif ou anomalie comptable. Une
consolidation mensuelle complète est établie sur la base des remontées
de l'ensemble des filiales.
Les sociétés du groupe s'appuient sur le "manuel des procédures comp-
tables et financières" et sur des outils de reporting.
Ces procédures, appliquées par toutes les filiales directes, sont suivies et
contrôlées par la Direction financière. Chaque société dispose en complé-
ment de ses propres procédures de contrôle interne locales (délégations
de signatures bancaires, contrôle des opérations courantes, etc.).
Comptes consolidés
Les comptes consolidés statutaires sont produits semestriellement et
annuellement, selon une procédure analogue aux reportings mensuels
mais avec un niveau de détail supérieur. Les retraitements IFRS sont effec-
tués au niveau central par la Direction financière.
Reconnaissance du chiffre d'affaires
Les entités concernées par la reconnaissance du chiffre d'affaires à l'avan-
cement (développement au forfait) disposent d'outils analytiques par
affaire permettant de suivre les marges par projet et l'avancement comp-
table à chaque clôture mensuelle. Le risque d'erreur ou de fraude sur la
facturation est jugé limité : le reporting mensuel complet alerterait sous
deux à trois mois en cas de gonflement anormal du poste clients dans
une filiale.
Cycle de la trésorerie
Pour le cycle des décaissements, réputé particulièrement sensible, une
organisation avec séparation stricte des tâches est en place dans chaque
filiale, où au moins deux personnes, souvent trois, se partagent les diffé-
rentes étapes du processus (bon à payer, émission du titre de paiement,
signature, comptabilisation, rapprochement bancaire et contrôle de ce
dernier).
Évolution du dispositif
Le contrôle interne de l'information comptable et financière s'inscrit dans
une logique d'amélioration continue. Opérationnel depuis 1999, le système
de contrôle financier s'appuie sur des outils adaptés à la taille actuelle du
groupe. Ils continueront d'évoluer, notamment en cas de forte croissance
ou d'extension géographique significative. Selon son évolution, le groupe
renforcera pragmatiquement cette fonction : contrôle de gestion, optimisa-
tion des systèmes d'information, documentation des processus clés.
Gestion des risques numériques : indépendance des SI,
Saas, cloud et certifications ISO-27001
La structure décentralisée du groupe implique des systèmes d'information
indépendants entre filiales, ce qui constitue un atout majeur en matière de
cybersécurité. Dans la plupart des entités, des programmes de migration
vers le SaaS et de transfert vers des clouds publics ont été conduits afin
de mieux répartir les risques en diversifiant les lieux de stockage et de
sauvegarde.
Les trois entités dont le système d'information supporte la production de
services depuis leurs centres - services managés, hébergement, service
desk - sont certifiées ISO 27001 et maintiennent à jour leur documentation
de management de la sécurité. Leurs RSSI dédiés, ainsi que les respon-
sables informatiques des autres entités, partagent informations et bonnes
pratiques entre eux. Les DPO (Data Protection Officer) des différentes
structures, dont deux exercent cette fonction à titre exclusif, échangent
de la même façon sur les enjeux de protection des données personnelles
(Rgpd).
Gestion du risque de corruption et de trafic d'influence
(loi Sapin II)
Depuis le 1er juin 2017, NEURONES a déployé le dispositif complet des
huit mesures prévues par la loi Sapin II. Un code de conduite a été intégré
aux règlements intérieurs de ses principales filiales. Un dispositif d'alerte
interne est opérationnel, avec des adresses mail dédiées diffusées à l'en-
semble des salariés, aux sous-traitants et fournisseurs, ainsi qu'à certains
clients. Un module de formation e-learning a été développé. Le Comité
Éthique et Conformité présente chaque année au Conseil d'Administration
un rapport sur les éventuelles alertes remontées.
Gestion du risque d'entente sur les prix
Les dirigeants des entités positionnées comme leaders dans leur spécia-
lité ou sur des niches à faible nombre d'acteurs ont été spécifiquement
sensibilisés à ce risque. Les activités concernées sont : le service desk, la
remise en état de systèmes d'information après cyberattaque, le dévelop-
pement et la TMA (Tierce-Maintenance Applicative) des systèmes d'infor-
mation des organismes de formation professionnelle (Opco).
Not named
65
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
3.1. ÉTAT DE LA SITUATION FINANCIÈRE CONSOLIDÉE
ACTIF
(en milliers d'euros)
Notes
31/12/2024
31/12/2025
ACTIFS NON COURANTS
Immobilisations incorporelles
Notes 1 / 2
58 190
62 701
Droits d'utilisation (IFRS 16)
Note 3
32 409
29 927
Immobilisations corporelles
Note 4
28 118
29 446
Actifs financiers
Note 5
11 964
12 173
Actifs d'impôt différé
Note 6
6 896
6 256
TOTAL DES ACTIFS NON COURANTS
137 577
140 503
ACTIFS COURANTS
Stocks
Note 7
267
18
Créances d'impôt exigibles
3 653
6 140
Clients et autres débiteurs
Note 8
257 703
261 590
Trésorerie et équivalents de trésorerie
Note 9
326 491
340 781
TOTAL DES ACTIFS COURANTS
588 114
608 529
TOTAL ACTIFS
725 691
749 032
CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS
(en milliers d'euros)
Notes
31/12/2024
31/12/2025
CAPITAUX PROPRES
Capital
9 711
9 731
Primes
16 278
16 258
Réserves et résultat consolidés
352 115
373 991
TOTAL DES CAPITAUX PROPRES ATTRIBUABLES AUX PROPRIÉTAIRES DE LA SOCIÉTÉ MÈRE
Note 10
378 104
399 980
Participations ne donnant pas le contrôle
58 070
64 889
CAPITAUX PROPRES
436 174
464 869
PASSIFS NON COURANTS
Provisions non courantes
Note 11
7 373
8 089
Passifs financiers non courants
Note 9
2 054
760
Dettes de loyers non courantes (IFRS 16)
Note 3
27 435
25 259
TOTAL DES PASSIFS NON COURANTS
36 862
34 108
PASSIFS COURANTS
Provisions courantes
Note 12
1 978
2 749
Dettes d'impôt exigibles
3 578
875
Fournisseurs et autres créditeurs
Note 13
234 527
235 437
Dettes de loyers courantes (IFRS 16)
Note 3
7 610
7 587
Passifs financiers courants et découverts bancaires
Note 9
4 962
3 407
TOTAL DES PASSIFS COURANTS
252 655
250 055
TOTAL CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS
725 691
749 032
3
Comptes consolidés
Not named
3
COMPTES CONSOLIDÉS
66
Aussi loin que vous voudrez...®
3.2. COMPTE DE RÉSULTAT CONSOLIDÉ
(en milliers d'euros)
Notes
2024
2025
Ventes de logiciels et équipements
4 382
5 119
Ventes de prestations de services
805 971
852 056
CHIFFRE D'AFFAIRES
810 353
857 175
Achats consommés
-
-
Charges de personnel
Note 15
(421 593)
(438 810)
Charges externes
Note 16
(287 110)
(315 980)
Impôts et taxes
(8 684)
(9 480)
Dotations aux amortissements
Note 17
(9 093)
(9 882)
Dotations aux amortissements de droits d'utilisation (IFRS 16)
Note 3
(8 111)
(8 105)
Dotations et reprises aux provisions
Note 17
462
(1 625)
Autres produits
Note 18
2 768
3 348
Autres charges
Note 18
(1 072)
(1 058)
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL
77 920
75 583
– en pourcentage du chiffre d'affaires
9,6 %
8,8 %
Produits financiers
12 009
11 501
Charges financières
(912)
(1 142)
Charges financières sur les dettes de loyers (IFRS 16)
(907)
(870)
Résultat financier net
Note 19
10 190
9 489
RÉSULTAT AVANT IMPÔT
88 110
85 072
– en pourcentage du chiffre d'affaires
10,9 %
9,9 %
Impôt sur les résultats
Notes 20 / 21
(24 882)
(23 215)
RÉSULTAT DE LA PÉRIODE DES ACTIVITÉS POURSUIVIES
63 228
61 857
– en pourcentage du chiffre d'affaires
7,8 %
7,2 %
RÉSULTAT DE LA PÉRIODE
63 228
61 857
dont :
• Résultat attribuable aux propriétaires de la société mère (part du groupe)
52 556
52 073
• Résultat attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle (intérêt minoritaires)
10 672
9 784
Résultat net par action non dilué (part du groupe) - en euros
2,17
2,14
Résultat net par action dilué (part du groupe) - en euros
2,16
2,14
État du résultat global consolidé
(en milliers d'euros)
2024
2025
Résultat de la période
63 228
61 857
Autres éléments du résultat global : écarts actuariels sur les régimes de retraite, nets d'impôt
-
230
Autres éléments du résultat global : écarts de conversion (activités en devises étrangères)
234
(557)
Résultat global
63 462
61 530
dont :
• quote-part attribuable aux propriétaires de la société mère (part du groupe)
52 763
51 785
• quote-part attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle (intérêts minoritaires)
10 699
9 745
Not named
67
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
3.3. AUTRES ÉLÉMENTS
Tableau consolidé des flux de trésorerie
(en milliers d'euros)
2024
2025
Résultat de l'ensemble consolidé
63 228
61 857
Élimination des éléments non monétaires :
• Dotations nettes aux amortissements et provisions
9 544
11 448
• Dotations aux amortissements de droits d'utilisation (IFRS 16)
8 111
8 105
• Charges/(Produits) liés aux stocks options et assimilés
5 110
4 212
• Effet de l'actualisation des créances et dettes à plus d'un an
141
179
• Moins-values/(Plus-values) de cession, nettes d'impôt
(25)
241
• Moins-values/(Plus-values) de rupture de baux (IFRS 16)
(66)
(2)
• Moins-values/(Plus-values) de cession sur titres consolidés, nettes d'impôt
-
-
Capacité d'autofinancement après produits financiers nets et impôt
86 043
86 040
• Produits financiers nets
(10 190)
(9 489)
• Impôts dus
24 882
23 215
Capacité d'autofinancement avant produits financiers nets et impôt
100 735
99 766
Variation de la trésorerie sur :
• Besoin en fonds de roulement d'exploitation*
8 459
(643)
• Impôts versés
(24 812)
(27 841)
FLUX DE TRÉSORERIE PROVENANT DES ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES
84 382
71 282
Acquisition d'immobilisations incorporelles et corporelles*
(12 037)
(10 438)
Cessions d'immobilisations, nettes d'impôt
260
93
Produits de cessions d'actifs financiers
324
711
Acquisition d'actifs financiers
(1 791)
(1 443)
Acquisition de sociétés, sous déduction de la trésorerie acquise
(2 162)
(4 839)
Titres rachetés à des actionnaires minoritaires de filiales
(5 819)
(6 793)
Souscription/augmentation de capital par des minoritaires de filiales
1 397
1 397
Cessions de titres consolidés, nettes d'impôt
137
152
FLUX DE TRÉSORERIE PROVENANT DES ACTIVITÉS D'INVESTISSEMENT
(19 691)
(21 160)
Réduction de capital
-
-
Rachat et revente par la société de ses propres titres
(28)
(316)
Dividendes versés aux actionnaires de la société mère*
(29 126)
(31 624)
Dividendes versés aux minoritaires des filiales
(8 183)
(1 933)
Augmentation des dettes financières*
5 108
2 492
Remboursement des dettes financières*
(4 274)
(5 442)
Remboursement de dettes de loyers (IFRS 16)*
(8 167)
(8 283)
Intérêts financiers nets**
10 190
9 489
FLUX DE TRÉSORERIE PROVENANT DES ACTIVITÉS DE FINANCEMENT
(34 480)
(35 617)
VARIATION NETTE DE TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE
30 211
14 505
Effet des variations de change sur la trésorerie détenue
357
(279)
TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE À L'OUVERTURE
295 445
326 013
TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE À LA CLÔTURE
326 013
340 239
*
cf. Note 14
** cf. Note 19
Not named
3
COMPTES CONSOLIDÉS
68
Aussi loin que vous voudrez...®
Tableau de variation des capitaux propres consolidés
CAPITAUX PROPRES
(en milliers d'euros)
Capital
Primes
Réserves
consolidées**
Réserve
paiements
fondés sur
des actions
Actions
Résultat
propres de l'exercice
Total des
capitaux
propres part
du groupe***
Participations
ne donnant
pas le
contrôle****
Total
capitaux
propres
CAPITAUX PROPRES
9 711
AU 31/12/2023 PRO FORMA*
31 383
261 847
3 849
(448)
49 410
355 752
54 004
409 756
Mouvements de l'exercice 2024
• Résultat consolidé de l'exercice
-
-
-
-
-
52 556
52 556
10 672
63 228
- Écarts actuariels
-
-
-
-
-
-
-
-
-
- Écart de conversion
-
-
207
-
-
-
207
27
234
Résultat global
-
-
207
-
-
52 556
52 763
10 699
63 462
• Retraitement IFRS 2 - stock-
options et actions gratuites
-
-
-
4 334
-
-
4 334
776
5 110
• Opérations sur capital
-
-
-
-
-
-
-
-
-
• Variation d'actions propres
-
-
-
-
247
-
247
56
303
• Affectation du résultat 2023
-
-
53 259
(3 849)
-
(49 410)
-
-
-
• Dividendes versés
par la société mère
-
(15 105)
(14 021)
-
-
-
(29 126)
-
(29 126)
• Engagement de rachat vis-à-vis
des minoritaires
-
-
391
-
-
-
391
1 103
1 494
• Variation de périmètre
-
-
(6 257)
-
-
-
(6 257)
(370)
(6 627)
Total des transactions avec
les propriétaires comptabilisées
directement en capitaux propres
-
(15 105)
33 372
485
247
(49 410)
(30 411)
1 565
(28 846)
Part des participations
ne donnant pas le contrôle
dans les distributions
de dividendes des filiales
-
-
-
-
-
-
-
(8 198)
(8 198)
CAPITAUX PROPRES
9 711
AU 31/12/2024
16 278
295 426
4 334
(201)
52 556
378 104
58 070
436 174
Mouvements de l'exercice 2025
• Résultat consolidé de l'exercice
-
-
-
-
-
52 073
52 073
9 784
61 857
- Écarts actuariels
-
-
200
-
-
-
200
30
230
- Écart de conversion
-
-
(488)
-
-
-
(488)
(69)
(557)
Résultat global
-
-
(288)
-
-
52 073
51 785
9 745
61 530
• Retraitement IFRS 2 - stock-
options et actions gratuites
-
-
-
3 748
-
-
3 748
464
4 212
• Opérations sur capital
20
(20)
-
-
-
-
-
-
-
• Variation d'actions propres
-
-
-
-
(925)
-
(925)
(205)
(1 130)
• Affectation du résultat 2024
-
-
56 890
(4 334)
-
(52 556)
-
-
-
• Dividendes versés
par la société mère
-
-
(31 624)
-
-
-
(31 624)
-
(31 624)
• Engagement de rachat vis-à-vis
des minoritaires
-
-
583
-
-
-
583
90
673
• Variation de périmètre
-
-
(1 691)
-
-
-
(1 691)
(1 312)
(3 003)
Total des transactions avec
20
les propriétaires comptabilisées
directement en capitaux propres
(20)
24 158
(586)
(925)
(52 556)
(29 909)
(963)
(30 872)
Part des participations
ne donnant pas le contrôle
dans les distributions
de dividendes des filiales
-
-
-
-
-
-
-
(1 963)
(1 963)
CAPITAUX PROPRES
9 731
AU 31/12/2025
16 258
319 296
3 748
(1 126)
52 073
399 980
64 889
464 869
*
Capitaux propres 2023 pro forma : voir ajustements Note 2 – Écarts d'acquisition
** Dont réserve de conversion ( -1916 milliers d'euros au 31 décembre 2025).
*** Part des capitaux propres attribuable aux propriétaires de la mère.
**** Part des capitaux propres attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle, elles correspondent aux actions détenues par les dirigeants des filiales.
Not named
69
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
3.4. ANNEXE AUX COMPTES
CONSOLIDÉS
1. IDENTIFICATION DE LA SOCIÉTÉ
NEURONES est une Société Anonyme dont le siège social est établi au 205,
avenue Georges Clemenceau – 92000 – Nanterre (France). Le groupe exerce
des activités de Conseil et de Services Numériques.
2. DIFFUSION DES ÉTATS CONSOLIDÉS
Les comptes consolidés 2025 présentés dans ce document ont été arrêtés
par le Conseil d'Administration lors de sa séance du 11 mars 2026, en vue
de leur soumission à l'approbation de l'Assemblée Générale des actionnaires
du 4 juin 2026.
Les états financiers consolidés pour l'exercice clos le 31 décembre 2025
couvrent la société mère et l'ensemble de ses filiales (désignées collective-
ment par "le groupe"), ainsi que la quote-part détenue dans les entreprises
associées ou sous contrôle conjoint.
3. DÉCLARATION DE CONFORMITÉ
Les états financiers consolidés sont établis en conformité avec les normes
IFRS telles qu'adoptées par l'Union Européenne, lesquelles diffèrent sur cer-
tains points des IFRS publiées par l'IASB. Le groupe s'est néanmoins assuré
que les informations financières présentées n'auraient pas été substantielle-
ment différentes sous l'application des IFRS IASB. Cette conformité couvre
les définitions, les modalités de comptabilisation, d'évaluation et de présen-
tation prévues par les IFRS, ainsi que l'ensemble des informations requises
par les normes.
4. PRINCIPES COMPTABLES
Les méthodes comptables décrites ci-après ont été appliquées de façon
constante à l'ensemble des périodes présentées dans les états financiers
consolidés. Identiques à celles retenues au 31 décembre 2024, elles ont
été mises en œuvre de manière uniforme par toutes les entités du groupe.
4.1. Base de préparation des comptes consolidés
Les états financiers sont présentés en euros, arrondis au millier d'euros
le plus proche. Ils sont établis sur la base du coût historique, à l'exception
des placements de trésorerie à court terme, des paiements fondés sur des
actions et de certains actifs financiers non courants, évalués à la juste valeur.
4.2. Recours à des estimations
L'établissement des états financiers conformément aux normes IFRS néces-
site de formuler des estimations et des hypothèses qui influencent l'appli-
cation des méthodes comptables et les montants publiés. Ces estimations
reposent sur l'expérience passée et sur des facteurs jugés raisonnables au
regard des circonstances ; elles fondent l'exercice du jugement nécessaire
à la détermination des valeurs comptables d'actifs et de passifs non directe-
ment observables. Les valeurs réelles peuvent s'écarter des valeurs estimées.
Les estimations et hypothèses sous-jacentes font l'objet d'un réexamen
continu. L'impact d'un changement d'estimation est comptabilisé sur la
période concernée, ou sur celle-ci et les périodes ultérieures si ces dernières
sont également affectées. À la clôture, le groupe n'anticipe pas de modifi-
cations significatives des hypothèses clés susceptibles d'entraîner un ajus-
tement important des montants d'actif ou de passif au cours de la période
suivante.
Les principaux postes soumis à estimation sont : les coûts prévisionnels des
contrats au forfait suivis à l'avancement, les dépréciations d'actifs, les enga-
gements de retraite, la valorisation des paiements fondés sur des actions
et les provisions. Les hypothèses retenues sont précisées dans les notes
correspondantes de l'annexe.
4.3. Méthodes de consolidation
Filiales
Une filiale est une entité sur laquelle le groupe exerce le contrôle, c'est-à-
dire lorsqu'il est exposé à des rendements variables en raison de ses liens
avec l'entité et qu'il a la capacité d'influer sur ces rendements. Les états
financiers des filiales sont intégrés dans les comptes consolidés à compter
de la date d'obtention du contrôle et jusqu'à sa cessation. Leurs méthodes
comptables sont, si nécessaire, harmonisées avec celles de NEURONES.
Participations ne donnant pas le contrôle
Les participations ne donnant pas le contrôle sont évaluées, à la date de
prise de contrôle, au prorata des actifs nets identifiables de l'entité acquise.
Les modifications du pourcentage de détention n'entraînant pas de perte de
contrôle sont traitées comme des transactions sur capitaux propres.
Perte de contrôle
Lorsque le groupe perd le contrôle d'une société, actifs, passifs et éléments
connexes sont décomptabilisés. Le profit ou la perte en résultant est comp-
tabilisé en résultat net, et tout intérêt conservé est évalué à sa juste valeur à
la date de la perte de contrôle.
Transactions intra-groupe
Les soldes bilantiels, transactions, produits et charges, résultant de transac-
tions intra-groupe, sont éliminés. Les gains sur transactions avec des entités
mises en équivalence sont annulés (par contrepartie des titres mis en équi-
valence) à concurrence de la quote-part du groupe. Les pertes le sont de la
même façon, sauf si elles traduisent une perte de valeur.
Au 31 décembre 2025, toutes les sociétés intégrées au périmètre sont des
filiales. La liste des entreprises consolidées figure au paragraphe 5 ci-après.
4.4. Immobilisations incorporelles
Regroupement d'entreprises et écarts d'acquisition
Pour les acquisitions postérieures au 1er janvier 2010 :
• L'écart d'acquisition est déterminé comme suit : juste valeur de la contre-
partie transférée, augmentée du montant comptabilisé au titre des parti-
cipations ne conférant pas le contrôle et, si le regroupement d'entreprises
est réalisé par étapes, de la juste valeur de toute participation antérieure-
ment détenue dans l'entité acquise, diminuée du montant net des actifs
identifiables acquis et des passifs assumés (généralement évalués à la
juste valeur). Lorsque la différence est négative, un profit sur acquisition à
des conditions avantageuses est immédiatement comptabilisé en résultat.
• La contrepartie transférée exclut les montants relatifs au règlement de rela-
tions préexistantes et aux rémunérations pour services futurs. Les coûts
d'acquisition, sauf ceux liés à l'émission d'une dette ou de titres en capital,
sont comptabilisés en charges lorsqu'ils sont encourus. Toute contrepartie
éventuelle est enregistrée à la juste valeur à la date d'acquisition : classée
en capitaux propres, elle n'est pas réévaluée ; classée en dettes, ses varia-
tions ultérieures de juste valeur sont comptabilisées en résultat.
Pour les acquisitions réalisées entre le 1er janvier 2004 et le 1er janvier 2010,
l'écart d'acquisition représente la différence entre le coût d'acquisition et
la quote-part du groupe dans la juste valeur des actifs, passifs et passifs
éventuels identifiables. Lors de l'entrée d'une entreprise dans le périmètre
de consolidation, ses actifs, passifs et passifs éventuels identifiables sont
inscrits au bilan consolidé à leur juste valeur et valorisés selon les principes
comptables du groupe.
Pour les écarts d'acquisition antérieurs au 1er janvier 2004, le groupe a opté,
conformément à IFRS 3, pour le maintien à leur coût présumé.
Les écarts d'acquisition sont évalués à leur coût diminué du cumul des
pertes de valeur. Affectés à des Unités Génératrices de Trésorerie, ils ne
sont pas amortis et font l'objet d'un test de dépréciation annuel — ou plus
fréquent en cas d'indice de perte de valeur (voir § 4.8. Dépréciation des
éléments de l'actif immobilisé).
Not named
3
COMPTES CONSOLIDÉS
70
Aussi loin que vous voudrez...®
Lorsqu'un regroupement d'entreprises incluant des intérêts minoritaires est
assorti d'un droit de vente accordé à ces minoritaires, une dette opération-
nelle est reconnue à hauteur du prix d'exercice estimé de l'option, en contre-
partie d'une réduction des capitaux propres.
Contrats et relations contractuelles clients
Ces actifs sont inscrits au bilan à leur coût d'acquisition, diminué du cumul
des amortissements et des pertes de valeur. Ils résultent principalement de
rachats d'activité et reflètent le volume de chiffre d'affaires et de marge généré
par les contrats correspondants. Ils sont amortis sur leur durée d'utilité.
Dans le cas de contrats d'assistance technique à renouvellement périodique,
la durée d'utilité est indéterminée. La période pendant laquelle les contrats
génèreront des entrées de trésorerie nette au profit du groupe est ainsi sans
limite prévisible. Dans ce cas, ils ne sont pas amortis et font l'objet d'un test
annuel de dépréciation, de même que chaque fois qu'il existe un indice de
perte de valeur (voir § 4.8. Dépréciation des éléments de l'actif immobilisé).
4.5. Autres immobilisations incorporelles
Le groupe n'a pas identifié de frais de développement significatifs répondant
à la définition de l'IAS 38. Les autres immobilisations incorporelles — prin-
cipalement les logiciels acquis pour usage interne — sont amorties sur leur
durée d'utilisation, comprise généralement entre un et trois ans, à compter
de leur mise en service. Les amortissements et dépréciations sont compta-
bilisés en résultat opérationnel sur la ligne "Dotations aux amortissements".
4.6. Contrats de location (IFRS 16)
Les contrats de location, conférant au preneur le contrôle de l'utilisation d'un
actif identifié pour une période déterminée, entrent dans le champ d'appli-
cation d'IFRS 16. À ce titre, les sociétés locataires comptabilisent à l'actif
un droit d'utilisation en contrepartie d'une dette de loyer, quelle que soit la
nature du contrat (location simple ou location financement).
La dette de location est initialement déterminée à la valeur actuelle des
paiements locatifs futurs, actualisés au taux d'intérêt implicite du contrat
ou, à défaut, au taux d'emprunt marginal spécifique au pays, aux conditions
et à la monnaie du contrat. Les paiements locatifs incluent une part fixe,
une part variable indexée et les paiements liés aux options raisonnablement
certaines d'être exercées. Après évaluation initiale, elle est réduite des paie-
ments effectués et augmentée de la charge d'intérêt, et réévaluée en cas de
modification des conditions locatives (négociation avec le bailleur, change-
ment d'un indice ou d'un taux, ou en cas de réestimation d'options). Lorsque
la dette de location est réévaluée, l'ajustement correspondant est reflété
dans le droit d'utilisation, ou dans le résultat si le droit d'utilisation est déjà
ramené à zéro (dans le cas d'une réduction du périmètre locatif).
Le droit d'utilisation comprend la dette de location initiale, les coûts directs
initiaux et les éventuelles obligations de remise en état, nets des avantages
accordés par le bailleur. Il est amorti sur la durée du contrat. Au compte
de résultat, l'amortissement est comptabilisé en résultat opérationnel et les
intérêts en résultat financier.
La durée de location retenue correspond à la période non résiliable, augmen-
tée des options de prolongation dont l'exercice est raisonnablement certain.
Les exemptions prévues par IFRS 16 sont appliquées pour les contrats d'une
durée inférieure à douze mois ou portant sur des actifs de faible valeur (infé-
rieure à 5 000 euros).
Présentation
Dans l'état de la situation financière, les droits d'utilisation sont présen-
tés séparément des autres actifs et les dettes de location séparément des
autres passifs. Dans le tableau des flux de trésorerie, le remboursement du
principal de l'obligation locative et les intérêts payés apparaissent dans les
flux liés aux activités de financement.
L'application d'IFRS 16 conduit à présenter les charges liées aux contrats de
location en dotations aux amortissements du droit d'utilisation et en charges
financières. Ces paiements de loyers sont désormais divisés en sorties de
trésorerie se rapportant à la charge d'intérêts sur la dette de loyer et au
remboursement de cette dernière.
4.7. Immobilisations corporelles
Les immobilisations corporelles sont comptabilisées à leur coût d'acquisition,
diminué des amortissements cumulés et des pertes de valeur. Le groupe n'a
pas retenu la méthode de réévaluation de ses actifs, et les coûts d'emprunt
sont exclus du coût des immobilisations conformément à IAS 23. Les immo-
bilisations sont amorties sur leur durée d'utilité, dès leur mise en service. Les
durées et méthodes d'amortissement appliquées sont les suivantes :
Catégorie
Méthode
Durée
Agencements et installations
Linéaire
5 à 10 ans
Matériel de transport
Linéaire
2 à 4 ans
Matériel informatique
Dégressif et linéaire
3 à 6 ans
Matériel de bureau
Linéaire
5 à 10 ans
4.8. Dépréciation des éléments de l'actif immobilisé
À chaque clôture, les valeurs comptables de ces éléments d'actif sont exami-
nées afin de détecter tout indice de perte de valeur. Les actifs sont regroupés
en Unités Génératrices de Trésorerie (UGT), correspondant à des ensembles
homogènes générant conjointement des flux de trésorerie identifiables.
S'il existe un indice de perte de valeur, la valeur recouvrable de l'UGT est
estimée. Pour les écarts d'acquisition et les immobilisations incorporelles à
durée d'utilité indéterminée, ou qui ne sont pas encore prêtes à être mises
en service, la valeur recouvrable est estimée chaque année au 31 décembre.
Écart d'acquisition et immobilisations incorporelles à durée d'utilité
indéterminée ou immobilisations incorporelles en cours
La méthode des flux de trésorerie actualisés (DCF) est utilisée pour tester
la dépréciation de ces actifs, au minimum une fois par an et à chaque fois
qu'un indice de perte de valeur est identifié. La valeur comptable de l'UGT
est comparée à sa valeur recouvrable — soit le maximum entre la juste valeur
nette des coûts de cession et la valeur d'utilité (déterminée par la méthode
des flux futurs de trésorerie actualisés). En cas de perte de valeur, la dépré-
ciation est inscrite en "Dépréciations d'actifs" dans le résultat opérationnel.
Les dépréciations relatives aux écarts d'acquisition sont irréversibles, même
si la valeur d'utilité de l'actif se rétablit dans les années futures.
Immobilisations corporelles et incorporelles à durée d'utilité définie
Le test de dépréciation est déclenché dès l'apparition d'indices de perte de
valeur. La valeur comptable de l'UGT est comparée à sa valeur recouvrable
selon la même méthode que ci-dessus. En cas de perte de valeur, celle-ci est
imputée en priorité à la réduction du goodwill affecté à l'UGT, puis aux autres
actifs au prorata de leur valeur comptable. Une perte de valeur sur actif autre
que le goodwill peut être reprise si les estimations de valeur recouvrable
s'améliorent, dans la limite de la valeur nette comptable qui aurait été déter-
minée en l'absence de dépréciation.
4.9. Actifs financiers
Titres non consolidés
Conformément à IFRS 9, les titres de participation dans des sociétés non
consolidées sont comptabilisés à la juste valeur. Les variations de juste
valeur sont enregistrées en autres éléments du résultat global. En application
du principe de matérialité, certaines filiales jugées non significatives — indivi-
duellement et collectivement — sont exclues du périmètre de consolidation.
Actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat
Un actif est classé dans cette catégorie s'il est détenu à des fins de transac-
tion ou désigné comme tel lors de sa comptabilisation initiale, notamment
lorsque le groupe gère ses placements sur la base de leur juste valeur.
Not named
71
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Autres actifs financiers
Les autres actifs financiers sont initialement comptabilisés à la juste valeur,
majorée des coûts de transaction directement attribuables. Ils sont ensuite
évalués au coût amorti selon la méthode du taux d'intérêt effectif, diminués
des pertes de valeur éventuelles. Le groupe ne détient aucun instrument
dérivé et ne réalise aucune opération de couverture.
4.10. Impôts différés
Conformément à IAS 12, les impôts différés sont constatés au compte de résul-
tat et au bilan pour refléter les décalages temporels entre valeurs comptables
et valeurs fiscales, à l'exception des écarts d'acquisition et des différences
temporelles liées à des participations dont l'inversion n'est pas prévisible.
En application de la méthode du report variable, les impôts différés sont éva-
lués selon la méthode du report variable, en tenant compte des taux d'impôt
adoptés ou quasi adoptés à la clôture. Les déficits reportables sont activés
lorsqu'il est probable que des bénéfices futurs imposables permettront leur
imputation. Un impôt différé est comptabilisé au titre des actifs et passifs
liés aux contrats de location. Conformément à IAS 12, aucune actualisation
des actifs et passifs d'impôt n'est pratiquée. Depuis l'exercice clos au 31
décembre 2010, la CVAE entre dans le champ d'application d'IAS 12.
4.11. Stocks
Les stocks sont évalués au plus faible du coût - calculé selon la méthode du
prix moyen pondéré - et de la valeur nette de réalisation, définie comme le prix
de vente estimé dans le cours normal de l'activité, diminué des coûts néces-
saires à la réalisation de la vente. Une dépréciation est constatée au cas par
cas lorsque la valeur nette de réalisation est inférieure à la valeur comptable.
4.12. Créances
Les créances sont comptabilisées au prix de transaction, diminué des dépré-
ciations enregistrées. Une dépréciation est constatée lorsque la valeur
comptable excède la valeur recouvrable, c'est-à-dire la somme des flux de
trésorerie futurs estimés.
4.13. Trésorerie et équivalents de trésorerie
Les placements à court terme sont évalués à leur juste valeur, les variations
étant comptabilisées en résultat. Conformément à IAS 7, la trésorerie et les
équivalents de trésorerie comprennent les fonds en caisse et les dépôts à
vue. Les découverts bancaires remboursables à vue sont inclus dans la tré-
sorerie pour les besoins du tableau des flux. La juste valeur correspond à
la valeur liquidative à la date de clôture ; les écarts sont comptabilisés en
résultat sous la rubrique "Produits financiers".
4.14. Actions propres
Les actions propres sont portées en diminution des réserves consolidées
pour le montant de la contrepartie payée, y compris les coûts directement
attribuables. En cas de cession ultérieure, le résultat et les effets d'impôt cor-
respondants sont enregistrés en variation des capitaux propres consolidés.
4.15. Paiements fondés sur des actions
Le modèle d'évaluation retenu est celui de Black & Scholes. L'évaluation, à
la juste valeur du service rendu à la date d'attribution, prorata temporis sur
l'ensemble de la période d'acquisition des droits, est constatée en charge,
par contrepartie des capitaux propres.
4.16. Avantage au personnel
Régime à prestations définies : indemnités de départ en retraite
Cette provision est destinée à faire face aux engagements correspondant à
la valeur actuelle des droits acquis par les salariés relatifs aux indemnités
conventionnelles auxquelles ils seront en mesure de prétendre lors de leur
départ en retraite. Elle est calculée selon la méthode des unités de crédit
projetées, prenant en compte l'ancienneté, l'espérance de vie, le taux nor-
matif de rotation du personnel, ainsi que les hypothèses de revalorisation
des salaires et d'actualisation. Elle représente la valeur actuelle des droits
acquis par les salariés au titre des indemnités conventionnelles de départ
en retraite.
Les gains et pertes actuariels générés par des changements d'hypothèses
démographiques ou financières sont comptabilisés en "autres éléments du
résultat global". Conformément à IAS 19 révisée, l'évolution de la dette est
décomposée entre le coût des services rendus (à présenter en résultat opé-
rationnel) et le coût financier (correspondant aux intérêts de la dette calculés
sur la base du taux d'actualisation). Compte tenu du montant de la dette,
l'impact du coût financier est non significatif sur la période.
4.17. Autres engagements sociaux
Les conventions collectives applicables aux sociétés du groupe ne prévoient
pas de dispositions relatives aux médailles du travail, et aucun accord spéci-
fique n'a été conclu sur ce point.
4.18. Provisions
Conformément à IAS 37, une provision est comptabilisée lorsqu'il existe une
obligation actuelle - juridique ou implicite - envers un tiers, résultant d'un
événement passé, dont il est probable qu'elle entraînera une sortie de res-
sources dont le montant peut être estimé de manière fiable. Les provisions
non courantes sont actualisées lorsque l'effet est significatif.
4.19. Passifs financiers
Le groupe ne détient aucun instrument dérivé parmi ses passifs financiers
et ne réalise aucune opération de couverture. Il ne détient pas de passifs
évalués à la juste valeur par résultat. Les autres passifs financiers corres-
pondent essentiellement à des découverts bancaires.
4.20. Autres passifs non courants
Aucun autre passif non courant n'a été identifié au 31 décembre 2025.
4.21. Fournisseurs et autres créditeurs
Les dettes fournisseurs et autres créditeurs sont évalués à la juste valeur
lors de leur comptabilisation initiale, puis au coût amorti.
Les dettes sur acquisition de titres incluent les engagements d'achats
minoritaires. Conformément à IFRS 10, ces derniers sont comptabilisés en
contrepartie des capitaux propres.
4.22. Reconnaissance du chiffre d'affaires (IFRS 15)
La méthode de reconnaissance du chiffre d'affaires et des coûts est détermi-
née par la nature des prestations.
Projets au forfait
Les contrats basés sur des "livrables" – intégration de systèmes, conception
et développement d'applications sur mesure – génèrent un chiffre d'affaires
comptabilisé à l'avancement, dès lors qu'au moins l'une des conditions sui-
vantes est remplie : (i) la prestation améliore un actif dont le client obtient
le contrôle au fur et à mesure de sa réalisation, ou (ii) l'actif produit n'a pas
d'usage alternatif et un droit exécutoire à paiement existe en cas de résilia-
tion par le client.
NEURONES applique principalement la méthode des coûts engagés pour
évaluer l'avancement, le pourcentage d'avancement étant déterminé par le
rapport entre les coûts encourus à la date considérée et l'estimation totale
des coûts à terminaison. Le droit de facturer est acquis à l'atteinte de jalons
définis ou à l'acceptation par le client des travaux réalisés. L'écart entre la
Not named
3
COMPTES CONSOLIDÉS
72
Aussi loin que vous voudrez...®
facturation cumulée et le chiffre d'affaires cumulé est reflété en factures à
établir (Note 8 - quand le chiffre d'affaires produit est supérieur à la factura-
tion) ou en produits constatés d'avance (Note 13 - quand la facturation est
supérieure au chiffre d'affaires produit).
Contrats basés sur des ressources
Le chiffre d'affaires est comptabilisé au fur et à mesure de l'acquisition du
droit à facturer, le montant facturé correspondant directement à la valeur
du service rendu. Chaque obligation de prestation est reconnue en revenu
à l'avancement, car le client reçoit et consomme de façon continue les
avantages des services. Le prix est établi sur la base du nombre d'heures
passées.
Contrats pluriannuels
Les contrats de services managés à long terme comportent généralement
deux types de prestations :
• L'ingénierie initiale (prise en charge) : il s'agit d'un projet autonome, pré-
alable au démarrage du contrat en exploitation courante. Le traitement
est celui d'une obligation de prestation distincte si elle transfère au client
le contrôle d'un actif ou si ce dernier peut en tirer avantage indépendam-
ment des services d'exploitation. Le chiffre d'affaires correspondant est
comptabilisé généralement à l'avancement.
• L'exploitation courante : activités de gestion d'infrastructures, d'appli-
cations et de services aux entreprises, facturées mensuellement sur la
base de forfaits par unité d'œuvre consommées ou de forfaits mensuels,
ajustables au titre de variations de volumes ou de périmètre. Le chiffre
d'affaires est comptabilisé au fur et à mesure de l'acquisition du droit à
facturer.
Achat/revente d'équipement et licences
Le groupe agit en tant qu'"agent" dans ces transactions. Depuis le 1er janvier
2018, seule la marge brute est donc comptabilisée en chiffre d'affaires, sans
impact évidemment sur le résultat opérationnel. Les ventes de licences de
logiciels développés en interne sont comptabilisées à leur activation.
4.23. Calcul du résultat dilué par action (IAS 33)
Le nombre d'actions retenu pour le calcul du résultat dilué est composé :
• du nombre d'actions à l'ouverture de l'exercice ;
• augmenté du nombre moyen pondéré d'actions gratuites livrées au cours
de l'exercice ;
• additionné, le cas échéant, du nombre moyen pondéré de stock-options
exercées au cours de l'exercice ;
• majoré du nombre moyen pondéré d'options dilutives de souscription d'ac-
tions attribuées non exercées ou non livrées au cours de l'exercice, calculé
selon les dispositions d'IAS 33 ;
• diminué du nombre moyen pondéré d'actions en auto-détention au cours
de l'exercice.
4.24. Secteurs opérationnels (IFRS 8)
Conformément à IFRS 8, un secteur opérationnel est une composante dis-
tincte du groupe, gérée séparément en raison de sa stratégie, de ses res-
sources et de ses technologies spécifiques. Le groupe a retenu trois sec-
teurs opérationnels : Infrastructures, Applications et Conseil.
Chaque société du groupe est rattachée au pôle correspondant à son activité
principale. Les métiers secondaires, généralement étroitement liés à l'acti-
vité principale, découlent de demandes spécifiques de certains clients. Les
transactions inter-secteurs s'effectuent à prix de marché. La performance
est mesurée par la marge opérationnelle, permettant une comparaison
homogène entre secteurs.
4.25. Gestion du risque financier (IFRS 7)
Quatre catégories de risques financiers ont été identifiées : risque de crédit,
risque de liquidité, risque de marché et gestion du capital.
Compte tenu de la taille du groupe, de l'implication opérationnelle quoti-
dienne du Président et du Directeur général délégué, de la proximité géogra-
phique des principales sociétés et de l'association au capital des dirigeants
de filiales, il n'a pas paru nécessaire de constituer un comité de gestion des
risques au niveau central. Certains risques sont directement pris en charge
par la direction générale et/ou financière de NEURONES.
Risque de crédit
Le risque de crédit correspond à la perte potentielle résultant de la défail-
lance d'un client ou d'une contrepartie à un instrument financier. Pour
NEURONES et ses filiales, il est essentiellement limité aux créances clients
et aux placements financiers.
Pour ce qui est des créances, le groupe s'adresse à une clientèle large, mul-
ti-sectorielle et répartie de façon homogène. Le premier client, représen-
tant environ 12 % du chiffre d'affaires consolidé, est constitué de multiples
centres de décision commandant et réglant leurs prestations de façon indé-
pendante à différentes filiales du groupe.
La trésorerie excédentaire est investie principalement en dépôts à terme
auprès de banques, limitant ainsi l'exposition.
Risque de liquidité
Le risque de liquidité (difficulté à honorer ses engagements et payer ses
dettes) reste théorique compte tenu de la situation de trésorerie très excé-
dentaire du groupe.
Risque de marché
Le risque de marché correspond aux variations de prix de marché, tels que
les cours de change, les taux d'intérêt et le prix des instruments de capitaux
propres.
Le groupe est très faiblement exposé au risque de change, la quasi-intégra-
lité des transactions s'effectuant en euros. Il n'est pas endetté et ne serait
pas significativement affecté par une variation des taux d'intérêt. Les pla-
cements de trésorerie - dépôts à terme de grandes banques et SICAV de
trésorerie - ne sont pas corrélés aux marchés boursiers.
Gestion du capital
Le capital est détenu à plus de 68 % par les dirigeants et leurs familles, ce qui
constitue structurellement un bloc de nature à rassurer l'ensemble des tiers.
Bien que le groupe affiche une trésorerie et des capitaux propres élevés,
le Conseil d'Administration veille à maintenir l'équilibre entre rémunération
des actionnaires et conservation de ressources à long terme. Il préserve
également la faculté de procéder à tout moment à des rachats d'actions, en
sollicitant chaque année le renouvellement de cette autorisation auprès de
l'Assemblée Générale.
4.26. Nouvelles normes et interprétations
Dispositions IFRS obligatoires à compter du 1er janvier 2025,
appliquées et sans incidence sur les états financiers
au 31 décembre 2025
• Modifications d'IAS 21 – Absence de convertibilité
• Exemples illustratifs IASB – Reflet des incertitudes dans les comptes,
publiés le 28 novembre 2025
Textes d'application obligatoire postérieurement
au 31 décembre 2025, non appliqués par anticipation
• Modifications d'IFRS 9 et IFRS 7 – Contrats d'achat d'énergie renouvelable
• Modifications d'IFRS 9 et IFRS 7 – Classification et évaluation des instru-
ments financiers
• Améliorations annuelles IFRS 1, IFRS 7, IFRS 9, IFRS 10 et IAS 7
• IFRS 18 – Présentation et informations à fournir dans les états financiers
• IFRS 19 – Informations à fournir par les filiales sans obligation d'informa-
tion publique
• Modifications d'IAS 21 – Conversion dans une devise de présentation
hyperinflationniste
Not named
73
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
5. PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION
5.1. Liste des entreprises consolidées
Dans le tableau ci-dessous, seules figurent les sociétés dont la contribution annuelle au chiffre d'affaires 2025 est supérieure à 20 millions d'euros.
Entreprises
consolidées par
intégration globale
Siège social
31/12/2024
31/12/2025
% Intérêt
% Contrôle
% Intérêt
% Contrôle
Mère
NEURONES
205, avenue Georges Clemenceau - 92000 Nanterre
-
-
-
-
Filiales
Arondor
24-26, rue de la Pépinière - 75008 Paris
58 %
58 %
58 %
58 %
AS International
179, avenue Charles-de-Gaulle - 92200 Neuilly-sur-Seine
97 %
100 %
97 %
100 %
Cloud Temple
1, cours de Valmy - 92800 Puteaux
91 %
96 %
90 %
95 %
Codilog
205, avenue Georges Clemenceau - 92000 Nanterre
76 %
76 %
84 %
84 %
Colombus Consulting
138, avenue des Champs-Elysées - 75008 Paris
76 %
76 %
75 %
75 %
Deodis
77, esplanade du Général-de-Gaulle - Tour Opus - 92800 Puteaux
87 %
95 %
86 %
95 %
Experteam
34, avenue Léonard de Vinci - 92400 Courbevoie
90 %
99 %
90 %
98 %
Finaxys
1, Terrasse Bellini - Tour Initiale - 92919 Paris La Défense
76 %
76 %
76 %
76 %
Helpline
171, avenue Georges Clemenceau - 92000 Nanterre
92 %
92 %
91 %
91 %
Iliade Consulting
11, rue Tronchet - 75008 Paris
60 %
78 %
66 %
78 %
Intrinsec
9-11, allée de l'Arche - Tour Egée - 92400 Courbevoie
83 %
88 %
80 %
85 %
Neurones IT
205, avenue Georges Clemenceau - 92000 Nanterre
95 %
95 %
95 %
95 %
RS2i
44, avenue Georges Pompidou - 92300 Levallois-Perret
99 %
99 %
96 %
96 %
ScaleSquad
205, avenue Georges Clemenceau - 92000 Nanterre
94 %
99 %
93 %
97 %
5.2. Événements significatifs
Impact des variations des % d'intérêt sur les capitaux propres
Au cours de l'année 2025, diverses transactions ont été réalisées avec certains associés minoritaires de filiales. Elles ont conduit à des modifications du
pourcentage d'intérêt.
(en milliers d'euros)
% d'intérêt
au
31/12/2024 31/12/2025
% d'intérêt
Variation (%)
au
Impact sur les capitaux
propres attribuables
aux propriétaires de la mère
Impact sur les participations
ne donnant pas le contrôle
Upgrade
51,9 %
58,8 %
6,9
(1 554)
(1 345)
Helpline
91,8 %
90,9 %
(0,8)
(1 445)
1 044
RS2I
98,9 %
96,0 %
(3,0)
990
682
Codilog
76,1 %
83,9 %
7,7
2
(2 095)
Colombus Consulting
75,7 %
74,9 %
(0,8)
422
(422)
Balthazar
65,6 %
71,1 %
5,5
19
(532)
Intrinsec Sécurité
82,6 %
79,9 %
(2,8)
78
369
Scalesquad
93,9 %
92,6 %
(1,3)
(228)
228
Cloud Temple
90,8 %
89,8 %
(1,0)
42
265
Autres (< +/-200 milliers d'euros)
-
-
-
(17)
494
TOTAL
-
-
-
(1 691)
(1 312)
Acquisition d'Accetal
Le périmètre du groupe s'est accru à la suite à l'acquisition de la société Accetal qui a ensuite fait l'objet d'une Transmission Universelle de Patrimoine avec
la société RS2I.
Le prix a été réglé en numéraire et par échange de titres.
L'écart d'acquisition résiduel représente principalement le capital humain, les synergies attendues en termes de revenus et de parts de marché. À la date
d'entrée dans le périmètre, les principaux agrégats de la société acquise s'établissent ainsi :
Not named
3
COMPTES CONSOLIDÉS
74
Aussi loin que vous voudrez...®
6. NOTES ANNEXES AU BILAN
Note 1 – Immobilisations incorporelles
(en milliers d'euros)
31/12/23*
proforma
31/12/24
Var.
périmètre
31/12/25
Écarts d'acquisition (voir détail Note 2)
53 515
3 012
-
56 527
4 692
-
-
61 219
Licences logicielles
9 309
1 171
(39)
10 441
-
555
(97)
10 899
Contrats et relations contractuelles
340
-
-
340
-
-
(340)
-
TOTAL BRUT
63 164
4 183
(39)
67 308
4 692
555
(437)
72 118
Amortissements
(7 824)
(705)
39
(8 490)
-
(736)
97
(9 129)
Dépréciations
(628)
-
-
(628)
-
-
340
(288)
TOTAL NET
54 712
3 478
-
58 190
4 692
(181)
-
62 701
* Bilan d'ouverture pro forma : voir ajustements Note 2 – Écarts d'acquisition.
Il n'existe pas d'immobilisations incorporelles données en nantissement.
Note 2 – Écarts d'acquisition
(en milliers d'euros)
31/12/23
proforma
31/12/24
Reclassement
31/12/25
Entreprises concernées
Colombus Consulting
10 731
-
-
10 731
-
3 373
-
14 104
AS International
8 874
-
-
8 874
-
-
-
8 874
RS2I
3 460
-
-
3 460
-
4 692
-
8 152
Helpline
5 179
-
-
5 179
-
-
-
5 179
Accetal
-
-
-
-
4 692
(4 692)
-
-
Webwag
4 624
-
-
4 624
-
4 624
Codilog
3 792
-
-
3 792
-
-
-
3 792
Tempo & Co
3 373
-
-
3 373
-
(3 373)
-
-
BPartners
3 580
-
-
3 580
-
3 580
Iliade Consulting
2 959
-
-
2 959
-
-
-
2 959
Cloud Temple
2 180
-
-
2 180
-
-
-
2 180
Réflexe Multimédia et Services
1 640
-
1 640
-
-
-
1 640
Aezan Services
1 463
-
-
1 463
-
-
-
1 463
Arondor
1 480
-
-
1 480
-
-
-
1 480
Itamsys
-
1 372
-
1 372
-
-
-
1 372
Autres (< 1 million d'euros)
1 820
-
-
1 820
-
-
-
1 820
TOTAL BRUT
53 515
3 012
-
56 527
4 692
-
-
61 219
Dépréciation
(287)
-
-
(287)
-
-
-
(287)
TOTAL NET
53 228
3 012
-
56 240
4 692
-
-
60 932
(en milliers d'euros)
Actif
(en milliers d'euros)
Actifs non courants
Immobilisations incorporelles
-
Immobilisations corporelles
4
Actifs financiers
2
Actifs d'impôts différés
-
Actifs courants
Stocks
Clients et autre débiteurs
1 644
Trésorerie et équivalent de trésorerie
1 509
TOTAL ACTIF
Passif
Capitaux propres retraités en juste valeur
1 780
Intérêts minoritaires
75
Passifs non courants
Provisions non courantes
-
Passifs non courants
51
Passifs courants
-
Provisions courantes
-
Fournisseurs et autres créditeurs
1 253
Autres passifs financiers
-
3 159
TOTAL PASSIF
3 159
Not named
75
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Les variations de l'exercice concernent l'acquisition de la société Accetal (cf. 5.2. Événements significatifs) et la transmission universelle de patrimoine de
Tempo&Co dans Colombus.
La correction du bilan pro forma 2023 correspond aux augmentations des écarts d'acquisition des sociétés Webwag (+ 1 343 k€) et BPartners (+ 506 k€)
toutes deux acquises en 2023.
Méthode et hypothèses clés utilisées pour les tests de dépréciation
Les tests de dépréciation sont réalisés au moins une fois par an à la clôture, au 31 décembre.
Principaux critères retenus pour l'application de la méthode d'évaluation selon les DCF
• le taux d'actualisation retenu est de 9,8 % après impôt (taux sans risque plus prime),
• pendant la période explicite (5 ans), les hypothèses retenues (croissance du chiffre d'affaires de 5 % en moyenne, taux de résultat opérationnel, besoin en
fonds de roulement, investissements) sont spécifiques à chaque UGT, prenant en compte leur taille et leur secteur d'activité propre,
• le taux de croissance à l'infini utilisé est de 2 %.
Les analyses de sensibilité font apparaître les valeurs-seuil (pourcentages à partir desquelles la valeur recouvrable devient inférieure à la valeur comptable)
suivantes :
• 14 % pour le taux d'actualisation,
• 5 % pour le taux de résultat opérationnel,
Une croissance à l'infini nulle ne ferait pas apparaitre de valeur recouvrable inférieure à la valeur comptable.
Note 3 – Contrats de location (IFRS 16)
(en milliers d'euros)
01/01/25
Remboursement
Amortissement
Réévaluation Reclassement
31/12/25
1. IMPACTS SUR LE BILAN
Droits d'utilisation
67 401
7 408
-
-
(5 647)
(2 026)
-
67 136
Amortissement des droits
d'utilisation
(34 992)
-
-
(8 105)
5 605
283
-
(37 209)
TOTAL NET DES DROITS
32 409
D'UTILISATION
7 408
-
(8 105)
(42)
(1 743)
-
29 927
Charges constatées d'avance
(145)
-
474
-
-
3
-
332
TOTAL DES ACTIFS
32 264
7 408
-
(8 105)
(42)
(1 740)
-
30 259
Dettes de loyers non-courantes
27 435
7 408
-
-
(44)
(1 756)
(7 784)
25 259
Dettes de loyers courantes
7 610
-
(7 795)
-
-
(12)
7 784
7 587
TOTAL DES DETTES
35 045
DE LOYERS
7 408
(7 795)
-
(44)
(1 768)
-
32 846
CAPITAUX PROPRES
(2 781)
-
8 269
(8 105)
2
28
-
(2 587)
2. IMPACTS SUR LE COMPTE DE RÉSULTAT
Amortissement des droits
d'utilisation
-
-
(8 105)
-
-
-
(8 105)
Charge financière
-
(870)
-
-
-
-
(870)
Annulation des loyers
-
9 167
-
-
-
-
9 167
Produit net des ruptures
-
-
-
2
-
-
2
IMPACT RÉSULTAT NET
AVANT IMPÔT
-
8 297
(8 105)
2
-
-
194
Depuis l'application de la norme IFRS 16 (1er janvier 2019), un passif de 2 587 k€ (fin 2025) s'est constitué progressivement, car la charge IFRS16 a été
régulièrement supérieure aux loyers payés. Ce passif constitue un boni latent. En 2025, celui-ci a diminué de 194 k€ (contre 122 k€ en 2024) parce que les
loyers payés ont été supérieurs à la charge IFRS 16.
Au 31 décembre 2025, les baux représentent plus de 99 % du total des actifs IFRS16.
Not named
3
COMPTES CONSOLIDÉS
76
Aussi loin que vous voudrez...®
Note 4 – Immobilisations corporelles
(en milliers d'euros)
31/12/23
Var.
périmètre
31/12/24
Var.
périmètre
Reclass.
31/12/25
Terrains et constructions
104
687
-
(105)
686
-
-
-
-
686
Agencements et installations
19 670
142
941
(579)
20 174
-
812
(19)
(289)
20 678
Matériel de transport
2 780
226
226
(368)
2 864
-
1 322
-
(576)
3 610
Matériel informatique et bureau
66 141
82
9 091
(2 451)
72 863
-
7 447
1 210
(559)
80 961
Immobilisation en cours
15
-
1 076
(13)
1 078
-
841
(1 152)
-
767
TOTAL BRUT
88 710
1 137
11 334
(3 516)
97 665
-
10 422
39
(1 424)
106 702
Amortissements
(63 861)
(462)
(8 494)
3 270
(69 547)
-
(9 003)
(35)
1 329
(77 256)
TOTAL NET
24 849
675
2 840
(246)
28 118
-
1 419
4
(95)
29 446
L'augmentation des immobilisations corporelles de matériel informatique correspond à des investissements en :
• infrastructures utilisées pour l'activité cloud computing,
• équipements exploités dans les centres de services ou sur des sites clients dans le cadre de contrats de services managés, ou encore à usage interne.
Les diminutions correspondent principalement à des mises au rebut.
Note 5 – Actifs financiers
(en milliers d'euros)
31/12/23
Var.
périmètre
31/12/24
Var.
périmètre
31/12/25
Titres non consolidés
203
3
375
(141)
440
-
-
(378)
62
Prêts
6 673
-
748
(161)
7 260
-
714
(279)
7 695
Autres immobilisations financières
3 943
15
527
(157)
4 328
-
550
(457)
4 421
TOTAL BRUT
10 819
18
1 650
(459)
12 028
-
1 264
(1 114)
12 178
Dépréciations
(65)
-
-
1
(64)
-
-
59
(5)
TOTAL NET
10 754
18
1 650
(458)
11 964
-
1 264
(1 055)
12 173
Les actifs financiers correspondent, pour l'essentiel, aux dépôts versés sous forme de prêts dans le cadre de la contribution 1 % logement, ainsi qu'aux dépôts
de garantie (liés aux locations immobilières).
L'actualisation des prêts (contribution 1 % logement), et notamment la date d'échéance de remboursement, a été calculée par référence à la date de rembour-
sement prévue au contrat (durée de 20 ans).
Note 6 – Actifs d'impôt différé
Les impôts différés figurant au bilan portent sur les éléments suivants :
(en milliers d'euros)
31/12/24
31/12/25
Participation des salariés
2 473
1 790
Provision pour indemnités de départ en retraite
1 779
1 922
Actualisation des créances à plus d'un an
963
1 009
Contrats de location (IFRS 16)
706
659
Déficits fiscaux indéfiniment reportables
635
542
Autres différences temporelles
340
334
TOTAL IMPÔTS DIFFÉRÉS
6 896
6 256
Note 7 – Stocks
(en milliers d'euros)
31/12/24
31/12/25
Licences et équipements
295
46
TOTAL BRUT
295
46
Dépréciations
(28)
(28)
TOTAL NET
267
18
Not named
77
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Note 8 – Clients et autres débiteurs
(en milliers d'euros)
31/12/24
31/12/25
Créances clients
172 474
178 242
Factures à établir
43 273
40 626
Fournisseurs : avoirs à recevoir
511
682
TVA et autres
22 884
24 110
Autres comptes débiteurs
2 193
2 111
Charges constatées d'avance
18 001
18 129
TOTAL BRUT
259 336
263 900
Dépréciations
(1 633)
(2 310)
TOTAL NET
257 703
261 590
L'échéance de ces postes "Clients et autres débiteurs" est inférieure à un an.
La ventilation des créances clients par date d'antériorité est la suivante :
(en milliers d'euros)
Échues
Non échues
Total
Plus d'un an
Entre 6 et 12 mois
Entre 3 et 6 mois
Moins de 3 mois
Créances clients
1 075
1 376
2 710
21 815
151 266
178 242
Dépréciation
(1 011)
(508)
(132)
(25)
(265)
(1 941)
Valeur nette
64
868
2 578
21 790
151 001
176 301
TOTAL
0,0 %
0,5 %
1,5 %
12,4 %
85,6 %
100 %
Note 9 – Trésorerie nette d'endettement financier (hors dettes de loyers IFRS 16)
(en milliers d'euros)
31/12/24
Maturitésꢀ/ꢀÉchéances au 31/12/2025
31/12/25
Supérieures à 2 ans
Entre 1 an et 2 ans
Inférieures à 1 an
Dépôts à terme
217 627
182 490
29 100
39 453
251 043
Autres valeurs mobilières de placement
58 519
-
-
45 263
45 263
Disponibilités
43 400
-
-
32 196
32 196
Intérêts courus
6 945
-
-
12 279
12 279
Total actifs financiers
326 491
182 490
29 100
129 191
340 781
Découverts bancaires
(478)
-
-
(542)
(542)
TRÉSORERIE NETTE ET ÉQUIVALENTS
326 013
DE TRÉSORERIE
182 490
29 100
128 649
340 239
Emprunts non courants
(2 054)
(51)
(709)
-
(760)
Emprunts courants
(4 440)
-
-
(2 815)
(2 815)
Total emprunts
(6 494)
(51)
(709)
(2 815)
(3 575)
Dépôts de garantie perçus
(44)
-
-
(50)
(50)
TRÉSORERIE NETTE D'ENDETTEMENT
319 475
FINANCIER (HORS IFRS16)
182 439
28 391
131 514
336 614
Le montant des actifs financiers, nets des découverts bancaires, de 340 239 k€, correspond au montant de la "trésorerie et équivalents de trésorerie,
dernière ligne du tableau consolidé des flux de trésorerie.
Compte tenu de la typologie des fonds et supports sélectionnés pour placer les disponibilités excédentaires, il n'est pas anticipé d'ajustement sur la juste
valeur, ni sur le rendement futur.
Les dépôts à terme sont mobilisables à tout moment. Ils sont composés de plusieurs lignes dans une dizaine de banques européennes avec des taux
s'échelonnant de 2,0 % à 3,8 %.
Les valeurs mobilières de placement sont composées de Sicav de trésorerie.
Les disponibilités correspondent à la trésorerie non investie au 31 décembre.
Les emprunts courants et non courants sont constitués principalement de 3,2 M€ de financements de serveurs pour l'activité de Cloud dont les taux
s'échelonnent de 0 % à 2,5 %.
Not named
3
COMPTES CONSOLIDÉS
78
Aussi loin que vous voudrez...®
Les méthodes de comptabilisation et d'évaluation des actifs et passifs financiers selon IFRS 9 sont les suivantes :
(en milliers d'euros)
Méthode de comptabilisation
Juste valeur
Coût amorti
par résultat capitaux propres
Juste valeur
Juste valeur par
Niveau 1
Niveau 2
Niveau 3
Titres non consolidés
-
-
62
-
-
62
Prêts
7 690
-
-
-
-
-
Autres immobilisations financières
4 421
-
-
-
-
-
Stocks
18
-
-
-
-
-
Clients et autres débiteurs
261 590
-
-
-
-
-
Trésorerie et équivalents de trésorerie
-
340 781
-
340 781
-
-
TOTAL ACTIFS FINANCIERS (IFRS 9)
273 719
340 781
62
340 781
0
62
Emprunts
3 575
-
-
-
-
-
Dettes de loyers
32 846
-
-
-
-
-
Fournisseurs et autres créditeurs
235 437
-
-
-
-
-
Autres passifs financiers courants
592
-
-
-
-
-
TOTAL PASSIFS FINANCIERS (IFRS 9)
272 450
-
-
-
-
-
Les méthodes d'évaluation à la juste valeur des actifs et passifs financiers sont hiérarchisées selon les 3 niveaux suivants :
• niveau 1 : juste valeur évaluée sur la base de cours (non ajustés) observés sur des marchés actifs pour des actifs ou passifs identifiés ;
• niveau 2 : juste valeur évaluée à partir de données autres que les prix cotés sur des marchés actifs, qui sont observables directement (prix) ou indirec-
tement (données dérivées de prix) ;
• niveau 3 : juste valeur évaluée à l'aide de données qui ne sont pas fondées sur les données de marché observables (données non observables).
Note 10 – Capitaux propres
Note 10.1 – Capital
Au 31 décembre 2025, le capital social s'élève à 9 731 486,40 euros et est composé de 24 328 716 actions, de même catégorie, entièrement libérées,
d'une valeur nominale de 0,40 euro.
La livraison du plan d'actions gratuites I, le 2 juin 2025, a entrainé la création de 50 000 actions nouvelles donnant lieu à une augmentation du capital
social de 20 000 euros par incorporation de réserves prélevées sur le poste "primes d'émission".
La variation du nombre d'actions en circulation au cours de l'exercice 2025 s'établit donc comme suit :
Nombre d'actions en circulation au 01/01/2025
Augmentation
Diminution
Nombre d'actions en circulation au 31/12/2025
24 278 716
50 000
-
24 328 716
Not named
79
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Note 10.2 – Paiements fondés sur des actions
Plans d'attribution gratuite d'actions
Les différents plans d'actions gratuites décidés par le Conseil d'Administration, encore sous période d'acquisition ou de conservation au 31 décembre
2025, présentent les caractéristiques suivantes :
Plan actions
gratuites I
Plan actions
gratuites J
Date de l'Assemblée Générale
02/06/22
06/06/24
Date du Conseil d'Administration
02/06/22
06/06/24
Terme de la période d'acquisition
02/06/25
06/06/27
Terme de la période de conservation
02/06/27
06/06/29
Nombre de bénéficiaires
10
12
- dont dirigeants
-
-
Nombre d'actions gratuites attribuées
50 000
48 500
Nombre d'actions caduques cumulées au 31/12/2024
-
-
Nombre d'actions sous période d'acquisition au 01/01/2025
50 000
48 500
Nombre d'actions devenues caduques pendant la période d'acquisition au cours de l'exercice
-
-
Nombre d'actions sous période d'acquisition au 31/12/2025
-
48 500
Nombre d'actions sous période de conservation au 01/01/2025
-
-
Nombre d'actions sous période de conservation au 31/12/2025
50 000
-
Dilution potentielle (caduques déduites) - % capital actuel au 31/12/2025
-
0,20 %
DILUTION POTENTIELLE TOTALE
0,20 %
Il n'a pas été fixé de condition de performance pour les plans mentionnés ci-dessus.
Les principaux critères retenus pour l'évaluation de la juste valeur des actions gratuites sont les suivants :
Plan actions
gratuites I
Plan actions
gratuites J
Durée de vie
3 ans
3 ans
Taux sans risque
0 %
0 %
Taux de versement de dividendes
1 %
1 %
Juste valeur des plans d'actions gratuites
Par application du modèle de Black & Scholes, la juste valeur unitaire des options s'établit ainsi :
Plan et date du Conseil d'Administration
(euros)
Date de l'attribution
définitive
Prix d'exercice
Juste valeur
Cours à la date
d'attribution définitive
2 juin 2022 (plan I) – Actions gratuites
02/06/25
-
-
47,50
2 juin 2024 (plan J) – Actions gratuites
02/06/27
-
47,55
-
Le montant des charges relatives aux plans d'actions gratuites est présenté à la Note 15 ci-après.
Note 10.3 – Résultat par action
2024
2025
Nombre d'actions au début de l'exercice
24 278 716
24 278 716
Nombre moyen d'actions émises / supprimées
-
29 306
Nombre moyen d'actions en auto-détention (contrat de liquidité)
(6 574)
(3 957)
Nombre moyen d'actions en circulation sur l'année
24 272 142
24 304 064
Nombre moyen d'instruments dilutifs
74 250
73 500
Nombre moyen d'actions en circulation après dilution
24 346 392
24 377 564
Résultat net part du groupe (en euros)
52 556 427
52 072 681
Résultat net part du groupe par action – non dilué (en euro)
2,17
2,14
Résultat net part du groupe par action – dilué (en euro)
2,16
2,14
Not named
3
COMPTES CONSOLIDÉS
80
Aussi loin que vous voudrez...®
Note 11 – Provisions non courantes
(en milliers d'euros)
31/12/23
Dotation
de l'exercice
Reprise
Variation 31/12/24
de l'exercice
des écarts
actuariels
Variation
de périmètre
Dotation
de l'exercice
Reprise
de l'exercice
(provision
utilisée)
Variation 31/12/25
des écarts
actuariels
Prov. indemnités
6 495
de départ en retraite
1 085
(207)
-
7 373
-
1 325
(299)
(310)
8 089
TOTAL
6 495
1 085
(207)
-
7 373
-
1 325
(299)
(310)
8 089
Impact sur le résultat
opérationnel (net des
charges encourues)
-
(1 325)
299
-
Principales hypothèses actuarielles
2024
2025
Taux d'actualisation
3,4 %
3,8 %
Taux d'augmentation des salaires
1,5 % – 5 %
1,5 % – 5 %
Taux de turnover
0 % – 20 %
0 % – 20 %
Le taux d'actualisation des engagements correspond au taux du marché. Les taux d'augmentation des salaires et de turnover sont différenciés selon l'âge des
salariés (un taux par année de naissance).
Analyse de sensibilité de la dette actuarielle
(en milliers d'euros)
31/12/2025
Impact sur la dette actuarielle au
Variation du taux d'actualisation de + 0,5 %
- 362
Variation du taux d'augmentation des salaires de + 0,5 %
+200
Variation du taux de turnover de +2 %
- 499
Note 12 – Provisions courantes
(en milliers d'euros)
31/12/23
Var.
Dotation
périmètre de l'exercice de l'exercice
Reprise 31/12/24
Var.
Dotation
périmètre de l'exercice de l'exercice
(provision
Reprise Reprise de 31/12/25
l'exercice
(provision
utilisée) non utilisée)
Provisions
2 366
7
357
(752)
1 978
-
1 135
(364)
-
2 749
TOTAL
2 366
7
357
(752)
1 978
-
1 135
(364)
-
2 749
Impact sur le résultat
opérationnel (net des
charges encourues)
-
(1 135)
-
-
Les provisions courantes, ainsi que les dotations et les reprises, correspondent pour l'essentiel à des risques sociaux et des pertes sur contrat, dont la date
de réalisation attendue est inférieure à douze mois.
Note 13 – Fournisseurs et autres créditeurs
(en milliers d'euros)
31/12/24
31/12/25
Dettes fournisseurs et comptes rattachés
58 334
59 270
Participation et intéressement des salariés
9 757
7 427
Dettes sociales et fiscales
119 234
119 820
Clients créditeurs
8 893
10 381
Dettes sur acquisitions de titres
7 843
5 623
Autres dettes
3 039
4 332
Produits constatés d'avance*
27 427
28 584
TOTAL
234 527
235 437
* Voir ci-avant "4.22. Reconnaissance du chiffre d'affaires (IFRS 15)"
Toutes les dettes d'exploitation ci-dessus ont une échéance inférieure à un an.
Note 14 – Réconciliation des flux significatifs du tableau de flux de trésorerie
La variation du BFR correspond aux variations des postes des Notes 7, 8 et 13 (pour 2 728 k€), retraités des dettes sur acquisitions d'actifs pour 1 814 k€ et
d'autres éléments pour 271 k€.
Les acquisitions des immobilisations corporelles et incorporelles correspondent principalement aux augmentations de la Note 1 (hors écarts d'acquisition)
pour 555 k€ et de la Note 4 pour 10 422 k€.
Not named
81
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Le montant des dividendes versés aux actionnaires de la société mère correspond au montant indiqué dans le tableau de variation des capitaux propres.
Les remboursements de dettes de loyers (IFRS 16) sont détaillés dans la Note 3.
Les augmentations et remboursements des dettes financières correspondent principalement aux accords de financement de l'activité cloud (pour
respectivement 2 487 k€ et 4 512 k€).
7. SECTEURS OPÉRATIONNELS
(en milliers d'euros)
2024
2025
Chiffre
d'affaires
Résultat
opérationnel
Chiffre
d'affaires
Résultat
opérationnel
Infrastructures
499 737
47 949
518 004
47 885
Applications
257 513
25 323
290 169
23 467
Conseil
53 103
4 648
49 002
4 231
TOTAL
810 353
77 920
857 175
75 583
Le résultat opérationnel de la société mère NEURONES S.A. a été ventilé au prorata du résultat opérationnel des secteurs d'activité.
8. NOTES ANNEXES AU COMPTE DE RÉSULTAT
Note 15 – Charges de personnel
(en milliers d'euros)
2024
2025
Salaires
290 001
303 164
Charges sociales
114 395
120 790
Participation des salariés
10 157
7 280
Charges sur actions gratuites
6 175
6 550
Provision indemnités de départ en retraite
865
1 026
TOTAL
421 593
438 810
Note 16 – Charges externes
(en milliers d'euros)
2024
2025
Achats de sous-traitance
238 323
265 087
Achats non stockés de matières et fournitures
667
616
Personnel extérieur
3 350
4 262
Autres services extérieurs
39 882
40 371
Charges de loyer*
4 888
5 644
TOTAL
287 110
315 980
* Contrats inférieurs à 12 mois (non retraités par IFRS 16)
Note 17 – Dotations aux amortissements, aux provisions et dépréciation d'actifs
(en milliers d'euros)
2024
2025
Amortissement immobilisations incorporelles
684
773
Amortissement immobilisations corporelles
8 409
9 109
DOTATIONS AUX AMORTISSEMENTS
9 093
9 882
Amortissement de droits d'utilisation (IFRS 16)
8 111
8 105
DOTATIONS AUX AMORTISSEMENTS DES DROITS D'UTILISATION
8 111
8 105
Provisions nettes pour risques
(398)
773
Provisions nettes sur actifs circulants
(64)
852
DOTATIONS NETTES AUX PROVISIONS
(462)
1 625
Not named
3
COMPTES CONSOLIDÉS
82
Aussi loin que vous voudrez...®
Note 18 – Autres produits et autres charges
(en milliers d'euros)
2024
2025
Crédit d'Impôt Recherche
1 732
2 470
Plus-value/(moins-value) sur cession d'immobilisations
25
-
Plus-value/(moins-value) sur rupture de baux (IFRS 16)
66
2
Autres subventions d'exploitation
50
36
Dépréciation de goodwill
-
-
Produits divers
574
744
Charges diverses
(751)
(962)
NET AUTRES PRODUITS / AUTRES CHARGES
1 696
2 290
Les crédits d'impôt ont été enregistrés en "autres produits" car considérés comme une subvention compensant les coûts afférents engagés.
Note 19 – Analyse du coût de l'endettement financier net
(en milliers d'euros)
2024
2025
Dividendes reçus (participations non consolidées)
-
-
Autres intérêts et produits assimilés
11 845
10 876
Plus-values sur cession d'équivalents de trésorerie
163
388
Plus-value sur cession d'actifs financiers
-
4
Reprise de provision
1
233
TOTAL PRODUITS FINANCIERS
12 009
11 501
Intérêts et charges assimilées
912
893
Moins-values sur cession d'actifs financiers
-
249
TOTAL CHARGES FINANCIÈRES
912
1 142
Charges financières sur les dettes de loyers (IFRS 16)
907
870
RÉSULTAT FINANCIER
10 190
9 489
Les autres intérêts et produits assimilés incluent des gains de change pour 94 k€. Les intérêts et charges assimilées incluent des pertes de change pour
566 k€.
Note 20 – Impôts sur les résultats
(en milliers d'euros)
2024
2025
Impôts sur les sociétés
24 246
21 225
Contribution sur la valeur ajoutée (CVAE)
1 372
1 430
IMPOTS EXIGIBLES
25 618
22 655
Impôts différés
(736)
560
TOTAL
24 882
23 215
Note 21 – Preuve d'impôt
(en milliers d'euros)
2024
2025
Base
Taux
Impôt
Base
Taux
Impôt
Résultat avant impôts, plus-value de cession de titres consolidés
88 111
25,83 %
22 759
85 072
25,83 %
21 974
Charges calculées non déductibles
5 072
25,83 %
1 310
4 212
25,83 %
1 088
Impact des charges nettes définitivement non déductibles
4 533
25,83 %
1 171
1 123
25,83 %
290
Génération/Emploi de déficits fiscaux non activés
(35)
25,83 %
(9)
1 386
25,83 %
358
Crédits d'impôt
-
-
(849)
-
-
(898)
Impact CVAE en impôt
-
-
1 017
-
-
1 061
Différence de taux entre la société-mère et les filles
-
-
(517)
-
-
(658)
CHARGE D'IMPÔT EFFECTIVE
-
-
24 882
-
-
23 215
Taux moyen d'imposition
-
-
28,2 %
-
-
27,3 %
En France, en 2025, le taux d'IS est de 25 %. NEURONES S.A. est imposé à 25,83 %, étant soumis également à la Contribution Sociale sur les Bénéfices (CSB)
de 3,3 % du montant de l'IS. Ce taux d'imposition de 25,83 % est retenu comme taux de référence pour le calcul de la preuve d'impôt.
Not named
83
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Note 22 – Informations relatives aux parties liées
Personnes morales
NEURONES ne possède pas de société sœur. Il n'existe pas de transactions économiques significatives avec Host Développement, actionnaire à hauteur de
45,9 % de la société (à l'exception du versement du dividende annuel).
Dirigeants
La rémunération totale et globale des dirigeants a été de 560 000 euros bruts au titre de 2025 (fixe, sans variable). Ils n'ont perçu aucun autre élément de
rémunération.
9. INFORMATIONS DIVERSES
9.1. Cautions données
Il n'existe pas de caution donnée au 31 décembre 2025.
9.2. Engagements hors bilan
Il n'existe pas d'engagement hors bilan au 31 décembre 2025.
9.3. Honoraires des commissaires aux comptes
(en milliers d'euros)
2024
2025
BM&A
KPMG
Autres
Montant
%
Montant
%
Montant
%
2024
2025
2024
2025
2024
2025
2024
2025
2024
2025
Audit
Commissariat aux comptes, examen
des comptes sociaux et consolidés
- société mère
26
26
11 %
10 %
26
26
14 %
13 %
-
-
-
-
- filiales
154
159
66 %
62 %
158
165
84 %
82 %
25
31
100 %
100 %
Missions accessoires (due diligence, etc.)
54
71*
23 %
28 %
4
10
2 %
5 %
-
-
-
-
TOTAL
234
256
100 %
100 %
188
201
100 %
100 %
25
31
100 %
100 %
* Dont 55 k€ au titre de la certification des informations en matière de développement durable.
9.4. Effectifs moyens
2024
2025
France
5 758
5 888
International
1 176
1 324
TOTAL
6 934
7 212
9.5. Événements postérieurs à la clôture
Néant.
9.6. Distribution de dividendes
Les comptes 2025 seront soumis à l'approbation de l'Assemblée Générale du 4 juin 2026. Le 11 mars 2026, le Conseil d'Administration a proposé le verse-
ment d'un dividende de 1,4 euro par action.
Not named
3
COMPTES CONSOLIDÉS
84
Aussi loin que vous voudrez...®
3.5. RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES
CONSOLIDÉS (EXERCICE CLOS LE 31 DÉCEMBRE 2025)
À l'assemblée générale de la société Neurones S.A.,
Opinion
En exécution de la mission qui nous a été confiée par l'assemblée générale,
nous avons effectué l'audit des comptes consolidés de la société Neurones
S.A. relatifs à l'exercice clos le 31 décembre 2025, tels qu'ils sont joints
au présent rapport.
Nous certifions que les comptes consolidés sont, au regard du référentiel
IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne, réguliers et sincères et donnent
une image fidèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de
la situation financière et du patrimoine, à la fin de l'exercice, de l'ensemble
constitué par les personnes et entités comprises dans la consolidation.
L'opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rap-
port au comité d'audit.
Fondement de l'opinion
Référentiel d'audit
Nous avons effectué notre audit selon les normes d'exercice professionnel
applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons
collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indi-
quées dans la partie "Responsabilités des commissaires aux comptes rela-
tives à l'audit des comptes consolidés" du présent rapport.
Indépendance
Nous avons réalisé notre mission d'audit dans le respect des règles d'indé-
pendance prévues par le code de commerce et par le code de déontologie
de la profession de commissaire aux comptes sur la période du 1er janvier
2025 à la date d'émission de notre rapport, et notamment nous n'avons
pas fourni de services interdits par l'article 5, paragraphe 1, du règlement
(UE) n°537/2014.
Justification des appréciations - Points clés de l'audit
En application des dispositions des articles L.821-53 et R.821-180 du
code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous
portons à votre connaissance les points clés de l'audit relatifs aux risques
d'anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont été
les plus importants pour l'audit des comptes consolidés de l'exercice, ainsi
que les réponses que nous avons apportées face à ces risques.
Les appréciations ainsi portées s'inscrivent dans le contexte de l'audit des
comptes consolidés pris dans leur ensemble et de la formation de notre
opinion exprimée ci-avant. Nous n'exprimons pas d'opinion sur des élé-
ments de ces comptes consolidés pris isolément.
Reconnaissance du chiffre d'affaires
"Prestations de services"
Description du risque identifié
Le groupe Neurones opère sur le marché des services professionnels
numériques. Comme indiqué dans la note 4.22 de l'annexe aux comptes
consolidés, le chiffre d'affaires réalisé sur les contrats pluriannuels et les
contrats basés sur des ressources est comptabilisé au fur et à mesure de
la réalisation de la prestation, selon la méthode d'acquisition du droit à
facturer ou la méthode de l'avancement.
Selon ces deux méthodes, le chiffre d'affaires est reconnu sur la période
au cours de laquelle le service est rendu, indépendamment du rythme de
facturation.
Compte tenu du volume important de contrats et de la spécificité des ser-
vices rendus, nous avons considéré la reconnaissance du chiffre d'affaires
'prestations de services' comme un point clé de notre audit.
Notre réponse au risque
Notre approche d'audit sur la reconnaissance du chiffre d'affaires 'presta-
tions de services' inclut la prise de connaissance de l'environnement de
contrôle interne et des procédures de substance.
Nous avons analysé les procédures mises en œuvre dans le groupe et rela-
tives à la contractualisation, à la facturation, à la comptabilisation, à la
réalisation et au suivi des prestations de services.
Nos procédures de substance ont notamment consisté à examiner, sur la
base d'un échantillon de contrats, la correcte reconnaissance du chiffre
d'affaires 'prestations de services' par la mise en œuvre des diligences
suivantes :
• rapprochement des données contractuelles avec les données de gestion
et comptables ;
• appréciation de la concordance des coûts encourus issus du suivi opéra-
tionnel avec les données comptables ;
• appréciation de la concordance du droit à facturer avec les données
comptables ;
• obtention des preuves d'encaissement pour les sommes déjà perçues
au 31 décembre 2025
• vérification de l'exactitude arithmétique du chiffre d'affaires rattaché à
l'exercice.
Nous avons également apprécié le caractère approprié des informations
présentées dans la note 4.22 de l'annexe aux comptes consolidés.
Vérifications spécifiques
Nous avons également procédé, conformément aux normes d'exercice
professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques pré-
vues par les textes légaux et réglementaires des informations relatives au
groupe, données dans le rapport de gestion du conseil d'administration.
Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concor-
dance avec les comptes consolidés.
Autres vérifications ou informations prévues
par les textes légaux et réglementaires
Format de présentation des comptes consolidés
destinés à être inclus dans le rapport financier annuel
Nous avons également procédé, conformément à la norme d'exercice pro-
fessionnel sur les diligences du commissaire aux comptes relatives aux
comptes annuels et consolidés présentés selon le format d'information
électronique unique européen, à la vérification du respect de ce format
défini par le règlement européen délégué n°2019/815 du 17 décembre
2018 dans la présentation des comptes consolidés destinés à être inclus
dans le rapport financier annuel mentionné au I de l'article L. 451-1-2 du
code monétaire et financier, établis sous la responsabilité du Président
Directeur Général. S'agissant de comptes consolidés, nos diligences com-
prennent la vérification de la conformité du balisage de ces comptes au
format défini par le règlement précité.
Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des
comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel
respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d'information élec-
tronique unique européen.
Par ailleurs, il ne nous appartient pas de vérifier que les comptes consoli-
dés qui seront effectivement inclus par votre société dans le rapport finan-
cier annuel déposé auprès de l'AMF correspondent à ceux sur lesquels
nous avons réalisé nos travaux.
Désignation des commissaires aux comptes
Nous avons été nommés commissaires aux comptes de la société
Neurones S.A. par l'assemblée générale du 25 juin 2004 pour le cabinet
KPMG SA et du 30 juin 1997 pour le cabinet BM&A.
Not named
85
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Au 31 décembre 2025, le cabinet KPMG SA était dans la 22e année de
sa mission sans interruption et le cabinet BM&A dans la 29e année, dont
respectivement 22 et 26 années depuis que les titres de la société ont été
admis aux négociations sur un marché réglementé.
Responsabilités de la direction et des personnes
constituant le gouvernement d'entreprise relatives
aux comptes consolidés
Il appartient à la direction d'établir des comptes consolidés présentant
une image fidèle conformément au référentiel IFRS tel qu'adopté dans
l'Union européenne ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu'elle
estime nécessaire à l'établissement de comptes consolidés ne compor-
tant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes
ou résultent d'erreurs.
Lors de l'établissement des comptes consolidés, il incombe à la direction
d'évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présen-
ter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires rela-
tives à la continuité d'exploitation et d'appliquer la convention comptable
de continuité d'exploitation, sauf s'il est prévu de liquider la société ou de
cesser son activité.
Il incombe au comité d'audit de suivre le processus d'élaboration de l'infor-
mation financière et de suivre l'efficacité des systèmes de contrôle interne
et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l'audit interne, en ce
qui concerne les procédures relatives à l'élaboration et au traitement de
l'information comptable et financière.
Les comptes consolidés ont été arrêtés par le Conseil d'administration.
Responsabilités des commissaires aux comptes relatives
à l'audit des comptes consolidés
Objectif et démarche d'audit
Il nous appartient d'établir un rapport sur les comptes consolidés. Notre
objectif est d'obtenir l'assurance raisonnable que les comptes consolidés
pris dans leur ensemble ne comportent pas d'anomalies significatives.
L'assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d'assurance, sans
toutefois garantir qu'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice
professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie signi-
ficative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d'erreurs et
sont considérées comme significatives lorsque l'on peut raisonnablement
s'attendre à ce qu'elles puissent, prises individuellement ou en cumulé,
influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes
prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme précisé par l'article L.821-55 du code de commerce, notre mission
de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la
qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice pro-
fessionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son
jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :
• il identifie et évalue les risques que les comptes consolidés comportent
des anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou
résultent d'erreurs, définit et met en œuvre des procédures d'audit
face à ces risques, et recueille des éléments qu'il estime suffisants et
appropriés pour fonder son opinion. Le risque de non-détection d'une
anomalie significative provenant d'une fraude est plus élevé que celui
d'une anomalie significative résultant d'une erreur, car la fraude peut
impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les
fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne ;
• il prend connaissance du contrôle interne pertinent pour l'audit afin de
définir des procédures d'audit appropriées en la circonstance, et non
dans le but d'exprimer une opinion sur l'efficacité du contrôle interne ;
• il apprécie le caractère approprié des méthodes comptables retenues et
le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la direc-
tion, ainsi que les informations les concernant fournies dans les comptes
consolidés ;
• il apprécie le caractère approprié de l'application par la direction de la
convention comptable de continuité d'exploitation et, selon les éléments
collectés, l'existence ou non d'une incertitude significative liée à des
événements ou à des circonstances susceptibles de mettre en cause la
capacité de la société à poursuivre son exploitation. Cette appréciation
s'appuie sur les éléments collectés jusqu'à la date de son rapport, étant
toutefois rappelé que des circonstances ou événements ultérieurs pour-
raient mettre en cause la continuité d'exploitation. S'il conclut à l'exis-
tence d'une incertitude significative, il attire l'attention des lecteurs de
son rapport sur les informations fournies dans les comptes consolidés
au sujet de cette incertitude ou, si ces informations ne sont pas fournies
ou ne sont pas pertinentes, il formule une certification avec réserve ou
un refus de certifier ;
• il apprécie la présentation d'ensemble des comptes consolidés et évalue
si les comptes consolidés reflètent les opérations et événements sous-
jacents de manière à en donner une image fidèle ;
• concernant l'information financière des personnes ou entités comprises
dans le périmètre de consolidation, il collecte des éléments qu'il estime
suffisants et appropriés pour exprimer une opinion sur les comptes
consolidés. Il est responsable de la direction, de la supervision et de
la réalisation de l'audit des comptes consolidés ainsi que de l'opinion
exprimée sur ces comptes.
Rapport au comité d'audit
Nous remettons au comité d'audit un rapport qui présente notamment
l'étendue des travaux d'audit et le programme de travail mis en œuvre,
ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons égale-
ment à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du
contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les pro-
cédures relatives à l'élaboration et au traitement de l'information comp-
table et financière.
Parmi les éléments communiqués dans le rapport au comité d'audit
figurent les risques d'anomalies significatives que nous jugeons avoir été
les plus importants pour l'audit des comptes consolidés de l'exercice et
qui constituent de ce fait les points clés de l'audit, qu'il nous appartient de
décrire dans le présent rapport.
Nous fournissons également au comité d'audit la déclaration prévue
par l'article 6 du règlement (UE) n°537-2014 confirmant notre indépen-
dance, au sens des règles applicables en France telles qu'elles sont fixées
notamment par les articles L.821-27 à L.821-34 du code de commerce
et dans le code de déontologie de la profession de commissaire aux
comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le comité d'audit
des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauve-
garde appliquées.
Paris La Défense, le 27 avril 2026
KPMG S.A.
Camille Mouysset
Associée
Paris, le 27 avril 2026
BM&A
Céline Claro
Associée
Les commissaires aux comptes
Not named
4
COMPTES SOCIAUX
86
Aussi loin que vous voudrez...®
4.1. BILAN ET COMPTE DE RÉSULTAT SOCIAUX
Bilan social
ACTIF
31/12/2024
(en milliers d'euros)
31/12/2025
Net
Brut Amortissements
et provisions
Net
Concessions, brevets et licences
15
75
75
-
IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
15
75
75
-
Installations et agencements
431
764
398
366
Matériel informatique et de bureau
32
107
81
26
IMMOBILISATIONS CORPORELLES
463
871
479
392
Participations financières
80 752
101 781
-
101 781
Autres immobilisations financières
609
1 024
-
1 024
IMMOBILISATIONS FINANCIÈRES
81 361
102 805
-
102 805
TOTAL DE L'ACTIF IMMOBILISÉ
81 839
103 751
554
103 197
Clients et comptes rattachés
38 975
40 715
-
40 715
Autres créances
25 287
6 161
-
6 161
Charges constatées d'avance
40
97
97
Valeurs mobilières de placement
234 245
252 063
-
252 063
Disponibilités
12 230
16 207
-
16 207
TOTAL DE L'ACTIF CIRCULANT
310 777
315 243
315 243
TOTAL DE L'ACTIF
392 616
418 994
554
418 440
PASSIF (en milliers d'euros)
31/12/2024
31/12/2025
Capital social
9 711
9 731
Prime d'émission
15 489
15 469
Réserve légale
971
971
Report à nouveau
-
39 665
RÉSULTAT DE L'EXERCICE
71 289
366
TOTAL DES CAPITAUX PROPRES
97 460
66 202
Provisions pour risques
-
13
TOTAL DES PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES
-
13
Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit
730
644
Dettes fournisseurs et comptes rattachés
21 972
26 557
Dettes fiscales et sociales
9 048
8 451
Dettes sur immobilisations et comptes rattachés
-
-
Autres dettes
263 138
316 512
Produits constatés d'avance
268
61
TOTAL DES DETTES
295 156
352 225
TOTAL DU PASSIF
392 616
418 440
4
Comptes sociaux
Not named
87
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Compte de résultat social
COMPTE DE RÉSULTAT
2024
(en milliers d'euros)
2025
Vente de marchandises
19
-
Ventes de prestations de services
193 622
227 038
CHIFFRE D'AFFAIRES NET
193 641
227 038
Subventions d'exploitation
-
-
Produit des cessions des immobilisations incorporelles et corporelles
-
-
Autres produits
13
9
PRODUITS D'EXPLOITATION
193 654
227 047
Achats de marchandises
19
-
Autres achats et charges externes
191 088
224 122
Impôts, taxes et versements assimilés
336
401
Salaires et traitements
1 842
2 013
Charges sociales
1 047
1 481
Dotations aux amortissements sur immobilisations
98
99
Dotations aux provisions pour risques et charges
-
13
Valeur comptable des immobilisations incorporelles et corporelles cédées
-
-
Autres charges
23
32
CHARGES D'EXPLOITATION
194 453
228 161
RÉSULTAT D'EXPLOITATION
(799)
(1 114)
Produits financiers de participation
71 437
-
Autres intérêts et produits assimilés
9 209
9 843
Produit des cessions des immobilisations financières
1 120
-
Différences positives de change
-
-
PRODUITS FINANCIERS
81 766
9 843
Dotations financières aux amortissements et provisions
-
-
Intérêts et charges assimilées
8 677
7 934
Valeur comptable des immobilisations financières
250
330
Différences négatives de change
-
-
CHARGES FINANCIÈRES
8 927
8 264
RÉSULTAT FINANCIER
72 839
1 579
RÉSULTAT COURANT AVANT IMPÔT
72 040
465
RÉSULTAT EXCEPTIONNEL
-
-
Impôts sur les bénéfices
751
99
TOTAL DES PRODUITS
275 420
236 890
TOTAL DES CHARGES
204 131
236 524
BÉNÉFICE/(PERTE)
71 289
366
Not named
4
COMPTES SOCIAUX
88
Aussi loin que vous voudrez...®
3. NOTES ANNEXES AU BILAN
3.1. Immobilisations incorporelles et corporelles – Valeurs brutes
(en milliers d'euros)
31/12/24
31/12/25
Concessions, Brevets, licences
150
-
(75)
75
Fonds de commerce
-
-
-
-
Autres immobilisations incorporelles
-
-
-
-
TOTAL VALEURS BRUTES INCORPORELLES
150
-
(75)
75
Agencements et installations
770
13
(19)
764
Matériel informatique et bureau
130
-
(23)
107
Immobilisations en cours et avances
-
-
-
-
TOTAL VALEURS BRUTES CORPORELLES
900
13
(42)
871
3.2. Immobilisations incorporelles et corporelles – Amortissements
(en milliers d'euros)
Durée
d'utilisation d'amortissement
Mode
31/12/24
31/12/25
Amortissements concessions,
brevets, licences
3 à 5
Linéaire
(135)
(15)
75
(75)
TOTAL AMORTISSEMENTS
(135)
INCORPORELLES
(15)
75
(75)
Amortissements agencements
et installations
5 à 10
Linéaire
(339)
(78)
19
(398)
Amortissements matériel
informatique et bureau
3 à 10
Linéaire et
dégressif
(98)
(6)
23
(81)
TOTAL AMORTISSEMENTS
(437)
CORPORELLES
(84)
42
(479)
4.2. ANNEXE AUX COMPTES SOCIAUX
1. GÉNÉRALITÉS
Les comptes annuels de la société relatifs à l'exercice clos le 31 décembre
2025 ont été établis suivant les principes comptables généralement admis,
conformément à la réglementation en vigueur, résultant de l'application du
règlement n°2022-06 du 4 novembre 2022.
2. RÈGLES ET MÉTHODES COMPTABLES
2.1. Immobilisations incorporelles
Les logiciels acquis pour usage interne sont amortis selon la méthode li-
néaire sur leur durée de vie estimée, et comprise entre un et cinq ans.
2.2. Immobilisations corporelles
Les immobilisations corporelles sont évaluées à leur coût d'acquisition.
2.3. Immobilisations financières
Les titres immobilisés sont évalués à leur coût d'acquisition. Une provision
pour dépréciation est constatée lorsque la valeur d'utilité de la participation
devient inférieure à son coût d'acquisition. Lorsque la quote-part de situation
nette détenue s'avère inférieure au coût d'acquisition à la clôture, la valeur
d'utilité est appréciée via une approche par DCF et par multiple du résultat
opérationnel.
Au 31 décembre 2025, il n'y avait pas matière à dépréciation de titres de
participation.
2.4. Créances et dettes
Les créances et dettes sont évaluées à leur valeur nominale.
Le cas échéant, une provision pour dépréciation est pratiquée au cas par cas
lorsque la valeur d'inventaire est inférieure à la valeur comptable.
2.5. Valeurs mobilières de placement et trésorerie
Les valeurs inscrites à l'actif correspondent au cours historique d'acquisi-
tion.
Les intérêts courus sur les billets de trésorerie et certificats de dépôt sont
comptabilisés prorata temporis sur la période courue jusqu'à la date de clô-
ture.
Le cas échéant, une provision pour dépréciation est pratiquée au cas par cas
lorsque la valeur d'inventaire est inférieure à la valeur comptable.
Not named
89
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
3.3. Immobilisations financières
(en milliers d'euros)
31/12/24
31/12/25
Titres de participation
80 752
21 029
-
101 781
Autres immobilisations financières
609
495
80
1 024
TOTAL VALEURS BRUTES
81 361
21 524
80
102 805
Les mouvements sur les participations intervenus au cours de l'exercice 2025 sont :
• acquisition d'environ 0,13 % du capital d'Helpline (auprès de deux dirigeants de filiales et de trois managers de la société) ;
• acquisition de près de 4,16 % du capital de Codilog auprès d'un dirigeant ;
• transmission universelle du patrimoine de sa filiale Neurones Consulting apportant les titres de Colombus Consulting représentant 74,88 % du capital.
Les autres immobilisations financières correspondent principalement pour 592 k€ aux fonds mis à la disposition du contrat de liquidité de l'action et, pour
399 k€ aux actions propres à annuler.
3.4. Créances clients et comptes rattachés
(en milliers d'euros)
31/12/24
31/12/25
Créances clients
38 966
40 683
Factures à établir
9
32
TOTAL BRUT
38 975
40 715
Dépréciations
-
-
TOTAL NET
38 975
40 715
3.5. Échéance des créances à la clôture de l'exercice
(en milliers d'euros)
Plus d'un an
Moins d'un an
Montant brut
Autres immobilisations financières
1 024
-
1 024
Fournisseurs - avoirs à recevoir
-
4
4
Personnel
-
1
1
Créances clients et comptes rattachés
-
40 715
40 715
Créances fiscales
-
5 909
5 909
Compte courant débiteur
-
215
215
Charges constatées d'avance
-
97
97
Autres créances
-
32
32
TOTAL
1 024
46 973
47 997
Les comptes courants servent à enregistrer les mouvements liés à l'impôt société (charge d'impôt, versement d'acomptes et liquidation de l'impôt) dans le
cadre du schéma d'intégration fiscale mis en place entre NEURONES et les filiales appartenant au groupe d'intégration fiscale.
Ils servent également à enregistrer les mouvements de trésorerie principalement dans le cadre de la convention de cash pooling (avec remontée des capi-
taux en valeur par l'intermédiaire d'un compte miroir) entre NEURONES et les filiales adhérentes à cette convention.
3.6. Valeurs mobilières de placement
(en milliers d'euros)
31/12/24
31/12/25
Valeur
d'achat
Valeur
liquidative
Valeur
d'achat
Valeur
liquidative
Sicav
48 905
49 308
30 272
30 300
Dépôts à terme
185 340
192 586
221 791
234 290
TOTAL DES VALEURS MOBILIÈRES DE PLACEMENT
234 245
241 894
252 063
264 590
Not named
4
COMPTES SOCIAUX
90
Aussi loin que vous voudrez...®
3.7. Capitaux propres
3.7.1. Capital
Au 31 décembre 2025, le capital social s'élève à 9 731 486,40 euros et est composé de 24 328 716 actions, de même catégorie, entièrement libérées, d'une
valeur nominale de 0,40 euro.
La livraison du plan d'actions gratuites I, le 2 juin 2025, a entrainé la création de 50 000 actions nouvelles donnant lieu à une augmentation du capital social
de 20 000 euros par incorporation de réserves prélevées sur le poste "primes d'émission".
La variation du nombre d'actions en circulation au cours de l'exercice 2025 s'établit donc comme suit :
Nombre d'actions
Augmentation
en circulation au 01/01/2025
Diminution
Nombre d'actions
en circulation au 31/12/2025
24 278 716
50 000
-
24 328 716
3.7.2. Paiements fondés sur des actions
Plans d'attribution gratuite d'actions
Les différents plans d'actions gratuites décidés par le Conseil d'Administration, encore sous période d'acquisition ou de conservation au 31 décembre
2025, présentent les caractéristiques suivantes :
Plan actions
gratuites I
Plan actions
gratuites J
Date de l'Assemblée Générale
02/06/22
06/06/24
Date du Conseil d'Administration
02/06/22
06/06/24
Terme de la période d'acquisition
02/06/25
06/06/27
Terme de la période de conservation
02/06/27
06/06/29
Nombre de bénéficiaires
10
12
- dont dirigeants
-
-
Nombre d'actions gratuites attribuées
50 000
48 500
Nombre d'actions caduques cumulées au 31/12/2024
-
-
Nombre d'actions sous période d'acquisition au 01/01/2025
50 000
48 500
Nombre d'actions devenues caduques pendant la période d'acquisition au cours de l'exercice
-
-
Nombre d'actions sous période d'acquisition au 31/12/2025
-
48 500
Nombre d'actions sous période de conservation au 01/01/2025
-
-
Nombre d'actions sous période de conservation au 31/12/2025
50 000
-
Dilution potentielle (caduques déduites) - % capital actuel au 31/12/2025
-
0,20 %
DILUTION POTENTIELLE TOTALE
0,20 %
Il n'a pas été fixé de condition de performance pour les plans mentionnés ci-dessus.
Les principaux critères retenus pour l'évaluation de la juste valeur des actions gratuites sont les suivants :
Plan actions
gratuites I
Plan actions
gratuites J
Durée de vie
3 ans
3 ans
Taux sans risque
0 %
0 %
Taux de versement de dividendes
1 %
1 %
Juste valeur des plans d'options de souscription d'actions
Par application du modèle de Black & Scholes, la juste valeur unitaire des options s'établit ainsi :
Plan et date du Conseil d'Administration
(en euros)
Date
Prix d'exercice
de l'attribution
définitive
Juste valeur
Cours à la date
d'attribution
définitive
2 juin 2022 (plan I) – Actions gratuites
02/06/25
-
-
47,50
2 juin 2024 (plan J) – Actions gratuites
02/06/27
-
47,55
-
Not named
91
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
3.7.3. Variation des capitaux propres
(en milliers d'euros)
31/12/24
31/12/25
Capital social
9 711
20
-
9 731
Prime de fusion
15 489
-
(20)
15 469
Réserve légale
971
-
-
971
Report à nouveau
-
71 289
(31 624)
39 665
Résultat de l'exercice 2024
71 289
-
(71 289)
-
Résultat de l'exercice 2025
-
366
-
366
TOTAL CAPITAUX PROPRES
97 460
71 675
(102 933)
66 202
La variation des capitaux propres d'un exercice sur l'autre correspond au résultat de l'année, diminué du décaissement du dividende (1,3 euro par action)
pour 31 623 816 euros au titre de l'exercice précédent.
3.8. Provisions pour risques et charges
(en milliers d'euros)
31/12/24
31/12/25
Provision pour risques
-
13
-
13
TOTAL VALEURS BRUTES
-
13
-
13
3.9. Produits et charges à payer
(en milliers d'euros)
31/12/24
31/12/25
Fournisseurs : avoirs à recevoir
13
4
Factures à établir
9
32
Autres produits à recevoir
1
-
Intérêts courus à recevoir
7 246
12 498
TOTAL DES PRODUITS À RECEVOIR
7 269
12 534
Dettes fournisseurs et comptes rattachés
293
281
Dettes fiscales et sociales
722
634
Clients - Avoirs à établir – Avances
5
32
Autres dettes
663
666
TOTAL DES CHARGES À PAYER
1 683
1 613
3.10. Échéancier des dettes à la clôture
(en milliers d'euros)
Plus de cinq ans
Entre un an
Moins d'un an
et cinq ans
Montant brut
Emprunt auprès des établissements de crédit
-
-
644
644
Emprunt et dettes financières divers
-
-
-
-
Dettes fournisseurs et comptes rattachés
-
-
26 557
26 557
Dettes fiscales et sociales
-
-
8 451
8 451
Comptes courants créditeurs
-
-
316 427
316 427
Produits constatés d'avance
-
-
61
61
Autres dettes
-
-
85
85
TOTAL
-
-
352 225
352 225
Les comptes courants créditeurs correspondent à la trésorerie des filiales placée dans le "cash pool" du groupe ou à des comptes courants de trésorerie
rémunérés.
Not named
4
COMPTES SOCIAUX
92
Aussi loin que vous voudrez...®
4. NOTES ANNEXES AU COMPTE DE RÉSULTAT
4.1. Analyse du chiffre d'affaires
(en milliers d'euros)
2024
En %
2025
En %
Refacturation à des clients ayant contracté avec la maison mère,
187 925
de prestations réalisées par des entités du groupe
97,1 %
221 120
97,4 %
Management fees
2 797
1,4 %
2 900
1,3 %
Refacturation d'autres services et achats mutualisés
2 919
1,5 %
3 018
1,3 %
TOTAL
193 641
100 %
227 038
100 %
Le chiffre d'affaires est réalisé à 100 % en France.
4.2. Analyse des produits et charges financiers
Les produits financiers se composent principalement des intérêts et des produits nets de cession sur les Sicav et Dépôts à terme pour 9 463 k€.
Les charges financières sont principalement constituées des intérêts sur le "cash pool" entre NEURONES et certaines de ses filiales pour 7 665 k€.
4.3. Analyse des charges et produits exceptionnels
Néant.
4.4. Ventilation de l'impôt sur les résultats
(en milliers d'euros)
2024
2025
Résultat
après impôt
Résultat
avant impôt
Impôt
Résultat
après impôt
Résultat courant
71 374
465
(29)
436
Résultat exceptionnel
-
-
-
-
Charge d'intégration fiscale
(85)
-
(70)
(70)
TOTAL
71 289
465
(99)
366
Not named
93
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
5. AUTRES INFORMATIONS
5.1. Cautions données
Néant.
5.2. Engagements de retraite
Au 31 décembre 2025, le montant des engagements liés aux indemnités
de départ en retraite a fait l'objet d'une évaluation selon la méthode rétros-
pective, mais n'a pas fait l'objet d'une comptabilisation dans les comptes
sociaux. Le montant des engagements à fin décembre 2025 est de 147 k€.ꢂ
5.3. Autres engagements hors bilan
Néant.
5.4. Degré d'exposition aux risques de taux et aux
risques de change
La nature des placements financiers ne fait pas peser de risque de taux. Et,
du fait de son activité réalisée en France et avec des facturations réalisées
en euros, NEURONES S.A. n'est pas exposé aux risques de change.
5.5. Effectifs moyens
2024
2025
Cadres
15
15
Employés
6
7
TOTAL
21
22
5.6. Rémunération des membres des organes de direction
Le montant global des rémunérations brutes dues au titre de l'exercice
2025, allouées aux membres du Conseil d'Administration de NEURONES est
de 581 500 euros.
5.7. Accroissement et allégement de la dette future
d'impôt
(en milliers d'euros)
31/12/24
31/12/25
C3S
282
328
Plus ou moins-values latentes
403
sur OPCVM
28
(en milliers d'euros)
TOTAL DES RÉINTÉGRATIONS
685
DE L'EXERCICE À DÉDUIRE
L'EXERCICE SUIVANT
356
5.8. Régime fiscal des groupes de sociétés
Depuis le 1er janvier 2022, le groupe NEURONES a opté en faveur du régime
d'intégration fiscale pour les années 2022 à 2025.
Les modalités de répartition de l'impôt société assis sur le résultat d'en-
semble du groupe sont les suivantes :
• les charges d'impôts sont supportées par les sociétés intégrées, filiales
et mère, comme en l'absence d'intégration fiscale. Cette charge est donc
calculée sur le résultat fiscal propre, après imputation de tous leurs défi-
cits antérieurs,
• les économies d'impôts réalisées par le groupe grâce aux déficits sont
conservées en totalité par la société mère. Les économies réalisées par
le groupe, non liées au déficit, sont également conservées par la société
mère.
Différence entre l'impôt
comptabilisé et l'impôt
supporté en l'absence
d'intégration fiscale
(en milliers d'euros)
2024
2025
Impôt comptabilisé
751
100
Impôt supporté en l'absence
d'intégration fiscale
932
29
5.9. Informations sur les sociétés établissant
des comptes consolidés
Informations sur l'entité qui établit
les états financiers consolidés
Entité établissant les états
financiers consolidés de
l'ensemble le plus grand
d'entités dont l'entité fait partie
339788713
en tant qu'entité filiale
HOST DEVELOPPEMENT
122 AVENUE CHARLES DE GAULLE
92200 NEUILLY-SUR-SEINE
Entité établissant les états
financiers consolidés de
l'ensemble le plus petit d'entités
compris dans l'ensemble
d'entités visé ci-dessus dont
l'entité fait partie en tant
qu'entité filiale
NEURONES
205 AVENUE GEORGES
CLEMENCEAU
IMMEUBLE LE CLEMENCEAU
92000 NANTERRE
331408336
5.10. Honoraires des commissaires aux comptes
BMA
KPMG
Certification des comptes
26
26
Certification des informations
en matière de durabilité
55
1
Autres services
5
-
TOTAL DES HONORAIRES
86
27
5.11. Résultat par action dilué et non dilué
(en euros)
2024
2025
Résultat net social
71 288 614
366 019
Résultat net par action non dilué
2,94
0,02
Résultat net par action dilué
2,93
0,02
5.12. Événements postérieurs à la clôture
Néant.
Not named
4
COMPTES SOCIAUX
94
Aussi loin que vous voudrez...®
4.3. INFORMATION SUR LES PARTICIPATIONS
SOCIÉTÉS
(en milliers d'euros)
Capital
propres*
Autres Quotepart
capitaux de capital
détenu
(en %)
Valeur comptable des
titres détenus
Prêts et
avances
consentis
Cautions
et avals
donnés
Chiffre
d'affaires
Résultat Dividendes
net encaissés
par la
maison-
mère
Brute
Nette
I – FILIALES
(plus de 50 % détenus)
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Arondor
202
6 896
58,1 %
3 870
3 870
-
-
22 606
759
-
AS International Group
562
20 405
97,3 %
12 006
12 006
-
-
6 029
11 759
-
Codilog
6 139
27 288
83,9 %
8 544
8 544
-
-
45 251
3 838
-
Colombus Consulting
247
35 605
74,9 %
18 625
18 625
40 423
3 891
-
Edugroupe
4 190
5 555
99,6 %
5 247
5 247
-
-
8 678
376
-
Finaxys
437
14 054
76,4 %
2 783
2 783
-
-
43 421
2 280
-
Helpline
1 126
141 255
90,9 %
5 998
5 998
-
-
211 087
20 942
-
Dragonfly
1 036
26 327
94,1 %
5 638
5 638
-
-
1 742
19
-
Karré
220
5 285
51 %
112
112
-
-
14 165
1 786
-
Neurones IT
33 803
46 280
95,1 %
30 033
30 033
-
-
69 540
6 786
-
RS2i
709
25 812
96,0 %
8 924
8 924
-
-
30 276
4 186
-
II – PARTICIPATIONS
(10 à 50 % détenus)
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
III – AUTRES TITRES
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
TOTAL
101 781
101 781
-
-
-
* Avant répartition mais après affectation du résultat 2025.
Not named
95
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
4.4. RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES
SOCIAUX (EXERCICE CLOS LE 31 DÉCEMBRE 2025)
À l'assemblée générale de la société Neurones S.A.,
Opinion
En exécution de la mission qui nous a été confiée par l'assemblée générale,
nous avons effectué l'audit des comptes annuels de la société Neurones
S.A. relatifs à l'exercice clos le 31 décembre 2025, tels qu'ils sont joints
au présent rapport.
Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et
principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image
fidèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situa-
tion financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice.
L'opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rap-
port au comité d'audit.
Fondement de l'opinion
Référentiel d'audit
Nous avons effectué notre audit selon les normes d'exercice professionnel
applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons
collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont
indiquées dans la partie "Responsabilités des commissaires aux comptes
relatives à l'audit des comptes annuels" du présent rapport.
Indépendance
Nous avons réalisé notre mission d'audit dans le respect des règles d'indé-
pendance prévues par le code de commerce et par le code de déontologie
de la profession de commissaire aux comptes sur la période du 1er janvier
2025 à la date d'émission de notre rapport, et notamment nous n'avons
pas fourni de services interdits par l'article 5, paragraphe 1, du règlement
(UE) n°537/2014.
Justification des appréciations - Points clés de l'audit
En application des dispositions des articles L.821-53 et R.821-180 du
code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous
devons porter à votre connaissance les points clés de l'audit relatifs aux
risques d'anomalies significatives qui, selon notre jugement profession-
nel, ont été les plus importants pour l'audit des comptes annuels de
l'exercice, ainsi que les réponses que nous avons apportées face à ces
risques.
Les appréciations ainsi portées s'inscrivent dans le contexte de l'audit des
comptes annuels pris dans leur ensemble et de la formation de notre opi-
nion exprimée ci-avant. Nous n'exprimons pas d'opinion sur des éléments
de ces comptes annuels pris isolément.
Nous avons déterminé qu'il n'y avait pas de point clé de l'audit à commu-
niquer dans notre rapport.
Vérifications spécifiques
Nous avons également procédé, conformément aux normes d'exercice
professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues
par les textes légaux et réglementaires.
Informations données dans le rapport de gestion
et dans les autres documents sur la situation financière
et les comptes annuels adressés aux actionnaires
Nous n'avons pas d'observation à formuler sur la sincérité et la concor-
dance avec les comptes annuels des informations données dans le
rapport de gestion du Conseil d'administration et dans les autres
documents sur la situation financière et les comptes annuels adressés
aux actionnaires.
Nous attestons de la sincérité et de la concordance avec les comptes
annuels des informations relatives aux délais de paiement mentionnées à
l'article D.441-6 du code de commerce.
Rapport sur le gouvernement d'entreprise
Nous attestons de l'existence, dans le rapport du conseil d'administra-
tion sur le gouvernement d'entreprise, des informations requises par les
articles L.225-37-4, L.22-10-10 et L.22-10-9 du code de commerce.
Concernant les informations fournies en application des dispositions
de l'article L.22-10-9 du code de commerce sur les rémunérations et
avantages versés ou attribuées aux mandataires sociaux ainsi que sur les
engagements consentis en leur faveur, nous avons vérifié leur concordance
avec les comptes ou avec les données ayant servi à l'établissement de ces
comptes et, le cas échéant, avec les éléments recueillis par votre société
auprès des entreprises contrôlées par elle qui sont comprises dans le
périmètre de consolidation. Sur la base de ces travaux, nous attestons
l'exactitude et la sincérité de ces informations.
Concernant les informations relatives aux éléments que votre société a
considéré susceptibles d'avoir une incidence en cas d'offre publique
d'achat ou d'échange, fournies en application des dispositions de l'article
L.22-10-11 du code de commerce, nous avons vérifié leur conformité avec
les documents dont elles sont issues et qui nous ont été communiqués.
Sur la base de ces travaux, nous n'avons pas d'observation à formuler sur
ces informations.
Autres informations
En application de la loi, nous nous sommes assurés que les diverses infor-
mations relatives aux prises de participation, de contrôle et à l'identité des
détenteurs du capital ou des droits de vote vous ont été communiquées
dans le rapport de gestion.
Autres vérifications ou informations prévues
par les textes légaux et réglementaires
Format de présentation des comptes annuels destinés
à être inclus dans le rapport financier annuel
Nous avons également procédé, conformément à la norme d'exercice
professionnel sur les diligences du commissaire aux comptes relatives aux
comptes annuels et consolidés présentés selon le format d'information élec-
tronique unique européen, à la vérification du respect de ce format défini par
le règlement européen délégué n°2019/815 du 17 décembre 2018 dans
la présentation des comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport
financier annuel mentionné au I de l'article L. 451-1-2 du code monétaire
et financier, établis sous la responsabilité du Président Directeur Général.
Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des
comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier annuel
respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d'information élec-
tronique unique européen.
Il ne nous appartient pas de vérifier que les comptes annuels qui seront
effectivement inclus par votre société dans le rapport financier annuel
déposé auprès de l'AMF correspondent à ceux sur lesquels nous avons
réalisé nos travaux.
Désignation des commissaires aux comptes
Nous avons été nommés commissaires aux comptes de la société
Neurones S.A. par l'assemblée générale du 25 juin 2004 pour le cabinet
KPMG SA et du 30 juin 1997 pour le cabinet BM&A.
Au 31 décembre 2025, le cabinet KPMG SA était dans la 22e année de
sa mission sans interruption et le cabinet BM&A dans la 29e année, dont
Not named
4
COMPTES SOCIAUX
96
Aussi loin que vous voudrez...®
respectivement 22 et 26 années depuis que les titres de la société ont été
admis aux négociations sur un marché réglementé.
Responsabilités de la direction et des personnes
constituant le gouvernement d'entreprise relatives
aux comptes annuels
Il appartient à la direction d'établir des comptes annuels présentant une
image fidèle conformément aux règles et principes comptables français
ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu'elle estime nécessaire
à l'établissement de comptes annuels ne comportant pas d'anomalies
significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs.
Lors de l'établissement des comptes annuels, il incombe à la direction
d'évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de pré-
senter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires
relatives à la continuité d'exploitation et d'appliquer la convention comp-
table de continuité d'exploitation, sauf s'il est prévu de liquider la société
ou de cesser son activité.
Il incombe au comité d'audit de suivre le processus d'élaboration de l'infor-
mation financière et de suivre l'efficacité des systèmes de contrôle interne
et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l'audit interne, en ce
qui concerne les procédures relatives à l'élaboration et au traitement de
l'information comptable et financière.
Les comptes annuels ont été arrêtés par le Conseil d'administration.
Responsabilités des commissaires aux comptes
relatives à l'audit des comptes annuels
Objectif et démarche d'audit
Il nous appartient d'établir un rapport sur les comptes annuels. Notre
objectif est d'obtenir l'assurance raisonnable que les comptes annuels
pris dans leur ensemble ne comportent pas d'anomalies significatives.
L'assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d'assurance, sans
toutefois garantir qu'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice
professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie signi-
ficative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d'erreurs et
sont considérées comme significatives lorsque l'on peut raisonnablement
s'attendre à ce qu'elles puissent, prises individuellement ou en cumulé,
influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes
prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme précisé par l'article L.821-55 du code de commerce, notre mission
de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la
qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice
professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce
son jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :
• il identifie et évalue les risques que les comptes annuels comportent
des anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou
résultent d'erreurs, définit et met en œuvre des procédures d'audit
face à ces risques, et recueille des éléments qu'il estime suffisants et
appropriés pour fonder son opinion. Le risque de non-détection d'une
anomalie significative provenant d'une fraude est plus élevé que celui
d'une anomalie significative résultant d'une erreur, car la fraude peut
impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les
fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne ;
• il prend connaissance du contrôle interne pertinent pour l'audit afin de
définir des procédures d'audit appropriées en la circonstance, et non
dans le but d'exprimer une opinion sur l'efficacité du contrôle interne ;
• il apprécie le caractère approprié des méthodes comptables retenues
et le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la
direction, ainsi que les informations les concernant fournies dans les
comptes annuels ;
• il apprécie le caractère approprié de l'application par la direction de la
convention comptable de continuité d'exploitation et, selon les éléments
collectés, l'existence ou non d'une incertitude significative liée à des
événements ou à des circonstances susceptibles de mettre en cause
la capacité de la société à poursuivre son exploitation. Cette apprécia-
tion s'appuie sur les éléments collectés jusqu'à la date de son rapport,
étant toutefois rappelé que des circonstances ou événements ultérieurs
pourraient mettre en cause la continuité d'exploitation. S'il conclut à
l'existence d'une incertitude significative, il attire l'attention des lecteurs
de son rapport sur les informations fournies dans les comptes annuels
au sujet de cette incertitude ou, si ces informations ne sont pas fournies
ou ne sont pas pertinentes, il formule une certification avec réserve ou
un refus de certifier ;
• il apprécie la présentation d'ensemble des comptes annuels et évalue
si les comptes annuels reflètent les opérations et événements sous-
jacents de manière à en donner une image fidèle.
Rapport au comité d'audit
Nous remettons au comité d'audit un rapport qui présente notamment
l'étendue des travaux d'audit et le programme de travail mis en œuvre,
ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons éga-
lement à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives
du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les
procédures relatives à l'élaboration et au traitement de l'information comp-
table et financière.
Parmi les éléments communiqués dans le rapport au comité d'audit
figurent les risques d'anomalies significatives que nous jugeons avoir été
les plus importants pour l'audit des comptes annuels de l'exercice et qui
constituent de ce fait les points clés de l'audit, qu'il nous appartient de
décrire dans le présent rapport.
Nous fournissons également au comité d'audit la déclaration prévue
par l'article 6 du règlement (UE) n°537-2014 confirmant notre indé-
pendance, au sens des règles applicables en France telles qu'elles sont
fixées notamment par les articles L.821-27 à L.821-34 du code de com-
merce et dans le code de déontologie de la profession de commissaire
aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le comité
d'audit des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de
sauvegarde appliquées.
Paris La Défense, le 27 avril 2026
KPMG S.A.
Camille Mouysset
Associée
Paris, le 27 avril 2026
BM&A
Céline Claro
Associée
Les commissaires aux comptes
Not named
97
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
5
Gouvernement d'entreprise
Le présent rapport sur le gouvernement d'entreprise, mentionné au dernier alinéa de l'article L.225-37 du Code de commerce, est établi conformément aux
dispositions des articles L.22-10-8 et suivants du même Code. Il est rappelé que, en tant que groupe de taille moyenne, avec un actionnaire de référence
parmi les dirigeants, NEURONES a choisi de se référer au "Code MiddleNext pour la gouvernance des entreprises" (publié en décembre 2009 et dont la
dernière révision date de septembre 2021).
5.1. COMPOSITION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Le Conseil d'Administration compte à ce jour sept membres :
•deux membres exécutifs (le Président-directeur général et le Directeur général délégué), pleinement impliqués dans la gestion opérationnelle du groupe,
•quatre administrateurs externes, sans rôle opérationnel dans le groupe, dont deux qualifiés d'indépendants,
•un administrateur représentant les salariés, désigné par le Comité de groupe en mars 2025.
Administrateur
Administrateur
indépendant
Date de première
nomination
Échéance
du mandat en cours
Actions NEURONES
détenues en pleine
propriété au 28/02/2026
(% du capital)**
Luc de Chammard (Président-directeur général)
Non
5 déc. 1984*
AG du 4 juin 2026
515 954 (2,12 %)
Bertrand Ducurtil (Directeur général délégué)
Non
30 juin 1999
AG du 4 juin 2026
471 000 (1,94 %)
Jean-Louis Pacquement
Oui
5 déc. 1984*
AG du 4 juin 2026
5 (0 %)
Hervé Pichard
Non
15 oct. 2004
AG du 4 juin 2026
100 (0 %)
Marie-Françoise Jaubert
Oui
9 juin 2011
AG du 4 juin 2026
43 (0 %)
Host Développement SAS
(représentée par Daphné de Chammard)
Non
9 juin 2016
AG du 4 juin 2026
11 169 013 (45,91 %)
Daphné de Chammard :
6 622 (0,03 %)
Hervé Robert-Peillard
-
4 mars 2025
AG tenue en 2028
(ou en 2031 si
mandat renouvelé)
0 (0 %)
* Date de création de NEURONES.
** Aucun membre du Conseil ne détient d'option sur les actions de la société.
Les pouvoirs du Président-directeur général et du Directeur général
délégué sont ceux définis par la Loi. Les statuts permettent au Conseil
d'Administration de les restreindre à titre de mesure interne, non opposable
aux tiers, faculté dont il n'a pas usé.
Représentation équilibrée femmes-hommes
Les obligations légales en matière de représentation équilibrée au sein du
Conseil sont actuellement respectées : conformément à l'article L. 225-18-1
du Code de commerce, l'écart entre le nombre d'administrateurs de chaque
sexe n'excède pas deux. À compter du 1er janvier 2027, l'administrateur
représentant les salariés sera toutefois intégré dans ce calcul, ce qui rendrait
la composition actuelle non conforme aux exigences légales. La nomination
d'une nouvelle administratrice, proposée à l'Assemblée Générale du 4 juin
2026, permettra notamment de répondre à cette obligation.
Administrateurs indépendants
Marie-Françoise Jaubert et Jean-Louis Pacquement sont qualifiés d'adminis-
trateurs indépendants au regard des critères du Code MiddleNext, référen-
tiel retenu par NEURONES. Ni l'un ni l'autre n'ont jamais été salariés, manda-
taires sociaux dirigeants, clients, fournisseurs ou auditeurs de la société ou
du groupe. Ils n'entretiennent aucun lien familial avec un mandataire social
ou un actionnaire de référence, et ne sont pas eux-mêmes actionnaires de
référence. Aucune relation financière, contractuelle ou familiale n'est donc
susceptible d'altérer l'indépendance de leur jugement.
Renouvellement des mandats
Les mandats de l'ensemble des administrateurs — à l'exception de l'admi-
nistrateur représentant les salariés — arrivant à échéance à l'issue de l'As-
semblée Générale appelée à statuer sur les comptes clos au 31 décembre
2025, leur renouvellement pour une année sera proposé lors de cette même
Assemblée, conformément aux statuts.
L'administrateur représentant les salariés a été désigné par le Comité de
groupe le 4 mars 2025, conformément à l'article L. 225-27-1 du Code de
commerce. Son mandat a pris effet dès la réunion du Conseil tenue le 5 mars
2025. D'une durée de trois ans, il est renouvelable tacitement une fois pour
la même durée, sauf décision contraire du Comité de groupe, lequel désigne-
rait alors un nouvel administrateur dont le mandat prendrait effet à l'issue de
l'Assemblée statuant sur les comptes de l'exercice concerné.
Nomination proposée à l'Assemblée Générale
du 4 juin 2026
Il sera proposé à l'Assemblée Générale du 4 juin 2026 la nomination de
Madame Laurence Da Cunha en qualité d'administratrice, ce qui porterait à
huit le nombre de membres du Conseil.
Directrice générale adjointe d'Everience (ex-Helpline), principale filiale du
groupe, dont elle avait précédemment assuré la direction financière, Madame
Da Cunha dispose de plus de vingt-cinq ans d'expérience au sein de cette
société. Elle maîtrise donc parfaitement le fonctionnement et les enjeux d'une
Entreprise de Services Numériques. Elle apporterait en outre au Conseil une
expertise solide en finance d'entreprise, une connaissance concrète des acti-
Not named
5
GOUVERNEMENT D'ENTREPRISE
98
Aussi loin que vous voudrez...®
vités d'une filiale opérationnelle et des compétences conséquentes en res-
sources humaines, domaine stratégique pour NEURONES. Ses qualités d'ana-
lyse, son sens pratique, son écoute et sa diplomatie constitueraient des atouts
supplémentaires pour les travaux du Conseil et la gouvernance du groupe.
Madame Da Cunha ne serait pas une administratrice indépendante en raison
de son statut de cadre au sein d'une société du groupe. Au titre de ce man-
dat, elle percevrait une rétribution calculée selon les mêmes modalités que
celles des autres administrateurs rémunérés. Au 31 mars 2026, elle détient
14 000 actions de la société en pleine propriété.
Autres mandats exercés par les administrateurs
Il est précisé ci-après la fonction principale et les autres mandats exercés
par les membres du Conseil d'Administration de NEURONES.
Président du Conseil d'Administration
Luc de Chammard, né le 16 septembre 1954
• Autre mandat hors groupe :
– Président et membre du Comité de Surveillance : Host Développement
122, avenue Charles-de-Gaulle – 92200 Neuilly-sur-Seine – 339 788
713 RCS Nanterre.
Directeur général délégué
Bertrand Ducurtil, né le 11 avril 1960
• Autres mandats dans le groupe :
– Président : NG Cloud – 44, avenue Georges Pompidou – 92300
Levallois-Perret – 801 244 492 RCS Nanterre.
– Président : RS2i – 44, avenue Georges Pompidou – 92300 Levallois-Perret –
385 166 640 RCS Nanterre.
• Autre mandat hors groupe :
– Membre du Comité de Surveillance : Host Développement.
Administrateur
Marie-Françoise Jaubert, née le 27 septembre 1941, magistrat honoraire.
• Autres mandats hors groupe : néant.
Administrateur
Jean-Louis Pacquement, né le 21 avril 1955, Senior Advisor pour Lazard
Frères Gestion Privée.
• Autre mandat hors groupe :
– Président : JLP et Associés Conseil – 9, place du Palais Bourbon –
75007 Paris – 820 223 543 RCS Paris.
Administrateur
Hervé Pichard, né le 20 mai 1955, avocat au barreau des Hauts-de-Seine
et de New York.
• Autres mandats hors groupe :
– Président : Pichard et Associés – 122, avenue Charles-de-Gaulle –
92200 Neuilly-sur-Seine – 391 504 628 RCS Nanterre.
– Directeur général : H.B.C. – 122, avenue Charles-de-Gaulle – 92200
Neuilly-sur-Seine – 414 687 855 RCS Nanterre.
– Administrateur : SECO Ressources et Finances – 122, avenue Charles-
de-Gaulle – 92200 Neuilly-sur-Seine – 429 837 172 RCS Nanterre.
– Administrateur : UPM-Kymmene Groupe – 122, avenue Charles-de-
Gaulle 92200 – Neuilly-sur-Seine – 407 655 893 RCS Nanterre.
– Membre du Comité de Surveillance : Host Développement.
Administrateur
Host Développement, représentée par Daphné de Chammard, née le 17 mars 1949.
• Autre mandat hors groupe :
– DirecteurgénéraletmembreduConseildeSurveillance:HostDéveloppement.
Expérience des membres du Conseil (hors dirigeants)
Marie-Françoise Jaubert a une pratique éprouvée du Droit, en particulier du
Droit privé, qu'elle met au service du Conseil dans l'analyse des décisions
stratégiques. DaphnédeChammard(représentantHostDéveloppementSAS
et épouse de Luc de Chammard) justifie d'une expérience d'une quinzaine
d'années dans les ressources humaines et dans l'encadrement commercial,
lui conférant une connaissance certaine des enjeux managériaux,
organisationnels et opérationnels. Jean-Louis Pacquement possède, pour
sa part, une expérience significative dans la finance, en particulier dans le
domaine des opérations de fusions-acquisitions. Il bénéficie par ailleurs du
recul et de la vision stratégique de l'administrateur "historique", constituant
une référence précieuse dans les réflexions du Conseil. Hervé Pichard
apporte son expertise en droit des affaires et en gouvernance d'entreprise.
Depuis plus de vingt-cinq ans, il instruit les principaux dossiers "corporate"
de la société et contribue au bon fonctionnement et à la cohérence des
travaux du Conseil notamment par sa connaissance approfondie de
l'évolution et des équilibres de la société et du groupe.
Aucun des administrateurs ci-dessus n'a été employé ni n'a entretenu de
relations d'affaires avec NEURONES, à l'exception d'Hervé Pichard qui est
l'un de ses conseils.
5.2. FONCTIONNEMENT
DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Fréquence des réunions
Au-delà de ses deux séances obligatoires (arrêté des comptes annuels et
semestriels), en présence des commissaires aux comptes, et réunion tenue
à l'issue l'Assemblée Générale annuelle, le Conseil se réunit chaque fois que
la situation l'exige : opérations de croissance externe, attribution gratuite
d'actions, convocation d'une Assemblée Générale Extraordinaire, apports
d'actifs, fusion... En tout état de cause, il se réunit au moins quatre fois par an.
En 2025, le Conseil d'Administration s'est réuni à cinq reprises, avec un
taux de présence de 93 % (92 % en 2024) :
Date
Ordre du jour
5 mars
• Compte rendu du Comité d'audit
• Conventions réglementées
• Arrêtés des comptes sociaux et des comptes consolidés
de l'exercice 2024
• Rémunérations des dirigeants et administrateurs
• Rapport de gestion et rapport sur le gouvernement
d'entreprise
• Résolutions à soumettre à l'Assemblée Générale et
convocation de cette dernière
• Autoévaluation du Conseil et du Comité d'audit
• Questions diverses
17 avril
• Compte rendu du Comité d'audit sur le rapport de
durabilité et approbation de ce dernier
• Plafonds annuels fixés par le Comité d'audit concernant
les services autres que la certification des comptes
• Questions diverses
5 juin
(à l'issue de
l'Assemblée
Générale)
• Renouvellement du mandat du Président du Conseil et
fixation de ses pouvoirs
• Renouvellement du mandat du Directeur général délégué
• Rémunérations du Président et du Directeur général
délégué en considération du vote de l'Assemblée
• Lancement effectif d'un programme de rachat d'actions
• Livraison du Plan I d'attribution gratuite d'actions par
émission de nouvelles actions
• Opportunités et stratégie de croissance externe
• Questions diverses
10 septembre
• Arrêté des comptes consolidés semestriels au 30 juin 2025
• Politique en matière d'égalité professionnelle et salariale
• Modifications statutaires dans les filiales concernant la
révocation des mandataires
• Questions diverses
9 décembre
• Prévention et détection des faits de corruption ou de
trafic d'influence
• Identification et gestion d'éventuels conflits d'intérêts
• Revue de la cartographie des risques
• Examen des travaux du Comité de Développement
Durable du Groupe
• Questions diverses
Not named
99
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Fonctionnement
Près des deux tiers du capital et plus des trois quarts des droits de vote
sont concentrés entre trois administrateurs, dont deux exercent également
des fonctions de dirigeants opérationnels. Historiquement il y a toujours eu
une large répartition des pouvoirs au sein du Conseil. Il n'a donc pas été
jugé nécessaire d'instaurer des mécanismes spécifiques pour prévenir un
exercice abusif du contrôle.
La société est d'autant plus attentive à la protection des intérêts des
actionnaires minoritaires, qu'un nombre conséquent de dirigeants et
cadres de la maison-mère et de ses filiales figurent parmi eux.
Dans la pratique :
• aucune décision importante n'est prise en dehors de débats collégiaux
entre les dirigeants puis au sein du Conseil ;
• la succession du Président est organisée : en cas d'empêchement, il
est prévu de longue date que le Directeur général délégué, présent
dans la société depuis 1991, lui succède. Cette disposition est réguliè-
rement confirmée par le Conseil lorsque la question de la succession
des dirigeants est abordée. Il est par ailleurs acté que le successeur
du Directeur général délégué pourrait être identifié parmi certains diri-
geants mandataires sociaux de filiales, présents de longue date dans le
groupe et ayant une bonne connaissance de son fonctionnement et de
ses métiers ;
• le pouvoir de surveillance est exercé conformément aux dispositions du
présent chapitre et au règlement intérieur du Conseil ;
• le règlement intérieur, adopté initialement en juin 2010 et révisé à plu-
sieurs reprises (septembre 2016, mars 2022 et décembre 2024), est
signé par l'ensemble des membres du Conseil. Conforme aux recom-
mandations du Code MiddleNext, il définit précisément le rôle et les mis-
sions du Conseil et de ses comités spécialisés, les règles déontologiques
applicables aux administrateurs et les modalités de fonctionnement
garantissant les principes de bonne gouvernance. Il est publié sur le site
Internet de la société.
Autoévaluation du Conseil
À la recommandation du Code MiddleNext, il a été instauré en 2024 une
procédure d'autoévaluation structurée du fonctionnement du Conseil et du
Comité d'audit autour d'un questionnaire d'une quarantaine de questions.
Celles-ci portent sur la composition, les compétences et le fonctionnement
du Conseil, la gestion des risques, la responsabilité sociétale et le Comité
d'audit. En début d'exercice, chaque administrateur concerné transmet
ses réponses, permettant au Conseil de délibérer sur ces sujets lors de sa
première séance de l'année.
Deux ans après sa mise en place, cette démarche révèle une satisfaction
constante des membres quant à la composition et au fonctionnement
général du Conseil, ainsi qu'à la qualité des relations avec la Direction
générale. Le questionnaire pourra évoluer et s'enrichir au fil des enjeux.
Comités spécialisés
Deux comités spécialisés ont été constitués dans le respect du cadre
légal et réglementaire : le Comité d'audit et le Comité éthique et confor-
mité, dont les missions sont détaillées ci-après et dans le règlement
intérieur du Conseil. À noter que, contrairement au Comité d'audit, le
Comité éthique et conformité n'a délibérément pas été institué au sein
du Conseil.
Par ailleurs, le Conseil n'a pas jugé utile de créer d'autres comités spécia-
lisés (rémunérations, stratégie…). La collégialité des prises de décision,
la taille encore relativement modeste du groupe, son organisation très
décentralisée, la proximité géographique des principales filiales, l'asso-
ciation des dirigeants au capital et le rôle opérationnel de deux des sept
administrateurs actuels rendent la multiplication des comités plus contrai-
gnante qu'utile : elle alourdirait la gouvernance sans apporter de valeur
ajoutée réelle au regard des spécificités du groupe.
Sur la question d'un comité RSE, recommandé par le Code MiddleNext, le
groupe a fait le choix d'une approche opérationnelle directe. Depuis 2012,
la démarche RSE est pilotée par un Comité développement durable placé
sous la responsabilité du Directeur administratif et financier, dont les mis-
sions sont détaillées au chapitre 6. Sa composition et son fonctionnement
sont adaptés à la taille et à l'organisation du groupe ; il exerce en pratique
les attributions qu'aurait assumées un comité spécialisé du Conseil, avec
l'avantage concret de permettre le suivi des projets, le partage des bonnes
pratiques entre filiales, l'évaluation des résultats et la mise à jour des
objectifs et plans d'action RSE. Les travaux ainsi menés nourrissent régu-
lièrement les échanges et les délibérations du Conseil sur le sujet. Depuis
2023, une revue formelle annuelle de ses travaux a été instaurée. Par ail-
leurs, le Comité d'audit se réunit une fois par an avec le commissaire aux
comptes chargé de la vérification du rapport de durabilité, préalablement
à l'émission de son rapport, dont les conclusions sont ensuite présentées
au Conseil.
Sans exclure la possibilité de créer un autre comité spécialisé ad hoc,
temporaire ou permanent, si l'actualité de la société le justifiait, le Conseil
n'envisage pas d'évolution structurelle à ce stade.
Obligations des administrateurs en matière de transactions sur titres
Les administrateurs - qualifiés de "personnes exerçant des responsabilités
dirigeantes" au sens du Règlement européen sur les Abus de Marché - ainsi
que les personnes qui leur sont étroitement liées, sont soumis aux disposi-
tions légales et aux recommandations de l'AMF en matière de transactions
sur les titres de la société.
Ils doivent s'abstenir de toute transaction (pour leur copte propre ou pour
celui d'un tiers) pendant les fenêtres négatives suivantes :
• 30 jours calendaires avant la publication des résultats annuels et
semestriels ;
• 15 jours avant la publication de l'information trimestrielle.
En toute circonstance, ils s'abstiennent de réaliser des transactions s'ils
détiennent une information privilégiée. Ils sont tenus de déclarer à l'AMF
- et d'en notifier la société - toute transaction dont le montant cumulé
dépasse 20 000 euros sur l'année civile.
Gestion des conflits d'intérêts
Chaque administrateur s'est engagé, notamment via le règlement inté-
rieur, à informer le Président de toute situation de conflit d'intérêts. Avant
chaque réunion, en fonction de l'ordre du jour, chaque membre déclare ses
éventuels conflits et s'abstient de participer au vote, voire aux débats, sur
les délibérations concernées.
Le Conseil procède à toutes investigations utiles et prend des mesures
proportionnées à la situation : exposé clair des motifs, sortie de la salle du
membre concerné... Ces dispositions protègent à la fois l'intérêt individuel
de chaque administrateur et l'autorité collective du Conseil.
Une procédure annuelle de révélation et de suivi des conflits d'intérêts est
inscrite à l'ordre du jour chaque année. À cette occasion, les situations
susceptibles de constituer un conflit sont rappelées, et chaque adminis-
trateur confirme ne se trouver dans aucune d'elles. Dans une situation
potentielle ou avérée de conflits d'intérêts, le Conseil déclenche une
procédure de suivi.
Comité d'audit
Le Comité d'audit est composé de deux administrateurs — Hervé Pichard
et Jean-Louis Pacquement — et présidé par ce dernier. Tous deux disposent
d'une expérience solide et de compétences avérées en matière financière
et comptable. Le Comité s'est réuni trois fois en 2025, avec la présence
de ses deux membres à chaque séance. Le Conseil a suivi l'ensemble de
ses recommandations.
Concernant le rapport complémentaire des commissaires aux comptes au
titre de l'exercice 2025, des échanges entre les membres du Comité d'au-
dit et les commissaires aux comptes ont eu lieu en amont de la remise de
leur rapport.
Sans se substituer aux prérogatives du Conseil ni à celles des dirigeants, le
Comité d'audit est principalement chargé d'assurer le suivi des questions
Not named
5
GOUVERNEMENT D'ENTREPRISE
100
Aussi loin que vous voudrez...®
relatives à l'élaboration et au contrôle des informations comptables, finan-
cières et de durabilité. Il agit sous la responsabilité collective des adminis-
trateurs, auxquels il rend compte.
Ses missions consistent notamment à :
• Suivre le processus d'élaboration de l'information financière et formuler,
le cas échéant, des recommandations pour en garantir l'intégrité.
• S'assurer de la pertinence, de la permanence et de la fiabilité des
méthodes comptables, y compris en cas de modifications.
• Évaluer l'efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des
risques.
• Maintenir à jour la cartographie des risques, revue et approuvée annuel-
lement par le Conseil.
• Examiner les risques et les engagements hors bilan significatifs et en
informer le Conseil.
• Émettre une recommandation sur les commissaires aux comptes soumis
à désignation ou renouvellement.
• Suivre la mission des commissaires aux comptes, veiller au respect de
leurs obligations d'indépendance, de rotation et d'incompatibilité, et
tenir compte des conclusions de la Haute Autorité de l'Audit (H2A).
• Superviser l'élaboration du rapport de durabilité et la mission de vérifica-
tion correspondante, en échangeant avec le commissaire aux comptes
sans la présence de la direction.
• Approuver préalablement les "Services Autres que la Certification des
Comptes", dans la limite de 70 % de la moyenne des honoraires de cer-
tification des trois derniers exercices.
• Veiller à ce qu'aucun administrateur indépendant ne perçoive de rému-
nération autre que celle liée à son mandat.
• Rendre compte régulièrement au Conseil et l'alerter sans délai en cas de
difficulté. Rendre également compte de la mission de certification des
comptes, de la manière dont cette mission a contribué à l'intégrité de
l'information financière.
Le Comité peut, si les circonstances le justifient, faire appel à des experts
ou formations spécialisés, sous réserve d'approbation préalable du
Conseil. Il peut à tout moment entendre les commissaires aux comptes ou
les membres de la direction financière du groupe.
Le mandat de vérification des informations de durabilité a été confié à un
des commissaires aux comptes, en lien avec le Comté d'audit.
Travaux du Conseil - Arrêté des comptes
Les comptes (bilan, compte de résultat et annexe) sont établis en général
fin janvier pour les états annuels et fin août pour les semestriels. Préparés
par la direction financière, ils font l'objet d'une première validation par les
deux administrateurs ayant un rôle opérationnel.
Ils sont ensuite transmis :
• aux administrateurs externes, qui disposent de plusieurs jours pour
interroger, à leur convenance, les dirigeants ou la direction financière,
les membres du Comité d'audit pouvant également entendre les
commissaires aux comptes ;
• aux commissaires aux comptes, qui engagent leurs travaux de contrôle.
À l'issue de cette phase, une réunion de synthèse réunit au moins un
administrateur (le plus souvent le Directeur général délégué), le Directeur
financier du groupe et les commissaires aux comptes. Ces derniers
présentent leurs observations et, le cas échéant, les ajustements qu'ils
estiment nécessaires. Les comptes ainsi finalisés sont ensuite présentés
au Conseil.
Préalablement à cette séance, les commissaires aux comptes remettent
leur rapport complémentaire au Comité d'audit, lui rendant compte de
l'étendue et des conclusions de leur mission. Le Comité peut alors les
interroger sur tout point essentiel. Ce rapport complémentaire vise à
renforcer la qualité du contrôle légal en améliorant le dialogue entre
commissaires aux comptes et membres du Comité.
Lors du Conseil, le Comité d'audit présente ses conclusions aux autres
administrateurs - et en premier lieu le suivi des questions comptables et
financières - avant que soient exposés :
• les principales données chiffrées (formation du résultat, bilan, situation
financière) ;
• les principes et méthodes comptables appliqués ;
• les
principales options retenues et les impacts des éventuels
changements de méthode ;
• les variations du périmètre de consolidation.
Le Conseil arrête ensuite les comptes annuels sociaux et consolidés - ou
les comptes consolidés semestriels selon le cas - avant leur présentation à
l'approbation de l'Assemblée Générale.
Comité éthique et conformité
En application de la loi Sapin II (loi n°2016-1691 du 9 décembre 2016
relative à la transparence et à la lutte contre la corruption), le Conseil a
approuvé en 2017 un ensemble de mesures et procédures destinées à pré-
venir et combattre la corruption et le trafic d'influence au sein du groupe.
Il a notamment validé la création d'un Comité éthique et conformité, com-
posé du Responsable juridique et du Directeur financier groupe, ce dernier
en assurant la présidence. Ce comité n'est pas institué au sein du Conseil
— délibérément.
Sa mission première est de recueillir et traiter les signalements émis par
les salariés, clients, sous-traitants ou fournisseurs en cas de manquement
potentiel ou avéré au Code de conduite — lequel définit les comportements
attendus, les situations à risque et les bonnes pratiques. Le dispositif
d'alerte constitue le mécanisme de détection le plus efficace ; la confiden-
tialité et la protection du lanceur d'alerte sont pleinement garanties, de
même que celles des membres du Comité dans l'exercice de leur mission.
Au-delà du traitement des signalements, le Comité :
• examine, contrôle et suit l'ensemble des pratiques du groupe en matière
d'éthique et de conformité ;
• met à jour au moins annuellement la cartographie des risques éthiques,
soumise à l'approbation du Conseil ;
• définit et met en œuvre des plans d'action en découlant ;
• conseille le groupe sur ses relations avec les parties prenantes pour
toute question éthique ou de conformité.
Depuis 2019, le Comité présente chaque année au Conseil un état des
alertes reçues et des éventuelles difficultés rencontrées. En 2022, le
Comité avait traité le signalement circonstancié reçu d'une salariée du
groupe concernant le comportement d'un prospect non conforme au Code
de conduite. En 2023, le Comité n'avait pas reçu de nouveau signalement.
L'année suivante, le Comité avait été informé de la sollicitation d'un diri-
geant d'une société du groupe en vue du versement d'une commission
d'apport d'affaires. Cette requête est intervenue dans le contexte du lance-
ment d'un appel d'offres portant sur le renouvellement d'un marché dont la
société était titulaire. Conformément aux principes et aux règles posés par
le Code de conduite, il a été décidé de ne pas répondre à cet appel d'offres.
En 2025, le Comité n'a pas reçu de nouveau signalement.
Le Comité peut être entendu par le Conseil à tout moment si l'actualité le
justifie.
Conventions réglementées
Au cours de l'exercice 2025, aucune nouvelle convention réglementée au
sens de l'article L. 225-38 du Code de commerce n'a été conclue.
La seule convention réglementée en vigueur — autorisée lors d'un exercice
antérieur et dont l'exécution s'est poursuivie en 2025 — porte sur la refac-
turation forfaitaire, par NEURONES S.A., de charges mutualisées aux filiales
bénéficiaires : fonctions finance, juridique, marketing et direction générale
groupe. La répartition de ces coûts est effectuée au prorata du chiffre d'af-
faires prévisionnel des sociétés concernées. Les montants refacturés sont
détaillés dans le rapport spécial des commissaires aux comptes.
Chaque année, dans le cadre du Conseil d'arrêté des comptes annuels, les
administrateurs procèdent à une revue des conventions existantes entre,
d'une part, les mandataires sociaux de NEURONES S.A. ou les actionnaires
Not named
101
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
détenant plus de 10 % des droits de vote et, d'autre part, NEURONES S.A.
ou toute société contrôlée au sens de l'article L. 233-3 du Code de com-
merce. La liste de ces conventions, établie sur la base des flux financiers
identifiés, est communiquée au Conseil par le Directeur financier et le
Directeur général délégué. Les administrateurs directement ou indirec-
tement intéressés ne participent pas aux discussions les concernant. Si
le Conseil estimait qu'une convention ne remplissait plus les conditions
d'une convention libre, celle-ci serait soumise au régime des conventions
réglementées. La dernière revue n'a pas mis en évidence d'autres conven-
tions de ce type que celle mentionnée ci-dessus.
Les autres conventions existantes sont libres et non réglementées : elles
portent sur des opérations courantes conclues à des conditions normales
et ne présentent pas de caractère significatif pour aucune des parties. En
fonction de la configuration et des montants en jeu, le Conseil pourrait
juger pertinent de recourir à une expertise indépendante.
5.3. RÉMUNÉRATIONS ET AVANTAGES
DES MANDATAIRES SOCIAUX
Conformément aux dispositions légales et réglementaires, l'Assemblée
Générale se prononce ex ante sur la politique de rémunération des manda-
taires sociaux — dirigeants et non-dirigeants — telle que présentée ci-dessous.
En application de l'article L. 22-10-34 du Code de commerce, les rému-
nérations font également l'objet d'un vote ex post portant sur les infor-
mations visées au I de l'article L. 22-10-9, également détaillées dans la
présente section.
Enfin, la rémunération versée ou attribuée au cours de l'exercice 2025 au
Président-directeur général et au Directeur général délégué fait chacune l'ob-
jet d'un vote ex post de l'Assemblée sur la base d'une résolution spécifique.
Politique de rémunération applicable
aux mandataires sociaux
La politique de rémunération est soumise au vote ex ante lors de l'Assem-
blée Générale du 4 juin 2026 (article L. 22-10-8 du Code de commerce).
Cette section décrit l'ensemble des éléments de rétribution et avantages,
de toute nature, susceptibles d'être attribués aux administrateurs, au
Président-directeur général et au Directeur général délégué.
La politique de rémunération des mandataires sociaux est conforme aux
dispositions légales et réglementaires ainsi qu'au Code MiddleNext. Elle
s'inscrit dans l'intérêt social, contribue à la stratégie commerciale et
concourt à la pérennité de la société.
Le Conseil ne prévoit pas de déroger à cette politique telle qu'exposée ci-
après. Le cas échéant, tout mandataire social nouvellement nommé se voit
appliquer les dispositions de la dernière politique approuvée par l'Assem-
blée, sans qu'il soit possible d'y apporter des modifications substantielles
avant approbation par cette dernière.
Les mesures de prévention et de gestion des conflits d'intérêts sont pré-
cisées dans le règlement intérieur du Conseil ; ce sujet est mis à l'ordre
du jour d'une réunion du Conseil chaque année. La mise en œuvre de la
politique de rémunération, déterminée lors de la première séance annuelle
du Conseil, fait l'objet d'un suivi continu. Dans son élaboration, son suivi
et sa révision, le Conseil tient compte des conditions de rémunération et
d'emploi des salariés.
Principes généraux applicables à tous les mandataires sociaux
Ces principes sont les suivants :
• pas de rémunération exceptionnelle ni avantage en nature ne peut être
attribué ;
• absence d'attribution d'options de souscription ou d'achat d'actions et
d'actions gratuites ;
• aucune compensation contractuelle en cas de cessation de mandat ou
de changement de fonctions ;
• pas d'indemnité de fin de carrière ni de dispositif de retraite supplémen-
taire à cotisations définies ;
• absence de convention de clause de non-concurrence ;
• aucun actif — notamment immobilier — appartenant aux dirigeants ou ad-
ministrateurs, ou à leur famille, n'est utilisé par la société ou le groupe ;
• pas de prêt ni de garanties accordés aux membres des organes d'admi-
nistration ou de direction.
Rémunération des administrateurs
Les administrateurs — à l'exclusion des dirigeants et de l'administrateur
représentant les salariés — perçoivent une rémunération au titre de leur
participation aux travaux du Conseil, du Comité d'audit et de tout autre co-
mité susceptible d'être créé. Conformément à la loi, une enveloppe globale
est soumise chaque année à l'approbation de l'Assemblée Générale. Pour
l'exercice 2026, le montant proposé est de 30 000 euros.
La quote-part due à chaque membre est réglée en début d'exercice sui-
vant. Elle n'inclut pas les rémunérations des dirigeants mandataires so-
ciaux, qui relèvent de la politique qui leur est spécifiquement applicable.
Pour l'exercice en cours, la structure de rémunération des administrateurs
non dirigeants est la suivante :
• part fixe annuelle : 2 000 euros par administrateur ;
• majoration de 2 000 euros pour les membres des comités, notamment
du Comité d'audit ;
• supplément
variable de 500 euros par participation effective aux
séances du Conseil.
La partie variable, qui peut représenter plus de la moitié de la rémuné-
ration globale, encourage l'assiduité et valorise l'implication concrète. La
répartition de l'enveloppe tient compte du temps consacré à la fonction. En
cas de dépassement du montant voté par l'Assemblée, la part individuelle
de chaque administrateur concerné est écrêtée au prorata ; tout reliquat
éventuel n'est pas redistribué. Le Conseil approuve les montants indivi-
duels lors de sa première réunion annuelle.
Les administrateurs sont remboursés des frais engagés dans l'exercice de
leur mandat.
Rémunération des dirigeants
La politique de rémunération des dirigeants soumise à l'Assemblée
Générale du 4 juin 2026 est dans la continuité directe de celle approuvée
par l'Assemblée du 5 juin 2025.
Chaque dirigeant — Président-directeur général et Directeur général délé-
gué — doit ainsi percevoir une rémunération fixe de 280 000 euros annuels
en 2026, identique au montant perçu en 2025, versée en douze mensua-
lités. Ce montant est arrêté par le Conseil lors de sa première réunion
de l'année et peut être reconsidéré lors de la séance suivant l'Assemblée
Générale annuelle, en fonction du vote de celle-ci.
Cette rémunération est exclusivement fixe : elle exclut toute composante
variable — court, moyen ou long terme —, tout élément exceptionnel et tout
avantage en nature, immédiat ou différé.
Son niveau est particulièrement mesuré au regard de la taille et de la com-
plexité du groupe, ainsi que de l'expérience des personnes concernées. Il se
situe en deçà des montants constatés dans des entreprises comparables en
taille et en performance, et reste cohérent avec la hiérarchie des rémunéra-
tions au sein du groupe. Bien que non directement indexée sur les résultats,
cette rémunération reflète les performances à court et moyen terme de la
société.
Équilibre, mesure, cohérence avec la politique salariale interne et compa-
rabilité aux pratiques du secteur : tels sont les principes fondateurs de la
rémunération des dirigeants mandataires sociaux.
Les dirigeants bénéficient par ailleurs du dispositif collectif de prévoyance
applicable aux salariés et mandataires sociaux du groupe (assurance-
décès, invalidité et couverture des frais de santé).
Not named
5
GOUVERNEMENT D'ENTREPRISE
102
Aussi loin que vous voudrez...®
Éléments de la politique de rémunération par mandataire
Le tableau suivant présente de manière synthétique, pour chaque mandataire social, les éléments de rémunération et les informations a minima exigées
par le paragraphe II de l'article R.22-10-14 du Code de commerce :
Luc de
Chammard
Président
général
Bertrand
Ducurtil
Directeur
-directeur général délégué
Jean-Louis
Hervé Pichard
Pacquement
Marie-Françoise
Jaubert Développement
Host
(représentée
par Daphné de
Chammard)
Hervé
Robert Peillard
(représentant
les salariés)
Rémunération fixe
12 mensualités
au cours
de l'exercice
Versée en
Versée en
12 mensualités
au cours
de l'exercice
Versée en 1 fois
au début
de l'exercice
social suivant
Versée en 1 fois
au début
de l'exercice
social suivant
Versée en 1 fois
au début
de l'exercice
social suivant
Versée en 1 fois
au début
de l'exercice
social suivant
Pas de
rémunération liée
au mandat
Rémunération variable
Non
Non
Versée au même
moment que la
rémunération fixe
Versée au même
moment que la
rémunération fixe
Versée au même
moment que la
rémunération fixe
Versée au même
moment que la
rémunération fixe
Pas de
rémunération liée
à son mandat
Rémunération exceptionnelle
Non
Non
Non
Non
Non
Non
Non
Actions gratuites ou options
Non
Non
Non
Non
Non
Non
Non
Durée et fin du mandat
du 4 juin 2026
1 an/AG
1 an/AG
du 4 juin 2026
1 an/AG
du 4 juin 2026
1 an/AG
du 4 juin 2026
1 an/AG
du 4 juin 2026
1 an/AG
du 4 juin 2026
6 ans*/AG tenue
en 2031
Contrat de travail avec la société
Non
Non
Non
Non
Non
Non
Non (salarié
d'une filiale)
Régime de retraite supplémentaire
Non
Non
Non
Non
Non
Non
Non
Indemnités ou avantages
à raison de la cessation
ou du changement de fonctions
Non
Non
Non
Non
Non
Non
Non
Indemnités relatives à une
clause de non-concurrence
Non
Non
Non
Non
Non
Non
Non
Avantages en nature
Non
Non
Non
Non
Non
Non
Non
Régime collectif de prévoyance
et de frais de santé
Régime collectif
applicable
aux salariés
du groupe
Régime collectif
applicable
aux salariés
du groupe
Non
Non
Non
Non
Régime collectif
applicable
aux salariés
du groupe
* L'administrateur représentant les salariés est désigné par le Comité de groupe. Le 4 mars 2025 Hervé Robert-Peillard a pris la suite d'Emmanuelle Canza, dont le mandat avait pris fin en 2024.
Rapport sur les rémunérations (article L.22-10-9 du Code de commerce)
Rémunération des administrateurs
Au-delà de la rémunération liée à leur activité au sein du Conseil, les administrateurs non dirigeants ne bénéficient d'aucun avantage particulier de la so-
ciété ou d'une société comprise dans le périmètre de consolidation au sens de l'article L.233-16 du Code de commerce.
La composition du Conseil étant conforme aux dispositions de l'article L.225-18-1 du Code de commerce sur la représentation équilibrée hommes-
femmes, les dispositions du second alinéa de l'article L.225-45 du Code de commerce (qui prévoient une suspension du versement de la rémunération des
administrateurs), n'ont pas trouvé à s'appliquer au cours de l'exercice 2025.
Les membres du Conseil ont été rétribués au titre de l'exercice 2025 conformément à la politique de rémunération des mandataires sociaux votée par
l'Assemblée du 5 juin 2025. Le montant global versé aux administrateurs non dirigeants s'est élevé à 21 500 euros (en augmentation de deux mille cinq
cents euros par rapport à l'exercice précédent).
Le détail des rémunérations versées au titre des exercices 2024 et 2025 sont les suivantes :
Hervé Pichard
Jean-Louis
Pacquement
Marie-Françoise
Jaubert
Host
Développement
(en euros)
2024
2025
2024
2025
2024
2025
2024
2025
Rémunération fixe
4 000
4 000
4 000
4 000
2 000
2 000
2 000
2 000
Rémunération variable
2 000
2 000
1 000
2 500
2 000
2 000
2 000
2 500
TOTAL
6 000
6 500
5 000
6 500
4 000
4 000
4 000
4 500
Rémunération versée ou attribuée au cours ou au titre de l'exercice 2025 aux dirigeants mandataires sociaux,
avantages et autres engagements
La rémunération des dirigeants, versée ou attribuée au cours ou au titre de l'exercice 2025, est conforme à la politique approuvée par l'Assemblée Générale
du 5 juin 2025 et contribue aux performances à long terme de la société.
Aucun versement au titre des exercices antérieurs n'a été effectué en 2025 au bénéfice du Président-directeur général ni du Directeur général délégué.
Not named
103
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Le détail de la rémunération versée ou attribuée au titre de l'exercice 2025 à chaque dirigeant mandataire social est le suivant, avec, pour rappel, les
éléments au titre de l'exercice précédent :
Luc de Chammard
(Président–directeur général)
Bertrand Ducurtil
(Directeur général délégué)
(en euros)
2024
2025
2024
2025
Rémunération fixe
260 000
280 000
260 000
280 000
Rémunération variable
Néant
Néant
Néant
Néant
Rémunération exceptionnelle
Néant
Néant
Néant
Néant
Rémunération liée au mandat d'administrateur
Néant
Néant
Néant
Néant
Options ou actions attribuées au cours de l'exercice
Néant
Néant
Néant
Néant
Régime de retraite supplémentaire (à prestations ou à cotisations définies)
Néant
Néant
Néant
Néant
Indemnités de prise ou de cessation de fonction
Néant
Néant
Néant
Néant
Indemnités liées à une clause de non-concurrence
Néant
Néant
Néant
Néant
Montants perçus au titre du régime collectif de prévoyance et frais de santé
Néant
Néant
Néant
Néant
Avantages en nature
Néant
Néant
Néant
Néant
TOTAL
260 000
280 000
260 000
280 000
La totalité des rétributions dues au titre de l'exercice 2025 a été versée sur l'exercice.
Aucune rémunération n'a été versée ou attribuée aux dirigeants mandataires sociaux par une société comprise dans le périmètre de consolidation de
NEURONES au sens de l'article L.233-16 du Code de commerce.
Ratios d'équité
Conformément aux dispositions du 6° et 7° de l'article L.22-10-9 du Code de commerce, sont présentés ci-dessous le niveau de la rémunération des
dirigeants mandataires sociaux au regard des rémunérations moyenne et médiane des salariés (base équivalent temps plein). Sur ce tableau figurent
également l'évolution sur cinq ans de ces rémunérations, de ces ratios et du résultat net part du groupe de la société. Conformément à la recommandation
du Code Middlenext sur la définition et la transparence de la rétribution des dirigeants mandataires sociaux, sont ajoutés des ratios établissant une
comparaison avec le Smic, référence indépendante et commune à toutes les entreprises opérant en France.
en milliers d'euros
2021
2022
2023
2024
2025
Performance de NEURONES
Résultat net part du groupe
37 700
44 243
49 410
52 556
52 073
Evolution
+ 21,9 %
+ 17,3 %
+ 11,7 %
+ 6,4 %
- 0,9 %
Smic
Smic annuel brut
18,8
19,7
20,8
21,3
21,6
Evolution
+ 1,6 %
+ 5 %
+ 5,6 %
+ 2,4 %
+ 1,5 %
Rémunération des salariés
Rémunération moyenne
39,6
40,5
41,4
41,8
42,1
Evolution
+ 0,3 %
+ 2,3 %
+ 2,2 %
+ 1 %
+ 0,7 %
Rémunération médiane
36,2
34,5
37,9
39,3
39,3
Evolution
- 0,8 %
- 4,7 %
+ 9,9 %
+ 3,7 %
0 %
Président-directeur général
Rémunération
220
240
260
260
280
Evolution
0 %
+ 9 %
+ 8,3 %
0 %
+ 7,7 %
Ratio/rémunération moyenne des salariés
5,56
5,93
6,28
6,22
6,65
Ratio/rémunération médiane des salariés
6,08
6,96
6,86
6,62
7,12
Ratio/Smic
11,73
12,18
12,50
12,21
12,94
Directeur général délégué
Rémunération
220
240
260
260
280
Evolution
0 %
+ 9 %
+ 8,3 %
0 %
+ 7,7 %
Ratio/rémunération moyenne des salariés
5,56
5,93
6,28
6,22
6,65
Ratio/rémunération médiane des salariés
6,08
6,96
6,86
6,62
7,12
Ratio/Smic
11,73
12,18
12,50
12,21
12,94
Méthodologie : la rémunération moyenne des salariés est calculée en divisant la totalité des salaires bruts (périmètre : monde) par l'effectif moyen mondial.
Elle inclut la part fixe et, le cas échéant, la part variable, mais exclut les éventuelles primes de participation et d'intéressement. Le ratio médiane/moyenne a
été calculé sur le périmètre France (93,4 % en 2025) puis étendu au périmètre global du groupe pour la détermination de la rémunération médiane.
Not named
5
GOUVERNEMENT D'ENTREPRISE
104
Aussi loin que vous voudrez...®
5.4. ASSEMBLÉES GÉNÉRALES, DÉLÉGATIONS EN COURS
Modalités de participation aux assemblées générales
Les Assemblées d'actionnaires sont convoquées et délibèrent dans les conditions prévues par la loi et les règlements en vigueur. Elles se tiennent au siège
social ou en tout autre lieu précisé dans l'avis de convocation.
Peut participer à l'Assemblée tout actionnaire justifiant de sa qualité par l'enregistrement comptable de ses actions à son nom, ou au nom de l'intermé-
diaire inscrit pour son compte, au deuxième jour ouvré précédant l'Assemblée à zéro heure, que ce soit en titres nominatifs ou au porteur.
Les actionnaires ont la possibilité de voter par correspondance ou de donner procuration dans les conditions légales. Pour être pris en compte, les formu-
laires de vote et de procuration, accompagnés des attestations de participation pour les porteurs, doivent parvenir à la société, ou au teneur de comptes
des titres nominatifs, au moins trois jours avant la date de l'Assemblée.
L'Assemblée est présidée par le Président du Conseil d'Administration ou, en son absence, par un administrateur spécialement délégué à cet effet. À défaut,
les actionnaires élisent eux-mêmes leur Président.
Les procès-verbaux sont dressés, et leurs copies certifiées et délivrées conformément à la Loi.
Pactes d'actionnaires/actions de concert
Pactes d'actionnaires
Néant.
Actions de concert
Luc de Chammard, sa famille et Host Développement (détenue à 100 % par la famille Chammard) agissent de concert.
Bertrand Ducurtil et sa famille agissent également de concert.
Délégations de compétences et de pouvoirs accordées par l'Assemblée au Conseil
Délégations en cours
de validité
Durée de validité –
Conditions principales et plafonds
Date limite de validité
Utilisation au cours
de l'exercice
AGM du 06/06/2024 (résolution ordinaire) — 18 mois — 06/12/2025
Rachat par la société de ses propres actions (art.
L.22-10-62 C. com.)
10 % du nombre total d'actions — Prix
unitaire maximum : 75 € — Quotité d'ac- 1er janvier au 5 juin 2025,
tions remises en paiement dans le cadre
d'opérations de croissance externe : li-
mitée à 5 % du capital.
Animation du cours : du
43 372 actions acquises
et 45 389 actions vendues
dans le cadre du contrat de
liquidité.
AGO du 05/06/2025 (résolution ordinaire)
Rachat par la société de ses propres actions (art.
L.22-10-62 C. com.)
—
18 mois — 05/06/2026
10 % du nombre total d'actions — Prix
unitaire maximum : 90 € — Quotité
d'actions remises en paiement dans le
cadre d'opérations de croissance ex-
terne : limitée à 5 % du capital.
Animation du cours : du 6
juin au 31 décembre 2025,
55 023 actions acquises
et 54 823 actions vendues
dans le cadre du contrat de
liquidité. Rachat en vue d'an-
nulation : 10 489 actions.
AGM du 06/06/2024 (résolution extraordinaire) — 24 mois — 06/06/2026
Réduction du capital par annulation d'actions au-
to-détenues (art. L.225-204 C. com.)
10 % du capital par période de 24 mois.
Non utilisée.
AGM du 06/06/2024 (résolution extraordinaire) — 24 mois — 06/06/2026
Attribution gratuite d'actions existantes ou à émettre
(art. L.225-197-1 et suivants C. com.)
Maximum : 240 000 actions.
Non utilisée pendant
l'exercice 2025 (attribu-
tion gratuite de 48 500
actions réalisée en 2024).
AGM du 06/06/2024 (résolution extraordinaire) — 26 mois — 06/08/2026
Augmentation de capital par émission d'actions or-
dinaires et/ou de valeurs mobilières donnant accès
au capital, avec maintien du droit préférentiel de
souscription, en numéraire, par compensation de
créances ou par incorporation de réserves, primes
et bénéfices
Plafond nominal maximum des actions
émises : 9 M€ — Plafond nominal maxi-
mum des titres de créances : 90 M€
— Ces plafonds sont globaux et s'ap-
pliquent à cette autorisation et aux cinq
délégations suivantes votées lors de
l'AGM du 06/06/2024.
Émission en juin 2025 de
50 000 nouvelles actions
attribuées définitivement
aux bénéficiaires du Plan I
d'attribution gratuite d'ac-
tions.
AGM du 06/06/2024 (résolution extraordinaire) — 26 mois — 06/08/2026
Augmentation de capital par émission d'actions ordi-
naires et/ou de valeurs mobilières donnant accès au
capital, avec suppression du droit préférentiel de sous-
cription et par offre au public, en numéraire ou par com-
pensation de créances
Limite de 10 % du capital par période
de 12 mois — Prix d'émission au moins
égal à la moyenne des cours des 20
dernières séances de Bourse, avec une
décote maximale de 10 %.
Non utilisée.
Not named
105
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Délégations en cours
de validité
Durée de validité –
Conditions principales et plafonds
Date limite de validité
Utilisation au cours
de l'exercice
AGM du 06/06/2024 (résolution extraordinaire) — 26 mois — 06/08/2026
Augmentation de capital par émission d'actions or-
dinaires et/ou de valeurs mobilières donnant accès
au capital, avec suppression du droit préférentiel de
souscription et par placement privé (art. L.411-2 II
C. mon. fin.)
Total des augmentations de capital im-
médiates ou à terme limité à 20 % du
capital par an.
Non utilisée.
AGM du 06/06/2024 (résolution extraordinaire) — 26 mois — 06/08/2026
Autorisation d'augmenter le montant des émissions
en cas de demandes excédentaires
Dans le respect du plafond global, pos-
sibilité d'augmenter le nombre d'actions
ou titres de 15 % au maximum de l'émis-
sion initiale, au même prix, en cas de de-
mande excédentaire constatée.
Non utilisée.
AGM du 06/06/2024 (résolution extraordinaire) — 26 mois — 06/08/2026
Augmentation de capital en rémunération d'apports
en nature constitués de titres de capital ou de valeurs
mobilières donnant accès au capital
Dans le respect du plafond global et
dans la limite de 10 % du capital so-
cial au moment de l'émission, lorsque
les dispositions de l'art. L.22-10-54 C.
com. ne sont pas applicables
Non utilisée.
AGM du 06/06/2024 (résolution extraordinaire) — 26 mois – 06/08/2026
Autorisation d'augmenter le capital dans le cadre
d'une Offre Publique d'Échange initiée par la société
Dans la limite du plafond global.
Non utilisée.
5.5. CONFORMITÉ AU CODE MIDDLENEXT
Groupe de taille moyenne, dont l'un des actionnaires de référence exerce également des fonctions de dirigeant, NEURONES a choisi de se référer au Code
de gouvernement d'entreprise MiddleNext. Le tableau ci-dessous présente sa situation au regard des 22 recommandations de ce Code, dans sa version
révisée de septembre 2021.
Recommandation Code
Middlenext
Conformité Modalités d'application ou raisons d'une non-application
R1 : Déontologie
des membres du Conseil
O
Les membres du Conseil respectent l'ensemble des règles de déontologie énoncées dans la recommandation.
R2 : Conflits d'intérêts
O
Les mesures et diligences recommandées sont appliquées par le Conseil et ses membres.
R3 : Composition
du Conseil – Présence
de membres indépendants
O
Le Conseil comprend deux membres présumés indépendants au regard des critères retenus par le Code (voir chapitre
5.1 du présent rapport).
R4 : Information
des membres du Conseil
O
Préalablement à chaque séance, les administrateurs reçoivent, dans un délai suffisant, l'ensemble des informations
disponibles correspondant à l'ordre du jour. Plus généralement, toute information qu'ils doivent connaître leur est
communiquée.
R5 : Formation
des membres du Conseil
N
Aucun plan de formation formel n'a été mis en place à ce jour, même si le Conseil n'exclut pas d'y recourir si un besoin
est identifié. Il est rappelé que la grande majorité des administrateurs dispose d'une solide expérience de la vie des
affaires et de la gouvernance d'entreprise
R6 : Organisation
des réunions du Conseil
et des comités
O
La fréquence et la durée des séances permettent un examen approfondi et un débat de qualité sur chaque sujet à
l'ordre du jour. La présence physique est requise pour les séances d'arrêté des comptes semestriels et annuels ainsi
que pour celle tenue à l'issue de l'Assemblée Générale (soit trois séances sur un minimum de quatre annuelles). Les
autres réunions peuvent se tenir en visioconférence. Les informations relatives aux réunions et à la composition du
Conseil sont publiées dans le rapport sur le gouvernement d'entreprise.
R7 : Mise en place
de comités
O
Un Comité d'audit a été constitué, composé d'administrateurs qualifiés. Un Comité éthique et conformité réunit quant
à lui des membres extérieurs au Conseil, ce qui facilite leur sollicitation en cas de besoin.
R8 : Mise en place
d'un Comité spécialisé
sur la RSE
N
Depuis 2012, un Comité développement durable définit et actualise les objectifs et actions en matière de RSE. Le
Conseil traite régulièrement ce sujet et, depuis décembre 2023, procède à une revue formelle des travaux du Comité
développement durable, sans qu'un comité spécialisé ait été institué au sein du Conseil. En outre, le Comité d'audit
se réunit une fois par an avec le commissaire aux comptes chargé de vérifier les informations du rapport de durabilité.
R9 : Mise en place d'un
règlement intérieur du Conseil
O
Le règlement intérieur du Conseil, révisé pour la dernière fois en décembre 2024, est conforme à la recommandation.
Il est disponible sur le site Internet de la société.
R10 : Choix de chaque
membre du Conseil
O
Les informations détaillées sur les candidats à la nomination ou au renouvellement sont accessibles aux actionnaires
avant l'Assemblée Générale (via le site Internet de la société et le rapport sur le gouvernement d'entreprise).
R11 : Durée des mandats
O
La durée statutaire des mandats (un an, renouvelable) s'est avérée, dans la pratique, parfaitement adaptée au
fonctionnement efficace du Conseil. Elle ne permet toutefois pas un échelonnement des renouvellements.
Not named
5
GOUVERNEMENT D'ENTREPRISE
106
Aussi loin que vous voudrez...®
Recommandation Code
Middlenext
Conformité Modalités d'application ou raisons d'une non-application
R12 : Rémunération
des membre du Conseil
O
Une enveloppe globale sera soumise à l'approbation de la prochaine Assemblée Générale. Sa répartition est effectuée
selon des critères objectifs définis dans la politique de rémunération, tenant compte notamment de l'implication et de
l'investissement de chaque administrateur.
R13 : Évaluation
des travaux du Conseil
O
Depuis l'exercice 2024, une procédure annuelle d'autoévaluation a été instaurée. Les administrateurs ont jugé ce
dispositif utile : il permet d'apprécier la qualité des processus et des travaux menés, de renforcer les pratiques de
gouvernance, de détecter d'éventuels dysfonctionnements et d'encourager une remise en question régulière de la
contribution individuelle de chacun. La procédure et ses résultats sont présentés au chapitre 5.2 du présent rapport.
R14 : Relation avec
les actionnaires
O
Les deux dirigeants et leurs enfants, avec lesquels ils agissent respectivement de concert, détenant plus des deux
tiers des droits de vote, les résolutions sont approuvées à des taux très élevés (entre 92 % et 100 % en 2025). Les
votes défavorables font l'objet d'une analyse attentive. Au-delà des rencontres professionnelles habituelles (salons
investisseurs, présentations aux analystes…), les dirigeants échangent avec tout actionnaire qui en exprime le souhait,
dans le strict respect du principe d'égalité d'information.
R15 : Politique de diversité
et d'équité
O
Compte tenu du faible nombre de salariés au sein de la société mère et de l'organisation décentralisée du groupe, les
politiques de diversité et d'équité sont portées au niveau des filiales. Elles sont décrites dans la partie "Informations
sociales" (S1) du rapport de durabilité (CSRD).
R16 : Définition
et transparence
de la rémunération
des dirigeants
O
La politique de rémunération des dirigeants mandataires sociaux, sans partie variable, repose sur des principes
d'exhaustivité, d'équilibre, de mesure et de cohérence avec les pratiques du marché et les performances de la
société. L'information annuelle des actionnaires est transparente et complète, enrichie de ratios d'équité incluant
une comparaison avec le SMIC. L'ensemble est présenté au chapitre 5.3 du présent rapport.
R17 : Préparation de la
succession des dirigeants
O
Les modalités de succession du Président-directeur général et du Directeur général délégué sont prévues et formalisées
dans le règlement intérieur du Conseil. Le sujet est abordé régulièrement lors des séances.
R18 : Cumul contrat
de travail et mandat social
O
Aucun cumul.
R19 : Indemnités de départ
O
Absence de toute indemnité de départ ou de clause de non-concurrence.
R20 : Régimes de retraite
supplémentaires
O
Aucun régime de retraite supplémentaire ("retraite chapeau").
R21 : Stock-options
et attributions gratuites
d'actions
O
Les dirigeants n'ont bénéficié d'aucune attribution gratuite d'actions depuis 2007, ni d'aucune attribution de stock-
options depuis 1999.
R22 : Revue des points
de vigilance
O
À la suite de la révision du Code en septembre 2021, les administrateurs ont revu l'ensemble des points de vigilance
dans la nouvelle version et apporté les ajustements nécessaires au règlement intérieur. Chaque année, les membres
du Conseil sont invités à confirmer qu'ils gardent ces points à l'esprit et les respectent.
Not named
107
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
En application de la directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive - directive sur le rapport de développement durable des
entreprises), le Rapport de Durabilité a remplacé la Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF). Ce second rapport est établi à partir des données
2025. L'objectif poursuivi par la CSRD est d'uniformiser la structure du rapport ainsi que la définition des indicateurs liés au développement durable
(indicateurs à valeurs numériques ou de type déclaratif). Le reporting est limité aux indicateurs définis comme matériels, à l'issue de l'analyse de la double
matérialité. Ainsi, le groupe a cessé de communiquer la plupart des indicateurs non matériels, à l'exception de certains, jugés utiles et dont la publication
est poursuivie sur une base volontaire.
6.1. INFORMATIONS GÉNÉRALES
Liste des exigences
ESRS*
DR**
Intitulé
Section
ESRS 2
BP-1
Base générale d'établissement des déclarations relatives à la durabilité
ESRS 2
BP-2
Publication d'informations relatives à des circonstances particulières
ESRS 2
GOV-1
Rôle des organes d'administration, de direction et de surveillance
Gouvernement d'entreprise
ESRS 2
GOV-2
Informations transmises aux organes d'administration, de direction et de surveillance
de l'entreprise et questions de durabilité traitées par ces organes
Gouvernement d'entreprise
ESRS 2
GOV-3
Intégration des résultats en matière de durabilité dans les systèmes d'incitation
Gouvernement d'entreprise
ESRS 2
GOV-4
Déclaration sur la diligence raisonnable
Gouvernement d'entreprise
ESRS 2
GOV-5
Gestion des risques et contrôles internes de l'information en matière de durabilité
Gouvernement d'entreprise
ESRS 2
SBM-1
Stratégie, modèle économique et chaîne de valeur
ESRS 2
SBM-2
Intérêts et points de vue des parties intéressées
ESRS 2
SBM-3
Impacts, risques et opportunités importants et leur lien avec la stratégie et le modèle
économique
ESRS 2
IRO-1
Procédures d'identification et d'évaluation des impacts, risques et opportunités
importants
ESRS 2
IRO-2
Exigences de publication au titre des ESRS couvertes par la déclaration relative
à la durabilité de l'entreprise
Liste des exigences
dans chaque chapitre
ESRS 2
MDR-P
Politiques adoptées pour gérer les questions de durabilité importantes
Voir liste des exigences
Environnement, Social
et Gouvernance
ESRS 2
MDR-A
Actions et ressources relatives aux questions de durabilité importantes
ESRS 2
MDR-M
Métriques relatives aux questions de durabilité importantes
ESRS 2
MDR-T
Suivi de l'efficacité des politiques et des actions au moyen de cibles
*
ESRS : European Sustainability Reporting Standard
** DR : Disclosure Requirement
6
Rapport de durabilité
ESRS 2 INFORMATIONS GÉNÉRALES
ESRS 2 BP-1 – Base d'établissement des déclarations
Le présent Rapport de Durabilité est établi sur le périmètre consolidé du
groupe NEURONES, identique à celui des états financiers. Toutes les filiales
sont prises en compte. Celles qui dépassent les seuils (chiffre d'affaires
supérieur à 50 M€, effectif de plus de 250 salariés ou total du bilan supé-
rieur à 25 M€) sont exemptées de produire leur propre rapport. Les pages
qui suivent couvrent donc l'ensemble des opérations propres du groupe, en
incluant la chaîne de valeur en amont et en aval.
Les horizons temporels mentionnés dans ce document sont ceux recom-
mandés dans les ESRS :
• court terme : moins d'un an, correspondant à la période de référence des
états financiers,
• moyen terme : de un à cinq ans,
• long terme : plus de cinq ans.
Seuls les indicateurs concernant les émissions de gaz à effet de serre
(GES) intègrent des données sur la chaîne de valeur pour le calcul du
Scope 3 (voir définition page 118). En particulier, les émissions associées
aux produits et services achetés ont été calculées sur la base de facteurs
d'émission moyens pour un type d'activité, avec une incertitude comprise
entre 20 % et 50 %.
A l'exception du calcul des émissions de gaz à effet de serre (GES), les
indicateurs sont calculés à partir de données primaires de l'ensemble
Not named
6
RAPPORT DE DURABILITÉ
108
Aussi loin que vous voudrez...®
des filiales, puis sont consolidés au niveau du groupe. Lorsque c'est
pertinent, les incertitudes liées aux données sont décrites pour chaque
indicateur.
Certains changements méthodologiques impactent le calcul d'émissions
de gaz à effet de serre (E1-6). Pour garantir la comparabilité dans le temps,
les indicateurs des années précédentes ont été recalculés sur ces nou-
velles bases.
Ce rapport intègre également des informations requises par les textes de
la législation française en matière de durabilité : la loi dite "Sapin II" (trans-
parence et lutte contre la corruption), l'Obligation d'Emploi des Travailleurs
Handicapés (OETH), la réglementation sur la collecte et traitement des
Déchets d'Equipements Electriques et Electroniques (DEEE) ainsi que l'in-
dex de l'égalité professionnelle femmes-hommes.
Toutes les informations exigées par les normes ESRS figurent dans ce
Rapport de Durabilité, à l'exception du volet sécurité des données et des
systèmes d'information, traité par renvoi au chapitre 2.1. "Principaux
risques, mesures de contrôle et de maîtrise" (ci-avant page 61). Des
références à ce même chapitre complètent également l'information
présentée sur la gestion des risques financiers liés aux enjeux de
durabilité, dont l'attractivité des talents, la corruption et les pratiques
anticoncurrentielles.
GOUVERNANCE
ESRS 2 GOV-1 – Rôle des organes d'administration,
de direction et de surveillance
Le Conseil d'Administration (composition, fonctionnement) est décrit au
chapitre "gouvernement d'entreprise" :
• nombre de membres : 7, dont 2 exécutifs, 4 non-exécutifs, et un repré-
sentant des salariés,
• pourcentage de membres indépendants : 2/7, soit 29 %,
• ratio du nombre de femmes/nombre total d'administrateurs (hors repré-
sentant des salariés) : 2/6.
En 2025, les deux dirigeants exécutifs ont suivi une formation en ligne sur
la prévention de la corruption. Les autres administrateurs disposent d'une
culture générale concernant la durabilité, sans avoir suivi de formation
ESRS 2 GOV-4 – Déclaration sur la diligence raisonnable
La cartographie des informations incluses dans le rapport de durabilité qui concernent la procédure de "diligence raisonnable" est la suivante :
Eléments essentiels à la diligence raisonnable
Paragraphe dans la déclaration relative à la durabilité
Intégrer la diligence raisonnable dans la gouvernance,
la stratégie et le modèle économique
ESRS 2 GOV-1 – Rôle des organes d'administration, de direction et de surveillance
ESRS2 SBM-1 – Stratégie, modèle économique et chaîne de valeur
Collaborer, avec les parties intéressées concernées, à toutes les
étapes de la diligence raisonnable
ESRS 2 SBM-2 – Engagement des parties prenantes
Identifier et évaluer les impacts négatifs
ESRS 2 SBM-3 – Impacts, risques, et opportunités importants (IRO)
Prendre des mesures pour remédier à ces impacts négatifs
Chapitres Environnement, Social, Gouvernance pour chaque impact négatif matériel
Suivre l'efficacité de ces efforts et communiquer
Chapitres Environnement, Social, Gouvernance pour chaque IRO
formelle, ni exercé de fonctions professionnelles spécifiquement dédiées à
ce domaine (voir chapitre Gouvernement d'Entreprise). Aucune formation
complémentaire n'est prévue à ce stade.
ESRS 2 GOV-2 – Informations transmises aux organes
d'administration, de direction et de surveillance
de l'entreprise et questions de durabilité traitées par
ces organes
Un Comité développement durable, composé de sept salariés, anime la
démarche RSEꢀ/ꢀESG du groupe. Placé sous la responsabilité du Directeur
administratif et financier, ses membres sont souvent les responsables de
la RSE dans leur filiale. A ce jour, ce Comité n'a pas été officiellement
désigné comme responsable de la gestion des impacts, risques et oppor-
tunités. Des sessions de formation à la durabilité seront organisées en cas
de besoin.
Le Conseil d'Administration aborde régulièrement les sujets de durabilité
et de RSE. Depuis sa séance de décembre 2023, il effectue une revue for-
melle des travaux du Comité développement durable, sans qu'un comité
spécialisé n'ait encore été institué en son sein. Le détail des travaux
ayant conduit à l'analyse de double matérialité a été mis à disposition
des membres du Conseil. Le présent Rapport de Durabilité a été présenté
par le vérificateur au Comité d'Audit et au collège des commissaires au
compte. A l'issue de cette présentation, le Comité d'Audit a fait part de
ses observations au Conseil d'Administration.
Certaines filiales ont développé une démarche RSE complémentaire avec,
notamment, un responsable dédié (ou une équipe) et un bilan carbone
individuel.
ESRS 2 GOV-3 – Intégration des résultats en matière
de durabilité dans les systèmes d'incitation
La rémunération des membres des organes d'administration, de direction
et de surveillance est fixe, à l'exception des jetons de présence des admi-
nistrateurs (hors dirigeants et représentant des salariés) dont le montant
dépend notamment du taux de présence effectif. Il n'a pas été mis en place
de composante variable liée à des critères de durabilité. De même, l'éva-
luation des dirigeants de filiales n'est pas corrélée à des indicateurs de
performance en la matière.
Not named
109
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
ESRS 2 GOV-5 – Gestion de l'information en matière
de durabilité
Le reporting de durabilité s'appuie sur la production de nombreux indicateurs
non financiers. Il pourrait y avoir des différences de compréhension des défini-
tions dans certaines filiales, notamment à l'étranger, ou encore une remontée
de données partielles ou de qualité variable. C'est le risque principal identifié.
Pour limiter ce risque, le groupe demande les noms des personnes ayant docu-
menté l'information et réalise des contrôles de vraisemblance, notamment par
rapport aux données historiques remontées. Le groupe intègre les conclu-
sions de son évaluation des risques et de ses contrôles internes en adaptant
en continu ses procédures de collecte, de validation et de consolidation des
données de durabilité. Ces ajustements sont déployés au sein des fonctions
concernées afin de renforcer la fiabilité, la traçabilité et la gouvernance du
processus de reporting.
Pour les données 2025, il n'a pas été choisi de faire l'acquisition d'un nouveau
logiciel spécifique à la consolidation des données CSRD.
Une communication sur les processus de contrôle interne du reporting de
durabilité, les difficultés rencontrées et les risques est assurée au Comité d'Au-
dit, au collège des auditeurs financiers ainsi qu'au Conseil d'Administration.
STRATÉGIE
ESRS2 SBM-1 – Stratégie, modèle économique
et chaîne de valeur du groupe
Les attentes d'un client vis-à-vis d'une entreprise de Conseil et de Services
Numériques s'articulent principalement autour de quatre dimensions :
• la maîtrise des dernières technologies et une offre de conseil pour éclai-
rer ses décisions (évaluation du retour sur investissement et choix du
timing). Actuellement, la demande est spécialement forte sur les sujets
suivants : cloud sous toutes ses formes, cybersécurité, projets digitaux,
IA, méthodes Agiles (Product Owners, Scrum Masters), design UX/UI,
data et analytics, mobilité, DevOps en général (dont outillage), automati-
sation des infrastructures,
• la disponibilité opérationnelle de ressources formées aux outils les plus
récents et leur stabilité dans la durée,
• la capacité à produire des services managés avec une obligation de
résultat,
• une taille compatible avec les engagements pris.
En haut de cycle, le turnover rend difficile la stabilité des équipes projets
chez les clients, comme chez les prestataires. En bas de cycle, les acteurs
du secteur sont davantage sollicités sur des périmètres globaux, dans le
cadre de contrats avec des engagements formalisés sur des niveaux de
service.
Parmi les tendances actuelles, le télétravail est désormais bien ancré et le
statut d'indépendant (freelance) reste très attractif pour les informaticiens.
Une société de services consacre ses efforts sur la satisfaction des clients,
mais aussi sur le renforcement de sa capacité d'attraction et la fidélisation
de ses collaborateurs (son capital n°1).
Compte tenu de son organisation en entités métiers, avec des dirigeants
associés au capital, NEURONES a la particularité de rechercher en perma-
nence de nouveaux entrepreneurs susceptibles d'assurer sa croissance à
long terme (par rapprochement, filialisation ou création de nouvelles struc-
tures). La création de valeur du groupe est illustrée par le schéma en page
suivante.
Le détail des différents métiers est décrit dans la partie "1.3 Activité -
Détail des métiers" (page 49).
Ressources
Capital humain
• 7 200 collaborateurs dans 13 pays
• 11 800 jours de formation en 2025
• 285 dirigeants et managers associés
• Sous-traitants (dont indépendants) :
2 400 personnes en équivalent temps plein
Capital offres
• Forte présence dans le digital (cloud, data,
projets digitaux, cybersécurité…)
• Équilibre entre services récurrents
avec engagements (36 %), projets (17 %)
et assistance technique simple
ou groupée (47 %)
• Répartition de l'activité entre les offres
spécialisées de niche et les prestations
globales
Capital organisationnel
• Centres de services
• Équipes de pilotage de contrats de services
managés
• Avant-vente, équipes d'audit interne, Rgpd,
Qualité, Sécurité des SI
Capital financier
• Capitaux propres fin 2025 : 465 M€
• Trésorerie nette fin 2025 : 337 M€
• Actionnariat managérial très majoritaire
Stratégie
• Fidéliser les collaborateurs et augmenter
l'attractivité auprès des candidats
(le turnover bride la croissance, dilue la
culture d'entreprise et érode l'efficacité)
• Accueillir de nouveaux entrepreneurs
associés, si possible rejoignant le groupe
avec leur entreprise
• Continuer, par croissance externe ou
filialisation, à investir dans les nouveaux
services innovants et dans les technologies
émergentes
• Maintenir un portefeuille diversifié d'offres
pour résister aux aléas conjoncturels
• Se développer en étendant la couverture
géographique
• Acquérir toujours plus de crédibilité pour
prendre en charge des projets de taille
croissante
Création de valeur
Capital humain
• Création nette de + 100 emplois en 2025
(hors variations de périmètre)
• Nombreuses distinctions : "Great Place
to Work", "Happy at Work", "Meilleur
Employeur"…
• Historique d'association au capital des
dirigeants et managers
Capital offres
• Offre de cloud public et hybride, IA,
blockchain
• Offre de cloud souverain et sécurisé
SecNumCloud
• Entités dédiées :
- réseaux/télécom
- développement "cloud native"
- conseil risque, conformité, réglementaire
Capital organisationnel
• 10 M€ d'investissements industriels
en 2025 notamment pour la plate-forme
SecNumCloud et les centres de services
Capital financier
• Résultat opérationnel : 8,8 % du CA
• Résultats mis en réserve à 61 %
(moyenne sur 10 ans) pour financer
les investissements futurs
Le modèle d'affaires de NEURONES peut être résumé ainsi :
Not named
6
RAPPORT DE DURABILITÉ
110
Aussi loin que vous voudrez...®
La chaîne de valeur de NEURONES repose sur un écosystème inter-
connecté de partenaires, d'opérations internes et de parties prenantes
externes :
• en amont, le groupe s'appuie sur un réseau de partenaires, notam-
ment des confrères Entreprises de Services du Numérique (ESN), des
consultants indépendants spécialisés qui apportent une expertise tech-
nique et une flexibilité opérationnelle. À ces derniers, s'ajoutent des
hébergeurs, des fournisseurs de matériel et logiciels informatiques,
des fournisseurs de services divers, indispensables au fonctionnement
des infrastructures, des centres de services interne, des équipes com-
merciales et de support (Dah, Rh, informatique interne, marketing…) de
NEURONES,
• au cœur de ses opérations, le groupe déploie ses services dans plusieurs
pays : outre la France (81 % des salariés), il est présent également dans
12 autres pays (États-Unis, Belgique, Luxembourg, Allemagne, Italie,
Suisse, Roumanie, Tunisie, Liban, Inde, Singapour et Hong-Kong). Ces
opérations englobent des services d'infrastructures, des services appli-
catifs et du conseil,
• en aval, la valeur créée se concrétise dans la relation avec les clients.
Issus de tous les secteurs d'activité, ils attendent des solutions fiables,
sécurisées et innovantes. Leurs utilisateurs finaux bénéficient de services
numériques conçus pour répondre à des exigences élevées en matière
de performance, de confidentialité et de conformité réglementaire.
Le modèle de création de valeur de NEURONES peut être illustré comme suit :
ESRS2 SBM-2 – Engagement des parties prenantes
La politique d'engagement de NEURONES reflète sa volonté d'écouter et
prendre en compte les attentes de ses parties prenantes. Des instances de
dialogue régulières permettent de comprendre leurs préoccupations, posi-
tions et attentes vis-à-vis de ses services et interactions du groupe. Les infor-
mations ainsi recueillies au travers de ces modalités de dialogue sont prises
en compte et peuvent conduire à des ajustements du modèle d'affaires.
Au-delà des clients et des salariés, les principales parties prenantes de
NEURONES incluent les sous-traitants, les autres prestataires (y compris
les confrères), les structures d'enseignement (dont les grandes Ecoles
d'Ingénieurs et de Commerce), les Pouvoirs Publics, les collectivités ter-
ritoriales et les investisseurs financiers. Les différentes catégories avec
lesquelles le groupe s'engage figurent dans le tableau ci-dessous. Chacune
est décrite, de même que l'objectif et l'organisation de l'engagement éta-
blis avec elles.
Le Comité éthique et conformité conseille le groupe sur les relations avec
les parties prenantes pour toute question relative à l'éthique et à la confor-
mité. En interne, NEURONES s'appuie sur lui pour construire une relation
de qualité, source d'engagement et de mobilisation pour les collaborateurs.
Le Conseil d'Administration est informé des points de vue et des intérêts
des parties prenantes ayant des impacts sur le développement durable.
Développement
de nouvelles activités,
sourcing performant,
turnover maîtrisé
Croissance
du résultat
Croissance
du chiffre
d'affaires
Meilleure réponse
aux attentes
clients
Offres innovantes
et disponibilité
collaborateurs
Plans d'actions
fidélisation,
attractivité
collaborateurs
Investissements
dans de nouvelles
activités,
nouveaux
associés
Not named
111
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
L'Engagement des parties prenantes est le suivant :
Catégorie de
parties prenantes
Partie prenante
Description
Type
Emplacement
Objectifs de dialogue
Modalité de dialogue
Sous-traitance
Entreprises
de Services
du Numérique
(ESN)
Des confrères ESN
interviennent en sous-
traitance de NEURONES
dans le cadre de missions
au forfait ou au temps
passé.
Affectée
Chaîne de valeur
amont + Opérations
propres
• Droits humains
• Développement des
compétences
• Respect des
règlementations fiscales/
légales
Dialogue ponctuel dans le
cadre de :
• recrutement lors
d'alliances commerciales
avec cadre contractuel,
• partenariats de Recherche
& Développement.
Sociétés de
portage salarial
Les sociétés de portage
accompagnent le freelance
dans le développement de
son activité et lui offrent
une protection sociale.
Affectée
Chaîne de valeur
amont + Opérations
propres
• Droits humains
• Développement des
compétences
• Respect des
règlementations fiscales/
légales
Dans le cadre du
recrutement, les sociétés de
portage sont interrogées sur
leur pratiques RSE.
Travailleurs
indépendants
Consultants ou
développeurs
indépendants.
Affectée
Chaîne de valeur
amont + Opérations
propres
• Récurrence des contrats
• Protection sociale
• Droits humains
• Respect des
règlementations fiscales/
légales
Echanges dans le cadre de
leur recrutement.
Hébergeurs
Sociétés équipées pour
accueillir des serveurs
informatiques pour le
compte du groupe et de
ses clients, fournissant :
climatisation, électricité
secourue sécurité incendie,
sécurité des accès.
Affectée
Chaîne de valeur
amont + Opérations
propres
• Emissions de gaz à effet
de serre
• Consommation
énergétique
• Consommation d'eau
• Sécurité et protection
des données
• Questionnaire sur les
pratiques RSE dans
le cadre d'achats
responsables
• Demande d'information
dans le cadre du calcul
du bilan de gaz à effet de
serre Scope 3
Collaborateurs
et circuit
de recrutement
Salariés
Les salariés sont les
personnes liées à
NEURONES par un contrat
de travail.
Affectée
Chaîne de valeur
amont + Opérations
propres
• Création d'emploi et
conditions de travail
• Droits humains, diversité,
inclusion
• Partage de capital
• Développement des
compétences
• Cadre de travail motivant
• Enquêtes annuelles de
satisfaction salariés, pour
46 % des salariés du groupe
• Représentants de salariés
• Évaluation de la perception
des collaborateurs au
travail par la certification
"Great place to work".
Apprentis et
contrats de prof.
Le contrat de
professionnalisation vise
à insérer des publics
éloignés de l'emploi. Le
contrat d'apprentissage
est un contrat de travail
qui permet de suivre par
alternance des périodes
de formation en entreprise
et en centre de formation
d'apprentis.
Affectée
Chaîne de valeur
amont + Opérations
propres
• Création d'emploi et
condition de travail
• Droits humains, diversité,
inclusion
• Développement des
compétences
• Cadre de travail motivant
• Actions
d'accompagnement
d'étudiants et jeunes
diplômés (colloques,
forums, simulation
d'entretiens d'embauche,
ateliers CV)
• Détection et intégration
de stagiaires, apprentis et
jeunes diplômés.
IRP (Institutions
Représentatives
du Personnel)
Instances ayant pour
mission de représenter
les salariés auprès de
l'employeur (membres
des CSE, Délégués du
Personnel, Délégués
Syndicaux, membres du
Comité de groupe)
Affectée
Opérations propres
• Compensation et
conditions de travail
• Développement des
compétences
• Dialogue et accords
sociaux.
• Dialogues réguliers avec
les IRP
• Négociations Annuelles
Obligatoires
• Commissions consultatives
• Comités de Groupe
Partenaires
et fournisseurs
Partenaires
éditeurs
de logiciels et
constructeurs
de matériels
Concepteurs de solutions
éprouvées, déjà des
standards sur leur marché
ou amenées à le devenir,
avec lesquels NEURONES
travaille en partenariat pour
le compte de ses clients ou
pour son compte propre.
Affectée
Opérations propres
• Relations de confiance
avec les clients
• Appui marketing et
apporteur d'affaires
auprès des clients
• Accès aux consultants
NEURONES
• Partenariats
technologiques
d'exclusivité.
• Echanges technologiques
dans le cadre de projets.
Fournisseurs
d'applications
internes
Fournisseurs mettant à
disposition des applications
technologiques pour
la gestion de fonctions
supports internes (ex :
LinkedIn, paie...).
Affectée
Opérations propres
-
Dialogue et échanges dans
le cadre de la maintenance
applicative
Not named
6
RAPPORT DE DURABILITÉ
112
Aussi loin que vous voudrez...®
Catégorie de
parties prenantes
Partie prenante
Description
Type
Emplacement
Objectifs de dialogue
Modalité de dialogue
Structures
d'enseignement
Ecoles
Les relations avec les
écoles peuvent permettre
d'identifier et recruter les
étudiants en fin d'étude.
Affectée
Chaîne de valeur
amont
• Financement d'écoles
cibles à travers la taxe
d'apprentissage,
• Actions
d'accompagnement
d'étudiants et jeunes
diplômés
• Sélection et intégration
de stagiaires, apprentis et
jeunes diplômés.
• Participation à des
forums, partenariats
de recrutement et de
détection pour certains
métiers,
• Ateliers sponsoring
Clients
Donneurs d'ordres
et utilisateurs
Sociétés (grandes ou
moyennes) du secteur
privé ainsi que des
établissements publics
Affectée
Chaîne de valeur
aval
• Accélération de la
technologie et du
numérique
• Prestations industrialisées
et mutualisées
• Développement actif de
la qualité
• Adaptation au besoin
• Changement climatique
• Cybersécurité
• Engagement régulier selon
les étapes du projet
• Questionnaires satisfaction
client
Acteurs
financiers
Investisseurs
et actionnaires
L'actionnariat de
NEURONES est composé
de :
• 70 % fondateur,
dirigeants et salariés
• 15 % institutionnels
français
• 12 % institutionnels
internationaux
• 3 % particuliers
Utilisateurs
d'info. de
durabilité
Chaîne de valeur
amont
• Performance ESG
• Résistance éprouvée aux
aléas conjoncturels
• Réinvestissement des
profits
• Communication régulière
et transparente
• Lettre semestrielle aux
actionnaires
• Assemblée générale et
rapport annuel
• Rencontres
professionnelles (salons
investisseurs, présentation
aux analystes…), à la
demande
Communautés
Société civile
L'ensemble des
acteurs (associations,
organisations,
mouvements, groupes
d'intérêts, etc.) plus
ou moins formels, qui
ont un caractère non
gouvernemental et non
lucratif.
Affectée
Chaînes de valeur
amont et aval
• Participation au
dynamisme du territoire
économique local
• Création d'emploi
• Communication avec
actions de sponsoring
• Relation de mécénat ou
partenariats
• Mécénat de compétences
• Mécénat de compétences
du pôle Conseil
Municipalités,
départements
régions où le
groupe est présent
(Nanterre, …)
Nanterre : commune
française dans les Hauts-
de-Seine où se situe le
siège de NEURONES. Ville
universitaire, Nanterre
accueille le campus de
l'université Paris-Nanterre
qui compte plus de 30 000
étudiants.
Affectée
Chaîne de valeur
amont
• Participation au
dynamisme du territoire
économique local
• Création d'emploi et
recrutement post études
• Mécénat de compétences
• Réduction des gaz à effet
de serre liés au transport
en recrutant localement
Affectée
Nature
Nature
Les phénomènes du
monde physique dans
son ensemble, y compris
les plantes, les animaux,
le paysage et les autres
caractéristiques et produits
de la terre.
Affectée
Chaîne de valeur
amont + Opérations
propres
• Respect des écosystèmes
et des paysages
Affectée
Not named
113
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
ANALYSE DE DOUBLE MATÉRIALITÉ
ESRS2 SBM-3 – Impacts, risques et opportunités (IRO) importants
L'analyse de double matérialité est l'élément clé du travail de préparation du rapport CSRD. Celle-ci permet d'identifier les impacts, risques et opportunités
(IRO) sur l'environnement et la Société en général, selon leur matérialité financière (l'impact de l'environnement et de la Société en général sur la perfor-
mance financière de NEURONES) et selon leur matérialité d'impact (l'impact du groupe sur l'environnement et la Société en général).
Les impacts, risques et opportunités (IRO) matériels, notamment en lien avec le réchauffement planétaire et la sécurité des données, sont susceptibles
d'influencer le modèle d'affaires et la stratégie du groupe. Ces derniers ont été évalués pour leur résilience face aux impacts matériels, risques et oppor-
tunités identifiés. Cette évaluation repose sur une analyse qualitative, complétée par des données quantitatives lorsque pertinent. Différents scénarios ont
été simulés pour tester la capacité d'adaptation du groupe, en intégrant des indicateurs tels que la consommation énergétique, les émissions carbone et
l'évolution des coûts opérationnels. Les résultats indiquent que la stratégie est conçue pour s'ajuster efficacement aux défis identifiés. Les détails spéci-
fiques à cette évaluation, ainsi que les actions mises en place pour faire face aux impacts et risques importants et exploiter les opportunités, sont intégrés
dans les sections relatives à chaque enjeu dans ce rapport.
Les résultats de l'analyse sont présentés dans la matrice de double matérialité suivante :
Matérialité d'impact
Non-matériel
Double matérialité
Matérialité financière
Thèmes de durabilité :
Environnement
Social
Gouvernance
Spécifique à l'entreprise
Atténuation du changement climatique (E1)
Consommation énergétique (E1)
Égalité de genre (S1)
Équilibre vie personnelle/professionnelle (S1)
Diversité (S1)
Emploi des personnes handicapées (S1)
Lutte contre le harcèlement (S1)
Égalité de traitement (S2)
Pollution (E2)
Eau et ressources marines (E3)
Biodiversité (E4)
Economie circulaire (E5)
Communautés affectées (S3)
Consommateurs et utilisateurs finaux (S4)
Formation (S1)
Attractivité et fidélisation des talents/personnes clés
Culture d'entreprise (G1)
Achats responsables (G1)
Éthique des affaires (G1)
Sécurité des données et des sytèmes d'information
Matérialité financière
Not named
6
RAPPORT DE DURABILITÉ
114
Aussi loin que vous voudrez...®
Liste des impacts, risques et opportunités (IRO) matériels :
Impact, risque,
opportunité
matériel
Description
Réel/
Potentiel affectées
Parties prenantes
Emplacement
Temporalité
Changement climatique (E1)
Atténuation
du changement
climatique
Impact négatif
Les émissions de gaz à effet de serre associées à la
fabrication, à l'utilisation et à l'élimination du matériel
informatique, aux déplacements des salariés et à la
performance énergétique des hébergeurs de données
contribuent au réchauffement climatique.
Réel
Communautés,
Nature
Opérations
propres, chaine
de valeur amont
et aval
Long
Consommation
énergétique
Impact négatif
La consommation énergétique contribue à l'augmentation
des gaz à effet de serre, à la consommation de ressources
naturelles et à la dégradation des écosystèmes. L'usage
accru de l'Intelligence Artificielle renforce ces effets,
notamment dans la chaine de valeur.
Réel
Salariés et effectifs
extérieurs,
hébergeurs, nature
Opérations
propres, chaine
de valeur amont
et aval
Court
Effectifs de l'entreprise (S1)
Equilibre vie
professionnelle
personnelle/vie Impact négatif
Un déséquilibre vie personnelle/professionnelle peut
entraîner une augmentation du stress des salariés ainsi
que des problèmes de santé mentale tels que le burn-out
et l'anxiété.
Réel
Salariés et effectifs
extérieurs
Opérations propres
Moyen
Egalité de genre
et égalité de
rémunération
Impact négatif
Le faible nombre de femmes peut conduire à un
environnement peu inclusif et entraîner des difficultés
pour leur épanouissement professionnel.
Réel
Salariés et effectifs
extérieurs
Opérations propres
Court
Lutte contre le
harcèlement sur
le lieu de travail
Impact négatif
La sécurité des femmes, notamment celles travaillant le
soir, est une préoccupation majeure pour certaines filiales
où le risque d'agression ou de harcèlement sexuel peut
être significatif.
Potentiel
Salariés femmes
en Inde, Tunisie
Opérations propres
Court
Emploi et
inclusion des
personnes
handicapées
Impact positif
L'inclusion des personnes en situation de handicap dans
une entreprise favorise l'égalité des chances, en réduisant
la stigmatisation et en renforçant la diversité sociale.
Réel
Salariés et effectifs
extérieurs
Opérations propres
Moyen
Diversité
Impact positif
La diversité et inclusion en entreprise favorise un
environnement de travail inclusif et stimulant, en
encourageant l'apprentissage mutuel, et en offrant des
perspectives et approches variées.
Réel
Salariés et effectifs
extérieurs
Opérations propres
Court
Formation
Impact positif
La formation permet aux collaborateurs d'améliorer leur
expertise professionnelle, de rester compétitifs sur le
marché du travail en constante évolution, de progresser
dans leur carrière et d'augmenter leur employabilité.
Réel
Salariés et effectifs
extérieurs
Opérations propres
Court
Risque
L'absence de formation peut mener à des inefficacités
opérationnelles et à un manque d'engagement des
collaborateurs. En n'investissant pas assez dans
la formation aux nouvelles technologies, dont l'IA,
l'entreprise limite son potentiel d'innovation et se prive
de la création de valeur potentielle associée à l'utilisation
efficace de ces technologies.
Potentiel
Salariés et effectifs
extérieurs
Opérations propres
Court
Attractivité et
fidélisation des
talents et des
personnes clés
Impact négatif
Un turnover important affecte la stabilité des équipes,
leur environnement de travail et la charge de travail des
salariés restants. Les tensions sont spécialement fortes
sur les profils très recherchés, par exemple dans la
cybersécurité, le cloud, le DevOps.
Potentiel
Salariés et effectifs
extérieurs
Opérations propres
Court
Risque
Un turnover élevé impacte l'attractivité de l'entreprise et
augmente les coûts de recrutement. Cela peut également
entraîner une perte de connaissance et d'expertise,
entraînant des perturbations dans les activités.
Réel
Salariés et effectifs
extérieurs
Opérations propres
Court
Effectifs de la chaine de valeur (S2)
Egalité de
traitement et
égalité des
chances pour
tous
Impact négatif
L'inégalité de traitement peut conduire à un sentiment
de marginalisation, de stress et de baisse de motivation
chez les effectifs des sous-traitants, notamment chez
les consultants indépendants.
Réel
Effectifs de la
chaine de valeur
Chaîne de valeur
amont
Long
Not named
115
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Impact, risque,
opportunité
matériel
Description
Réel/
Potentiel affectées
Parties prenantes
Emplacement
Temporalité
Conduite des affaires (G1)
Prévention
de la corruption
Impact négatif
La corruption compromet l'intégrité des chaînes
de valeur, en favorisant des pratiques injustes
et en entravant la concurrence.
Potentiel
Compétiteurs,
Communautés
Opérations
propres, chaine
de valeur amont
Long
Risque
Le dysfonctionnement interne, dû à une prise
de décision influencée et biaisée, peut induire
des poursuites judiciaires et la perte de confiance
des clients.
Potentiel
Salariés, effectifs
extérieurs
Opérations
propres, chaine
de valeur amont
Moyen
Entente
sur les prix
Impact négatif
L'entente sur les prix nuit aux clients en entraînant
des tarifs plus élevés, une qualité et un choix
de produits réduits, ainsi qu'une innovation limitée.
Potentiel Clients
Opérations propres
Long
Risque
L'entente sur les prix peut induire des conséquences
pénales, amendes sévères, interdiction de participer
à des marchés publics, dommages réputationnels et
accentuation de la surveillance réglementaire.
Potentiel
Salariés, effectifs
extérieurs
Opérations propres
et chaîne de valeur
aval
Long
Achats
responsables
Impact négatif
L'absence de critères de durabilité pour les achats
au niveau groupe peut entrainer des disparités
sur la vigilance des impacts sur la chaine de valeur
dans les filiales.
Potentiel
Effectifs de la
chaine de valeur
Opérations
propres, chaine
de valeur amont
Long
Risque
Une vigilance insuffisante des pratiques responsables
des fournisseurs, indépendants et partenaires ESN
peut entraîner des risques réputationnels et juridiques.
Effectifs de la
Potentiel chaine de valeur,
Salariés
Opérations
propres, chaine
de valeur amont
Long
Culture
d'entreprise
Impact positif
La culture d'entreprise offre aux salariés un sentiment
d'appartenance, la motivation et la cohésion,
favorisant ainsi leur engagement, leur bien-être et leur
épanouissement professionnel. Le cabinet de conseil
du groupe a été qualifié "société à mission". Il a déclaré
sa raison d'être à travers plusieurs objectifs sociaux et
environnementaux.
Réel
Salariés et effectifs
extérieurs
Opérations propres
Court
Opportunité
Une culture d'entreprise favorisant le bien-être et
l'épanouissement permet d'attirer et fidéliser
les talents et personnes clés de l'entreprise.
Réel
Salariés et effectifs
extérieurs
Opérations propres
Court
Sécurité des
données et des SI
Impact négatif
La fuite des données personnelles peut compromettre
la confiance, la vie privée et la sécurité.
Potentiel
Salariés, effectifs
extérieurs, clients
Opérations propres
et chaîne de valeur
aval
Long
Impact positif
Avec l'ouverture des systèmes d'information, les enjeux
de la cybersécurité n'ont jamais été aussi cruciaux pour
protéger les données des clients de menaces numériques.
Potentiel
Salariés, effectifs
extérieurs, clients
Opérations propres
et chaîne de valeur
aval
Long
Risque
Privation de marchés futurs suite à un gel
des commandes ou à la perte de confiance des clients,
coûts de récupération de données, de renforcement
de la sécurité, sanctions pénales.
Réel
Clients
Opérations propres
et chaîne de valeur
aval
Moyen
Opportunité
Compte tenu des risques accrus liés à la sécurité
des données, l'activité cybersécurité du groupe
bénéficie d'une perspective de forte croissance.
Réel
Salariés et effectifs
extérieurs, clients
Opérations propres
et chaîne de valeur
aval
Moyen
L'ensemble de ces enjeux (IRO matériels) est couvert par les exigences de publication des ESRS, à l'exception du thème spécifique à NEURONES, identifié
lors de l'analyse de double matérialité : sécurité des données et des systèmes d'information. Ce thème est traité au chapitre 2.1. "principaux risques,
mesures de contrôle et de maîtrise" (ci-avant page 61).
Par ailleurs, NEURONES a engagé une réflexion spécifique sur les impacts environnementaux et sociaux liés au développement et à l'utilisation des solu-
tions d'Intelligence Artificielle. L'analyse porte notamment sur l'empreinte énergétique et l'utilisation des ressources associées aux infrastructures néces-
saires à l'entraînement et à l'exploitation des modèles, ainsi que sur les effets potentiels sur l'organisation du travail et l'évolution des compétences. Ces
éléments sont considérés comme émergents et feront l'objet d'un suivi au regard de l'évolution des usages et du modèle d'activités du groupe.
Not named
6
RAPPORT DE DURABILITÉ
116
Aussi loin que vous voudrez...®
IRO-1 – Méthodologie d'identification et d'évaluation
des impacts, risques et opportunités (IRO)
Dans le cadre de sa revue annuelle, le Groupe a procédé à une actua-
lisation de l'analyse de double matérialité afin de prendre en compte
l'évolution de son périmètre et de ses activités, notamment les opéra-
tions d'acquisition et de cession réalisées sur la période, ainsi que les
évolutions réglementaires et opérationnelles pertinentes. Les impacts,
risques et opportunités identifiés lors de l'étude initiale menée en 2024
ont été réévalués au regard de ces éléments, y compris l'éventuelle
émergence de nouveaux IRO susceptibles d'en découler. Cette revue
n'a pas conduit à l'identification de changements significatifs dans les
conclusions de l'analyse de double matérialité par rapport à l'exercice
précédent.
Cartographie de la chaîne de valeur et des parties prenantes
Le premier stade de l'analyse de double matérialité a consisté à cartogra-
phier la chaîne de valeur du groupe. Cette phase a permis de mettre à plat
ses opérations propres ainsi que l'ensemble des relations d'affaires, dont
ses dépendances, auxquels il peut être lié par son activité. A chaque étape
de la chaîne de valeur, ont été identifiées les parties prenantes suscep-
tibles d'être touchées par l'activité du groupe, et prenant soin de détail-
ler leurs intérêts, les modalités de dialogue, ainsi que la manière dont les
points soulevés lors de ces échanges ont été pris en compte.
Etant donné les ressources importantes nécessaires pour l'analyse de
double matérialité, il a été décidé de limiter la consultation des parties
prenantes aux parties prenantes internes, des responsables métiers ayant
des connaissance et interactions approfondies avec les parties prenantes
externes. En outre, les responsables de quatre filiales du groupe, localisées
dans des pays considérés à risque sur le volet social ou gouvernance (Inde,
Roumanie, Singapour, Tunisie), ont aussi été sollicités.
Identification des impacts, risques et opportunités
Les impacts, risques et opportunités (IRO) sont analysés sous l'angle de
la matérialité d'impact et la matérialité financière. Les impacts positifs et
négatifs, réels et potentiels, sont évalués le long des opérations propres
de la chaîne de valeur. Les dépendances du groupe à l'utilisation des res-
sources naturelles, humaines et sociales sont également analysées.
Matérialité d'impact :
La liste des thèmes et des deux niveaux de sous-thèmes présentés dans
les normes ESRS universelles (ESRS 1 AR 16) a été analysée pour chaque
maillon de la chaîne de valeur d'un point de vue de la matérialité d'impact.
Les secteurs d'activité et les sites situés dans des zones géographiques
considérés à risque d'un point de vue environnemental, droits humains ou
corruption ont été identifiés grâce à des sources externes et des référen-
tiels sectoriels internationaux :
• l'outil
ENCORE (Exploring Natural Capital Opportunities, Risks and
Exposure) pour le secteur du conseil IT et l'outil "Sector Impact Map"
de l'UNEP FI pour le secteur "Computer programming, consultancy and
related activities" qui permettent d'identifier les principaux impacts sur
la nature et les écosystèmes,
• les outils de WWF "Biodiversity Risk Filter" et "Water Risk Filter" qui per-
mettent d'identifier les zones de stress hydrique et les zones sensibles
en matière de biodiversité en fonction de l'emplacement géographiques
des sites,
• Transparency International pour les risques de corruption liés aux pays
d'implantation du groupe,
• Business and Human Rights report 2023 pour ce qui a trait aux droits
humains dans les pays où NEURONES est présent,
• rapports et guides sectoriels : l'éco-conception des services numériques
(Afnor).
Les retours des consultations avec les parties prenantes internes ont éga-
lement apporté des indications sur l'identification des impacts sur les opé-
rations propres et ceux liés à ses relations d'affaires le long de la chaîne
de valeur.
La matérialité d'impact est évaluée selon les critères d'ampleur et d'éten-
due. Le caractère irrémédiable est également analysé pour les impacts
négatifs. Ces trois critères permettent d'évaluer le niveau global de gravité.
La probabilité d'occurrence est évaluée pour les impacts potentiels. Dans
le cas d'un impact négatif potentiel sur les droits de l'Homme, la gravité
l'emporte sur la probabilité.
Matérialité financière :
L'analyse des dépendances et des impacts de NEURONES a permis
d'identifier les risques et opportunités qui en découlent. Elle a été croi-
sée avec la liste des thèmes et des deux niveaux de sous-thèmes pré-
sentés dans les normes ESRS universelles (ESRS 1 AR 16) au niveau de
chaque maillon de la chaîne de valeur à l'aide des outils suivants :
• le référentiel SASB pour le secteur des Logiciels et des Services
Informatiques,
• "S&P ESG materiality map" pour le secteur Technology Soꢁware and
Services,
• la cartographie des risques du groupe.
Les retours des consultations avec les parties prenantes internes ont
également apporté des indications sur l'identification des risques et
opportunités sur les opérations propres de NEURONES et ceux liés à ses
relations d'affaires le long de la chaîne de valeur.
La matérialité financière est évaluée selon la gravité du risque (ou de
l'opportunité) sur le développement, la position financière, les résultats
financiers et les flux de trésorerie ainsi que sur l'accès au financement
ou le coût du capital à court, moyen et long terme pour le groupe. La
probabilité d'occurrence est évaluée pour les risques ou opportunités
potentiels.
Echelles et seuils de matérialité
Les échelles et seuils de cotation ont été établis en cohérence avec la
méthodologie d'analyse des risques de NEURONES. La cotation des
impacts, risques et opportunités identifiés a été effectué par les respon-
sables métier et en prenant compte les informations récupérées et conso-
lidées lors de la phase d'identification des impacts, risques et opportuni-
tés et lors d'interactions avec les parties prenantes. Conformément aux
exigences des ESRS, les impacts, risques et opportunités sont identifiés
et cotés "brut", c'est-à-dire sans tenir compte des actions d'atténuation
mises en œuvre.
Le caractère "matériel" d'un enjeu est déterminé si au moins une des
deux cotations (matérialité d'impact et / ou matérialité financière) est
évaluée comme importante ou majeure. Les impacts, risques et opportu-
nités (IRO) de chaque sous-thème ont été évalués séparément. La cota-
tion la plus élevée parmi les IRO d'un sous-thème détermine la cotation
de ce sous-thème et sa position dans la matrice de double matérialité.
Les impacts, risques et opportunités (IRO) de durabilité sont intégrés dans
le processus global de gestion des risques, au même titre que le risques
financiers et opérationnels. Certains impacts de durabilité à long terme
peuvent, par exemple, être pondérés même si leur matérialisation semble
moins immédiate que des risques opérationnels ou financiers à court
terme. L'utilisation d'outils, tels que les analyses d'impact, des scénarios
ou des audits, permettent de mieux appréhender l'impact ou le risque
afin d'accompagner la prise de décision et l'implication de la gestion de
ces IRO pour le modèle d'affaires du groupe. Ces mesures d'identification
et d'évaluation des impacts, risques et opportunités sont utilisées pour
évaluer le profil de risque général du groupe ainsi que ses procédures de
gestion des risques. Elles permettent également d'identifier la pertinence
des procédures en place pour gérer les IRO.
IRO-2 – Exigences de publication au titre des ESRS
couvertes par la déclaration relative à la durabilité
de l'entreprise
Pour NEURONES, l'analyse de double matérialité a démontré la pertinence
des ESRS E1, S1, S2, et G1.
Not named
117
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
L'enjeu lié aux ressources et à l'économie circulaire (E5) n'a pas été iden-
tifié comme matériel. Le modèle d'affaires de NEURONES repose princi-
palement sur des prestations intellectuelles réalisées sur les infrastruc-
tures de ses clients ou sur des environnements d'hébergement opérés
par des tiers. Le groupe ne possède ni n'exploite d'infrastructures de type
data center en propre et collabore exclusivement avec des hébergeurs
de données extérieurs. De plus, l'activité d'hébergement de données
pour le compte de clients représente 5 % du chiffre d'affaires groupe et
n'est donc pas significative. Les flux de ressources et de déchets géné-
rés sont essentiellement constitués d'équipements de postes de travail et
de consommables de bureau, dont les volumes sont comparables à ceux
d'une activité tertiaire classique et restent donc limités. L'usage grandis-
sant de l'Intelligence Artificielle dans les opérations propres du groupe
pourrait avoir un impact indirect sur l'utilisation des ressources et la pro-
duction de déchets électroniques et informatiques lié aux infrastructures
cloud et aux équipements nécessaires à l'entraînement et à l'exploitation
des modèles à long terme. Cet impact fera l'objet d'un suivi au regard
de l'évolution des usages et du modèle d'activités du groupe. NEURONES
s'attache néanmoins à réduire les déchets générés par ses activités
(notamment le papier et les DEEE) et sensibilise ses collaborateurs à l'im-
portance de la préservation des ressources. À ce titre, il assure un suivi
volontaire des quantités de déchets produites, reportés dans le présent
rapport.
Les enjeux liés à la pollution (E2), à l'eau (E3) et à la biodiversité (E4) ne
sont généralement pas considérés comme matériels dans le secteur du
Conseil et des Services Numériques. Bien que l'hébergement des don-
nées numériques puisse avoir un impact environnemental, notamment sur
la consommation en eau, NEURONES collabore exclusivement avec des
6.2. INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES
Liste des exigences
Le tableau ci-dessous présente les exigences de publication. NEURONES ne met pas en œuvre de mesures de compensation carbone et n'intègre pas de
tarification interne du carbone dans l'évaluation de ses projets. Les obligations de publication ainsi prévues aux dispositions E1-7 et E1-8 ne sont donc
pas applicables. Par ailleurs, l'atténuation et l'adaptation au changement climatique n'ayant pas été retenues comme financièrement matérielles, le groupe
ne publie pas les incidences financières prévues par E1-9. Bien que le thème de l'utilisation des ressources et de l'économie circulaire soit non matériel,
NEURONES publie de manière volontaire certains indicateurs relatifs à la gestion des déchets afin de répondre aux besoins d'information de ses parties
prenantes.
ESRS*
DR**
Intitulé
ESRS E1
E1-1
Plan de transition pour l'atténuation du changement climatique
ESRS E1
E1-2
Politiques liées à l'atténuation du changement climatique et à l'adaptation à celui-ci
ESRS E1
E1-3
Actions et ressources en rapport avec les politiques en matière de changement climatique
ESRS E1
E1-4
Cibles liées à l'atténuation du changement climatique et à l'adaptation à celui-ci
ESRS E1
E1-5
Consommation d'énergie et mix énergétique
ESRS E1
E1-6
Émissions brutes de GES de périmètres 1, 2, 3 et émissions totales de GES
ESRS E1
E1-7
Projets d'absorption et d'atténuation des GES financés au moyen de crédits carbone
Non applicable
ESRS E1
E1-8
Tarification interne du carbone
Non applicable
ESRS E1
E1-9
Incidences financières escomptées des risques physiques et de transition importants et opportunités
potentielles liées au changement climatique
Non matériel
ESRS E5
Divers
indicateurs
Utilisation des ressources et économie circulaire
Non matériel –
publication volontaire
*
ESRS : European Sustainability Reporting Standard
** DR : Disclosure Requirement
hébergeurs utilisant des systèmes de refroidissement à air. De plus, aucun
site du groupe, ni aucun site loué à des hébergeurs, ne se situe dans des
zones sensibles pour la biodiversité, telles que le réseau Natura 2000, les
sites du patrimoine mondial de l'Unesco, les zones clés pour la biodiversité
ou d'autres zones protégées définies par l'annexe II, appendice D, du règle-
ment délégué (UE) 2021/2139 de la Commission. De même, les bureaux
de NEURONES ne sont pas situés en zone de stress hydrique.
Concernant le volet social, il n'a pas été identifié d'impact matériel des
activités du groupe sur les communautés avoisinantes (S3). De même,
l'analyse de double matérialité n'a pas fait ressortir d'impact significatif
propre aux utilisateurs finaux (S4). Un impact potentiel lié à la sécurité des
données clients a toutefois été identifié, similaire aux risques pesant sur
les données des collaborateurs et sur les informations internes du groupe.
Ces enjeux étant comparables dans leur nature, leurs modalités de gestion
et leurs effets potentiels, ils ont été traités de manière globale dans un
enjeu spécifique aux activités de NEURONES : la sécurité des données et
des systèmes d'information. Ces informations sont décrites au chapitre
2.1. "principaux risques, mesures de contrôle et de maîtrise" (ci-avant
page 61).
L'ensemble des informations de publication de ces normes a été consulté
pour définir leur applicabilité après avoir intégré les résultats de l'ana-
lyse des sous-thèmes, mais aussi l'analyse du modèle commercial et du
contexte opérationnel du groupe. Les informations, se rapportant à un
thème évalué comme non-applicable ou non-matériel à la suite de l'ana-
lyse de double matérialité, ont été omises. Les informations de publication,
listées par enjeu, sont présentées en introduction de chaque chapitre de
ce rapport.
Not named
6
RAPPORT DE DURABILITÉ
118
Aussi loin que vous voudrez...®
CHANGEMENT CLIMATIQUE (E1)
Les trois périmètres d'émissions (scopes) sont définis comme suit :
• Scope 1 : émissions directes liées à la consommation d'énergie (dans
le cas du groupe : parc interne de véhicules, chauffage au gaz naturel
et fuites de fluides frigorigènes).
• Scope 2 : émissions indirectes liées à la consommation d'électricité des
bureaux.
• Scope 3 : toutes les autres émissions indirectes liées à la consommation
d'énergie (achats de biens et services, dont datacenters, biens d'inves-
tissement, extraction, production et transport de l'énergie consommée
pour l'essence et l'électricité des bureaux, déchets, déplacements pro-
fessionnels et trajets domicileꢀ/ꢀlieu de travail).
ESRS 2 GOV-3 – Intégration des performances
en matière de durabilité dans les mécanismes incitatifs
Aucune considération climatique n'a été intégrée dans la rémunération des
membres des organes d'administration, de direction et de surveillance.
E1-1 – Plan de transition pour l'atténuation
du changement climatique
NEURONES s'est fixé des objectifs de réduction des émissions de gaz à
effet de serre (GES) conformément à l'initiative Science-Based Targets
(SBTi) et à l'objectif de l'Accord de Paris de limiter le réchauffement clima-
tique à 1,5°C. A court terme, les objectifs sont une réduction de 46 % des
émissions des Scope 1 et 2 en valeur absolue et, d'ici 2030, une réduction
de 55 % de l'intensité de ses émissions du Scope 3. A long terme, il est visé
une réduction de 90 % des émissions Scope 1 et Scope 2 en valeur abso-
lue et une réduction de 97 % de l'intensité des émissions du Scope 3 par
salarié. Ces ambitions semblent comparables à ceux d'autres confrères
dans le Conseil et les Services Numériques et s'inscrivent dans les efforts
de décarbonation globale du secteur.
Pour atteindre ces résultats, ont été identifiés les leviers de décarbona-
tion suivants, qui impactent les opérations internes du groupe ainsi que
sa chaîne de valeur en amont et en aval, contribuant ainsi à une réduction
globale de son empreinte carbone :
• optimisation de la consommation énergétique grâce à l'utilisation d'in-
frastructures informatiques économes en énergie et en privilégiant des
systèmes à faible consommation pour les bureaux (chauffage/climati-
sation réglables individuellement et à bon rapport puissance fournie/
puissance électrique consommée, éclairages Led, détecteurs de pré-
sence…),
• transition vers de l'énergie renouvelable pour l'ensemble des locaux en
France ("contrats verts"),
• sélection des hébergeurs de données en fonction de leurs performances
et objectifs de décarbonation ainsi que de leur transparence sur leurs
propres données de consommation. Les datacenters de dernière géné-
ration, qui offrent normalement de meilleurs PUE, seront privilégiés. Par
ailleurs, le groupe veillera à améliorer régulièrement le taux de remplis-
sage de ses armoires informatiques (racks),
• limitation des émissions liées aux déplacements en maintenant des taux
relativement élevés de télétravail, en recrutant, autant que possible,
dans les bassins d'emploi proches des centres de services pour limiter
les déplacements domicile-lieu de travail, en électrifiant progressive-
ment le parc interne de véhicules et en encourageant le covoiturage,
• transition vers un portefeuille de services à faible empreinte carbone,
pour aider les clients à atteindre leurs objectifs de durabilité.
Dans le cadre de son plan de transition, le groupe a acquis en 2025 six
véhicules électriques de type Kangoo pour un total de 150 k€. Cette
dépense d'investissement est alignée sur la Taxonomie conformément au
Règlement Délégué (UE) 2021/2178. Pour l'instant, demeurent les freins
classiques pour le passage à l'électrique (autonomie, recharge, perte de
temps, risque de panne, surcoût, manque de volontaires pour l'achat d'hy-
brides rechargeables avec alignement, c'est-à-dire qui ne dépassent pas
le seuil de 50 g CO2/km). Dans les années à venir, outre les véhicules
électriques et hybrides, des investissements sont aussi prévus dans des
équipements informatiques éco-énergétiques et des dépenses de R&D
pour des solutions numériques durables. A ce jour, ces prévisions d'inves-
tissement n'ont pas été quantifiées année par année. Ce sera fait dès lors
que le groupe disposera de prévisions fiables.
La majorité des émissions de gaz à effet de serre "bloquées" sont liées
aux bâtiments, aux infrastructures informatiques (principalement serveurs
utilisés par les clients mais aussi serveurs utilisés par le groupe pour ses
propres besoins) hébergées dans des datacenters tiers, enfin au parc de
véhicules internes (détenu en propre ou loué). Ces actifs, s'ils ne sont pas
correctement gérés, pourraient compromettre la réalisation des objectifs
de réduction des émissions de GES.
Afin de mieux gérer ces actifs, et pour assurer l'atteinte de ses ambitions
de décarbonation, le groupe doit :
• connaître plus précisément ses 94 sites de présence (donc 28 en cowor-
king), constitués de lots dans des immeubles de bureau classiques tous
loués à des bailleurs extérieurs, avec demandes d'information auprès
des énergéticiens et des bailleurs (beaucoup de difficultés parfois à
obtenir de simples informations de consommation), éventuellement des
demandes de certificats de performance énergétique (CPE). Souvent, le
groupe ne dispose pas de points de livraison (PDL) dédiés. Dans ces cas,
c'est le bailleur qui décide du contrat de fourniture d'énergie. Les démé-
nagements concernent environ 10 % des sites chaque année ;
• surmonter les freins au passage à l'électrification du parc de voitures de ser-
vice, ces dernières ayant vocation à être progressivement remplacées par
des véhicules électriques et des hybrides rechargeables avec alignement ;
• évaluer les ambitions des fournisseurs d'équipements informatiques et
de logiciels, en ajoutant des critères de décarbonation aux paramètres :
performance, fiabilité et robustesse.
Certains secteurs d'activité (ex. : pétrole, défense, tabac…) ont été écar-
tés des indices de référence de l'Accord de Paris de l'UE. Le secteur des
Services Numériques ne fait pas partie de ceux qui ont été ainsi exclus.
Le plan de transition vers la décarbonation est intégré dans la stratégie glo-
bale du groupe. Il est conçu pour renforcer sa résilience à long terme, tout
en générant de la valeur pour NEURONES et pour l'environnement. La stra-
tégie de développement repose sur des services informatiques durables,
comme par exemple, le passage à des centres de données à haute effi-
cacité énergétique, ainsi que le développement de solutions numériques
favorisant la durabilité pour les clients.
Dans le secteur des métiers de Conseil et Services Numériques, les inves-
tissements (agencements, informatique interne et quelques voitures) ne
représentent pas un enjeu de première importance. Toutefois, lors de la
réunion budgétaire annuelle, la direction générale porte une attention parti-
culière à l'entité cloud privé souverain et sécurisé (labellisé SecNumCloud)
dont les investissements sont importants par rapport à sa taille. Au global,
NEURONES ne consolide pas les budgets d'investissements de l'exercice
et, s'agissant de montants plutôt limités à l'échelle du groupe, ne commu-
nique pas au Conseil d'Administration sur une base régulière des infor-
mations sur le plan d'investissement. Néanmoins, ce dernier sera informé
régulièrement du déroulement du plan de transition.
À ce jour, la politique de télétravail et l'affectation des ressources sur des
sites relativement proches de leur domicile ont permis de réduire de près
de 40 % les émissions liées aux déplacements domicile-travail par rapport
à l'année de référence (2019).
En revanche, les émissions associées aux "achats de produits et services"
(location de logiciels, honoraires, jobbaords, challenges, frais télécom, sémi-
naires, sous-traitance générale, assurances…) ont augmenté, principalement
en raison de la croissance. Le groupe prévoit de collaborer avec des fournis-
seurs ayant mis en place des plans de transition vers la neutralité carbone,
afin d'aligner ses partenaires sur ses propres objectifs de durabilité.
La démarche de validation de la trajectoire de décarbonation par le SBTi devrait
renforcer la dynamique de réduction des émissions en permettant de s'inscrire
dans une stratégie globale de lutte contre le réchauffement climatique.
Not named
119
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
ESRS2 SBM-3 – Impacts, risques et opportunités liés
au changement climatique
Les activités de Conseil et de Services Numériques ont un impact néga-
tif sur le climat en raison de leur consommation significative d'énergie,
notamment pour l'hébergement des données et des émissions de gaz à
effet de serre associées à la fabrication, à l'utilisation et à l'élimination
du matériel informatique. Ces impacts sont principalement liés aux opé-
rations propres du groupe et aux activités de datacenters gérés par des
hébergeurs extérieurs mais situés dans sa chaîne de valeur.
NEURONES a également identifié les impacts, risques et opportunités
suivants liés à l'atténuation du changement climatique qui n'ont pas été
retenus comme matériels :
• Impacts positifs : le cabinet de conseil du groupe, dont une des spécia-
lités est la transformation responsable des organisations, accompagne
certains clients dans leurs projets de transition, contribuant ainsi à la
réduction des émissions de gaz à effet de serre et du réchauffement
climatique.
• Risques : ils sont liés à l'évolution de la réglementation et aux attentes
du marché en matière de décarbonation, ainsi qu'aux coûts potentiels
associés à la transition vers des infrastructures et services informa-
tiques plus durables. Ces risques incluent l'augmentation des coûts de
mise en conformité avec les nouvelles réglementations environnemen-
tales, ainsi que la nécessité de transformer les offres de services pour
répondre aux exigences croissantes de durabilité des clients.
• Opportunités : le développement des services pour la sobriété numé-
rique pourrait offrir aux acteurs du secteur des opportunités de réponse
à une demande croissante de solutions éco-responsables.
Le groupe a évalué son exposition aux risques physiques liés au climat, tels
que des événements climatiques extrêmes, susceptibles de perturber ses
opérations et d'affecter ses infrastructures informatiques, mais ne les a pas
retenus comme matériels. En effet, les infrastructures et hébergeurs de don-
nées auxquels il a recours ne sont pas situés dans des zones vulnérables
aux inondations, vagues de chaleur ou tempêtes qui pourraient s'aggraver
avec le réchauffement climatique. De même, ces hébergeurs fonctionnent
avec des systèmes de refroidissement sans eau, ce qui les rend moins vul-
nérables aux éventuelles pénuries de ressources hydriques liées à la hausse
des températures. NEURONES reste toutefois attentif aux potentiels risques
physiques liés au climat sur ses installations et opérations.
Il est prévu de réaliser en 2027 une analyse de résilience des opérations
et une analyse de scénarios pour identifier précisément les risques liés
au climat.
E1-2 – Politiques liées à l'atténuation et à l'adaptation
du changement climatique
Actuellement, il n'a pas encore été mis en place de politiques for-
melles liées à l'atténuation et à l'adaptation au changement climatique.
Toutefois, l'importance de ces enjeux est reconnue. En 2026, il est envi-
sagé de développer une politique dédiée au changement climatique. Cela
couvrira les sujets de l'atténuation du changement climatique, l'utilisa-
tion des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique. Elle reflètera
l'engagement dans la lutte contre le réchauffement planétaire.
E1-3 – Actions et ressources en rapport avec
les politiques en matière de changement climatique
Bien qu'il n'ait pas été formalisé de politique sur le climat, NEURONES
intègre depuis plusieurs années des mesures sur ses opérations propres
pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre :
• remplacement progressif du parc automobile avec des véhicules élec-
triques ou hybrides (< 50 g CO2/km) en surmontant les résistances
actuelles des conducteurs ;
• réduction des émissions liées au déplacement domicile-travail : en 2025,
le télétravail a été estimé à 1,70 jour par semaine (1,85 en 2024). Pour
limiter les déplacements domicile-lieu de travail, le recrutement se fait,
autant que possible, dans les bassins d'emploi proches des centres de
services ;
• augmentation de l'efficacité énergétique des bâtiments : des systèmes à
faible consommation d'énergie ont été privilégiés : éclairages Led, clima-
tisations réglables individuellement et à bon rapport puissance fournie/
puissance électrique consommée, détecteurs de présence… ;
• augmentation de la durée de vie des équipements informatiques : l'ob-
jectif est d'augmenter leur durée d'utilisation (parfois jusqu'à 7 ans)
ainsi que celle des téléphones portables. Un cycle de vie des équipe-
ments plus long ne change pas la consommation mais permet un meil-
leur amortissement de l'empreinte carbone liée à leur fabrication ;
• priorité est données aux datacenters de dernière génération, offrant de
meilleurs PUE et cherchant à optimiser régulièrement le taux de rem-
plissage des armoires. Les fournisseurs principaux de matériel (IBM et
Cisco) sont également certifiés ISO 14001 ;
• encouragement du numérique responsable : sobriété numérique, éco-
conception, utilisation des équipements pour des durées plus longues.
Ces actions ont permis de réduire l'intensité des émissions de gaz à effet
de serre par collaborateur, passant de 2,12 tCO₂e en 2019 à 1,74 tCO₂e
en 2025 (voir E1-6). La majorité de cette baisse résulte de la politique
d'adoption du télétravail, qui a entraîné une réduction forte des émissions
liées aux trajets domicile-travail. La consommation énergétique a égale-
ment diminué depuis 2019 (voir E1-5). En dépit de cette baisse d'intensité
(émissions par salarié), les émissions en valeur absolue du groupe ont aug-
menté sous l'effet de la croissance. Toutefois, cette augmentation a été
nettement moins rapide que celle de l'activité.
Dans les années à venir, le groupe tentera d'obtenir des justificatifs de ses
fournisseurs de matériel informatique indiquant qu'ils intègrent bien un
plan de décarbonation de qualité et qu'ils sont alignés avec les objectifs de
l'Accord de Paris (dont la limitation du réchauffement climatique à 1,5°C).
Plusieurs aspects seront pris en compte : l'existence d'une stratégie de
réduction des émissions de CO₂, la transparence des rapports sur leurs
progrès et les actions concrètes mises en œuvre, telles que l'utilisation
d'énergies renouvelables et l'amélioration de l'efficacité énergétique.
E1-4 – Objectifs liés à l'atténuation du changement
climatique
NEURONES s'est fixé des objectifs ambitieux de réduction des émissions
de Gaz à Effet de Serre (GES) alignés aux Accords de Paris et validés par
Science Based Targets initiative (SBTi). Ces objectifs couvrent les émis-
sions de Scope 1, 2 et 3 et visent à aligner la stratégie de l'entreprise
sur les efforts globaux de limitation du réchauffement climatique à 1,5°C :
• réduction des émissions absolues de Scope 1 et 2 : le groupe s'engage à
réduire de 46 % ses émissions absolues de Scope 1 et 2 (market-based)
d'ici 2030, par rapport à l'année de référence 2019. À plus long terme,
en 2050, il est visé une réduction de 90 % des émissions Scope 1 et 2,
toujours par rapport à l'année de référence de 2019 ;
• réduction des émissions de Scope 3 par salarié : le groupe s'engage éga-
lement à réduire de 55 % les émissions de GES de Scope 3 par salarié
d'ici 2030, par rapport à l'année de référence 2019. Tenant compte des
prévisions de croissance du nombre de salariés de 6 % en moyenne par
an, cela équivaut, toujours par rapport à 2019, à une réduction en valeur
absolue de 4 300 tonnes équivalent CO2. L'objectif à long terme est une
réduction de 97 % par salarié d'ici 2050. Tenant compte des prévisions de
croissance du nombre de salariés, cela équivaut, toujours par rapport à
2019, à une réduction en valeur absolue de 9 000 tonnes équivalent CO2.
Pour l'établissement des scénarios de décarbonation, il a été retenu un
taux de croissance annuel moyen du nombre de salariés correspondant à
celui observé sur la période 2019 à 2023.
Pour atteindre ses objectifs, NEURONES mise principalement sur les
leviers de décarbonation suivants :
• Scope 1 : électrifier progressivement la flotte interne de véhicules,
• Scope 2 : augmenter régulièrement la part d'électricité renouvelable,
• Scope 3 : agir sur les deux postes principaux :
Not named
6
RAPPORT DE DURABILITÉ
120
Aussi loin que vous voudrez...®
- achats de produits et services en développant une stratégie respon-
sable au niveau groupe et sélectionnant des fournisseurs ayant la
capacité de décarboner leurs activités de manière alignée aux Accords
de Paris ;
- déplacements domicile/lieu de travail, en encourageant les transports
publics, le vélo et les voitures électriques et en favorisant le télétravail.
E1-5 – Consommation d'énergie et mix énergétique
La consommation énergétique des opérations propres de NEURONES est comme suit :
Consommation d'énergie et mix énergétique
Unité
2019 année
de référence
2024
2025
Electricité
MWh
4 589
3 014
2 751
Gaz naturel
MWh
-
118
118
Chauffage urbain
MWh
-
8
8
Gazole
MWh
-
0
0
Consommation totale d'énergie fossile
MWh
4 589
3 140
2 877
Part des sources fossiles dans la consommation totale d'énergie
%
-
99 %
99 %
Consommation provenant de sources nucléaires
MWh
0
0
0
Part de la consommation provenant de sources nucléaires dans la consommation
totale d'énergie
%
0
0
0
Consommation de combustible provenant de sources renouvelables
MWh
0
0
0
Consommation d'électricité, de chaleur, de vapeur et de froid achetés
ou acquis à partir de sources renouvelables
MWh
0
30
29
Consommation d'énergie renouvelable non combustible autoproduite
MWh
0
0
0
Consommation totale d'énergie renouvelable
MWh
-
30
29
Part des sources renouvelables dans la consommation totale d'énergie
%
-
1 %
1 %
CONSOMMATION TOTALE D'ÉNERGIE
MWH
4 589
3 170
2 906
Consommation par m2 de bureaux
KWh/m2
129
72
66
La consommation énergétique ne comprend pas celle des datacenters, ceux-ci appartenant à la chaîne de valeur amont et étant opérés par des tiers.
La consommation d'énergie fossile correspond aux achats d'électricité via des contrats standards, dans lesquels la source d'énergie n'est pas précisée.
La consommation d'énergie renouvelable correspond aux achats d'électricité effectués à des tarifs dits "verts", spécifiquement appliqués aux énergies renouvelables.
Le groupe s'est engagé également à neutraliser ses émissions résiduelles
(au maximum à 10 % des émissions de 2019) pour atteindre le net zéro en
2050. Pour l'instant, différentes options d'investissement dans des projets
de séquestration carbone sont explorées.
La performance actuelle face aux objectifs est présentée au chapitre E1-6
Émissions brutes de GES de périmètres 1, 2, 3 et émissions totales de GES.
Les efforts du groupe pour obtenir auprès des distributeurs d'électricité
(Edf…) des "contrats verts" n'ont pas encore abouti. Fin 2025, le groupe
occupe 94 sites en location (43 900 m2) en étant rarement locataire unique
ou majoritaire. Lorsque le groupe ne dispose pas de points de livraison
(PDL) dédiés, le bailleur ou opérateur de coworking a en main la décision
de souscrire un "contrat vert".
E1-6 – Émissions brutes de GES des périmètres 1, 2, 3
et émissions totales de GES
Les émissions de gaz à effet de serre sont calculées annuellement suivant
la méthodologie du "Corporate Reporting and Accounting Standard du
Greenhouse Gas Protocol", en utilisant une approche de contrôle opération-
nel sur l'ensemble des sites. Les émissions liées à l'ensemble des catégories
du Scope 3 sont calculées, à l'exception de la catégorie 4 ("transport et dis-
tribution en amont") car ces émissions représentent moins de 1 % du total.
De même, les catégories 8 ("actifs loués en amont"), 9 ("transport et distri-
bution en aval"), 10 ("transformation des produits vendus"), 11 ("utilisation
des produits vendus"), 12 ("traitement et fin de vie des produits vendus"),
13 ("actifs loués en aval"), 14 ("franchises") et 15 ("investissements") sont
exclues car elles ne s'appliquent pas au modèle d'affaires du groupe.
Données d'activité
D'une façon générale, les données d'activité du bilan carbone sont sujettes à
une incertitude significative du fait de l'utilisation d'hypothèses et estimations
pour les Scope 1 et 2 et du fait de l'utilisation de facteurs monétaires pour le
Scope 3 notamment dans les catégories "Achats de biens et services" et "
Déplacements professionnels".
Les émissions directes liées au parc de véhicules sont calculées en estimant
une distance annuelle et une consommation moyenne de carburant. En 2025,
un comptage exhaustif du parc interne de véhicules et des kilométrages par-
courus a été réalisé, expliquant la hausse de 41 % de ce poste dans le bilan car-
bone. Les données de consommation énergétique des locaux sont collectées
annuellement à partir des relevés de compteurs. En l'absence remontée de
données ou si les données remontées ne sont pas plausibles, la consomma-
tion électrique a été estimée soit en utilisant celle de l'année précédente, soit
à partir de la consommation moyenne observée dans le pays du lot concerné.
La consommation électrique des datacenters est obtenue directement auprès
des hébergeurs dont certains ont fait des efforts notables de transparence.
Pour 80 % des racks, des PUE réels par datacenter ont été communiqués (la
moyenne des PUE s'établit à 1,53). Les données relatives aux trajets domi-
cile-travail et au télétravail ont été recueillies dans le cadre d'une enquête
menée en 2024 sur le périmètre du groupe. Les proportions d'utilisateurs par
mode de transport et les kilomètres moyens parcourus par mode de transport
ont été appliqués aux effectifs moyens de 2025.
Données facteurs d'émission
Les émissions de gaz à effet de serre du Scope 1 sont calculées avec les
facteurs d'émission de la base "Empreinte" de l'Ademe. Les émissions de
gaz à effet de serre du Scope 2 sont calculées en utilisant les facteurs
d'émission de l'ꢀ"International Energy Agency" pour l'ensemble des pays où
le groupe est implanté, à l'exception de la France, où les facteurs d'émis-
sion fournis par la base "Empreinte" sont utilisés.
Pour les émissions liées aux hébergeurs, des facteurs d'émission officiels
ont été publiés pour certains datacenters dans le cadre des efforts de
transparence de certains hébergeurs déjà soulignés.
Not named
121
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Les données concernant les biens et services achetés sont extraites des
comptes consolidés.
Pour les déplacements professionnels, les trajets domicile-lieu de travail et
les déchets, les émissions sont calculées sur la base des facteurs d'émis-
sions recommandés par la base "Empreinte". Les émissions liées aux
biens et services achetés sont partiellement calculées à partir de facteurs
d'émission, basés sur les dépenses, publiés par Exiobase et partiellement
à partir de la base "Empreinte", en fonction des quantités achetées.
En 2025, les facteurs d'émission suivants ont été revus pour l'ensemble
des années 2019, 2024, 2025, 2030 et 2050 :
E5 – Utilisation des ressources et économie circulaire
(publié sur une base volontaire)
Bien que l'enjeu soit considéré comme non matériel, le groupe NEURONES
s'engage à réduire les déchets générés par ses activités, notamment le
papier et les DEEE, et sensibilise ses collaborateurs à l'importance de la
préservation des ressources. À ce titre, un certain nombre d'initiatives
ont été menées pour mettre en œuvre un numérique plus responsable,
• achats de services extérieurs,
• déplacements domicile lieux de travail (par mode de transport),
• déplacements professionnels en avion.
La consommation de gaz naturel (chauffage de 3 sites) a été reclassée du
scope 2 (+ scope 3) au scope 1 (+ scope 3) avec les facteurs d'émission
adéquats.
Le total des émissions de gaz à effet de serre rapporté au chiffre d'affaires
a été calculé en divisant le total des émissions de GES par le chiffre d'af-
faires consolidé.
réduire l'utilisation de ressources et consommables de bureau, et le trai-
tement des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE).
Numérique responsable, sobriété numérique, écoconception,
durabilité des équipements
Depuis qu'il existe, le secteur du numérique a connu l'inflation de la puis-
sance de traitement, des capacités de stockage de données. L'IA se situe à
Bilan carbone GHG
2019 année
de référence
2024
2025
% 25/24
2030
% /2019
2050
% /2019
Émissions GES Scope 1 (TeqCO2)
555
568
768
+ 35 %
300
- 46 %
54
- 90 %
Émissions directes liées au parc interne
494
de véhicules et au chauffage (gaz naturel)
492
692
+ 41 %
224
- 55 %
47
- 90 %
Emissions directes fugitives (fuites de fluides
61
frigorigènes)
76
76
0 %
76
+ 25 %
7
- 89 %
Émissions GES Scope 2 (TeqCO2)
Émissions indirectes liées à la consommation
483
d'électricité dans les bureaux, fondées
sur la localisation (moyennes par pays)
454
346
- 24 %
223
- 54 %
0
- 100 %
Émissions brutes de GES de Scope 2 fondées
sur le marché
n.d.
n.d.
n.d.
n.d.
Émissions GES Scope 3 (TeqCO2)
Émissions totales brutes indirectes de GES
10 004
(Scope 3)
11 735
11 457
- 2 %
7 544
- 25 %
2 415
- 76 %
1.1. Biens et services achetés hors hébergement
2 928
datacenters
4 683
5 111
+ 9 %
1.2. Biens et services achetés : hébergement
1 156
datacenters
1 523
1 445
- 5 %
2. Biens d'investissement
1 641
2 665
2 017
- 24 %
3. Emissions liées aux combustibles et à l'énergie
270
(extraction, production et transport) : essence
véhicules et électricité locaux
246
245
0 %
4. Transport amont
n.s.
n.s.
n.s.
n.s.
5. Déchets produits (généraux et DEEE)
11
12
13
+ 8 %
6. Déplacements professionnels
256
416
348
- 16 %
7. Déplacements domicile-lieu de travail
3 742
2 190
2 278
+ 4 %
ÉMISSIONS TOTALES DE GES
11 042
(FONDÉES SUR LA LOCALISATION) (TEQCO2)
12 757
12 571
- 1 %
8 067
- 27 %
2 469
- 78 %
Émissions totales de GES (fondées sur le marché)
(TeqCO2)
n.d.
n.d.
n.d.
n.d.
ÉMISSIONS PAR COLLABORATEUR
2,12
SCOPE 1 + 2 + 3 (TEQCO2 PAR SALARIÉ)
1,84
1,74
- 5 %
0,71
- 67 %
0,05
- 98 %
ÉMISSIONS PAR COLLABORATEUR
1,92
SCOPE 3 (TEQCO2 PAR SALARIÉ)
1,69
1,59
- 6 %
0,66
- 66 %
0,05
- 97 %
ÉMISSIONS PAR M€ DE CHIFFRE D'AFFAIRES
21,65
(TEQCO2/MILLION D'€ DE CA)
15,75
14,67
- 7 %
7,21
- 67 %
0,53
- 98 %
n.d. : non disponible - n.s : non significatif
Not named
6
RAPPORT DE DURABILITÉ
122
Aussi loin que vous voudrez...®
un niveau record. Des premiers essais de plus grande sobriété numérique
ont néanmoins lieu sur le marché, notamment en ce qui concerne l'"éco-
conception d'applications". Par exemple, pour des sites Web institutionnels,
des mesures de la performance environnementale des pages (EcoIndex) et
du respect du référentiel général d'amélioration de l'accessibilité (RGAA ver-
sion 4) ont été réalisées. Des premières mesures d'efficience énergétique
d'applications ont également été conduites.
Le groupe s'efforce d'augmenter les durées d'utilisation de ses équipe-
ments informatiques (parfois jusqu'à 7 ans) et téléphones portables (en
privilégiant des réparations lorsque possible). Un cycle de vie des équipe-
ments plus long ne change pas la consommation mais permet un meilleur
amortissement de l'empreinte carbone liée à leur fabrication.
Fin 2025, six entités ont signé le manifeste "Planet Tech'Care" (Numeum)
et six autres la "Charte du numérique responsable". Plusieurs ateliers
"fresque" (du climat, de la biodiversité, du numérique…) ont été organisés.
Recyclage : papier, postes de travail informatiques, cartouches d'encre
Le recyclage de consommables (toners d'imprimantes, piles électriques,
etc.) est pratiqué systématiquement et depuis de nombreuses années.
Conformément aux règles en vigueur (concernant les Déchets d'Equipements
Electriques et Electroniques), les matériels informatiques en fin de vie sont
cédés à des brokers agréés ou donnés à des associations (comme "la Gerbe").
Le tri sélectif des déchets de bureau (Lemon Tri, réseau Elise…) est en
place dans la majorité des filiales. Les remontées de poids de déchets
recyclables n'ont pas été jugées suffisamment fiables pour être publiées :
Déchets (kg/an)
2025
Poids déchets DEEE
4 400
Poids déchets autres que DEEE
938 000
Poids déchets reconditionnés ou recyclés
n.d.
Le groupe NEURONES s'engage à dématérialiser plus de 95 % des fac-
tures clients et fournisseurs et de réduire 75 % la consommation de
papier d'ici 2030 comparé à 2019.
Cet objectif devrait être atteint assez facilement :
• plus de 90 % des factures clients et fournisseurs sont dématérialisées ;
• les imprimantes et copieurs sont paramétrés en noir et blanc ainsi qu'en
mode recto/verso. L'archivage par numérisation est utilisé de manière crois-
sante, notamment par les équipes d'administration des ventes et de comp-
tabilité, en remplacement des dossiers papier. L'utilisation des scanners en
réseau se généralise et contribue à la baisse du nombre de photocopies ;
• le télétravail contribue également à la réduction forte et régulière des
volumes d'impression.
Papier
2019
(g/m2)
référence
2023*
Quantité de papier consommé par m2
239
et par an
89
* date de la dernière collecte de la donnée.
TAXONOMIE VERTE
(ARTICLE 8 DU RÈGLEMENT 2020/852)
Le règlement Taxonomie (règlement UE 2020/852) est une des mesures
du plan d'action de l'Union Européenne (inscrite dans son "Green Deal",
ensemble d'initiatives visant à atteindre la neutralité carbone d'ici 2050). La
Taxonomie verte, précisée par les actes délégués publiés au Journal Officiel
de l'Union Européenne en décembre 2021, établit un système de classifica-
tion harmonisé des activités économiques et distingue celles qui peuvent
être considérées comme "durables" sur le plan environnemental.
Le 17 décembre 2025, a été voté par le Parlement européen le règlement
délégué portant les simplifications de la taxonomie verte européenne.
La publication au Journal Officiel de l'Union Européenne a été effectuée
le 8 janvier 2026. Tel que défini à l'article 4 du règlement délégué (UE)
2026/73 de la Commission du 4 juillet 2025, NEURONES a choisi de
continuer à appliquer les règlements délégués (UE) 2021/2178, (UE)
2021/2139 et (UE) 2023/2486, tels qu'ils sont applicables le 31 décembre
2025 pour l'exercice 2025.
Les activités qui sont considérées comme "éligibles" doivent contribuer
substantiellement à l'un des six objectifs environnementaux suivants :
• l'atténuation du changement climatique (CCM),
• l'adaptation au changement climatique (CCA),
• l'utilisation durable et la protection des ressources aquatiques et marines
(WTR),
• la transition vers une économie circulaire (CE),
• la prévention et la réduction de la pollution (PPC),
• la protection et la restauration de la biodiversité et des écosystèmes (BIO).
Une activité est considérée comme "durable" ou "alignée" à la taxonomie
si elle :
• fait partie de la liste des activités définies dans les actes délégués,
• contribue à l'un des six objectifs environnementaux,
• est conforme aux critères de contribution substantielle à l'objectif envi-
ronnemental
• ne cause pas de préjudice important (DSNH - "Does Not Significantly
Harm") à aucun des autres objectifs environnementaux,
• est réalisée en respectant les droits fondamentaux ("garanties minimales") :
droits humains (dont Droit du travail), éthique des affaires et lutte contre la
corruption, protection contre la concurrence déloyale, respect de la fiscalité.
La proportion des activités "éligibles" puis "alignées" est analysée selon trois
axes :
• chiffre d'affaires,
• investissements (Capex),
• dépenses d'exploitation (Opex).
En 2021, NEURONES avait publié ces indicateurs pour les activités "éligibles".
Depuis 2022, la publication concerne les activités "éligibles" et "alignées".
Indicateur de chiffre d'affaires
Activité "8.1. Traitement de données, hébergement et activités
connexes" (objectifs : atténuation et adaptation du changement
climatique)
L'activité 8.1 comprend les services de traitement de données de clients
situées dans un cloud public, dans des data centers détenus par les clients,
des data centers en colocation ou encore dans les propres data centers du
prestataire.
En 2025, NEURONES déclare comme éligible au titre de cette activité le
chiffre d'affaires d'hébergement dans ses clouds privés (dont SecNumCloud)
et les services managés liés, pour un total de 59,8 M€.
Les quatre principaux hébergeurs utilisent des fluides frigorigènes clas-
siques dont le potentiel de réchauffement global (PRG) est supérieur à 675.
En conséquence, ne satisfaisant pas au critère de contribution substantielle,
ce chiffre d'affaires n'est pas aligné.
Activité "8.2. Solutions fondées sur des données en vue
de réductions des émissions de GES" (objectif : atténuation
du changement climatique)
Les activités retenues comme éligibles sont les projets de BPM (voir glos-
saire à la fin de ce document) et de dématérialisation de documents entrants
et sortants. Les missions de conseil visant à réduire l'empreinte carbone de
clients ont été considérées comme non éligibles.
Comme il n'a pas été possible d'obtenir la communication par les clients des
réductions des émissions de GES, effectivement obtenues à la suite des pro-
jets conduits par le groupe, ces activités n'ont pas été considérées comme
alignées.
Décrites dans ce Rapport de Durabilité, les garanties minimales sont res-
pectées (droits humains dont : conformité au Droit du travail, éthique des
Not named
123
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
affaires et lutte contre la corruption, protection contre la concurrence
déloyale, respect de la fiscalité).
Activité "4.1 Fourniture de solutions informatiques/opérationnelles
fondées sur des données" (objectif : économie circulaire)
Pour l'objectif relatif à l'économie circulaire (CE), tel que décrit dans le
Règlement délégué sur l'environnement (UE) 2023/2486, seules les acti-
vités décrites au chapitre 4.1 pourraient être applicables à NEURONES et
donc éligibles. A ce jour, Neurones n'a pas identifié de projet de ce type
dans ses réalisations.
Pour les trois objectifs restants (utilisation durable et protection des res-
sources aquatiques et marines (WTR), prévention et réduction de la pollu-
tion (PPC), protection et restauration de la biodiversité et des écosystèmes
(BIO)), aucune activité mentionnée dans les annexes du Règlement délégué
n'est applicable à NEURONES.
Indicateur de Capex
Dans ce chapitre, les dépenses d'investissement (Capex) totales de
NEURONES en 2025 (18,4 M€) ont été calculées sur la base des augmenta-
tions d'actifs. Elles incluent les actifs corporels et incorporels (licences logi-
cielles) et les nouveaux droits d'utilisation de l'exercice (7,4 M€). NEURONES
a identifié des activités entraînant des dépenses d'investissement qui
peuvent être considérées comme des activités individuellement éligibles ou
alignées, qui peuvent être résumées comme suit :
Activité "6.5. Transport par motos, voitures particulières et véhicules
utilitaires légers"
Au cours de l'exercice, 6 véhicules de service électriques (type Kangoo) ont
été acquis. Cet investissement est éligible et aligné.
9 nouveaux véhicules de fonction hybrides rechargeables (type Arkana) et 3
véhicules de services hybrides non rechargeables (type Clio) ont été acquis
mais ils ne répondent pas au critère de contribution substantielle puisqu'ils
émettent tous plus de 50 g CO2/km. L'investissement correspondant est
éligible mais n'est pas aligné.
Le partenaire loueur a apporté les garanties "DSNH" (cf. ci-dessus) néces-
saires :
• transition vers une économie circulaire : recyclage des batteries et de
l'électronique en fin de cycle de vie,
Activités liées à l'énergie nucléaire et au gaz fossile
Par ailleurs, en 2025, le groupe n'a pas généré de chiffre d'affaires ni investi des Capex ou Opex dans les activités liées aux sections 4.2.6 à 4.31 de l'Annexe I
du Règlement Délégué (EU) 2021/2139 relatives au nucléaire et aux gaz fossiles.
Activités liées à l'énergie nucléaire
1. L'entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de recherche, de développement, de démonstration et de déploiement d'installa-
tions innovantes de production d'électricité à partir de processus nucléaires, avec un minimum de déchets issus du cycle du combustible.
Non
2. L'entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de construction et d'exploitation sûre de nouvelles installations nucléaires de
production d'électricité ou de chaleur industrielle, notamment à des fins de chauffage urbain ou aux fins de procédés industriels tels que la
production d'hydrogène, y compris leurs mises à niveau de sûreté, utilisant les meilleures technologies disponibles.
Non
3. L'entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités d'exploitation sûre d'installations nucléaires existantes de production d'électri-
cité ou de chaleur industrielle, notamment à des fins de chauffage urbain ou aux fins de procédés industriels tels que la production d'hydro-
gène, à partir d'énergie nucléaire, y compris leurs mises à niveau de sûreté.
Non
Activités liées au gaz fossile
4. L'entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de construction ou d'exploitation d'installations de production d'électricité à
partir de combustibles fossiles gazeux.
Non
5. L'entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de construction, de remise en état et d'exploitation d'installations de production
combinée de chaleur/froid et d'électricité à partir de combustibles fossiles gazeux.
Non
6. L'entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de construction, de remise en état ou d'exploitation d'installations de production
de chaleur qui produisent de la chaleur/du froid à partir de combustibles fossiles gazeux.
Non
• prévention de la pollution : émissions sous les seuils et bruit conforme
pour le roulement des pneumatiques.
En application de la Communication de la Commission européenne
C/2023/267, le DNSH adaptation a été considéré comme non pertinent car
les véhicules ne sont pas statiques sur un site spécifique (cas d'une usine de
montage ou d'un garage automobile).
Décrites dans ce Rapport de Durabilité, les garanties minimales sont res-
pectées.
Activité "7.7. Acquisition et propriété de bâtiments"
(droits d'utilisation pour les baux)
Des demandes de certificats de performance énergétique (CPE) ont été effec-
tuées auprès des différents bailleurs pour les nouvelles locations de l'exercice.
Les retours sont très incomplets. A ce jour, le groupe n'a pas reçu de CPE rele-
vant au minimum de la classe A. Il n'a pas été non plus démontré que certains
des locaux pris à bail faisaient partie des 15 % du parc immobilier, régional ou
national, les plus performants en matière de consommation d'énergie.
En conséquence, pour l'exercice 2025 et dans l'attente de remontées d'in-
formation fiabilisées, la part de Capex alignée s'élève à 0 % au titre de cette
rubrique.
Indicateur d'Opex
Le règlement demande de rapporter les dépenses d'exploitation éligibles
et alignées aux charges d'exploitation suivantes : coûts de Recherche et
Développement, frais de rénovation des bâtiments, frais de maintenance
d'entretien et de réparation des actifs.
Pour les sociétés de Conseil et de Services Numériques, les postes princi-
paux de dépenses sont, de loin, les salaires et la sous-traitance (environ 90 %
des charges totales). Le périmètre des charges à analyser selon le règlement
ne représente que 13 millions d'euros en 2025 soit environ 1,6 % du total
des Opex du groupe.
Il a donc été décidé, comme pour les années 2021 à 2024, de se prévaloir
de l'exemption de matérialité prévue dans le règlement européen au titre des
dépenses d'exploitation.
Les indicateurs de chiffre d'affaires, de Capex et d'Opex figurent dans les
tableaux des trois pages suivantes, au format demandé par le règlement
Taxonomie de l'Union Européenne.
Not named
6
RAPPORT DE DURABILITÉ
124
Aussi loin que vous voudrez...®
Codes
Chiffre d'affaires
(en millions d'euros)
Part du chiffre d'affaires
CCM - Atténuation du
changement climatique
CCA - Adaptation au
changement climatique
WTR - Eau
CE - Économie circulaire
PPC - Pollution
BIO - Biodiversité
Atténuation du
changement climatique
Adaptation au
changement climatique
Eau
Économie circulaire
Pollution
Biodiversité
Garanties minimales
Part du chiffre d'affaires
alignée / éligible sur la
taxonomie en année n-1
Catégorie
"activité habilitante" (H)
Catégorie
"activité transitoire" (T)
Not named
125
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Codes
Capex
(en millions d'euros)
Part des Capex
CCM - Atténuation du
changement climatique
CCA - Adaptation au
changement climatique
WTR - Eau
CE - Économie circulaire
PPC - Pollution
BIO - Biodiversité
Atténuation du
changement climatique
Adaptation au
changement climatique
Eau
Économie circulaire
Pollution
Biodiversité
Garanties minimales
Part des Capex
alignée / éligible sur la
taxonomie en année n-1
Catégorie
"activité habilitante" (H)
Catégorie
"activité transitoire" (T)
Not named
6
RAPPORT DE DURABILITÉ
126
Aussi loin que vous voudrez...®
Codes
Opex
(en millions d'euros)
Part des Opex
CCM - Atténuation du
changement climatique
CCA - Adaptation au
changement climatique
WTR - Eau
CE - Économie circulaire
PPC - Pollution
BIO - Biodiversité
Atténuation du
changement climatique
Adaptation au
changement climatique
Eau
Économie circulaire
Pollution
Biodiversité
Garanties minimales
Part des Opex
alignée / éligible sur la
taxonomie en année n-1
Catégorie
"activité habilitante" (H)
Catégorie
"activité transitoire" (T)
Not named
127
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
EFFECTIFS DE L'ENTREPRISE (S1)
ESRS2 SBM-3 – Les effectifs, au cœur du modèle
d'affaires
Les effectifs (salariés + sous-traitants extérieurs non salariés : confrères, indé-
pendants, intérimaires) sont l'actif n°1 de NEURONES et donc la première
dépendance. Des processus ont été mis en place pour identifier et évaluer
les impacts, risques et opportunités matériels en lien avec les effectifs. Les
résultats de ces évaluations alimentent directement la stratégie du groupe.
Par exemple, les retours d'opinion des salariés (via des enquêtes annuelles
ou les remontées d'informations lors des consultations avec les représen-
tants du personnel) permettent de mieux comprendre les enjeux de satis-
faction au travail et de bien-être. Ils ont conduit les différentes entités à
renforcer les mesures pour améliorer les conditions de travail et l'équilibre
entre la vie personnelle et professionnelle.
Le secteur du Conseil et des Services Numériques est structurellement
marqué par un taux de turnover élevé en raison de la forte demande de
profils qualifiés. Ainsi les clients et confrères ont des difficultés récurrentes
6.3. INFORMATIONS SOCIALES
Liste des exigences
ESRS*
DR**
Intitulé
S1 - Effectifs de l'entreprise
ESRS S1
S1-1
Politiques liées aux effectifs de l'entreprise
ESRS S1
S1-2
Processus d'interaction au sujet des impacts avec les effectifs de l'entreprise et leurs représentants
ESRS S1
S1-3
Procédures de réparation des impacts négatifs et canaux permettant aux effectifs de l'entreprise
de faire part de leurs préoccupations
ESRS S1
S1-4
Actions concernant les impacts importants, approches visant à atténuer les risques importants et à saisir les opportunités
importantes concernant les effectifs de l'entreprise, et efficacité de ces actions
ESRS S1
S1-5
Cibles liées à la gestion des impacts négatifs significatifs, à la promotion des impacts positifs et à la gestion
des risques et opportunités significatifs
ESRS S1
S1-6
Caractéristiques des salariés de l'entreprise
ESRS S1
S1-7
Caractéristiques des effectifs non-salariés
ESRS S1
S1-8
Couverture des négociations collectives et dialogue social (NM***)
ESRS S1
S1-9
Métriques de diversité
ESRS S1
S1-10
Salaires décents (NM***)
ESRS S1
S1-11
Protection sociale (NM***)
ESRS S1
S1-12
Personnes handicapées
ESRS S1
S1-13
Métriques de la formation et du développement des compétences
ESRS S1
S1-14
Métriques de santé et de sécurité (NM***)
ESRS S1
S1-15
Métriques d'équilibre entre vie professionnelle et vie privée
ESRS S1
S1-16
Métriques de rémunération (écart de rémunération et rémunération totale)
ESRS S1
S1-17
Cas, plaintes et impacts graves en matière de droits de l'Homme
S2 – Effectifs de la chaîne de valeur
ESRS S2
S2-1
Politiques relatives aux effectifs de la chaîne de valeur
ESRS S2
S2-2
Processus d'interaction au sujet des impacts avec les effectifs de la chaîne de valeur
ESRS S2
S2-3
Procédures visant à remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux effectifs de la chaîne de valeur de faire part de leurs
préoccupations
ESRS S2
S2-4
Actions concernant les impacts importants sur les effectifs de la chaîne de valeur, approches visant à gérer les risques importants
et à saisir les opportunités importantes concernant les effectifs de la chaîne de valeur, et efficacité de ces actions
ESRS S2
S2-5
Cibles liées à la gestion des impacts négatifs importants, à la promotion des impacts positifs et à la gestion des risques
et opportunités importants
*
ESRS : European Sustainability Reporting Standard
** DR : Disclosure Requirement
*** NM : Non Matériel, publication volontaire
à assurer la stabilité de leurs équipes. Les taux de turnover se situent à un
niveau plus élevé que dans d'autres secteurs d'activité, avec des tensions
fortes sur les profils très recherchés (cybersécurité, cloud, data…).
Un taux élevé de départ constitue un risque important pour la croissance
et fragilise la continuité des projets, dilue la culture d'entreprise et érode
l'efficacité. De plus, la forte dépendance aux consultants indépendants
représente un risque pour la stabilité des équipes. Pour réduire ces aléas,
des programmes de fidélisation des salariés, de collaboration durable
avec des partenaires et de rétention des indépendants ont été déployés.
Le développement de compétences internes à travers la formation et les
actions pour améliorer les conditions et le bien-être au travail, contribuent
à fidéliser les équipes.
Le groupe se considère par ailleurs comme très dépendant de ses hommes
et femmes clé, dirigeants d'entités, managers commerciaux et experts
Not named
6
RAPPORT DE DURABILITÉ
128
Aussi loin que vous voudrez...®
techniques. Pour eux, des programmes d'association au capital ont été
mis en place depuis de nombreuses années.
Sont inclus dans le périmètre du reporting l'ensemble des effectifs qui
pourraient être matériellement affectés par les activités du groupe : sala-
riés et effectifs extérieurs sous-traitants (confrères, indépendants, intéri-
maires).
Les impacts, risques et opportunités (IRO) matériels identifiés incluent :
• Impacts négatifs matériels. Il s'agit principalement du : taux de turnover,
déséquilibre entre la vie professionnelle et personnelle, de la sous-repré-
sentation des femmes (par rapport aux hommes) ainsi que du risque de
harcèlement au travail, en particulier pour les salariés travaillant à des
horaires tardifs dans des pays au risque sécuritaire élevé, tels que l'Inde.
A l'international, les entités du groupe sont des sous-filiales, dont les
dirigeants locaux surveillent régulièrement les conditions de travail, avec
l'appui de la maison-mère française dont ils dépendent. Aucun impact
négatif systémique n'a été identifié.
• Impacts positifs matériels. NEURONES encourage le développement
des compétences, notamment via des programmes de formation et de
certification. Ces initiatives contribuent à renforcer l'employabilité et
à offrir un environnement de travail stimulant. Gage de créativité et
d'innovation, la diversité est également encouragée sous toutes ses
formes : 70 nationalités représentées en France, personnes en situa-
tion handicap, en reconversion ou éloignées de l'emploi, jeunes en
alternance, seniors.
• Risques matériels. Un turnover élevé dégrade l'attractivité de l'entre-
prise, augmente les coûts de recrutement et peut entraîner une perte
de connaissances et d'expertise, entraînant des perturbations dans les
activités.
Dans le cadre du plan de transition climatique, certaines entités du groupe
sensibilisent leurs salariés à des pratiques plus écologiques, telles que
la réduction des déplacements et la sobriété numérique. Ces initiatives
créent des opportunités de développement des compétences autour du
service numérique durable.
Aucun risque de travail forcé ou de travail des enfants n'a été identifié dans
les opérations ou auprès des relations d'affaires du groupe, en Europe
comme hors Europe.
Les impacts, risques et opportunités (IRO) relatifs aux effectifs sont détail-
lés à la fin de l'analyse de double matérialité (partie ESR2) avec les groupes
de populations spécifiques affectés. L'évaluation des impacts, risques et
opportunités prend en compte les spécificités des catégories plus vulné-
rables (jeunes professionnels débutant dans le secteur) et les actions sont
ajustées en conséquence, afin de soutenir chaque type de population de
manière sécurisée et équitable.
S1-1 – Politiques et actions liées aux effectifs
de l'entreprise
Le groupe est organisé en entités par type de services, chacune dotée
de dirigeants associés. Les procédures Ressources humaines (Rh) varient
selon le type de service, notamment celui, fondamental, du sourcing et
du recrutement. En fonction de leur besoins spécifiques et des contextes
locaux, les dirigeants associés décident de ces processus avec leur
Directeur ou Responsable Rh. De plus, les entités s'alignent sur quelques
grands principes de NEURONES en matière de durabilité et de responsa-
bilité sociale.
Les entités hors de France sont des sous-filiales. Leur fonction Rh est
en contact régulier avec la Drh France de la filiale du groupe dont elles
dépendent.
NEURONES et ses filiales s'engagent à respecter la Déclaration de l'OIT
sur les principes et droits fondamentaux au travail couvrant les sujets
suivants : âge minimum d'accès à l'emploi, interdiction du travail forcé,
pratiques disciplinaires abusives, non-discrimination, liberté d'associa-
tion et droit de négociation collective, durée du travail, rémunération,
santé et sécurité. Ces principes sont intégrés dans les procédures de
recrutement et de gestion des ressources humaines des différentes
filiales.
Les différentes entités ont mis en place des politiques pour gérer les
impacts matériels, les risques et les opportunités (IRO) liés à leurs effec-
tifs. Cependant, à ce jour, concernant les droits de l'Homme, il n'existe pas
de politique formalisée unifiée au niveau du groupe.
Chaque société s'engage à respecter les droits humains conformément
aux principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux
droits de l'Homme, de la Déclaration de l'OIT sur les principes et droits
fondamentaux au travail, ainsi que des lignes directrices de l'OCDE à l'in-
tention des entreprises multinationales. Leurs engagements couvrent le
respect des droits humains et les droits des effectifs, l'engagement auprès
des collaborateurs et les mesures de réparation et de remédiation.
La plupart des filiales s'engagent activement à promouvoir l'égalité des
chances et la diversité au sein de leur personnel à travers des actions
visant à éliminer toute forme de discrimination et à favoriser un environne-
ment de travail inclusif. A titre d'exemple, les principes éthiques de la filiale
dédiée à l'accompagnement des utilisateurs couvrent les motifs d'égalité
des chances et de discrimination liée au genre, au handicap, à la situa-
tion familiale, aux préférences sexuelles, à l'âge, aux opinions politiques
et philosophiques, aux convictions religieuses, à l'activité syndicale, aux
origines ethniques, sociales, culturelles ou nationales. L'entité dédiée aux
infrastructures serveurs dispose, elle, d'une politique spécifique sur la vio-
lence et le harcèlement sexuel. Sa mise en oeuvre comprend des exemples
de comportement sexiste, des explications sur le harcèlement sexuel, ainsi
que les procédures d'alerte et de remédiation.
L'approche générale de dialogue avec les membres du personnel est décrite
au chapitre S1-2. Les plans sont mis en œuvre au travers de procédures
spécifiques visant à prévenir, atténuer et corriger les impacts négatifs sur
les droits de l'Homme, la santé et sécurité au travail, la discrimination et le
harcèlement tels qu'expliqués au chapitre S1-3.
Opérationnellement, les directeurs et directrices de ressources humaines
(Rh) de chaque filiale sont responsables de la mise en œuvre des politiques
sur les droits de l'Homme et des effectifs. La stratégie Rh de NEURONES
incarne les valeurs du groupe et se décline selon les principes suivants :
• chacun les mêmes opportunités de formation et de développement des
compétences,
• égalité des genres et, dans un même pays, la règle "à travail égal, salaire
égal", quels que soient l'origine ou le genre,
• culture du dialogue social et l'écoute des équipes,
• promotion de la diversité au sens large (genre, âge, formation initiale et
parcours professionnel antérieur, handicap, origines sociales et cultu-
relles, nationalités…), comme gage de créativité et d'innovation,
• climat bienveillant afin que chacun se sente valorisé et "inclus",
• équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée et prévention de
l'épuisement au travail ("burn out"),
• vérification du respect des salaires décents et d'une couverture sociale
suffisante dans tous les pays,
• respect des droits humains,
• tolérance zéro pour la discrimination et le harcèlement.
Les politiques adoptées par NEURONES ou par certaines de ses filiales
vis-à-vis des différents aspects sociaux relatifs à ses effectifs sont décrites
dans le tableau ci-dessous. En 2026, il sera étudié la possibilité d'étendre
à l'ensemble du groupe les bonnes pratiques déjà initiées dans certaines
filiales, afin d'assurer une posture commune.
Not named
129
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Liste des politiques traitant des enjeux relatifs aux effectifs de NEURONES :
Aspects sociaux et droits de l'Homme
Politiques
Périmètre
Temps de travail
• Charte sur le droit à la déconnexion
• Entité gestion d'infrastructures
Equilibre entre vie professionnelle et vie privée
• Charte de télétravail
• Entité gestion d'infrastructures
Santé et sécurité
• Politique Santé, hygiène et sécurité
• Entité accompagnement des utilisateurs
(inclus dans la Politique Principes éthiques)
Égalité de genre et égalité de rémunération
pour un travail de valeur égale
• Signature du "Manifeste de reconversion
des femmes dans les métiers du numérique"
(initiative Numeum)
• Cinq entités en 2025
Emploi et inclusion des personnes handicapées
• Signature de la charte "Activateur de Progrès"
• Entité Digital Workplace
Mesures de lutte contre la violence
et le harcèlement sur le lieu de travail
• Charte de bon comportement et anti-harcèlement
• Guide pratique sur le harcèlement sexuel et les
agissements sexistes
• Politique de lutte contre toute discrimination et
harcèlement – Respect des personnes
• Entité gestion d'infrastructures
• Entité gestion d'infrastructures
• Entité accompagnement des utilisateurs
(inclus dans la Politique et Principes éthiques)
Diversité
• Politique d'inclusion
• Charte de la Diversité (signée par dix entités)
• Entité accompagnement des utilisateurs
Tunisie (inclus dans la Politique qualité)
S1-2 – Processus d'interaction concernant
les impacts avec les effectifs de l'entreprise
et leurs représentants
Les filiales de NEURONES prennent en compte les attentes de leurs salariés,
aussi bien dans le cadre du dialogue avec les Institutions Représentatives
du Personnel, que via des enquêtes de satisfaction. Ces remontées d'infor-
mations orientent directement les décisions et les actions pour gérer les
impacts réels et potentiels.
Dialogue social
En France, le dialogue avec les Institutions Représentatives du Personnel
(membres des CSE, Délégués du Personnel, Délégués Syndicaux, membres
du Comité de groupe) est régulier, avec des réunions avec le CSE au mini-
mum mensuelles. Les accords collectifs peuvent être nombreux, du fait de
la structure décentralisée du groupe en filiales métiers. Leur efficacité est
évaluée à l'aune des conventions conclues. Pour les deux entités les plus
importantes (65 % des effectifs), ils ont notamment permis d'établir diffé-
rents protocoles sur le travail de nuit et les astreintes, le télétravail, les 35
heures, la participation et le plan d'épargne entreprise (PEE). Des réflexions
sont en cours concernant d'éventuels avenants aux accords de télétravail
existants et sur la mise en place du forfait mobilité durable (FMD). De plus,
les entités organisent chaque année le processus de Négociation Annuelle
Obligatoire (NAO). Les Drh des filiales assurent l'organisation et le suivi de
ces instances de dialogue.
En Tunisie, une commission consultative paritaire a été créée dès 2009
(cinq représentants de la société et cinq représentants élus des salariés).
En Roumanie, un représentant du personnel a été nommé à partir de 2013.
Depuis plusieurs années, l'entité d'accompagnement des utilisateurs a mis
en place des accords d'entreprise complémentaires, notamment concer-
nant le handicap. Par ailleurs, les salariés qui pratiquent le don du sang
bénéficient de deux demi-journées par an d'absence rémunérée. Deux
jours supplémentaires de congés pour enfants malades sont prévus pour
les parents d'un enfant handicapé. Le droit à la déconnexion a été précisé.
Ont été instaurés également : une prime carburant en région, la subvention
du ticket restaurant, la hausse du budget des activités sociales et cultu-
relles du Comité d'Entreprise et le lancement de l'expérimentation de la
semaine des quatre jours.
Enquêtes de satisfaction
En 2025, les enquêtes de satisfaction ont concerné 46 % des salariés de
NEURONES. Par leur anonymat, ces questionnaires servent à identifier
d'éventuels incidents ou situations sensibles (par exemple liés à la discri-
mination ou à la violence) et à connaître l'existence de salariés margina-
lisés et/ou susceptibles d'être particulièrement vulnérables aux impacts
négatifs. Les résultats sont examinés en comité de direction et donnent
lieu à des plans d'action. L'efficacité de ces enquêtes est évaluée en fonc-
tion des mesures prises et de l'évolution des réponses dans le temps.
Enquêtes de satisfaction auprès des salariés
2025
% effectif groupe concerné
46 %
S1-3 – Procédures de réparation des impacts négatifs
et canaux permettant aux effectifs de l'entreprise
de faire part de leurs préoccupations
Les deux filiales les plus importantes disposent d'une plateforme numé-
rique de traitement des signalements (anonymes ou non), questions et
plaintes portant sur la discrimination, le harcèlement moral ou sexuel, les
droits des salariés et les droits humains. Une procédure de signalement
est également intégrée et communiquée aux salariés dans le guide pra-
tique harcèlement moral ou sexuel et agissements sexistes.
L'ensemble des filiales offre des canaux Rh (adresse internet, contact Rh,
contact IRP) pour signaler directement et à tout moment toute préoccu-
pation, alerte ou situation de discrimination ou harcèlement. Les alertes
discrimination ou harcèlement sont traitées par la Drh et la Direction géné-
rale de la filiale.
Ces canaux sont communiqués tous les mois aux nouveaux arrivés dans
le groupe et disponibles sur l'intranet des filiales. Les coordonnées des
défenseurs de droits sont également affichées dans les locaux, en complé-
ment de la communication régulière sur les canaux d'alerte.
Ce dispositif est comparable à celui utilisé pour les questions et alertes
concernant à l'éthique des affaires (Sapin II). Les adresses mails peuvent
avoir tendance à se multiplier. Il faudra sans doute un jour mettre en place
une application commune pour les différents types de remontées d'alerte
dans le groupe et leur bon traitement. A terme, pour ne pas multiplier
les adresses mails, une application permettant de centraliser les diffé-
rents types d'alertes pourra être envisagée, mais l'investissement parait
aujourd'hui disproportionné au regard du volume concerné et de la taille
du groupe.
Les personnes qui utilisent ces dispositifs de signalement bénéficient de la
protection accordée aux lanceurs d'alerte (voir paragraphes G1-1 et G1-3,
ci-après pages 137 et 138).
Not named
6
RAPPORT DE DURABILITÉ
130
Aussi loin que vous voudrez...®
S1-4 – Actions concernant les impacts importants
sur les effectifs de l'entreprise
Sur la base des enjeux identifiés par l'analyse de double matérialité et
des processus d'interaction définis au S1-2, les directions générales des
entités définissent et déploient des actions pour atténuer ou prévenir
les impacts réels ou potentiels. Les ressources sont allouées action par
action et des indicateurs de suivi sont définis pour mesurer l'efficacité des
mesures déployées (voir S1-6 à S1-17 ci-après). Les résultats sont revus
régulièrement au niveau de chaque entité selon des procédures qui varient
en fonction de leur taille. La structure décentralisée du groupe rend com-
plexe l'extension des bonnes pratiques à l'ensemble des périmètres.
Fidélisation des talents
Attirer et retenir les talents est un enjeu central. NEURONES investit dans
le développement de relations avec un large réseau, pour renforcer sa
notoriété et devenir un employeur de référence. Dans ce cadre, le déve-
loppement des relations avec un ensemble d'écoles et universités est au
cœur de sa stratégie :
• accompagnement d'étudiants et jeunes diplômés (colloques, forums,
simulations d'entretien d'embauche, ateliers CV, sponsoring…),
• détection et intégration de stagiaires, apprentis et jeunes diplômés.
En France, les écoles privilégiées sont principalement : Centrale Lille, Ece,
Efrei, Em Strasbourg, Ensiee, Epita, Esg Management School, Esiea, Esiee,
Esigetel, Esilv, Ingesup, InTechInfo, Isep, Itic, Mines d'Alès, Mines de Paris,
Supinfo, Telecom Paritech et Utc Compiègne.
Les actions de fidélisation et d'attractivité menées localement incluent :
• réduction des niveaux hiérarchiques, pour favoriser initiatives et respon-
sabilisation,
• développement
de la présence sur les réseaux sociaux (Linkedin,
Instagram, X, Facebook, Glassdoor…) et blogs (hausse du commu-
nity management), des marques employeurs (films "Welcome to the
Jungle"…),
• organisation d'évènements collaborateurs : aꢁerworks, sorties en mer
sur trimaran Multi 50, concours de pronostics…,
• réponse au "besoin de sens" des jeunes diplômés : exigences environne-
mentales plus élevées, mécénat de compétences…
Les hommes et femmes clés sont : les membres des comités de direction
de la maison-mère et des filiales et aussi les meilleurs talents commer-
ciaux, les leaders techniques et les responsables de contrats expérimen-
tés. La gestion décentralisée, l'intéressement au capital et la participation
aux programmes d'actions gratuites font partie des mesures mises en
place pour atténuer le risque de départ des cadres les plus importants
(voir chapitre 2.1. "principaux risques, mesures de contrôle et de maîtrise",
ci-avant page 61).
Une société du groupe a obtenu à sept reprises le label "Great Place to
Work" ("une entreprise où il fait bon travailler est un lieu où vous faites
Pays
Salaire de référence
France
Salaire Minimum de Croissance ('SMIC'), tel que stipulé dans l'article L3231-2 du Code de travail
Allemagne, Italie, Belgique, Suisse
Salaire minimum fixé par la législation
Roumanie
Salaire minimum fixé par les négociations collectives
Tunisie
Conventions négociées annuellement par les syndicats UTICA (patronal) et UGTT (salariés)
et qui concernent, sans distinction, l'ensemble des secteurs d'activité
Singapour
Base de données du Wage Indicator Foundation pour Singapour
Inde
Base de données du Wage Indicator Foundation pour Bangalore
confiance à vos dirigeants, vous êtes fier de votre travail et vous appréciez
vos collègues" - Robert Levering, cofondateur de "Great Place to Work").
Elle a également figuré au palmarès "Best Workplaces for Women".
Protection sociale
Tous les salariés bénéficient d'une protection sociale, dans le cadre de
programmes publics ou de prestations proposées par l'entreprise, cou-
vrant les pertes de revenus engendrées par la maladie, le chômage, les
accidents du travail, les congés parentaux et le départ à la retraite. Dans
les pays où la protection sociale publique est jugée insuffisante (Tunisie,
Roumanie, Singapour et Inde), NEURONES finance une assurance complé-
mentaire pour ses salariés.
Temps de travail
Le temps hebdomadaire légal de travail est respecté dans tous les pays
dans lesquels le groupe est présent. La quasi-totalité des salariés sont à
temps plein. La moitié des temps partiels travaillent à 80 % (ou plus) d'un
temps plein. Ainsi, seuls 1,3 % des collaborateurs ont un temps de travail
inférieur à 80 % d'un temps plein. En France, les salariés dépendent de la
convention collective Syntec (à l'exception de l'entité formation) et béné-
ficient de jours de RTT variant selon la filiale qui les emploie et leur statut
(non cadres et Etam, cadres en réalisation de mission, cadres au forfait).
Les employés bénéficient de demi-journées de récupération des heures
supplémentaires effectuées et décomptées sur les comptes rendus d'ac-
tivité (CRA) validés. Pour les deux entités les plus importantes (65 % des
effectifs), les accords suivants sont en vigueur : 35 heures, travail de nuit
et astreintes et télétravail.
Salaires décents
Tous les salariés perçoivent une rémunération décente, conformément aux
indices de référence applicables. NEURONES vérifie pays par pays que le
montant des salaires de base, majoré de tout complément fixe garanti, est
au-dessus des indices de référence suivants :
• en France, respect du Salaire Minimum de Croissance ("SMIC"), tel que
stipulé dans l'article L3231-2 du Code de travail, dont le montant est
révisé annuellement par décret ;
• dans les autres pays de l'Espace Economique Européen (EEE), le salaire
minimum est fixé par la législation ou par les négociations collectives. En
l'absence de salaire minimum établi par la législation ou par les négocia-
tions collectives, le salaire de référence est considéré être égal à 60 %
du salaire médian du pays et 50 % du salaire moyen brut ;
• dans les pays en dehors de l'EEE, le salaire de référence est celui déter-
miné : (i) par des normes officielles ou conventions collectives en premier
lieu, puis, (ii) à défaut, le salaire minimum national ou infranational établi
par la législation ou la négociation collective, et (iii) enfin, en l'absence
de ces deux critères, celui issu de la base de données du Wage Indicator
Foundation qui remplit les conditions fixées par IDH Sustainable Trade
("Roadmap on Living Wages, A Platform to Secure Living Wages in Supply
Chains").
Not named
131
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Dialogue social et négociation collective
NEURONES favorise la culture du dialogue social et l'écoute des équipes,
en passant par l'information et la consultation régulières des représen-
tants des effectifs sur les questions liées à l'emploi.
En France, les salariés dépendent de la convention collective Syntec (sauf
l'activité formation). Le dialogue avec les Institutions Représentatives du
Personnel (IRP) est régulier. Ces IRP sont les membres de CSE, les Délégués
du Personnel, les Délégués Syndicaux ainsi que les membres du Comité de
groupe. Les accords collectifs sont nombreux, du fait de la structure décentra-
lisée en filiales métiers. Des réflexions sont en cours concernant d'éventuels
avenants aux protocoles de télétravail existants, ainsi que la mise en place du
forfait mobilité durable (FMD). Bien que ce soit déjà mis en œuvre dans cer-
taines filiales, NEURONES souhaite systématiser les enquêtes annuelles pour
toutes ses entités pour privilégier un dialogue plus direct avec ses employés.
En France, les entités ayant la taille requise organisent chaque année le
processus de Négociation Annuelle Obligatoire (NAO).
En Tunisie, dès 2009, une commission consultative a été créée. Elle est pari-
taire et comprend cinq représentants de la société et cinq représentants
élus des salariés. En Roumanie, un représentant du personnel a été nommé
dès 2013. À Singapour (28 salariés fin 2024), il n'y a pas de structure de
représentation (pas de cadre légal). Pour assurer néanmoins un espace de
dialogue, des enquêtes de satisfaction sont organisées tous les six mois.
Équilibre entre vie professionnelle et vie privée
Garantir un équilibre harmonieux entre vie professionnelle et vie privée favorise
des temps de ressourcement essentiels, contribue à la réduction du stress lié
au travail et renforce à la fois la productivité et la fidélisation des collaborateurs.
Certaines entités ont opté pour des espaces de coworking pour offrir plus de
flexibilité. Fin 2025, 28 sites sont ainsi loués pour environ 1 550 m2 de bureaux
(hors surfaces communes). D'autres ont déménagé leurs bureaux dans des
lieux plus accessibles et mieux équipés (salle de sport, conciergerie…).
En 2025, le télétravail est estimé en moyenne à 1,70 jour par semaine
(34 % du temps de travail hebdomadaire). Il se pratique de manière variable
selon les fonctions, les métiers et les contraintes des clients (pour l'inté-
gralité des salariés en assistance technique, et souvent pour les forfaits,
la décision est prise par le client). Les réflexions se poursuivent sur les
nouvelles organisations du travail. A ce jour, les accords et les chartes de
télétravail n'ont pas fait l'objet d'avenants, à l'exception d'une signature
dans le cabinet de Conseil du groupe. Depuis plusieurs années, l'entité
d'accompagnement des utilisateurs a mis en place des accords spéci-
fiques complémentaires comme le droit à la déconnexion et expérimente
la semaine de quatre jours.
Le congé maternité rémunéré est garanti dans toutes les filiales, avec une
durée variable selon les pays. Le congé paternité est accordé en fonction
de la législation du pays ou d'initiatives volontaires prises par les directions
locales : à Singapour par exemple, à la suite d'une enquête de satisfaction
un congé paternité a été instauré pour les salariés non Singapouriens, une
mesure non prévue par la législation locale en vigueur.
Santé et sécurité au travail
En France, les CSE des entités concernées se réunissent selon la périodicité
prévue par la Loi. Ils cartographient les risques professionnels et prennent
des mesures préventives (information, signalisation, exercices) en coor-
dination avec la médecine du travail. L'ensemble est documenté dans le
DUERP (Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels). Des
ateliers de sensibilisation à l'ergonomie du poste de travail sont organi-
sés régulièrement avec des mesures d'adaptation des postes de travail
(mobilier, doubles écrans, claviers…). Pour certains sites clients en général
industriels, des plans de prévention (PDP) sont co-signés.
Des campagnes de prévention du "burn-out" ont été menées, accompa-
gnées de prévention des risques psycho-sociaux : formation du mana-
gement intermédiaire et renforcement des procédures pour les effectifs
isolés. Dans les activités tertiaires, le risque majeur reste l'accident de
la route (notamment en deux roues) avec les véhicules personnels ou de
société (trajets domicile - lieu de travail, déplacements professionnels).
Pour favoriser le confort et le bien-être, certains sites ont été rénovés :
"lounges", salles de repos, espaces d'accueil modernisés…
Pour combattre la sédentarité et encourager le sport, NEURONES participe
également à des évènements sportifs : tournoi annuel interne de futsal,
course à pied féminine "la Parisienne", équipe de football en "business
league" (ligue dédiée aux entreprises, division Conseil et Entreprises de
Services du Numérique).
Égalité de genre et égalité de rémunération
Les femmes, bien que peu présentes dans les cursus informatiques des
écoles d'ingénieurs, représentent 24,7 % des salariés en France et 29,2 %
dans le monde (elles sont majoritaires en Roumanie et Tunisie). Dans le
cadre de la loi sur l'égalité réelle femmes-hommes, les entités françaises
(de plus de 50 salariés) publient, avant le 31 mars de chaque année, leur
index d'égalité femmes / hommes (valeur maximale de 100, avec la néces-
sité de mettre en place un plan d'actions pluriannuel en dessous d'un
indice de 75 durant trois années de suite).
NEURONES effectue une revue annuelle, composante par composante,
pour améliorer les scores. Les indicateurs suivis sont : le taux de féminisa-
tion global et aussi celui des cadres dirigeants.
Dès 2023, trois entités ont signé le "manifeste de reconversion des
femmes dans les métiers du numérique" (initiative Numeum).
Formation et développement des compétences
La formation est un levier essentiel de fidélisation. Chaque filiale gère ses
plans de formation, principalement axés sur le perfectionnement technique,
mais concernant également le management ou les langues étrangères. Le
groupe bénéficie d'un atout avec sa filiale spécialisée, un des principaux
acteurs de la formation informatique en France et habilité par les plus grands
éditeurs pour faire passer des certifications qualifiantes. Elle réalise une part
significative des actions de formation technique du groupe, y compris pour
des cursus longs pour former de futurs collaborateurs. Chaque année, une
revue interne est menée sur les plans de formation.
L'entretien annuel constitue un moment privilégié d'échange pour évaluer les
performances et identifier les besoins en développement des compétences.
Emploi et inclusion des personnes handicapées
NEURONES veille à appliquer une politique d'inclusion à l'emploi des per-
sonnes en situation de handicap (France) et s'efforce donc d'être plus
"handi-accueillant". La part de personnes en situation d'handicap est en
forte progression depuis deux ans (voir S1-12 personnes en situation de
handicap), principalement grâce à l'entité d'accompagnement des utilisa-
teurs. Les locaux sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.
En accord avec les clients concernés, des GME (Groupements Momentanés
d'Entreprises), associant NEURONES et des partenaires du secteur du tra-
vail protégé et adapté (Atimic, Arcesi, ATF Gaïa, iNET System…), ont été mis
en place pour des contrats de services managés récurrents, ayant permis
en 2025 de faire appel à une dizaine de salariés d'Entreprises Adaptées.
En France, deux entités du groupe ont participé au DuoDay, une journée natio-
nale consistant à accueillir des personnes en situation de handicap, pour for-
mer un duo avec chacun des professionnels des entreprises volontaires.
Enfin, depuis plusieurs années, l'entité d'accompagnement des utilisateurs a
mis en place des accords spécifiques complémentaires, notamment un accord
handicap. Par ailleurs, deux jours supplémentaires de congés pour enfants
malades sont prévus pour les salariés parents d'un enfant handicapé.
Lutte contre la violence et le harcèlement
NEURONES applique une politique de tolérance zéro pour toute forme de
discrimination et de harcèlement (moral ou sexuel). Plusieurs filiales, dont
les deux plus importantes, ont nommé un référent dédié. L'entité infrastruc-
tures serveurs a publié un guide pratique sur le harcèlement sexuel et les
Not named
6
RAPPORT DE DURABILITÉ
132
Aussi loin que vous voudrez...®
agissements sexistes. Ce document contient notamment la procédure de
signalement. NEURONES souhaite aller plus loin en améliorant la consolida-
tion des différents dossiers de plaintes, en généralisant, à toutes les entités,
les procédures de traitement et en formant l'encadrement à la prévention.
En Inde, où les violences envers les femmes sont plus fréquentes, des agents
de sécurité ont été engagés pour accompagner les salariées travaillant en
soirée jusqu'à leur véhicule. Pour celles qui ne disposent pas de moyen de
transport individuel, un service de chauffeur est assuré jusqu'au domicile.
Diversité et inclusion, sensibilisation des salariés aux enjeux
de la diversité
Compte tenu de l'organisation décentralisée du groupe, les dispositions
concernant la diversité, l'équité et les enjeux en la matière se situent au
niveau des filiales.
NEURONES promeut la diversité au sens le plus large (genre, âge, formation
initiale et parcours professionnel antérieur, handicap, origines sociales et
culturelles, nationalités…), comme vecteur de créativité et d'innovation. Dix
entités du groupe ont signé la Charte de la Diversité. Le groupe s'attache éga-
lement à instaurer un climat bienveillant afin que chacun se sente valorisé et
"inclus". Des formations en faveur de la diversité sont également dispensées.
Personnes en reconversion professionnelle :
Plusieurs entités organisent des formations ouvertes à des personnes
souhaitant se reconvertir dans le numérique (notamment dispositif de la
Préparation Opérationnelle à l'Emploi Individuelle – POEI - ou Collective -
POEC), ce qui permet d'insérer des profils aux formations initiales et par-
cours professionnels variés.
Personnes éloignées de l'emploi :
L'entité dédiée à l'accompagnement des utilisateurs a intégré dans ses pro-
cédures de recrutement la méthode Saphir, visant à garantir l'égalité des
chances pour tous les candidats. Sa mise en œuvre contribue à lutter contre
les discriminations et à insérer plus de personnes éloignées de l'emploi.
S1-5 – Objectifs liés à la gestion des impacts,
risques et opportunités
La définition des objectifs s'appuie sur l'analyse des enjeux sociaux maté-
riels, sur les indicateurs internes ainsi que sur les obligations réglemen-
taires applicables en collaboration avec les experts métiers. Lorsque cela
est pertinent, NEURONES associe les instances représentatives du per-
sonnel à ce processus. Le suivi des performances par rapport aux objec-
tifs définis est réalisé au moyen d'indicateurs qui font l'objet d'un examen
périodique. Ce suivi permet d'évaluer l'efficacité des actions mises en
œuvre et d'ajuster politiques et mesures en conséquence.
Les objectifs suivants, concernant les effectifs propres de NEURONES ont
été établis :
Objectifs
2030
% salariées femmes
35 %
% femmes dans le senior management
30 %
Ecart de rémunération F/H France
+/- 1 %
Écart de rémunération F/H à l'international
Mesuré
% indépendants
< 10 %
% seniors
15 %
% effectif en situation de handicap
3 %
% heures de formation / personne
12 heures
% de salariés représentés par des représentants
officiellement élus (entreprises de 10 salariés ou plus)
100 %
Taux de fréquence des accidents de travail
2,5
% salariés formés à l'ergonomie des postes (entreprises
avec CSE ou équivalent)
100 %
S1-6 – Caractéristiques des salariés de l'entreprise
Les données sociales ci-après sont calculées sur le périmètre total du
groupe, sauf s'il est précisé qu'il s'agit d'un périmètre plus réduit ("France"
81 % : des effectifs ou "Cegedim + Silae" : 75 % des effectifs).
La répartition par pays et par genre des effectifs salariés fin 2025 est la
suivante :
Effectifs par genre
et par pays (fin 2025)
Nombre Hommes
de salariés
Femmes
%
Femmes
France
5 800
4 366
1 434
24,7 %
Tunisie
566
252
314
55,5 %
Roumanie
470
174
296
63 %
Italie
157
142
15
9,6 %
Autres (Belgique, Inde,
Singapour, Allemagne,
Suisse, Luxembourg,
Liban, Hong- Kong,
États-Unis)
215
172
43
20 %
Total fin 2025
7 208
5 106
2 102
29,2 %
Moyenne 2025
7 212
En France et dans la majorité des pays d'implantation du groupe, il n'est
pas possible de s'enregistrer légalement selon un troisième sexe neutre
ou selon une autre désignation non binaire. Ainsi, les catégories de genre
"autre" et "non-déclaré" ne sont pas utilisées.
93,9 % des contrats sont permanents (94,6 % en France), le solde étant
constitué de contrats temporaires (dont contrats de professionnalisation
et d'apprentissage). Les taux de contrats permanents pour les femmes et
pour les hommes sont proches :
Effectifs permanents (fin 2025)
Femmes Hommes
Total
Nombre de salariés
2 102
5 106
7 208
dont permanents
1 954
4 816
6 770
dont temporaires
148
290
438
dont salariés avec nombre d'heures
non garanti
0
0
0
% de salariés permanents
93 %
94,3 %
93,9 %
Les effectifs à temps partiel sont comptés pour une personne. 3 % des
effectifs sont à temps partiel (1,5 % en France, dont plus de la moitié à
80 % de leur temps ou plus). La répartition des temps partiels par genre
est la suivante :
Effectifs à temps partiel (fin 2025)
Femmes Hommes
Total
Nombre de salariés
2 102
5 106
7 208
dont temps plein
2 003
4 986
6 989
dont temps partiel
99
120
219
% de salariés à temps partiel
4,7 %
2,4 %
3 %
La répartition géographique des effectifs est la suivante : Ile-de-France
52 %, régions 29 % et international 19 %.
Not named
133
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Le "taux de rotation" CSRD (démissions, ruptures conventionnelles, licen-
2023
ciements, départs à la retraite, décès en cours d'emploi/effectif moyen)
est plus élevé (de 4 à 7 %) que le "taux de turnover" (démissions/effectif
moyen) utilisé en interne :
2021
2022
2023
2024
2025
Démissions
913
1 126
1 123
970
910
Ruptures conventionnelles
77
97
113
144
204
Licenciements
172
177
149
174
266
Départs à la retraite, décès
12
14
5
24
22
Effectif moyen
5 722
6 088
6 609
6 934
7 212
Taux de rotation (CSRD)
20,5 %
23,2 %
21,3 %
18,9 %
19,4 %
Taux de turn over (interne)
16 %
18,5 %
17 %
14 %
12,6 %
Écart
4,4 %
4,5 %
4 %
4,9 %
6,8 %
S1-7 – Les effectifs externes non-salariés
au sein du groupe
Évalués en nombre moyen d'ETP (Équivalent Temps Plein) pendant l'année,
2021
2022
2023
2024
2025
les effectifs externes non-salariés sont les suivants :
Effectifs moyens
2024
2025
Effectifs externes non salariés :
Indépendants (ou freelances)
1 200
1 288
Sous-traitants salariés de confrères ou de sociétés
d'intérim (travaillant sur des missions client du groupe)
970
1 139
Intérimaires travaillant pour les fonctions internes
10
du groupe
2
Nombre de salariés
6 934
7 212
EFFECTIF TOTAL (SALARIÉS + EXTERNES)
9 114
9 641
% externes
23,9 %
25,2 %
Les indépendants sont liés à l'entité avec laquelle ils contractent. Ils
peuvent être intégrés à des projets au forfait ou des projets en assistance
technique groupée (ATG) ou unitaire (ATU).
Le lien contractuel avec un confrère ou une société d'intérim peut être de
deux types :
• sous-traitance en assistance technique unitaire. Le comptage des jours
de prestation, donc la détermination des équivalents temps plein (ETP),
est facile à effectuer ;
• sous-traitance d'un bloc de prestations dans le cadre d'un contrat du
groupe avec engagement de résultats. Dans ce cas, le confrère s'engage
à assurer les niveaux de services contractuels de son bloc de presta-
tions et à assumer les éventuelles pénalités liées. Cette sous-traitance
par bloc n'est pas comptée dans les effectifs externes non salariés.
S1-8 – Métriques de dialogue social
(publié sur une base volontaire)
L'ensemble des salariés en France, représentant 81 % des effectifs du
groupe NEURONES, sont couverts par une négociation collective, et 85 % par
des représentants du personnel officiellement élu (CSE). Les autres pays
d'implantation représentent chacun moins de 10 % des salariés du groupe
et ne sont donc pas couverts par ces indicateurs.
2024
2025
% de salariés couverts par
une convention collective
100 %
100 %
100 %
% de salariés représentés par des
représentants officiellement élus
(CSE ou équivalent)
85 %
85 %
85 %
% de sites pour lesquels une évaluation
des risques pour la santé et la
85 %
sécurité des salariés a été effectuée
(DUERP ou équivalent)
85 %
85 %
En France, les entités sans CSE sont celles trop petites (<10 salariés) ou
celles ayant connu une carence de candidats lors de l'organisation de
l'élection.
S1-9 – Métriques de diversité
Nationalités (publié sur une base volontaire)
Dans les effectifs en France, la part des salariés étrangers est en crois-
sance régulière :
Part des étrangers
10,5 %
11,8 %
13 %
15 %
16 %
Nationalités (y compris
française) représentées
65
64
69
74
70
Périmètre "Cegedim + Silae".
Seniors
En France, des accords d'entreprise et plans d'action seniors ont été
mis en place fin 2009. Fin 2025, dans l'ensemble du groupe, la part des
"50 ans et plus", après avoir progressé régulièrement, représente désor-
mais 14,5 % de l'effectif.
Fin 2025, l'âge moyen des salariés s'établit à 36,9 ans avec la répartition
suivante :
Répartition par tranche
d'âge
2021
2022
2023
2024
2025
Moins de 25 ans
9,5 %
9,5 %
9 %
9,5 %
7,5 %
De 25 à 29 ans
21 %
23 %
22,5 %
22,5 %
22 %
De 30 à 34 ans
19,5 %
18,5 %
18,5 %
18,5 %
20 %
De 35 à 39 ans
15,5 %
15 %
15 %
14,5 %
15 %
De 40 à 44 ans
13,5 %
13 %
12 %
11 %
11 %
De 45 à 49 ans
10 %
9 %
10 %
10 %
10 %
50 ans et plus
11 %
12 %
13 %
14 %
14,5 %
Total
100 %
100 %
100 %
100 %
100 %
AGE MOYEN
36,1
36
36,3
36,4
36,9
Taux de féminisation du senior management
Le taux de féminisation du senior management est de 18,5 % (19 femmes
parmi les 103 dirigeants et managers de niveau n-1 et n-2 par rapport à la
Direction générale du groupe).
S1-11 – Protection sociale
(publié sur une base volontaire)
L'intégralité des salariés du groupe est couverte par une protection sociale
contre les pertes de revenus dues à l'un des évènements suivants :
• maladie,
• chômage,
• accident du travail,
Not named
6
RAPPORT DE DURABILITÉ
134
Aussi loin que vous voudrez...®
• congé maternité, paternité et parental (selon la législation dans chaque
pays),
• départ à la retraite.
S1-12 – Personnes en situation de handicap
Le groupe s'efforce d'être plus "handi-accueillant". Fin 2025, il compte
2,7 % de salariés en situation de handicap dans ses effectifs globaux.
En accord avec les clients concernés, des GME (Groupements Momentanés
d'Entreprises) associant NEURONES et des partenaires du secteur du tra-
vail protégé et adapté (Atimic, Arcesi, ATF Gaïa, iNET System…) ont été mis
en place pour des contrats de services managés récurrents. Fin 2024, ils
permettent de faire appel à une dizaine de salariés de ces EA (Entreprises
2021
2022
2023
2024
2025
Adaptées).
2023
2024
2025
% salariés en situation de handicap
2,9 %
3,1 %
2,7 %
S1-13 – Métriques de la formation et du développement
des compétences
Les actions de formation sont décidées par chaque filiale. Elles ont trait
pour l'essentiel au perfectionnement technique mais concernent égale-
ment le management ou les langues étrangères.
Le groupe a l'opportunité d'utiliser son entité spécialisée pour développer les
compétences. Un des principaux acteurs en France, et habilité par les plus
grands éditeurs pour faire passer des certifications qualifiantes, ce centre
réalise une part significative des actions de formation technique du groupe,
y compris pour former de futurs collaborateurs durant des cursus longs.
Formation
2021
2022
2023
2024
2025
Nombre de jours x stagiaires
8 000
8 900
9 100
9 900
11 800
Heures de formation
56 000
62 300
63 700
69 300
82 600
Effectif interne moyen
5 722
6 088
6 609
6 934
7 212
Heures / effectif moyen
9,8
10,2
9,6
10
11,5
% salariés ayant participé
à une formation
2 650
2 950
3 000
3 300
3 900
Sessions éligibles au titre de la formation professionnelle continue en France et actions de même
nature réalisées à l'international. En excluant les apprentissages en ligne et sessions sur le poste de
travail (fondamentaux métier ou liées à un contexte client).
Les heures de formation par genre ne sont pas disponibles.
Concernant le développement des compétences, le pourcentage de sala-
riés ayant participé à des évaluations annuelles de leurs performances et
du développement de leur carrière est le suivant :
Entretiens annuels
2025
% de salariés ayant un entretien annuel
ensemble du groupe
90,2 %
S1-14 – Métriques de santé et de sécurité au travail
(publié sur une base volontaire)
Taux d'absentéisme*
5,8 %
6,1 %
6,2 %
6,7 %
6,3 %
Nombre d'accidents
du travail avec arrêt
(1 jour ou plus)
29
55
26
26
30
Nombres de jours d'arrêt
pendant l'année
906
1 162
1 229
993
1 997
Taux de fréquence des
accidents du travail (nombre
d'accidents du travail avec
arrêt par million d'heures
travaillées)
4,2
7,5
3,4
3,3
3,7
Taux de gravité des accidents
du travail (nombre de
journées indemnisées par
millier d'heures travaillées)
0,13
0,16
0,16
0,13
0,24
* Nombre de jours d'absence (maladie, congés pathologiques, accidents du travail et de trajet,
congés enfants malades, déménagements et événements familiaux, congés maternité et pater-
nité, absences non rémunérées et administratives) rapporté au nombre théorique de jours de
travail. L'ensemble des données de ce tableau correspond au périmètre "Cegedim + Silae".
S1-15 – Métriques d'équilibre entre vie professionnelle
et vie privée
Tous les salariés ont droit à des congés familiaux (maternité, paternité, paren-
tal, congé d'aidant), au moins à des congés maternité rémunérés, découlant
des lois et conventions collectives de chaque pays ou de la politique sociale
de la filiale du groupe. En France, les salariés ont droit à l'ensemble des
congés familiaux prévus par la Loi et les conventions collectives.
Les données 2025, ventilées par genre, figurent sur le tableau qui suit :
Congés familiaux 2025
Jours
Nombre
% effectif
ouvrés de salariés
Nombre
de femmes
% effectif
féminin d'hommes
Nombre
% effectif
masculin
Congés maternité*
2 477
41
0,8 %
41
3,1 %
-
-
Congés paternité
2 689
299
5,5 %
1
0,1 %
298
7,2 %
Congés évènements familiaux
1 953
715
13,1 %
167
12,8 %
548
13,2 %
Congés enfants malades
322
218
4 %
54
4,1 %
164
4 %
Congés parentaux
3 271
33
0,6 %
29
2,2 %
4
0,1 %
Congés d'aidants
0
0
* Hors congés pathologiques pré et postnataux.
Périmètre : "Cegedim + Silae" (en France, 5 441 salariés en moyenne en 2025, 1 303 femmes et 4 138 hommes).
Not named
135
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
S1-16 – Métriques de rémunération
2021
Rémunérations (publié sur une base volontaire)
2 575
En 2025, le total des rémunérations brutes, en progression de 4,6 %,
s'élève à 303,2 M€ (290 M€ en 2024). Ce montant inclut les salaires fixes
et variables, les provisions pour congés payés et jours de RTT et 0,3 M€
de Primes de Partage de la Valeur. Il n'inclut pas les charges sociales
patronales, ni la participation légale, l'intéressement, la participation
employeur aux repas et aux cartes de transport, la médecine du travail,
les versements aux comités d'entreprises ni, bien entendu, les honoraires
réglés aux sous-traitants. Enfin, les aides à l'embauche reçues (concernant
principalement l'alternance) sont comptabilisées en diminution du poste
"rémunérations".
2024
À 7 212 personnes (6 934 en 2024), l'effectif moyen est en progression
de 4,9 %.
9
Le salaire brut moyen annuel (ensemble du groupe, y compris Inde, Tunisie,
Roumanie...) s'établit à 42 050 euros (41 800 en 2024).
Écart de rémunérations femmes/hommes
Pour le périmètre France, la rémunération des femmes est inférieure d'en-
viron 1 % à celle des hommes (1,2 % en 2024).
Le groupe s'est basé sur la méthode de calcul utilisée pour l'index égalité
femmes/hommes pour les rémunérations 2025 en France (périmètre de
19 entités de plus de 50 salariés chacune représentant au total 5 071
salariés fin 2025).
Dans chacun des entités, les femmes et les hommes ont été répartis selon
les catégories cadres < 30 ans, de 30 à 40 ans, de 40 à 50 ans, > 50 ans et
non cadres (même tranches d'âge). Pour une catégorie donnée, les salaires
moyens ont été comparés et un écart tiré. Si le nombre de salariés est trop
faible, l'écart pour la catégorie n'est pas retenu.
Puis, les écarts des différentes catégories ont été sommés en les pon-
dérant par les effectifs, aboutissant à un écart global par entité. Enfin,
la somme des écarts des différentes entités, elle aussi pondérée par les
effectifs, aboutit à 1 % pour le périmètre France.
Par cette méthode, les écarts en pourcentage entre des groupes de non-
cadres de moins de 30 ans et des groupes de cadres de plus de 50 ans
ont le même poids.
2023
2024
2025
% écart de rémunération F/H
3,2 %
1,2 %
1 %
Pourcentage positif = hommes mieux rémunérés en moyenne.
Ratio de rémunération annuelle du plus haut salaire par rapport
à la rémunération annuelle médiane de l'ensemble des salariés
La rémunération médiane annuelle est de 39 500 euros (ensemble du
groupe). Ce ratio est de 8,8 (346 400/39 500).
2023
2024
2025
Plus haut salaire/
10,8
rémunération annuelle médiane
9,7
8,8
Fidélisation des hommes et femmes clés
(publié sur une base volontaire)
Depuis 1999, six plans de stock-options et huit programmes d'actions
gratuites NEURONES ont été mis en œuvre, au bénéfice de dirigeants et
cadres clés. Depuis 2015, quatorze filiales ont lancé des plans d'actions
gratuites portant sur leurs propres titres. Fin 2025, 285 salariés ou man-
dataires sociaux (4 % des effectifs) sont actionnaires soit de leur filiale, soit
de NEURONES, soit de l'une et l'autre.
La charge liée aux plans d'actions gratuites dans les comptes consolidés
est la suivante (en milliers d'euros) :
2022
2023
2024
2025
4 149
5 601
6 175
6 550
Plans NEURONES et filiales. Y compris forfait social de 20 % sur les plans d'actions gratuites (30 %
à partir de 2025).
Cet indicateur, découlant d'une politique d'association au capital spéci-
fique, est suivi par le groupe mais n'est pas demandé par la norme CSRD.
S1-17 – Cas, plaintes et impacts graves en matière
de droits de l'Homme
2025
Dossiers ouverts sur la période
13
23
dont finalement non avérés
20
dont avérés
4
3
Amendes, pénalités, indemnisation de dommages
néant
néant
Cas de burn out signalés sur la période
8
5
Le comptage est effectué à partir de déclaratifs de l'ensemble des direc-
tions des Ressources humaines. A ce jour, le groupe n'a pas vu d'intérêt à
mettre en place une application unique permettant une gestion centralisée
des signalements et plaintes.
Les signalements et plaintes sont déposés par l'intermédiaire de canaux
permettant aux salariés de chaque filiale de faire part de leurs préoccu-
pations. 56 % de l'effectif du groupe dispose dans son entité d'un guide
pratique consacré à la discrimination et au harcèlement.
Les plans de réparation pour les personnes victimes sont mis en œuvre
par la Drh concernée.
Aucun incident grave en matière de droits de l'Homme affectant les effec-
tifs du groupe n'est à déplorer en 2025 comme en 2024. Il est rappelé
que "les incidents graves en matière de droits de l'Homme" incluent les
procédures judiciaires, les plaintes formelles déposées par l'intermédiaire
des mécanismes de réclamation de l'entreprise ou de tiers, les allégations
graves publiées dans des rapports publics ou dans la Presse, lorsque
celles-ci concernent les effectifs de l'entreprise et que cette dernière n'en
conteste pas les circonstances.
EFFECTIFS DE LA CHAÎNE DE VALEUR (S2)
Les effectifs de la chaîne de valeur sont les salariés des sous-traitants du
groupe (confrères et sociétés d'interim, indépendants), ainsi que des four-
nisseurs de produits et services (dont les hébergeurs mettant à disposition
leurs datacenters).
Les premiers représentent environ le quart des effectifs. La pénurie durable
de consultants dans le secteur du Conseil et des Services Numériques et
l'attrait du statut d'indépendant ("freelance") entraînent une hausse régu-
lière de la part de sous-traitance. Cette catégorie est susceptible d'être
impactée par les opérations de NEURONES.
Le groupe reconnaît les défis liés à la rétention des talents dans son sec-
teur et s'efforce d'y remédier en offrant des conditions de travail équili-
brées pour ses consultants externes, favorisant les opportunités de déve-
loppement et un équilibre entre la vie personnelle et professionnelle.
Le groupe n'a pas identifié d'impact lié aux conditions de travail des
effectifs de sa chaîne de valeur, car tous ses fournisseurs sont situés
dans des zones européennes ou dans des pays où la réglementation en
matière de conditions de travail respecte les droits de l'Homme et les
principes des Nations Unies. De même, le travail des enfants et le travail
forcé ne représentent pas un enjeu matériel dans le secteur des Services
Numériques. Enfin, le groupe n'a pas identifié d'impact sur les effectifs
de la chaîne de valeur résultant de la transition vers des activités plus
écologiques.
Not named
6
RAPPORT DE DURABILITÉ
136
Aussi loin que vous voudrez...®
Cependant, les ESN sont confrontées à des défis concernant l'inclusion de
groupes sous-représentés (comme les femmes et les minorités) et peuvent
faire face à des impacts liés à la diversité, l'inclusion, la discrimination et la
violence au travail. NEURONES s'engage à dialoguer avec ses partenaires
et à mettre en place des mesures pour atténuer ces risques, notamment
en renforçant ses initiatives en matière de diversité, d'inclusion et de bien-
être au travail, afin d'assurer des conditions de travail équitables pour tous
les effectifs de sa chaîne de valeur.
Il est précisé que dans le secteur du Conseil et des Services Numériques,
les consultants sous-traitants, en France, ont des prix de revient supérieurs
à ceux des effectifs salariés. L'appel à la sous-traitance ne se fait donc pas
pour augmenter la rentabilité d'une opération mais pour suppléer aux diffi-
cultés de recrutement de certains profils. Ainsi, le risque d'abus de position
dominante avec un freelance est considéré comme relativement faible.
Pour les salariés de confrères ESN et de sociétés d'interim, il convient
de vérifier que ces tiers appliquent des pratiques sociales responsables,
notamment dans les pays disposant d'une main d'œuvre à bas coûts.
S2-1 – Politiques relatives aux effectifs non-salariés
de la chaîne de valeur
La politique du groupe vise à ce que chaque filiale en France documente
100 % de ses sous-traitants (indépendants, ESN et intérim) dans l'applica-
tion Provigis : identité juridique, attestations sociales (Urssaf) et fiscales à
jour, chartes d'achats responsable de Neurones signée électroniquement.
Pour les indépendants, le renseignement de Provigis, une prise de réfé-
rence récente et un contrôle de la e-réputation doivent être réalisées avant
la démarrage effectif de la mission. Une proposition de CDI est quasi-sys-
tématiquement faite à l'indépendant mais rarement acceptée. Pour les
prestations réalisées en France, les indépendants ne peuvent pas facturer
à partir d'une structures juridique basée à l'étranger. La sous-traitance de
rang deux est, sauf rares exceptions, interdite, la plupart du temps par le
client final lui-même.
Dans la Charte d'achats responsables (modèle groupe), l'accent est porté
sur le respect des droits humains pour les effectifs de la chaîne de valeur,
en ligne avec la Déclaration de l'OIT sur les principes et droits fondamen-
taux des effectifs, telles que : les conditions de travail, la non-discrimina-
tion, la santé/sécurité au travail. Cette charte définit une série de critères
à respecter en matière de normes sociales et de droits humains. Elle ne
traite pas spécifiquement de la traite des êtres humains, du travail forcé ni
du travail des enfants, ces problématiques étant rares dans le secteur du
Conseil et des Services Numériques. Néanmoins, elle impose le respect
des principes établis par la Convention de l'Organisation Internationale du
Travail (OIT) qui couvre ces sujets.
Les taux d'utilisation de Provigis et de signature de la charte fait l'objet
d'un suivi régulier (voir G1-2).
Au-delà de l'achat de biens et de services, l'objectif poursuivi par les poli-
tiques d'achats responsables est d'entretenir une relation durable avec les
fournisseurs sur la base d'engagements :
• les sensibiliser à la démarche responsable ;
• s'assurer qu'ils s'engagent en matière d'éthique ;
• prendre en compte leur engagement pour un commerce responsable ;
• minimiser les impacts environnementaux ;
• favoriser l'inclusion des personnes éloignées de l'emploi ou en situation
de handicap, lorsque cela est possible ;
• évaluer annuellement la relation avec eux.
La mise en œuvre de ces politiques et processus relève des directeurs ou
responsables des achats dans les filiales concernées, sous la supervision
de leur direction générale.
NEURONES considère que la maîtrise des risques fiscaux et sociaux liés à
la sous-traitance est un enjeu important. Au cours de l'année 2026, il est
prévu de mettre un accent particulier sur l'extension des bonnes pratiques
achats à l'ensemble du groupe, afin d'harmoniser les processus et garantir
une approche cohérente.
S2-2 – Processus d'engagement avec les effectifs non
salariés de la chaîne de valeur
NEURONES reconnaît l'importance des acteurs de sa chaîne de valeur,
qui incluent : les sous-traitants (indépendants, ESN et intérim), les
fournisseurs de logiciels et équipements, les hébergeurs… Différentes
modalités de dialogue existent à plusieurs niveaux avec les effectifs de
la chaîne de valeur permettant de comprendre leurs préoccupations,
impacts et risques et de les intégrer dans la stratégie et le modèle éco-
nomique du groupe :
• dialogue proactif : des processus de dialogue régulier sont établis afin de
comprendre les enjeux environnementaux et sociaux qui peuvent affec-
ter leurs effectifs ;
• sélection et suivi : lors de la sélection de fournisseurs, un dialogue sur
les performances sociales est engagé ;
• intégration des standards éthiques dans les contrats : certaines filiales
intègrent des clauses relatives au respect des droits des effectifs afin
de garantir qu'ils partagent le même engagement pour des pratiques
responsables. Il s'agit par exemple de clauses sur le respect des droits
humains, conformément aux principes des Nations Unies et de l'OIT.
La fréquence de ces interactions varie en fonction de la durée des contrats
et des risques identifiés.
La responsabilité opérationnelle de ces engagements relève du direc-
teur ou responsable Achats, sous la supervision de la direction générale
de l'entité. Il n'existe pas à ce jour de coordinateur achats au niveau de
NEURONES.
Avec le temps, le groupe s'est constitué un réseau informel de dirigeants
de confrères avec lesquels il échange de bonnes pratiques, notamment sur
les relations responsables avec les fournisseurs et Entreprises de Services
Numériques partenaires (respect des droits humains, utilisation des don-
nées…).
Jusqu'à ce jour, il n'a pas été mis en place de mécanisme pour évaluer l'ef-
ficacité des actions d'engagement auprès des partenaires et fournisseurs
au sein de la chaîne de valeur.
S2-3 – Procédures de remédiation et canaux utilisés
pour remonter les préoccupations
Les collaborateurs internes peuvent faire remonter des alertes concernant
les sous-traitants ou autres fournisseurs. Il n'existe pas à ce jour de canal
spécifique d'alerte pour les effectifs de la chaîne de valeur eux-mêmes.
Une attention particulière est portée aux préoccupations et aux signale-
ments qui peuvent être remontés par d'autres moyens, tels que les inte-
ractions directes avec les partenaires et fournisseurs lors de réunions
régulières ou par le biais de points de contact locaux. D'ici à trois ans, il
est prévu de mettre en place un canal formalisé de remontée d'alertes
commun à l'ensemble du groupe, afin de renforcer la capacité à identi-
fier et traiter de manière proactive les préoccupations des effectifs de la
chaîne de valeur.
S2-4 – Actions concernant les impacts importants
sur les effectifs de la chaîne de valeur, approches
visant à gérer les risques majeurs et à saisir
les opportunités significatives concernant les effectifs
de la chaîne de valeur, efficacité de ces actions
En fonction des enjeux identifiés par l'analyse de double matérialité et
des remontées des processus d'interaction définis au S2-2, les direc-
tions générales des entités identifient et mettent en œuvre des actions
pour atténuer ou prévenir des impacts réels ou potentiels dans la chaîne
de valeur et plus particulièrement auprès des fournisseurs. Les indica-
teurs ou processus permettant de suivre l'efficacité des actions mises
en œuvre dépendent des impacts identifiés. Actuellement, ces suivis se
font au cas par cas, car les impacts décrits sont potentiels et le groupe
n'a pas encore été confronté à des cas avérés. L'accent est donc mis
Not named
137
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
principalement sur la prévention plutôt que sur l'atténuation ou la gestion
des conséquences.
La majorité des filiales en France ont mis en place une charte des achats
responsables et, dans le choix de leurs fournisseurs, intègrent des critères
sociaux tels que l'engagement dans la lutte contre la discrimination, le
respect de la législation sociale, la santé physique et mentale, ainsi que la
sécurité des salariés, la formation et le non-recours au travail dissimulé.
Des ressources humaines et financières ont été allouées pour assurer ce
suivi de la chaîne de valeur. Ces ressources sont allouées en priorité à la
mise en place des bonne pratiques achats dans leur entité.
Il est prévu de généraliser progressivement ces pratiques à l'ensemble
du groupe, en établissant des procédures internes visant à prévenir les
impacts négatifs potentiels sur la chaîne de valeur, impacts qui pourraient
résulter des relations commerciales ainsi que des pratiques de vente,
d'achat et d'utilisation des données. En cas de conflit entre l'objectif de
prévention des impacts négatifs et d'autres impératifs commerciaux, il
sera privilégié systématiquement la protection des droits des effectifs de
la chaîne de valeur.
CONDUITE DES AFFAIRES (G1)
G1-1 – Culture d'entreprise et politiques en matière
de conduite des affaires
La culture d'entreprise de NEURONES se distingue dans son secteur : elle
repose sur la décentralisation, la responsabilisation des équipes et l'asso-
ciation au capital des dirigeants et managers des filiales.
Depuis le 1er juin 2017, NEURONES a déployé l'ensemble des huit mesures
prévues par la loi Sapin II, en matière de lutte contre la corruption et le trafic
d'influence. Un Code de conduite a été élaboré, diffusé et intégré aux règle-
ments intérieurs des filiales. Une cartographie des risques a été établie. Un
dispositif d'alerte interne a été mis en place avec une adresse mail dédiée
à la prévention de la corruption, communiquée à l'ensemble des collabora-
teurs. Cette adresse figure sur les contrats signés avec les sous-traitants, les
fournisseurs et certains clients. Les procédures d'ꢀ"on boarding" prévoient
qu'elle soit communiquée aux salariés qui rejoignent le groupe.
Le Code de Conduite précise notamment les règles applicables en matière
de cadeaux remis à des clients : il encadre les limites et fixe le montant
maximum autorisé et dresse la liste des cadeaux interdits.
NEURONES respecte par ailleurs les obligations légales relatives à la pro-
tection des lanceurs d'alerte, issues de la transposition en droit français
de la Directive UE 2019/1937 des lois Sapin II et Waserman. Ces textes
garantissent la protection de l'identité des lanceurs d'alerte et prohibent
toute forme de représailles à leur égard.
Pour l'instant, aucun problème ni incident grave en matière de droits de
l'Homme liés à la chaîne de valeur du groupe, en amont et en aval, n'ont
été signalés.
S2-5 – Cibles liées à la gestion des impacts négatifs
importants, à la promotion des impacts positifs
et à la gestion des risques et opportunités importants
À ce jour, NEURONES n'a pas encore défini de cibles spécifiques concer-
nant les impacts de ses opérations sur sa chaîne de valeur. Les filiales qui
ont mis en place leur charte des achats responsables suivent la progres-
sion des signatures auprès des fournisseurs (voir G1-2 à la page suivante).
Conscient de l'importance de cet enjeu, le groupe prévoit de mener une
analyse approfondie de sa chaîne de valeur en vue d'identifier les objectifs
les plus pertinents à mettre en place. Cette évaluation permettra de mieux
comprendre les impacts sociaux liés aux activités, ainsi que les domaines
nécessitant des améliorations prioritaires. L'objectif poursuivi est de fixer
des cibles claires et mesurables d'ici 2027, et ce pour l'ensemble du
groupe, afin de renforcer la gestion des impacts tout au long de la chaîne
de valeur de NEURONES.
Le programme de formation et de sensibilisation à la lutte contre la cor-
ruption constitue un pilier central du dispositif : c'est lui qui donne vie à la
politique anti-corruption et en assure la diffusion auprès de l'ensemble des
collaborateurs, en particulier ceux exposés aux risques de prévarication et
de trafic d'influence. Les principales filiales ont déployé un module de for-
mation en ligne (e-learning) (dont le contenu n'est pas encore uniformisé à
l'échelle du groupe) à destination des salariés identifiés comme exposés. Ce
module présente la définition de la corruption, les préjudices qu'elle peut
causer à l'organisation et à la société, les mécanismes permettant d'identi-
fier les situations à risque, ainsi que les bonnes pratiques pour y faire face.
À ce jour, les salariés concernés doivent avoir suivi cette formation au moins
une fois depuis leur entrée dans le groupe, sans obligation de renouvelle-
ment périodique. Les fonctions les plus exposées au risque de corruption
sont les suivantes :
• les directions générales du groupe et des entités (y compris les fonctions
finances et ressources humaines) ;
• les directions commerciales et l'ensemble des équipes de vente ;
• les directions techniques.
NEURONES met également l'accent sur la prévention des pratiques anti-
concurrentielles.
G1-2 – Gestion des relations avec les fournisseurs
La part de l'activité réalisée par des sous-traitants est en progression régu-
lière depuis plusieurs années. En 2025, les achats de sous-traitance ont
6.4. INFORMATIONS DE GOUVERNANCE
Liste des exigences
ESRS*
DR**
Intitulé
Section
ESRS 2 GOV 1
Chapitre Gouvernement d'entreprise
ESRS G1
G1-1
Culture d'entreprise et politiques en matière de conduite des affaires
ESRS G1
G1-2
Gestion des relations avec les fournisseurs
ESRS G1
G1-3
Prévention et détection de la corruption et des pots-de-vin
ESRS G1
G1-4
Cas avérés de corruption ou versements avérés de pots-de-vin
ESRS G1
G1-5
Influence politique et activités de lobbying
Non matériel
ESRS G1
G1-6
Pratiques en matière de paiement
*
ESRS : European Sustainability Reporting Standard
** DR : Disclosure Requirement
Not named
6
RAPPORT DE DURABILITÉ
138
Aussi loin que vous voudrez...®
atteint 265 millions d'euros (à comparer à 238 millions d'euros en 2024,
soit + 11 %). Le groupe s'efforce de réaliser des achats responsables et
applique strictement les délais de règlement requis dans chacun de ses
pays d'implantation. En France, les fournisseurs sont réglés à 60 jours
nets, date de facture. A titre dérogatoire, les factures des indépendants
sont réglées à trente jours fin de mois.
Dans les filiales certifiées ISO 9001, les sous-traitants dépassant certains
seuils de volume de prestations, font l'objet d'une évaluation formelle. Ces
derniers sont sensibilisés aux enjeux ESG qui entrent en compte dans leur
notation.
La majorité des entités du groupe assure le suivi de ses sous-traitants (fac-
turant à partir de la France ou de l'étranger) via l'application "Provigis".
Ceux-ci transmettent leurs attestations fiscales et sociales à jour et signent
la charte achats responsables de l'entité avec laquelle ils contractent :
Taux de signature des chartes d'achats responsables
Fin 2025
Proportion du groupe ayant mis en place une charte
des achats responsables à signer dans Provigis
par les principaux fournisseurs (en effectifs)
66 %
Nombre de fournisseurs appelés à signer la charte
dans ce sous-périmètre
1 374
Nombre de fournisseurs ayant effectivement signé
la charte
683 (50 %)
Certaines entités ont développé leur propre charte des achats respon-
sables (en s'appuyant ou non sur le modèle groupe) intégrant des critères
environnementaux et sociaux dans la sélection de leurs fournisseurs.
NEURONES ambitionne de généraliser une politique d'achats responsables
dans le but d'homogénéiser ses pratiques en matière de sélection des four-
nisseurs et partenaires. Cette démarche est actuellement en cours :
• uniformisation des chartes et des critères applicables aux fournisseurs
signataires,
• généralisation progressive de l'utilisation de Provigis.
G1-3 – Prévention et détection de la corruption
Prévention de la corruption
NEURONES a intégré au règlement intérieur de chaque entité du groupe
un chapitre dédié au dispositif d'alerte éthique et à la protection des lan-
ceurs d'alertes. Ce dispositif constitue la procédure de référence pour la
détection de cas de corruption et de versement de pots-de-vin et donne les
lignes directrices pour le traitement de ces signalements.
Afin de garantir le traitement indépendant des alertes, le Conseil d'Admi-
nistration de NEURONES a approuvé la création d'un Comité Éthique et
Conformité, composé du Responsable juridique et du Directeur financier
groupe, ce dernier en assurant la présidence. Ce Comité est chargé de
recueillir les signalements émis par tout collaborateur du groupe, ou par
des clients, sous-traitants et fournisseurs, en cas de non-respect potentiel
ou avéré du Code de conduite. Celui-ci précise les règles en vigueur, les
comportements inappropriés dans certaines situations et les bonnes pra-
tiques attendues.
La protection est garantie pour toute personne signalant un manque-
ment avéré ou une situation suspecte, de même que pour les membres
du Comité, qui ne peuvent faire l'objet de sanctions de la part de leur
employeur dans l'exercice de leurs missions. Au-delà du traitement des
signalements, de leur instruction et de la formulation d'un avis sur leur
conformité avec le Code de conduite, le Comité :
• examine, contrôle et assure le suivi de l'ensemble des pratiques du
groupe en matière d'éthique et de conformité ;
• actualise et évalue, au minimum une fois par an, la cartographie des
risques éthiques et de conformité, soumise à l'approbation annuelle du
Conseil d'Administration ;
• élabore et met en œuvre les plans d'action découlant de cette évalua-
tion ;
• conseille le groupe sur toute question relative à l'éthique et à la confor-
mité dans ses relations avec les parties prenantes.
Depuis 2019, le Comité Éthique et Conformité rend compte chaque année
aux administrateurs des éventuelles difficultés rencontrées dans la mise en
œuvre du dispositif et des alertes reçues. L'indépendance de ses membres
est garantie : aucune sanction ne peut leur être infligée par leur employeur
du fait de l'exercice de leurs fonctions au sein du Comité.
Chaque filiale est tenue d'annexer à son règlement intérieur la version à
jour du Code de conduite, et de le publier sur sa plateforme RH de partage,
lorsqu'une telle plateforme existe. À leur arrivée dans le groupe, tous les
collaborateurs en prennent connaissance dans le cadre du règlement inté-
rieur de leur société.
Tous les deux ans, à date fixe, le Comité Éthique et Conformité adresse à
chaque dirigeant de filiale un message rappelant l'accès au module e-lear-
ning sur la prévention de la corruption. Ce dernier le diffuse ensuite aux
collaborateurs qu'il identifie comme exposés aux risques. Ce mécanisme
permet de maintenir un niveau de formation régulier pour les équipes les
plus concernées. NEURONES s'est fixé l'objectif de former 100 % de ses
salariés à risque d'ici 2030.
Taux de salariés formés
à la prévention de la corruption
Fin
2023
Fin
2024
Fin
2025
Proportion du groupe ayant mis
en place une formation à la prévention
de la corruption (en effectifs)
n.d.
73 %
57 %
Effectif à risque (DG, DT et équipes
commerciales) concerné
n.d.
442
428
Effectif concerné ayant suivi
la formation en 2025
n.d.
n.d
104
(24 %)
Effectif concerné ayant suivi
la formation au moins une fois
n.d.
148
(33,5 %)
185
(43 %)
La formation est dispensée en ligne sur la base du volontariat. En 2025,
le Président et le Directeur général du groupe ont actualisé leurs connais-
sances en suivant le module de formation. En 2025, il n'a pas été dispensé
de formation de prévention à la corruption aux organes de gouvernance.
Le groupe a par ailleurs mis en place des procédures de contrôle interne
destinées à prévenir et détecter tout risque de corruption et à garantir
l'intégrité de ses pratiques.
Prévention de pratiques anticoncurrentielles : entente sur les prix
De manière générale, le risque d'entente concurrentielle est quasi inexis-
tant dans le domaine de l'assistance technique, a fortiori sur un marché
très atomisé comptant plusieurs milliers d'ESN de plus de 10 salariés en
France. Toutefois, dans certains métiers identifiés, des entités du groupe
figurent parmi les acteurs majeurs de leur secteur d'activité. Elles évoluent
en situation de coopétition avec un nombre restreint de concurrents bien
connus, tantôt partenaires sur des appels d'offres communs, tantôt adver-
saires en concurrence directe. Dans ce contexte, le risque d'entente sur
les prix, bien que de faible probabilité, ne peut être totalement exclu. Il est
pleinement intégré que la sanction potentielle peut atteindre jusqu'à 10 %
du chiffre d'affaires mondial du groupe concerné.
Les dirigeants des activités disposant de parts de marché significatives
face à un nombre limité de concurrents ont été expressément sensibilisés
à ce risque. Les activités actuellement concernées sont :
• le service desk ;
• la remise en état des systèmes d'information après des cyberattaques ;
• le développement et la TMA des systèmes d'information des organismes
de gestion de la formation professionnelle (OPCO).
Lutte contre l'évasion fiscale
Pour chaque dossier de Crédit d'Impôt Recherche (CIR), un cabinet spé-
cialisé vérifie en amont l'éligibilité du dossier et, en aval, l'intégralité de la
documentation produite. Lors de la création de chaque filiale à l'étranger,
Not named
139
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
NEURONES, accompagné par un cabinet de référence, définit et docu-
mente les règles régissant la fixation des prix de transfert internes. À ce
jour, les contrôles fiscaux et URSSAF, conduits de façon régulière, n'ont
donné lieu qu'à des redressements non significatifs.
Lutte contre la fraude au virement
Une liste exhaustive des personnes habilitées à effectuer des virements
a été établie, regroupant une quarantaine de collaborateurs. Lors de leur
prise de poste, ces personnes confirment formellement avoir pris connais-
sance des procédures spécifiques qui leur sont applicables. Par ailleurs,
les équipes de NEURONES sont sensibilisées à la fraude au virement à
partir de cas concrets survenus par le passé, documentés et diffusés en
interne à des fins pédagogiques.
Prévention des conflits d'intérêts
Pour prévenir d'éventuels conflits d'intérêts, des dispositions spécifiques
ont été intégrées au règlement intérieur du Conseil d'Administration. Une
fois par an, lors d'une réunion du Conseil, les administrateurs sont invités
à se prononcer sur l'existence éventuelle de conflits d'intérêts et, le cas
échéant, à s'abstenir de voter sur les points de l'ordre du jour concernés.
Un suivi rigoureux est assuré dès lors qu'une telle déclaration est formulée.
G1-4 – Cas de corruption ou de versement de pots-de-vin
(métriques et cibles)
En 2025, le Comité Éthique et Conformité n'a pas reçu d'alerte sur
l'adresse e-mail dédiée à cet effet.
Alertes corruption
2020
2021
2022
2023
2024
2025
Nb d'alertes
avérées
0
0
1
0
1
0
Nb de demandes
amont*
0
0
0
0
0
0
* Demandes en amont sur l'attitude à adopter en face d'une situation donnée.
En 2022 comme en 2024, les alertes enregistrées correspondaient à
des tentatives de corruption initiées par des prospects et qui ont pu être
déjouées. Le groupe a mis fin à toute relation commerciale avec ces tiers.
Depuis la création de la société (1985), NEURONES n'a fait l'objet d'au-
cune condamnation, ni amende, pour infraction à la législation sur la lutte
contre la corruption.
G1-6 – Pratiques en matière de règlement fournisseurs
Le détail des en-cours fournisseurs est présenté dans les rapports de ges-
tion de chaque entité du groupe. A fin 2025, l'en-cours fournisseurs conso-
lidé est de 36,1 jours :
2024
2025
Achats TTC de l'année (en M€)
344,5
379,2
En-cours fournisseurs TTC fin d'année (en
M€, net des charges constatées d'avance)
36,7
37,5
Nombre de jours calendaires d'en cours
fournisseurs
38,9 jours
36,1 jours
Les factures fournisseurs échues et non réglées correspondent exclusivement
à des situations où des ajustements sont nécessaires entre la vision du client
final et celle du sous-traitant ou à des litiges en cours de traitement. Aucune
procédure judiciaire n'est en cours concernant des retards de paiement impu-
tables au groupe.
Not named
6
RAPPORT DE DURABILITÉ
140
Aussi loin que vous voudrez...®
TABLEAU DE CORRESPONDANCE ENTRE LES INDICATEURS CSRD ET CEUX D'AUTRES ACTES LÉGISLATIFS DE L'UE
Définitions :
• SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) : directive imposant aux gestionnaires d'actifs et aux conseillers en investissement de publier des
informations extra-financières sur leurs différents fonds.
• Pilier 3 : élément important de la directive Solvabilité II fixant, pour les gestionnaires d'actifs, leurs obligations de diffusion d'information au public et de
reporting vers leur superviseur des marchés.
Exigence CSRD
indicateur
SFDR
Référence Pilier 3
Référence règlement sur les
indices de référence
Référence
Référence loi
européenne
sur le climat
Page
ESRS 2 GOV-1
Mixité au sein des organes
de gouvernance §21, point d)
Indicateur
n°13, tableau 1,
annexe I
Annexe II du règlement délégué (UE)
2020/1816 de la Commission
108
ESRS 2 GOV-1
Pourcentage d'administrateurs
indépendants §21, point e)
Annexe II du règlement délégué (UE)
2020/1816 de la Commission
108
ESRS 2 GOV-4
Déclaration sur la diligence raisonnable
§30
Indicateur
n°10, tableau 3,
annexe I
108
ESRS 2 SBM-1
Participation à des activités liées
aux combustibles fossiles §40, point d) i)
Indicateur
n°4, tableau 1,
annexe I
Article 449 bis du règlement (UE)
n°575/2013 ;
Règlement d'exécution (UE)
2022/2453 de la Commission,
tableau 1 : Informations qualitatives
sur le risque environnemental et
tableau 2 : Informations qualitatives
sur le risque social
Annexe II du règlement délégué (UE)
2020/1816 de la Commission
n.a.
ESRS 2 SBM-1
Participation à des activités liées
à la fabrication de produits chimiques
§40 point d) ii)
Indicateur
n°9, tableau 2,
annexe I
Annexe II du règlement délégué (UE)
2020/1816 de la Commission
n.a.
ESRS 2 SBM-1
Participation à des activités liées à des
armes controversées §40, point d) iii)
Indicateur
n°14, tableau 1,
annexe I
Article 12, paragraphe 1,
du règlement délégué (UE)
2020/1818, annexe II du règlement
délégué (UE) 2020/1816
n.a.
ESRS 2 SBM-1
Participation à des activités liées
à la culture et à la production de tabac
§40, point d) iv)
Règlement délégué (UE)
2020/1818, article 12,
paragraphe 1, du règlement délégué
(UE) 2020/1816, annexe II
n.a.
ESRS E1-1
Plan de transition pour atteindre
la neutralité climatique d'ici à 2050 §14
Article 2,
paragraphe 1,
du règlement
(UE) 2021/1119
118
ESRS E1-1
Entreprises exclues des indices
de référence "Accord de Paris"
§16, point g)
Article 449 bis
Règlement (UE) nº 575/2013,
règlement d'exécution (UE)
2022/2453 de la Commission,
modèle 1 : Portefeuille bancaire
– Risque de transition lié au
changement climatique : Qualité de
crédit des expositions par secteur,
émissions et échéance résiduelle
Article 12, paragraphe 1, points d)
à g), et article 12, paragraphe 2, du
règlement délégué (UE) 2020/1818
118
ESRS E1-4
Objectifs de réduction des émissions
de GES §34
Indicateur
n°4, tableau 2,
annexe I
Article 449 bis
Règlement (UE) n°575/2013,
règlement d'exécution (UE)
2022/2453 de la Commission,
modèle 3 : Portefeuille bancaire
– Risque de transition lié au
changement climatique : indicateurs
d'alignement
Article 6 du règlement délégué (UE)
2020/1818
119
ESRS E1-5
Consommation d'énergie produite à
partir de combustibles fossiles ventilée
par source d'énergie (uniquement les
secteurs ayant un fort impact
sur le climat) §38
Indicateur
n°5, tableau 1,
et indicateur
n°5, tableau 2,
annexe I
120
ESRS E1-5
Consommation d'énergie et mix
énergétique §37
Indicateur
n°5, tableau 1,
annexe I
120
n.a. : non applicable
Not named
141
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Exigence CSRD
indicateur
SFDR
Référence Pilier 3
Référence règlement sur les
indices de référence
Référence
Référence loi
européenne
sur le climat
Page
ESRS E1-5
Intensité énergétique des activités dans
les secteurs à fort impact climatique
§40 à 43
Indicateur
n°6, tableau 1,
annexe I
120
ESRS E1-6
Émissions de GES brutes de périmètres
1, 2 ou 3 et émissions totales de GES
§44
Indicateurs n°1
et n°2, tableau
1, annexe I
Article 449 bis du règlement
(UE) n°575/2013, règlement
d'exécution (UE) 2022/2453 de la
Commission, modèle 1 : Portefeuille
bancaire – Risque de transition
lié au changement climatique :
Qualité de crédit des expositions
par secteur, émissions et échéance
résiduelle
Article 5, paragraphe 1, article
6 et article 8, paragraphe 1, du
règlement délégué (UE) 2020/1818
120
ESRS E1-6
Intensité des émissions de GES brutes
§53 à 55
Indicateur
n°3, tableau 1,
annexe I
Article 449 bis du règlement
(UE) n°575/2013, règlement
d'exécution (UE) 2022/2453
de la Commission, modèle 3 :
Portefeuille bancaire – Risque
de transition lié au changement
climatique : indicateurs d'alignement
Article 8, paragraphe 1, du
règlement délégué (UE) 2020/1818
120
ESRS E1-7
Absorptions de GES et crédits carbone
§56
Article 2,
paragraphe 1,
du règlement
(UE) 2021/1119
n.a.
ESRS E1-9
Exposition du portefeuille de l'indice de
référence à des risques physiques liés au
climat §66
Annexe II du règlement délégué (UE)
2020/1818, annexe II du règlement
délégué (UE) 2020/1816
n.a.
ESRS E1-9
Désagrégation des montants monétaires
par risque physique aigu et chronique
§66, point a)
ESRS E1-9
Localisation des actifs importants
exposés à un risque physique matériel
§66, point c)
Article 449 bis du règlement
(UE) n°575/2013, règlement
d'exécution (UE) 2022/2453 de la
Commission, paragraphes 46 et 47,
modèle 5 : Portefeuille bancaire –
Risque physique lié au changement
climatique : expositions soumises
à un risque physique.
n.a.
ESRS E1-9
Ventilation de la valeur comptable des
actifs immobiliers de l'entreprise par
classe d'efficacité énergétique §67,
point c)
Article 449 bis du règlement
(UE) n°575/2013, règlement
d'exécution (UE) 2022/2453 de
la Commission, paragraphe 34,
modèle 2 : Portefeuille bancaire
– Risque de transition lié au
changement climatique : Prêts
garantis par des biens immobiliers —
Efficacité énergétique des sûretés
n.a.
ESRS E1-9
Degré d'exposition du portefeuille
aux opportunités liées au climat §69
Annexe II du règlement délégué (UE)
2020/1818 de la Commission
n.a.
ESRS 2- SBM3 - S1
Risque de travail forcé §14, point f)
Indicateur
n°13, tableau 3,
annexe I
128
ESRS 2- SBM3 - S1
Risque d'exploitation d'enfants
par le travail §14, point g)
Indicateur
n°12, tableau 3,
annexe I
128
ESRS S1-1
Engagements à mener une politique en
matière des droits de l'Homme §20
Indicateur
n°9, tableau 3,
et indicateur
n°11, tableau 1,
annexe I
128
ESRS S1-1
Politiques de vigilance raisonnable sur
les questions visées par les conventions
fondamentales 1 à 8 de l'Organisation
Internationale du Travail, §21
Annexe II du règlement délégué (UE)
2020/1816 de la Commission
128
ESRS S1-1
Processus et mesures de prévention de
la traite des êtres humains §22
Indicateur
n°11, tableau 3,
annexe I
128
n.a. : non applicable
Not named
6
RAPPORT DE DURABILITÉ
142
Aussi loin que vous voudrez...®
Exigence CSRD
indicateur
SFDR
Référence Pilier 3
Référence règlement sur les
indices de référence
Référence
Référence loi
européenne
sur le climat
Page
ESRS S1-1
Politique de prévention ou système de
gestion des accidents du travail §23
Indicateur
n°1, tableau 3,
annexe I
128
ESRS S1-3
Mécanismes de traitement des
différends ou des plaintes §32, point c)
Indicateur
n°5, tableau 3,
annexe I
129
ESRS S1-14
Nombre de décès et nombre et taux
d'accidents liés au travail § 88, points
b) et c)
Indicateur
n°2, tableau 3,
annexe I
Annexe II du règlement délégué (UE)
2020/1816 de la Commission
134
ESRS S1-14
Nombre de jours perdus pour cause de
blessures, d'accidents, de décès
ou de maladies §88, point e)
Indicateur
n°3, tableau 3,
annexe I
134
ESRS S1-16
Écart de rémunération entre hommes et
femmes non corrigé §97, point a)
Indicateur
n°12, tableau 1,
annexe I
Annexe II du règlement délégué (UE)
2020/1816
135
ESRS S1-16
Ratio de rémunération excessif du
directeur général § 97, point b)
Indicateur
n°8, tableau 3,
annexe I
135
ESRS S1-17
Cas de discrimination §103, point a)
Indicateur
n°7, tableau 3,
annexe I
135
ESRS S1-17
Non-respect des principes directeurs
relatifs aux entreprises et aux droits
de l'Homme et des principes directeurs
de l'OCDE §104, point a)
Indicateur
n°10, tableau 1,
et indicateur
n°14, tableau 3,
annexe I
Annexe II du règlement délégué
(UE) 2020/1816, article 12,
paragraphe 1, du règlement délégué
(UE) 2020/1818
135
ESRS 2- SBM3 – S2
Risque important d'exploitation d'enfants
par le travail ou de travail forcé
dans la chaîne de valeur §11, point b)
Indicateurs n°12
et n°13, tableau
3, annexe I
n.a.
ESRS S2-1
Engagements à mener une politique
en matière des droits de l'Homme §17
Indicateur
n°9, tableau 3,
et indicateur
n°11, tableau 1,
annexe I
136
ESRS S2-1
Politiques relatives aux effectifs
de la chaîne de valeur §18
Indicateurs n°11
et n°4, tableau
3, annexe I
136
ESRS S2-1
Non-respect des principes directeurs
relatifs aux entreprises et aux droits
de l'homme et des principes directeurs
de l'OCDE §19
Indicateur
n°10, tableau 1,
annexe I
Annexe II du règlement délégué
(UE) 2020/1816, article 12,
paragraphe 1, du règlement délégué
(UE) 2020/1818
136
ESRS S2-1
Politiques de vigilance raisonnable sur
les questions visées par les conventions
fondamentales 1 à 8 de l'Organisation
2020/1816
Internationale du Travail §19
Annexe II du règlement délégué (UE)
136
ESRS S2-4
Problèmes et incidents en matière
de droits de l'Homme liés à la chaîne
de valeur en amont ou en aval §36
Indicateur
n°14, tableau 3,
annexe I
136
ESRS G1-1
Convention des Nations Unies contre la
corruption §10, point b)
Indicateur
n°15, tableau 3,
annexe I
137
ESRS G1-1
Protection des lanceurs d'alerte
§10, point d)
Indicateur
n°6, tableau 3,
annexe I
137
ESRS G1-4
Amendes pour infraction à la législation
sur la lutte contre la corruption et les
actes de corruption §24, point a)
Indicateur
n°17, tableau 3,
annexe I
Annexe II du règlement délégué (UE)
2020/1816
139
ESRS G1-4
Normes de lutte contre la corruption et
les actes de corruption §24, point b)
Indicateur
n°16, tableau 3,
annexe I
139
n.a. : non applicable
Not named
143
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
A l'assemblée générale,
Le présent rapport est émis en notre qualité de commissaires aux comptes
de Neurones en charge de la certification des informations consolidées en
matière de durabilité. Il porte sur les informations en matière de durabilité et
les informations prévues à l'article 8 du règlement (UE) 2020/852, relatives
à l'exercice clos le 31 décembre 2025 et incluses dans les sections 6.1 à
6.4 du chapitre 6 "Rapport de durabilité" du rapport de gestion du groupe.
Nos travaux, qui portent sur ces informations, ont été réalisés dans un
contexte évolutif caractérisé par des incertitudes sur l'interprétation des
textes et le développement de pratiques de place.
En application de l'article L.233-28-4 du code de commerce, Neurones est
tenue d'inclure les informations précitées au sein d'une section distincte
de son rapport sur la gestion du groupe.
Ces informations permettent de comprendre les impacts de l'activité du
groupe sur les enjeux de durabilité, ainsi que la manière dont ces enjeux
influent sur l'évolution des affaires du groupe, de ses résultats et de sa
situation. Les enjeux de durabilité comprennent les enjeux environnemen-
taux, sociaux et de gouvernement d'entreprise.
En application du II de l'article L.821-54 du code précité, notre mission
consiste à mettre en œuvre les travaux nécessaires à l'émission d'un avis,
exprimant une assurance limitée, portant sur :
• la conformité aux exigences découlant des normes d'information en
matière de durabilité adoptées par la Commission européenne en vertu
de l'article 29 ter de la directive (UE) 2013/34 du Parlement européen
et du Conseil du 26 juin 2013, telle que modifiée par la directive (UE)
2022/2464 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre
2022 (ci-après ESRS pour European Sustainability Reporting Standards)
du processus mis en œuvre par Neurones pour déterminer les informa-
tions publiées, qui incluent, lorsque l'entité y est soumise, l'obligation de
consultation du comité social et économique prévue au sixième alinéa
de l'article L. 2312-17 du code du travail ;
• la conformité des informations en matière de durabilité incluses dans les
sections 6.1 à 6.4 du chapitre 6 "Rapport de Durabilité" du rapport sur la
gestion du groupe avec les dispositions de l'article L.233-28-4 du code
de commerce, y compris avec les ESRS ; et
• le respect des exigences de publication des informations prévues à l'ar-
ticle 8 du règlement (UE) 2020/852.
L'exercice de cette mission est réalisé en conformité avec les règles déon-
tologiques, y compris d'indépendance, et les règles de qualité prescrites
par le code de commerce.
Il est également régi par les lignes directrices de la Haute autorité de l'au-
dit "Mission de certification des informations en matière de durabilité et de
contrôle des exigences de publication des informations prévues à l'article
8 du règlement (UE) 2020/852".
Dans les trois parties distinctes du rapport qui suivent, nous présentons,
pour chacun des axes de notre mission, la nature des vérifications que
nous avons opérées, les conclusions que nous en avons tirées, et, à l'appui
de ces conclusions, les éléments qui ont fait l'objet, de notre part, d'une
attention particulière et les diligences que nous avons mises en œuvre au
titre de ces éléments. Nous attirons votre attention sur le fait que nous
n'exprimons pas de conclusion sur ces éléments pris isolément et qu'il
convient de considérer que les diligences explicitées s'inscrivent dans le
contexte global de la formation des conclusions émises sur chacun des
trois axes de notre mission.
Enfin, lorsqu'il nous semble nécessaire d'attirer votre attention sur une
ou plusieurs informations en matière de durabilité fournies par Neurones
dans le rapport sur la gestion du groupe, nous formulons un paragraphe
d'observations.
Limites de notre mission
Notre mission ayant pour objectif d'exprimer une assurance limitée, la
nature (choix des techniques de contrôle) des travaux, leur étendue (ampli-
tude), et leur durée, sont moindres que ceux nécessaires à l'obtention
d'une assurance raisonnable.
Cette mission ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la ges-
tion de Neurones, notamment à porter une appréciation, qui dépasserait
la conformité aux prescriptions d'information des ESRS sur la pertinence
des choix opérés par Neurones en termes de plans d'action, de cibles, de
politiques, d'analyses de scénarios et de plans de transition.
En outre, s'agissant des informations prospectives, qui présentent par
nature un caractère incertain, leurs réalisations futures différeront parfois
de manière significative des informations prospectives présentées dans le
rapport de gestion du groupe.
Notre mission permet cependant d'exprimer des conclusions concernant
le processus de détermination des informations en matière de durabilité
publiées, les informations elles-mêmes, et les informations publiées en
application de l'article 8 du règlement (UE) 2020/852, quant à l'absence
d'identification ou, au contraire, l'identification, d'erreurs, omissions ou
incohérences d'une importance telle qu'elles seraient susceptibles d'in-
fluencer les décisions que pourraient prendre les lecteurs des informations
objet de nos vérifications.
Elle ne porte pas non plus sur le respect par l'entité des dispositions
légales et réglementaires relatives au plan de vigilance publié en applica-
tion de l'article L. 225-102-1 du code de commerce.
Les informations en matière de durabilité et les informations prévues à
l'article 8 du règlement (UE) n°2020/852 peuvent être sujettes à une
incertitude inhérente à l'état des connaissances scientifiques et à la
qualité des données externes utilisées. Certaines informations sont sen-
sibles aux choix méthodologiques, hypothèses et/ou estimations retenus
pour leur établissement et présentés dans le rapport sur la gestion du
groupe.
1. Conformité aux exigences découlant des normes
ESRS du processus mis en œuvre par NEURONES pour
déterminer les informations publiées
Nature des vérifications opérées
Nos travaux ont consisté à vérifier que :
• le processus défini et mis en œuvre par Neurones lui a permis, confor-
mément aux ESRS, d'identifier et d'évaluer ses impacts, risques et
opportunités liés aux enjeux de durabilité, et d'identifier ceux de ces
impacts, risques et opportunités matériels qui ont conduit à la publica-
tion des informations en matière de durabilité dans les sections 6.1 à
6.4 du chapitre 6 "Rapport de durabilité" du rapport sur la gestion du
groupe, et
• les informations fournies sur ce processus sont également conformes
aux ESRS.
6.5. RAPPORT DE CERTIFICATION
Rapport de certification des informations en matière de durabilité et de contrôle des exigences de publication des informations prévues a l'article 8 du règlement
(UE) 2020/852
Exercice clos le 31 décembre 2025
Not named
6
RAPPORT DE DURABILITÉ
144
Aussi loin que vous voudrez...®
Conclusion des vérifications opérées
Sur la base des vérifications que nous avons opérées, nous n'avons pas
relevé d'erreurs, omissions ou incohérences importantes concernant la
conformité du processus mis en œuvre par Neurones avec les ESRS.
Eléments qui ont fait l'objet d'une attention particulière
Nous vous présentons ci-après les éléments ayant fait l'objet d'une atten-
tion particulière de notre part concernant la conformité aux ESRS du
processus mis en œuvre par Neurones pour déterminer les informations
publiées.
Les informations relatives à la manière dont l'entité conclut à des chan-
gements significatifs ayant eu lieu au cours de l'exercice nécessitant une
actualisation et une révision de son processus d'analyse de double maté-
rialité sont mentionnées dans le paragraphe "ESRS2 SBM-3 – Impacts,
risques et opportunités (IRO) importants" et le paragraphe "IRO-1 –
Méthodologie d'identification et d'évaluation des impacts, risques et
opportunités (IRO)" de la section 6.1 "Informations générales" du chapitre
6 "Rapport de durabilité" du rapport sur la gestion du groupe.
Nous avons, par entretien avec le Directeur Général et les personnes que
nous avons jugé appropriées et par inspection de la documentation dispo-
nible, pris connaissance :
• de l'identification et évaluation des facteurs internes et externes ayant
conduit à l'actualisation du processus d'analyse de double matérialité.
Ceux-ci incluent notamment les modifications du périmètre de repor-
ting, les évolutions des implantations géographiques ;
• des changements apportés, par rapport à l'exercice précédent, à la
liste des impacts (négatifs ou positifs), risques et opportunités ("IRO"),
réels ou potentiels identifiés par l'entité, et au processus d'évaluation
de la matérialité d'impact et financière mis en œuvre par l'entité pour
déterminer les informations matérielles publiées (y compris la fixation
de seuils) ;
• des évolutions du processus décisionnel et le cas échéant des pro-
cédures de contrôle interne mis en place par l'entité au cours de
l'exercice et apprécié la présentation qui en est faite dans les sections
"Gouvernance" et "Analyse de double matérialité" de la section 6.1
"Informations générales" du chapitre 6 "Rapport de durabilité" du rap-
port sur la gestion du groupe.
Sur la base de notre jugement professionnel, nos diligences ont notam-
ment consisté à :
• exercer notre esprit critique sur la documentation des analyses menées
par l'entité ainsi que sur la démarche mise en œuvre par cette dernière
pour identifier les facteurs internes et externes à considérer ;
• apprécier
le caractère approprié des facteurs internes et externes
considérés par l'entité avec notre connaissance de l'entité, des faits et
circonstances propres à l'entité ;
• apprécier la pertinence des changements significatifs réalisés par l'en-
tité sur l'appréciation des impacts, risques et opportunités réels et
potentiels identifiés au regard :
- de notre connaissance de l'entité, des faits et circonstances propres
à l'entité ;
- des analyses de risques menées par les entités du groupe ;
- des analyses sectorielles et benchmark concurrentiels disponibles que
nous avons jugées pertinentes ;
• apprécier,
pour les changements significatifs affectant les impacts,
risques et opportunités réels et potentiels, la conformité du processus
d'évaluation de la matérialité d'impact et de la matérialité financière mis
en œuvre par l'entité (y compris la fixation des seuils) au regard des
critères définis par ESRS 1 ;
• apprécier le caractère approprié de la description donnée à ce titre dans
la section "Analyse de double matérialité" de la section 6.1 "Informations
générales" du chapitre 6 "Rapport de durabilité» du rapport sur la ges-
tion du groupe.
2. Conformité des informations en matière
de durabilité incluses dans les sections 6.1 à 6.4
du chapitre 6 "Rapport de durabilité" du rapport
sur la gestion du groupe avec les dispositions
de l'article l.233-28-4 du Code de commerce,
y compris avec les ESRS
Nature des vérifications opérées
Nos travaux ont consisté à vérifier que, conformément aux prescriptions
légales et règlementaires, y compris aux ESRS :
• les renseignements fournis permettent de comprendre les modalités de
préparation et de gouvernance des informations en matière de durabilité
incluses dans les sections 6.1 à 6.4 du chapitre 6 "Rapport de durabilité"
du rapport sur la gestion du groupe, y compris les modalités de détermi-
nation des informations relatives à la chaîne de valeur et les exemptions
de divulgation retenues ;
• la présentation de ces informations en garantit la lisibilité et la compré-
hensibilité ;
• le périmètre retenu par Neurones relativement à ces informations est
approprié ; et
• sur la base d'une sélection, fondée sur notre analyse des risques de
non-conformité des informations fournies et des attentes de leurs uti-
lisateurs, que ces informations ne présentent pas d'erreurs, omissions,
incohérences importantes, c'est-à-dire susceptibles d'influencer le juge-
ment ou les décisions des utilisateurs de ces informations.
Conclusion des vérifications opérées
Sur la base des vérifications que nous avons opérées, nous n'avons pas
relevé d'erreurs, omissions, incohérences importantes concernant la
conformité des informations en matière de durabilité incluses dans les
sections 6.1 à 6.4 du chapitre 6 "Rapport de durabilité" du rapport sur la
gestion du groupe, avec les dispositions de l'article L.233-28-4 du code de
commerce, y compris avec les ESRS.
Eléments qui ont fait l'objet d'une attention particulière
Nous vous présentons ci-après les éléments ayant fait l'objet d'une atten-
tion particulière de notre part concernant la conformité des informations
en matière de durabilité incluses dans les sections 6.1 à 6.4 du chapitre
6 "Rapport de durabilité" du rapport sur la gestion du groupe avec les
exigences de l'article L.233-28-4 du code de commerce, y compris avec
les ESRS.
Informations fournies en application des normes relatives aux exigences
générales et aux informations générales à publier (ESRS E1 à E5)
Les informations publiées au titre du bilan d'émission de gaz à effet de
serre sont mentionnées au paragraphe "E1-6 – Émissions brutes de GES
des périmètres 1, 2, 3 et émissions totales de GES" dans les sections 6.1
à 6.4 du chapitre 6 "Rapport de durabilité" du rapport sur la gestion du
groupe.
Nous vous présentons ci-après les éléments ayant fait l'objet d'une atten-
tion particulière de notre part concernant la conformité aux ESRS de ces
informations.
En ce qui concerne les informations publiées au titre du bilan d'émission
gaz à effet de serre :
• nous avons pris connaissance des procédures de contrôle interne et de
gestion des risques mises en place par l'entité visant à la conformité des
informations publiées ;
• nous avons apprécié la cohérence du périmètre considéré pour l'évalua-
tion du bilan d'émissions de gaz à effet de serre avec le périmètre des
états financiers consolidés, les activités sous contrôle opérationnel, et
la chaîne de valeur amont et aval ;
• nous avons pris connaissance du protocole d'établissement de l'inven-
taire des émissions de gaz à effet de serre utilisé par l'entité pour établir
le bilan d'émissions de gaz à effet de serre et apprécié ses modalités
d'application, sur une sélection de catégories d'émissions et de sites,
sur le scope 1 et le scope 2 ;
Not named
145
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
• concernant les émissions relatives au scope 3, nous avons apprécié :
- la justification des inclusions et exclusions des différentes catégories
et la transparence des informations données à ce titre,
- le processus de collecte d'informations ;
• nous avons apprécié le caractère approprié des facteurs d'émission uti-
lisés et le calcul des conversions afférentes ainsi que les hypothèses de
calcul et d'extrapolation, compte tenu de l'incertitude inhérente à l'état
des connaissances scientifiques ou économiques et à la qualité des don-
nées externes utilisées ;
• pour les données physiques (telles que la consommation d'énergie),
nous avons rapproché, sur la base de sondages, les données sous-
jacentes servant à l'élaboration du bilan d'émissions de gaz à effet de
serre avec les pièces justificatives ;
• en ce qui concerne les estimations que nous avons jugé structurantes
auxquelles l'entité a eu recours, pour l'élaboration de son bilan d'émis-
sion de gaz à effet de serre :
- par entretien, nous avons pris connaissance de la méthodologie de
calcul des données estimées et des sources d'informations sur les-
quelles reposent ces estimations ;
- nous avons apprécié si les méthodes ont été appliquées de manière
cohérente ;
• nous avons vérifié l'exactitude arithmétique des calculs servant à établir
ces informations.
3. Respect des exigences de publication
des informations prévues à l'article 8 du règlement (UE)
2020/852
Nature des vérifications opérées
Nos travaux ont consisté à vérifier le processus mis en œuvre par Neurones
pour déterminer le caractère éligible et aligné des activités des entités
comprises dans la consolidation.
Ils ont également consisté à vérifier les informations publiées en appli-
cation de l'article 8 du règlement (UE) 2020/852, ce qui implique la
vérification :
• de la conformité aux règles de présentation de ces informations qui en
garantissent la lisibilité et la compréhensibilité ;
• sur la base d'une sélection, de l'absence d'erreurs, omissions, inco-
hérences importantes dans les informations fournies, c'est-à-dire
susceptibles d'influencer le jugement ou les décisions des utilisateurs
de ces informations.
Conclusion des vérifications opérées
Sur la base des vérifications que nous avons opérées, nous n'avons pas
relevé d'erreurs, omissions, incohérences importantes concernant le res-
pect des exigences de l'article 8 du règlement (UE) 2020/852.
Eléments qui ont fait l'objet d'une attention particulière
Nous vous présentons ci-après les éléments ayant fait l'objet d'une
attention particulière de notre part concernant le respect des exigences
de publication des informations prévues à l'article 8 du règlement (UE)
2020/852.
Concernant le caractère éligible des activités
Une information sur les activités éligibles figure dans le paragraphe
"Taxonomie verte (article 8 du règlement 2020/852)" de la section 6.2
"Informations environnementales" du chapitre 6 "Rapport de durabilité".
Dans le cadre de nos vérifications au titre du caractère éligible des activités,
nous avons pris connaissance des procédures mises en place par l'entité
pour analyser ses activités et nous avons apprécié, par entretiens et par ins-
pection de la documentation afférente, la conformité de l'analyse menée au
regard des critères définis par les annexes des actes délégués complétant le
règlement (UE) 2020/852 du Parlement européen et du conseil.
Concernant le caractère aligné des activités éligibles
Une information sur les activités alignées figure dans le paragraphe
"Taxonomie verte (article 8 du règlement 2020/852)" de la section 6.2
"Informations environnementales" du chapitre 6 "Rapport de durabilité".
Dans le cadre de nos vérifications, nous avons notamment :
• consulté, les sources documentaires utilisées, y compris externes le cas
échéant, et mené des entretiens avec les personnes concernées ;
• analysé, par sondage, les éléments sur lesquels le Groupe a fondé
son jugement lorsqu'elle a apprécié si les activités économiques éli-
gibles répondaient aux conditions cumulatives, issues du Référentiel
Taxonomie, nécessaires pour être qualifiées d'alignées, c'est à dire les
critères de contribution substantielle et le principe consistant à "ne pas
causer de préjudice important" à aucun des autres objectifs environne-
mentaux ;
• apprécié l'analyse réalisée au titre du respect des garanties minimales,
principalement au regard des éléments collectés dans le cadre de la
prise de connaissance de l'entité et de son environnement.
Concernant les indicateurs clés de performance et les informations qui les
accompagnent
Les indicateurs clés de performance et les informations qui les accom-
pagnent figurent dans le paragraphe "Taxonomie verte (article 8 du
règlement 2020/852)" de la section 6.2 "Informations environnemen-
tales" du chapitre 6 "Rapport de durabilité".
S'agissant des dénominateurs, présentés dans les tableaux réglemen-
taires, nous avons vérifié les rapprochements réalisés par l'entité avec les
données issues de la comptabilité ayant servi de base à l'établissement
des états financiers et/ou les données en lien avec la comptabilité telles
que notamment, la comptabilité analytique ou des états de gestion.
S'agissant des numérateurs (activités éligibles et/ou alignées), nous
avons :
• vérifié les rapprochements réalisés par l'entité avec les données issues
de la comptabilité analytique ou des états de gestion ;
• apprécié le caractère approprié des informations contextuelles accom-
pagnant les indicateurs clés de performance publiés.
Enfin, nous avons apprécié la cohérence des informations dans le para-
graphe "Taxonomie verte (article 8 du règlement 2020/852)" de la section
6.2 "Informations environnementales" du chapitre 6 "Rapport de durabi-
lité" avec les autres informations en matière de durabilité dans ce rapport.
Paris, le 27 avril 2026
BM&A
représenté par Marie-Cécile Moinier
Les commissaires aux comptes
Not named
6
RAPPORT DE DURABILITÉ
146
Aussi loin que vous voudrez...®
6.6 PLAN DE VIGILANCE
Devoir et plan de vigilance
Cette section décrit de façon synthétique le plan de vigilance de NEURONES,
en exposant les mesures raisonnables mises en place pour identifier les
risques et prévenir les atteintes graves aux droits humains et aux libertés
fondamentales, à la santé et à la sécurité, ainsi qu'à l'environnement.
Ce plan a été élaboré par la Direction générale du groupe et des principales
filiales, en collaboration avec leurs directions des Ressources humaines, des
Achats et Juridiques, lorsqu'elles existent.
Il sera également présenté au Comité de groupe lors de sa prochaine réu-
nion. Ces sujets ont préalablement fait l'objet d'un alignement avec la carto-
graphie générale des risques et avec l'analyse de double matérialité menée
sur les thèmes de durabilité.
Chaque année, le plan de vigilance sera revu, au regard de l'évolution éven-
tuelle des risques et du suivi des mesures d'atténuation mises en place. Pour
les sociétés nouvellement acquises, des mesures de vigilance raisonnable
sont mises en œuvre progressivement au cours de leur phase d'intégration.
Le plan de vigilance d'articule autour de quatre volets :
•une cartographie pour identifier, analyser et hiérarchiser les risques d'at-
teinte grave,
• des plans d'atténuation ou de prévention des risques,
• un mécanisme de recueil des signalements relatifs à l'existence ou à la
réalisation des risques,
• un dispositif de suivi des mesures mises en œuvre et d'évaluation de leur
efficacité.
Il est complété par la déclaration de vigilance responsable présentée à la
section GOV-4 de l'ESRS 2.
Cartographie des risques
Les domaines de risque ci-dessous ont été analysés et hiérarchisés dans
le cadre des activités du groupe et de celles des fournisseurs de services
et / ou de produits :
• droits humains : égalité des chances et diversité, dialogue social, protec-
tion des données personnelles, prévention du harcèlement, conditions de
travail (horaires, rémunération et protection sociale) ;
• santé et sécurité : droit à des conditions de travail saines et sûres ;
• environnement : risques d'atteintes graves (déchets, atteinte à la biodi-
versité, pollution).
Pour identifier ces risques, NEURONES échange régulièrement avec ses par-
ties prenantes, notamment avec les salariés de l'entreprise et indirectement
via ses clients. Ce dialogue est décrit dans les paragraphes suivants :
• "ESRS2 SBM-2 – Engagement des Parties Prenantes",
• "S1- 2 – Processus d'interaction au sujet des impacts avec les effectifs de
l'entreprise et leurs représentants",
• "S2 - 2 – Processus d'engagement avec les effectifs non-salariés de la
chaîne de valeur".
NEURONES ne dispose pas de dispositif de dialogue direct avec les utili-
sateurs finaux ou les communautés locales, en dehors des canaux d'alerte
accessibles à l'ensemble des parties prenantes.
Les risques retenus sont décrits au paragraphe "ESRS2 SBM-3 – Impacts,
risques et opportunités (IRO) importants" (page 113).
Plans d'atténuation ou de prévention des risques
Pour ses activités propres, la démarche de prévention intégrée à la politique
de durabilité du groupe, couvre l'ensemble des domaines de risque identifiés
dans la cartographie. Les mesures correspondantes sont présentées dans
les paragraphes suivants :
• "Effectifs de l'entreprise (S1)" (pages 127 à 135),
• "Effectifs de la chaîne de valeur (S2)" (pages 135 à 137),
• "6.2 Informations Environnementales" (pages 117 à 126).
S'agissant des fournisseurs, les achats du groupe sont majoritairement
constitués de prestations de sous-traitance informatique. Ces prestataires
de services sont essentiellement établis en Europe, à proximité des enti-
tés qui y ont recours. Le reste des achats correspond à des équipements
informatiques (logiciels, matériels, hébergement) et à des fournitures liées
au fonctionnement des bureaux. Les mesures déployées par NEURONES
reposent sur les politiques d'achats responsables de ses filiales et en par-
ticulier sur le dispositif des Chartes fournisseurs (pour celles qui en sont
dotées).
L'ensemble des politiques, actions et résultats en matière sociale et de droits
humains, d'éthique des affaires, d'environnement et d'achats responsables
fait l'objet d'une évaluation annuelle par Ecovadis.
Mécanismes d'alerte
Les signalements relevant du devoir de vigilance remontent actuellement via
deux canaux d'alertes Rh (discrimination, harcèlement et autres alertes) et
le dispositif d'alertes corruption Sapin II (prévention de la corruption). Ces
canaux sont accessibles à l'ensemble des parties prenantes et détaillés dans
les paragraphes :
• "S1-3 – Procédures de réparation des impacts négatives et canaux per-
mettant aux effectifs de l'entreprise de faire part de leurs préoccupations",
• "S2-3 – Procédures de remédiation et canaux utilisés pour remonter les
préoccupations",
• "G1-3 – Prévention et détection de la corruption".
Dispositif de suivi et d'évaluation de l'efficacité
des mesures
Le suivi des risques liés aux devoirs de vigilance s'opère au niveau de
chaque entité, à travers des procédures d'évaluation régulière des activités
du groupe, de ses filiales et de ses principaux fournisseurs. Il est prévu que
les mesures déployées par les filiales pour atténuer et prévenir ces risques
soient consolidées annuellement au niveau du groupe. Ce dispositif de suivi
est présenté aux paragraphes :
• "E1- 6 Émissions brutes de GES de périmètres 1, 2, 3 et émissions totales
de GES",
• "S1- 6 à S1-17" pour les effectifs propres de NEURONES,
• "S2- 4 – Actions concernant les impacts importantes sur les effectifs de
la chaîne de valeur […] et efficacité de ces actions" pour les effectifs de la
chaîne de valeur.
Not named
147
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
7
Actionnariat et Assemblée Générale
Mixte du 4 juin 2026
7.1. CAPITAL SOCIAL ET RÉPARTITION
Évolution de la répartition du capital et des droits de vote au cours des trois derniers exercices
Situation au 31 décembre 2023
Situation au 31 décembre 2024
Situation au 31 décembre 2025
Nombre
d'actions capital
% du
Nombre
de droits
de vote
% des
droits
de vote
Nombre
d'actions capital
% du
Nombre
de droits
de vote
% des
droits
de vote
Nombre
d'actions capital
% du
Nombre
de droits
de vote
% des
droits
de vote
Dirigeants
Host
11 169 013
Développement
46 %
22 327 696
55,9 %
11 169 013
46 %
22 338 026
55,1 %
11 169 013
45,9 %
22 338 026
55,2 %
Luc de Chammard
3 292 427
et sa famille
13,6 %
6 431 343
16,1 %
3 292 427
13,6 %
6 431 343
15,8 %
3 294 381
13,5 %
6 433 397
15,9 %
SOUS-TOTAL
14 461 440
CONCERT
59,6 %
28 759 039
72 %
14 461 440
59,6 %
28 769 369
70,9 %
14 463 394
59,4 %
28 771 423
71,1 %
Bertrand Ducurtil
1 007 000
et sa famille
4,1 %
1 588 000
4 %
1 007 000
4,1 %
1 738 000
4,3 %
1 007 000
4,1 %
1 784 000
4,4 %
Autres dirigeants
1 264 103
du groupe au
nominatif
5,2 %
1 645 684
4,1 %
1 264 106
5,2 %
2 103 687
5,2 %
1 116 282
4,6 %
1 814 061
4,5 %
SOUS-TOTAL
16 732 543
DIRIGEANTS
68,9 %
31 992 723
80,1 %
16 732 546
68,9 %
32 611 056
80,4 %
16 586 676
68,1 %
32 369 484
80 %
Salariés
236 650
au nominatif
1 %
386 800
1 %
209 915
0,9 %
354 730
0,9 %
210 522
0,9 %
336 237
0,8 %
Auto-détention*
4 376
0 %
-
-
5 004
0 %
-
-
13 676
0,1 %
-
-
Public**
7 305 147
30,1 %
7 550 606
18,9 %
7 331 251
30,2 %
7 575 326
18,7 %
7 351 518
30,9 %
7 766 131
19,2 %
TOTAL
24 278 716
100 %
39 930 129
100 %
24 278 716
100 %
40 541 112
100 %
24 328 716
100 %
40 471 852
100 %
*
Dans le cadre du contrat de liquidité et du rachat d'actions propres en vue de leur annulation.
** Titres au nominatif (hors dirigeants et salariés au nominatif) et titres au porteur.
Toute transfert de propriété d'une action entraine la parte du droit de vote
double. Font exception à cette règle les transmissions par succession, li-
quidation de communauté de biens entre époux ou donations entre vifs
au profit d'un conjoint ou d'un parent successible qui préservent le droit
acquis et n'interrompent pas le délai de quatre ans en cours. La fusion de
la société est sans effet sur le droit de vote double qui peut être exercé au
sein de la société absorbante si les statuts de celle-ci le prévoient.
Démembrement (article 8 des statuts)
En cas de donation d'actions en nue-propriété avec réserve d'usufruit, le
droit de vote attaché à ces actions démembrées appartient au nu-proprié-
taire pour toutes les décisions, ordinaires comme extraordinaires, à l'ex-
ception de celles portant sur l'affectation des bénéfices pour lesquelles le
droit de vote appartient à l'usufruitier.
Capital social
Au 31 décembre 2025, le capital de la société est de 9 731 486,40 euros,
divisé en 24 328 716 actions, entièrement libérées et d'une valeur nomi-
nale de 0,40 euro.
Cession et transmission des actions
Les statuts ne prévoient aucune restriction transfert d'actions.
Droit de vote double (article 17 des statuts)
Chaque membre de l'Assemblée dispose d'autant de voix qu'il possède
ou représente d'actions. Un droit de vote double est toutefois accordé à
toutes les actions entièrement libérées, pour lesquelles il sera justifié d'une
inscription nominative, depuis au moins quatre ans, au nom du même ac-
tionnaire. Ce droit est conféré, dès leur émission, en cas d'augmentation
du capital par incorporation de réserves, bénéfices ou primes d'émission,
aux actions nominatives attribuées gratuitement à un actionnaire à raison
des actions anciennes pour lesquelles il bénéficie de ce droit.
Not named
7
ACTIONNARIAT ET ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE DU 4 JUIN 2026
148
Aussi loin que vous voudrez...®
Tableau d'évolution du capital social depuis l'introduction en Bourse
Date
Nature de l'opération
Augmentation
de capital
Prime
d'émission et
d'apport
Nombre
de titres émis
Montant cumulé
du capital social
Nombre
de titres
Capital
23/05/2000
Introduction en Bourse (Nouveau Marché)
1 389 420 €
29 872 530 €
3 473 550
22 771 050
9 108 420 €
31/12/2004
Exercice de BSPCE
30 488 €
213 416 €
76 220
22 847 270
9 138 908 €
31/12/2005
Exercice de BSPCE / stock-options
166 260 €
1 163 820 €
415 650
23 262 920
9 305 168 €
31/12/2005
Réduction de capital après annulation
d'un bloc racheté
-
-
(98 000)
23 164 920
9 265 968 €
31/12/2006
Exercice de stock-options
33 353,60 €
276 359,60 €
83 384
23 248 304
9 299 321,60 €
31/12/2007
Exercice de stock-options
53 809,20 €
402 778,20 €
134 523
23 382 827
9 353 130,80 €
31/12/2008
Exercice de stock-options
10 916,40 €
89 871,40 €
27 291
23 410 118
9 364 047,20 €
31/12/2009
Exercice de stock-options
25 708 €
238 298 €
64 270
23 474 388
9 389 755,20 €
31/12/2010
Exercice de stock-options
34 682 €
329 517 €
86 705
23 561 093
9 424 437,20 €
31/12/2011
Exercice de stock-options
24 666,40 €
253 087,50 €
61 666
23 622 759
9 449 103,60 €
31/12/2012
Exercice de stock-options et livraison d'actions
aux bénéficiaires du plan C d'attribution gratuite
d'actions
54 762 €
85 775,50 €
136 905
23 759 664
9 503 865,60 €
31/12/2013
Exercice de stock-options et livraison d'actions
aux bénéficiaires du plan D d'attribution gratuite
d'actions
80 647,60 €
(11 911,10) €
201 619
23 961 283
9 584 513,20 €
En rémunération d'apports en nature qui lui sont consentis et constitués de
titres de capital ou de titres financiers donnant accès au capital, la société
peut émettre des actions ordinaires ou des titres financiers donnant accès,
immédiatement ou à terme, à des actions ordinaires dans le respect des
plafonds précités. Lorsque les dispositions de l'article L.22-20-54 du Code
de commerce ne sont pas applicables, cette émission est en outre limitée à
10 % du capital social au moment de sa réalisation.
Seuils et franchissement de seuils
Conformément à l'article L.233-7 du Code de commerce, toute personne
physique ou morale, agissant seule ou de concert, doit informer la société
et l'AMF lorsqu'elle vient à détenir, directement ou indirectement, des
fractions du capital ou des droits de vote dépassant les seuils suivants :
5 %, 10 %, 15 %, 20 %, 25 %, 30 %, 33,3 %, 50 %, 66,6 %, 90 % et 95 % du
capital ou des droits de vote. Cette obligation s'applique également en cas
de franchissement à la baisse de ces mêmes seuils.
L'information est à adresser à la société et à l'Autorité des Marchés
Financiers, au plus tard avant la clôture des négociations du quatrième
jour de Bourse suivant le jour du franchissement du seuil. La forme de
la déclaration et les modalités de dépôt auprès de l'AMF sont fixées par
instruction de cette dernière, qui porte cette déclaration à la connaissance
du public (via sa base des décisions et informations financières, dans un
délai de trois jours de négociation suivant la réception de la déclaration
complète).
Par ailleurs, en application de l'article 16 des statuts, tout actionnaire
détenant directement ou indirectement des fractions de 2 % du capital
ou des droits de vote est tenu d'en informer la société, et ce pour chaque
palier de 2 % franchi.
Invesco a déclaré avoir franchi à la baisse le seuil statutaire de :
• 4 % du capital, le 20 octobre 2025 ;
• 2 % du capital, le 10 décembre 2025.
Engagements de conservation de titres
Au 31 décembre 2025, aucun engagement collectif de conservation de
titres n'est en vigueur. Le dernier en date a été dénoncé en janvier 2024 et
aucun nouvel engagement n'a été conclu en 2025.
Titres donnant accès au capital
Il n'y a aucun plan de stock-options actuellement en vigueur.
Le plan J d'actions gratuites, approuvé en juin 2024, porte sur 48 500 actions
encore en période d'acquisition au 31 décembre 2025, représentant environ
0,20 % du capital.
Les plans d'attributions gratuites d'actions en cours sont détaillés au
paragraphe 6 du Rapport de gestion.
Rachat par la société de ses propres actions
Toutes les informations relatives au rachat par la société de ses propres
actions figurent au paragraphe 9 du Rapport de gestion.
Capital autorisé
L'Assemblée Générale du 6 juin 2024 a autorisé le Conseil d'Administration,
pour une durée de 26 mois (jusqu'en août 2026), à augmenter le capital en
une ou plusieurs fois par l'émission, en France ou sur les marchés étrangers,
d'actions ou de titres financiers donnant accès, immédiatement ou à terme,
au capital de la société, en numéraire, par compensation de créances ou par
incorporation de réserves, bénéfices ou primes.
Ces émissions peuvent être réalisées avec ou sans maintien du droit
préférentiel de souscription, par offre au public, par placement privé ou
encore dans le cadre d'offre publique d'échange initiée par la société.
L'augmentation du capital social ne peux excéder 9 millions d'euros, tandis
que le montant nominal global des titres de créances donnant accès au
capital est plafonné à 90 millions d'euros.
Not named
149
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Date
Nature de l'opération
Augmentation
de capital
Prime
d'émission et
d'apport
Nombre
de titres émis
Montant cumulé
du capital social
Nombre
de titres
Capital
31/12/2014
Exercice de stock-options
8 190,40 €
101 915,40 €
20 476
23 981 759
9 592 703,60 €
31/12/2015
Exercice de stock-options et livraison d'actions
aux bénéficiaires du plan E d'attribution gratuite
d'actions
99 847,60 €
301 384,10 €
249 619
24 231 378
9 692 551,20 €
31/12/2016
Exercice de stock-options
4 993,60 €
42 445,60 €
12 484
24 243 862
9 697 544,80 €
31/12/2018
Livraison d'actions aux bénéficiaires du plan F
d'attribution gratuite d'actions
16 800,00 €
-
42 000
24 285 862
9 714 344,80 €
31/12/2020
Réduction du capital par annulation d'actions
propres
-
-
(68 146)
24 217 716
9 687 086,40 €
31/12/2021
Livraison des actions aux bénéficiaires du plan G
d'attribution gratuite d'actions
4 200,00 €
-
10 500
24 228 216
9 691 286,40 €
31/12/2023
Livraison des actions aux bénéficiaires du plan H
d'attribution gratuite d'actions
20 200,00 €
-
50 500
24 278 716
9 711 486,40 €
31/12/2025
Livraison des actions aux bénéficiaires du plan I
d'attribution gratuite d'actions
20 000,00 €
-
50 000
24 328 716
9 731 486,40 €
1. COMPTES CONSOLIDÉS
Commentaires sur l'activité du groupe en 2025
Depuis 2005, les comptes consolidés sont établis en normes IFRS, confor-
mément aux dispositions adoptées par l'Union Européenne.
En 2025, NEURONES a poursuivi sa croissance profitable. Le chiffre d'af-
faires s'est élevé à 857,2 millions d'euros, à comparer aux 810,4 millions
de l'année précédente (croissance globale de 5,8 % et organique de 5,1 %).
Les achats de sous-traitance poursuivent leur augmentation plus rapide que
celle du chiffre d'affaires. En 2025, ils en représentent 30,9 % (29,4 % en 2024).
Le résultat opérationnel passe de 77,9 à 75,6 millions d'euros, soit 8,8 %
du chiffre d'affaires.
Le résultat financier s'établit à 9,5 millions d'euros (10,2 millions d'euros
en 2024). Il correspond principalement à des intérêts sur les placements
de trésorerie en dépôts à terme à taux progressifs, nets de la charge finan-
cière liée à l'application de la norme IFRS 16 sur les locations.
La charge d'impôt est de 23,2 millions d'euros (à comparer aux 24,9 mil-
lions de l'année précédente). Le taux moyen d'impôt sur les sociétés (IS +
CVAE) est de 27,3 % (28,2 % en 2024).
Le résultat net s'établit à 61,9 millions d'euros (63,2 millions en 2024),
représentant 7,2 % du chiffre d'affaires.
La part revenant aux propriétaires de la société mère s'établit à 52,1 mil-
lions d'euros, quasiment stable par rapport aux 52,6 millions de 2024.
Commentaires sur la situation financière consolidée
Actif
Les immobilisations incorporelles progressent de 58,2 à 62,7 millions
d'euros. Les droits d'utilisation (IFRS 16) s'élèvent à 29,9 millions d'euros.
Les immobilisations corporelles nettes passent de 28,1 à 29,4 millions
d'euros fin 2025, constituées principalement de matériels informatiques
dédiés aux activités de cloud computing et d'agencements de locaux.
Les actifs financiers (12,2 millions d'euros) sont composés principalement
de prêts 1 % logement et de dépôts de garantie.
7.2. POLITIQUE DE DISTRIBUTION
DES DIVIDENDES
Après avoir versé un dividende exceptionnel de 2 euros par action au
titre de l'exercice 2020, destiné à compenser les dividendes modestes
des années antérieures, le Conseil a annoncé son intention de soumettre
désormais à l'Assemblée Générale une politique de distribution "régulière
et prévisible".
Au titre des cinq derniers exercices, les dividendes proposés, approuvés et
distribués ont ainsi été les suivants :
Au titre de l'exercice
2021
2022
2023
2024
2025
Dividende par action (en euro)
1,00
1,10
1,20
1,30
1,40*
Nb d'actions en fin d'année
(en millions)
24,2
24,3
24,3
24,3
24,3
* Montant proposé à l'Assemblée Générale du 4 juin 2026.
Les dividendes ont été mis en paiement au cours du mois de juin de l'an-
née suivant l'exercice de référence.
7.3. RAPPORT DE GESTION
PRÉSENTÉ PAR LE CONSEIL
D'ADMINISTRATION
Chers actionnaires,
Réunis en Assemblée Générale Mixte conformément aux dispositions légales
et statutaires, nous vous rendons compte de l'activité du groupe au cours de
l'exercice écoulé et soumettons notamment à votre approbation les comptes
annuels et consolidés de l'exercice clos le 31 décembre 2025, ainsi que les
éléments et la politique de rémunération des mandataires sociaux.
Not named
7
ACTIONNARIAT ET ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE DU 4 JUIN 2026
150
Aussi loin que vous voudrez...®
nouvelles actions pour les attribuer définitivement aux bénéficiaires du
plan 2022 d'attribution gratuite d'actions (plan I) ;
• transmission universelle du patrimoine de sa filiale Neurones Consulting.
Les filiales de NEURONES S.A. ont par ailleurs créé les sociétés suivantes :
• Neurones IT a fondé Axones, Pace, Ezia et Neurones IT Hong Kong dont
elle détient respectivement 82 %, 60 %, 60 % et 100 % du capital ;
• Arondor a créé Arondor Osyn dont elle détient 70 % ;
• Karré, a constitué la société Karré Azur dont elle est propriétaire à
• Finxays a créé Proaxys dont elle détient 90 %.
Elles ont également procédé aux acquisitions et cessions suivantes :
• AS
International Group a acquis environ 0,18 % du capital d'Owl
Consulting et 4 % de Cyners ;
• Mobiapps a acheté 11,63 % du capital d'Upgrade à un dirigeant de cette
société et a cédé 0,12 % à un manager ;
• Neurones IT a cédé 5 % d'Axones à deux managers, 3 % de Pace à un
dirigeant et 2 % d'Osmose à un manager ;
• Colombus Consulting a racheté environ 1,7 % de ses propres actions,
en a cédé ~0,3 % à onze salariés (dont cinq nouveaux associés), acquis
8,25 % de B Partners (portant sa détention à 94,95 %), et acquis respec-
tivement 3,82 %, 11,43 % et 8,38 % des capitaux de Balthazar Strategy,
Balthazar Agency et Balthazar Akademy ;
• Dragonfly a acquis 0,05 % de Cloud Temple auprès d'un ancien manager ;
• RS2i a acquis la totalité du capital d'Accetal Partners avant d'en réaliser
la transmission universelle de patrimoine ;
• Codilog a acquis ~0,3 % d'Iliade Consulting.
Enfin, les filiales ont réalisé les opérations suivantes :
• Colombus Consulting : émission de 11 982 nouvelles actions représen-
tant (2,43 % du capital) pour 22 bénéficiaires de quatre plans d'actions
gratuites ;
• Upgrade : émission de 30 906 nouvelles actions (un peu plus de 6,6 %
du capital) pour quatre bénéficiaires de trois plans d'actions gratuites ;
• Helpline
: émission de 47 726 nouvelles actions (0,35 % du capital
post-augmentation) pour 20 bénéficiaires de deux plans ;
• Experteam : émission de 8 474 nouvelles actions (0,05 % du capital) pour
deux bénéficiaires d'un plan d'actions gratuites ;
• Deodis
: émission de 1 127 nouvelles actions (0,23 % du capital) pour
cinq bénéficiaires d'un plan d'actions gratuites ;
• Iliade Consulting : émission de 224 nouvelles actions (0,35 % du capital)
pour douze bénéficiaires d'un plan d'actions gratuites ;
• Codilog : annulation de 19 227 actions propres (environ 4,5 % du capital)
et attribution du solde de 5 303 actions (environ 1,3 %) à onze bénéfi-
ciaires sur le total de 24 530 actions acquises auprès de quatre anciens
managers ;
• Scalesquad : émission de 317 591 nouvelles actions (1,84 % du capital)
pour cinq bénéficiaires d'un plan d'actions gratuites ;
• Intrinsec Sécurité : augmentation de capital en numéraire souscrite par
13 dirigeants et managers (10 278 nouvelles actions, soit 3,36 % du
capital post-augmentation) ;
• Cloud Temple : émission de 150 275 nouvelles actions (environ 1,1 % du
capital) lors d'une augmentation de capital en numéraire souscrite par
dix dirigeants et managers.
Certaines de ces opérations, ainsi que d'autres réalisées par des sous-fi-
liales de NEURONES S.A., ont entrainé des modifications des pourcen-
tages d'intérêt dans certaines sociétés du groupe.
L'actif d'impôt différé s'établit à 6,3 millions d'euros, principalement
constitué de différences temporaires d'imposition.
À 261,6 millions d'euros, les comptes clients et autres débiteurs sont en
hausse de 1,5 %. Au global, ces créances et factures à établir représentent
74 jours de chiffre d'affaires (dont 14 jours pour les factures à établir).
Passif
Les provisions à long terme concernent les indemnités de départ en
retraite, celles à court terme portant pour l'essentiel sur des risques
80 % ;
sociaux.
Les dettes de loyers IFRS16 (courantes et non-courantes) totalisent
32,8 millions d'euros.
Le poste fournisseurs et autres créditeurs augmente de 0,4 % à 235,4 mil-
lions d'euros.
Flux de trésorerie
La capacité d'autofinancement, après produits financiers nets et impôts,
ressort à 86 millions d'euros en 2025.
Le besoin en fonds de roulement d'exploitation augmente de 0,6 million
d'euros.
Les investissements productifs (Capex) s'élèvent à 10,4 millions d'euros (à
comparer aux 12 millions d'euros en 2024), consacrés principalement aux
activités de cloud computing et notamment la plateforme SecNumCloud,
ainsi qu'aux centres de services (matériels et logiciels informatiques, agen-
cements…).
Le cash-flow libre (résultat net augmenté des amortissements et provi-
sions, ajusté de la variation du besoin en fonds de roulement et diminué
des investissements industriels nets) s'établit à 62,2 millions d'euros par
rapport aux 74,5 millions d'euros de l'exercice précédent.
Après les opérations de haut de bilan (paiement de compléments de prix,
versement d'un dividende de 31,6 millions d'euros, acquisitions, cessions,
rachats d'actions à des associés minoritaires dans les filiales, augmenta-
tions de capital…), le groupe a généré 14,2 millions d'euros de trésorerie
en 2025, à comparer à 30,6 millions d'euros en 2024.
Au 31 décembre 2025, la trésorerie (nette d'endettement financier) s'élève
ainsi à 336,6 millions d'euros (319,5 millions d'euros en 2024).
Note sur la situation d'endettement
Le groupe dispose d'une position de trésorerie positive de 340,8 millions
d'euros et d'un endettement financier limité à 4,2 millions d'euros. La situa-
tion d'endettement ne fait évidemment porter aucun risque sur la société.
Perspectives
Historiquement, NEURONES a toujours progressé plus vite que son mar-
ché de référence. L'exercice 2025 confirme cette tendance : + 5,1 % de
croissance organique à comparer à la décroissance de -1,8 % du marché
du Conseil et des Services Informatiques (source : Numeum – décembre
2025). Le potentiel de développement est significatif, la part de marché du
groupe en France ne dépassant pas environ 2 %. Grâce à son modèle de
"multi-spécialiste" et sa présence marquée sur les segments digital, data,
cloud et cybersécurité, NEURONES devrait à nouveau enregistrer en 2026
une croissance supérieure à celle du marché.
Prises de participations, constitutions de sociétés,
mouvements de titres et opérations sur le capital
Au cours de l'année 2025, NEURONES S.A. a réalisé les opérations sui-
vantes :
• acquisition d'environ 0,13 % du capital d'Helpline (auprès de deux diri-
geants de filiales et de trois managers) ;
• acquisition de près de 4,16 % du capital de Codilog (auprès d'un diri-
geant) ;
• augmentation de capital de 20 000 euros par émission de 50 000
Not named
151
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Activité des principales entités opérationnelles
Les contributions* aux principaux agrégats consolidés du groupe sont résumées ci-après :
(en milliers d'euros)
Société
Contribution au chiffre
d'affaires 2025ꢀ*
Contribution au résultat
opérationnel 2025ꢀ*
Contribution au résultat
net 2025ꢀ*
Société mère
NEURONES
-
- 694
- 251
Filiales
Arondor
28 827
1 170
769
AS International Group
52 014
4 692
4 017
Cloud Temple
50 439
5 871
4 610
Codilog
40 428
2 078
1 646
Colombus Consulting
48 389
4 394
3 485
Deodis
38 082
3 240
2 605
Finaxys
46 111
2 530
2 045
Everience
248 962
27 409
22 583
Iliade Consulting
22 319
466
414
Intrinsec
27 768
1 028
951
Neurones IT
178 743
13 285
10 778
RS2i
30 276
5 739
4 514
Autres
44 817
4 375
3 691
TOTAL
857 175
75 583
61 857
* Après élimination des flux entre sociétés et en incluant les filiales indirectes.
2. COMPTES SOCIAUX – NEURONES S.A.
Commentaires sur l'activité au cours de l'année 2025
Le chiffre d'affaires s'est élevé à 227 millions d'euros à comparer à 193,6
millions pour l'exercice précédent. Il est constitué pour l'essentiel, de
refacturations de ventes réalisées par des sociétés du groupe auprès de
grands clients ayant contracté directement avec la société mère (celle-ci
jouant ainsi le rôle de point de facturation unique) et, pour une part plus
marginale, de management fees et de refacturation d'autres services et
achats mutualisés.
Le résultat d'exploitation est une perte de 1,1 million d'euros. Le résul-
tat financier s'établit à 1,6 million d'euros. Après une charge d'impôt de
0,1 million d'euros, le résultat net social est un bénéfice de 0,4 million
d'euros.
Perspectives
NEURONES S.A. est depuis le 1er janvier 2000 une société holding
concentrant les fonctions suivantes : direction groupe, finance, juri-
dique, marketing et communication groupe et relation globale avec
quelques grands comptes. La société vise à simplement équilibrer ses
charges d'exploitation courantes par la refacturation de ses services à
ses filiales.
Affectation du résultat
Compte tenu d'un report à nouveau de 39 664 798,17 euros, d'une dota-
tion à la réserve légale de 1 714,16 euros et d'un bénéfice de l'exercice de
366 018,56 euros, le bénéfice distribuable s'élève à 40 029 102,57 euros.
Il est proposé à l'Assemblée Générale la distribution d'un dividende de 1,4
euro par action, soit un montant estimé de 34 060 202,40 euros, portant
le report à nouveau à 5 968 900,17 euros*.
Il est prévu que le dividende soit détaché le 10 juin et mis en paiement le
12 juin 2026.
La somme ainsi répartie entre les actionnaires est intégralement éligible
à l'abattement de 40 % prévu au 2° du 3 de l'article 158 du Code général
des impôts.
Pour mémoire, les dividendes versés au titre des trois exercices précé-
dents ont été les suivants :
2022 : 1,1 euro par action,
2023 : 1,2 euro par action,
2024 : 1,3 euros par action.
* Calcul sur la base de 24 328 716 actions au 31 décembre 2025 ; montant ajustable le cas
échéant.
3. AUTRES INFORMATIONS FINANCIÈRES
Événements postérieurs à la clôture
Aucun événement, connu au 11 mars 2026, n'a d'impact significatif sur la
structure financière du groupe.
Not named
7
ACTIONNARIAT ET ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE DU 4 JUIN 2026
152
Aussi loin que vous voudrez...®
Délais de règlement des fournisseurs (comptes sociaux)
La très grande majorité (> 95 %) des achats de NEURONES S.A. est réalisée auprès des sociétés du groupe. Au 31 décembre 2025, les en-cours fournis-
seurs de NEURONES S.A. (maison mère) étaient les suivants :
En-cours fournisseurs au 31/12/25
par plage d'échéance
(en milliers d'euros TTC)
Factures échues
Factures
non échues
Total
> 90 j
60 à 90 j
30 à 60 j
0 à 30 j
Intra-groupe
1
-
16
(26)
25 848
25 839
Tiers
2
3
43
18
237
303
TOTAL
3
3
59
(8)
26 085
26 142
Nombre de factures concernées
22
1 698
1 720
% du montant des achats de l'exercice
9,7 %
Le délai de paiement utilisé pour le calcul des retards de paiement est : 60 jours nets, date de facture, ou 45 jours fin de mois.
Pour les fournisseurs intra-groupe, les factures échues non réglées correspondent à des situations où des ajustements sont nécessaires avec les clients
finaux. Les factures qui concernent des fournisseurs tiers échues et non encore réglées au 31 décembre 2025, correspondent à des litiges.
Au 31 décembre 2024, les en-cours fournisseurs de NEURONES S.A. (maison mère) étaient les suivants :
En-cours fournisseurs au 31/12/24
par plage d'échéance
(en milliers d'euros TTC)
Factures échues
Factures
non échues
Total
> 90 j
60 à 90 j
30 à 60 j
0 à 30 j
Intra-groupe
(5)
44
(11)
(84)
21 346
21 246
Tiers
13
9
-
147
247
416
TOTAL
8
9
(11)
(63)
21 593
21 662
Nombre de factures concernées
37
1 562
1 599
% du montant des achats de l'exercice
9,4 %
Délais de règlement des clients (comptes sociaux)
Au 31 décembre 2025, les en-cours clients de NEURONES S.A. (maison mère) étaient les suivants :
En-cours clients au 31/12/25
par plage d'échéance
(en milliers d'euros TTC, hors FAE)
Factures échues
Factures
non échues
Total
> 90 j
60 à 90 j
30 à 60 j
0 à 30 j
Tiers
(225)
249
485
2 171
37 402
40 082
Intra-groupe
7
-
-
(2)
462
467
TOTAL
(218)
249
485
2 169
37 864
40 549
Nombre de factures concernées
310
2 509
2 819
% du montant des ventes de l'exercice
13,9 %
Le délai de paiement utilisé pour le calcul des retards de paiement est : 60 jours nets (date de facture) ou 45 jours fin de mois.
Les retards de règlement des grands clients sont liés à la complexité de leurs chaînes de règlement fournisseurs (bon à payer…). La part des factures
échues correspondant à des litiges est minoritaire. Pour la plupart il s'agit de demandes de correction de détail (nombre de demi-journées, heures supplé-
mentaires…) qui se règlent en général amiablement.
Au 31 décembre 2024, les en-cours fournisseurs de NEURONES S.A. (maison mère) étaient les suivants :
En-cours clients au 31/12/24
par plage d'échéance
(en milliers d'euros TTC, hors FAE)
Factures échues
Factures
non échues
Total
Tiers
(200)
187
709
2 509
34 749
37 954
Intra-groupe
1
4
(3)
1
497
500
TOTAL
(199)
191
706
2 510
35 246
38 454
Nombre de factures concernées
414
2 146
2 560
% du montant des ventes de l'exercice
15,2 %
Not named
153
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Activité en matière de recherche et développement
Les investissements de recherche et développement sont réalisés dans chacune des sociétés du groupe. Les coûts, correspondant essentiellement à des
temps passés, sont constatés en charge l'année de leur survenance et ne sont pas immobilisés. Il n'a pas été identifié de frais de développement significatifs
répondant à la définition de l'IAS 38.57.
4. CONSÉQUENCES SOCIALES ET ENVIRONNEMENTALES DE L'ACTIVITÉ,
ENGAGEMENTS SOCIÉTAUX EN MATIÈRE DE DÉVELOPPEMENT DURABLE
Ces aspects sont passés en revue dans le chapitre 6 "rapport de durabilité" (CSRD) du présent rapport financier.
5. OPTIONS DE SOUSCRIPTION D'ACTIONS
Toutes les autorisations, délivrées par différentes Assemblées Générales, ainsi que l'ensemble des plans décidés sur le fondement de ces autorisations, sont
arrivés à expiration au cours des exercices antérieurs.
6. RAPPORT SPÉCIAL SUR LES ATTRIBUTIONS GRATUITES D'ACTIONS
Conformément aux dispositions de l'article L.225-197-4 du Code de commerce, le présent rapport a pour objet d'informer les actionnaires sur les attributions
gratuites d'actions décidées en 2025, par NEURONES ou ses filiales, au profit de leurs salariés et des mandataires sociaux. Sont rappelés également les plans
des exercices antérieurs, toujours en cours au 31 décembre 2025.
Attributions gratuites d'actions NEURONES
Au cours de l'année 2025, le Conseil d'Administration n'a procédé à aucune nouvelle attribution.
Le tableau ci-dessous présente les caractéristiques des deux plans d'attribution gratuite d'actions sous période d'acquisition ou de conservation au 31 dé-
cembre 2025.
Plan d'actions
gratuites I
Plan d'actions
gratuites J
Date de l'Assemblée Générale
02/06/2022
06/06/2024
Date du Conseil d'Administration
02/06/2022
06/06/2024
Durée et terme de la période d'acquisition
3 ans – 02/06/2025
3 ans – 06/06/2027
Durée et terme de la période de conservation
2 ans – 02/06/2027
2 ans – 06/06/2029
Nombre de bénéficiaires salariés (NEURONES et sociétés liées)
10 (7 et 3)
12 (6 et 6)
Nombre de bénéficiaires mandataires sociaux (NEURONES et sociétés liées)
-
-
Nombre d'actions attribuées gratuitement
50 000
48 500
Nombre d'actions caduques cumulées au 31/12/2024
-
-
Nombre d'actions sous période d'acquisition au 31/12/2024
50 000
-
Nombre d'actions devenues caduques pendant la période d'acquisition au cours de l'exercice
-
-
Nombre d'actions sous période d'acquisition au 31/12/2025
-
48 500
Nombre d'actions sous période de conservation au 31/12/2025
50 000
-
Dilution potentielle (caduques déduites) - % capital au 31/12/2025
-
0,20 %
Attributions gratuites d'actions de sociétés liées à NEURONES
Aucun mandataire de la société NEURONES ne s'est jamais vu attribuer gratuitement d'actions de sociétés liées dans les conditions prévues à l'article
L.225-197-2 du Code de commerce ou d'actions de sociétés contrôlées au sens de l'article L.233-16 à raison de mandats et fonctions exercés dans la
société ou ses filiales.
Au cours de l'exercice 2025, sept plans d'attribution gratuite d'actions ont été décidés par les Présidents de cinq filiales. L'attribution définitive des actions
au terme de la période d'acquisition est systématiquement subordonnée à une condition de présence : le bénéficiaire doit avoir constamment été salarié
ou mandataire social de la société attributrice ou d'une société liée au sens de l'article L.225-197-1. En plus de cette condition de présence, certains plans
intègrent également des conditions de performance économique, auquel cas, les actions définitivement attribuées sont calculées en fonction de l'atteinte
des performances fixées dans le règlement du plan.
Not named
7
ACTIONNARIAT ET ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE DU 4 JUIN 2026
154
Aussi loin que vous voudrez...®
Le tableau suivant présente les détails des sept plans d'attribution gratuite d'actions des sociétés liées à NEURONES décidés en 2025 :
Plan 2025
(1)
(2)
Colombus Colombus
Plan 2025
Plan H
Codilog
Plan L
Plan M
Everience Neurones IT Neurones IT Experteam
Plan N
Plan G
Date de l'Assemblée Générale
26/06/25 26/06/25 23/05/24 30/04/24 05/06/24 05/06/24 15/05/25
Date d'attribution par le Président
25/09/25 25/09/25 15/09/25 07/03/25 01/08/25 01/08/25 21/05/25
Valeur unitaire de l'action à la date d'attribution
131,35 €
131,35 €
154,39 €
71 €
49,86 €
49,86 €
1,83 €
Plan sous conditions de performance
-
-
-
Oui
Oui
Oui
Oui
Nombre d'actions attribuées gratuitement
376
110
105
38 300
5 000
5 000
160 000
Pourcentage du capital au 31/12/2025
0,01 %
0,03 %
0,85 %
0,45 %
0,93 %
Terme de la période d'acquisition
25/09/26 25/09/29 15/09/27 31/03/28 01/02/28 01/02/28 21/05/28
Durée de la période
1 an
4 ans
2 ans
2 ans
2 ans
3 ans
6 mois
6 mois
3 ans
Terme de la période de conservation
Durée de la période
25/09/27
1 an
N/A
-
N/A
-
N/A
-
N/A
-
N/A
-
N/A
-
Nombre total de bénéficiaires
2
5
5
22
1
1
4
Nombre de bénéficiaires mandataires sociaux de la société
-
-
-
1
-
-
1
Nombre d'actions attribuées à ce(s) mandataire(s)
-
-
-
10 000
-
-
60 000
Nombre de bénéficiaires salariés de la société ou d'une société liée
2
5
5
21
1
1
3
Nombre d'actions attribuées à ces salariés par catégorie
376
110
Cadres :
Cadres :
Cadres :
105
Cadres :
28 300
Cadres :
5 000
5 000
Cadres :
Cadres :
100 000
Nombre d'actions attribuées durant l'année à chacun des dix
salariés de la société non-mandataires sociaux dont le nombre
1 : 272
d'actions attribuées gratuitement est le plus élevé
2 : 104
Plans 1 et 2 Colombus :
3-4 : 25
19-21 : 1 100
5-7 : 20
1 : 25
2-5 : 20
1 : 2 100
2-3 : 1 700
4-18 : 1 300
Plan M et N Neurones IT :
1 : 10 000
1 : 42 000
2 : 33 000
3 : 25 000
Sont rappelés dans les deux tableaux ci-dessous (classés par chronologie du terme de la période d'acquisition) les plans attribués par les sociétés liées sur
les exercices antérieurs à 2025 et toujours sous période d'acquisition au 31 décembre 2025 :
Plan
Colombus
2022 (3)
Plan D
Deodis Everience Colombus
Plan K
Plan
2023 (2)
Plan C
Intrinsec
Plan G
Codilog Experteam
Plan F
Plan E
Deodis
Plan C
Plan G
Cloud Neurones Neurones
Temple IT IT
Plans J & K
Date de l'Assemblée
31/03/22 21/04/23 30/04/24 26/05/23 23/09/24 23/05/24 30/04/24 21/04/24 05/12/24 07/06/23 05/06/24
Générale
Date d'attribution
30/05/22 12/10/23 06/07/24 13/07/23 24/09/24 01/10/24 06/11/24 15/11/24 06/12/24 28/08/23 29/07/24
par le Président
Terme de la période
30/05/26 01/06/26 06/07/26 13/07/26 24/09/26 01/10/26 06/11/26 15/11/26 06/12/26 31/01/27 30/04/27
d'acquisition
Nombre d'actions attribuées
1 670
gratuitement
9 033
1 862
490
5 134
4 864
15 450
185
75 135
5 000
22 875
- dont attribuées
aux mandataires sociaux
de la société
-
2 550
406
-
2 758
2 149
8 427
-
-
-
-
Nombre total de bénéficiaires
15
7
12
2
13
14
3
1
10
1
6
- dont mandataires sociaux
de la société
-
1
1
-
1
2
1
-
-
-
-
Nombre d'actions caduques
entre l'attribution
et le 31 décembre 2025
-
-
-
-
275
-
-
-
-
-
-
Nombre d'actions sous
1 670
période d'acquisition
au 31 décembre 2025
9 033
1 862
490
4 859
4 864
15 450
185
75 135
5 000
22 875
Pourcentage du capital
de la société concernée
au 31 décembre 2025
*
*
0,04 %
*
1,59 %
1,19 %
0,09 %
0,40 %
(2 plans
Deodis)
0,55 %
*
*
Not named
155
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Plan B
Mobiapps Scalesquad
Plan B
Plan E
Upgrade
Plan B
Plan I
Visian Neurones Colombus Neurones
IT 2023 (3) IT
Plan
Plan L
Plan C
Plan
Scalesquad Colombus Neurones Colombus
2024 (2)
Plan H
Plan
IT 2024 (3)
Date de l'Assemblée
17/06/24 12/06/24 31/07/23 23/04/24 07/06/23 26/05/23 05/06/24 12/06/24 23/09/24 07/06/23 23/09/24
Générale
Date d'attribution
29/07/24 29/07/24 29/07/24 02/05/24 28/08/23 13/07/23 04/10/24 04/10/24 01/11/24 28/08/23 01/11/24
par le Président
Terme de la période
30/04/27 30/04/27 30/04/27 02/05/27 28/05/27 13/07/27 04/10/27 05/10/27 01/11/27 31/01/28 01/11/28
d'acquisition
Nombre d'actions attribuées
16
gratuitement
194 789
1 672
8 995
5 000
2 670
1 239
30 813
942
5 000
1 616
- dont attribuées aux
mandataires sociaux
de la société
-
-
-
3 748
-
-
-
-
-
-
-
Nombre total de bénéficiaires
2
6
2
3
1
20
5
2
3
1
20
- dont mandataires sociaux
de la société
-
-
-
1
-
-
-
-
-
-
-
Nombre d'actions caduques
entre l'attribution
et le 31 décembre 2025
-
-
-
1 499
-
-
236
-
-
-
-
Nombre d'actions sous
16
période d'acquisition
au 31 décembre 2025
194 789
1 672
7 496
5 000
2 670
1 003
30 813
942
5 000
1 616
Pourcentage du capital
de la société concernée
au 31 décembre 2025
0,83 %
*
0,36 %
0,57 %
(2 plans
Scalesquad)
*
*
*
1 %
*
1,75 %
(6 plans
Neurones Colombus)
IT)
1,50 %
(5 plans
* Lorsque plusieurs plans concernent une même société, le pourcentage cumulé du capital concerné est indiqué au pied de la colonne du dernier plan attribué.
7. ACTIONS PROPRES – AUTO-DÉTENTION
Au 31 décembre 2025, la société détenait 13 676 de ses propres actions
dont 3 187 actions figurent au bilan de son contrat de liquidité et 10 489
actions acquises par la société en vue de leur annulation.
8. PARTICIPATION DES SALARIÉS
Les salariés ne détiennent aucune action de la société NEURONES au titre
d'un PEE, d'un FCPE ou dans le cadre de la période d'indisponibilité prévue à
l'article L.3324-10 du Code du travail.
9. AUTORISATION DE RACHATS D'ACTIONS ET
DE RÉDUCTION DU CAPITAL PAR ANNULATION
D'ACTIONS AUTO-DÉTENUES
Le programme de rachat par la société de ses propres actions s'inscrit dans
le cadre de l'article L.22-10-62 du Code de commerce.
Il est rappelé que l'Assemblée Générale du 6 juin 2024 avait renouvelé l'au-
torisation avec les principales modalités suivantes :
• durée de l'autorisation : dix-huit mois à compter de la date de l'Assemblée
(soit jusqu'au 6 décembre 2025),
• part maximale du capital à acquérir : 10 %,
• prix d'achat maximum : 75 euros par action (hors frais),
• quotité maximale acquise en vue de la remise ultérieure à l'échange ou en
paiement : 5 % du capital.
Le Conseil d'Administration a immédiatement décidé la mise en œuvre
d'un programme de rachat poursuivant deux objectifs : l'animation du mar-
ché des titres de la société dans le cadre du contrat de liquidité et l'acqui-
sition d'actions propres en vue de leur annulation. Le nombre maximum
d'actions pouvant être acquises dans le cadre du deuxième objectif avait
été fixé par le Conseil à 1 950 000, soit environ 8 % du capital, avec un prix
maximum d'acquisition de 60 euros par action (hors frais d'acquisition).
Entre le 1er janvier et le 5 juin 2025, dans le cadre de ce programme,
43 372 actions ont été acquises et 45 389 actions ont été vendues dans
le cadre du contrat de liquidité. A cette date, 2 987 actions figuraient au
bilan du contrat de liquidité.
L'Assemblée Générale du 5 juin 2025 a renouvelé l'autorisation consentie
au Conseil d'Administration de procéder au rachat des propres actions de
la société. Les principales caractéristiques de l'autorisation, qui prive d'effet
l'autorisation susmentionnée, sont :
• durée de l'autorisation : dix-huit mois à compter de la date de l'Assemblée
(soit jusqu'au 5 décembre 2026),
• part maximale du capital à acquérir : 10 %,
• prix d'achat maximum : 90 euros par action (hors frais d'acquisition),
• quotité maximale acquise en vue de la remise ultérieure à l'échange ou en
paiement : 5 % du capital.
Le Conseil d'Administration a mis en œuvre dès le 6 juin 2025, par la publi-
cation de son descriptif, un programme de rachat poursuivant deux objec-
tifs : l'animation du marché des titres de la société dans le cadre du contrat
de liquidité et l'acquisition d'actions propres en vue de leur annulation. Le
nombre maximum d'actions pouvant être acquises dans le cadre du deu-
xième objectif a été fixé par le Conseil à 2 400 000, soit environ 10 % du capi-
tal, avec un prix maximum de 75 euros par action (hors frais d'acquisition).
En 2025, 10 489 actions ont été acquises par la société dans le cadre du
deuxième objectif.
Entre le 6 juin et le 31 décembre 2025, 55 023 actions ont été acquises et
54 823 actions ont été vendues pour les besoins du contrat de liquidité, de
sorte qu'au 31 décembre 2025, la société détenait 13 676 de ses propres
actions dont 3 187 actions figuraient au bilan du contrat de liquidité, lequel
présentait à la même date une trésorerie de 455 202 euros.
La société souhaite conserver l'opportunité de procéder à l'achat de ses
propres actions avec les possibles finalités suivantes :
• leur annulation ultérieure,
• la couverture :
- de plans d'options d'achat d'actions et autres formes d'allocation d'ac-
tions à des salariés et/ou des mandataires sociaux du groupe, notam-
Not named
7
ACTIONNARIAT ET ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE DU 4 JUIN 2026
156
Aussi loin que vous voudrez...®
ment au titre de la participation aux résultats de la société, d'un Plan
d'Epargne Entreprise (PEE) ou par attribution gratuite d'actions,
- de titres financiers donnant droit à l'attribution d'actions de la société,
• l'animation du cours par l'intermédiaire d'un Prestataire de Service d'In-
vestissement au travers d'un contrat de liquidité conforme à la charte de
déontologie de l'Association Française des Marchés Financiers,
• la conservation des actions achetées et leur remise ultérieure à l'échange
ou en paiement dans le cadre d'opérations de croissance externe.
Il sera donc proposé à l'Assemblée Générale du 4 juin 2026 (18e résolution) de
renouveler l'autorisation donnée au Conseil d'Administration de procéder au
rachat des propres actions de la société avec les principales modalités suivantes :
• délégation valable pour une durée de 18 mois (maximum légal), à compter
de l'Assemblée,
• les rachats d'actions pourront être réalisés par intervention sur le marché
ou par des achats de blocs, sans limitation particulière pour ces acquisi-
tions de blocs,
• prix maximum d'achat fixé à 90 euros par action,
• nombre maximum d'actions susceptibles d'être rachetées par la société
limité à 10 % du nombre total d'actions composant le capital social (soit, à
titre indicatif, 2 432 871 actions sur la base du capital social au 31 décembre
2025, représentant un montant maximum d'achat, hors frais d'acquisition,
de 218 958 390 euros), étant précisé que le nombre d'actions maximum
acquises en vue de leur remise ultérieure à l'échange ou en paiement dans le
cadre d'opérations de croissance externe ne pourra excéder 5 % du capital,
• ce nombre d'actions et la limite d'achat seront ajustés lors d'éventuelles opé-
rations financières de la société ou de décisions touchant le capital social.
Dans son rapport à l'Assemblée Générale annuelle, le Conseil d'Administra-
tion donnera aux actionnaires toutes les informations relatives aux achats
d'actions et cessions effectivement réalisés.
Cette autorisation priverait d'effet toute délégation antérieure ayant le même objet
et remplacerait donc celle donnée par l'Assemblée Générale du 5 juin 2025.
La mise en œuvre effective d'un programme de rachat d'actions relèvera
du Conseil d'Administration. Dans cette hypothèse, la société diffusera un
descriptif du programme, conformément aux dispositions du Règlement
général de l'AMF en vigueur.
Il est par ailleurs rappelé que l'autorisation donnée au Conseil d'Adminis-
tration de réduire le capital par annulation d'actions auto-détenues a été
renouvelée par l'Assemblée du 6 juin 2024 pour une durée de vingt-quatre
mois. Elle prend ains fin le 6 juin 2026. Il sera donc proposé à l'Assemblée du
4 juin 2026 de la renouveler, à l'effet de permettre au Conseil d'Administra-
tion, d'annuler, en une ou plusieurs fois, tout ou partie des actions acquises
conformément à l'article L.22-10-62 du Code de commerce. Jusqu'à 10 %
des actions composant le capital social peuvent ainsi être annulés par
période de vingt-quatre mois conformément aux dispositions légales.
Au cours de l'exercice 2025, le Conseil d'Administration n'a pas fait usage
de cette autorisation.
10. ATTRIBUTIONS GRATUITES D'ACTIONS
Le Conseil d'Administration souhaite disposer à tout moment de la possi-
bilité de procéder à l'attribution gratuite d'actions, un dispositif favorable
qui permet de renforcer la motivation et la fidélisation des bénéficiaires,
en les associant directement aux performances de la société. L'Assemblée
Générale du 6 juin 2024 (19e résolution) avait renouvelé l'autorisation au
Conseil d'Administration d'attribuer gratuitement des actions pour une
durée de 24 mois soit jusqu'en juin 2026. Au titre de cette délégation,
le Conseil pouvait attribuer, en une ou plusieurs fois, un maximum de
240 000 actions ordinaires, existantes ou à émettre.
Le Conseil d'Administration en avait fait usage le jour même, par attribu-
tion gratuite de 48 500 actions (plan J).
Il sera proposé à l'Assemblée Générale du 4 juin 2026 de renouveler cette
autorisation d'attribution gratuite d'actions avec le même plafond (soit un
maximum de 240 000 actions).
Le Conseil d'Administration rend compte aux actionnaires, dans les condi-
tions définies par la réglementation en vigueur, dans un rapport spécial
contenant les mentions visées à l'article L.225-197-4 du Code de com-
merce, des attributions d'actions gratuites effectuées en vertu des auto-
risations consenties par l'Assemblée Générale au Conseil. Ce rapport
spécial est inclus dans le présent rapport de gestion.
11. AUTORISATIONS D'AUGMENTER LE CAPITAL
L'Assemblée Générale du 6 juin 2024 a consenti au Conseil, pour une
durée de 26 mois, les délégations suivantes :
• augmentation de capital, avec maintien du droit préférentiel de sous-
cription des actionnaires, par émission d'actions ordinaires et/ou toutes
valeurs mobilières donnant accès, immédiatement ou à terme, à des
actions ordinaires à émettre, en numéraire ou par compensation de
créances et/ou par incorporation de réserves, primes et bénéfices par
l'attribution gratuite d'actions et / ou par élévation de la valeur nominale
des actions existantes (20e résolution),
• augmentation du capital par émission, avec suppression du droit préfé-
rentiel de souscription et par offre au public, d'actions ordinaires et/ou
toutes valeurs mobilières donnant accès, immédiatement ou à terme, à
des actions ordinaires à émettre, en numéraire ou par compensation de
créances (21e résolution),
• augmentation du capital par émission d'actions ordinaires et/ou de
toutes valeurs mobilières donnant accès à des actions ordinaires à
émettre, avec suppression du droit préférentiel de souscription des
actionnaires et par placement privé (22e résolution),
• émission d'actions ordinaires et/ou de valeurs mobilières donnant accès
au capital de la société emportant augmentation de capital, en rémuné-
ration d'apports en nature constitués de titres de capital ou de valeurs
mobilières donnant accès au capital, lorsque les dispositions de l'article
L.22-10-54 du Code de commerce ne sont pas applicables et dans la
limite de 10 % du capital au moment de l'émission (24e résolution),
• émission
d'actions ordinaires et/ou de valeurs mobilières donnant
accès au capital de la société en cas d'Offre Publique d'Echange initiée
par la société (25e résolution).
Pour chacune des émissions décidées en application des délégations objet des
20e, 21e et 22e résolution, l'Assemblée a autorisé le Conseil à augmenter sur ses
seules décisions, dans le respect du plafond global faisant l'objet de la résolution
évoquée ci-après et dans la limite de 15 % de l'émission initiale, et au même
prix que celui retenu pour l'émission initiale conformément à l'article R.225-118
du Code de commerce, le nombre d'actions ordinaires ou valeurs mobilières
à émettre si le Conseil constatait une demande excédentaire (23e résolution).
Pour l'ensemble des émissions qui seraient décidées par le Conseil, en
vertu des délégations ci-dessus consenties, l'Assemblée a fixé comme suit
le plafond des émissions (26e résolution) :
• le montant nominal maximum global des augmentations de capital à
neuf millions d'euros (9 000 000 €), étant précisé qu'est inclus dans
ce plafond, le cas échéant, le montant nominal des actions à émettre
éventuellement en supplément pour préserver les droits des porteurs de
valeurs mobilières donnant accès au capital,
• le montant nominal global des valeurs mobilières représentatives de
créances donnant accès au capital de la société à quatre-vingt-dix
millions d'euros (90 000 000 €).
Par ailleurs, en application des dispositions des articles L. 225-129 et sui-
vants du Code de commerce et L. 3332-18 et suivants du Code du travail
et en conséquence des résolutions qui précédent, le Conseil a soumis à
l'Assemblée du 6 juin 2024 une résolution tendant à réaliser une augmen-
tation de capital dont la souscription serait réservée aux adhérents d'un
Plan d'Epargne d'Entreprise établi en application des articles L. 3332-18 et
suivants du Code du travail. Cette résolution a été rejetée par l'Assemblée.
Il est rappelé que l'ensemble des délégations, de compétences et de
pouvoirs, accordées par l'Assemblée ou Conseil en cours de validité durant
l'exercice clos et l'usage qui aurait pu en être fait par le Conseil sont indiqués
au sein du rapport sur le gouvernement d'entreprise.
Not named
157
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
12. ÉTAT DE LA DILUTION CUMULÉE AU TITRE DES DIFFÉRENTES OPÉRATIONS SUR LE CAPITAL
Situation
au 31/12/2025
Titres auto détenus
(hors contrat liquidité)
Instruments dilutifs
stock options
Instruments dilutifs
actions gratuites
Total
Nombre d'actions
24 318 227
10 489
-
48 500
24 377 216
% dilution
-
-
-
0,20 %
0,20 %
13. OPÉRATIONS SUR TITRES RÉALISÉES PAR LES
DIRIGEANTS
Conformément aux articles L.621-18-2 du Code monétaire et financier et
223-26 du Règlement général de l'AMF, les opérations déclarées par les diri-
geants au cours de l'exercice 2025 sont les suivantes :
• 25 septembre 2025 : acquisition de 530 actions sur le marché par une
personne étroitement liée à Luc de Chammard ;
• 2 octobre 2025 : acquisition de 429 actions sur le marché par une per-
sonne étroitement liée à Luc de Chammard ;
• 16 octobre 2025 : acquisition de 895 actions sur le marché par une per-
sonne morale étroitement liée à Luc de Chammard ;
• 9 décembre 2025 : donation-partage réalisée par Bertrand Ducurtil (16 000
actions données en pleine propriété à son épouse et 64 000 actions don-
nées en nue-propriété à ses enfants).
14. FACTEURS DE RISQUES
L'analyse des risques est présentée dans la partie 2 du présent Document
d'Enregistrement Universel.
ANNEXE AU RAPPORT DE GESTION : TABLEAU DES 5 DERNIERS EXERCICES
(en euros)
2021
2022
2023
2024
2025
Capital en fin d'exercice
• Capital social
9 691 286
9 691 286
9 711 486
9 711 486
9 731 486
• Nombre d'actions ordinaires
24 228 216
24 228 216
24 278 716
24 278 716
24 328 716
• Nombre d'actions à dividende prioritaire (sans droit de vote)
-
-
-
-
-
• Nombre maximal d'actions futures à créer
- par conversion d'obligations
-
-
-
-
-
- par exercice de droits de vote
-
-
-
-
-
Opérations et résultats de l'exercice
• Chiffre d'affaires hors taxes
144 443 158
151 115 740
166 815 484
193 641 318
227 037 429
• Résultat avant impôts, participation et dotations aux amortissements
7 865 319
et provisions
36 616 807
(638 737)
72 124 779
577 009
• Impôts sur les bénéfices
(244 103)
(168 066)
108 338
(751 128)
(99 453)
• Participation des salariés
-
-
-
-
-
• Résultat après impôts, participation et dotations aux amortissements
7 882 206
et provisions
36 386 781
(637 977)
71 288 614
366 019
• Résultat distribué
24 228 216
26 651 038
29 134 459
31 562 330
34 060 202
Résultat par action
• Résultat après impôts, participation, mais avant dotations
0,31
aux amortissements et provisions
1,50
(0,03)
3,01
0,03
• Résultat après impôts, participation et dotations aux amortissements
0,33
et provisions
1,50
(0,03)
2,94
0,02
• Dividende par action
1
1,1
1,2
1,3
1,4*
Personnel
• Effectif moyen
22
23
23
21
21
• Masse salariale
1 546 304
1 732 920
1 787 182
1 842 376
2 013 201
• Montant des sommes versées au titre des avantages sociaux
660 867
de l'exercice (Sécurité Sociale, œuvres sociales, etc.)
743 847
765 759
792 828
876 160
* Sous réserve de l'approbation par l'Assemblée Générale (troisième résolution) du 4 juin 2026.
15. FAITS EXCEPTIONNELS, LITIGES ET PROCÉDURES
EN COURS
À la connaissance des dirigeants, il n'existe aucun fait exceptionnel ou litige
susceptible d'avoir eu ou d'avoir une incidence significative négative sur l'ac-
tivité, le patrimoine ou la situation financière du groupe.
16. CONCLUSION
En conclusion, nous vous demandons de bien vouloir approuver les comptes
et le bilan de l'exercice clos le 31 décembre 2025, le rapport de gestion éta-
bli par le Conseil d'Administration et, en conséquence, de lui donner quitus
pour sa gestion au cours dudit exercice. Nous vous invitons plus largement à
adopter les résolutions qui vont être soumises à votre vote à l'exception de
celle relative à l'augmentation du capital réservée aux salariés
Le Conseil d'Administration
Not named
7
ACTIONNARIAT ET ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE DU 4 JUIN 2026
158
Aussi loin que vous voudrez...®
7.4. PROJET DES RÉSOLUTIONS
À SOUMETTRE À L'ASSEMBLÉE
GÉNÉRALE MIXTE DU 4 JUIN 2026
Les résolutions présentées ci-après ont été arrêtées par le Conseil d'Ad-
ministration du 11 mars 2026. Elles sont susceptibles d'être complétées
par les actionnaires habilités à le faire, selon les modalités et délais pré-
vus par les textes. L'exposé des motifs de certaines résolutions figure
également dabs le rapport de gestion ou le rapport sur le gouvernement
d'entreprise.
DE LA COMPÉTENCE DE L'ASSÉMBLÉE GÉNÉRALE
ORDINAIRE
Présentation et exposé des motifs – 1et 2résolution
Les deux premières résolutions invitent l'Assemblée, après avoir pris
connaissance des rapports du Conseil d'administration, des comptes
annuels de la société, des comptes consolidés du groupe et des rap-
ports des commissaires aux comptes, à se prononcer sur les comptes
consolidés et sociaux arrêtés au 31 décembre 2025 (et tels que
présentés aux parties "Comptes consolidés" et "Éléments financiers
sociaux" du Document d'Enregistrement Universel 2025).
Première résolution
Approbation des comptes consolidés
L'Assemblée Générale, après avoir pris connaissance du :
• rapport de gestion,
• rapport sur le gouvernement d'entreprise,
• rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés,
1) approuve les comptes consolidés de l'exercice, faisant ressortir un
bénéfice net arrondi à 61,9 millions d'euros, dont 52,1 millions de
résultat net part du groupe,
2) approuve, en outre, toutes les opérations et mesures traduites par ces
comptes ou résumées dans le rapport de gestion du Conseil d'Admi-
nistration.
Deuxième résolution
Approbation des comptes sociaux
L'Assemblée Générale, après avoir pris connaissance du :
• rapport de gestion,
• rapport sur le gouvernement d'entreprise,
• rapport des commissaires aux comptes sur les comptes sociaux,
1) approuve les comptes de l'exercice social, faisant ressortir un résultat
bénéficiaire net comptable arrondi à 366 milliers d'euros,
2) approuve, en outre, toutes les opérations et mesures traduites par ces
comptes ou résumées dans le rapport de gestion.
Présentation et exposé des motifs – 3résolution
Le Conseil d'Administration, ayant constaté le bénéfice distribuable de
l'exercice 2025, propose à l'Assemblée de distribuer un dividende de
1,40 euro par action.
Troisième résolution
Affectation du résultat et distribution d'un dividende
Compte tenu d'un report à nouveau de 39 664 798,17 euros, d'une dota-
tion à la réserve légale de 1 714,16 euros et d'un bénéfice de 366 018,56
euros, le bénéfice distribuable s'établir à 40 029 102,57 euros.
L'Assemblée Générale décide de distribuer à titre de dividende la somme
de 1,4 euro par action, soit un total de 34 060 202,40 euros *.
À la suite de cette affectation, le compte report à nouveau passe à
5 968 900,17 euros *.
* Sur la base de 24 328 716 actions composant le capital au 31 décembre 2025 ; montant ajustable
le cas échéant.
Le dividende sera détaché le 10 juin et mis en paiement le 12 juin 2026.
Il est intégralement éligible à l'abattement de 40 % prévu au 2° du 3 de
l'article 158 du Code général des impôts.
Conformément aux dispositions légales, sont rappelées les distributions
de dividendes réalisées au titre des trois exercices précédents :
2022 : 1,1 euro par action,
2023 : 1,2 euro par action,
2024 : 1,3 euros par action.
Présentation et exposé des motifs – 4résolution
Le Conseil d'Administration a examiné les conventions conclues,
directement ou indirectement, entre la société NEURONES S.A. ou
une société qu'elle contrôle et les mandataires sociaux de NEURONES
S.A. ou ses actionnaires détenant plus de 10 % des droits de vote. Cet
examen n'a révélé aucune nouvelle convention réglementée conclue
au cours de l'exercice 2025. La seule convention réglementée est
celle relative à la refacturation de charges mutualisées, autorisée lors
d'un exercice antérieur et dont l'exécution s'est poursuivie en 2025.
La quatrième résolution propose en conséquence de prendre acte que
le rapport spécial des commissaires aux comptes ne fait état d'aucune
nouvelle convention.
Quatrième résolution
Conventions et engagements réglementés
L'Assemblée Générale prend acte de l'absence de nouvelles conventions,
tel que mentionné dans le rapport spécial des commissaires aux comptes
sur les conventions et engagements visés aux articles L.225-38 et suivants
du Code de commerce.
Présentation et exposé des motifs – 5résolution
Le Conseil d'Administration propose à l'Assemblée Générale d'approu-
ver sa gestion durant l'exercice 2025. Le quitus n'est évidemment
libératoire de responsabilité que pour les actes de gestion dont l'As-
semblée a eu connaissance et qu'elle a été à même de constater.
Cinquième résolution
Quitus
L'Assemblée Générale donne au Conseil d'Administration quitus entier,
définitif et sans réserve de sa gestion au 31 décembre 2025.
Présentation et exposé des motifs – 6à 11résolution
Les six résolutions suivantes portent sur le renouvellement des man-
dats des administrateurs qui arrivent à échéance à l'Assemblée du 4
juin 2026, conformément aux statuts qui fixent à un an (renouvelable)
la durée de leur fonction. L'administrateur représentant les salariés,
désigné par le Comité de groupe, est entré en fonction lors du Conseil
du 5 mars 2025, n'est pas concerné par les six résolutions suivantes.
Son mandat est d'une durée de trois ans, renouvelable une fois. Les
compétences, et plus généralement les informations concernant les
administrateurs, sont mentionnées au chapitre 5.1 du rapport sur le
gouvernement d'entreprise.
Not named
159
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Renouvellement des mandats des membres
du Conseil d'Administration
Sixième résolution
L'Assemblée Générale décide de renouveler le mandat d'Administrateur de
Monsieur Luc de Chammard, pour la durée d'un exercice, soit jusqu'au jour
de l'Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes de l'exercice
clos le 31 décembre 2026, lequel a déclaré accepter le renouvellement de
ses fonctions.
Septième résolution
L'Assemblée Générale décide de renouveler le mandat d'Administrateur de
Monsieur Bertrand Ducurtil, pour la durée d'un exercice, soit jusqu'au jour de
l'Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes de l'exercice clos le 31
décembre 2026, lequel a déclaré accepter le renouvellement de ses fonctions.
Huitième résolution
L'Assemblée Générale décide de renouveler le mandat d'Administrateur
de Madame Marie-Françoise Jaubert, pour la durée d'un exercice, soit
jusqu'au jour de l'Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes
de l'exercice clos le 31 décembre 2026, laquelle a déclaré accepter le
renouvellement de ses fonctions.
Neuvième résolution
L'Assemblée Générale décide de renouveler le mandat d'Administrateur
de Monsieur Jean-Louis Pacquement, pour la durée d'un exercice, soit
jusqu'au jour de l'Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes
de l'exercice clos le 31 décembre 2026, lequel a déclaré accepter le renou-
vellement de ses fonctions.
Dixième résolution
L'Assemblée Générale décide de renouveler le mandat d'Administrateur de
Monsieur Hervé Pichard, pour la durée d'un exercice, soit jusqu'au jour de l'As-
semblée Générale appelée à statuer sur les comptes de l'exercice clos le 31
décembre 2026, lequel a déclaré accepter le renouvellement de ses fonctions.
Onzième résolution
L'Assemblée Générale décide de renouveler le mandat d'Administra-
teur d'Host Développement SAS, représentée par Madame Daphné de
Chammard, pour la durée d'un exercice, soit jusqu'au jour de l'Assemblée
Générale appelée à statuer sur les comptes de l'exercice clos le 31 décembre
2026, laquelle a déclaré accepter le renouvellement de ses fonctions.
Présentation et exposé des motifs – 12résolution
Le Conseil d'Administration propose la nomination de Madame
Laurence Da Cunha en qualité de nouvel administrateur. Directrice
générale adjointe d'Everience (ex-Helpline), principale filiale du
groupe, et ancienne Directrice financière de cette même société, elle
bénéficie de plus de vingt-cinq ans d'expérience au sein du groupe.
Elle apporterait au Conseil son expérience du fonctionnement opéra-
tionnel, une expertise solide en finance d'entreprise et en ressources
humaines. En sa qualité de cadre du groupe, elle ne serait pas consi-
dérée comme administratrice indépendante. Sous réserve du renou-
vellement de tous les mandats en cours, sa nomination porterait à huit
le nombre de membres du Conseil.
Douzième résolution
L'Assemblée Générale décide de nommer en qualité d'administrateur
Madame Laurence Da Cunha, pour la durée d'un exercice, soit jusqu'au
jour de l'Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes de l'exer-
cice clos le 31 décembre 2026, laquelle a déclaré ne faire l'objet d'aucune
incapacité ou interdiction et accepter les fonctions.
Présentation et exposé des motifs – 13résolution
Conformément aux dispositions légales, le Conseil d'Administration sou-
met à l'approbation de l'Assemblée Générale la politique de rémunération
applicable à l'ensemble des mandataires sociaux, dirigeants ou non.
Treizième résolution
Approbation de la politique de rémunération applicable aux manda-
taires sociaux ("say on pay" ex ante)
L'Assemblée Générale, approuve, en application de l'article L22-10-8 II du
Code de commerce, la politique de rémunération des mandataires sociaux,
telle que présentée au paragraphe 5.3 du rapport sur le gouvernement
d'entreprise.
Présentation et exposé des motifs – 14résolution
Les administrateurs, à l'exception des dirigeants et de l'administrateur
tie de leur activité. Le Conseil d'Administration soumet à l'Assemblée
une résolution ayant pour objet de fixer une somme-plafond annuelle
rétribuant l'activité des administrateurs au cours de l'exercice 2026.
Ce montant global, en tout ou partie, sera ensuite répartie entre les
administrateurs concernés, en considération de la politique de rému-
nération, objet de la précédente résolution. Il est proposé de maintenir
l'enveloppe globale à son niveau actuel.
Quatorzième résolution
Fixation de la rémunération annuelle globale des administrateurs
("say on pay" ex ante)
L'Assemblée Générale, après avoir pris connaissance du rapport sur le gou-
vernement d'entreprise, arrête pour l'exercice 2026 à 30 000 € le montant
annuel global alloué aux administrateurs en rémunération de leur activité,
tel que prévu à l'article 225-45 du Code de commerce.
Présentation et exposé des motifs – 15résolution
Conformément aux dispositions légales, l'Assemblée Générale statue
sur une résolution portant sur les rémunérations versées et aux avan-
tages octroyés, le cas échéant, aux différents mandataires sociaux,
en application de la politique de rémunération et détaillés au sein du
rapport sur le gouvernement d'entreprise (paragraphe 5.3).
Quinzième résolution
Approbation des informations relatives à la rémunération
des mandataires sociaux ("say on pay" ex post)
En application du paragraphe I de l'article L.22-10-34 du Code de com-
merce, l'Assemblée Générale approuve les informations requises par l'article
L.22-10-9 paragraphe 1 et qui sont indiquées dans le "rapport sur les rému-
nérations" du paragraphe 5.3 du rapport sur le gouvernement d'entreprise.
Présentation et exposé des motifs – 16et 17résolution
Conformément au Code de commerce, l'Assemblée Générale statue
sur les éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rému-
nération totale et les avantages, de toute nature, versés au cours de
l'exercice écoulé ou attribués au titre du même exercice par des réso-
lutions distinctes pour le Président-directeur général et le Directeur
général délégué. Ces éléments sont présentés dans la section
"Rapport sur les rémunérations" (au sein de la partie "Rémunération
versée ou attribuée au cours ou au titre de l'exercice 2025 aux diri-
geants mandataires sociaux, avantages et autres engagements") du
paragraphe 5.3 du rapport sur le gouvernement d'entreprise.
représentant les salariés, perçoivent une rémunération en contrepar-
Not named
7
ACTIONNARIAT ET ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE DU 4 JUIN 2026
160
Aussi loin que vous voudrez...®
Seizième résolution
Approbation de la rémunération du Président-directeur général
("say on pay" ex post)
L'Assemblée Générale approuve, en application de l'article L.22-10-34 II
du Code de commerce, les éléments de rémunération et les avantages, de
toute nature, versés au cours ou attribués au titre de l'exercice clos le 31
décembre 2025 à Monsieur Luc de Chammard tels que présentés dans le
rapport sur le gouvernement d'entreprise.
Dix-septième résolution
Approbation de la rémunération du Directeur général délégué
("say on pay" ex post)
L'Assemblée Générale approuve, en application de l'article L.22-10-34 II
du Code de commerce, les éléments de rémunération et les avantages, de
toute nature, versés au cours ou attribués au titre de l'exercice clos le 31
décembre 2025 à Monsieur Bertrand Ducurtil tels que présentés dans le
rapport sur le gouvernement d'entreprise.
Présentation et exposé des motifs – 18résolution
L'Assemblée Générale du 5 juin 2025 a renouvelé pour 18 mois l'au-
torisation donnée à la société de procéder au rachat de ses propres
actions. Pour conserver cette faculté, le Conseil d'administration pro-
pose à l'Assemblée de renouveler cette autorisation pour la même
durée.
À titre indicatif, il est précisé que, sur la base du capital social au
31 décembre 2025 (composé de 24 328 716 actions), le nombre
maximum d'actions pouvant être rachetées par la société serait de
2 432 871, représentant un montant maximum d'achat d'environ
220 millions, si les actions étaient acquises au prix unitaire de 90
euros. Le Conseil d'administration rendra compte aux actionnaires,
dans son rapport à l'Assemblée Générale annuelle, des opérations
d'achat et de cession d'actions réalisées dans le cadre de cette
autorisation.
Il est par ailleurs précisé qu'il est proposé à l'Assemblée Générale du
4 juin 2026 (28résolution) de renouveler, pour une durée de vingt-
quatre mois, l'autorisation donnée au Conseil d'Administration de
réduire le capital par annulation d'actions en auto-détention.
Dix-huitième résolution
Rachat par la société de ses propres actions (validité 18 mois)
L'Assemblée Générale, statuant en application des dispositions de l'article
L.22-10-62 du Code de commerce, et après avoir pris connaissance du rap-
port de gestion du Conseil d'Administration, autorise, pour une durée qui ne
pourra excéder 18 mois à compter de cette Assemblée, le Conseil d'Admi-
nistration à procéder à l'achat des propres actions de la société en vue de :
1) leur annulation ultérieure,
2) la couverture :
a. de plans d'options d'achat d'actions et autres formes d'allocation
d'actions à des salariés et / ou à des mandataires sociaux du groupe,
notamment au titre de la participation aux résultats de la société, d'un
Plan d'Epargne Entreprise (PEE) ou par attribution gratuite d'actions,
b. de titres financiers donnant droit à l'attribution d'actions de la société,
3) l'animation du cours par l'intermédiaire d'un Prestataire de Service d'In-
vestissement au travers d'un contrat de liquidité conforme à la charte de
déontologie de l'Association Française des Marchés Financiers,
4) la conservation des actions achetées et leur remise ultérieure à l'échange
ou en paiement, dans le cadre d'opérations de croissance externe.
Les rachats d'actions pourront être réalisés par interventions sur le marché
ou par des achats de blocs, sans limitation particulière pour ces derniers.
Leprixmaximumauquellesactionspourraientêtreacquisesestfixéà90euros
(hors frais d'acquisition) par action.
Le nombre d'actions achetées par la société dans ces conditions peut
représenter jusqu'à 10 % du capital de la société, étant précisé que le
nombre d'actions acquises en vue de leur remise ultérieure à l'échange ou
en paiement dans le cadre d'opérations de croissance externe ne pourra
excéder 5 % du capital social.
L'Assemblée Générale confère tous pouvoirs au Conseil d'Administration,
lequel pourra déléguer, à l'effet de passer tous ordres de Bourse, conclure
tous accords, effectuer toutes déclarations et toutes formalités auprès de tous
organismes et, d'une manière générale, faire tout ce qui sera nécessaire.
La présente autorisation prive d'effet toute autorisation antérieure de
même objet.
DE LA COMPÉTENCE DE L'ASSÉMBLÉE GÉNÉRALE
EXTRAORDINAIRE
Présentation et exposé des motifs – 19résolution
Le Conseil souhaite conserver la possibilité de procéder à des attri-
butions gratuites d'actions, considérant que ce dispositif permet
de renforcer la motivation et la fidélisation des bénéficiaires en les
associant directement aux performances de la société. L'autorisation
actuellement en vigueur, donnée par l'Assemblée du 6 juin 2024, et
utilisée le même jour (plan J), prend fin le 6 juin 2026. Il est ainsi pro-
posé à l'Assemblée du 4 juin 2026 de renouveler cette autorisation.
Le Conseil d'Administration rendra compte aux actionnaires dans un
rapport spécial contenant les mentions visées à l'article L.225-197-4
du Code de commerce, des attributions d'actions gratuites effectuées.
Dix-neuvième résolution
Attributions gratuites d'actions (validité 24 mois)
L'Assemblée Générale, après avoir pris connaissance du rapport de gestion et
du rapport spécial des Commissaires aux comptes, conformément aux articles
L.225-197-1 et suivants du Code de commerce, autorise le Conseil d'Adminis-
tration à procéder, en une ou plusieurs fois, au profit de membres du personnel
salarié de la société ou des sociétés liées au sens de l'article L.225-197-2 du
Code de commerce, ainsi que des mandataires sociaux de la société ou des
sociétés liées dans le respect des dispositions de l'article L.225-197-6, à des
attributions gratuites d'actions existantes ou à émettre de la société.
Lorsque l'attribution porte sur des actions à émettre, l'Assemblée Générale
délègue au Conseil d'Administration l'ensemble des compétences néces-
saires à l'effet de décider une ou plusieurs augmentations du capital social
(par incorporation au capital de primes d'émission, réserves, bénéfices ou
autres dont la capitalisation sera légalement et statutairement possible)
résultant des attributions gratuites d'actions ordinaires nouvelles émises
par la société.
Le nombre total des actions ordinaires attribuées gratuitement au titre de
la présente autorisation ne pourra représenter plus de 240 000 actions
ordinaires.
La durée minimale de la période d'acquisition est fixée à deux ans. Le
Conseil d'Administration fixera, lors de chaque attribution, la période d'ac-
quisition à l'issue de laquelle l'attribution des actions ordinaires devien-
dra définitive, cette période ne pouvant pas être inférieure à deux ans.
Toutefois, l'attribution des actions à leurs bénéficiaires deviendra définitive
avant le terme de la période d'acquisition en cas d'invalidité du bénéficiaire
correspondant au classement dans la deuxième ou troisième des catégo-
ries prévues à l'article L.341-4 du Code de la sécurité sociale.
La durée minimale de la période de conservation n'est pas fixée par l'As-
semblée Générale. Le Conseil d'Administration la déterminera, le cas
échéant, lors de chaque attribution. Pendant la période d'obligation de
conservation, le cas échéant, les actions sont librement cessibles en cas
d'invalidité des bénéficiaires correspondant à leur classement dans les
catégories précitées du Code de la sécurité sociale.
Not named
161
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
L'Assemblée Générale prend acte, lorsque l'attribution porte sur des
actions à émettre, que la présente autorisation emporte, au profit des
bénéficiaires des actions attribuées gratuitement, renonciation des action-
naires à leur droit préférentiel de souscription et, plus généralement, à
tout droit sur les actions ordinaires attribuées gratuitement ou sur la partie
des réserves, bénéfice ou prime d'émission qui servira, le cas échéant, à
augmenter le capital social sur le fondement de la présente autorisation.
L'Assemblée Générale donne tous pouvoirs au Conseil d'Administration,
dans les limites fixées ci-dessus, à l'effet de mettre en œuvre la présente
autorisation et notamment :
• procéder aux attributions gratuites,
• fixer les conditions et, le cas échéant, les critères d'attribution des
actions ordinaires ainsi que, dans le respect des dispositions légales, les
dates auxquelles il sera procédé aux attributions gratuites d'actions,
• déterminer l'identité des bénéficiaires, le nombre d'actions ordinaires
attribuées gratuitement à chacun d'eux, les modalités d'attribution des
actions, et en particulier la période d'acquisition et, le cas échéant, la
période de conservation des actions ainsi attribuées,
• décider de procéder selon des modalités qu'il déterminera, pendant la
période d'acquisition des actions attribuées gratuitement, à tous ajuste-
ments afin de prendre en compte l'incidence d'opérations sur le capital
de la société et, en particulier, déterminer les conditions dans lesquelles
le nombre des actions ordinaires attribuées sera ajusté,
• déterminer les modalités et conditions des émissions qui seraient réali-
sées en vertu de la présente autorisation, en particulier la date de jouis-
sance des actions nouvelles,
• et, plus généralement, avec faculté de subdélégation dans les conditions
légales, de conclure tous accords, établir tous documents, constater les
augmentations de capital à la suite des attributions définitives, modifier
le cas échéant les statuts en conséquence, demander l'admission des
actions nouvelles à la cotation, effectuer toutes formalités et, plus géné-
ralement, faire tout ce qui sera nécessaire.
Le Conseil d'Administration informera chaque année l'Assemblée Générale
des attributions réalisées dans le cadre de la présente résolution confor-
mément à l'article L.225-197-4 du Code de commerce.
Le délai pendant lequel le Conseil d'Administration pourra faire usage, en
une ou plusieurs fois, de la présente autorisation est fixé à 24 mois à comp-
ter du jour de la présente Assemblée.
L'Assemblée Générale prend acte que la présente autorisation prive d'effet,
pour sa partie non utilisée, toute autorisation antérieure ayant le même objet.
Présentation et exposé des motifs – 20à 25résolution
Le Conseil d'Administration souhaite que l'Assemblée renouvelle les
autorisations permettant d'augmenter le capital selon les différentes
modalités :
augmentation du capital par émission d'actions ordinaires avec
poration des réserves, bénéfices ou primes (20résolution),
augmentation de capital avec suppression du DPS et par offre au
public (21résolution),
augmentation de capital avec suppression du DPS et par placement
privé (22résolution),
émission d'actions en rémunération d'apports en nature (24
résolution),
émission d'actions en cas d'offre publique d'échange initiée par la
société (25résolution).
La 23résolution traite de l'autorisation d'augmenter de 15 % le
montant des émissions dans le cas de demandes excédentaires. Elle
concerne les augmentations de capital des résolutions 20, 21 et 22.
Le montant nominal des augmentations de capital social ainsi que le
montant des valeurs mobilières donnant accès au capital de la société
(exemple : obligations à bons de souscription en actions - OBSA),
seraient chacun plafonnés respectivement à 9 millions de nominal
et 90 millions d'euros (voir 26résolution). Ils seraient plafonnés
globalement à ces montants pour l'ensemble des résolutions 19, 20,
21, 22, 23, 24, 25. Le montant nominal des augmentations de capital
prévues à la 19résolution serait inclus dans le plafond global de 9
millions d'euros de nominal, sur le fondement de l'autorisation donnée
à la 20résolution.
Les précédentes autorisations portant sur les augmentations de
capital, conférées par l'Assemblée du 6 juin 2024 et expirant en août
2026, ont été utilisées une fois par le Conseil en 2025, pour la livrai-
son du plan I d'attribution gratuite d'actions (20).
Ces nouvelles autorisations seraient conférées pour une durée de 26
(vingt-six) mois.
Vingtième résolution
Augmentation de capital par émission d'actions ordinaires,
avec maintien du droit préférentiel de souscription, et/ou par
incorporation des réserves, bénéfices ou primes (validité 26 mois)
L'Assemblée Générale, après avoir pris connaissance du rapport de gestion
du Conseil d'Administration, en application des dispositions des articles
L.225-129, L.225-129-2, L.22-10-50 et L.228-91 à L.228-97 du Code de
commerce :
• délègue au Conseil d'Administration sa compétence pour procéder à
l'augmentation du capital, en une ou plusieurs fois, dans les proportions
et aux époques qu'il appréciera, tant en France qu'à l'étranger :
- par émission, avec maintien du droit préférentiel de souscription des
actionnaires, à titre gratuit ou onéreux, d'actions ordinaires, d'actions
ordinaires donnant droit à l'attribution d'autres actions ordinaires ou
titres de créance et / ou de toutes valeurs mobilières donnant accès
immédiatement ou à terme, à tout moment ou à date fixe, à des actions
ordinaires de la société à émettre, dont la souscription pourra être
opérée en numéraire ou par compensation de créances ;
- et / ou par incorporation au capital de primes, réserves, bénéfices ou
toutes autres sommes dont la capitalisation serait admise par l'attri-
bution gratuite d'actions ou par élévation de la valeur nominale des
actions existantes ou par la combinaison de ces deux modalités. Il
est précisé que, en cas d'augmentation de capital sous forme d'at-
tribution gratuite d'actions, les droits formant rompus ne seront pas
négociables, ni cessibles et que les titres de capital correspondant
seront vendus et les sommes provenant de la vente seront allouées
aux titulaires des droits dans le délai prévu par les dispositions légales
et réglementaires ;
• fixe à 26 (vingt-six) mois la durée de la présente délégation, décomptée
à compter du jour de la présente Assemblée ;
• décide de fixer, ainsi qu'il suit, les limites des montants des émissions
autorisées en cas d'usage par le Conseil d'Administration de la présente
délégation de compétence :
- le montant nominal global des actions susceptibles d'être émises
immédiatement ou à terme en vertu de la présente délégation ne
pourra être supérieur à 9 millions d'euros étant précisé que le plafond
ainsi arrêté inclut la valeur nominale globale des actions supplémen-
taires à émettre éventuellement pour préserver, conformément à la
loi et le cas échéant aux stipulations contractuelles qui prévoiraient
d'autres modalités de préservation, les droits des titulaires des valeurs
mobilières donnant accès au capital. En outre, ce montant s'imputera
sur le plafond global fixé à la 26e résolution ;
- le
montant nominal global des titres financiers représentatifs de
créances sur la société pouvant être émises ne pourra être supérieur
à 90 millions d'euros, ce montant s'imputant sur le plafond global fixé
à la 26e résolution ;
• en cas d'usage par le Conseil d'Administration de la présente délégation
de compétence dans le cadre des émissions visées ci-dessus :
- décide que les actionnaires pourront exercer, dans les conditions pré-
vues par la loi, leur droit préférentiel de souscription à titre irréductible.
En outre, le Conseil d'Administration pourra conférer aux actionnaires
un droit de souscription à titre réductible à un nombre d'actions ou
autres titres financiers supérieur à celui qu'ils pourraient souscrire à
maintien du Droit Préférentiel de Souscription (DPS) et / ou incor-
Not named
7
ACTIONNARIAT ET ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE DU 4 JUIN 2026
162
Aussi loin que vous voudrez...®
titre irréductible, proportionnellement aux droits de souscription dont
ils disposent et dans la limite de leur demande ;
- décide que, si les souscriptions à titre irréductible et, le cas échéant, à
titre réductible, n'absorbaient pas la totalité d'une émission, le Conseil
d'Administration pourra utiliser, dans l'ordre qu'il jugera opportun, une
ou plusieurs des facultés suivantes :
(i) limiter, le cas échéant dans les conditions et limites prévues par la
réglementation en vigueur, l'émission au montant des souscriptions
recueillies ;
(ii) répartir librement tout ou partie des titres non souscrits entre des
personnes de son choix ;
(iii) offrir au public tout ou partie des titres émis non souscrits ;
- constate, en tant que de besoin, que l'émission de titres financiers
donnant accès au capital emporte renonciation des actionnaires à
leur droit préférentiel de souscription aux actions auxquelles ces titres
financiers donnent droit ;
- décide que toute émission de bons de souscription d'actions de la
société pourra faire l'objet, soit d'une offre de souscription, soit d'une
attribution gratuite des bons aux propriétaires des actions existantes,
étant précisé que le Conseil aura la faculté de décider que les droits
d'attribution formant les rompus ne seront pas négociables et que les
titres correspondants seront vendus ;
- décide que les sommes revenant, ou devant revenir, à la société pour
chacune des actions émises ou à émettre dans le cadre de la présente
délégation, après prise en compte, le cas échéant, en cas d'émission
de bons autonomes de souscription ou d'attribution d'actions, du prix
d'émission desdits bons, seront au moins égales à la valeur nominale
desdites actions à la date d'émission ;
- décide que le Conseil d'Administration dispose, avec faculté de subdé-
légation dans les conditions prévues par la loi et dans les limites fixées
ci-dessus, de tous les pouvoirs pour mettre en œuvre la présente délé-
gation et notamment pour :
(i) fixer les conditions de la ou des émission(s), la nature et les caractéris-
tiques des valeurs mobilières donnant accès au capital, les modalités
d'attribution des titres auxquels donnent droit ces valeurs mobilières
et les dates auxquelles peuvent être exercés les droits d'attributions ;
(ii) imputer, à sa seule initiative, les frais des augmentations de capital
sur le montant des primes qui y sont afférentes ;
(iii) procéder à tous ajustements destinés à prendre en compte l'inci-
dence d'opérations sur le capital ;
(iv) passer toute convention nécessaire à la bonne fin des émissions,
constater la réalisation des augmentations de capital, procéder à
la modification corrélative des statuts, et, plus généralement, faire
le nécessaire en pareille matière ;
• prend acte que la présente délégation prive d'effet toute délégation anté-
rieure ayant le même objet.
Vingt-et-unième résolution
Augmentation de capital avec suppression du droit préférentiel de
souscription et par offre au public (validité 26 mois)
L'Assemblée Générale, après avoir pris connaissance du rapport du Conseil
d'Administration et du rapport spécial des commissaires aux comptes et
conformément aux dispositions du Code de commerce et notamment des
articles L.225-129, L.225-129-2, L.22-10-52 et L.228-91 et suivants :
• délègue au Conseil d'Administration sa compétence à l'effet de procéder
à l'augmentation du capital, en une ou plusieurs fois, dans les propor-
tions et aux époques qu'il appréciera, tant en France qu'à l'étranger,
par l'émission avec suppression du droit préférentiel de souscription
des actionnaires et par offre au public, d'actions ordinaires, donnant le
cas échéant droit à l'attribution d'autres actions ordinaires ou de titres
de créance, et/ou de toutes valeurs mobilières donnant accès à des
actions ordinaires à émettre, dont la souscription pourra être opérée en
numéraire ou par compensation de créances ;
• fixe à 26 mois la durée de validité de la présente délégation, décomptée
à compter du jour de la présente Assemblée ;
• décide de fixer, ainsi qu'il suit, les limites des montants des émissions
autorisées en cas d'usage par le Conseil d'Administration de la présente
délégation :
- le montant nominal global des actions ordinaires susceptibles d'être
émises en vertu de la présente délégation ne pourra être supérieur à 9
millions d'euros, en ce compris la valeur nominale globale des actions
supplémentaires à émettre éventuellement pour préserver, conformé-
ment à la loi et le cas échéant aux stipulations contractuelles qui pré-
voiraient d'autres modalités de préservation, les droits des titulaires
des valeurs mobilières donnant accès au capital. En outre, ce montant
s'imputera sur le plafond global fixé à la 26e résolution ;
- le montant nominal des titres financiers représentatifs des créances
sur la société pouvant être ainsi émises ne pourra être supérieur à
90 millions d'euros. Il s'impute sur le montant du plafond global men-
tionné à la 26e résolution ;
• décide de supprimer le droit préférentiel de souscription des action-
naires aux actions et titres financiers faisant l'objet de la présente réso-
lution, en laissant toutefois au Conseil d'Administration la faculté de
conférer aux actionnaires, un droit de priorité conformément à la loi et
plus particulièrement aux dispositions de l'article L.22-10-51 du Code
de commerce ;
• décide, dans le cas où les souscriptions n'auraient pas absorbé la totalité
de l'émission, d'autoriser le Conseil à limiter le montant de l'opération
au montant des souscriptions prévues dans les limites prescrites par les
dispositions légales et réglementaires ou à répartir librement tout ou
partie des titres non souscrits ;
• décide que la somme revenant, ou devant revenir, à la société pour cha-
cune des actions ordinaires émises ou à émettre dans le cadre de la
présente délégation, après prise en compte, en cas d'émission de bons
autonomes de souscription d'actions, du prix d'émission desdits bons,
sera au moins égale à la valeur nominale desdites actions à la date
d'émission. Elle décide, en outre, que le prix sera fixé par le Conseil,
dans la limite de 10 % du capital social - apprécié à la date d'émission
- sur une période de 12 (douze) mois, et sera au moins égal au moins
égal à la moyenne pondérée des cours des vingt dernières séances de
Bourse précédant la fixation du prix de l'émission, éventuellement dimi-
nuée d'une décote maximum de 10 % ;
• reconnaît, en tant que de besoin, que la présente décision emporte, au
profit des titulaires des titres financiers émis en vertu de la présente délé-
gation, renonciation par les actionnaires à leur droit préférentiel de sous-
cription aux actions auquel ces titres financiers pourront donner droit ;
• décide que le Conseil d'Administration dispose, avec faculté de subdé-
légation dans les conditions prévues par la loi et dans les limites fixées
ci-dessus, de tous les pouvoirs pour mettre en œuvre la présente délé-
gation, et notamment pour :
- fixer les conditions de la ou des émission(s), la nature et les caractéris-
tiques des valeurs mobilières donnant accès au capital, les modalités
d'attribution des titres auxquels donnent droit ces valeurs mobilières
et les dates auxquelles peuvent être exercés les droits d'attributions ;
- imputer, à sa seule initiative, les frais des augmentations de capital sur
le montant des primes qui y sont afférentes ;
- procéder à tous ajustements destinés à prendre en compte l'incidence
d'opérations sur le capital ;
- passer toute convention nécessaire à la bonne fin des émissions,
constater la réalisation des augmentations de capital, procéder à la
modification corrélative des statuts, et, plus généralement, faire le
nécessaire en pareille matière ;
• prend acte que la présente délégation prive d'effet toute délégation anté-
rieure ayant le même objet.
Vingt-deuxième résolution
Augmentation de capital avec suppression du droit préférentiel
de souscription et par placement privé (validité 26 mois)
L'Assemblée Générale, après avoir pris connaissance du rapport du Conseil
d'Administration et du rapport spécial des commissaires aux comptes et
Not named
163
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
conformément aux dispositions du Code de commerce et notamment des
articles L.225-129-2, L.22-10-52 et L.228-92 :
• délègue au Conseil d'Administration sa compétence à l'effet de décider,
en une ou plusieurs fois, dans les proportions, aux époques et selon les
modalités qu'il appréciera, tant en France qu'à l'étranger, l'émission, par
une ou plusieurs offres visées au 1° de l'article L 411-2 du Code moné-
taire et financier, d'actions ordinaires, d'actions ordinaires donnant droit
à l'attribution d'autres actions ordinaires ou de titres de créance, et / ou
de toutes valeurs mobilières donnant accès à des actions ordinaires à
émettre, dont la souscription pourra être opérée soit en numéraire, soit
par compensation de créances ;
• fixe à 26 mois la durée de validité de la présente délégation, décomptée
à compter du jour de la présente Assemblée ;
• décide que les émissions qui seraient réalisées en vertu de la présente
délégation pourront l'être par des offres à un cercle restreint d'inves-
tisseurs agissant pour compte propre ou à des investisseurs qualifiés
comme cela est défini à l'article L.411-2 du Code monétaire et financier
et décide donc de supprimer le droit préférentiel de souscription des
actionnaires aux titre émis au profit de ces personnes ;
• décide que le montant total des augmentations de capital réalisées
immédiatement ou à terme en raison de la présente délégation sera
limité à 20 % du capital par an et s'imputera sur le montant du plafond
global de 9 millions de la 26e résolution, en incluant la valeur nominale
globale des actions supplémentaires à émettre éventuellement pour pré-
server, conformément à la loi et le cas échéant aux stipulations contrac-
tuelles qui prévoiraient d'autres modalités de préservation, les droits
des titulaires des valeurs mobilières donnant accès au capital ;
• décide en outre que le montant nominal des titres de créances don-
nant accès au capital et pouvant être émises en vertu de la présente
autorisation ne pourra être supérieur à 90 millions d'euros, ce mon-
tant s'imputant sur le montant du plafond global mentionné à la 26e
résolution ;
• décide qu'après prise en compte (en cas d'émission de bons autonomes
de souscription) du prix d'émission desdits bons, le prix des actions sera
au moins égal à la moyenne pondérée des cours des vingt dernières
séances de Bourse précédant le jour de la fixation de ce prix, avec une
décote maximum de 10 %. Le prix d'émission des valeurs mobilières
donnant accès au capital et le nombre d'actions auquel la conversion,
le remboursement ou généralement la transformation de chaque valeur
mobilière donnant accès au capital pourra donner droit, seront tels
que la somme perçue immédiatement ou à terme par la société, soit
pour chaque action émise en conséquence de l'émission de ces valeurs
mobilières, au moins égale au prix minimum défini ci-dessus. Dans ces
conditions, le Conseil pourra fixer le prix, dans la limite de 10 % du capi-
tal social, apprécié à la date d'émission, sur une période de 12 (douze)
mois ;
• prend acte du fait que, dans le cas où les souscriptions n'auraient pas
absorbé la totalité de l'émission, le Conseil pourra limiter le montant
de l'opération au montant des souscriptions prévues dans les limites
prévues par les dispositions légales et réglementaires et / ou répartir
librement tout ou partie des titres non souscrits ;
• décide que le Conseil d'Administration dispose, avec faculté de subdé-
légation dans les conditions prévues par la loi et dans les limites fixées
ci-dessus, de tous les pouvoirs pour mettre en œuvre la présente délé-
gation et notamment pour fixer les conditions de la ou des émission(s),
la nature et les caractéristiques des valeurs mobilières donnant accès au
capital, les modalités d'attribution des titres auxquels donnent droit ces
valeurs mobilières et les dates auxquelles peuvent être exercés les droits
d'attribution, imputer, à sa seule initiative, les frais des augmentations
de capital sur le montant des primes qui y sont afférentes, procéder à
tous ajustements destinés à prendre en compte l'incidence d'opérations
sur le capital, passer toute convention nécessaire à la bonne fin des
émissions, constater la réalisation des augmentations de capital, procé-
der à la modification corrélative des statuts, et, plus généralement, faire
le nécessaire en pareille matière ;
• prend acte que la présente délégation prive d'effet toute autorisation
antérieure ayant le même objet.
Vingt-troisième résolution
Autorisation d'augmenter de 15 % le montant des émissions
dans le cas de demande excédentaire (validité 26 mois)
Pour chacune des émissions décidées en application des résolutions 20,
21 et 22, l'Assemblée Générale, après avoir pris connaissance du rapport
du Conseil d'Administration et conformément aux dispositions de l'article
L.225-135-1 du Code de commerce, autorise le Conseil pour une durée de
26 (vingt-six) mois, à augmenter sur ses seules décisions et dans la limite
du plafond global fixé à la 26e résolution, le nombre d'actions ordinaires
ou titres financiers à émettre si le Conseil constate une demande excé-
dentaire. Cette augmentation du nombre de titres se ferait dans la limite
de 15 % de l'émission initiale et au même prix que celui retenu pour cette
dernière, conformément aux dispositions de l'article R.225-118 du Code
de commerce.
L'Assemblée Générale prend acte que la présente autorisation prive d'effet
toute autorisation antérieure ayant le même objet.
Vingt-quatrième résolution
Émission d'actions en rémunération d'apports en nature
(validité 26 mois)
L'Assemblée Générale, après avoir pris connaissance du rapport du Conseil
d'Administration et du rapport des commissaires aux comptes et avoir
constaté que le capital social est intégralement libéré, statuant confor-
mément aux dispositions de l'article L. 22-10-53 du Code de commerce :
• délègue au Conseil d'Administration sa compétence à l'effet de procéder,
en une ou plusieurs fois, à l'émission d'actions ordinaires de la société
ou de toutes valeurs mobilières régies par les dispositions des articles L.
228-91 et suivants du Code de commerce, donnant accès, immédiate-
ment ou à terme, à des actions ordinaires de la société, en vue de rému-
nérer des apports en nature consentis à la société et constitués de titres
de capital ou de valeurs mobilières donnant accès au capital, lorsque
les dispositions de l'article L. 22-10-54 du Code de commerce ne sont
pas applicables, dans la limite de 10 % du capital social au moment de
l'émission, étant précisé que les montants des émissions réalisées en
vertu de la présente délégation s'imputeront sur le plafond global visé à
la 26e résolution ;
• prend acte que, conformément aux dispositions de l'article L. 225-132
du Code de commerce, la présente délégation emporte de plein droit, au
profit des porteurs des valeurs mobilières qui seraient émises en vertu
de la présente délégation, renonciation par les actionnaires à leur droit
préférentiel de souscription aux actions auxquels ces valeurs mobilières
pourront donner droit ;
• prend acte, qu'en application des dispositions de l'article L. 225-147
du Code de commerce, le Conseil d'Administration statuera au vu du
rapport des Commissaires aux apports ;
• fixe à 26 (vingt-six) mois, à compter de la présente Assemblée, la durée
de validité de la présente délégation de compétence ;
• se prononce pour que le Conseil d'Administration ait tous pouvoirs pour
mettre en œuvre, avec faculté de subdélégation, dans les conditions
fixées par la loi et les statuts, la présente délégation, à l'effet notam-
ment de :
- décider l'augmentation de capital rémunérant les apports et détermi-
ner le nombre et la nature des titres à émettre ;
- déterminer les conditions d'émission des titres émis en rémunération
des apports ;
- approuver l'évaluation des apports et le cas échéant, réduire l'évalua-
tion des apports si tous les apporteurs y consentent ;
- fixer la parité d'échange ainsi que le cas échéant, le montant de la
soulte en espèces à verser ;
- définir, s'il y a lieu, les modalités d'exercice des droits attachés aux
titres émis ou à émettre et, notamment, arrêter la date, même rétroac-
tive, à compter de laquelle les actions nouvelles porteront jouissance,
déterminer les modalités d'exercice des droits à échange, conversion,
remboursement ou attribution de toute autre manière des titres émis ;
Not named
7
ACTIONNARIAT ET ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE DU 4 JUIN 2026
164
Aussi loin que vous voudrez...®
- suspendre, le cas échéant, l'exercice des droits attachés à ces titres en
conformité avec les dispositions légales et réglementaires ;
- procéder à tous ajustements requis dans le cadre de la loi et des règle-
ments en vigueur, et fixer les modalités selon lesquelles sera assu-
rée, le cas échéant, la préservation des droits des titulaires de valeurs
mobilières donnant accès au capital ;
- imputer, à sa seule initiative, les frais d'augmentation de capital sur le
montant des primes qui y sont afférentes et prélever sur ce montant
les sommes nécessaires pour porter la réserve légale au dixième du
nouveau capital après chaque augmentation de capital ;
- constater la réalisation des augmentations de capital résultant des
émissions qui seraient décidées en vertu de la présente délégation,
procéder à la modification corrélative des statuts ;
- d'une manière générale, passer toute convention et / ou prendre
toutes mesures et effectuer toutes formalités utiles à l'émission, à l'ad-
mission aux négociations sur le marché des titres émis en vertu de la
présente délégation ainsi qu'à l'exercice des droits qui y sont attachés.
• prend acte que le Conseil d'Administration rendra compte de l'usage fait
de la présente délégation à la plus prochaine assemblée générale ordi-
naire, conformément aux dispositions légales et réglementaires.
Vingt-cinquième résolution
Émission d'actions en cas d'offre publique d'échange initiée
par la société (validité 26 mois)
L'Assemblée Générale, après avoir pris connaissance du rapport de gestion
du Conseil d'Administration et du rapport spécial des commissaires aux
comptes, conformément aux articles L. 225-129 à L. 225-129-2, L. 22-10-
49, L. 225-129-5, L. 225-129-6, L. 22-10-54, L. 228-91 et L. 228- 92 du
Code de commerce :
• décide que le Conseil d'Administration pourra, en une ou plusieurs
fois, procéder à l'émission d'actions ainsi que de toutes autres valeurs
mobilières donnant accès au capital de la société, en rémunération de
titres apportés à une offre publique d'échange sur des titres d'une autre
société admis aux négociations sur l'un des marchés réglementés visés
à l'article L. 22-10-54 du Code de commerce, initiée par la société, en
France ou à l'étranger ;
• décide, en tant que de besoin, de supprimer, au profit des titulaires de
ces titres, le droit préférentiel de souscription des actionnaires à ces
actions et valeurs mobilières à émettre ;
• décide que le montant nominal total des augmentations de capital sus-
ceptibles d'être réalisées en vertu de la présente délégation est fixé à 9
millions d'euros étant précisé que les montants des émissions réalisées
en vertu de la présente délégation s'imputeront sur le plafond global visé
à la 26e résolution ;
• décide que la délégation donnée au Conseil d'administration en vertu de
la présente résolution est valable pour une durée de 26 (vingt-six) mois.
Présentation et exposé des motifs – 26résolution
Il est proposé par le Conseil de fixer comme suit le plafond global des
émissions qui seraient décidées en vertu des délégations consenties
aux 19, 20, 21, 22, 23, 24et 25résolutions :
le montant nominal maximum des augmentations de capital sus-
ceptibles d'être réalisées en vertu de l'ensemble des résolutions
susmentionnées serait fixé à 9 000 000 € (neuf millions d'euros),
étant précisé qu'est inclus dans ce plafond, le cas échéant, le mon-
tant nominal des actions à émettre éventuellement en supplément
pour préserver les droits des porteurs de valeurs mobilières don-
nant accès au capital. Au nominal actuel de 40 centimes d'euros, le
plafond de 9 M€ correspond à environ 22,5 millions de titres, pour
un nombre d'actions existantes fin 2025 arrondi à 24,3 millions ;
le montant nominal des valeurs mobilières représentatives de
créances donnant accès au capital de la société susceptibles d'être
émises en vertu des résolutions susmentionnées ne pourrait excé-
der 90 000 000 € (quatre-vingt-dix millions d'euros).
Vingt-sixième résolution
Plafond global des émissions réalisées dans le cadre
des autorisations des résolutions 19 à 25
L'Assemblée Générale, connaissance prise du rapport du Conseil d'Admi-
nistration, décide que :
• le montant nominal maximum global des augmentations de capital sus-
ceptibles d'être réalisées sur le fondement des délégations conférées
par les résolutions 19 à 25 de la présente Assemblée ne pourra excéder
9 000 000 euros (neuf millions d'euros), étant précisé dans ce plafond
est inclus, le montant nominal de l'augmentation de capital éventuelle-
ment réalisée et nécessaire pour préserver, conformément à la loi et, le
cas échéant, aux stipulations contractuelles prévoyant d'autres modali-
tés de préservation, les droits des porteurs de droits ou valeurs mobi-
lières donnant accès au capital de la société ;
• le montant nominal global des titres de créances donnant accès au
capital de la société susceptibles d'être émis en vertu des résolutions
19 à 25 ne pourra excéder 90 000 000 euros (quatre-vingt-dix millions
d'euros).
Il est rappelé qu'en application des dispositions des articles L. 225-
129-6 du Code de commerce et L. 3332-18 et suivants du Code du
travail, des exigences particulières incombent aux sociétés par actions
en matière d'augmentation de capital. Ces dispositions prévoient
notamment une obligation pour l'Assemblée Générale, lors de toute
décision d'augmentation de capital par apport en numéraire, immé-
diate ou différée, de se prononcer sur un projet de résolution tendant
à réaliser une augmentation de capital social dont la souscription
serait réservée aux adhérents d'un Plan d'Epargne d'Entreprise (PEE)
établi en application des articles L. 3332-18 et suivants du Code du
travail. En conséquence, le Conseil soumet une résolution à l'Assem-
blée Générale à l'effet de l'autoriser, pendant 18 mois, à augmenter,
en une ou plusieurs fois, le capital de la société d'un montant nominal
maximum de 200 000 euros (soit sur la base de la valeur nominale
des actions de 0,40 euro, un maximum de 500 000 actions nouvelles
représentant un peu plus de 2 % du capital sur la base du nombre d'ac-
vée aux adhérents d'un PEE de la société et des entreprises françaises
ou étrangères qui lui sont liées dans les conditions de l'article L. 225-
180 du Code de commerce et de l'article L. 3344-1 du Code du travail.
Vingt-septième résolution
Augmentation du capital réservée aux adhérents d'un PEE
(validité 18 mois)
L'Assemblée Générale, après avoir pris connaissance des rapports du
Conseil d'Administration et des commissaires aux comptes, autorise le
Conseil d'Administration, en application des dispositions des articles
L.225-129 et suivants du Code de commerce et dans les conditions pré-
vues aux articles L.3332-18 et suivants du Code du travail, à augmenter
le capital, en une ou plusieurs fois et à sa discrétion, d'un montant nomi-
nal maximum de 200 000 (deux cent mille) euros par l'émission d'actions
à souscrire en numéraire et réservées, le cas échéant par tranches dis-
tinctes, aux salariés et anciens salariés, retraités ou préretraités de la
société, et des sociétés qui lui sont liées au sens de l'article L.3344-1 du
Code du travail, adhérents à un Plan d'Epargne d'Entreprise.
La présente délégation emporte renonciation expresse des actionnaires
à leur droit préférentiel de souscription à l'augmentation de capital ainsi
autorisée.
Elle est valable pour une durée de 18 mois à compter de la présente
Assemblée.
L'Assemblée Générale délègue tous pouvoirs au Conseil d'Administration aux
fins de réaliser l'augmentation de capital ainsi autorisée, et notamment de :
Présentation et exposé des motifs – 27résolution
tions au 31 décembre 2025), par émission d'actions ordinaires, réser-
Not named
165
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
• déterminer, s'il y a lieu, les sociétés dont les salariés et retraités ou
préretraités pourront souscrire aux actions émises en application de la
présente autorisation ;
• arrêter l'ensemble des conditions et modalités de la ou des opérations à
intervenir et, notamment :
- fixer le cas échéant, les conditions d'ancienneté que devront remplir
les bénéficiaires des actions nouvelles et le délai accordé aux souscrip-
tions pour la libération de ces actions,
- décider du montant de l'émission, du prix de souscription, de la durée
de la période de souscription, de la date de jouissance, même rétroac-
tive, des actions nouvelles, et plus généralement, de l'ensemble des
modalités de chaque émission,
- sur ses seules décisions, après chaque augmentation du capital, impu-
ter les frais de l'opération sur le montant des primes afférentes,
- accomplir tous actes et formalités à l'effet de constater la réalisation
de chaque augmentation du capital à concurrence du montant des
actions qui seront effectivement souscrites, apporter aux statuts les
modifications corrélatives, procéder à toute publication et, plus géné-
ralement, faire, avec faculté de substitution, tout ce qui sera utile et
nécessaire.
Le tout, conformément aux dispositions législatives et réglementaires en
vigueur.
Présentation et exposé des motifs – 28résolution
L'autorisation donnée par l'Assemblée Générale au Conseil de réduire
le capital par voie d'annulation des propres actions de la société arri-
vant à échéance le 6 juin 2026, il est proposé de la renouveler pour 24
mois, afin de permettre au Conseil d'annuler tout ou partie des actions
acquises dans le cadre d'un programme de rachat d'actions, comme
prévu à la 18résolution, et à réduire le capital.
Vingt-huitième résolution
Réduction de capital par annulation des actions auto-détenues
(validité 24 mois)
Conformément à l'article L.225-204 du Code de commerce, l'Assemblée
Générale, après avoir pris connaissance du rapport de gestion et du rap-
port spécial des commissaires aux comptes, autorise le Conseil d'Adminis-
tration à réduire le capital social, en une ou plusieurs fois, par annulation
de tout ou partie des actions acquises par la société elle-même, dans le
cadre de l'autorisation votée par la présente Assemblée dans sa dix-hui-
tième résolution et, en tant que de besoin, dans le cadre de celle votée par
l'Assemblée du 5 juin 2025.
Le nombre maximum d'actions pouvant être annulées en vertu de la
présente autorisation, par période de vingt-quatre mois, est de 10 % des
actions composant le capital social.
L'Assemblée Générale confère tous pouvoirs au Conseil d'Administration
pour réaliser la ou les opération(s) d'annulation et de réduction du capital
en vertu de la présente autorisation, imputer la différence entre la valeur
comptable des actions annulées et leur montant nominal sur tous postes
de réserves et primes, procéder à la modification corrélative des statuts,
accomplir toutes les formalités, le tout conformément aux dispositions
légales en vigueur lors de l'utilisation de la présente autorisation.
La présente autorisation est donnée pour une période de vingt-quatre mois
à compter de la présente Assemblée et prive d'effet toute autorisation
antérieure ayant le même objet, pour sa partie non utilisée.
DE LA COMPÉTENCE COMMUNE
Vingt-neuvième résolution
Pouvoirs
L'Assemblée Générale donne tous pouvoirs au porteur de copie ou d'extrait
du procès-verbal de la présente Assemblée pour accomplir toutes les for-
malités légales de dépôt et de publication requises.
Not named
166
Aussi loin que vous voudrez...®
8
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
8
Informations complémentaires
Lieu où peuvent être consultés les documents
et renseignements relatifs à la société
Les statuts, comptes et rapports, procès-verbaux d'Assemblées Générales
peuvent être consultés au siège social.
Répartition statutaire des bénéfices
(article 18 des statuts)
Le bénéfice ou la perte de l'exercice est constitué par la différence entre
les produits et les charges de l'exercice, après déduction des amortisse-
ments et provisions, telle qu'elle résulte du compte de résultat.
Sur le bénéfice de l'exercice, diminué, le cas échéant, des pertes anté-
rieures, il est fait d'abord un prélèvement, de cinq pour cent au moins,
affecté à la formation d'un fonds de réserve dit "réserve légale".
Ce prélèvement cesse d'être obligatoire lorsque le montant de la réserve
légale atteint le dixième du capital social.
S'il existe un solde disponible, l'Assemblée Générale décide, soit de le dis-
tribuer, soit de le reporter à nouveau, soit de l'inscrire sur un ou plusieurs
postes de réserve dont elle règle l'affectation et l'emploi.
Après avoir constaté l'existence de réserves disponibles, l'Assemblée
Générale peut décider la distribution de sommes prélevées sur ces
réserves. Dans ce cas, la décision indique expressément les postes sur
lesquels les prélèvements sont effectués.
L'Assemblée Générale a la faculté d'accorder aux actionnaires une option
permettant le règlement, en numéraire ou en actions, de tout ou partie du
dividende ou des acomptes sur dividende.
8.2. RESPONSABLES DU CONTRÔLE
DES COMPTES
Commissaires aux comptes titulaires
KPMG S.A.
Tour Eqho – 2, avenue Gambetta – 92066 Paris La Défense cedex
Représenté par Madame Camille Mouysset.
Date du premier mandat : nommé lors de l'Assemblée Générale du 25 juin
2004.
Date du mandat en cours : renouvelé lors de l'Assemblée Générale du
8 juin 2023.
Fin de mandat : mandat expirant à l'Assemblée Générale appelée à statuer
sur les comptes de l'exercice clos le 31 décembre 2028.
BM&A
11, rue Laborde – 75008 Paris
Représenté par Monsieur Thierry Bellot et Madame Céline Claro.
Date du premier mandat : nommé lors de l'Assemblée Générale du 30 juin
1997.
Date du mandat en cours : renouvelé lors de l'Assemblée Générale du
3 juin 2021.
Fin de mandat : mandat expirant à l'Assemblée Générale appelée à statuer
sur les comptes de l'exercice clos le 31 décembre 2026.
8.1. INFORMATIONS STATUTAIRES
ET JURIDIQUES
Dénomination sociale et commerciale
NEURONES.
Siège social
Immeuble "le Clemenceau 1" – 205, avenue Georges Clemenceau – 92000
– Nanterre – France.
Forme juridique
NEURONES est une société anonyme de droit français à Conseil d'Adminis-
tration régie par le Code de commerce et le décret du 23 mars 1967 sur
les sociétés commerciales.
Nationalité
Française.
Date de constitution et durée de la société
La société a été constituée le 5 décembre 1984, pour une durée de
99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des
Sociétés du 15 janvier 1985.
Elle prendra fin le 15 janvier 2084, sauf cas de prorogation ou de dissolu-
tion anticipée décidée par l'Assemblée Générale Extraordinaire.
Objet social (article 3 des statuts)
La société a pour objet en France, dans les départements d'outre-mer et à
l'étranger : toutes les opérations pouvant concerner directement ou indi-
rectement : le conseil, la conception, la fabrication, le développement, la
mise en œuvre, l'installation, le support, l'exploitation, la distribution de
tout système informatique et électronique, tant au plan des services que
des logiciels, applications et matériels, et, de façon générale, toute opéra-
tion liée au traitement de l'information, de communication et de formation.
En vue de réaliser son objet, la société pourra :
• traiter, sous-traiter, représenter et commissionner,
• importer et exporter,
• posséder,
acquérir, louer, aménager, équiper, transformer tous
immeubles, chantiers, dépôts, magasins,
• prendre tous intérêts et participations par tous modes de concours ou
d'intervention dans toutes les entreprises similaires ou susceptibles de
favoriser le développement de ses affaires,
• et, en général, réaliser toutes les opérations commerciales, industrielles,
financières, mobilières pouvant se rattacher directement ou indirecte-
ment à son objet.
Registre du Commerce et des Sociétés
R.C.S. Nanterre B 331 408 336.
Exercice social
L'exercice social commence le 1er janvier et s'achève le 31 décembre de
chaque année.
Not named
167
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
8.3. INFORMATIONS LIÉES
Informations incluses par référence
En application de l'article 19 du règlement européen n°2017/1129,
les informations suivantes sont incluses par référence dans le présent
Document d'Enregistrement Universel :
• les comptes consolidés et le rapport des commissaires aux comptes sur
ces comptes concernant l'exercice clos au 31 décembre 2023, figurant
pages 81 à 103 du Document d'Enregistrement Universel déposé auprès
de l'AMF le 25 avril 2024 le sous le numéro D.24-0333.
• les comptes consolidés et le rapport des commissaires aux comptes sur
ces comptes concernant l'exercice clos au 31 décembre 2024, figurant
pages 65 à 85 du Document d'Enregistrement Universel déposé auprès
de l'AMF le 28 avril 2025 le sous le numéro D.25-0312.
Documents accessibles au public
société les documents suivants :
• le présent Document d'Enregistrement Universel 2025,
• les
Documents d'Enregistrement Universel 2020 à 2024 et les
Documents de Référence des années 2000 à 2019.
Les statuts peuvent être consultés au siège social de NEURONES : 205,
avenue Georges Clemenceau – 92000 – Nanterre – France.
Documents d'Enregistrement Universel 2020 à 2024 ainsi que le présent
Document d'Enregistrement Universel 2025.
Commissaires aux comptes suppléants
SALUSTRO REYDEL
Tour Eqho – 2, avenue Gambetta – 92066 Paris La Défense cedex
Représenté par Madame Béatrice de Blauwe.
Date du premier mandat : nommé lors de l'Assemblée Générale du 8 juin
2017.
Date du mandat en cours : renouvelé lors de l'Assemblée Générale du
8 juin 2023.
Fin de mandat : mandat expirant à l'Assemblée Générale appelée à statuer
sur les comptes de l'exercice clos le 31 décembre 2028.
Monsieur Éric Blache
11, rue Laborde – 75008 Paris
Date du premier mandat : nommé lors de l'Assemblée Générale du 24 juin
2005.
Date du mandat en cours : renouvelé lors de l'Assemblée Générale
Ordinaire du 3 juin 2021.
Fin de mandat : mandat expirant à l'Assemblée Générale appelée à statuer
sur les comptes de l'exercice clos le 31 décembre 2026.
Responsable de l'information
Luc de Chammard – NEURONES – Immeuble "Le Clemenceau 1" – 205,
avenue Georges Clemenceau – 92000 Nanterre.
Attestation du responsable
du Document d'Enregistrement Universel
"J'atteste que les informations contenues dans le présent Document d'En-
registrement Universel sont, à ma connaissance, conformes à la réalité et
ne comportent pas d'omission de nature à en altérer la portée.
J'atteste, à ma connaissance, que les comptes sont établis conformément
aux normes comptables applicables et donnent une image fidèle du patri-
moine, de la situation financière et du résultat de la société et de l'en-
semble des entreprises comprises dans la consolidation et que le rapport
de gestion, figurant dans le présent document, présente un tableau fidèle
de l'évolution des affaires, des résultats et de la situation financière de la
société et de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation,
ainsi qu'une description des principaux risques et incertitudes auxquels
elles sont confrontées."
Not named
168
Aussi loin que vous voudrez...®
8
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
8.4. TABLES DE CONCORDANCE
Informations requises par le Règlement européen numéro 2019/980
Rubriques de l'annexe 1 et 2 du règlement européen n°2019/980
Pages
1.
Personnes responsables
84, 95, 143, 166
2.
Contrôleurs légaux des comptes
84, 85, 95, 96
3.
Facteurs de risques
61 à 64
4.
Informations concernant l'émetteur (raison sociale, Siren, date de constitution, forme juridique…)
97 à 106, 166, 167
5.
Aperçu des activités
46 à 60
6.
Structure organisationnelle, principales filiales
57, 73
7.
Examen de la situation financière et du résultat
65 à 85
8.
Trésorerie et capitaux
77, 78
9.
Environnement réglementaire
63, 69
10 Informations sur les tendances
60
11 Prévisions ou estimations du bénéfice
60
12 Organes d'administration, de direction et de surveillance et direction générale
97 à 101
13 Rémunération et avantages des organes d'administration et de direction
101 à 103
14 Fonctionnement des organes d'administration et de direction
97 à 101
15 Salariés (effectifs, actionnariat, participation)
49, 127 à 135
16 Principaux actionnaires (identification, droits de vote doubles)
147
17 Transactions avec les parties liées
83, 100
18 Informations financières concernant l'actif et le passif, la situation financière et les résultats de l'émetteur
18.1ꢀInformations financières historiques
46, 59
18.2ꢀInformations financières intermédiaires et autres
60, 98 à 101
18.3ꢀAudit des informations financières annuelles historiques
63, 64, 84, 85, 95, 96, 99, 100
18.4ꢀInformations financières pro forma
65 à 85
18.5ꢀPolitique en matière de dividendes
149
18.6ꢀProcédures judiciaires et d'arbitrage
157
18.7ꢀChangement significatif de la situation financière de l'émetteur
149, 150
19 Informations complémentaires (capital social, actions, acte constitutif et statuts)
147 à 149, 166
20 Contrats importants
55
21 Documents disponibles (site web, lieu de consultation des documents)
167
Table de correspondance du rapport de gestion
Informations requises
Pages
1.
Situation et activité du groupe
149 à 157
2.
Rapport de gestion consolidé
149 à 151
3.
Programme de rachat d'actions
155, 156
4.
Capital et actionnariat
147, 151, 156, 157, 166
5.
Gouvernement d'entreprise
97 à 106
6.
Rapport de durabilité
107 à 146
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL
ET RAPPORT FINANCIER ANNUEL 2025
Le Document d'Enregistrement Universel a été déposé le 27 avril 2026 auprès de l'Autorité des Marchés Financiers,
en sa qualité d'autorité compétente au titre du règlement (UE) 2017/1129, sans approbation préalable conformément à l'article 9 dudit règlement.
Le Document d'Enregistrement Universel peut être utilisé aux fins d'une offre au public de titres financiers ou de l'admission de titres financiers
à la négociation sur un marché réglementé s'il est complété par une note d'opération et le cas échéant, un résumé et tous les amendements apportés
au Document d'Enregistrement Universel. L'ensemble alors formé est approuvé par l'AMF conformément au règlement (UE) 2017/1129.
Not named
169
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Glossaire
ACM (Advanced Case Managementꢀ/ꢀCase Management)
Sous-famille ou évolution du BPM (voir ci-dessous), le Case Management - lit-
téralement "gestion de dossiers" - s'applique aux processus peu prévisibles,
collaboratifs et plus longs que les processus standards. Il intègre nativement
la gestion des imprévus : par exemple, dans un dossier de crédit, l'analyse
peut démarrer même si toutes les pièces ne sont pas encore réunies.
L'utilisateur dispose d'une réelle souplesse dans l'ordonnancement des
tâches.
Agent2Agent (A2A)ꢀ/ꢀAgent Communication Protocol (ACP)
Protocoles de communication ouverts pour agents IA, lancés respectivement
par Google (A2A) et IBM (ACP). Conçus pour les systèmes multi-agents, ils
permettent à des agents de différents fournisseurs d'interagir entre eux.
Leur adoption rapide est un enjeu clé pour le déploiement de l'IA dans des
applications avancées.
Agile (Méthodes Agiles)
Voir aussi : Product Owner, Scrum Master
Pratiques de développement nées de l'Agile Manifesto (2001), en rupture
avec les méthodologies classiques dites "en cycle V". Fondées sur l'itéra-
tion, elles favorisent des livraisons fréquentes et successives, intègrent les
changements fonctionnels en cours de route et impliquent activement les
utilisateurs. Les principales méthodes Agiles sont le RAD (1991), Scrum
(1995) et XP Extreme Programming (1999). Si elles éliminent l'"effet tunnel"
des approches traditionnelles, elles peuvent atteindre leurs limites sur des
applications complexes nécessitant une vision globale des données.
AMO (Assistance à Maîtrise d'Ouvrage) / AMOA
Tiers (cabinet, ESN ou freelance) qui accompagne le maître d'ouvrage dans
la définition de ses besoins (rédaction du cahier des charges, gestion de
l'appel d'offres) et dans le suivi de sa relation avec la maîtrise d'œuvre tout
au long du projet, jusqu'à la réception et la période de garantie.
Analyse Prédictive (Maintenance Prédictive)
Ensemble de techniques statistiques croisant des données issues de
sources variées pour formuler des prévisions. Parmi ses applications les
plus connues : l'évaluation du risque client (FICO Score) et la maintenance
informatique prédictive, qui consiste à anticiper les pannes de postes ou de
serveurs en analysant des paramètres comme les logs d'exploitation ou les
taux d'utilisation des ressources. Éditeur de référence : Nexthink.
Analytics (Data Analytics)
Analyse de données, de l'alimentation des entrepôts (data lakes, datawar-
ehouses) à la mise en forme visuelle de l'information (data visualization), en
passant par la construction de cubes multidimensionnels et les applications
de datamining. L'Analytics est la déclinaison moderne de ce qu'on appelait la
Business Intelligence (BI) ou le "Décisionnel".
ANSSI
Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information. Créée en 2009,
cette agence gouvernementale apporte son expertise aux administrations et
aux entreprises, avec une mission renforcée auprès des opérateurs d'impor-
tance vitale (OIV). Elle assure une veille permanente, détecte les menaces,
émet des alertes et coordonne la réponse aux attaques. Principales qualifi-
cations délivrées : PAMS, PASSI, PDIS, PRIS et SecNumCloud.
Antivirus (EPP, EDR, XDR)
Programme identifiant, neutralisant et éliminant les logiciels malveillants. Les
antivirus classiques de type EPP (Endpoint Protection Platform — Microsoꢀ
Defender, Sophos, McAfee, Symantec, Kaspersky) reposent sur des bases
de signatures à mettre à jour fréquemment. Les solutions EDR (Endpoint
Detection & Response — éditeur de référence : CrowdStrike) viennent en
complément : elles détectent des comportements anormaux (tentatives de
chiffrement, accès au registre, exécution de scripts suspects…) que les anti-
virus traditionnels ne peuvent pas repérer — notamment les attaques sans
fichier. L'EDR est un outil délicat à paramétrer : mal configuré, il peut bloquer
des applications légitimes ("faux positifs"). Voir aussi : XDR.
API (Application Programming Interface)
Interface permettant à des applications de communiquer entre elles, en
exposant des fonctionnalités accessibles à d'autres applications.
Assistance Technique (ou Time & Materials)
Mode de prestation consistant à mettre à disposition des consultants à un
tarif journalier défini, pour une durée déterminée. Le prestataire n'a qu'une
obligation de moyens. C'est le client qui assure la maîtrise d'œuvre et qui
n'a donc pas à partager en amont le cahier des charges d'un projet global.
Assistants IA et Agents IA
Les assistants IA sont réactifs : ils exécutent des tâches à la demande en
s'appuyant sur un LLM. Les agents IA, eux, sont proactifs : ils travaillent
de façon autonome pour atteindre un objectif précis, en mobilisant tous les
moyens disponibles.
Big Data
Ensembles de données — issus du Web, de la téléphonie mobile, de capteurs,
de transactions, etc. — si volumineux, si variés (structurés, semi-structurés,
non structurés) et se régénérant si rapidement qu'ils excèdent les capacités
des bases de données classiques. De nouveaux outils de stockage (NoSQL,
Hadoop, Google MapReduce…) et d'analyse (algorithmique, statistique
inférentielle, analytics…) ont été développés pour en extraire de la valeur.
Applications typiques : marketing numérique, programmes scientifiques,
trading algorithmique.
Blockchain (Chaîne de Blocs)
Technologie de stockage et de transmission d'informations sans organe cen-
tral de contrôle. Concrètement, il s'agit d'une base de données distribuée,
partagée entre ses utilisateurs sans intermédiaire. Les transactions sont
vérifiées, regroupées en blocs et chaînées de façon chronologique, le tout
sécurisé par cryptographie. Utilisée à grande échelle pour les cryptomon-
naies, entre autres applications.
BPM (Business Process Management)
Ensemble de méthodes et d'outils applicatifs permettant d'automatiser et
d'optimiser les processus d'une entreprise, qu'ils soient internes ou impliquent
des tiers. Un cas d'usage classique : la gestion du cycle client, de la commande
Les termes définis ci-dessous se rapportent pour l'essentiel aux différents métiers de NEURONES. Ces pages sont
donc destinées à faciliter la compréhension des mots techniques, sigles et acronymes utilisés dans les publications
du groupe (dont le présent Document d'Enregistrement Universel).
Not named
GLOSSAIRE
170
Aussi loin que vous voudrez...®
au paiement en ligne, en passant par la validation du dossier et le traitement
des réclamations. Le BPM s'appuie généralement sur des outils d'EAI pour
s'interfacer avec les applications opérationnelles. Éditeurs de référence :
Tibco, Pega, IBM WebSphere, webMethods (Soꢀware AG), WebLogic (Oracle).
BPO (Business Process Outsourcing)
Externalisation non plus de la seule informatique, mais d'une fonction ou
d'un processus métier dans son ensemble : comptabilité, paie, gestion
d'abonnés, etc.
BI (Business Intelligence)
Voir Analytics.
Case Management
Voir ACM.
Centre de Services
Structure dédiée à la fourniture de services numériques — développement,
maintenance applicative, exploitation, service desk — pour un ou plusieurs
clients, depuis les locaux de l'ESN prestataire. Qu'ils soient mutualisés
ou dédiés à un seul client, les centres de services se distinguent par leur
spécialisation et le respect de processus bien définis.
CERT (Computer Emergency Response Team)
Équipe spécialisée dans la gestion des incidents de sécurité et des cybe-
rattaques : analyse, confinement, retour à la normale et prévention par la
diffusion de recommandations.
Chatbot (Agent Conversationnel)
Programme capable de dialoguer avec un utilisateur en simulant une
conversation humaine. Le chatbot est le prolongement naturel des arbres
de résolution, utiles pour traiter les incidents simples et fréquents. Sa mise
en place demande un paramétrage substantiel de la base de connaissances,
mais les agents conversationnels dotés de moteurs d'IA sont de plus en plus
efficaces pour résoudre des incidents ou répondre à des demandes sans
intervention humaine.
Citizen Development
Approche du développement logiciel qui requiert peu ou pas de compé-
tences en programmation. Les "Citizen Developers" sont généralement des
utilisateurs métiers qui conçoivent leurs propres outils grâce à des environ-
nements simplifiés, dits low-code (peu de code requis) ou no-code (tout se
fait par glisser-déposer et scripts visuels).
Cloud Computing
Mise à disposition de ressources informatiques mutualisées (serveurs virtuels,
stockage, bande passante, sauvegardes) à la demande, sur des réseaux privés
ou publics, selon trois modèles : IaaS (infrastructure), PaaS (plateforme) et
SaaS (applications). Le cloud privé peut être dédié (propre à un client) ou
mutualisé (partagé entre plusieurs entreprises). Il offre un approvisionnement
des services en libre-service, une allocation automatique des ressources et
une facturation à l'usage. Le cloud public (Microsoꢁ Azure, AWS, Google Cloud
Platform…) est plus fortement automatisé et propose des fonctionnalités avan-
cées — notamment des services PaaS managés — mais requiert une migration
applicative préalable. La facturation au réel ("pay as you go") invite à une vigi-
lance particulière sur les coûts (voir FinOps). Dans la pratique, la plupart des
entreprises combinent SaaS et plusieurs clouds privés ou publics : on parle
alors de cloud hybride ou de multi-cloud (utilisation simultanée de plusieurs
clouds de même type, issus de fournisseurs distincts). La connaissance de la
localisation des données sensibles et des personnes ou autorités qui peuvent
y avoir accès est un enjeu de sécurité. Le label SecNumCloud, voir ci-dessous,
offre les plus fortes garanties en la matière.
Cloud Management Platform
Suite d'outils logiciels intégrés permettant à une entreprise de superviser et
gérer l'ensemble de ses infrastructures cloud (publiques, privées, hybrides
ou multi-cloud).
CMDB (Configuration Management Database)
Base de données recensant les composants d'un système d'information et
les relations entre eux, avec le suivi de leurs évolutions de configuration.
Élément fondamental de l'architecture ITIL, la CMDB est plus difficile à
maintenir qu'il n'y paraît : niveaux de détail, redondances, historique, mises
à jour régulières…
CMM (Capability Maturity Model)
Référentiel des meilleures pratiques en développement et maintenance
logiciels. Il évalue la maturité des processus d'une organisation sur cinq
niveaux (initial, reproductible, défini, maîtrisé, optimisé). Depuis 2006, c'est
la version CMMI (Capability Maturity Model Integration) qui est utilisée.
CMS (Content Management System)
Système de gestion de contenu permettant la création et la mise à jour dyna-
mique de sites Web ou d'applications multimédia. Parmi ses fonctionnalités
clés : travail collaboratif sur un même document, chaîne de publication
(workflow), séparation de la forme et du contenu, structuration des contenus
(blogs, forums, FAQ…) et gestion des droits utilisateurs. À ne pas confondre
avec la GED, qui gère les documents au sein de l'entreprise.
Conteneur (Soꢁware Container)
Enveloppe virtuelle regroupant une application et tout ce dont elle a besoin
pour fonctionner : code source, environnement d'exécution, librairies, outils
et fichiers. Contrairement à la machine virtuelle (qui dispose de son propre
système d'exploitation), le conteneur utilise l'OS de l'hôte, ce qui le rend plus
léger. Très utilisé pour tester des applications en développement dans un
environnement isolé. Éditeurs de référence : Docker et Kubernetes.
Continuous Integration / Continuous Delivery (CI/CD)
Ensemble de techniques permettant de mettre en production de nouvelles
versions applicatives très fréquemment (nouvelles fonctionnalités ou correc-
tifs) avec un volume d'anomalies si faible qu'un suivi formel des bugs devient
superflu. Ces techniques couvrent la gestion des environnements, des don-
nées, des stratégies de test, l'automatisation et le pipeline de déploiement.
En pratique, le CI / CD va de pair avec le DevOps, le cloud et les conteneurs.
CRM (Customer Relationship Management) /
GRC (Gestion de la Relation Client)
Ensemble des processus et outils visant à conquérir et fidéliser une clien-
tèle : gestion des données clients et prospects, opérations marketing, aide
à la vente, service client, centre d'appels. Les progiciels CRM du marché
couvrent une ou plusieurs de ces fonctions.
Cybersécurité
Voir Sécurité Informatique. Pour les spécialistes, la cybersécurité englobe la
sécurité informatique et la cyberdéfense. Dans ce glossaire, les deux termes
sont utilisés de façon interchangeable.
Data
Famille de technologies traitant en temps réel des flux massifs et continus
de données pour les analyser et les valoriser (éditeurs de référence : Kafka,
Spark, Flink, NiFi). Ces technologies ont donné naissance à de nouveaux
profils métiers : data steward, data ingénieur, data analyst, data scientist.
Datacenter (Centre d'Hébergement)
Centre de traitement mutualisant équipements, logiciels et prestations.
La densification des serveurs virtualisés et l'optimisation des systèmes
de stockage ont rendu les salles machines traditionnelles obsolètes. Les
datacenters de dernière génération consomment significativement moins
d'énergie pour une même puissance délivrée, avec des PUE (voir ci-dessous)
en constante amélioration.
DevOps
Mouvement visant à aligner les équipes de développement (Dev) et d'ex-
ploitation (Ops) autour d'objectifs communs. Distinct des méthodes Agiles
— même s'ils sont souvent combinés —, le DevOps s'appuie sur des chaînes
Not named
171
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
d'outils couvrant l'ensemble du cycle de vie applicatif : gestion de projet
(Jira), IDE (Eclipse, Visual Studio), automatisation des tests (SonarQube),
gestion des sources (GitHub, Jenkins, Nexus), déploiement continu (XL
Deploy), allocation automatique des ressources (Ansible, CMP)… Les équipes
DevOps, dites "pizza teams" ou "feature teams" (une dizaine de personnes),
réunissent product owners, scrum masters, développeurs et ingénieurs Ops.
Ce modèle, initié par des entreprises "pure players" Internet, reste plus diffi-
cile à déployer dans des environnements applicatifs anciens et hétérogènes.
Digital (Transformation Digitale)
Utilisation des nouvelles technologies (méthodes Agiles, DevOps, cloud,
mobilité, objets connectés, Big Data, IA, blockchain…) pour créer ou repen-
ser des offres, adopter de nouveaux modèles économiques (plateformes,
désintermédiation…) améliorer l'efficacité opérationnelle et faire évoluer les
modes de travail internes. Initialement portée par les directions marketing
et commerciale (développement de nouveaux usages, amélioration du
"parcours client"), la transformation digitale s'étend progressivement à
l'ensemble des processus de l'entreprise et à sa culture interne.
Digital Workplace (Environnement Numérique de Travail)
Ensemble de technologies permettant à un collaborateur d'accéder à ses
informations, de communiquer et de travailler en équipe, où qu'il se trouve et
à tout moment. Il intègre généralement un moteur de recherche, une gestion
documentaire et un réseau social d'entreprise, et constitue une évolution
naturelle de l'intranet traditionnel.
DMP (Data Management Platform)
Plateforme gérant les données marketing de prospects et clients, notam-
ment les cookies et leur historisation. Souvent enrichie de données
externes (âge, CSP, habitudes de consommation…) et interfacée avec le
CRM, la DMP permet de construire des segments plus précis et d'affiner
les stratégies media. Éditeurs de référence : BlueKai (Oracle) et Krux
(Salesforce).
DORA (Digital Operational Resilience Act)
Règlement européen spécifiquement destiné aux services financiers de l'UE,
dont l'objectif est de garantir leur résilience face aux cybermenaces.
EAI (Enterprise Application Integration) / ESB (Enterprise Service Bus)
Outils permettant à des applications non conçues pour fonctionner
ensemble de communiquer. L'EAI gère un nombre restreint de progiciels
via des connecteurs entre leurs API. L'ESB, considéré comme sa nouvelle
génération, propose une intégration distribuée s'appuyant sur des standards
ouverts (XML, JMS, services Web) et des conteneurs de services déployables
en différents points du réseau. Éditeurs de référence : Tibco, IBM MQ,
MuleSoꢀ, Soꢀware AG.
ECM (Enterprise Content Management)
Voir Gestion de Contenu.
Edge Computing (Informatique en Périphérie)
Architecture qui privilégie le traitement des données directement sur les
terminaux (capteurs, smartphones, tablettes…), là où elles sont générées,
plutôt que de les transférer vers un cloud ou un datacenter. L'objectif est de
réduire la latence et les besoins en bande passante.
ERP (Enterprise Resource Planning) / PGI (Progiciel de Gestion Intégré)
Progiciel fédérant l'ensemble des applications de gestion d'une entreprise
— fonctions horizontales (comptabilité, RH…) et verticales (production,
stocks…) — sur une infrastructure commune avec des bases de données
partagées. Les ERP intègrent généralement des outils collaboratifs et déci-
sionnels, et ont progressivement ouvert leurs API pour faciliter l'interfaçage
avec des progiciels spécialisés. SAP est l'ERP le plus répandu dans les
grandes entreprises.
ESB (Enterprise Service Bus)
Voir EAI.
ESN (Entreprise de Services du Numérique)
Anciennement désignée par le sigle SSII (Société de Services en Ingénierie
Informatique).
ETL (Extract, Transform, Load)
Outils logiciels permettant d'extraire des données depuis des bases de
production pour les transformer et les charger dans un autre système
(généralement un entrepôt de données). Éditeurs de référence : Informatica,
DataStage, Talend.
FinOps (Finance + Operations)
Approche visant à maîtriser et optimiser les dépenses liées au cloud public,
en arbitrant entre coût, agilité et qualité. Concrètement : comprendre la fac-
ture du fournisseur, identifier les inducteurs de coûts, puis agir (en éteignant
des ressources inutilisées la nuit, par exemple).
Fiori (SAP Fiori)
Interface utilisateur SAP "responsive", c'est-à-dire utilisable indifféremment
sur mobile, tablette ou ordinateur.
Front End / Back End / Full Stack
Le front end désigne la partie visible d'un site ou d'une application, avec
laquelle l'utilisateur interagit directement (HTML, CSS, JavaScript…). Le back
end gère la logique applicative et les bases de données (PHP, Python, Ruby,
frameworks comme Symfony…). Les développeurs full stack maîtrisent les
deux dimensions.
GED (Gestion Électronique de Documents)
Système informatisé d'acquisition, de classement, de stockage et d'archi-
vage de documents numérisés. La dématérialisation entrante (courrier reçu)
ou sortante (relevés bancaires, factures) en sont des exemples typiques. Voir
aussi : Gestion de Contenu.
Gestion de Contenu (ECM — Enterprise Content Management)
Gestion électronique d'informations non structurées — courriers, contrats,
factures, e-mails, photos, fichiers audio et vidéo — par opposition aux
données déjà structurées en bases de données. L'ECM couvre notamment
le WCM (Web Content Management) et les applications de GED (Gestion
Électronique de Documents). Éditeurs de référence : EMC Documentum, IBM
FileNet, Microsoꢀ SharePoint, Alfresco, OpenText.
GPU (Graphics Processing Unit)
Processeur graphique destiné à l'origine à optimiser l'affichage d'images 2D,
3D et de vidéos. Aujourd'hui, les processeurs GPU sont utilisés massivement
pour accélérer les traitements très importants nécessités par l'Intelligence
Artificielle générative (apprentissage, vectorisation…). Constructeurs de
référence : Nvidia, AMD.
Green IT
Ensemble des méthodes, logiciels, matériels et processus visant à réduire
l'empreinte environnementale de l'informatique (économies d'énergie,
gestion des déchets…), mais aussi utilisation du numérique pour diminuer
l'impact écologique global de l'entreprise (télétravail, optimisation des
déplacements…).
Hackathon
Compétition chronométrée réunissant des équipes de développeurs invités
à concevoir un prototype applicatif en un temps très court (souvent un week-
end entier de travail intensif). Le mot-valise associe "hack" (au sens de défi
créatif) et "marathon".
Hébergeurs
Sociétés équipées pour accueillir des serveurs informatiques. Ils fournissent
les prestations de base : climatisation, alimentation électrique fiabilisée,
sécurité incendie et accès physique sécurisé. Leurs clients — entreprises ou
ESN spécialisées — installent leur propre matériel dans des espaces dédiés
("cages privatives" ou co-location). Compte tenu de l'évolution rapide des
Not named
GLOSSAIRE
172
Aussi loin que vous voudrez...®
technologies datacenter, peu d'organisations maintiennent aujourd'hui leurs
propres salles machines. Hébergeurs de référence en France : Digital Realty-
Interxion, Equinix, Telehouse, Data4.
IA (Intelligence Artificielle)
Ensemble de programmes imitant certaines capacités de l'intelligence
humaine, grâce à des algorithmes entraînés sur de grandes quantités de
données. Ces programmes s'améliorent d'eux-mêmes au fil du temps.
Dans les Directions Informatiques, l'IA est particulièrement attendue dans
l'automatisation du support (chat bots) et l'analyse prédictive des données
d'exploitation. Plus généralement, l'Intelligence Artificielle a vocation, notam-
ment avec ses agents IA (voir ci-dessus), à s'infiltrer dans tous les rouages
d'une entreprise en automatisant et simplifiant de nombreux processus.
IA Générative (Gen AI)
Type d'IA capable de générer du texte, des images ou du code en réponse à
des invites (prompts). Entraînée sur des milliers de milliards de mots, elle fait
partie des LLM (Large Language Models). La qualité d'un prompt influence
directement la pertinence des réponses. Ses applications potentielles sont
vastes : chat bots, analyse prédictive, interfaces en langage naturel pour
ERP, aide à la rédaction, analyses financières, retro-documentation, transpo-
sition de code… Elle soulève aussi de nombreux défis : fiabilité des réponses,
protection des données, coût, éthique. Principaux moteurs LLM : ChatGPT
(OpenAI), Gemini (Google), Claude (Anthropic), Mixtral (Mistral).
IaaS (Infrastructure as a Service)
Voir Cloud Computing.
Infrastructure as Code (IaC)
Approche consistant à provisionner et configurer les ressources d'in-
frastructure (serveurs, réseaux, stockage…) uniquement via des fichiers de
définition, sans intervention manuelle. Rendue possible par le cloud, elle
réduit significativement les délais de déploiement applicatif. On parle aussi
d'"automatisation des infrastructures" ou de "provisionning automatique".
IoT (Internet of Things)
Voir Objets Connectés.
ISO (International Organization for Standardization)
Normes fondées sur des systèmes de management de la qualité avec des
boucles d'amélioration continue (planifier, déployer, contrôler, améliorer).
Principales normes IT : ISO 9001 (qualité générale), ISO 27001 (sécurité du
SI), ISO 14000 (environnement), ISO 26000 (Responsabilité Sociale de l'En-
treprise), ISO 20000 (centres de services mutualisés), ISO 31000 (gestion
des risques).
ITIL (Information Technology Infrastructure Library)
Référentiel de bonnes pratiques pour la gestion des services informatiques en
production. Fondé sur une dizaine de processus clés (gestion des incidents,
des configurations, des changements…), il permet d'optimiser la qualité et les
coûts des services. ITIL est aujourd'hui un standard de fait dans le secteur.
ITSM (IT Service Management)
Processus et outils permettant de gérer l'activité d'une équipe IT au quoti-
dien : remontées d'alertes, gestion des incidents et demandes utilisateurs,
gestion des problèmes et des changements, gestion de la configuration (voir
CMDB).
KM (Knowledge Management)
Ensemble de systèmes et d'outils permettant de formaliser et capitaliser les
connaissances d'une organisation. Là où la GED se limite aux documents
numérisés et indexés, le Knowledge Management va plus loin : il permet de
tirer parti d'une masse de connaissances diffuses (Web, documents utilisa-
teurs…) et non indexées. On peut aussi par exemple extraire le sens d'un
document (ingénierie cognitive), effectuer des recherches en texte intégral
et interpréter la question d'un utilisateur, en s'appuyant notamment sur des
technologies de systèmes experts et de raisonnement à base de cas.
Machine Learning (ML / Apprentissage Automatique)
Branche de l'Intelligence Artificielle qui permet à un ordinateur d'apprendre à
partir de données, c'est-à-dire d'améliorer ses performances sur des tâches
spécifiques, sans être explicitement programmé pour chacune d'elles.
Maître d'Œuvre
Responsable du projet avec une obligation de résultat. Il peut s'agir du client
lui-même ou d'un ou plusieurs prestataires à qui cette responsabilité a été
déléguée.
Maître d'Ouvrage
Entité ou décideur qui commande un projet informatique (développement
d'une application sur-mesure, intégration d'un progiciel, ou tout autre initia-
tive IT). C'est donc le client d'une ESN.
Marketing Digital (Web Marketing)
Actions marketing utilisant des canaux numériques pour atteindre les
consommateurs de façon personnalisée et interactive : e-mailing, réseaux
sociaux, SEO, SEA, e-commerce, retargeting, affiliation, support client en
ligne… Par opposition au marketing traditionnel "off line" (presse, TV, radio,
programmes de fidélité). Les budgets consacrés au marketing digital pro-
gressent régulièrement.
MDM (Mobile Device Management)
Solution de gestion centralisée d'une flotte d'appareils mobiles (smartphones,
tablettes) : mise à jour des systèmes, prise de contrôle à distance, inventaire,
sauvegarde, effacement des données en cas de vol, gestion des performances
et du roaming. Éditeurs de référence : Airwatch, Good Technology.
Méta-Annuaire
Annuaire centralisé regroupant l'ensemble des utilisateurs d'une organisa-
tion et leurs droits d'accès à toutes les applications. Cette vue transversale
facilite et sécurise la gestion des habilitations, notamment lors des arrivées
et départs de collaborateurs.
Middleware
Couches logicielles techniques situées entre le système d'exploitation (OS)
et les applications utilisateurs, assurant la communication et l'interopérabi-
lité entre les différents composants du système d'information.
Mobilité
Ensemble d'outils et techniques permettant aux collaborateurs nomades d'ac-
céder à distance aux applications et données de leur entreprise, de les mettre
à jour et de se synchroniser. Un projet de mobilité inclut le choix du terminal,
du serveur de synchronisation, du fournisseur d'accès et, le cas échéant, de
développements spécifiques. Il comprend systématiquement un volet sécurité.
MOOC (Massive Open Online Course)
Formation ouverte et à distance par Internet, pouvant accueillir un très grand
nombre de participants. Les échanges entre enseignants et apprenants
s'effectuent exclusivement en ligne.
Multicanal (Marketing Multicanal) / Cross-Canal
Utilisation simultanée ou alternée de plusieurs canaux de contact entre
une marque et ses clients ou prospects digitaux (site Web, réseaux sociaux,
e-mail…) et physiques (points de vente, téléphone, courrier…). Le défi du mul-
ticanal est d'assurer la cohérence des messages et des prix entre les canaux,
tout en historisant les interactions. La tendance actuelle est de passer du
multicanal (canaux fonctionnant en parallèle) au cross-canal : une expérience
unifiée où le client peut naviguer d'un canal à l'autre sans rupture.
Nearshore
Voir Offshore.
NIS2
Directive européenne imposant aux entreprises de nouvelles obligations
en matière de cybersécurité : renforcement des dispositifs de protection,
Not named
173
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
audits réguliers et signalement rapide des incidents. La conformité est
obligatoire pour les organisations fournissant des services essentiels, mais
elle est tout aussi stratégique pour celles qui souhaitent intégrer leur chaîne
d'approvisionnement.
Objets Connectés (IoT — Internet of Things)
Objets du quotidien équipés de capacités de communication sans fil :
capteurs, téléphones, bornes, équipements industriels… Le traitement des
données qu'ils génèrent constitue un marché en forte croissance.
Offshore
Délocalisation de prestations de services dans des zones géographiques
où la main-d'œuvre est qualifiée et moins coûteuse qu'en France. On parle
de nearshore pour les pays à moins de trois heures d'avion (Maghreb, par
exemple). Sur un contrat avec offshore, une partie de la prestation de proxi-
mité reste en France ("front office"), tandis que la partie délocalisée consti-
tue le "back office". La TMA (Tierce Maintenance Applicative) représenterait
environ 60 % de l'offshore français.
PaaS (Platform as a Service)
Voir Cloud Computing. Le fournisseur met à disposition non seulement
l'infrastructure, mais aussi l'ensemble de la plateforme logicielle (OS, bases
de données, middleware…). Le client n'a plus qu'à prendre en charge le
développement et le déploiement de ses applications.
PCA (Plan de Continuité d'Activité)
Plan visant à maintenir l'activité sans interruption de service, quels que
soient les incidents rencontrés. Le PCA est un sur-ensemble du PRA (voir
ci-dessous).
PGI (Progiciel de Gestion Intégré)
Voir ERP.
PLM (Product Lifecycle Management)
Système fédérant toutes les informations liées au cycle de vie d'un produit
(souvent industriel) complexe - conception, fabrication, maintenance, recy-
clage - au sein d'un référentiel technique unique.
PMO (Project Management Office)
Équipe chargée de définir, maintenir et faire respecter le référentiel de gestion
de projet d'une organisation. Le PMO standardise les pratiques, suit l'avan-
cement des projets, gère leur documentation et en évalue les résultats. Il
s'appuie fréquemment sur la méthodologie Prince2. Par extension, on désigne
comme "profil PMO" toute personne assurant ces fonctions sur un projet.
PPM (Project Portfolio Management)
Processus et outils logiciels de gestion d'un portefeuille de projets dans sa
globalité : priorisation, allocation de ressources, suivi consolidé.
PRA (Plan de Reprise d'Activité) / DRP (Disaster Recovery Plan)
Plan permettant, en cas de sinistre majeur, de reconstruire l'infrastructure
et de remettre en service les applications sur un système de relève. Il est
défini selon deux paramètres clés : le RTO (Recovery Time Objective) - délai
maximum de rétablissement - et le RPO (Recovery Point Objective) — perte
de données maximale acceptable. La décision de déclencher le PRA est une
étape critique qui requiert la présence rapide de décideurs de haut niveau.
Product Owner (PO)
Chef de projet digital, garant de la définition du "produit" (l'application) en
méthode Agile Scrum. Il assure l'interface entre les futurs utilisateurs, les
différentes parties prenantes de l'entreprise et les équipes de développe-
ment. Avec le Scrum Master et les développeurs, il forme le trinôme de base
d'une équipe Scrum.
Proxy
Serveur régulant la politique de sécurité des flux entrants et sortants vers
Internet au niveau applicatif (navigation Web, messagerie, transfert de
fichiers…), contrairement au firewall qui agit au niveau réseau. Il permet par
exemple de bloquer l'accès à des sites non professionnels. Il est souvent
intégré au pare-feu.
PUE (Power Usage Effectiveness)
Indicateur mesurant l'efficacité énergétique d'un datacenter : rapport entre la
consommation totale du site et l'énergie effectivement utilisée par les serveurs.
Plus le PUE se rapproche de 1, plus le datacenter est efficace. Les salles
informatiques traditionnelles affichent des PUE souvent supérieurs à 2 ; les
datacenters Tiers 3+ de dernière génération visent des valeurs inférieures à 1,5.
Qualiopi
Certification qualité nationale concernant les organismes de formation
professionnelle.
RAG (Retrieval Augmented Generation)
Technologie qui connecte des modèles d'IA générative aux bases de don-
nées internes d'une entreprise, permettant d'enrichir les réponses avec des
informations propres à l'organisation.
Responsive Design
Conception d'une interface dont la mise en page — textes, images, réso-
lution — s'adapte automatiquement au terminal utilisé (ordinateur, tablette,
smartphone). Basées sur les normes HTML5 et CSS3, ces applications sont
développées une seule fois pour tous les écrans.
RPA (Robotic Process Automation)
Automatisation de tâches répétitives via des robots logiciels qui émulent
des interactions clavier-souris. L'objectif est de libérer les collaborateurs
des tâches à faible valeur ajoutée pour les concentrer sur des activités plus
complexes. Les cas d'usage vont de la simple réponse automatique à un
e-mail au déploiement de robots enchaînant plusieurs étapes d'un processus
métier (finance, RH, santé, distribution…).
SaaS (Soꢁware as a Service)
Modèle de commercialisation d'un logiciel en location à l'usage, accessible
via Internet et hébergé par l'éditeur. Par opposition à l'achat de licence, le
SaaS réduit les délais de déploiement, simplifie les mises à jour et allège les
coûts d'infrastructure.
SAP BC (SAP Base Component)
Module d'administration système de SAP : gestion de la base de données,
performances (CPU, mémoire), sécurité des utilisateurs et des autorisations.
SAP SRM (SAP Supplier Relationship Management)
Module SAP couvrant l'ensemble de la relation fournisseur : analyse des
dépenses, approvisionnement, gestion des contrats, demandes d'achat,
facturation et pilotage des fournisseurs.
SCM (Supply Chain Management)
Outils de gestion de la chaîne logistique visant à réduire les stocks et
délais de livraison tout en améliorant le niveau de service. Ils couvrent trois
niveaux : opérationnel (mise en correspondance offre/demande, plans de
production), tactique (optimisation des approvisionnements, lissage de la
production, tournées de livraison) et stratégique (simulations d'implantation,
politique de renouvellement des produits). L'enjeu clé est la réinjection
automatique de ces données dans l'ERP.
Scrum Master
Garant du cadre méthodologique Agile (Scrum) au sein d'une équipe projet.
Son rôle n'est pas de diriger l'équipe, mais de la guider, de la protéger des
perturbations extérieures et d'animer les rituels : mêlées quotidiennes,
planning poker, rétrospectives… Il forme les membres aux pratiques Agiles
et fait partie, avec le Product Owner et les développeurs, du trinôme Scrum.
SDDC (Soꢁware Defined Data Center) / SDN / SDS
Après la virtualisation des serveurs, il est devenu possible d'allouer par
Not named
GLOSSAIRE
174
Aussi loin que vous voudrez...®
logiciel les autres ressources du datacenter : le réseau (SDN — Soꢁware
Defined Network) et le stockage (SDS — Soꢁware Defined Storage). Le
concept de SDDC désigne l'allocation entièrement pilotée par programme
de l'ensemble des composants d'un datacenter. Sa mise en œuvre soulève
encore des défis : traitement de l'existant, ressources non virtualisées,
interopérabilité entre constructeurs.
SecNumCloud
Label défini par l'ANSSI pour distinguer les hébergeurs cloud français qui
respectent des exigences élevées en matière de sécurité et s'engagent à
localiser les données exclusivement au sein de l'Union européenne. Une
infrastructure qualifiée SecNumCloud est désignée "cloud de confiance" ou
"cloud souverain". Fin 2024, moins d'une demi-douzaine d'acteurs étaient
ainsi qualifiés en France. Une démarche de certification équivalente est en
cours au niveau européen.
Sécurité Informatique (Cybersécurité)
Spécialité née de l'ouverture croissante des systèmes d'information (Internet,
accès distants, interconnexion avec des partenaires…). Son périmètre couvre
la protection périmétrique (antivirus, firewall, proxy, détection d'intrusion), la
protection des accès (VPN, gestion des autorisations) et l'administration de
la sécurité (détection de vulnérabilités, audits). Les services associés incluent
le conseil, l'architecture, la surveillance et l'administration. La sécurité infor-
matique s'intègre dans une problématique plus large incluant les plans de
secours, la sécurité physique et les règles organisationnelles.
Self-Care (Self-Help)
Ensemble d'outils automatisés permettant aux utilisateurs de résoudre eux-
mêmes leurs problèmes, sans solliciter un technicien. Après les Serveurs
Vocaux Interactifs, efficaces mais souvent mal vécus, les outils de self-care
en ligne ont transformé la donne : plus riches, ils s'alimentent des questions
les plus fréquentes, proposent des réponses formalisées et s'adaptent
dynamiquement à l'usage. Ce concept s'applique aussi bien aux utilisateurs
internes qu'aux clients externes.
Service Desk (Help-Desk)
Structure (humaine, téléphonique et informatique) qui prend en charge l'en-
semble des demandes des utilisateurs d'un SI : résolution directe ou esca-
lade vers des équipes spécialisées. Les critères de professionnalisme d'un
service desk incluent la traçabilité complète des sollicitations, des délais de
réponse maîtrisés, un fort taux de résolution au premier contact et un travail
de fond sur l'origine des incidents. Pour les organisations multi-pays, le
service desk est généralement multilingue et disponible 24h/24, 7j/7. Les
technologies de self-help, chat bots et IA y sont de plus en plus intégrées.
Services Managés (Infogérance)
Prestation consistant à confier tout ou partie de son informatique à une
ESN qui en prend la responsabilité opérationnelle dans le cadre d'un contrat
pluriannuel à forfait, avec des engagements de niveau de service (SLA). Le
contrat peut inclure le transfert de salariés, d'équipements ou de logiciels,
et prévoit une clause de réversibilité. Le terme "services managés" a
aujourd'hui largement remplacé celui d'"infogérance".
Single Sign-On (SSO)
Mécanisme d'authentification unique permettant à un utilisateur d'accéder
à toutes ses applications autorisées avec un seul identifiant et un seul mot
de passe (ou une clé physique) en lieu et place de multiples mots de passe
individuels.
SOA (Service Oriented Architecture)
Architecture applicative composée de services indépendants mais inter-
connectés, conçus pour être réutilisables dans plusieurs processus. C'est
un concept et non une technologie. Son principal intérêt est la capacité
à ajouter ou modifier rapidement des services sans remettre en cause
l'ensemble du système. Sa mise en œuvre soulève toutefois des questions
complexes : granularité des services, définition des interfaces et articulation
avec le patrimoine applicatif existant.
SOC (Security Operation Center)
Centre opérationnel de sécurité qui surveille en permanence le système
d'information pour le protéger des cyberattaques. Il collecte et analyse les
données de sécurité sur l'ensemble des couches — réseau, serveurs, postes
de travail — pour détecter les anomalies et y répondre. Le SOC surveille
l'intérieur du SI, là où la Threat Intelligence scrute les menaces extérieures.
Son périmètre ne cesse de s'étendre dans les grandes organisations.
Test d'Intrusion (Pentest)
Simulation d'attaque informatique menée avec l'accord du client, sur un péri-
mètre défini à l'avance, pour identifier les failles de sécurité d'une infrastruc-
ture. Les résultats font l'objet d'un rapport détaillé, et les vulnérabilités identi-
fiées sont corrigées par la mise en place de nouvelles mesures de protection.
Threat Intelligence (Cyber Threat Intelligence)
Recueil de renseignements sur les acteurs malveillants susceptibles de lancer
des cyberattaques, pour dresser un portrait des attaquants potentiels ou détec-
ter des attaques en préparation. Par opposition au SOC, qui surveille le périmètre
et l'intérieur du SI, la Threat Intelligence se concentre sur la menace extérieure.
TMA (Tierce Maintenance Applicative)
Maintenance corrective et évolutive des applications informatiques d'une
organisation, assurée par un prestataire externe.
UX/UI (User Experience / User Interface)
Approche de conception qui ne se limite pas à l'ergonomie fonctionnelle
d'une interface (UI), mais intègre la dimension subjective et émotionnelle
de l'utilisateur (UX). L'objectif est de rendre l'expérience agréable, fluide,
intuitive et pas seulement fonctionnelle. L'UX/UI s'est développé dans les
années 1990 avec l'essor du Web grand public.
VDI (Virtual Desktop Infrastructure)
Architecture dissociant le poste de travail logique de l'utilisateur de son équipe-
ment physique. Le terminal ne sert que d'écran, tandis que les postes de travail
sont hébergés sous forme de machines virtuelles dans un datacenter. Les avan-
tages sont une gestion centralisée simplifiée et un déploiement peu coûteux ;
en contrepartie, la solution est plus dépendante de la fiabilité du réseau et du
site central. Cette solution est particulièrement efficace pour les organisations
comptant de nombreux petits sites distants (agences bancaires, par exemple).
Virtualisation de Serveurs
Couche logicielle permettant de simuler plusieurs machines physiques
indépendantes sur un même serveur physique. La virtualisation augmente le
taux d'utilisation des ressources et s'inscrit généralement dans des projets
de consolidation de l'infrastructure.
Workload (Charge de Travail)
En informatique, quantité de traitement à effectuer par un ou plusieurs ser-
veurs à un instant donné. Elle dépend à la fois de la complexité du traitement
unitaire et du nombre d'utilisateurs simultanés. Une application complexe,
mais utilisée seulement par exemple par quelques développeurs ou testeurs,
générera une workload faible.
XDR (Extended Detection and Response)
Systèmes de cybersécurité de dernière génération qui collectent et corrèlent
automatiquement des données de sécurité sur de multiples couches : mes-
sagerie, postes de travail, serveurs, charges cloud et réseau. Ils permettent
une détection plus rapide des menaces et accélèrent les investigations.
L'EDR (Endpoint Detection and Response), qui surveille et protège les postes
de travail, est un sous-ensemble de la famille XDR.
XML (Extensible Markup Language)
Métalangage de description des données non structurées et de modélisation
documentaire, devenu un standard incontournable pour les éditeurs de
logiciels. Plus puissant et plus universel que le HTML (dédié à l'affichage de
pages Web), XML permet de décrire la sémantique des données et de les
échanger entre systèmes hétérogènes.
Not named
175
Aussi loin que vous voudrez...®
DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL ET RAPPORT FINANCIER 2025
Not named
NOTES
176
Aussi loin que vous voudrez...®
Not named
Impression réalisée sur les presses d'Optimum (Libercourt, France),
imprimeur référencé Imprim'Vert. Ce label distingue les imprimeurs
ayant mis en place des stratégies industrielles visant à préserver
leur environnement (gestion des déchets, exclusion des produits toxiques…).
Le papier sélectionné pour ce Rapport Annuel a été produit
dans une usine certifiée ISO 9001, ISO 14001, OHSAS 18001
et EMAS (management environnemental). Il possède une certification PEFC
(traçabilité de l'origine de la pâte à papier à partir de forêts gérées)
et a été blanchi par le procédé ECF (procédé sans chlore élémentaire).
Réalisation : Direction Marketing et Communication NEURONES - Conception graphique :
© Photos : Antony Gomes, Michael Moore, NEURONES et les collaborateurs de NEURONES !
PEFC/07-32-420
Not named
Aussi loin que
vous voudrez...®
Immeuble "Le Clemenceau 1" - 205, avenue Georges Clemenceau - 92024 Nanterre Cedex
Suivez NEURONES :