GLOSSAIRE
(ou VM) dispose de son propre système d’exploitation (OS), tandis que
owners, scrum masters, ingénieurs Dev, ingénieurs Ops. Elles gèrent leur
application ou leur groupe d’applications, sans rupture de charge et sans
avoir besoin, en théorie, du support d’autres équipes. Cette organisation
nouvelle a été mise en place par de nouveaux entrants en général “pure
players” Internet. Elle est plus difficile à mettre en œuvre dans des envi-
ronnements ayant d’importants patrimoines applicatifs, d’ancienneté et de
technologies très variées.
le conteneur utilise l’OS de l’ordinateur sur lequel il est installé. Pour les
conteneurs, les éditeurs de référence sont Docker et Kubernetes, système
open-source permettant d’automatiser le déploiement, la mise à l’échelle
et la gestion des applications conteneurisées.
CONTINUOUSINTEGRATION/CONTINUOUSDELIVERY(CI/CD, INTÉGRATION
CONTINUE/DÉPLOIEMENT CONTINU) : dans le développement d’applica-
tions, ensemble de techniques permettant de mettre en production de
nouvelles versions très fréquemment, voire de façon quasi-continue (livrai-
son de nouvelles fonctionnalités ou de correctifs, à une fréquence hebdo-
madaire, voire plus élevée), tout en atteignant des volumes d’anomalies
(bugs) si faibles qu’un outillage de suivi d’anomalies (type bug tracker), ou
même un simple indicateur de suivi du stock d’anomalies, devient inutile.
Ces techniques concernent principalement les gestionnaires de versions,
la gestion des environnements et des données, la stratégie de test, l’auto-
matisation des tests, la gestion du “pipeline” de déploiement. En pratique,
le CI/CD est toujours associé au DevOps, au Cloud et aux conteneurs.
DIGITAL (TRANSFORMATION DIGITALE) : utilisation des nouvelles
technologies informatiques (méthodes Agiles, DevOps, cloud computing,
mobilité, réseaux haut débit, outils collaboratifs, réseaux sociaux et blogs,
objets connectés, big data, analytics, sécurité, Intelligence Artificielle,
analyse prédictive, blockchain…) potentiellement disruptives (porteuses
de bouleversements profonds) pour créer ou repenser ses offres, mettre
en œuvre de nouveaux modèles économiques (plates-formes, désintermé-
diation, substitution…), améliorer son efficacité opérationnelle ou encore
mettre en place de nouveaux modes de collaboration interne. La trans-
formation digitale a d’abord été l’apanage des directions marketing, com-
merciale et relation clients. Il s’est agi de développer de nouveaux usages,
de repenser le “parcours client” en intégrant le digital. Elle nécessite une
approche mixte métier et technologique, avec une phase amont d’innova-
tion (ateliers d’idéation, serious games, design thinking…). Elle s’applique
à tous les secteurs d’activité, même si les transports, l’hôtellerie et les
loisirs, la banque et l’assurance (avec l’arrivée des Fintech) seraient les
plus concernés. Elle modifie profondément la relation entre la Direction
Informatique et les métiers. Dans un second temps, la transformation digi-
tale concerne plus largement l’optimisation des processus opérationnels
et de support ainsi que le développement en interne d’une culture digitale
et collaborative.
COOKIE (VOIR AUSSI : DMP) : informations envoyées par un serveur
Internet au terminal de l’internaute et que ce dernier retourne lors de chaque
interrogation dudit serveur. Non exécutables, les cookies sont l’équivalent
d’un fichier texte de petite taille. Ces “traceurs” contiennent des informa-
tions personnelles résiduelles pouvant être exploitées par les spécialistes du
data marketing (voir DMP). Ils peuvent être utilisés pour une authentification
ou pour stocker une information spécifique sur l’utilisateur, comme ses pré-
férences ou le contenu d’un panier d’achat électronique.
CRM (CUSTOMER RELATIONSHIP MANAGEMENT) ÉQUIVALENT DE
GRC (GESTION DE LA RELATION CLIENT) : ensemble des fonctions de
l’entreprise visant à conquérir et conserver une clientèle. Ce terme, qui
s’est substitué à celui de “front office”, regroupe la gestion des opérations
de marketing, l’aide à la vente, le service client, le centre d’appel et le
service desk. Les progiciels de CRM du marché assurent une ou plusieurs
de ces fonctions.
DIGITAL WORKPLACE (ENVIRONNEMENT NUMÉRIQUE DE TRAVAIL) :
ensemble de technologies permettant à un professionnel d'accéder à
toutes ses informations de travail, de communiquer et de collaborer sur
ses projets et activités. L'environnement numérique de travail intègre
généralement un moteur de recherche, une gestion documentaire et un
réseau social d'entreprise. Il fait suite à l'intranet, en permettant le travail
flexible dans le temps et l'espace.
CYBERSÉCURITÉ : voir Sécurité Informatique. Pour les spécialistes, la
cybersécurité a une dimension plus large que la sécurité informatique ou
la sécurité de l’information puisqu’elle inclut la cyberdéfense. Dans le pré-
sent document, les deux termes sont utilisés indifféremment.
DMP (DATA MANAGEMENT PLATFORM, VOIR AUSSI COOKIE) : plate-
forme gérant les données marketing des prospects et clients, notamment
les cookies et leur historisation. Les DMP sont souvent enrichis par des
données externes (H/F, âge, habitudes de consommation, revenus/CSP,
client ou pas…) et interfacés avec le CRM (avec lequel ils ne doivent pas
être confondus). Les DMP permettent la création de segments clients/
prospects plus précis et l’enrichissement des stratégies media. Les édi-
teurs de référence sont : BlueKai (Oracle) et Krux (Salesforce).
DATACENTER (OU CENTRE D’HÉBERGEMENT) : centre de traitement per-
mettant d’obtenir des gains par mutualisation des équipements, des logi-
ciels et des prestations. Aujourd’hui, les serveurs consolidés et virtualisés
(dans des armoires à haute densité), les systèmes mutualisés de stockage
et de sauvegarde, tous gourmands en énergie électrique et en refroidisse-
ment, permettent la croissance soutenue du marché de l’hébergement, les
salles machines traditionnelles n’étant plus adaptées aux volumes à traiter.
Pour une même puissance informatique délivrée, les datacenters de der-
nière génération consomment de moins en moins d’électricité (meilleurs
PUE. Cf plus bas).
EAI (ENTERPRISE APPLICATION INTERFACE OU ENTREPRISE
APPLICATION INTÉGRATION), ESB (ENTERPRISE SERVICE BUS) :
outils informatiques permettant la communication entre des applications
qui n’ont pas été conçues pour fonctionner ensemble. Par exemple, une
gestion de production avec une gestion des stocks, le CRM avec le PGI
(voir définitions ci-avant et ci-après), voire entre deux PGI au sein d’un
même groupe. Souvent réalisable par le biais d’un échange de fichiers,
mais alors sans le bénéfice du temps réel, l’intégration de deux applica-
tions passe par le développement d’interfaces, baptisées connecteurs,
entre leurs API (voir définition ci-avant) correspondantes. Différents pro-
jets de standardisation des API ont été menés sans grand succès. Sont
alors nées des solutions ponctuelles d’EAI gérant un nombre restreint de
progiciels du marché. C’est maintenant l’Enterprise Service Bus (ESB)
qui est considérée comme la nouvelle génération d’intégration d’appli-
cations d’entreprise (EAI) construite sur des standards comme XML,
Java Message Service (JMS) ou encore les services web. La différence
majeure avec l’EAI est que l’ESB propose une intégration complètement
distribuée grâce à l’utilisation des conteneurs de services. Ces “mini-ser-
veurs” contiennent la logique d’intégration et peuvent être déposés à
différents endroits sur le réseau.
DEVOPS : mouvement visant à aligner les équipes “Dev” (développe-
ment applicatif) et “Ops” (exploitation) autour d’objectifs communs. Le
“DevOps” ne doit pas être confondu avec les méthodologies de dévelop-
pement Agile ou Scrum (voir ci-avant et ci-après), même s’ils sont sou-
vent mis en œuvre ensemble. Concrètement, le DevOps s’appuie sur la
mise en place de “tool chains” logicielles allant de la conception jusqu’à
la production : gestion de projet (Jira), environnements de développement
intégrés IDE (Eclipse ou Visual Studio), “forge logicielle” avec automatisa-
tion partielle des tests (SonarQube), gestion des sources et des compilés
(GitHub, Jenkins, Nexus,…), déploiement continu (XL Deploy ou Octopus
Deploy), allocation automatique des ressources d’infrastructures (Ansible,
CMP, API..), mise en libre-service (Python),… permettant des mises en
production successives très rapprochées. Les équipes qui travaillent en
mode DevOps sont de petite taille (une dizaine de personnes : des “pizza
teams” ou “feature teams”) et regroupent de nouveaux profils : product
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